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  • il y a 2 jours
Ce jeudi 8 janvier, Raphaël Legendre a reçu IGaël Sliman, président d'Odoxa, Christian Saint-Étienne, économiste et auteur de "Trump et nous : Comment sauver la France et l'Europe", et Gaëlle Macke, directrice déléguée de la rédaction de Challenges, dans l'émission Les Experts sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00BFM Business et la Tribune présente
00:09Les Experts, Raphaël Legendre
00:12Bonjour, bienvenue dans Les Experts.
00:15Il est 10h, les français ont le moral dans les chaussettes.
00:19C'est ce que nous a dit l'INSEE hier pour le mois de décembre.
00:23Et c'est ce que confirme notre sondage exclusif
00:25au DOXA, AJP, Challenge, BFM Business en cette rentrée.
00:30Une rentrée morose pour les français et c'est même la grosse déprime.
00:34Et pourtant, il y a quelques nouvelles en ce début d'année.
00:37L'économie résiste, elle accélère même, l'investissement repart
00:41et la compétitivité française s'améliore.
00:45Alors, conjoncture, moral des français, le grand divorce,
00:47ce sera le premier thème des experts ce matin.
00:50Et si le moral des français est en berne,
00:52c'est aussi et peut-être d'abord avant tout
00:55dû au climat politique
00:57et aux hausses d'impôts dont on parle beaucoup
01:00depuis le mois de septembre.
01:02Des hausses d'impôts dont on va reparler.
01:03C'est le retour du budget ce matin à l'Assemblée nationale
01:06en commission des finances.
01:08Alors, retour du budget, à quoi faut-il s'attendre ?
01:10Ce sera le deuxième débat.
01:12On viendra aussi sur le Mercosur
01:14alors que les tracteurs sont arrivés dans Paris
01:17et bloquent les portes de Paris ce matin.
01:19Le Mercosur est-il une bonne ou une mauvaise nouvelle pour la France ?
01:23Et puis, on terminerait enfin par le Groenland.
01:25Peut-on acheter un pays ?
01:27Ce sera le dernier sujet des experts aujourd'hui.
01:29Il est 10h, passé de 1 minute,
01:32vous êtes sur BFM Business.
01:33On est ensemble pour une heure de débat et de controverse.
01:36C'est parti.
01:36Les experts, débat et controverse sur BFM Business.
01:43Et pour parler de tout ça,
01:47j'ai le plaisir d'accueillir sur le plateau
01:49Gaëlle Mack.
01:50Bonjour Gaëlle.
01:50Bonjour.
01:51Directrice déléguée de la rédaction de Challenges.
01:53À vos côtés, Gaëlle Slimane.
01:54Bonjour Gaëlle.
01:55Bonjour.
01:55Président d'Odoxa.
01:56Et Christian Saint-Etienne.
01:58Bonjour Christian.
01:59Économiste et auteur de Trump et nous,
02:01comment sauver la France et l'Europe
02:03aux éditions Odile Jacob.
02:05On va commencer par la France.
02:07On va parler de Trump tout à l'heure
02:08en fin d'émission, Christian.
02:10Mais on va commencer par la France
02:11avec le sondage Odoxa,
02:12votre traditionnel sondage Odoxa,
02:15vous savez, dorénavant,
02:16en collaboration avec AJP et Challenges.
02:19C'est le premier de l'année.
02:21On aurait pu espérer des bonnes nouvelles.
02:23Malheureusement, j'ai peur, Gaëlle,
02:25que ce ne soit pas tout à fait le cas.
02:26Non, vous l'avez dit Raphaël,
02:27c'est le moment des vœux.
02:29On se souhaite de plein de bonnes choses.
02:31Nos auditeurs et téléspectateurs aussi.
02:33Et les Français, quand on les interroge
02:35sur la situation économique du pays,
02:37ce n'est pas terrible, leur perception.
02:39On a plus de 8 Français sur 10
02:41sur notre indicateur de morale
02:43qui se disent défiants
02:44en l'avenir de la situation économique du pays.
02:46Et comme ce qui est intéressant
02:47dans les données de sondage de ce type,
02:49c'est de suivre dans le temps les choses,
02:50eh bien, c'est le pire début d'année.
02:53C'est le pire mois de janvier
02:54jamais enregistré sur cet indicateur
02:56qui existe depuis près de 20 ans.
02:58Donc, on n'avait jamais démarré l'année aussi bas.
03:01Voilà, pour bien commencer.
03:02C'est pas pire que décembre
03:03qui était déjà très bas,
03:04mais pour un mois de janvier,
03:05on n'a pas fait pire.
03:06Et puis, on a interrogé,
03:08c'est ce qu'on fait très traditionnellement ensemble,
03:11les Français, sur ce qui pouvait arriver.
03:13Oui.
03:14C'est-à-dire que les Français,
03:14ils ont des voeux, encore une fois.
03:15Prévision 2020.
03:15Que va-t-il se passer cette année ?
03:17Et vous l'avez dit, Raphaël,
03:19c'est tout à fait inquiétant
03:21en termes de perception,
03:23puisque les deux tiers des Français
03:24voient l'année 2026
03:26comme une année de plus grande
03:27difficulté économique encore
03:29que l'année 2025,
03:30sur laquelle ils étaient déjà
03:31très pessimistes l'an dernier.
03:33on est à 67% de Français
03:36qui pensent que les choses
03:37vont mal se passer cette année.
03:40Et là aussi, on a des courbes
03:41qui nous montrent
03:42qu'on a déjà fait grave,
03:44mais que c'est quand même pas mal
03:46en termes de perception
03:47sur ce qui va se passer.
03:49Et puis, on a détaillé,
03:50alors vous l'avez évoqué,
03:51le principal sujet d'inquiétude,
03:54c'est la hausse des impôts
03:54et des prélèvements.
03:55Là, pour le coup,
03:56on a un pronostic
03:57qui est massif.
03:59On a 83% des Français
04:01qui nous disent
04:01« Nous allons nous faire tondre
04:04cette année,
04:04c'est une certitude. »
04:06Et ça a progressé
04:07de 26 points.
04:08C'est en lucide, ces Français.
04:09Ça a progressé de 26 points
04:11par rapport à il y a 6 ans.
04:13Alors, c'est beaucoup plus
04:15que toutes les années précédentes.
04:16Je vous prends l'année
04:16de référence 2020
04:17où on était un peu moins pessimiste
04:19quand même sur cette situation.
04:21Plus 26 points.
04:22On pense aussi
04:23qu'on aura un faible niveau
04:23de croissance économique.
04:25On pense qu'il y aura
04:25plus de baisse du chômage
04:27et qu'il n'y aura certainement
04:28pas d'amélioration
04:29de notre pouvoir d'achat.
04:30C'est ce que nous disent
04:3189% des Français.
04:34Et pour finir,
04:36ce panorama assez sombre,
04:39il y a le court terme,
04:40c'est-à-dire pessimiste
04:41sur le mois de janvier,
04:42sur ce mois-ci,
04:43pessimiste sur l'année.
04:45Et quand on regarde
04:46dans le rétroviseur
04:46et qu'on demande aux Français
04:48ce qu'on appelle
04:49le sentiment de déclin
04:50ou de progression,
04:51ont-ils le sentiment
04:52finalement
04:52que leur situation économique
04:54est moins bonne ou meilleure
04:55que celle de leurs parents
04:56au même âge ?
04:57Eh bien,
04:57on a plus de 60%
04:58des Français
04:59qui pensent
05:00ou qui croient
05:01que leur situation économique
05:03est moins bonne
05:04que celle que vivaient
05:05leurs parents
05:05au même âge
05:06et qui pensent d'ailleurs
05:07aussi que celle
05:08de leurs enfants
05:09sera pire que la leur.
05:10Je dis qu'ils pensent
05:11ou qu'ils croient
05:11et je ferme le débat là-dessus
05:12parce qu'à priori,
05:14sur les données statistiques réelles,
05:16à part sur le logement,
05:18on a d'ailleurs un baromètre
05:19avec BFM
05:20sur le sujet aussi,
05:22à part sur le logement
05:23où objectivement
05:23la situation s'est détériorée,
05:25sur la plupart
05:26des autres indicateurs économiques,
05:28la vie des gens
05:29est plutôt meilleure
05:30que ce qu'elle était
05:31il y a 30 ans
05:32pour leurs parents
05:33au même âge.
05:34Mais ce n'est pas du tout
05:35comme ça que c'est perçu.
05:36Oui,
05:37on va essayer de comprendre
05:37ensemble pourquoi,
05:38effectivement,
05:39les Français qui pensent
05:41que leurs propres enfants
05:42en vivront moins bien qu'eux,
05:43c'est 22 points
05:44de plus
05:45qu'il y a 30 ans.
05:46C'est quand même 70%
05:48des gens.
05:48C'est absolument colossal.
05:50ce que dit votre sondage
05:52Odoxa
05:53qui est toujours riche
05:54d'enseignements,
05:54l'INSEE dit exactement
05:55la même chose
05:56et ceux qui nous regardent
05:57en direct
05:58sur BFM Business
05:59ou sur l'application,
06:01vous voyez là
06:02à l'écran,
06:03c'est le moral économique
06:04des Français
06:04mesuré par l'INSEE.
06:06Le moral des ménages
06:06est sorti hier
06:07par l'INSEE.
06:08On est à 90,
06:09c'est-à-dire qu'on est
06:10sous la moyenne
06:11longue durée
06:12et on y est depuis
06:13un petit moment maintenant.
06:14Mais si on prend
06:15les périodes,
06:16c'est, je trouve,
06:17assez intéressant.
06:18On voit que sous Jacques Chirac
06:19le second mandat
06:19s'est parfaitement effondré.
06:22Il ne s'est rien passé
06:22comme réforme
06:23durant le second mandat
06:24de Jacques Chirac.
06:25Il y a un fort pic
06:26au moment de l'élection
06:27de Nicolas Sarkozy.
06:28Pourquoi ?
06:28Parce que le slogan
06:29qui gagne à l'époque
06:30c'est
06:31« Travailler plus
06:32pour gagner plus ».
06:34Après on se heurte
06:34à la crise financière,
06:35à la crise de la zone euro.
06:37Le moral est dans les chaussettes
06:39et c'est au moment...
06:40Et puis la dégelée fiscale
06:41de 2011-2014
06:42des gouvernements Fillon
06:44et puis sous François Hollande.
06:45Et ça remonte
06:46à partir du pacte
06:47de compétitivité
06:48jusqu'à l'élection
06:49d'Emmanuel Macron
06:51en 2017
06:51et ça remonte même
06:52assez fort.
06:53Ce qui prouve
06:54que quand on a
06:54une politique de l'offre
06:56qui est mise en place
06:57dans ce pays,
06:59finalement,
07:00le moral économique
07:01des Français
07:02remonte.
07:04Les deux mandats
07:04d'Emmanuel Macron,
07:06on voit ensuite la courbe.
07:07Alors ça a été secoué
07:07par la crise des gilets jaunes,
07:09puis par la crise énergétique.
07:11Et puis là,
07:11on est dans les sables mouvants
07:13de la dissolution ratée
07:14depuis 2024.
07:16Donc le moral
07:16n'est pas bon.
07:18Mais ce qu'on retire
07:19de ces 25 années
07:20de morale économique
07:21Christian Saint-Etienne,
07:22c'est que finalement,
07:24ce que demandent
07:24les Français,
07:25c'est moins d'impôts
07:26et une politique de l'offre.
07:29Alors,
07:29certainement...
07:30C'est mon analyse à moi.
07:31Oui, oui,
07:31certainement une politique
07:32de l'offre,
07:33mais je pense que ça va au-delà,
07:35c'est-à-dire
07:35une politique de l'offre
07:36inscrite dans
07:37une vision politique.
07:41La France,
07:41c'est un pays politique.
07:42C'est un pays très particulier.
07:44Moi,
07:44j'ai vécu longtemps
07:45aux Etats-Unis.
07:46Je dirais autre chose
07:48sur les Etats-Unis.
07:49Oui.
07:49Mais sur la France,
07:52ce n'est pas l'Allemagne,
07:52ce n'est pas l'Italie.
07:53C'est un pays politique.
07:55On ne va pas remonter
07:56dans l'histoire,
07:57mais enfin,
07:58il faut toujours rappeler
07:59que dans la plupart
08:00des autres pays,
08:01la nation précède l'État.
08:03En France,
08:03l'État crée la nation
08:05et donc la politique.
08:08En Allemagne,
08:09vous êtes Allemand
08:10par naissance,
08:13par le sang.
08:14En France,
08:14vous êtes citoyen
08:15par l'histoire politique.
08:18Donc,
08:18c'est un pays
08:19très particulier.
08:20Donc,
08:20quand le pays va mal,
08:22quand il n'y a pas de direction,
08:23quand il n'y a pas de vision,
08:24et là,
08:24on est vraiment
08:25dans une situation
08:26qu'on a rarement connue
08:28depuis la Deuxième Guerre mondiale,
08:29c'est-à-dire
08:29depuis la dissolution,
08:30plus personne ne voit
08:31où on va.
08:32Et on a
08:33un Parlement
08:34complètement émietté
08:36avec personne
08:37qui veut collaborer.
08:39En Allemagne,
08:40avec une situation
08:41qui est presque aussi émiettée,
08:43les gens se mettent
08:43autour d'une table
08:44et concluent
08:45un contrat de gouvernement
08:46ici.
08:47Le seul fait
08:48de s'asseoir à une table
08:48pour négocier,
08:50c'est une trahison.
08:51Donc,
08:51on est dans un contexte
08:53où on peut comprendre
08:54que les Français
08:55soient dans cette situation,
08:57d'autant plus
08:57que la croissance
08:58n'est pas très bonne
08:59et que le niveau
08:59des déficits
09:00ne s'améliore pas.
09:01donc la situation
09:02à la fois macroéconomique
09:04et macro-politique
09:05n'est pas bonne.
09:06Moi,
09:06j'ai appelé ce thème
09:06le grand divorce
09:07parce que quand même,
09:08alors vous dites
09:08que la situation
09:10économique
09:11n'est pas très bonne,
09:12elle s'améliore,
09:13Christian,
09:14quand même.
09:14on a l'investissement
09:15qui repart depuis
09:16quatre trimestres,
09:17on a une croissance
09:182026 attendue
09:19à 1,2%
09:20qui a été un peu meilleure
09:21en 2025-09
09:22mais qui va...
09:23Bon, alors,
09:24évidemment,
09:24ce n'est pas booming,
09:25on est bien d'accord,
09:26mais ça s'améliore.
09:28Et puis,
09:28on a un élément
09:29dont on a parlé
09:30en début de semaine
09:30sur ce plateau
09:31qu'on n'entend pas du tout
09:32dans le débat public
09:33qui est que la faiblesse
09:34de l'inflation en France
09:36fait que depuis
09:37plusieurs années maintenant,
09:39on améliore
09:40la compétitivité
09:41de notre pays.
09:415 points d'écart
09:44avec l'Allemagne
09:44en 3-4 ans.
09:46Oui,
09:47vous avez raison Raph,
09:48mais ce qui se passe
09:49c'est qu'on a tellement
09:50désindustrialisé
09:51qu'on n'a plus rien à vendre
09:53donc on ne profite
09:53même pas
09:54de notre compétitivité.
09:56Gaëlle Mac ?
09:56Enfin,
09:57moi je trouve
09:58que c'est vrai
09:58que c'est presque
09:59un peu surprenant
10:00et que c'est en décalage
10:02avec le discours.
10:04Les consommateurs
10:05sont plutôt cohérents
10:06finalement
10:07avec leur ressenti
10:08puisque
10:09en France
10:11le moteur
10:12traditionnel
10:13de la croissance
10:14c'est la consommation
10:14et là la consommation
10:15est en berne.
10:17Clairement,
10:18l'épargne
10:18est au plus haut.
10:19La consommation
10:20c'était 0,2%
10:22au quatrième trimestre,
10:24on prévoit 0,3%
10:25pour l'année 2025
10:26alors qu'on prévoit
10:28pratiquement 1%
10:29de croissance
10:29ce qui veut dire
10:30que vraiment
10:30le moteur
10:31de la consommation
10:32est faible.
10:33En revanche,
10:34on entend aussi
10:35beaucoup de complainte
10:37et de réclamations
10:39et d'agacement
10:40de la part
10:41des patrons
10:41et là
10:42les entreprises
10:43surprenamment
10:44investissent
10:45et c'est quand même
10:46le principal moteur
10:48de la croissance française
10:49ces derniers mois.
10:51C'est vraiment
10:52le rebond
10:52de l'investissement
10:53des entreprises
10:53plus 0,8%
10:55au troisième trimestre
10:56plus 0,5%
10:56au quatrième trimestre
10:57et la croissance
10:58comme vous l'avez dit
10:59bon évidemment
11:01on part sur des chiffres
11:02qui sont globalement faibles
11:04mais je veux dire
11:05au début de l'année
11:06on prévoyait 0,6%
11:07on a augmenté
11:08une première fois
11:09à 0,8%
11:10et on a augmenté
11:10une deuxième fois
11:11à 0,9%
11:12bon alors que
11:13la conjoncture politique
11:14c'est pas du tout
11:15amélioré pendant la période
11:16oui ce qui est terrible
11:17c'est qu'on pourrait se dire
11:17que ça pourrait être
11:18bien meilleur que ça
11:19effectivement
11:19évidemment
11:20c'est sûr
11:21qu'un texte politique
11:21pèse aussi sur l'économie
11:22mais il y a quand même
11:23une résilience de fond
11:24de l'économie
11:27et y compris même
11:29d'ailleurs je trouve
11:29des chiffres du saumage
11:31qui sont quand même
11:31la première inquiétude
11:32des ménages
11:35et c'est pour ça aussi
11:36que le moral est en berne
11:37alors que l'emploi
11:38tient peu ou peu
11:39a tenu en tout cas
11:40en 2025
11:41on va voir en 2026
11:41voilà
11:42oui mais bon
11:44je veux dire
11:44on est en dessous
11:45de 8%
11:46on va être à 7,7%
11:487,8%
11:50et alors que bon
11:53on a quand même
11:53encaissé déjà
11:54la baisse
11:55du nombre d'apprentis
11:56voilà
11:57donc bon
11:58l'économie
12:00est quand même
12:00il y a effectivement
12:01un certain divorce
12:02et notamment
12:03entre le ressenti
12:04des ménages
12:05et l'action
12:08des entreprises
12:09je trouve
12:10et des patrons
12:10qui malgré tout
12:11alors c'est dans un boom
12:13européen
12:14il y a aussi
12:15des raisons
12:15autour du marché
12:16de la défense
12:17par exemple
12:17il y a quand même
12:18certains secteurs
12:19qui ont reçu
12:19des boosts
12:21bon
12:21mais en tout cas
12:22la situation économique
12:24n'est pas si pire
12:26et ça il faut quand même
12:26le dire
12:27pourquoi c'est un message
12:27qui ne passe pas
12:27le mur du son ça
12:28Gaël Slimane
12:29pour ce que
12:30peut-être notre
12:30faut à nous
12:31ou les médias
12:31je suis d'accord
12:32avec ce que vous avez dit
12:33mais pour la raison
12:34que vous avez évoqué
12:35l'un et l'autre
12:35et que rappelait
12:36la situation politique
12:40est plombante
12:41inédite
12:42tout simplement
12:43personne aux manettes
12:45depuis la dissolution
12:46personne
12:46sur la 5ème république
12:48ça n'est jamais arrivé
12:49en fait
12:49parce que même
12:50dans le passé
12:51sous la 4ème
12:52on était presque habitué
12:54c'était consubstantiel
12:55du régime
12:56d'avoir
12:57très puissante
12:58oui
12:58et puis c'était consubstantiel
12:59du régime
13:00d'avoir des gouvernements
13:01qui ne tiennent pas
13:01d'avoir des majorités
13:02changeantes
13:03là il y a une contradiction
13:04dans les termes
13:05il y a un oxymore
13:06entre être dans une 5ème république
13:08dans le régime
13:08le plus présidentiel
13:09au monde
13:10en démocratie
13:10et en même temps
13:12rendre complètement
13:14incapable
13:14l'exécutif
13:16de prendre des décisions
13:17donc c'est
13:18cela
13:19qui à mon avis
13:20produit
13:21chez les français
13:21ces inquiétudes
13:23parce qu'il n'y a pas de ligne
13:24c'est aussi pour ça
13:25qu'on s'inquiète
13:25et que les entreprises
13:27aussi dans nos baromètres
13:28auprès des entreprises
13:28sont très inquiets
13:30parce qu'il n'y a pas
13:31de lisibilité
13:31que se passera-t-il demain
13:32est-ce que leurs impôts
13:33vont augmenter
13:34est-ce que
13:34les niches fiscales
13:36qui ont été accordées
13:37aux entreprises
13:38vont sauter
13:38que va-t-il se passer
13:39et cette incertitude
13:40en plus
13:41on sait que
13:42sauf
13:43catastrophe
13:44miracle
13:44ça dépend comment
13:45on perçoit les choses
13:46elle va durer longtemps
13:47puisque 2027
13:49c'est très très loin
13:50et quand dans ses voeux
13:51Emmanuel Macron
13:52appelle à une année utile
13:53comme le font tous les présidents
13:54tous les ans
13:54c'est du classique
13:55là c'est impossible
13:59de le croire
14:00une seule seconde
14:00personne ne peut croire
14:01qu'elle pourra être utile
14:03cette année
14:03parce que tout simplement
14:04il n'a pas les moyens
14:04j'ajoute que
14:05ça pourrait être encore pire
14:07d'ailleurs c'est pour ça
14:07que vous voyez
14:08la courbe INSEE
14:08que vous vous rappelez
14:09c'est drôle
14:10parce qu'on a notre courbe d'indices
14:11on observe exactement
14:12la même chose
14:13avec preuve que nous sommes
14:14un peuple politique
14:15comme nous écrit
14:15des pics
14:16vous voyez à chaque fois
14:17on a la même chose
14:18sur notre indicateur
14:19à chaque élection présidentielle
14:21donc c'est cocasse
14:22parce que les gens nous disent
14:23ça veut dire qu'on croit à chaque fois
14:24au retour de l'homme présidentiel
14:25c'est à dire que les gens nous disent
14:27la politique
14:28la politique
14:29j'y crois pas
14:30j'ai mes sondages
14:31on y croit pas
14:32on y croit pas
14:33et puis vous voyez
14:33notre indice de morale économique
14:34où on parle pas de politique
14:36on parle du morale économique
14:37et vous voyez comme sur l'indice INSEE
14:40un pic au moment
14:40qui est de moins en moins élevé
14:42le pic
14:42à chaque élection présidentielle
14:44l'encéphalogramme est de plus en plus plat
14:46du côté négatif
14:48les gens y croient quand même
14:48un petit poil
14:49même s'ils disent ne pas y croire
14:50et ça pourrait être pire disais-je
14:52parce que notre sondage
14:54ne tient pas compte
14:55le terrain avait été fait avant
14:57de ce qui vient de se passer
14:59au niveau international
15:00et l'enlèvement
15:03de Maduro
15:04par Trump
15:05c'est quelque chose
15:06on a des sondages
15:07qui vont sortir là-dessus
15:07qui angoissent terriblement
15:09les français
15:09pas du tout
15:10parce qu'ils auraient
15:10la moindre sympathie
15:11pour le régime vénézuélien
15:12ou Nicolas Maduro
15:13ils craignent l'enlèvement
15:14de Macron
15:15par Trump
15:16ça peut-être
15:16peut-être le souhaiterait-il
15:17pour une majorité
15:18non
15:19en réalité
15:20ce qu'ils craignent
15:21c'est que ce soit le signe
15:22vous savez
15:23Gad Elmaleh le comique
15:23disait c'est la porte ouverte
15:24à toutes les fenêtres
15:25et donc que ce soit le signe
15:27d'un emballement
15:28généralisé mondial
15:30avec des risques
15:31au Groenland
15:33et ailleurs
15:33mais ce sera évoqué
15:34plus tard
15:35en attendant on va revenir
15:36sur le budget
15:37si vous avez des questions
15:38n'hésitez pas
15:38sur le compte
15:39LeGenra
15:39le compte Twitter
15:40le compte X
15:41dorénavant
15:42avec Twitter
15:43arrobase
15:44LeGenra
15:44L-E-G-E-N-R-A
15:46on les répercutera
15:48durant l'émission
15:48aux commentaires
15:49ou des questions
15:49je voulais juste rajouter
15:50un dernier tout petit point
15:51sur ce moral
15:53des consommateurs
15:53il y a aussi
15:54en tout cas
15:55c'était visible
15:56dans l'indice de l'INSEE
15:57il y a aussi
15:58une préoccupation
15:59récurrente
16:02et qui reste
16:03sur l'inflation
16:04alors que l'inflation
16:05a vraiment baissé
16:07et qu'elle est attendue
16:080,8% au mois de décembre
16:09la deuxième plus faible
16:10de l'azone euro
16:12mais en fait
16:12le souvenir
16:13de ces 20%
16:15d'augmentation
16:16de l'inflation
16:16notamment dans l'alimentaire
16:18pendant deux ans
16:19suite à la crise
16:21en Ukraine
16:21c'est vraiment
16:23en fait
16:23c'est un traumatisme
16:25qui reste en fait
16:26dans la mémoire
16:27des Français
16:27une persistance rétinienne
16:28et une persistance
16:29et donc
16:30les prix sont restés élevés
16:30en même temps
16:30et il continue
16:31d'y avoir
16:32ce pessimisme
16:33vis-à-vis de l'inflation
16:34qui pousse les gens
16:35à épargner
16:35plutôt qu'à consommer
16:36Christian
16:38je voulais quand même dire
16:39que
16:40il y a une
16:41gaelleux
16:42le signaler
16:43il y a une cohérence
16:44sur le fait
16:45que les Français
16:45ne consomment pas
16:46et le fait
16:47qu'ils soient déprimés
16:49et je pense
16:50qu'en fait
16:50il y a deux Frances
16:51bon il y a toujours
16:52eu deux Frances
16:52mais en ce moment
16:54il y a quand même
16:55encore
16:56un certain moteur
16:57économique
16:58et le reste
16:58de ce qu'on a
17:00d'industrie
17:01fonctionne à peu près
17:04même si c'est
17:05un tout petit moteur
17:06on a encore
17:08des géants
17:08dans les services
17:10comme
17:11Veolia
17:13et d'autres
17:13qui fonctionnent
17:15la finance
17:16avec
17:18nos grandes banques
17:19se porte assez bien
17:20voilà
17:20donc ceux qui sont
17:21dans ce secteur-là
17:23et puis
17:23dans le secteur
17:24protégé
17:25public
17:25mais aussi
17:26les professions
17:27protégées
17:28notaires et autres
17:29ils continuent
17:30de vivre bien
17:30bon mais c'est
17:31à peu près
17:32la moitié
17:32de l'économie
17:33mais vous avez
17:34une autre moitié
17:34de l'économie
17:35notamment le monde rural
17:36est très affecté
17:38par la crise agricole
17:39et très en colère
17:39vous pouvez vous rappeler
17:40que le monde rural
17:41c'est un quart
17:41de la population française
17:42donc autour d'eux
17:44ils voient
17:44des paysans
17:46qui sont en révolte
17:48vous avez
17:49également
17:50la grande diagonale
17:51qu'on a mise à jour
17:53il y a une vingtaine d'années
17:54des Ardennes
17:55jusqu'au centre
17:56de la France
17:56elle est toujours là
17:57parce qu'il n'y a pas
17:58de réindustrialisation
17:59la réindustrialisation
18:00si elle avait lieu
18:01elle serait là
18:01et les gens
18:02ne voient pas
18:03les usines revenir
18:04puisqu'il n'y a
18:04effectivement pas
18:05de réindustrialisation
18:06donc l'Europe
18:08elle-même
18:09enfin les gens
18:10ne sont pas stupides
18:11il y a au moins
18:1270% de la population
18:13qui comprend parfaitement
18:15que l'Europe
18:15c'est l'enjeu du conflit
18:16entre la Chine
18:17et les Etats-Unis
18:17ils voient les importations
18:18chinoises qui arrivent
18:19et dernier point
18:21qui marque aussi
18:22la distribution
18:24dont l'habillement
18:27s'est effondré
18:28depuis 4-5 ans
18:30mais avec une accélération
18:30le modèle économique
18:31a complètement changé
18:32donc les gens voient
18:33les magasins fermés
18:34notamment dans les villes moyennes
18:35et donc tout ça
18:37ça n'encourage pas
18:38à avoir une vision optimiste
18:40alors qu'à ce moment-là
18:44on se tournerait
18:44vers l'exécutif national
18:47en disant
18:47bon est-ce que vous nous proposez
18:49un truc pour sortir de ça
18:50et là il n'y a personne
18:51dans la France qui va bien
18:53vous avez évidemment
18:54évoqué nos grands groupes
18:55nos grands groupes
18:56on va probablement
18:57leur réinstaurer
18:58une surtaxe d'impôts
19:00sur les sociétés
19:00de 4, 6, peut-être 7 milliards
19:02c'est ce que demande
19:03le parti socialiste
19:04au moment où Washington
19:06vient d'annoncer
19:07la sortie de l'impôt minimum mondial
19:09de 15%
19:11on est à 35,3%
19:12de taux effectifs d'IS
19:13sur nos grands groupes
19:14aujourd'hui
19:14qui sont à la fois
19:15la locomotive économique
19:16mais aussi de l'influence française
19:18à l'international
19:19ces discussions
19:20elles arrivent ce matin
19:21en commission des finances
19:22à l'Assemblée
19:23on va essayer
19:24de se doter d'un budget
19:25d'ici la fin du mois
19:28à quoi il faut s'attendre
19:30Gaëlle Mac
19:30quelles sont un peu
19:31les données du débat
19:32Déjà Sébastien Lecornu
19:33il avait réussi
19:33une sorte d'exploit
19:34en réussissant
19:35à faire voter
19:36le budget
19:38de la sécurité sociale
19:39en respectant
19:41sa promesse
19:43de ne pas recourir
19:44au 49,3
19:45au lourd prix
19:46d'un renoncement
19:47sur la réforme
19:48des retraites
19:48renoncement
19:49d'un coût
19:50de quelques milliards
19:51bon
19:52ce miracle
19:53ne va pas se reproduire
19:54pour le budget
19:54ça on l'a bien compris
19:55puisqu'il lui manque
19:58le puissant
19:59bonbon
20:00qui était
20:01la suspension
20:01de la réforme
20:02des retraites
20:03qui avait permis
20:04d'attirer
20:05les socialistes
20:06et quelques autres
20:07donc là du coup
20:09on comprend
20:10maintenant
20:11ça paraît
20:12une sorte d'évidence
20:13même si
20:14qu'il va falloir
20:16ou avoir recours
20:17au 49,3
20:18voilà
20:18cette fois-ci
20:19ou à des ordonnances
20:21ou au 2
20:22en tout cas
20:23voilà
20:23bon
20:23et on croit
20:24comprendre même
20:25puisqu'il y a eu
20:26une réunion
20:26à Bercy
20:27mardi soir
20:27que
20:28il y a une négociation
20:30en cours
20:30autour de la non-censure
20:32voilà
20:33de faire passer
20:33le 49,3
20:34bon
20:35alors
20:35on rappelle peut-être
20:36la différence
20:37entre le 49,3
20:38et les ordonnances
20:39l'article 47,1
20:40de la constitution
20:42si vous passez
20:42par 49,3
20:43vous passez en force
20:44avec le texte
20:45qui a été voté
20:45et puis là
20:46il y a une motion
20:46de censure
20:47a priori
20:47vous n'avez
20:48le gouvernement tombe
20:49mais vous n'avez plus
20:50de budget
20:50le 47,1
20:51les ordonnances
20:52on revient au texte
20:54initial
20:54au premier PLF
20:56donc ça change
20:57complètement
20:58la donne
20:59dans lequel
21:00il n'y a pas d'impôt
21:01alors dans lequel
21:02il y aurait
21:02moins de recettes
21:04alors peut-être
21:05plus d'économie
21:05que ce qu'on a aujourd'hui
21:06mais qui porterait
21:07le déficit
21:08à 5,03%
21:10on serait au-dessus
21:11des 0,3%
21:13alors tout le monde
21:15il y a cette espèce
21:16de barre symbolique
21:17des 5%
21:18on aurait un budget
21:18mais probablement
21:19plus de gouvernement
21:20on aurait besoin
21:21de trouver
21:22entre 10 et 15 milliards
21:24si j'ai bien compris
21:25minimalement
21:26alors que les socialistes
21:27eux
21:28réclament
21:297 milliards
21:29de dépenses publiques
21:31en plus
21:31et donc
21:32veulent justement
21:34cette taxation
21:34donc je rappelle
21:35que l'an dernier
21:36malgré
21:37alors c'était
21:38quand même
21:38d'abord
21:40Michel Barnier
21:41puis François Bayrou
21:42gouvernement
21:43il y avait eu
21:44en fait
21:45l'essentiel de l'effort
21:46avait été produit
21:47par cette surtaxe
21:48sur les grandes entreprises
21:49c'était 8 milliards
21:50voilà
21:51on leur avait quand même
21:52promis à l'époque
21:53c'était un one shot
21:54bon les promesses
21:55n'engagent que ceux
21:56qui y croient
21:57et particulièrement
21:58en termes d'impôts
21:58one shot en France
21:59on le sait
22:00donc voilà
22:01bon là
22:02et on annule
22:03en fait quand même
22:04un lent mouvement
22:05qui avait commencé
22:06sous François Hollande
22:08de baisse de l'impôt
22:09sur les sociétés
22:10pour juste s'aligner
22:11sur le niveau européen
22:12on était à 33%
22:14on est arrivé lentement
22:15à 25%
22:16et au bout de peut-être
22:18une année ou deux
22:18à 25%
22:19allez on est reparti
22:21totalement
22:21on est au retour
22:23à la case départ
22:23pratiquement
22:24donc je comprends
22:27que ce soit
22:27que la pilule
22:28soit vraiment très amère
22:30pour les chefs d'entreprise
22:32on a entendu
22:32les chefs d'entreprise
22:33Daniel Balle
22:34s'exprimait
22:35le patron du crédit mutuel
22:36Alexandre Bompard
22:37aussi hier matin
22:38sur BFM TV
22:39en disant
22:40que c'était pas possible
22:41voilà
22:41et c'est vrai
22:41que sur le moyen terme
22:43c'est intenable
22:44parce que quand même
22:45on est vraiment
22:47en décalage
22:48par rapport
22:49à l'ensemble
22:50du monde occidental
22:52voilà
22:53sur les impôts
22:54pas seulement de l'Europe
22:55la France à contre-courant
22:56et effectivement
22:57le fait qu'on supprime
22:58même l'impôt minimal
22:59de l'OCDE
23:01pour les Etats-Unis
23:03pour les Etats-Unis
23:04fait qu'on sent
23:06qu'il va s'engager
23:06une espèce de guerre
23:07des impôts aussi
23:08probablement
23:09on peut écouter
23:11Alexandre Bompard
23:12d'ailleurs
23:12parce qu'on a retrouvé
23:13le son à dire
23:14c'était hier sur BFM TV
23:15on l'écoute
23:15sur l'impôt sur les sociétés
23:16quand j'entends
23:18que la seule solution
23:19qu'on a aujourd'hui
23:20c'est d'augmenter
23:22le taux d'impôt
23:23sur les sociétés
23:24vous savez
23:25l'année dernière
23:25on a fait 8 milliards
23:26de surtaxes
23:27on avait dit
23:28qu'elle était temporaire
23:29le code général des impôts
23:30est rempli d'impôts
23:31dont on a dit
23:31qu'ils étaient temporaires
23:32cette année
23:33on dit
23:34la seule manière éventuelle
23:35de trouver un accord
23:36sur le budget
23:36c'est de reconduire
23:38une surtaxe d'IS
23:40qu'est-ce que ça a
23:40pour conséquence ?
23:42la moyenne mondiale
23:43du taux d'impôt
23:44sur les sociétés
23:44c'est 25%
23:45si on reconduit
23:46on sera à 35%
23:47on peut se dire
23:48c'est pas grave
23:49c'est les 400 plus grandes entreprises
23:51dont Carrefour évidemment est
23:52elles se débrouillent
23:53mais c'est pas comme ça
23:54que ça marche
23:54on voit la colère des patrons
23:56Christian
23:57qui en ont un peu
23:58ragole
23:59c'est
24:00c'est un contexte
24:03puisque c'est pas seulement
24:04un taux d'IS
24:05qui remonte
24:06c'est des impôts de production
24:07qu'on n'arrive pas à baisser
24:08oui
24:09je rappelle
24:10la baisse de CVAE
24:11a priori de 1 milliard
24:12serait annulée
24:13on oublie ça aussi
24:14on avait fait un one shot
24:16pour reprendre l'expression
24:1710 milliards
24:17en 2020
24:18sur les impôts de production
24:20c'était déjà un miracle
24:21il avait fallu préparer
24:23les choses pendant 15 ans
24:24pour pouvoir le faire
24:25pendant ce
24:26moment de crise
24:28d'ailleurs
24:28donc là
24:30on est à peu près
24:31sur les impôts de production
24:34à 3,5 fois
24:37le niveau allemand
24:38et suisse
24:39on oublie toujours la Suisse
24:40parce qu'elle n'est pas dans l'UE
24:41mais la Suisse
24:42est le pays européen
24:43le plus industriel
24:44avec un taux d'impôt
24:45avec une proportion
24:47de l'industrie manufacturière
24:48dans le PIB
24:49qui est au-dessus de 20%
24:51j'appelle qu'on est à 10 en France
24:52moins de 10
24:52alors que la zone
24:53l'Union Européenne
24:55est à 15
24:55et la France
24:56en dessous de 10
24:57donc
24:58on a
24:59ces impôts de production
25:00on a
25:01des cotisations sociales
25:03qui sont très élevées
25:04donc
25:05la baisse
25:06de l'IS
25:08c'était
25:10la tête de gondole
25:12de la politique
25:13de Macron
25:14pour dire
25:14venez investir en France
25:16et
25:17ceux qui sont venus
25:18en se disant
25:19ok
25:19les Français
25:20c'est se mettre
25:21dans une attitude
25:22de compétitivité
25:23économique
25:24et
25:25ils prennent
25:27enfin une mesure
25:28sur le taux d'IS
25:29on revient en arrière
25:30donc
25:30dans ce contexte
25:31si on avait
25:32quelqu'un
25:33à la tête du pays
25:34je pense qu'il faudrait
25:35carrément
25:36oser les ordonnances
25:37c'est-à-dire
25:38faire passer
25:38le budget initial
25:39le gouvernement tombe
25:42mais
25:42objectivement
25:44je ne vais pas me faire
25:45des amis
25:45je m'en fous
25:46le corps nu
25:46c'est le symbole
25:47de la faiblesse
25:48dans la politique française
25:49depuis 30 ans
25:50donc
25:51bon ok
25:53le corps nu tombe
25:54ce qui n'empêche pas
25:55d'être nommé
25:56derrière
25:57par Emmanuel Macron
25:58oui mais
25:58ou une troisième fois
26:00ça passerait difficilement
26:01mais
26:01ce qu'on peut
26:02parfaitement imaginer
26:03c'est de garder
26:05le même gouvernement
26:06le corps nu tombe
26:08il est remplacé
26:10par
26:10à la limite
26:11vous mettez vos trains
26:12à la place
26:12vous remettez le corps nu
26:13à la défense
26:14et puis on repart
26:15voilà
26:16et au moins
26:16on aura un budget
26:17et ça permettrait
26:18au moins
26:19d'attendre
26:20et d'arriver
26:21jusqu'aux municipales
26:22les municipales
26:23de mon point de vue
26:25et d'autres l'ont dit aussi
26:26sont probablement
26:28les élections municipales
26:30les plus importantes
26:30depuis la deuxième guerre mondiale
26:32parce que c'est probablement là
26:35qu'on va voir
26:36si les français
26:37qui voient ce qui se passe
26:40au plan international
26:41ont une attente
26:43de reconstruction politique
26:48du pays
26:48la crainte qu'on puisse avoir
26:50simplement
26:51on peut s'attendre
26:52à ce qu'il y ait
26:52une bascule à droite
26:53la crainte
26:54c'est que ça aille
26:54trop à droite
26:55donc je pense
26:57que ces élections
26:57vont être très scrutées
26:59si on va vraiment
27:01à l'extrême droite
27:02ça sera plutôt un échec
27:03si on revient
27:05vers un centre droit
27:06plus responsable
27:07ça sera vu
27:08comme un élément
27:08d'espoir pour demain
27:09les français l'ont dans le viseur
27:11les élections municipales
27:12Galice Liman
27:12alors oui
27:13Christian a raison
27:15mais je mets
27:15quand même
27:16un bémol
27:17qu'il a en tête
27:18c'est que
27:18il y a beaucoup
27:20quand on fait des sondages
27:21sur les municipales
27:22beaucoup d'habitants
27:23vous évoquiez
27:24les gens qui habitent
27:25en commune rurale
27:26ou dans des plus petites villes
27:27qui ne votent pas
27:28sur étiquette
27:29oui qui votent
27:30sur un homme
27:30ou une femme
27:31si vous êtes de gauche
27:32et que vous avez
27:33un maire de droite
27:34et que ce maire
27:35vous semble très bon
27:36alors c'est impossible
27:38dans les villes moyennes
27:38et grandes
27:39parce que dans les villes
27:39moyennes et grandes
27:40le politique reprend le dessus
27:42et donc l'étiquette politique
27:44que vous avez
27:44reprend le dessus
27:45mais sinon
27:46dans toutes les autres communes
27:47vous pouvez très bien
27:48voter ou laisser élire
27:49en n'allant pas voter contre
27:52pour un maire
27:53qui n'est pas de vote
27:53de bord politique
27:54donc effectivement
27:54ce seront des élections municipales
27:56qui auront une très grande importance
27:57mais premier bémol
27:58pour les villes de plus de 50 000
27:59voilà
28:00pour les voir peut-être
28:01plus de 70 ou plus de 100 000
28:03où l'éthique
28:05voilà
28:05et donc vous avez ça
28:06vous avez une poussée probable
28:08du RN
28:08mais qu'il a lui-même limité
28:09en disant
28:09je préfère investir moins
28:11de listes
28:12mais éviter le clash
28:15de retrouver quelqu'un
28:17sur les réseaux sociaux
28:18surveiller un peu plus
28:20les candidats
28:20surveiller un peu plus
28:21les candidats
28:22et puis
28:23et puis sur ces
28:25sur ces
28:26sur ces municipales
28:27elles annonceront
28:28du coup
28:28quand on regardera
28:29bien les choses
28:30si le RN
28:33est en passe
28:33d'aller chercher plus
28:35l'année d'après
28:36c'est-à-dire
28:37la présidentielle
28:38de 2027
28:38je rappelle que dans
28:39dans notre intention de vote
28:41de second tour
28:41qu'on a publié en décembre
28:43pour la première fois
28:44on observe que
28:45si l'élection présidentielle
28:47avait lieu dimanche prochain
28:48et bien c'est le RN
28:49qui l'emporterait
28:50jusqu'à présent
28:51on savait qu'ils étaient
28:52très hauts
28:53pour les projections
28:54de premier tour
28:54alors c'est pas un pronostic
28:55tout peut changer
28:56en un an et demi
28:57mais ce que ça dit
28:58ce que ça dit
29:00quand même de notre société
29:01est assez inédit
29:02et c'est cohérent
29:03avec ce qu'on disait
29:03au début de l'émis
29:04c'est tout à fait en ligne
29:05avec ce qu'on disait au début
29:06c'est que les français
29:07se préparent
29:07à aller chercher
29:08à aller voter
29:09si rien ne change
29:10pour un candidat
29:12d'extrême droite
29:12avec un fort sentiment
29:13de dégagisme
29:14allez on va partir
29:15à l'international
29:15dans la seconde partie
29:16de l'émission
29:17on parlera Mercosur
29:18est-ce que c'est un bon
29:19ou un mauvais accord
29:20pour la France
29:20et puis le Groenland
29:22est-ce qu'on peut acheter
29:24un pays
29:24c'est le projet fou
29:25de Donald Trump
29:26ne quittez pas
29:27on se retrouve tout de suite
29:28BFM Business
29:34et la tribune
29:35présente
29:36les experts
29:38Raphaël Lejean
29:39allez on est de retour
29:41pour la seconde partie
29:42de l'émission
29:43avec toujours autour
29:43de la table
29:44Gaël Mack
29:45Gaël Slimane
29:46et Christian Saint-Etienne
29:47on va sortir
29:48un peu
29:49des errances
29:51de la vie politique
29:51française
29:52quoique
29:53pour se diriger
29:54vers le Mercosur
29:55le traité de libre-échange
29:56qui doit être
29:57préacté en quelque sorte
29:59lors d'une réunion
29:59à Bruxelles
30:00demain
30:01et potentiellement
30:02une signature
30:03par Ursula von der Leyen
30:04au Paraguay
30:05lundi prochain
30:07avec
30:08je ne sais pas
30:09si vous le sentez
30:09un peu comme moi
30:10un changement
30:11d'humeur
30:12autour du Mercosur
30:14on voit un peu plus
30:15d'éditorialistes
30:16dire que finalement
30:16ce traité
30:18de libre-échange
30:19n'est peut-être
30:20pas si mauvais que ça
30:21et qu'il pourrait y avoir
30:22des avantages
30:22pour la France
30:23ce qu'on dit
30:24et ce qu'on répète
30:25sur BFM Business
30:26depuis un an
30:27de toute façon
30:28il va passer le Mercosur
30:29à vous les experts
30:30alors voilà
30:30on peut commencer
30:31Christian peut-être
30:32par
30:32le Mercosur il passe
30:34et maintenant
30:34la France est totalement
30:36isolée sur le plan politique
30:37et le Mercosur passe
30:38bon
30:38est-ce qu'il est
30:39question c'est
30:40est-ce qu'on donne
30:41suffisamment de sucette
30:42aux agriculteurs français
30:44pour qu'ils ne cassent pas
30:44la baraque
30:45c'est tout
30:45ils sont de partout
30:46dans Paris aujourd'hui
30:47et je vois qu'à Rodez
30:48les entrées sont bloquées aussi
30:50mais bon
30:51c'est marrant
30:52parce qu'effectivement
30:53Challenge aussi
30:54depuis un an
30:55dit que
30:56le Mercosur
30:58il y a quand même
30:59une
31:00il y a quand même
31:02une espèce
31:02de
31:03consensus
31:04irrationnel
31:06ou
31:06pas complètement irrationnel
31:07mais en tout cas
31:08politicien
31:10qui est irrationnel
31:12économiquement
31:13des Français
31:14de la classe politique
31:15française
31:16parce que là
31:16pour le coup
31:17alors c'est pas la même chose
31:18c'est à dire que
31:19voilà on a un consensus
31:20ça a été construit quand même
31:21complet
31:23de la droite
31:24même de l'extrême droite
31:26à quasiment
31:26l'extrême gauche
31:27de la classe politique
31:28française
31:28contre ce traité
31:30du Mercosur
31:31Bruno Retailleau
31:31a encore déclaré
31:33hier
31:33qu'il censurait
31:35le gouvernement
31:35en cas de signature
31:37du Mercosur
31:38exactement
31:38du traité
31:39du Mercosur
31:39alors que
31:40quand on regarde
31:41objectivement
31:42les pours et les contres
31:44sur le papier
31:45pourquoi s'aperçoit-on
31:46on s'aperçoit
31:47que cet accord
31:49que donc
31:51il y a d'un côté
31:52une partie agricole
31:53mais pas du tout seulement
31:54c'est un accord
31:55global
31:56qui porte sur l'ensemble
31:57des biens
31:59des biens
32:00voilà
32:01on a un marché
32:02de 270 millions
32:03de consommateurs
32:04qui a pour l'instant
32:06des droits
32:06des droits
32:07de douane
32:08entre
32:0915
32:10et 30%
32:11donc
32:12qui passeraient
32:13à zéro
32:14la France
32:15il faut le rappeler
32:16parce que personne
32:17ne le sait
32:17a une balance
32:18commerciale
32:19positive
32:20vis-à-vis
32:20du Mercosur
32:21aujourd'hui
32:22donc
32:23alors que
32:24on se rappelle
32:25que la France
32:26a un déficit
32:27commercial
32:27quand même
32:28global
32:28de 80 milliards
32:29d'euros
32:30donc voilà
32:31et même
32:32sur le volet
32:33agricole
32:34allons-y
32:35puisque la France
32:36est effectivement
32:36la première puissance
32:37agricole
32:38donc tout le discours
32:39s'est construit
32:39en disant
32:41oulala
32:42on va aider
32:43les Allemands
32:43premières puissances
32:44industrielles
32:45à vendre
32:46leur voiture
32:47c'est un accord
32:47voiture contre
32:48la viande
32:49et donc pendant ce temps
32:50nous on va être
32:52les grandes victimes
32:53en tant que puissance
32:53agricole
32:54alors là aussi
32:55ramenons juste
32:56proportion
32:57donc
32:58de quoi parle-t-on
32:59on parle de
33:01la viande
33:01alors parlons de la viande
33:02alors quota
33:04de bœuf
33:051,6%
33:06de la production
33:08européenne
33:09est concerné
33:101,6%
33:111 steak
33:12par européen
33:141 steak par an
33:15par européen
33:16bon
33:16alors effectivement
33:17on vous dit
33:18oui mais c'est les meilleurs
33:19morceaux
33:20Nanani va y avoir
33:21ça va être la guerre
33:21de la loyau
33:22voilà ça va être la guerre
33:23de la loyau
33:23bon
33:24pareil pour les poulets
33:251,4%
33:26c'est moins que ce que
33:27les poulets ukrainiens
33:28qui sont venus
33:30en Europe
33:30ces derniers temps
33:31et
33:32il n'y a pas que
33:33ces agriculteurs là
33:34il y a aussi en France
33:35des viticulteurs
33:36qui sont aussi
33:37dans une situation
33:38de grandes crises
33:39il y a de l'arrachage
33:40en ce moment
33:41dans les régions viticoles
33:44qui seraient
33:45grands bénéficiaires
33:46de cet accord
33:47et il y a aussi
33:48des producteurs
33:49de produits laitiers
33:50de fromage
33:51d'autres produits laitiers
33:53voilà
33:53sachant que
33:55dans le cadre
33:56de cet accord
33:56on va reconnaître
33:58des AOP
33:58des appellations
34:01d'origine contrôlée
34:02donc qui seraient
34:03également bénéficiaires
34:04et on regarde
34:06au bout du bout
34:06et on se dit
34:07et d'ailleurs
34:08c'est intéressant
34:09de voir que
34:10pendant que
34:11les agriculteurs
34:12ont mené
34:13un lobbying
34:13parfaitement efficace
34:14il faut leur reconnaître
34:15d'avoir été très bon
34:16le MEDEF
34:18Patrick Martin
34:19en sourdine
34:20il faut bien l'avouer
34:20mais il dit
34:22constamment
34:23que en fait
34:24cet accord
34:24nous serait favorable
34:25et je termine
34:27par quand même
34:27le fait que
34:28nous avons conclu
34:30cet accord
34:30avec le Canada
34:31le CETA
34:32il y a quelques années
34:33et que nous avions
34:35les mêmes obstructions
34:36de la part
34:37des agriculteurs
34:38qui criaient déjà
34:39au désastre
34:40au bœuf
34:42aux hormones
34:42au bœuf
34:43aux antibiotiques
34:43etc
34:44et que
34:45le désastre
34:46annoncé
34:46ne s'est pas du tout
34:47produit
34:47et que au contraire
34:49aujourd'hui
34:49quand on parle
34:50avec l'ensemble
34:50des agriculteurs
34:51ils sont tous
34:52même plutôt contents
34:53de cet accord
34:54du CETA
34:54parce que
34:55certains
34:55dont les viticulteurs
34:57y ont trouvé
34:57quand même
34:58assez avantages
34:59donc
34:59mais ce discours là
35:01n'est pas audible
35:03n'est pas audible
35:03bon merci
35:04pour ce topo
35:05très complet
35:06sur les avantages
35:07et les défauts
35:08du traité
35:09de libre-échange
35:09avec le Mercosur
35:10ça n'est pas audible
35:12dit Gaëlle Mack
35:13qu'en pense
35:14le sondeur
35:15Gaëlle Seaman
35:16Gaëlle a deux fois raison
35:17raison sur ce qu'elle dit
35:18sur les mesures objectives
35:19et raison aussi
35:20sur ce qu'elle dit
35:21sur le subjectif
35:22puisque
35:23vous avez des français
35:25qui
35:25en ont marre
35:27d'être les idiots
35:28du village international
35:29que l'Europe
35:29soit l'idiot
35:30du village international
35:31c'est-à-dire en gros
35:32concentre des accords
35:34avec des zones
35:36qui nous soient défavorables
35:37on ne peut pas tout
35:39on ne peut pas complètement
35:39leur reprocher
35:40parce que c'est souvent arrivé
35:42ils ont pris récemment
35:43dans les discussions
35:44des droits de douane
35:45entre von der Leyen
35:46et Trump
35:46donc
35:47ils ont ce sentiment là
35:48ils ont des préventions
35:49par rapport à l'Europe
35:50et ils ont aussi
35:52un immense amour
35:53pour leurs agriculteurs
35:54Christian rappelait tout à l'heure
35:56et c'est très intéressant
35:57que
35:58les agriculteurs
35:59ça ne pèse
35:59rien
36:00statistiquement
36:01en France
36:01c'est très petit
36:02mais que
36:03le monde rural
36:04ça représente
36:05entre un français sur 5
36:06et un français sur 4
36:07des gens qui vivent
36:08dans des zones périurbaines
36:10ou rurales
36:10à proximité d'agriculteurs
36:11et donc quand on fait
36:12des sondages d'image
36:13des professions
36:14l'agriculteur
36:15les français l'adorent
36:16en plus
36:16ils savent bien
36:18que ce sont des gens
36:18qui travaillent énormément
36:19pour une rémunération
36:21très faible
36:21et donc
36:22à partir du moment
36:24
36:24vous avez des précédents
36:26sur des accords internationaux
36:27où on a l'impression
36:28de s'être fait berner
36:29où ça part de l'Europe
36:31en qui les français
36:31n'ont pas confiance
36:32où c'est défendu
36:34à un moment donné
36:34quand même
36:35par un pouvoir politique
36:36ici
36:36en qui ils n'ont pas confiance
36:38si vous ajoutez à ça
36:40que ceux qu'ils adorent
36:41c'est-à-dire les agriculteurs
36:42qui sont quand même
36:43directement concernés
36:44par l'accord
36:44s'en plaignent
36:46et disent que ça va être
36:46terrible pour eux
36:47de fait
36:49ils sont hostiles
36:49au Mercosur
36:50comme Gaël le rappelait
36:51ils étaient hostiles
36:52les français
36:52au CETA aussi
36:54ils avaient l'impression
36:55que cet accord
36:56serait mauvais
36:57aujourd'hui
36:57vous pouvez toujours
36:58faire des sondages
36:59les gens disent
36:59le CETA
37:00non c'est pas un problème
37:00c'est plus un sujet
37:01donc on pourrait attendre
37:03et j'en termine par là
37:04des politiques
37:05qu'à un moment
37:06ils éclairent
37:07c'est-à-dire que ce que
37:08Gaël Mac vient de dire
37:09puisse être expliqué
37:10par nos hommes politiques
37:11mais en fait
37:11ils font pas ça
37:12ils ont fait tout le contraire
37:13Emmanuel Macron joue
37:14le bras de fer
37:15avec l'Europe
37:16depuis des mois
37:17des années
37:17parce qu'ils voient les sondages
37:19où ils sentent l'opinion
37:20et ils se disent
37:21tiens
37:21c'est rentable
37:22électoralement
37:23ou en termes de popularité
37:24pensent-ils
37:25de taper à bras raccourcis
37:27sur le Mercosur
37:29et ils le font
37:29sauf qu'il va se prendre
37:30les pieds dans le tapis
37:31Emmanuel Macron
37:32lundi
37:32ça va être un choc
37:33sur son image
37:34mais je voulais quand même
37:35faire un petit
37:36codici
37:37il y a une différence
37:39entre le CETA
37:40et le Mercosur
37:42le CETA
37:43le Canada
37:45c'est 35 millions d'habitants
37:46le Mercosur
37:47ça doit être
37:48270
37:48donc il y a
37:51une petite différence
37:52je pense aussi
37:53que
37:53globalement
37:55le Mercosur
37:56sera bon
37:57alors particulièrement
37:58pour l'Allemagne
37:59bon
38:00ça sera
38:00pas mauvais
38:01pour la France
38:02mais
38:03il y a
38:04la différence
38:04et la suivante
38:05sur le plan agricole
38:07le gouvernement
38:09canadien
38:09est capable
38:10de contrôler
38:11ses exportations
38:12quand le gouvernement
38:14canadien
38:14signe
38:15qu'il va pas
38:16exporter
38:17du bœuf
38:18aux hormones
38:18il est capable
38:19de vérifier
38:20chez lui
38:20que le bœuf
38:21qui part
38:22n'est pas aux hormones
38:23c'est pas le cas
38:24pour le Mercosur
38:25donc on va avoir
38:26arrivé
38:27des poulets
38:28qui seront
38:29passés à la javel
38:30on va avoir
38:30arrivé
38:31du bœuf
38:33éventuellement
38:34aux hormones
38:34Christian pardon
38:35je me permets
38:36de vous couper
38:36je vous rappelle
38:37qu'on importe
38:37d'ores et déjà
38:38200 000 tonnes
38:39de bœuf
38:39chaque année
38:40des pays
38:41du Mercosur
38:42on va simplement
38:43rajouter
38:4399 000 de plus
38:44mais on en importe
38:45déjà 200 000
38:46et 300 000 tonnes
38:48de volailles
38:48voilà
38:49simplement
38:49qu'est-ce qui se passe
38:51qu'est-ce qui se passe
38:52et ça c'est un truc
38:53que je dénonce
38:53dans cette émission
38:54ailleurs depuis longtemps
38:55l'Union Européenne
38:58et notamment la Commission
38:59n'a jamais été capable
39:00de mettre en place
39:01un système
39:02de vérification
39:03de la qualité
39:03des importations
39:04alors la France
39:05vient de prendre
39:06un décret
39:07disant
39:08qu'on ne pourra pas
39:10importer
39:10des produits
39:11qui auront été
39:12fabriqués
39:13avec des phytosanitaires
39:14interdits en France
39:15avec 5 produits phytosanitaires
39:16sauf que cet arrêté
39:17peut-être annulé
39:19par la Commission Européenne
39:20sous 10 jours
39:21et qu'en fait
39:23ça devrait être
39:23la politique
39:24de l'Union Européenne
39:25de dire ça
39:26c'est-à-dire que ce décret
39:27il devrait être européen
39:28mais alors pardon
39:29ce décret
39:29il est adressé
39:30aux pays européens
39:30Christian
39:31c'est-à-dire qu'aujourd'hui
39:32on importe
39:33des noisettes italiennes
39:35qui sont traitées
39:36avec des phytosanitaires
39:36interdits en France
39:37alors qu'on produisait
39:38nos propres noisettes
39:39qu'on a tuées
39:39avec davantage de normes
39:41donc ce que vient
39:41d'annoncer Sébastien Lecornu
39:43c'est sur la confiance européenne
39:45l'exemple absolu
39:45étant les amendes
39:47il se trouve
39:47qu'on est le premier
39:48apparemment mangeur d'amendes
39:51par tête d'habitant
39:52en France
39:53qu'on a tué aussi
39:55en interdisant
39:55des phytosanitaires
39:57la production d'amendes
39:58en France
39:59qu'elles viennent
40:00de maintenant
40:01à 70%
40:02sous réserve
40:03de vérification
40:03de Turquie
40:04où ils utilisent
40:05à fond
40:06tous les phytos
40:07interdits en France
40:07non mais cette question
40:08des contrôles est légitime
40:09mais on parle de 1,4%
40:12je rappelle
40:13de la production
40:131,2 pour le bœuf
40:14la production européenne
40:16c'est quand même
40:17c'est les meilleurs morceaux
40:18on est d'accord
40:19mais on peut aussi se dire
40:21de tout petit quota
40:22on peut aussi se dire
40:23que ça va s'ouvrir
40:24progressivement
40:25et donc la question
40:26de la vérification
40:27non mais la question
40:28des contrôles
40:28elle a été posée
40:29par la France
40:30elle est légitime
40:30et je pense que
40:32l'Europe devrait investir
40:33sur ça
40:34voilà
40:34parce que
40:35alors dernier point
40:37que je voulais dire
40:37sur le Mercosur
40:38ce qui a changé
40:39parce que le Mercosur
40:40est en négociation
40:41depuis une quinzaine d'années
40:4125 ans
40:4225 ans
40:43ce qui a changé
40:45je pense l'équilibre politique
40:47c'est trop un peu
40:47en fait
40:48en réalité
40:49la signature du Mercosur
40:51c'est une signature
40:52anti-Trump
40:52puisqu'il nous a violés
40:54par son diktat
40:57du 27 juillet
40:58par lequel l'Europe
41:00s'est humiliée
41:01toute la faiblesse européenne
41:03est apparue
41:03au monde entier
41:04le Mercosur
41:05c'est la session
41:06de rattrapage
41:07comme pour les étudiants
41:09c'est la session
41:09de septembre
41:10quand on a échoué
41:11en juin
41:11donc là
41:12on va signer
41:14le Mercosur
41:15c'est une mesure
41:15anti-Trump
41:16mais ce qu'il faut expliquer
41:16c'est que c'est un instrument
41:17d'influence aussi
41:18effectivement
41:19sur une zone
41:20très importante
41:22de la croissance mondiale
41:24où les Chinois
41:24le premier partenaire
41:26commercial du Mercosur
41:27c'est la Chine
41:27aujourd'hui
41:28ça n'est plus l'Europe
41:29c'est aussi un instrument
41:31c'est un instrument de puissance
41:31et d'influence
41:32ça n'est pas
41:32économique
41:33oui et j'avoue
41:33que je trouve
41:34un peu étrange
41:35la politique
41:36d'Emmanuel Macron
41:37sur cette histoire
41:38de Mercosur
41:38parce que je veux dire
41:39Emmanuel Macron
41:40c'est quand même
41:41un président
41:43qui était pro-business
41:44et plutôt libéral
41:45et normalement
41:46plutôt favorable
41:47au libre-échange
41:48on aurait pu penser
41:49et je veux dire
41:50on pouvait
41:51peut-être qu'il a pensé
41:52qu'en regardant
41:54les sondages
41:55que ce serait
41:55plus rentable
41:56politiquement
41:57de s'y opposer
41:59il y a une crise
42:00de la dermatose
42:01qui est venue
42:01un peu percuter
42:02tout ça aussi
42:02parce qu'il va juste
42:02mettre en avant
42:03l'impuissance
42:04de la France
42:05enfin voilà
42:06on est parti
42:07pour avoir des discours
42:08sur la France affaiblie
42:10la France qui ne s'impose pas
42:11en Europe
42:11etc
42:12alors que
42:13je veux dire
42:14il me semble
42:16que quelque chose
42:17d'un peu plus habile
42:18politiquement
42:19au moins depuis un an
42:21aurait été de dire
42:22attention
42:23les circonstances
42:24sont changées
42:25regardez
42:25Donald Trump
42:26nous impose
42:26des droits de douane
42:27il y avait
42:28un momentum politique
42:29pour changer d'avis
42:30on pouvait dire
42:31voilà
42:32on pouvait dire
42:32attention
42:33là maintenant
42:34on a intérêt
42:35à avoir des accords
42:36il l'a fait un peu
42:36lors de son déplacement
42:37au Brésil
42:37où il a dit
42:38que bon finalement
42:39peut-être qu'on pourrait signer
42:40mais c'est vrai
42:40que la crise de la dermatose
42:41est venue percuter
42:42dans l'agenda politique
42:43mais il y avait une pédagogie
42:43à faire auprès des français
42:45et il y aurait eu
42:46un moyen
42:46de faire alliance
42:47avec le MEDEF
42:49ou avec d'autres
42:50fédérations professionnelles
42:52pour montrer
42:52qu'il y avait aussi
42:53des avantages
42:54à se traiter
42:54etc
42:55alors que là
42:56on a l'impression
42:57qu'il a été pris
42:58par le lobbying
43:00agricole
43:02très puissant
43:03qui est mis en oeuvre
43:04et que en fait
43:05rien n'a été fait
43:06et même
43:07les agriculteurs
43:08qui en profitent
43:09osent à peine le dire
43:10je veux dire nous
43:11clairement
43:12la filière viticole
43:13par solidarité agricole
43:14on a fait
43:15on avait fait
43:17un éleveur
43:18face à un viticulteur
43:19justement
43:19et bien on a eu
43:21beaucoup de mal
43:21à trouver le viticulteur
43:22et le viticulteur
43:23nous a dit
43:23c'est très clair
43:25que c'est favorable
43:26pour nous
43:26etc
43:27et d'ailleurs
43:27moi pour le CETA
43:29je m'y opposais
43:30et j'en ai eu
43:31des bénéfices
43:32mais il me dit
43:33il y a une sorte
43:34d'omerta
43:35et il y a une sorte
43:36de solidarité
43:37au sein
43:38des agriculteurs
43:40et donc
43:40on n'est pas censé
43:41je veux dire
43:42s'opposer
43:43à ce que disent
43:44les éleveurs
43:44il y aura
43:45des situations
43:46qui seront difficiles
43:47pour les éleveurs
43:48il ne faut pas le cacher
43:48je veux dire
43:49il y aura
43:49certainement
43:50mais donc
43:51on voit bien
43:53que là
43:53il y avait quand même
43:54moyen de faire
43:54un petit peu
43:55de pédagogie économique
43:56on dit toujours
43:57que les français
43:57sont nuls en économie
43:59mais ils ne sont pas
44:00non plus aidés
44:01forcément
44:01par leur gouvernement
44:03qui ne les aide pas
44:04quand même
44:05à comprendre les enjeux
44:06je sais qu'on doit
44:06venir au Grenade
44:07mais juste un mot
44:08quand même
44:08de même qu'il y a deux frances
44:09il y a deux agricultures
44:10il ne faut pas l'oublier
44:11on a 350 000 fermes
44:14en France
44:15mais 250 000 significatives
44:17parce que
44:18je n'ai pas regardé
44:19les chiffres hier
44:19mais on doit avoir
44:2160 000 fermes
44:23en double activité
44:25bon
44:25mais donc
44:26sur les 250 000 actifs
44:27vous avez
44:28100 000 fermes
44:29qui font 80%
44:29de la valeur ajoutée agricole
44:31et 100 000 fermes
44:31qui vivotent
44:32et en fait
44:33les gens qui se battent
44:34c'est les 100 000 fermes
44:35qui vivotent
44:35et qui se disent
44:36ok c'est bon
44:39pour les 100 000
44:40qui font 80%
44:42de la valeur ajoutée
44:43mais nous on va crever
44:44en fait
44:45je pense qu'il y a 100 000 agriculteurs
44:47qui pensent
44:47qu'ils vont crever
44:48c'est eux qui sont
44:49aujourd'hui autour
44:50de la tour Eiffel
44:51donc la question
44:53c'est qu'est-ce qu'on fait
44:54en fait
44:54c'est
44:55c'est ce qu'on connaît
44:57d'ailleurs
44:57c'est le problème central
44:58du commerce mondial
44:59globalement
45:00c'est bénéfique
45:01mais il y a toujours
45:02des perdants
45:02quand on commerce
45:04avec la Chine
45:05globalement
45:06jusqu'ici
45:07on avait gagné
45:07maintenant on va même
45:08perdre globalement
45:09mais comme l'Europe
45:10est faible
45:10mais passons
45:11mais sur l'agriculture
45:14le pays va gagner
45:16mais les 100 000
45:18agriculteurs concernés
45:19vont perdre
45:20mais est-ce que c'est du fait
45:21du Mercosur
45:21ou de la concurrence
45:22non non
45:22c'est pas seulement
45:23Mercosur
45:24ça aggrave
45:24un problème structurel
45:26là l'idée
45:26serait plutôt
45:27de dire
45:28comment on va les aider
45:29et quelle politique
45:30on peut mettre en place
45:30pour eux
45:31plutôt que de
45:32s'obstiner à dire
45:33on refuse l'ensemble
45:34de l'accord
45:35pour cette raison
45:36et là depuis longtemps
45:37moi je propose une mesure
45:38c'est que moi
45:39qui la propose
45:40on s'en fout
45:40certes
45:41mais puisque
45:42si on est d'accord
45:43vous pouvez la proposer
45:44sur le plateau
45:45quand même
45:45c'est de dire
45:47faire d'une pierre deux coups
45:50on a un problème
45:51environnemental
45:52la France est un pays
45:54magnifique
45:54mais il faut le préserver
45:55et les agriculteurs
45:56par leur travail
45:57aussi contribuent
45:58à le préserver
45:59notamment les 100 000
46:00parce que c'est pas
46:01des grandes fermes
46:02c'est des fermes
46:03paysagères souvent
46:04donc moi je propose
46:06de faire un deal
46:07avec les 100 000
46:07en leur disant
46:09écoutez
46:09vous donnez 50 jours
46:11de travail par an
46:12parce qu'il y a des périodes
46:13où ils ne bossent pas
46:14de toute façon
46:14pour
46:16en travaillant avec l'ONF
46:19sur les forêts
46:20parce que nos forêts
46:21sont malades
46:22donc il faut travailler
46:23sur les forêts
46:23il faut travailler
46:24sur les chemins
46:25il faut travailler
46:25sur les paysages
46:26vous donnez 50
46:2860 journées par an
46:29et on vous file
46:30800 balles
46:32par mois
46:33dans beaucoup de fermes
46:35c'est ce qui paiera
46:36y compris
46:37la nourriture
46:37pour les enfants
46:38il y a des fermes
46:39où ils en sont là
46:40donc 800 balles
46:41qui tombent
46:42tous les mois
46:42ça changerait leur vie
46:43complètement
46:44et je pense que
46:45ça serait l'occasion
46:46de faire un deal
46:47avec eux
46:48en disant
46:48ok
46:48on est obligé
46:50d'ouvrir
46:50pour toutes sortes
46:52de raisons
46:52y compris
46:53contre Trump
46:54ainsi de suite
46:55donc on va signer
46:57avec le Mercosur
46:58mais on sait
46:58que vous allez crever
46:59il ne faut pas
47:00tourner autour du pot
47:02il faut dire
47:03oui on est conscient
47:03que vous risquez
47:05de crever
47:05donc on traite
47:06le sujet directement
47:07la proposition est faite
47:09répétée
47:10mais on tourne
47:12autour du pot
47:12dans tous les domaines
47:13et on ne traite pas
47:14la crise
47:15effectivement
47:15vous parliez
47:16de Donald Trump
47:16ce sera le dernier sujet
47:17aujourd'hui
47:18Donald Trump
47:19qui lorgne
47:21sur le Groenland
47:23après le Venezuela
47:24alors la Maison Blanc
47:27s'a agité
47:27y compris l'option militaire
47:29personnellement
47:30moi je n'y crois
47:30absolument pas
47:31je ne sais pas
47:31ce que vous en pensez
47:32autour de la table
47:33mais par contre
47:33ce qui semble se dessiner
47:35c'est peut-être
47:35un deal
47:36pour racheter
47:37le Groenland
47:39est-ce qu'on peut
47:40acheter des pays
47:41Gaël Mack ?
47:42alors les Etats-Unis
47:43se sont construits
47:44en achetant
47:45des régions
47:46en fait
47:47en 1783
47:48quand le Royaume-Uni
47:50a donné son indépendance
47:51aux Etats-Unis
47:52il y avait
47:5213 Etats
47:53des 50 Etats actuels
47:54et ensuite
47:56en l'espace
47:57de 6200 ans
47:59en gros
48:00les Etats-Unis
48:00n'ont cessé
48:01d'acheter des territoires
48:02ils ont commencé
48:03par acheter
48:03la Louisiane
48:04mais Louisiane
48:05très étendue
48:06c'est une très grande
48:07Louisiane
48:08c'était à peu près
48:08la taille du Groenland
48:09d'ailleurs
48:09c'était un tiers
48:11de la superficie
48:12des Etats-Unis
48:12un prix
48:13qui correspondrait
48:15si j'ai bien compris
48:16à 400 millions
48:16de dollars
48:17actuels
48:17pour 2,2 millions
48:18de kilomètres carrés
48:19ce qui est une très
48:20très bonne opération
48:20immobilière
48:213 cents par acre
48:22voilà
48:23ensuite ils ont
48:23racheté la Floride
48:25aux Espagnols
48:26ensuite ils ont
48:28racheté au Mexique
48:29non ils ont conquis
48:30ils ont fait la guerre
48:31oui mais aussi
48:33ils ont racheté
48:33ils ont racheté
48:34des bouts
48:34et puis ils ont des migra
48:35pour l'Ouest
48:36certains bouts
48:36notamment
48:37voilà
48:38autour de l'Arizona
48:39du Colorado
48:40de la Californie
48:41etc
48:41et puis ils ont racheté
48:43l'Alaska
48:43aux Russes
48:45en 1845
48:46donc ils ont racheté
48:47un énorme
48:48quelque chose
48:48qui ressemble beaucoup
48:49au Groenland aussi
48:50un gros bloc de glace
48:51voilà
48:51et jusqu'en 1917
48:53où ils ont encore
48:54racheté les îles vierges
48:56aux Danois
48:56donc le Danemark
48:58a déjà un historique
49:00de vente aux Etats-Unis
49:01donc les Etats-Unis
49:02ils ont quand même
49:03construit leur nation
49:04en bonne partie
49:05en rachetant des territoires
49:07ils ont déjà
49:08dans le passé
49:09dans l'histoire
49:09proposé de racheter
49:10le Groenland
49:11pour eux
49:11ça ne représente
49:13pas une nouveauté
49:14ça a été quand même
49:15comme ça
49:15en partie
49:16que leur nation
49:17s'est construite
49:17et comme dit
49:19Donald Trump
49:20c'est une très grosse
49:21opération immobilière
49:22bon après maintenant
49:24la question
49:24c'est tout
49:24comme Gaza d'ailleurs
49:25voilà
49:25alors sauf que
49:27dans ces transactions
49:29il y avait quand même
49:30un acheteur
49:31et un vendeur
49:31c'est ça la différence
49:33avec aujourd'hui
49:34il tord le bras
49:34un peu du vendeur
49:34voilà
49:35aujourd'hui
49:35il n'y a pas de vendeur
49:36je veux dire
49:37voilà
49:37le Danemark répète
49:40et même
49:40le Groenland
49:41d'ailleurs répète
49:42qu'ils ne sont pas
49:42à vendre
49:43et après
49:44il reste aussi
49:45si on va vraiment
49:47dans la politique fiction
49:48quelle valeur
49:49aurait le Danemark
49:51puisque on parle
49:52de 12 milliards
49:53le Groenland
49:5412 milliards
49:55à 77 milliards
49:57si j'ai bien lu
49:58donc le dollar
50:0012 et demi
50:01à 77 milliards
50:02de dollars
50:02voilà
50:03donc voilà
50:03ce qui est quand même
50:04une fourchette
50:05assez large
50:06donc voilà
50:07Truman avait déjà proposé
50:08de racheter le Groenland
50:09pour 100 millions
50:10en 1946
50:10voilà
50:11donc c'est une belle progression
50:13sur le marché international
50:14et je conclue
50:16en disant
50:17que Donald Trump
50:18dans son slogan
50:19Make America Great Again
50:21The Great
50:21correspond aussi
50:22à grand
50:23au sens propre
50:24oui superficie
50:24voilà grand
50:25en termes de superficie
50:26il semble qu'il soit
50:27assez obsédé
50:28par l'idée
50:29qu'il n'est pas
50:30le plus grand
50:30pays du monde
50:32en termes de millions
50:33de kilomètres carrés
50:34c'est pour ça qu'il voulait
50:34bouffer le Canada aussi
50:35donc voilà
50:36donc il se dit
50:37si je bouffe le Canada
50:38et le Groenland
50:39je passe devant la Russie
50:41je passe devant la Russie
50:42il lui faut les deux
50:43le Canada et le Groenland
50:44et là
50:45j'ai la taille
50:46sur la map monde
50:47je suis le plus grand
50:49pays géographiquement
50:50en termes de surface
50:52au monde
50:53et en fait
50:54ça semble peut-être
50:55un peu
50:56ça semble peut-être
50:58un peu étrange
50:59mais c'est une
50:59marque de puissance
51:01supplémentaire
51:02dont rêve Donald Trump
51:03qu'on peut comprendre
51:04tout à fait
51:04c'est l'ère des empires
51:06et des prédateurs
51:06Gaëlle Slimane
51:07là c'est quand même
51:08très inquiétant
51:09ces positions sur le Groenland
51:10parce que
51:10Raphaël on est parti
51:11sur cette idée
51:12de peut-on racheter
51:13mais c'est pas le propos
51:15qui est tenu
51:16il ne s'agit pas
51:17de pronostiquer
51:19une éventuelle
51:20intervention militaire
51:22mais
51:23les mots employés
51:24sont des mots
51:25bellicistes
51:26on ne mesure pas bien
51:28mais c'est inédit
51:30depuis
51:30la deuxième guerre mondiale
51:32entre alliés
51:33entre les Etats-Unis
51:35à l'intérieur de l'OTAN
51:38de menacer
51:39militairement
51:40parce qu'il parle bien
51:40de menaces militaires
51:41concrètes
51:42un pays
51:43dont il est l'allié
51:44effectivement
51:45membre de l'OTAN
51:45mais c'est un peu
51:46la technique de négociation
51:47Donald Trump
51:48c'est qu'il vous met
51:48une grande droite
51:49dans la figure
51:50et puis après on discute
51:51c'est là où je voulais
51:51en venir
51:52c'est que
51:53Gaëlle l'a dit
51:55mais racheter des pays
51:57surtout des pays
51:58très peu peuplés
51:59où on pourrait garantir
52:00la vie des Groenlandais
52:01c'est techniquement faisable
52:03c'est la pire stratégie
52:05politique possible
52:06de le faire au vu
52:07et au su de tout le monde
52:08puisque maintenant
52:08il est impossible
52:09pour le Danemark
52:10d'accepter
52:11de vendre le Groenland
52:12ce serait
52:13d'une certaine manière
52:14se prostituer
52:15pour les Danois
52:16et c'est impossible
52:17pour l'Union Européenne
52:18d'accepter
52:20qu'on torde le bras
52:21au Danemark
52:22c'est-à-dire qu'il s'est mis
52:23Donald Trump
52:23dans une situation
52:24stratégique
52:26où à part
52:28l'option militaire
52:28il est un peu contraint
52:32alors qu'il aurait pu
52:33pour le coup
52:33il a dit des choses
52:36parmi les folies
52:36qu'il a pu raconter
52:37il a dit des choses
52:38qui ne sont pas fausses
52:39quand il dit
52:40quel est l'intérêt stratégique
52:42pour le Danemark
52:43de posséder cet état
52:44si loin de ses terres
52:45avec si peu de population
52:47d'en faire si peu de choses
52:48puisque là
52:49pour exploiter
52:50au niveau
52:51au niveau minier
52:52au niveau pétrolier
52:53tout ce qu'il veut là-bas
52:54donc
52:54c'est vraiment
52:55c'est ce que j'ai dit
52:57quelquefois ici
52:58en termes de stratégie politique
53:00une erreur majeure
53:02et qu'on voit souvent
53:03chez Donald Trump
53:04ce qu'il appelle
53:05l'art du deal
53:06c'est-à-dire en gros
53:06le ferrailleur
53:09dans sa casse auto
53:10qui met un coup de pression
53:13au pauvre gars
53:14qui a sa voiture en panne
53:15et qui vient chez lui
53:16cette stratégie-là
53:18en politique
53:18elle ne fonctionne pas
53:19elle ne marche pas
53:21elle donne des résultats
53:22contre-productifs
53:23alors c'est sûr
53:24que les autres politiques
53:25les autres dirigeants
53:26ne sont pas habitués
53:26à avoir affaire à un ferrailleur
53:28et du coup
53:28sans offense pour les ferrailleurs
53:30et puis tout le monde s'écrase
53:30pardon
53:31mais la réaction européenne
53:32a été quand même
53:32mais sur le Venezuela
53:33vous avez observé
53:35les premières réactions
53:36on ne parle pas de Maduro
53:37encore une fois
53:38on a des sondages
53:38qui vont sortir
53:39là-dessus
53:39qui vont vous montrer
53:40l'état de l'opinion
53:41la sidération des français
53:42qui ne soit pas regretté
53:43c'est une chose
53:44mais le droit
53:45bafouer le droit international
53:47de cette manière-là
53:48de façon aussi spectaculaire
53:50et avoir comme première réaction
53:51sur X
53:52de la part du président
53:53de la République française
53:53on ne regrettera pas
53:55Maduro
53:55c'est un dictateur
53:56ce qui est vrai
53:57c'est quelque chose
53:59qui est sidérant
53:59donc oui
54:00son attitude
54:01provoque une forme
54:02de lâcheté
54:04de la part des Européens
54:04pour le moment
54:05mais il n'empêche
54:06que si l'objectif
54:07était de récupérer
54:08le Groenland
54:08dans le rachetant
54:09il s'est mis
54:10dans la pire des situations
54:11pour y parvenir
54:11Alors on termine avec vous
54:13Christian Saint-Etienne
54:13je rappelle votre dernier ouvrage
54:15Trump et nous
54:16comment sauver la France
54:17et l'Europe
54:17aux éditions Odile Jacob
54:19quelles sont les conséquences
54:20de tout ça pour nous ?
54:21Alors
54:21les conséquences d'abord
54:23c'est
54:24absolument considérable
54:26pour les Etats-Unis
54:27les Etats-Unis
54:29bon
54:29on n'a pas le temps
54:30mais les Etats-Unis
54:31viennent de basculer
54:33ils étaient le garant
54:34de l'ordre international
54:35de 1944
54:36jusqu'en 2016
54:39il faut relire
54:41la déclaration
54:42de San Francisco
54:43de 1945
54:44que les Américains
54:46ont écrit eux-mêmes
54:47et dans laquelle
54:47ils disent
54:48que tous les Etats
54:49doivent être respectés
54:51indépendamment
54:52de leur taille
54:53c'est les Américains
54:54qui ont écrit ça
54:55dans la déclaration
54:56de San Francisco
54:57C'était le monde
54:57d'Emmanuel Kant
54:58de même que la France
55:02on disait
55:03une histoire millénaire
55:05celle des Etats-Unis
55:06elle est séculaire
55:07certes
55:07mais les pays
55:09ont des surmois
55:11collectifs
55:12ce qui est d'ailleurs étonnant
55:14c'est le manque
55:15de réaction
55:16à l'intérieur
55:16des Etats-Unis
55:17parce qu'on est en train
55:18de violer aussi
55:19l'histoire américaine
55:20mais en un mot
55:21c'est une erreur fondamentale
55:22pourquoi ?
55:23parce qu'on comprend
55:23sur le plan stratégique
55:24il a raison
55:25on ne peut pas imaginer
55:27que la Chine
55:27ou la Russie
55:28mette la main
55:28sur le Groenland
55:29mais ils pouvaient
55:30parfaitement faire
55:30un deal avec le Danemark
55:31avec la population
55:33du Danemark
55:34en disant
55:34ok
55:34nous sommes le protecteur
55:36stratégique
55:37personne d'autre
55:37ne peut venir
55:38ils auraient signé
55:39et en contrepartie
55:41on va vous donner
55:425 milliards de dollars
55:43par an
55:44pour faire des investissements
55:46en infrastructure
55:46ils l'ont déjà fait
55:47d'ailleurs
55:47il y a
55:48une base américaine
55:51au Groenland
55:52il y en a même
55:52deux
55:53donc
55:54c'est une erreur
55:55conceptuelle
55:56mais le mot-clé
55:58c'est celui
55:58de Gaël Slimane
55:59c'est-à-dire
56:00qu'ici
56:01on a un casinotier
56:02ferrailleur
56:03qui négocie
56:04comme il a toujours négocié
56:05c'est pas un chef d'entreprise
56:06c'est pas
56:07l'ère des prédateurs
56:09voilà
56:09c'est des costauds
56:10et des puissants
56:11d'où l'intérêt pour l'Europe
56:12de se réveiller
56:13très certainement
56:13merci beaucoup à tous les trois
56:15Gaël Mag, Gaël Slimane
56:16Christian Saint-Etienne
56:17pour cette émission
56:18passionnante à retrouver
56:19en podcast et replay
56:19sur l'application
56:20BFM Business
56:21tout de suite
56:21c'est Antoine Larigauderie
56:22pour tout pour investir
56:23quant à nous
56:23on se retrouve demain
56:24teaser sur BFM Business
56:25en direct
56:26bonne journée à tous
56:27les experts
56:31débats et controverses
56:32sur BFM
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