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  • il y a 35 minutes
Franck Chaumès, président national de l'UMIH Restauration, était l'invité d'Erwan Morice dans Good Morning Business, ce vendredi 7 août. Ils sont revenus sur les répercussions des incendies sur la saison touristique 2026, ainsi que les initiatives mises en œuvre par les acteurs du secteur pour relancer la fréquentation après cette tragédie, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:007h42 ce matin, on parle de l'industrie du tourisme, sévèrement touchée dans les zones incendiées.
00:06Et il y en a eu beaucoup, même si la saison ne devrait au global pas être catastrophique.
00:11Bonjour Franck Chomès, merci d'avoir répondu à l'appel de BFM Business avec nous en direct ce matin,
00:16président national de l'UMI Restauration.
00:18Peut-être d'abord avec vous pour commencer, Franck Chomès,
00:21quelles sont les remontées de terrain que vous avez sur la situation, notamment du côté de la Gironde ?
00:28D'abord, un soulagement d'avoir pu rouvrir nos établissements.
00:31Ça c'est une réalité, il y en a un peu de mieux depuis quelques jours.
00:40Mais bon, ça va être une saison assez chaotique jusqu'à la fin.
00:46Il est trop tôt encore pour dresser le bilan.
00:49On sait qu'une campagne de communication européenne a été lancée par la région Nouvelle-Aquitaine
00:55pour attirer les touristes et tenter de sauver la fin de la saison.
00:59Pour vous, c'est mort, cette saison 2026, ce sera un mauvais cru ?
01:05Non, ce ne sera pas mort, mais dans notre profession, vous savez, on ne peut pas rattraper ce qui a
01:10été perdu.
01:11Je rappelle qu'on a été fermé pendant dix jours,
01:14que les axes routiers ont été fermés, que ce soit la 63 ou le côté ferroviaire.
01:22Donc bien évidemment qu'il y a eu une baisse catastrophique au niveau du chiffre d'affaires.
01:26Et donc, la saison n'est pas terminée.
01:29On va surtout essayer de la sauver.
01:31Et je rappelle qu'au niveau de la communication à l'international,
01:34l'UMI a été le premier organisme à sortir une campagne en cinq langues immédiatement
01:41pour éviter de nous abandonner.
01:43Ça s'appelle « Ne nous abandonnez pas ».
01:45Est-ce qu'aujourd'hui, début août, vous êtes capable de chiffrer les conséquences économiques pour le secteur
01:51ou d'avoir donné une idée de ce que ces dégâts vont représenter économiquement ?
01:57Alors, d'abord, il faut savoir que du 14 juillet au 31 août, c'est la période la plus forte.
02:05C'est là où on fait à peu près 80% de notre chiffre d'affaires de la saison.
02:10Donc, évidemment, en fermant le 23, il nous est difficile, et en refermant dix jours après,
02:18de pouvoir rattraper cela.
02:21Aujourd'hui, on a demandé au gouvernement de nous accompagner
02:26pour, bien évidemment, éviter le moindre casse possible.
02:29Mais j'ai bien peur qu'il y en ait quelques-unes quand même à la fin de la saison.
02:33Mais justement, Franck Chomès, président national de l'UMI Restauration,
02:36est-ce que vous considérez que l'État est présent et au rendez-vous à vos côtés ?
02:42Oui, oui, oui. Je pense qu'après de nombreuses réunions ministérielles,
02:48que ce soit au local et au national, ils ont été là.
02:52Ils ont d'abord déclenché l'activité partielle pour les salariés,
02:57où il n'y avait pas du zéro à charge pour l'employeur.
02:59On a réussi à avoir le zéro à charge, donc on les a remerciés.
03:02Donc ça, c'est un premier point.
03:04Et nous sommes toujours en discussion pour mettre en place,
03:07dirons-nous, un pré-incendie pour éviter, dirons-nous,
03:11que les entreprises ne puissent pas faire face aux frais fixes,
03:16parce qu'il y a les salariés, mais il y a aussi dans une entreprise des frais fixes,
03:20que ce soit l'eau, l'électricité, le loyer et tant d'autres choses.
03:26Ceux qui ont des emprunts en cours, il faudra qu'ils assument aussi cela.
03:29Donc, bien évidemment, c'est nous accompagner pour éviter qu'il y ait des dégâts collatéraux.
03:35On parlait de la Gironde, il y a eu moins de dégâts dans les autres départements
03:39pour les restaurateurs, les départements qui ont été également touchés par les incendies ?
03:45Oui, alors on est en étroite collaboration, bien évidemment,
03:47avec les Landes, Arthur Laborde, qui, j'ai envie de dire,
03:53par bonheur, n'a pas de ressorti sans toucher pour l'instant,
03:57de ce qu'on a recensé.
03:59Dans le Var, Jean-Pierre Guériméli identique à ce constat.
04:04Donc non, je crois que pour l'instant, la zone la plus impactée, c'est la Gironde.
04:11Est-ce que le retour à la normale est déjà effectif ?
04:15Parce que la fin des évacuations a été actée,
04:19les établissements ont, je crois, tous rouvert.
04:23Est-ce que les clients sont de retour ?
04:26Ou est-ce que les événements ont aussi dissuadé des clients,
04:30des consommateurs de se rendre sur ces lieux ?
04:33Alors, les clients sont de retour, mais pas assez suffisamment,
04:38puisqu'il y a eu une cascade d'annulations dans les hôtels, dans les campings.
04:42Je rappelle que sur la presqu'île du café, on a des campings qui ont volé,
04:47il y en a trois, donc c'est quand même assez important, identique au Porsche.
04:54Donc non, ça va revenir timidement.
04:57Il y a des gens qui ont peur de voir, dirons-nous, un cadre dévasté pour leurs vacances,
05:03alors que ce n'est pas le cas du tout.
05:04C'est pour ça qu'on a voulu immédiatement à l'UMI faire une campagne de communication,
05:09parce qu'il y avait, dirons-nous, de mauvaises informations.
05:14La Gironde est un des plus gros départements avec les Landes en France.
05:18Il est assez diversifié, donc il n'y a pas que les zones sinistrées.
05:22Il y a aussi le Médoc, il y a le Sauternay, le Libourné, le Bordelais.
05:25Je rappelle que Bordeaux est classé à l'UNESCO, donc il y a une vie à l'été à Bordeaux.
05:34Et avec ces incendies, ça a fait en cascade un manque de fréquentation considérable.
05:42Je rappelle qu'à Bordeaux, on est entre 50 et moins 80%.
05:46Dans le Sauternay, c'est moins 30%.
05:48Dans le Libourné, moins 30%.
05:50Bassin d'Arcachon de l'autre côté, c'est-à-dire côté d'Arcachon, la test, ils sont à moins
05:5440%.
05:55Donc bien évidemment, il y aura forcément des impacts financiers.
06:01Alors même que Bordeaux, en tant que tel, n'a pas été touché par les incendies,
06:06donc des conséquences tout de même pour la fréquentation touristique dans la ville.
06:11Pour terminer, peut-être, Franck Chomès, ces épisodes, on le sait, sont appelés à se renouveler, à se répéter.
06:18Quelles sont les solutions ?
06:20Comment est-ce que vous envisagez la suite pour les étés prochains ?
06:24Alors déjà, je crois que le gouvernement va être obligé d'écouter les professionnels.
06:30Parce que je rappelle qu'en 2022, lors des grands feux qu'il y a eu du côté de la
06:34Teste,
06:35de l'autre côté du bassin, il y avait eu des préconisations des forestiers, des sapeurs-pompiers,
06:40où il fallait mettre des pare-feux assez importants, à moins de 100 mètres,
06:45il y a eu tout un tas de réunions qui n'ont pas été, dirons-nous, jusqu'au bout,
06:49et aucune décision n'a été prise, et voilà le résultat.
06:52Donc on a été obligé de faire 163 kilomètres de pare-feux, ce qui est assez considérable.
06:57Donc je pense qu'il faut, dirons-nous, faire confiance aux forestiers,
07:02qui ont l'habitude, aux pompiers, aux sapeurs-pompiers,
07:05et puis de se servir, dirons-nous, de cette dramatique situation
07:10pour éviter que cela se reproduise avec peut-être des décisions assez importantes.
07:17Merci Franck Chemesse d'avoir été avec nous ce matin, président national de l'UMI Restauration.
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