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##C_EST_QUOI_LE_PROBLEME-2026-01-19##

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Transcription
00:00C'est quoi le problème Félix avec ces oeufs ? Alors les poules ne pondent plus, pourquoi ne pondent-elles plus ?
00:04Ou peut-être qu'il n'y a pas assez de poules, a priori c'est plutôt à chercher de ce côté-là l'explication.
00:10Parce qu'en tout cas, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais la semaine dernière surtout,
00:13et ce n'était pas la première fois ces derniers mois, on s'est retrouvé avec des rayons oeufs dans beaucoup de supermachés
00:17qui étaient soit vides, soit quasiment vides.
00:21Alors bon, il y a un truc qui est sûr, c'est que les Français en mangent de plus en plus des oeufs.
00:24On serait selon les estimations à 4-5 par semaine aujourd'hui, et c'est une moyenne, il y en a c'est encore plus que ça.
00:29Bon, déjà peut-être tous les végétariens, les flexitariens qui vont préférer manger des oeufs plutôt que de la viande.
00:36Il y a eu l'effet aussi des fêtes, de la galette des rois qui s'est ajoutée à ça.
00:42On a le fait aussi que le côté un petit peu inflation, vous savez, ça revient, c'est une protéine animale
00:46qui revient moins chère que la viande, d'où ce succès des oeufs.
00:52Et puis, derrière, on a quelque part la production qui ne suit pas, si vous voulez.
00:56Mais selon les professionnels du secteur, on manque d'un million de poules en France.
01:02300 poulaillers, ça fait à peu près qu'il manquerait en France.
01:06Pourquoi ça ? Parce que d'une part, on a arrêté, vous savez, les poules en cage pour privilégier le plein air.
01:12A priori, c'est une bonne chose, les professionnels s'y sont mis.
01:17Sauf que c'est difficile de faire ça et puis, en même temps, d'en faire de plus en plus.
01:21Il y a quelque part la qualité ou la qualité, c'est difficile de faire les deux en même temps.
01:26D'ailleurs, la coordination rurale face à cette pénurie d'oeufs de la semaine dernière
01:30a réclamé à ce qu'on revienne un peu sur le tout plein air en disant,
01:33il faut savoir, est-ce qu'on veut plus d'oeufs ou est-ce qu'on veut...
01:37Mais pourquoi ça arrivait du jour au lendemain ?
01:41On va poser peut-être la question à notre invité, ou alors vous avez peut-être la réponse.
01:47Je vous propose effectivement de lui poser la question à Yves-Marie Baudet.
01:52Il est président du CNPO, le Comité National pour la Promotion de l'oeuf,
01:55et je crois qu'il est enligné avec nous.
01:56Bonjour, bonjour monsieur, merci d'être avec nous.
01:59Effectivement, la question de Gilles est la question qu'on se pose tous,
02:02c'est pourquoi d'un seul coup, du jour au lendemain,
02:04les étals d'oeufs dans les grandes surfaces sont vides, ou dans les épiceries ?
02:09Alors, ça fait à peu près neuf mois qu'on a des tensions sur le rayon oeuf,
02:13alors on n'est pas en pénurie parce que tous les jours les rayons sont rechargés,
02:17mais on a une dynamique de consommation qui est excellente pour nous,
02:21c'est très positif que le consommateur français fasse confiance aux oeufs français,
02:25mais ça va vite, ça va trop vite pour nous,
02:27et ça fait déjà trois ans qu'on augmente la consommation d'oeufs en grande distribution
02:33de 300 millions d'oeufs par an.
02:35Ça correspond à un million de poules tous les ans en plus.
02:38Donc, c'est difficile à suivre quand c'est difficile de créer des bâtiments en France
02:42avec des délais administratifs, avec quelquefois des collectifs d'associations environnementales
02:46qui font des recours systématiques contre nos projets,
02:49donc c'est un petit peu difficile en France,
02:51c'est un petit peu moins difficile à l'étranger, mais bon, on va y arriver.
02:54Mais il y a eu un changement de comportement malgré tout.
02:56Gilles Gansman, la semaine dernière, nous a passé un extrait d'un reportage
03:01qui expliquait que de plus en plus de gens mangent des oeufs
03:04pour des questions de protéines, en fait.
03:07On mange moins de viande, on mange plus d'oeufs.
03:10C'est une des raisons également, il y a vraiment cette augmentation de la consommation
03:14qui est très significative.
03:17Pendant plusieurs années, les nutritionnistes ont pointé le cholestérol
03:20pour déconseiller de manger trop d'oeufs.
03:23Aujourd'hui, ils ont réussi à isoler le bon cholestérol du mauvais cholestérol
03:28en disant qu'en fait, 80% du cholestérol, il est fabriqué par le corps lui-même.
03:32Et suite à cela, aujourd'hui, l'oeuf est conseillé dans de nombreux régimes alimentaires
03:39et notamment pour ceux qui veulent manger un petit peu moins de viande,
03:41cette protéine animale correspond tout à fait bien,
03:44en plus d'être un aliment, je veux dire, assez bon marché
03:48pour faire un repas très équilibré.
03:50Tout à l'heure, vous avez dit que des associations empêchaient vos projets.
03:54C'est quoi ces associations et c'est quoi vos projets ?
03:58Alors, tout à l'heure, vous avez décrit que nous étions en période de mutation.
04:02En fait, aujourd'hui, 23% des poules pondeuses en France sont encore élevées
04:06en système de cages aménagées, respectant les normes européennes.
04:11Notre objectif à 2030...
04:12C'est une feuille A4 dans la norme européenne, non ?
04:15C'est A4, si vous voulez symboliser ça comme ça, c'est A4.
04:19Moi, je considère que la poule, elle a tout un espace où elle peut se promener
04:22sur plus de 3 mètres carrés.
04:25Donc ça, c'est un petit peu différent de la perception dont on veut décrire
04:30et dans l'axe qu'on veut aller.
04:32En tous les cas, on souhaite sortir nos poules de nos cages.
04:35En France, c'est un fait.
04:37C'est le sens de l'histoire.
04:38Ceux qui appellent à remettre des poules en cage, de toute façon, c'est interdit.
04:41Il n'y a aucun bâtiment de poules en cage qui se faisait construire en France depuis 2013.
04:45Donc c'est impossible de construire des bâtiments de poules en cage.
04:47En tous les cas, nous, on a une trajectoire, on veut aller vers moins de poules en cage,
04:52c'est-à-dire peut-être 10%, peut-être 10% maximum en France à 2030.
04:56Mais en attendant, on doit construire de nouveaux bâtiments
04:59pour compenser les 20% d'effectifs qu'on perd à chaque fois qu'on transforme un bâtiment.
05:05Donc il faut qu'on transforme des poulaillers, qu'on en construise d'autres.
05:08Et donc on a quelques associations, de façon systématique, qui s'opposent,
05:12quelques fois pour démotiver le porteur de projet,
05:15même si elles savent que le dossier est bien construit.
05:18Ils respectent toutes les normes françaises en termes environnementaux,
05:21bien-être animal, social et autres.
05:22Mais bon, c'est un peu comme ça.
05:24En France, on a une proposition systématique contre beaucoup de projets d'énergie renouvelable aussi.
05:29Alors, sur les poulaillers, la ministre de l'Agriculture vous promet de simplifier les procédures.
05:37C'est Annie Gennevar qui l'a dit dans la foulée de cette quasi-pénurie
05:41dont on a parlé la semaine dernière, qui a commencé la semaine dernière.
05:44Simplifier les procédures, ça veut dire qu'au-delà de ces recours des associations,
05:47vous avez un vrai problème sur les procédures pour pouvoir ouvrir de nouveaux poulais
05:52et de nouveaux élevages.
05:52Alors, sans être trop technique, juste un point.
05:57En Europe, on a des seuils d'autorisation d'exploiter à 60 000 poules pondeuses.
06:01En France, on est à 40 000.
06:03Donc, on est en surtransposition à France par rapport à ce type de seuil.
06:07Donc, nous, on demande une des simplifications qu'on demande à madame la ministre,
06:10c'est simplement de remonter au seuil européen,
06:12ce qui permet aux Espagnols, aux Italiens, aux Allemands
06:15de construire des bâtiments plus facilement que nous.
06:17Donc, voilà, rien que ce point-là doit être obtenu.
06:21D'accord.
06:21Ensuite, on a aussi une réglementation qui nous est imposée,
06:25c'est-à-dire qu'on nous applique la même réglementation que sur des centrales thermiques
06:31ou des usines d'endures ménagères, ainsi de suite.
06:34Donc, ça aussi, il faut qu'on sorte l'élevage de ce type de procédure.
06:38On doit créer un cadre spécial à l'élevage,
06:40parce qu'en France, on est sur des exploitations type familiales.
06:43Des petites exploitations, ce n'est pas forcément ce qu'on retrouve chez nos voisins européens,
06:47et encore moins en Pologne, en Ukraine ou en Amérique.
06:49Alors, on va continuer d'en débattre.
06:520826 300 300, appelez-nous pour nous dire si vous constatez, vous aussi, dans votre région, cette pénurie d'eux.
07:00Stéphane nous dit que c'est l'outil de production qui a été détruit à cause des normes.
07:05Et puis, on aura Frédéric en ligne qui va nous dire que chez lui, c'est pareil.
07:09Il n'y a plus d'eux.
07:10Et moi, je vous ferai écouter un son qui a été diffusé hier dans le 20h de France 2,
07:14où un agriculteur ou des agriculteurs ne veulent pas forcément, vous allez voir,
07:20agrandir leur exploitation, parce qu'ils ont peur que ce ne soit qu'un phénomène ponctuel.
07:25A tout de suite.
07:28Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
07:32Mettons-nous d'accord, non, pas mettons-nous d'accord, là, il n'y a pas vraiment à se mettre d'accord,
07:35ou peut-être que si.
07:36Comment faire pour que le marché des oeufs ne soit plus aussi tendu ?
07:42Vous nous avez dit, on est en ligne avec Yves-Marie Baudet, président du Comité national pour la promotion de l'oeuf,
07:48qu'il y avait eu un certain nombre de normes qui ont fait que les poulaillers n'ont pas pu être installés comme il fallait.
07:56On a des auditeurs qui veulent témoigner.
07:59Frédéric, vous nous appelez d'Arcachon, bonjour.
08:01Oui, bonjour, merci de me prendre en tête.
08:04Alors, écoutez, ici, je dirais qu'il y a un phénomène un petit peu, un phénomène tournant.
08:09Alors, quand on va, je ne vais pas citer tous les distributeurs, mais, alors, il y a une pénurie, admettons, chez Inter,
08:15vous allez à Auchan, vous allez en trouver, et on tourne comme ça.
08:19Il y a, on dirait, je ne sais pas, au niveau des achats, alors c'est vrai qu'il y a des pénuries,
08:25il y a des, à un moment donné, vous arrivez dans telle boutique, il n'y a plus d'oeufs ou pratiquement pas,
08:30mais vous allez en trouver chez le concurrent, et ainsi de suite.
08:32Voilà, voilà comment on se débrouille.
08:33Mais, je me demande, d'ailleurs, d'où vient cette pénurie, cette surconsommation ?
08:41Vous l'avez dit, on l'a un petit peu expliqué tout à l'heure, il y a une surconsommation.
08:45Peut-être que vous pouvez nous redonner le chiffre, Yves-Marie Baudet, de vente d'oeufs l'année dernière ?
08:51Eh bien, en 2023, par exemple, chaque Français consommait 224 oeufs par an.
08:57En 2025, nous sommes passés à 235 oeufs par habitant.
09:01Plus 11 oeufs par habitant, multipliés par 69 millions d'habitants.
09:04Vous voyez ?
09:05D'accord. Et donc, cette pénurie, elle se comprend pour redire les choses,
09:11pour expliquer à Frédéric et à nos auditeurs, par le fait qu'on mange plus d'oeufs,
09:15et que, dans le même temps, il y a eu des projets de poulaillers qui n'ont pas pu être installés
09:20en raison de la protestation d'un certain nombre d'associations, entre autres.
09:28Et nous, ça fait des mois, des mois, voire des années, qu'on milite au niveau des services du ministère de l'Agriculture,
09:33qu'on a de la complexification administrative.
09:36Il faut en arriver à ce qu'il y ait des tensions dans le rayon oeufs pour que Mme la ministre s'empare du projet.
09:41C'est là que c'est un petit peu compliqué, si vous voulez.
09:43Alors, comme je vous le disais hier, ils ont été voir, France Télévisions,
09:47le 20h de France 2, a été voir un éleveur d'oeufs bio,
09:51et lui, il hésite vraiment, il ne veut pas forcément ouvrir et avoir une...
09:59Enfin, que ça soit plus grand, il va vous expliquer ça.
10:01Il hésite à s'agrandir, car pour doubler sa production, il faudrait investir beaucoup d'argent.
10:07Est-ce que dans deux ans, on aura toujours la même demande ?
10:09C'est-à-dire qu'aujourd'hui, si on donne le top départ en disant,
10:11« Bon, allez, je décide de monter un bâtiment,
10:14il va me falloir entre deux ans et deux ans et demi à peu près
10:17avant d'avoir les premiers oeufs de ce nouveau bâtiment. »
10:19Il faut compter avec les équipements extérieurs, etc.
10:22Vous n'êtes pas loin du million d'euros.
10:24Selon la profession, 300 nouveaux bâtiments devraient sortir de terre
10:27dans les quatre prochaines années.
10:29Des poulailliers plus vastes pour réduire l'élevage en cages.
10:32Un engagement de la filière qui a pour conséquence
10:34de faire baisser la production, le temps d'effectuer cette transition.
10:39Vous le comprenez ?
10:42Oui, alors, nous, on a un objectif, c'est de produire ce que nous consommons,
10:48et pas l'inverse.
10:49En bio, il y a quelques années, nous avons développé la production un petit peu trop vite aussi,
10:53et nous nous sommes retrouvés en surproduction.
10:55Et sur de la production biologique, c'est très grave d'être en surproduction,
10:59puisque les coûts de production sont encore du double
11:01que de produire des œufs en plein air ou voire au sol.
11:03Donc l'essentiel du développement de production va se faire
11:07avec des poules en plein air ou des poules élevées au sol.
11:09Et en bio, on va être beaucoup plus précis, je dirais,
11:12pour essayer de coller au maximum à la consommation réelle.
11:17Mais les gens ne veulent plus consommer des œufs en cage.
11:21Non.
11:22Ils en veulent de moins en moins, et du moins, je dirais que les metteurs en marché
11:26ont fait le choix, sous pression d'association,
11:29d'arrêter de vendre des œufs de poules en cage.
11:31Mais pour certains pouvoirs d'achat, ça correspondait toujours bien comme il faut aussi.
11:35Oui. Alors on a Jean-Jacques en ligne qui nous appelle de Beaumont-de-Lomagne.
11:39Bonjour. Vous vouliez témoigner justement à propos de poules bio ?
11:44Oui. Bonjour Valérie, votre collectif de site radio.
11:47Oui. Simplement, je voulais vous dire qu'il se crée des collectifs de temps en temps
11:51quand il y a des projets.
11:52Moi, j'ai eu un ami qui était en 2018.
11:56Moi, j'ai monté des bâtiments de poulet, disons, la Belle Rouge.
12:00Je suis dans une zone très campagne, éloignée, avec très peu de densité de population.
12:06Donc je n'ai pas eu de problème pour monter mes bâtiments.
12:09Lui, il était en périphérie d'une ville moyenne, au sein d'un petit village.
12:14Et donc il avait des parcelles qui, à une époque, avaient été constructibles.
12:21Donc il s'était installé des villas.
12:23Et puis il avait une parcelle de 13 hectares qui n'était pas du tout constructible.
12:28Et comme il avait des enfants, il se disait peut-être en prévision, je pourrais faire ce genre de choses.
12:33Et ça permettrait peut-être que mon fils ou ma fille soient intéressés par cette production.
12:38Et donc du coup, il a développé un projet.
12:41C'était sur une parcelle de 13 hectares de poules bio, en oeufs bio.
12:47Et donc le problème, il a eu un blocage d'un petit collectif qui s'est créé tout autour.
12:53Alors que, soi-disant, ils imaginaient des nuisances de ceci, de cela, et ainsi de suite.
12:59Donc il est allé devant les tribunaux.
13:02Les tribunaux lui ont donné raison, sauf que ça a mis 3-4 ans.
13:04Donc son projet avait changé de dimension.
13:08Ce n'était plus possible, les financements n'étaient plus là, les metteurs en place n'étaient plus là.
13:13Par contre, au niveau de tout ce qu'il a perdu et compagnie, il n'a eu aucune compensation.
13:19Donc c'est facile aujourd'hui de mettre en difficulté des futurs producteurs.
13:25Si derrière la loi permettait que lorsque le collectif perd, on les condamne à payer plusieurs centaines de milliers d'euros.
13:31Peut-être qu'ils y réfléchiraient de fois, parce qu'aussi la pénurie, elle vient de ce genre de choses.
13:36Et aussi, il y a un niveau, je ne sais pas si c'est sur les autres pays européens pareil,
13:40mais dès que vous faites un élevage qui dépasse tant d'animaux, vous êtes classé en ICPE,
13:46comme si vous étiez pratiquement sur une industrie qui allait vous exploser à la tête.
13:50Alors qu'on n'a que des animaux en vivant, en liberté ou des trucs comme ça.
13:55Donc du coup, aujourd'hui, bien sûr, il y a pénurie.
13:59Mais ce n'est que le début de la pointe d'un iceberg.
14:03Parce que dites-vous bien qu'en diminuant le nombre d'agriculteurs, comme c'est en train de se produire,
14:08on va avoir la même chose pour plein de production.
14:11Et moi, je vous dis que d'ici 10 ans, il va y avoir de très graves pénuries sur toutes les chaînes d'approvisionnement.
14:17Et ne parlons pas qu'il y ait des conflits autour de nous, ou carrément au niveau de l'Europe.
14:23Parce qu'alors là, ça va s'arrêter d'un coup.
14:25Parce que là, on aura des chaînes d'approvisionnement alimentaires pour les animaux,
14:29que ce soit aussi bien en énergie et compagnie, qui vont être perturbées.
14:33Alors, on va demander à Yves-Marie Baudet ce qu'il en pense.
14:37Effectivement, c'est un exemple assez parlant de la complexité des normes et de l'organisation.
14:44– Alors, je ne voudrais pas que d'un cas concret, il y en a un cas général.
14:49Mais moi, personnellement, je l'ai vécu aussi,
14:51où quand j'ai voulu mettre des poules en cage,
14:53transformant le bâtiment vers des poules plein air,
14:55des voisins m'ont appelé pour me demander si le caquettement des poules
14:58n'allait pas faire trop de bruit.
15:00Ça s'est arrêté là.
15:01Heureusement, il n'y a pas eu de collectif, mais c'est même presque un peu risible.
15:04Mais ce qu'il faut savoir, c'est qu'aujourd'hui,
15:06on a des tensions un petit peu partout dans le monde.
15:08La souveraineté alimentaire d'un pays est encore plus stratégique aujourd'hui
15:12qu'elle ne l'était avant.
15:13Et les Français veulent manger des œufs français.
15:17Donc, il faut qu'on soit en capacité à développer notre production.
15:20Et c'est pour ça qu'on a ce plan de construction.
15:23Vous avez dit tout à l'heure, 300 nouveaux poulaillers d'ici 2030.
15:26C'est-à-dire la création d'un million de places de poules pondeuses supplémentaires par an.
15:30Et il faut qu'on y arrive.
15:31Donc, j'invite les Français à la raison.
15:34Et que, si on veut manger des produits sains,
15:37on a la meilleure agriculture du monde en France.
15:39Si on veut manger des produits sains qui respectent encore plus le bien-être animal,
15:43parce qu'il faut savoir qu'en France, le broyage des poussins mâles, par exemple, a disparu,
15:48parce que la filière œuf l'a mise en place.
15:50On est le seul pays avec l'Allemagne à le faire de façon systématique.
15:53Donc, on va plus loin que le bien-être animal.
15:55Dans bien d'autres pays, quand on a des Ukrainiens qui arrivent chez nous
15:57avec des traces d'antibiotiques interdits en Europe depuis 15 ans,
16:00c'est inentendable.
16:02Donc, il faut qu'on soit certains de ce qu'on met à disposition de nos consommateurs,
16:06de nos concitoyens.
16:07Et il n'y a qu'en produisant en France qu'on y arrivera.
16:08Oui, alors Félix, on a posé une question sur les œufs étrangers.
16:11Oui, justement, on n'est plus autosuffisants.
16:13Concrètement, pour faire face au sous-dimensionnement, à la pénurie,
16:16on a des œufs espagnols ou ukrainiens réellement dans certains supermarchés.
16:21Alors, on est en France, on est en 2025,
16:24on est tombé à 95% d'autonomie en œuf.
16:26Donc, il nous manque 5%.
16:27On va faire tout en sorte de les récupérer dans les prochains semestres,
16:32je dirais, pour revenir aux 100%.
16:34Je veux dire que dans les magasins,
16:37il y a très peu de chances de trouver des œufs espagnols, polonais ou ukrainiens.
16:42Parce que la grande distribution française est très vigilante à la qualité de ce qu'elle propose.
16:45En revanche, ils sont utilisés dans la restauration, vraisemblablement.
16:48Par contre, on peut en trouver dans les œufs produits sur des œufs qui sont pasteurisés.
16:52Donc, là où on a éliminé pas mal de germes.
16:54Mais en tous les cas, ce n'est que transitoire.
16:57En attendant que la production française revienne en quantité suffisante dans nos industries aussi.
17:02Oui, mais moi, quand je vais dans une brasserie manger une omelette
17:06ou acheter un flan en pâtisserie ou autre,
17:10est-ce qu'il ne faudrait pas inventer un label qu'on met sur les magasins ou sur la carte
17:16pour savoir s'il y a des œufs français dans ce que je mange à l'extérieur ?
17:22Alors, vous êtes en droit de demander, là où vous achetez votre flan ou dans votre restaurant,
17:29il y a déjà le label « œufs de France » que vous retrouvez sur tous les boîtes d'œufs dans les magasins.
17:33Ça, il faut s'y conformer.
17:35Et puis autrement, vous avez d'autres labels qui sont en cours de naissance,
17:37tels qu'Origine Info.
17:38Mais c'est très compliqué à mettre en place sur les produits transformés
17:41en fonction du consentement d'incorporation de produits.
17:44Et avoir son propre poulailler, si on peut le faire, vous le conseillez ?
17:48Alors, ça, 50% des Français habitent en ville.
17:54Bien que ça, déjà, ça peut calmer.
17:56Ensuite, il faut être professionnel pour produire de l'œuf.
17:59Là, aujourd'hui, on a des risques de contamination par grippe aviaire, par exemple.
18:03Nous, on met nos animaux à l'abri pour protéger nos animaux
18:05et pour protéger votre alimentation à tous.
18:08Bien sûr.
18:08Donc, quelqu'un qui a 3 poules, 4 poules, 5 poules chez lui, dans sa cour,
18:12moi, je ne sais pas, il peut y avoir un oiseau migrateur qui passe.
18:16On a aussi des systèmes de protection contre les salmonelloses.
18:20On a des systèmes de contrôle dans nos bâtiments
18:24qui sont faits de façon très régulière.
18:26Ils ne sont pas faits chez le particulier.
18:28Alors, voilà.
18:29C'est tous ces...
18:38Oui, mais après, il y a quelques mois,
18:45on nous a dit que les poules, les œufs produits dans les jardins en région parisienne
18:49pouvaient être toxiques à cause de la pollution.
18:54Vous confirmez, là aussi ?
18:55Oui, oui.
18:56L'ARS avait déconseillé en région parisienne de consommer les œufs
18:59parce qu'il y avait des rejets de fumée d'accinérateurs d'ordures ménagères.
19:03Alors, ordures ménagères du citoyen lui-même
19:05qui revient par le ciel sur les poules.
19:09Bon, voilà.
19:10Ça fait partie des risques.
19:11Alors, Marie Tandelier, je ne suis pas certain non plus
19:12qu'elle soit très, très avertie sur les conditions de production
19:15d'un production d'œufs en France.
19:17Mais bon, voilà.
19:17Mais il y a aussi Elbron Pivet qui a dit qu'elle avait des poules.
19:20Décidément, c'est tendance.
19:22Mangeons des œufs français.
19:23Merci Yves-Marie Baudet,
19:25donc le président du Comité national pour la promotion de l'œuf.
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