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  • il y a 2 jours
Ce mardi 20 janvier, Clémence de Rothiacob, gérante chez Richelieu, a débriefé la séance du jour, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, on refait la séance.
00:04Elle vient de nous rejoindre, c'est vrai.
00:05Clémence D'Eurothiakop pour Richelieu.
00:07Bonsoir Clémence.
00:08Bonsoir Guillaume.
00:08Ravi de vous retrouver.
00:09Incroyable, on a beaucoup parlé de la macro, de la géopolitique, du potentiel global des marchés.
00:13C'était dans Club, juste avant.
00:14Passionnant Club d'ailleurs, à retrouver en replay sur l'application BFM Business dès ce soir.
00:18Mais du côté des valeurs, donc Renault termine plus forte hausse ce soir.
00:21Plus 2,2% Clémence.
00:23Renault nous annonce des ventes mondiales encore en hausse.
00:26Des ventes mondiales de voitures encore en hausse pour la troisième année d'affilée.
00:29Mais en plus, Antoine le disait, Renault devient un groupe de défense.
00:34Renault officialise sa nouvelle activité dans deux usines.
00:39Je vais y arriver, Renault, c'est les neurones.
00:42Renault va fabriquer des drones au service de l'armée française.
00:45Est-ce qu'il faut désormais aussi regarder Renault un peu comme un groupe de défense ?
00:48Alors en tout cas, c'est une diversification des activités qui est la bienvenue.
00:51Parce que la défense, ça veut dire des contrats pluriannuels avec une grande visibilité.
00:55Alors ce qui est intéressant, et c'est pour ça que l'armée sollicite Renault, c'est qu'ils ont les capacités productives qui sont très importantes.
01:03Ils ont les chaînes de production.
01:05Après, ils sont obligés de s'associer.
01:07Ils font d'ailleurs une co-entreprise avec un groupe français qui est spécialiste, qui là a l'expertise technologique et électronique pour la partie drone.
01:14Donc ce sera une co-alliance qui va être très intéressante.
01:18D'ailleurs, c'est l'utilisation des capacités productives automobiles.
01:22On l'a vu chez Rheinmetall.
01:23Rheinmetall, à la base, il y avait et l'automobile et la défense.
01:26Ils sont en train de céder la partie automobile.
01:27Mais avant de la céder, ils ont déjà alloué une partie de leur chaîne de production auto qui sont très importantes pour la partie,
01:34pour produire davantage de produits à destination de la défense.
01:38Donc c'est quelque chose d'intéressant.
01:40On parle d'un contrat potentiellement d'un milliard sur dix années, pour dix ans.
01:44Oui, sur dix ans, donc c'est du long terme quand même.
01:46Mais après, c'est un premier pied dedans.
01:49Mais c'est intéressant.
01:49Et puis effectivement, le groupe a confirmé sa surperformance du marché dans la partie automobile.
01:55Et notamment à l'international, où là vraiment, on a huit points de croissance supérieurs au marché.
02:00Ils ont un plan.
02:00C'est vraiment le focus, l'international, ces dernières années.
02:03On en saura d'ailleurs plus en mars, où le groupe va faire une journée dédiée à investisseurs pour cette partie-là.
02:09Parce qu'ils n'attendent pas, ils le disent sur le marché automobile,
02:11ils n'attendent pas de rebond de l'activité, de rebond des ventes en Europe.
02:14Du coup, plein feu plutôt sur l'international désormais.
02:16C'est ça.
02:16Et puis l'avantage qu'ils ont, c'est qu'ils ne sont quasiment pas exposés aux Etats-Unis.
02:20Ils sont exposés en Amérique latine.
02:23La partie coréenne aussi fonctionne bien.
02:26Bientôt l'Inde aussi.
02:27Pardon ?
02:27Bientôt l'Inde.
02:28Oui, exactement.
02:29Ils ont des nouveaux modèles qui ont très bien fonctionné lancé cette année.
02:34C'est stratégique et c'est très bienvenu.
02:36Effectivement, la croissance va rester à tonnes sur le marché européen.
02:38Il y a une telle concurrence des acteurs chinois qui cassent les prix
02:41que c'est plutôt pertinent pour eux d'aller là où il y a la croissance
02:45et là où ils peuvent gagner des parts de marché, ce qui a été le cas.
02:48Effectivement.
02:48C'est un peu comme le café colombien.
02:49Vous savez, le café colombien, vous le trouvez où ?
02:51Pas en Colombie, vous le dégustez partout ailleurs dans le monde.
02:53Les voitures Renault, c'est ailleurs dans le monde qu'on trouvera sans doute les meilleures à l'avenir,
02:57plutôt qu'en Europe.
02:58Andréa Toigny avec nous pour la dimension graphique, technique.
03:01Renault, d'un point de vue technique, qui signe ce soir la plus forte hausse.
03:04Est-ce que vous vous dites qu'on n'est qu'au début du potentiel ou quand même pas, Andréa ?
03:10Non, malheureusement, il va en falloir beaucoup plus pour avoir des signaux techniques positifs sur le titre.
03:14Pour nous, techniquement, ça reste encore très compliqué sur Renault.
03:19On est à la fois en dessous des moyennes mobiles court, moyen, long terme.
03:21Quand on regarde un indicateur comme le RSI, on voit qu'il y a des pressions vendeuses
03:24qui restent assez importantes sur le titre.
03:28Et si on regarde aujourd'hui, ça nous a permis de revenir,
03:30le mouvement qu'on a vu aujourd'hui nous a permis de revenir légèrement au-dessus d'un niveau de support,
03:34parce qu'on a une zone entre 31-31,50 qui constitue une zone de support sur le titre.
03:38Derrière, on a quand même une probabilité qui est assez forte d'avoir une poursuite du mouvement baissier
03:43et donc d'aller chercher des niveaux tels que 27-50 sur le titre Renault.
03:47Et pour espérer une embellie, pour espérer un petit peu sortir de cette spirale négative,
03:51il faudrait au minimum repasser au-dessus des 37-50 sur le titre Renault.
03:54Donc voilà, c'est dire à quel point le chemin est encore long.
03:57On a connu un parcours boursier très très compliqué d'un point de vue technique
03:59et c'est vrai que ce n'est pas la séance d'aujourd'hui qui va suffire à inverser la tendance, malheureusement.
04:03Alexis nous écrit sur Renault, voici sa question.
04:06Est-ce que Renault a réellement les reins assez solides ?
04:08Elle est pour vous Clémence assez solide pour devenir un acteur majeur de la défense,
04:11puisque Renault va fabriquer des drones aussi désormais, des drones militaires.
04:14Est-ce que Renault pourrait, pourquoi pas, avoir un destin à la Rheinmetall pour l'Allemagne ?
04:18Alors il leur manque clairement aujourd'hui la partie recherche et développement.
04:21Ils seront obligés de s'allier à un partenaire, ils ne peuvent pas partir de zéro dans un segment-là.
04:26Soit ils font de la croissance externe, s'ils veulent développer ça en interne,
04:29soit ça passera, comme on le voit là, avec des partenaires vraiment exposés à des niches de marché.
04:36Bon, il faudrait qu'ils trouvent une niche.
04:40Les drones, notamment Kamikaze, c'est une expertise intéressante pour eux pour commencer.
04:45Renault, ce soir en forte hausse et en tête du CAC 40.
04:48Donc le CAC a reculé, on vous le rappelle, de 0,6%.
04:50Quelle valeur pour jouer la souveraineté européenne ?
04:52Est-ce qu'il y a des pépites comme ça dont vous vous dites,
04:54au-delà des Thalès, des grands mastodontes qu'on connaît bien,
04:57est-ce qu'il y a des pépites peut-être encore méconnues
04:59qui pourraient ajouter une brique de souveraineté à l'Europe
05:01et qui pourraient en profiter en bourse surtout ?
05:03Alors déjà, effectivement, dans la défense,
05:06c'est le secteur évidemment le plus important pour la souveraineté.
05:08Il y a aussi des petites pépites françaises au-delà des Thalès,
05:11on en a parlé plusieurs fois.
05:13Sinon, dans les satellites également,
05:15puisqu'on a vraiment une volonté de l'Union européenne
05:17de contrer quasiment le monopole de Starlink.
05:21Là, par exemple, l'opérateur SES,
05:23qui est coté en France, qui a son siège au Luxembourg,
05:27et ça va être un des bénéficiaires,
05:30puisqu'il va faire partie de la nouvelle constellation européenne
05:33avec un financement en partie de l'Union européenne.
05:36Donc pour nous, ça nous semble une bonne idée.
05:37Et puis finalement, cette souveraineté,
05:39on le voit à plein de niveaux.
05:41L'idée de l'Europe, c'est vraiment de reconstruire
05:43sa capacité productive en Europe.
05:45Ça va passer notamment par augmenter les capacités,
05:50notamment pour les semi-conducteurs.
05:51Donc tous les équipementiers de semi-conducteurs,
05:53les ASMI, ASML, ce ne sont pas des petites pépites,
05:56mais ils vont en bénéficier certainement.
05:58Tous les groupes exposés à l'automatisation.
06:01Donc ça, il y a vraiment tout un écosystème.
06:03En fait, on réindustrialise l'Europe.
06:04Et pour nous, ça va être beaucoup de petites et moyennes sociétés
06:08qui en bénéficieront à différentes échelles.
06:11Et alors, petites et moyennes sociétés, petites voire toutes petites.
06:13Un auditeur nous interroge sur le titre RIBER,
06:16R-I-B-E-R, ça s'écrit comme ça.
06:18Il nous dit, ce groupe a enregistré une commande importante au Japon.
06:21RIBER, sur 15 jours, depuis le début de l'année,
06:24il gagne 20% et ce soir encore, il gagne 3%.
06:26Et nous dit, cet auditeur, que RIBER, en plus,
06:28est peut-être un futur acteur européen, leader européen du quantique.
06:32On prend nos rêves pour des réalités ou c'est une potentialité ?
06:35Non, c'est une belle société française de technologie.
06:38En fait, ils ont une technologie pour la fabrication de matériaux
06:40de semi-conducteurs très avancés,
06:43avec des applications industrielles dans beaucoup de domaines,
06:45dans la défense pour les capteurs,
06:46mais également dans tout ce qui est optique,
06:48pour les écrans LED, etc.
06:49dans les télécommunications pour la 5G.
06:53Ce qui est intéressant, c'est un groupe qui existe depuis les années,
06:56la fin, qui a été créé en 87,
06:58qui est coté depuis 2000,
07:00qui est détenu en majorité par des entrepreneurs
07:02et qui devrait justement avoir une accélération de sa croissance.
07:06Alors, on a eu des contrats intéressants en décembre dernier
07:08pour Européens, dans la Photonique notamment,
07:12pour RIBER.
07:13Et là, des contrats qui viennent du Japon,
07:16on devrait avoir une croissance à deux chiffres arrivés.
07:18Ils sont vraiment sur une niche de marché.
07:19Ça fait partie des titres émergents,
07:23qui sont déjà rentables,
07:25vraiment à surveiller si on veut une croissance embarquée,
07:27et des titres qui sont très peu connus,
07:28puisqu'il y a une couverture d'analyse qui est encore faible,
07:31et ça fait partie des titres à surveiller
07:32dans un secteur sur lequel ils ont une très forte expertise
07:35et des fortes parts de marché.
07:37RIBER ce soir gagne 3,1%.
07:38C'est de la diversification de portefeuille, bien évidemment.
07:41On parlera dans un instant aussi de Virbac,
07:43qui cartonne juste avant Ryanair.
07:45Il faut qu'on en parle de Ryanair,
07:47puisqu'Elon Musk s'en prend au patron de Ryanair.
07:49Décidément, les Etats-Unis nous en veulent, nous, Européens.
07:52Elon Musk s'en prend donc à Michael O'Leary
07:53et propose à Elon Musk,
07:55sous forme de boutade d'acheter Ryanair.
07:57Oui, oui.
07:58On peut le prendre avec beaucoup de distance
08:01ou se dire que le rachat de Twitter avait commencé comme ça.
08:03C'était d'abord une boutade d'Elon Musk
08:05et finalement, aujourd'hui, Twitter s'appelle X
08:06et appartient à Elon Musk.
08:08Ah oui, mais alors là, je vous arrête,
08:09parce qu'en fait, pour acheter,
08:10il faudrait vraiment que M. Musk,
08:13j'allais dire M. Trump,
08:14mais M. Musk...
08:15C'est presque pas, pas tout à fait.
08:16M. Musk soit au courant des lois européennes.
08:20C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
08:22ce n'est pas possible d'avoir une compagnie européenne,
08:24une compagnie aérienne européenne,
08:26qui soit détenue par un ressortissant non européen,
08:33pour avoir plus de 50%.
08:36Donc, c'est impossible aujourd'hui pour un étranger
08:38d'acheter une compagnie européenne aérienne.
08:41Après, c'est vrai que l'Europe a demandé souvent
08:43de modifier cette loi-là,
08:45mais a demandé la réciprocité,
08:47ce que les États-Unis avaient refusé à l'époque.
08:49On voulait pouvoir aussi, nous aussi,
08:51investir dans des compagnies américaines.
08:53Tant que les États-Unis refusent la réciprocité,
08:55il n'y a aucune raison que l'Europe accepte
08:57d'ouvrir le capital des compagnies aériennes.
08:59Donc, il y a déjà ça à régler.
09:00Voilà, au-delà de ça,
09:01Ryanair, c'est peut-être la plus belle compagnie aérienne européenne.
09:04Il y a une excellence managériale qui est très solide.
09:06Alors, elle est à son prix peut-être aujourd'hui,
09:09mais c'est vraiment celle qui a bien réussi à gérer.
09:12C'est pour ça qu'elle est attirante.
09:13Oui, effectivement.
09:14Antoine ?
09:15Oui, c'est vrai que le scénario a de quoi séduire,
09:17parce qu'Elon Musk n'en est pas à son coup d'essai
09:19en termes d'opérations quasiment totalement dévoilées
09:22avec des tweets.
09:25Fending Secured sur Tesla, on s'en rappelle,
09:28ainsi que pas mal d'autres choses.
09:30Maintenant, là, oui, effectivement,
09:32il y a peut-être quand même des barrières.
09:33Cela dit, c'est assez marrant de voir Elon Musk,
09:37qui, cette loi européenne, à mon avis,
09:40ne doit même pas être au courant qu'elle existe.
09:41Je crois qu'il s'en fiche totalement.
09:43Et il est en plus tombé sur un Michael O'Leary,
09:46qui est un patron qui est totalement hors norme aussi.
09:50Ça peut faire un clash assez rigolo.
09:52Michael O'Leary ne veut pas installer Starlink
09:54dans les avions Ryanair,
09:55parce que ça nécessite des antennes
09:56dont le poids ferait qu'il y aurait plus de consommation de carburant.
09:59Ce n'est pas rentable.
10:00Il faut transporter moins de passagers, surtout.
10:02Oui, oui, voilà, exactement.
10:04C'est l'heure de la guerre.
10:06Déjà qu'on a une facture carburant qui a réussi à baisser.
10:08Si vous rajoutez des coups derrière, c'est...
10:10Elon Musk dit, non, non, mais il faut faire sauter Michael O'Leary.
10:13Il est idiot.
10:14Il n'a rien à faire à la tête de Ryanair,
10:15alors qu'il a fait de Ryanair une pépite.
10:16Et il ajoute, il faudrait mettre un patron
10:18dont le prénom serait Ryan.
10:19Au moins, Ryanair aurait une raison de s'appeler Ryanair,
10:21dit Elon Musk.
10:22J'ai rarement entendu quelque chose de plus idiot.
10:25Vire back.
10:25Il faut qu'on parle de nos animaux de compagnie aussi.
10:2730 secondes pour nos animaux de compagnie.
10:29Jamais les oublier, surtout quand la géopolitique se tend.
10:315% de hausse ce soir, Vire back.
10:33Pourquoi ? Jusqu'où ?
10:342025 a été une année exceptionnelle pour Vire back.
10:38Une très bonne année,
10:39à la fois dans la partie animaux de compagnie
10:41et dans la partie élevage aussi,
10:42qui est à peu près 40% du chiffre d'affaires.
10:44Il y a eu des épidémies qui ont fait
10:46que les produits Vire back ont été importants.
10:50Pour nous, c'est vraiment une très belle société.
10:52Encore sur des niveaux d'achat,
10:53si on peut émettre un avis plutôt positif sur la société.
10:59On est exposé avec Vire back
11:01à un marché qui est très sain,
11:02avec des volumes importants.
11:04Il y a des nouveaux produits qui vont arriver,
11:05notamment en Chine.
11:06Il y a un certain nombre de choses spécifiques à la société.
11:09Ils devraient notamment récupérer
11:10la commercialisation de droits de distribution
11:12d'un produit pour l'anti-thyroïde féline
11:16qu'ils viennent d'acquérir il n'y a pas longtemps.
11:17Donc il y a beaucoup de potentiel.
11:19C'est très bien géré.
11:20Et puis surtout,
11:21les grosses expositions au marché américain
11:22qui devraient arriver,
11:23c'est petit aujourd'hui les Etats-Unis pour eux,
11:24alors que c'est le plus gros marché
11:26de la santé animale.
11:28L'avenir leur appartient peut-être encore.
11:29Vire back ce soir gagne 5%.
11:30Vous êtes toujours à la chasse,
11:31367 euros.
11:32Merci Clémence de nous avoir accompagné.
11:34Toujours hyper efficace et synthétique.
11:36Franchement, merci de nous retrouver si souvent.
11:38Merci.
11:39Merci.
11:40Merci.
11:41Merci.
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