- il y a 7 mois
Ce mercredi 24 décembre, les événements qui ont marqué l'année 2025, en particulier les marchés qui ont battu des records, ainsi que les attentes pour 2026, ont été abordés par Laurent Vronski, DG d'Ervor et secrétaire général de CroissancePlus, Thomas Grjebine, responsable du programme "Macroéconomie et finance internationales" au CEPII, et Nathalie Janson, économiste et professeure à Neoma Business School, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00On est toujours en direct sur BFM Business, il est 10h33, mes experts Laurent Vronsky, Nathalie Jansson, Thomas Grébine, on continue de parcourir l'année 2025 ensemble.
00:10On a parlé de l'événement économique majeur de l'année, tout le monde est d'accord, c'est Donald Trump qui bouscule les règles de l'économie internationale et d'un peu tout, c'est vrai Nathalie.
00:23La surprise de l'année, qu'est-ce qui vous a surpris Nathalie en 2025 ?
00:27Alors moi ce qui m'a surpris le plus et pas effectivement bien, c'est le fait qu'on va vraiment dans des retranchements extrêmes,
00:40donc que ce soit Trump pour ses droits de douane, là où on a poussé le raisonnement, à essayer de trouver des vrais arguments économiques pour le défendre,
00:50et de la même manière en France, d'avoir poussé, cette fois-ci effectivement pareil, d'une manière assez négative,
00:59une fois que, déjà j'étais très surprise de la démission de Bérou, ça c'était quand même une grande surprise.
01:04Oui, le suicide en direct.
01:05Le suicide en direct, je ne m'attendais pas du tout à que ça se termine comme ça, et puis après, alors là, le grand n'importe quoi qui s'en est suivi jusqu'à aujourd'hui.
01:15Oui, forme de stupéfaction.
01:16Ah bah tous les jours, je pense qu'on se le... Alors, comme la première partie de l'année...
01:19C'est toujours plus profond que le fond.
01:21Oui, en fait c'est ça, c'est toute la première partie de l'année, on se levait tous les matins, en voyant une nouvelle de Trump qui disait
01:26« Ah non, j'ai changé de 10 à 25, ah finalement non, j'ai fait 35, ah bah non, mais finalement je l'ai remassant... »
01:32Enfin, c'était hallucinant, je crois qu'on n'avait jamais vécu ça de notre vie.
01:36Et après, à partir de septembre, on a eu la même chose en France, mais avec...
01:40Avec les impôts.
01:41Avec les impôts.
01:42Et c'est ça qui m'a le plus surpris de l'année, c'est cette capacité à changer tous les 5 minutes au niveau politique.
01:50L'instabilité politique et des choix politiques.
01:52Et la bonne surprise, c'est que finalement, pour le moment, ça n'a pas atteint tant que ça, finalement, les entreprises.
01:57Ce qui est une surprise en soi aussi.
01:59Exactement, une surprise en soi.
02:00Même question, Laurent. Qu'est-ce qui vous a surpris en 2025 ?
02:04Moi, ce qui m'a surpris, c'est la résilience des entreprises.
02:07Alors, ce n'est pas le chiffre de l'économie, parce qu'on vient d'en parler au début de l'émission,
02:11mais ce qui est extraordinaire, c'est toutes ces entreprises qui continuent à se bagarrer,
02:16à contourner les obstacles, à innover, à aller chercher de plus en plus loin,
02:21parce que les entreprises qui dépendaient du marché hexagonal, si elles veulent pêcher du poisson, c'est un peu compliqué.
02:27Mais c'est dans la délaine des chefs d'entreprise, ça, Laurent. Est-ce que c'est vraiment une surprise ?
02:30Oui, mais je vais vous dire, vous savez, ce n'est pas aussi facile que ça.
02:33Je veux dire, on a cette image d'épinal qui avait commencé, d'ailleurs, pendant la bulle Internet,
02:37pour ceux qui s'en souviennent, ou années 2000.
02:40Donc, en clair, on a 23 ans, on a une idée géniale, on fait un business plan en trois pages,
02:46on lève 5 millions d'euros, on vend son entreprise quatre ans après, et on devient multimillionnaire.
02:50La vraie vie, ce n'est pas exactement comme ça.
02:53Et je pense que, oui, nous, en clair, on n'a pas le droit d'être pessimiste,
02:57mais ça ne veut pas dire qu'on est angélique, ça veut dire qu'on doit toujours se creuser la tête
03:01pour voir ce qu'il y a de positif dans ce qui apparaît comme du négatif.
03:04C'est typiquement la question que vous avez posée sur l'Europe.
03:06Je pense qu'il y a des choses très positives.
03:08Mais de trouver des arguments qui sont probants, qui réussissent à mobiliser nos équipes.
03:12Si moi, je vais rentrer chez Hervor, je dis les gars, on y va, et pourquoi chef ?
03:16Parce qu'on y va.
03:17Ce n'est pas très convaincant.
03:19Donc, ce qui est extraordinaire, si vous voulez, c'est que quand vous regardez,
03:21d'ailleurs, je rappelle que le mot entrepreneur est un mot français,
03:24il n'est pas un mot américain.
03:26Contrairement à ce que disait George W. Bush à l'époque.
03:30Et donc, vous avez les entreprises françaises qui, malgré l'adversité,
03:35malgré la Chine, malgré les politiques commerciales prédatrices,
03:41malgré les subventions déguisées, malgré la fiscalité incitative ou pénalisante,
03:46selon que vous êtes en France ou ailleurs,
03:49arrivent à se bagarrer et à exister.
03:51Donc, ça, c'est très surprenant.
03:53Mais maintenant, ce n'est pas une découverte,
03:55parce que moi, je l'ai vécu à plusieurs reprises.
03:58Vous prenez le Covid, qui a été un choc systémique sans précédent,
04:02où aucun manager n'avait eu l'expérience de gérer une pandémie,
04:05moi le premier.
04:06Je pense que les entreprises, sans jeu de mots, qui ont traversé ça,
04:08ont développé des anticorps.
04:10Ça, c'est extraordinaire.
04:12Bon, la question, c'est que ce n'est pas éternel.
04:15Les chefs d'entreprise, qu'ils soient optimistes et qu'ils soient entreprenants, certes,
04:19mais la question, ça va être de les garder en France.
04:21Et je sais bien que quand on écoute certains, il n'y a pas d'exil fiscal,
04:24et la France est un tel paradis que personne ne veut en partir.
04:27C'est faux !
04:27Qu'est-ce que vous voyez à Croissance Plus ?
04:30On voit la même chose.
04:32Alors, je rappelle que Croissance Plus, c'est l'association française,
04:35c'est la plus grosse association française d'entreprise de croissance.
04:38Par définition, c'est des gens qui sont en croissance.
04:41Mais ce n'est pas que sur l'IA.
04:43Moi, j'ai plein de camarades qui sont sur des secteurs qui sont, je dirais, assez classiques.
04:47Par exemple, vous avez une entreprise qui fait du pain.
04:50Le pain, c'est l'un des plus vieux pays du monde.
04:52Cette entreprise est en forte croissance.
04:55Donc, on a exactement les mêmes choses, sauf que si vous voulez à Croissance Plus,
04:58on a des gens qui sont beaucoup plus mobiles,
05:00parce qu'ils sont généralement déjà sur des marchés internationaux,
05:03ils ont des formations internationales pour certains,
05:06donc ils réagissent au quart de tour.
05:07Donc, pour l'instant, Croissance Plus,
05:10on s'est beaucoup bagarré pour essayer justement
05:13de réduire le nombre de Pères Noël à 1
05:15et les distributions des cadeaux à 1 jour,
05:18c'est-à-dire la nuit du 24 décembre.
05:20Mais là, on va aborder, on vient de vivre la saison 1
05:23qui était pathétique, c'est un euphémisme.
05:25Là, on va rentrer en saison 2.
05:27Même question, Thomas Grébine.
05:29Je vais faire un peu la même réponse.
05:30Moi, ce qui m'a surpris, c'est la résilience
05:32des principales économies du monde.
05:35Donc, on a parlé du point de vue des entreprises,
05:37mais le pendant, c'est évidemment qu'on regarde les chiffres macro.
05:41Donc, c'est évidemment le cas aux États-Unis.
05:43On a parlé tout à l'heure des 4,3 % de croissance américaine.
05:47Mais c'est quand même, il faut quand même rappeler,
05:48c'est qu'il y a quelques mois,
05:50avec le tsunami de Donald Trump,
05:53on pensait qu'il y avait des risques très importants
05:56pour l'économie américaine.
06:00On va peut-être parler tout à l'heure des marchés boursiers.
06:03Il y a eu un krach en avril cette année.
06:07On l'a presque oublié,
06:09parce qu'en fait, les pertes du mois d'avril ont été effacées.
06:15Et très largement.
06:16Et très largement.
06:17Et donc, c'est cette résilience quand même assez fantastique
06:21de l'économie américaine.
06:24Même si on peut avoir des doutes sur certains chiffres,
06:26si on peut considérer que cette croissance
06:28est de plus en plus déséquilibrée.
06:30de tout ça, c'est vrai.
06:31Mais malgré tout, elle est résiliente,
06:33malgré les coups de boutoir de Donald Trump.
06:36Et c'est un peu, à moindre niveau,
06:38la même chose pour l'économie européenne et française.
06:41Et française, qui finit finalement plus haut
06:43que ce qu'on attendait dans les 0,7 il y a un an.
06:45Malgré l'instabilité politique,
06:49malgré tout, ça tient.
06:52Mais ce qui n'empêche pas un décrochage relatif.
06:55Je pense que c'est ça, moi, mon inquiétude.
06:57C'est qu'en fait, cette bonne nouvelle à court terme,
07:00ce qui est quand même une bonne nouvelle,
07:01mais en fait, ça nous empêche d'agir
07:04et de prendre conscience de la difficulté
07:06pour l'économie française et pour l'économie européenne.
07:08Et le fait qu'en fait, on décroche relativement
07:10par rapport aux zones économiques les plus dynamiques.
07:12Moi, je trouve spectaculaire ce décrochage
07:16entre le politique, le géopolitique et l'économie.
07:20Est-ce qu'on est capable de comprendre ?
07:21Est-ce qu'on a déjà vécu des périodes dans l'histoire ?
07:25On a autant de tensions politiques, d'instabilité politique
07:29et géopolitique.
07:30On a quand même une guerre en Ukraine.
07:32On a Israël qui fait la guerre à l'Iran.
07:35On a Donald Trump qui menace d'envahir le Venezuela,
07:38le Groenland.
07:39On a des tensions en mer de Chine.
07:41Est-ce qu'on a déjà vécu des périodes
07:42où il y avait autant de tensions
07:44et une économie qui allait aussi bien ?
07:47Et comment ?
07:48On l'explique, Nathalie Jansson.
07:49En fait, je pense que c'est quelque chose
07:51que j'ai toujours eu, qui m'a toujours fascinée.
07:55Et moi, je l'ai regardée, ça fait longtemps,
07:58au niveau des banques centrales,
07:59parce que c'est là où ça a commencé
08:01avec l'impact de la formatisation
08:03et donc d'avoir une banque centrale
08:06qui finalement, avec des marchés qui grossissent,
08:08donc l'impact est quand même relativement faible.
08:11Et en fait, je me suis souvent dit que finalement,
08:14plus on digitalise, plus il y a cette économie,
08:16des flux qui deviennent complètement internationaux.
08:19Finalement, le pouvoir national,
08:21en fait, il a beaucoup moins d'impact
08:24qu'il n'en avait auparavant.
08:26Et je pense que l'épisode qu'on vit aujourd'hui
08:28est sans doute aussi une confirmation de ça.
08:33C'est-à-dire qu'à l'heure d'un monde globalisé,
08:35même s'il y a des endroits où ça se restreint,
08:38mais malgré tout...
08:39Oui, le commerce international continue de croître.
08:41On a du mal à bloquer aujourd'hui.
08:43Aujourd'hui, bloquer tout,
08:44c'est devenu quand même très compliqué.
08:48Et finalement, c'est les forces vives qui gagnent,
08:52en dépit de ce qu'elles ont autour d'elles,
08:54et elles s'adaptent.
08:55Et je pense que c'est une des bonnes nouvelles,
08:58finalement, de tout ça.
09:00C'est que finalement...
09:01Notre d'espoir.
09:02Voilà.
09:03Effectivement, c'est un message plutôt porteur d'espoir.
09:06Laurent ?
09:07Alors, pour répondre à votre question,
09:09oui, on a déjà vécu ça.
09:10On a vécu ça en 2009.
09:11Souvenez-vous, il y a eu un temps de latence
09:14entre la crise financière
09:15et la crise économique.
09:17Économique, bien sûr.
09:18Et on a dit,
09:18ah, mais c'est un nouveau modèle.
09:20Les deux sont désaccouplés.
09:21Finalement, c'est nouveau.
09:22Décorrélé, oui.
09:23On a dit, non, non, ça ne peut rien avoir.
09:25Après, il y a eu un petit...
09:26On a vite été rattrapé, quand même.
09:27Oui, mais à l'époque, je me souviens,
09:29par rapport à la question que vous posez,
09:31oui, on avait dit ça.
09:32Bon.
09:33Maintenant, pour moi, le plus important,
09:35c'est, si vous voulez,
09:36c'est votre horizon temporel.
09:37À mon sens, l'une des principales différences
09:40entre les Occidentaux et les Chinois,
09:43c'est que, eux, si vous voulez,
09:45le trimestre, c'est une milliseconde.
09:48Nous, le trimestre, c'est déjà,
09:50si vous voulez, c'est un monde.
09:51Alors, on sort un chiffre
09:53pour le troisième trimestre,
09:54ça y est, on fait des grandes conclusions
09:55et on va peut-être réorienter la barque, etc.
09:59Pour un Chinois, non, lui, il raisonne
10:0110, 20, 30, 40, 50 ans.
10:03Moi, je cite inlassablement
10:05un document qui est public,
10:08que les Chinois, si vous voulez,
10:09ont publié, que le gouvernement chinois,
10:11qui est China Manufacturing 2025,
10:14qui est passé très largement inconnu
10:16de tout le monde.
10:17Les Chinois vous disent clairement
10:18quelles sont leurs intentions de domination,
10:20sur quels segments,
10:21les segments sur lesquels les Occidentaux
10:23auront l'autorisation de se battre.
10:24La planification.
10:25C'est peut-être marqué.
10:26C'est pas un document secret.
10:28Donc, tout le monde s'est passé
10:30à 15 kilomètres au-dessus de tout le monde.
10:32Et eux, ils ont continué.
10:33Et ils raisonnent 10, 15, 20, 20.
10:35Ah bah, 2049, l'objectif,
10:36c'est d'être la première puissance mondiale
10:38pour les centaines de la République.
10:39Et ils mettent en place les objectifs annoncés,
10:40ce qui fait toute différence avec nous.
10:41Donc, si d'ici au trimestre,
10:43si au mois, il y a un indice
10:45qui n'est pas clément,
10:47parce que, justement,
10:48il y a de l'investissement,
10:49c'est pas grave, c'est pas un sujet.
10:51Parce qu'ils savent que dans un demi-siècle,
10:53ça sera eux qui seront,
10:54par exemple,
10:55c'est juste un exemple,
10:56ils seront le principal fournisseur mondial
10:59de traitement des terres rares.
11:02Alors que tous les autres pays
11:03ont des terres rares dans la France.
11:05Etc, etc, etc.
11:06Et c'est eux qui ont les capacités
11:07de raffinement.
11:08Mais quand ils l'ont décidé,
11:09ils ne l'ont pas décidé au trimestre dernier.
11:12Et oui.
11:13Ils ont le temps long, effectivement.
11:16Cette économie qui va bien,
11:18ça se traduit dans les marchés,
11:19évidemment, Thomas.
11:20Cette grande décorrélation,
11:23là, encore une fois,
11:23entre un monde en pleine guerre commerciale,
11:26avec la guerre en Ukraine,
11:27avec des endettements publics records,
11:31des taux qui ont remonté,
11:33quand même, cette année,
11:34et des marchés booming.
11:37Là, encore une fois,
11:38c'est surprenant, non ?
11:39C'est surtout le cas, en fait,
11:40sur les bonnes performances des marchés
11:42aux Etats-Unis.
11:44Oui.
11:44C'est-à-dire que...
11:45Et donc, encore une fois, l'IA.
11:47Oui, c'est en grande partie
11:48qu'on regarde depuis de l'invention...
11:50Enfin, la mise en place de Chagipity
11:53depuis 2022,
11:54la moitié de l'augmentation
11:55de la capitalisation boursière américaine,
11:58c'est les dix plus grosses firmes
12:01de la tech américaine.
12:02Donc, c'est vrai qu'il y a
12:03une très grosse concentration
12:05de la création de richesses,
12:08ou en tout cas,
12:08de la création de valeurs
12:09autour de cette tech américaine.
12:12En effet, il y a eu ce krach
12:14en avril cette année.
12:17Ce krach a été effacé très rapidement
12:19et les gains,
12:20quand on regarde le Nasdaq
12:21ou les autres indices boursiers américains,
12:24ils ont augmenté un peu moins de 20%.
12:27Oui, oui.
12:27On est très loin en Europe.
12:30Donc, quand on regarde le 4,40,
12:32les performances ne sont pas mauvaises,
12:34mais relativement,
12:35c'est moitié moins bien.
12:38Et quand vous regardez, par exemple,
12:39l'indice allemand,
12:41là, il y a une quasi-stagnation
12:42de l'indice depuis le mois de mars
12:44ou le mois d'avril.
12:45Bien sûr.
12:46Ça aussi...
12:47Madrid a pris 45%, par contre.
12:50Oui.
12:51Nathalie ?
12:52Ça dénote le contraste.
12:53Effectivement, l'Espagne est quand même
12:54dans une dynamique très positive
12:56en économie.
12:563% de croissance.
12:58Donc, là, on voit...
12:59Et pas de budget.
12:59Voilà.
13:00Oui, c'est tout ça.
13:01Comme quoi, on vit très bien
13:02sur l'Union depuis trois ans.
13:03Exactement, j'allais y venir,
13:04puisque, en fait,
13:05on voit bien qu'il y a quand même
13:06aussi une décorrélation
13:07entre pas de budget.
13:08Encore une fois.
13:09Et effectivement...
13:10Non, mais ça dit quelque chose
13:10du monde dans lequel on vit aujourd'hui.
13:12C'est pour ça que, voilà,
13:12je pense que, de mon point de vue,
13:15je trouve que c'est finalement
13:15pas une si mauvaise nouvelle que ça
13:17puisque, finalement,
13:18on voit bien que les économies font sans...
13:20La Belgique avait déjà éprouvé ça
13:22il y a quelques années.
13:23L'Espagne, pareil,
13:24il n'y a pas de budget comme nous.
13:26Et il ne se passe pas grand-chose
13:28de si mal que ça
13:29parce que je suis intimement persuadée
13:31qu'effectivement,
13:32le pouvoir politique
13:32a beaucoup moins d'accroche
13:34sur le monde économique
13:36parce qu'effectivement,
13:37on n'est plus dans la même...
13:38Alors, évidemment,
13:39il y a des acteurs locaux.
13:40Je ne vais pas non plus dire
13:42que tout le monde est international.
13:44Mais néanmoins,
13:45la façon d'envisager l'économie
13:46est beaucoup plus...
13:47Je pense...
13:49Elle est moins verticale qu'avant.
13:52Donc, du coup,
13:52ça donne cette capacité d'adaptation.
13:54Et donc,
13:55par rapport, effectivement,
13:57au marché financier,
13:58on voit aussi
13:59que le problème de la France,
14:00c'est qu'on est sur des valeurs
14:01genre le CAC 40
14:02qui sont très traditionnelles
14:04et ça explique
14:05cette différence abyssale
14:07avec les États-Unis.
14:09Maintenant, effectivement,
14:10ces performances
14:11sont souvent qualifiées
14:14d'irrationnelles,
14:15de bulles.
14:17En réalité,
14:18l'IA,
14:19comme elle a des conséquences immédiates,
14:22en fait,
14:22tous les jours,
14:23elle améliore
14:25et elle permet
14:26à des professions
14:27d'aller plus vite,
14:28de gagner en finesse,
14:28etc.
14:29Donc, c'est un petit peu
14:30la différence, je dirais,
14:31avec la bulle Internet de l'époque.
14:32Oui, et puis avec des investissements
14:33très concrets.
14:34C'est-à-dire qu'un data center,
14:35c'est des locaux,
14:36du matériel...
14:37Donc, c'est pour ça
14:38que parfois,
14:40même si ça peut paraître démesuré,
14:42c'est vrai que
14:43ce que permet de faire l'IA
14:45est quand même dingue.
14:47Je crois qu'il n'y a pas
14:48d'autres mots.
14:49Et puis, les investissements
14:50dans l'IA
14:50sont, par exemple,
14:51plus faibles aujourd'hui
14:52cumulés
14:53que ce qui était
14:53lors des chemins de fer.
14:55Quand vous prenez
14:55les investissements
14:57dans les chemins de fer
14:57au XIXe siècle,
14:58vous voyez que c'était
14:58des investissements
14:59qui étaient relativement
15:00beaucoup plus importants.
15:03Et puis, je suis d'accord
15:04aussi par ailleurs.
15:05C'est-à-dire qu'on ne peut pas
15:05dire, d'une part,
15:07que l'IA va tout changer,
15:09tout révolutionner,
15:10va transformer
15:10le marché de l'emploi.
15:12Et puis, après,
15:13s'étonner
15:14des valorisations
15:15liées à l'IA
15:17ou des investissements
15:18massifs dans l'IA.
15:20Donc, il y a sûrement
15:20dans certains segments
15:22des problèmes de valorisation.
15:23mais quand même,
15:24le fait que
15:25c'est un secteur
15:27qui monte
15:27compte tenu
15:28de la révolution
15:29qu'elle promet,
15:31qu'elle fait déjà.
15:34C'est pas non plus
15:35très surprenant.
15:37Laurent, je vous vois sceptique.
15:39Non, alors,
15:39si vous voulez,
15:41je pense,
15:42alors,
15:43les financiers
15:44qui m'écoutent,
15:44moi, j'ai rien
15:44contre les financiers.
15:45Moi, je suis un financier
15:46qui a mal tourné
15:46parce que j'ai été formé
15:47à l'école de Chicago.
15:48Oui, mais je pense que
15:49sur les marchés,
15:50il y a vraiment l'effet
15:50bande sardine, quoi.
15:52C'est-à-dire que la sardine
15:53a toujours été la sardine
15:54qui est devant
15:54quand elle tourne à droite.
15:55Comme les autres ont peur
15:56de se tromper direction
15:57et de ne pas être là
15:58contre machin.
15:59Donc, toutes les sardines
16:00suivent.
16:01Donc, ça,
16:01c'est la première chose.
16:02Deuxième chose,
16:03je pense que
16:03quand on joue au football,
16:05si on veut gagner,
16:06me semble-t-il,
16:07il faut plutôt regarder
16:08l'équipe d'en face.
16:09Si vous avez les yeux rivés
16:10sur le panneau des scores,
16:12à mon avis,
16:12vous n'allez pas marquer
16:13beaucoup de buts.
16:14Et c'est précisément,
16:14à mon avis,
16:15l'une des faiblesses
16:16de l'économie occidentale
16:17qui est rivée pour une partie
16:19sur justement
16:20ce tableau des scores
16:21que sont les marchés financiers.
16:22Et avec, je dirais,
16:23effectivement,
16:24parfois son côté irrationnel
16:25ou ses excès.
16:27C'est ce qui reflète
16:27la performance,
16:28normalement.
16:29Oui, mais quand elle est mesurée
16:31à trois mois
16:32et que vous êtes
16:33sur des marchés
16:34avec des produits,
16:34par exemple,
16:35celui que je connais mieux
16:36qu'est le mien,
16:36vous avez des cycles longs,
16:37vous êtes sur 10 ans, 15 ans.
16:39Si vous voulez,
16:39vous allez m'expliquer
16:40comment la performance trimestrielle
16:41reflète le positionnement
16:42d'une entreprise
16:43qui va mettre 10 à 15 ans
16:44à construire sa présence
16:46sur un segment.
16:47Je pense qu'il y a
16:47une vraie dichotomie.
16:48Attends, juste une question
16:49rapide sur le budget
16:50et je vais reboucler
16:51avec ce que vous disiez
16:51sur le principe de précaution.
16:54Je vais être un peu impertinent,
16:56mais à qui profite le crime ?
16:58Je veux dire,
16:58il vaut mieux une loi spéciale
17:00qu'un mauvais budget.
17:01Je crois qu'on l'a répété
17:02inlassablement dans cette émission.
17:04Un budget qui casse
17:05la machine économique
17:06sera étonnamment
17:08plus préjudiciable
17:09que pas de budget.
17:10OK ?
17:10Et d'ailleurs,
17:11les acteurs économiques
17:12que je rencontre,
17:13personne n'est inquiet
17:14par rapport à ça.
17:14Par contre,
17:15tout le monde se dit
17:15oulala,
17:16quand on assiste,
17:17c'est un peu
17:18l'une des thématiques
17:19de la lettre
17:19que j'ai écrite au Père Noël,
17:21quand on voit
17:21ce qui s'est passé,
17:22le débat fiscal
17:22depuis le mois de septembre,
17:25ça, c'est une source
17:25d'inquiétude, vous voyez ?
17:26Mais c'est plutôt ça
17:27la source d'inquiétude.
17:29Et sur le principe
17:29de précaution
17:30que je connais par cœur,
17:31parce qu'en tant qu'industriel,
17:32je rappelle quand même
17:33que jusqu'à il n'y a pas
17:34si longtemps,
17:34je n'étais pas le bienvenu
17:35parce que j'étais
17:37le pollueur,
17:38etc., etc.
17:39Et en plus,
17:40le type sans avenir
17:41puisque, évidemment,
17:42il n'y aurait plus
17:42l'industrie en Occident.
17:43Vieux métier de l'industrie,
17:44eh oui.
17:46Le principe de précaution,
17:48je veux dire,
17:48il y a toujours
17:48une bonne raison derrière,
17:50mais il y a beaucoup
17:50de gens qui ont intérêt
17:51à ce qu'on ne le supprime pas.
17:53Eh oui,
17:54il faut pondre une loi,
17:56pour la pondre,
17:56il faut des têtes pensantes,
17:58puis après,
17:58il faut la faire respecter,
18:01il faut la faire vivre.
18:02Et donc,
18:04oui,
18:04il y a toujours
18:04une bonne raison,
18:05mais pour justifier,
18:07je dirais,
18:07ces postes,
18:08pour justifier ces gens
18:09qui entretiennent
18:10l'appareil normalif,
18:12je rappelle qu'en France,
18:13c'est 400 000 normes,
18:15règles,
18:15etc.,
18:16400 000.
18:17Il coûte 3 à 4 points de pipe
18:18de croissance.
18:19Il n'y a pas un seul cerveau humain
18:21qui est capable
18:21de digérer 400 000 normes
18:23et réglementations.
18:24Il n'est censé ignorer la loi,
18:26alors.
18:26Voilà,
18:27peut-être que l'IA
18:27nous aidera un jour.
18:28Donc,
18:29il n'y a pas de volonté réelle,
18:31à mon avis,
18:31de changer ça,
18:32parce que ça fait vivre
18:33beaucoup de gens,
18:33tout simplement.
18:35D'ailleurs,
18:35je peux me permettre
18:36de rebondir,
18:37ça me fait penser
18:37au petit article
18:39qu'il y avait,
18:40la petite brève
18:40sur l'Argentine
18:42avec le Réveil Mireille
18:45qui a demandé
18:46à la suppression
18:46des réglementations
18:47sur le vin.
18:48Il y en avait,
18:49je ne crois pas me trouver,
18:50le chiffre est tellement énorme
18:51que j'ai du mal
18:52à me dire que c'était celui-là.
18:53Je crois que c'était 700
18:54réglementations sur le vin.
18:55Non, mais c'est tout à fait possible.
18:56Et en fait,
18:57ils ont...
18:58On peut demander aux amis
18:58d'ignorants
18:59qui nous écoutent.
19:00Voilà.
19:00Je pense qu'en France,
19:01on ne doit pas être très, très loin.
19:02Oui, c'est pour ça.
19:03Et donc,
19:03pour pouvoir faire en sorte
19:04que le vin argentin,
19:06qui en plus,
19:06il y en a vraiment très bon,
19:08puisse être beaucoup plus...
19:10Très bon Malbec en Argentine.
19:11Oui.
19:12Absolument.
19:12C'est un peu ça,
19:13c'est la même chose.
19:14Mais là-bas,
19:15ils ont décidé d'arrêter.
19:16Nathalie,
19:16gardez la parole sur...
19:18Je voudrais qu'on parle
19:19un tout petit peu
19:19de la trajectoire brouillée
19:20du Bitcoin aussi
19:21pour terminer.
19:22Le Bitcoin.
19:23De ne pas parler...
19:24Le Bitcoin.
19:25Voilà.
19:26Du Bitcoin
19:27en bon français.
19:30Qu'est-ce que vous a tiré
19:31de l'année 2025 ?
19:32Ça a été...
19:33Ah ben là,
19:34ça a été...
19:34Oui, ça a été l'année...
19:35Beaucoup d'émotions.
19:36Oui, du plus et du moins.
19:39Enfin,
19:39ça a été vraiment l'année
19:40du top et du flop.
19:42Oui.
19:43Et alors,
19:44bon,
19:45moi,
19:45la leçon que j'en tire,
19:48c'est qu'effectivement,
19:49moi,
19:49le Bitcoin ne m'intéresse pas
19:51pour ses perspectives
19:52d'investissement.
19:53Donc,
19:53voilà,
19:53ça ne me fait que conforter
19:55dans ce que j'ai toujours
19:56pu trouver
19:57d'intéressant
19:58dans le Bitcoin.
19:59C'est-à-dire que
19:59on n'a pas...
20:01Ce n'est pas ça
20:02le plus intéressant
20:02dans le Bitcoin,
20:03de gagner de l'argent.
20:04C'est clair.
20:06Parce qu'en fait,
20:07il ouvre des possibilités.
20:09Enfin,
20:09il a simplement...
20:10Il est venu rompre,
20:11en fait,
20:12un des seuls monopoles
20:13qui restait
20:14sur l'infrastructure
20:15de paiement
20:16qui était celui
20:16des banques centrales.
20:18Et en fait,
20:18c'est ça,
20:18son apport majeur.
20:19C'est qu'effectivement,
20:20il permet aux gens...
20:21Et d'ailleurs,
20:22Corinna Machado,
20:23qui a eu le prix Nobel
20:24de la paix,
20:24est une grande fervente
20:26du Bitcoin
20:26parce qu'elle a appris
20:28à ses concitoyens
20:29comment utiliser
20:30effectivement Bitcoin
20:31pour pouvoir
20:32protéger ses actifs.
20:34Donc ça,
20:34c'est parmi en cause.
20:35Effectivement,
20:35le Bitcoin,
20:36c'est devenu cet objet
20:37d'investissement
20:38à mon goût
20:40trop.
20:40Et d'ailleurs,
20:41c'est aussi intéressant
20:42parce que je pense
20:42que ses fondateurs
20:43étaient loin de penser
20:44qu'en créant la rareté,
20:46en limitant
20:48les 21 millions,
20:49en fait,
20:49ils allaient créer
20:50finalement une demande spéculative
20:52beaucoup plus importante
20:53qu'ils ne le pensaient.
20:55Donc moi,
20:55les hauts et les bas
20:56du Bitcoin
20:57ne m'attaignent peu
20:57parce que je pense
20:58qu'il restera
20:59pour ce qu'il est.
21:00Maintenant,
21:01effectivement,
21:01en termes de modèle,
21:02par contre,
21:03ce qui est assez drôle
21:04si on reprend l'histoire,
21:06c'est que finalement,
21:06c'est passé d'un actif
21:08qu'on a failli définir
21:09comme une classe d'actifs
21:10en tant que tel.
21:11C'était ses débuts.
21:13Moi, je me rappelle,
21:13les financiers travaillaient là-dessus,
21:15vous allez voir.
21:15Est-ce que ça n'est pas
21:16de plus en plus ?
21:17Le Bitcoin est devenu
21:17très institutionnel.
21:18Oui, oui,
21:19mais par contre,
21:19il est institutionnalisé,
21:20ça c'est sûr.
21:22Mais par contre,
21:22ses liens avec le marché financier
21:25ont changé avec le temps
21:26et on voit qu'effectivement,
21:27là,
21:28il rentre dans une nouvelle ère
21:29puisque, à nouveau,
21:31on ne voit pas trop
21:32à quoi il est rattaché.
21:33Donc c'est assez intéressant.
21:34Est-ce qu'il y est comment
21:35cette nouvelle ère ?
21:36C'est une ère où,
21:38en fait,
21:38paradoxalement,
21:40il est beaucoup plus,
21:41même chez les institutions
21:42gouvernementales,
21:43c'est ça qui est incroyable
21:44parce que Trump en a fait
21:45clairement une réveille stratégique.
21:49Le Bhoutan,
21:50là également,
21:51la Banque centrale suisse
21:52en a en réserve.
21:53Beaucoup de pays,
21:54des banques centrales,
21:56les ont comme réserve
21:57au même titre que l'or.
21:58Et donc,
22:00c'est assez intéressant
22:01de voir que son institutionnalisation,
22:04finalement,
22:05ne dit pas
22:06qu'il va continuer
22:07à battre record sur record.
22:09Il nous reste trois minutes.
22:11Un espoir pour 2026.
22:13On va terminer.
22:14Je crois qu'on termine
22:14sur une note d'espoir.
22:16C'est Noël ce soir.
22:18Demain, pardon.
22:20Votre note d'espoir,
22:21Thomas Grébine pour 2026.
22:23Moi, la note d'espoir,
22:24c'est qu'il y a un réveil
22:25au niveau européen
22:26et qu'on voit
22:28que malgré tout,
22:29les choses bougent.
22:30On parle souvent
22:31de la concurrence chinoise.
22:32Pour moi,
22:32c'est quand même
22:33le principal souci d'inquiétude
22:35pour l'industrie européenne
22:37dans les années qui viennent.
22:39Et on voit que la France
22:40a défendu des positions
22:43un peu plus offensives
22:44ces derniers temps
22:44face à la Chine.
22:45Et la difficulté,
22:46c'était de rallier
22:47notamment notre voisin allemand.
22:49Et moi,
22:49ce qui me semble
22:50et ce qui est un peu
22:50un espoir pour moi
22:52pour l'année 2026,
22:54c'est que les Allemands
22:55nous rejoignent.
22:56On voit que ça évolue
22:57quand même relativement vite
22:58parce que...
22:59L'industrie automobile
23:00freine toujours
23:00des cas de fer,
23:01mais le reste
23:02du patron allemand
23:04est un peu en train de bouger.
23:05Des producteurs allemands
23:07en Chine
23:07sont en train quand même
23:08de...
23:09Enfin,
23:09leur part de marché
23:10baisse rapidement.
23:11Ça pousse aussi
23:12le gouvernement allemand
23:13à réagir.
23:14Donc ça,
23:14pour moi,
23:14ce sera un motif d'espoir
23:16pour 2026
23:17qui est une position
23:17plus commune face...
23:19Plus d'Europe.
23:21Plus d'Europe solidaire.
23:22Laurent Wonski,
23:22votre espoir pour 2026 ?
23:24Moi,
23:25je vais vous dire,
23:25moi j'ai beaucoup voyagé
23:26dans ma vie,
23:27j'habitais à l'étranger
23:27et je pense vraiment,
23:29je ne suis pas en train
23:29de vous faire la messe,
23:30même si c'est de circonstances,
23:31je pense qu'on a un pays
23:32absolument hallucinant.
23:33Donc moi,
23:33je crois dans mon pays,
23:34je pense qu'il y a des gens
23:36qui veulent se battre,
23:37il y a des gens
23:38qui se battent,
23:39je pense que ce qu'on vient
23:40de vivre
23:40est en train de leur ouvrir
23:42les yeux
23:42et moi je suis assez optimiste
23:44parce que je pense
23:45qu'on va innover
23:46sur sans doute
23:47des moyens
23:48de changer le pays.
23:49Il y a des choses
23:49qu'on va faire différemment
23:50parce qu'il y a une espèce
23:52de ras-le-bol général
23:52et qu'il y a des modèles
23:53qui sont à bout de souffle
23:54portés par des gens
23:55qui sont à bout de souffle
23:56qui en clair gèrent
23:57leur intérêt
23:58et pas celui du pays.
23:59Moi,
23:59je vais faire mes compatriotes,
24:01je peux vous dire,
24:02il y aura du sport en 26,
24:03on ne va pas s'ennuyer,
24:04ça c'est sûr,
24:05mais moi je suis très optimiste
24:06pour notre pays.
24:07et une présidentielle
24:08en 2027.
24:09Nathalie Jansson ?
24:10Il m'a piqué mon idée.
24:13On ne sait pas
24:14qu'on sortait avant.
24:15Moi,
24:15en fait,
24:15je pense effectivement
24:16que les entreprises,
24:18enfin voilà,
24:18qu'en fait,
24:19l'innovation,
24:21elle n'est pas seulement
24:22dans les produits,
24:23mais elle peut être
24:23par rapport aux institutions
24:25et quand on en a marre
24:26de ces institutions
24:27et qu'on voit
24:28qu'on ne peut plus
24:28les changer,
24:29je pense que les entreprises,
24:31elles ne vont pas,
24:31enfin je veux dire,
24:31elles vont toujours exister,
24:32elles ne vont pas
24:33toutes s'en aller,
24:34elles ne vont pas tous
24:35voter avec leurs pieds
24:36et effectivement,
24:38je pense que
24:38c'est l'entreprise
24:40en fait qui donnera,
24:41qui produira les solutions
24:43pour faire un monde meilleur
24:44donc je ne suis pas pessimiste
24:46par rapport à ça
24:47mais par contre,
24:47je suis triste
24:48pour tous ces millions
24:49de Pères Noël
24:50qui sont des fausses copies
24:52parce que franchement,
24:53ils ne donnent pas
24:54une belle image
24:54et surtout,
24:55ils n'ont absolument
24:56pas de futur.
24:57Et que les Français
24:58n'écoutent plus beaucoup.
25:00Ce sera le mot de la fin.
25:01Merci à tous les trois.
25:02Merci beaucoup.
25:02Nathalie Jansson
25:03et Thomas Gabine
25:04d'avoir participé
25:05à cette dernière émission
25:06de l'année.
25:07Je vous souhaite
25:07à toutes et à tous
25:08de passer de très bonnes fêtes.
25:11Les experts
25:11vous retrouvent
25:13le lundi 5 janvier
25:15et tout de suite,
25:16c'est Antoine Léon et Maudry
25:17pour Tout Point Investir.
25:19Très bonne journée,
25:20très bonne fête
25:20et je vous dis rendez-vous
25:21en 2026.
25:22Merci à tous.
25:23Merci à tous.
25:24Merci à tous.
25:25Merci à tous.
Commentaires