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  • il y a 2 mois
Ce mardi 16 décembre, Wilfrid Galand, directeur stratégiste chez Montpensier Arbevel, et Stéphane Deo, senior portfolio manager chez Eleva Capital, se sont penchés sur les créations d'emplois aux États-Unis, la performance des marchés européens, les avancées dans les négociations en Ukraine, la fin d’année douloureuse du secteur tech, la succession de Powell disputée par deux Kevin, et la réorientation de Ford vers l’hybride, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:04Les experts du club, ils viennent de nous rejoindre.
00:05Stéphane Déo pour Eleva Capital.
00:07Bonsoir Stéphane.
00:08Bienvenue.
00:09Et Wilfried Galland, mon pensier Arbevel.
00:11Bonsoir Wilfried.
00:12Bonsoir Guillaume.
00:12Ravis de vous retrouver l'un et l'autre.
00:13On va mesurer le potentiel à venir sur les marchés.
00:16On parlera de Ford qui fait un grand pas en arrière sur l'électrique
00:19et un signal pour l'ensemble de la filière.
00:21Ici en Europe, Bruxelles doit annoncer les détails de l'assoupissement sur les véhicules thermiques.
00:26Oui, des mesures en faveur des véhicules thermiques.
00:28Enfin, dans quelle mesure ?
00:29On regardera, on attend les détails d'un instant à l'autre.
00:32Juste avant, on va jouer tous, là, tous les quatre, les inspecteurs des travaux finis.
00:38On va jouer les inspecteurs des travaux finis sur l'économie américaine.
00:41On en est où ?
00:41On a eu tout à l'heure un rapport sur l'emploi américain, très intéressant, très instructif.
00:46Inspecteur des travaux finis, soyons.
00:49Que vous enseigne ce rapport sur l'état de l'économie américaine ?
00:52Ça faisait longtemps qu'on n'avait pas eu de rapport sur l'emploi aux Etats-Unis du fait du shutdown.
00:55Là, on en a un, celui du mois de novembre.
00:56Que nous apprend-il, Stéphane ?
00:59D'abord, c'est la joie, parce qu'on a enfin des données à commenter, donc c'est très, très bien.
01:04Et vous entendez là la joie d'un inspecteur des travaux finis ?
01:06C'est un moment trop rare.
01:07Une joie mesurée, c'est toujours.
01:09Écoutez, ce qu'on regarde beaucoup, c'est les créations d'emplois.
01:14Moi, je regarde les créations d'emplois dans le secteur privé, parce que si vous regardez dans le secteur public, il y a eu une volatilité extrêmement forte.
01:22Dans le secteur privé, on est à peu près sur 50 000 créations d'emplois en octobre et en novembre.
01:27Donc, on a très clairement un ralentissement sur le marché de l'emploi.
01:31Ça valide tous les indicateurs parcellaires qu'on avait eus depuis un mois ou deux, depuis le shutdown.
01:38Vous savez qu'il y a des enquêtes privées, qu'il y a d'autres sources d'informations,
01:41qui montrent un tassement de la croissance sur les emplois.
01:45Mais ce n'est pas du tout une catastrophe, ce n'est pas un effondrement loin de là sur le secteur privé.
01:51Donc, pour moi, c'est plutôt une validation de tous les indicateurs imparfaits, parcellaires qu'on a eus depuis deux, trois mois.
02:00La seule chose qu'on avait à se mettre sous la dent, c'est...
02:04Ça ralentit, mais on préserve l'essentiel en quelque sorte.
02:06Oui, c'est ça.
02:06Et puis, une fois de plus, il ne faut pas oublier qu'au début de l'année dernière, il fallait créer 200 000 emplois par mois
02:12pour absorber les nouveaux entrants sur le marché de l'emploi, parce qu'il y avait beaucoup d'immigration.
02:17Là, évidemment, avec la nouvelle administration, l'immigration, c'est un petit peu tari, pour dire le moins.
02:22Et donc, avec 50 000 emplois par mois, on arrive grosso modo à stabiliser le chômage.
02:28Pour l'anecdote...
02:29Stabiliser le chômage ?
02:30Attendez, il monte à un peu haut de 2021 le chômage, 4,6%.
02:33Oui, mais c'est le 51e mois de suite, qu'on est au-dessous de 5% de taux de chômage.
02:40C'est le record pas absolu.
02:44On avait fait mieux à la fin des années 70, mais c'est la plus longue période depuis un demi-siècle.
02:51Donc, on est quand même sur un marché de l'emploi qui est loin d'être catastrophique pour l'instant.
02:55Oui.
02:55Wifrit, votre lecture de ce rapport sur l'emploi, enfin un rapport sur l'emploi aux Etats-Unis.
02:59Pour terminer, effectivement, après l'inspecteur, déjà des travaux finis, donc ultra finis maintenant,
03:03c'est vraiment la dernière finition, le dernier vernis.
03:05Ce qui est intéressant dans ce rapport, c'est qu'effectivement, on est sur un équilibre
03:12que les hommes de marché qualifient de quasi parfait, c'est-à-dire le ralentissement
03:17qui valide la baisse des taux américains qu'on a eue la semaine dernière, sans toutefois
03:23tomber dans un côté pré-récessif qui pourrait inquiéter tout le monde.
03:31Ce qui va être compliqué à réconcilier, c'est effectivement l'enquête des ménages
03:36d'un côté, donc il nous dit qu'il y a quand même une légère augmentation du chômage,
03:39l'enquête des entreprises qui nous dit qu'on crée toujours de l'emploi.
03:42Effectivement, je suis totalement d'accord avec ce que vient de dire Stéphane, normalement,
03:45à 50 000, on devrait stabiliser le taux de chômage.
03:48Genre là, les ménages nous disent que le chômage remonte, effectivement, on reste
03:52sur des niveaux tout à fait acceptables.
03:55La moyenne historique de chômage aux Etats-Unis, c'est 5,7%.
03:58Donc, on est encore très, très loin de cette moyenne historique.
04:02La question maintenant, c'est effectivement de regarder, et ça, je ne l'ai pas fait
04:05encore, mais regarder le détail, où sont ces créations d'emplois ?
04:09Est-ce qu'on a, par exemple, c'était une des grandes interrogations, est-ce que ce sont
04:12les secteurs où on a potentiellement l'impact le plus fort de l'intelligence artificielle
04:18qui sont les plus impactées par le ralentissement, auquel cas, ça validerait un certain nombre
04:22de théories ? Est-ce qu'à l'inverse, on est complètement dans la moyenne historique ?
04:27Ça, ce sont des choses, effectivement, qu'on va devoir regarder au fur et à mesure.
04:30Il y a aussi, on manque aussi de profondeur de données, là, du fait du shutdown, donc
04:35il va falloir attendre probablement un petit peu.
04:36Ce qui est très drôle, c'est qu'on a eu aussi les données d'octobre.
04:39Alors, totalement, alors vraiment, on a juste eu deux chiffres qui sont tombés.
04:43On a absolument pas la granularité.
04:47Déjà, le chiffre de novembre, j'ai pas l'impression qu'on ait la granularité ordinaire.
04:52Là, on était vraiment dans un chiffre extrêmement basique.
04:55On prend ce qu'il y a, voilà, et effectivement, là, on a deux rapports sur l'emploi, d'octobre
04:58et novembre.
04:58Celui de novembre est un peu plus dense que celui d'octobre, effectivement.
05:01Bon, ça montre qu'on préserve l'essentiel, même si le ralentissement du marché de l'emploi
05:05se confirme, on préserve encore l'essentiel.
05:06Rien de récessif dans ce qui est annoncé.
05:09Pas à ce stade.
05:09Voilà, pas à ce stade.
05:11Et les indices qui reculent encore un petit peu, qui poursuivent leur gentille glissade
05:15à Wall Street, le S&P 500 perd 0,4%.
05:17En Europe, on recule un peu moins qu'aux États-Unis.
05:20D'ailleurs, depuis le début de l'année, figurez-vous, ça, c'est la bonne surprise,
05:24l'Eurostox Europe 600 progresse plus que le S&P 500.
05:29On n'a pas à rougir ici en Europe des performances cette année.
05:32L'Eurostox Europe 600 fait mieux que le S&P cette année.
05:36Stéphane, en fait, il fallait tout miser sur l'Europe.
05:38D'autant plus, si on tient compte de la baisse du dollar face à l'euro,
05:40on est encore plus perdant, nous, Européens.
05:41Donc, il fallait tout mettre sur l'Europe, en fait.
05:44Il y a un an, pile poil, la vue, c'était que les valorisations s'étaient écartées
05:50de manière totalement déraisonnable.
05:52C'est-à-dire qu'on a toujours une décote des actions européennes par rapport aux États-Unis.
05:57Mais là, la décote était complètement aberrante.
06:03Et donc, effectivement, il y a un effet de rattrapage.
06:06C'est-à-dire qu'on a trop tendu l'élastique, c'est revenu.
06:09Donc, ça, c'est le premier élément.
06:10C'est les valorisations.
06:12Et le deuxième élément, c'est le plan de relance allemand qu'on n'attendait pas
06:16et qui donne, en fait, des perspectives de croissance beaucoup plus...
06:19Alors, pas forcément très, très élevé, parce que c'est l'Europe.
06:23Il ne faut pas non plus exagérer.
06:24Mais on a une énorme visibilité sur l'année prochaine, parce que le budget a été voté.
06:29On sait qu'avec une très forte probabilité, ce sont des fonds qui vont arriver dans l'économie,
06:33donc qui vont relancer certains secteurs.
06:36Il y a quand même beaucoup, beaucoup plus de visibilité que sur la tech,
06:39sur le quantum computing qui est à la mode ou des choses comme ça.
06:43Donc, vous voyez, je vous donne deux choses en même temps.
06:44Non seulement de la croissance, alors pas faramineuse une fois de plus,
06:48mais surtout une très forte visibilité.
06:50Et donc, il y avait un peu tous les ingrédients pour que l'Europe se tienne très, très bien.
06:55Et c'est ce qui a été le cas sur...
06:57Alors après, c'est surtout la première moitié de l'année où l'Europe a très, très bien performé.
07:01Oui, oui. Alors la question, est-ce que ça va se poursuivre en 2026,
07:04l'Europe plutôt que les États-Unis ou pas ?
07:06La vraie question, c'est que l'année dernière, en fait, la surperformance,
07:10elle est liée à uniquement deux secteurs, en fait.
07:12Donc, si vous n'aviez pas ces deux secteurs-là, vous étiez morts.
07:15Cette année ?
07:16Cette année.
07:16C'est-à-dire qu'en fait, on a eu surperformance des financières européennes
07:20et surperformance du secteur de la défense.
07:22Si vous n'aviez pas ces deux secteurs-là, en fait, vous le retrouviez, effectivement,
07:25avec des performances au mieux très médiocres.
07:28Et avec un effet de rattrapage, en particulier sur les financières,
07:31qui a été extraordinairement spectaculaire.
07:32Et là, effectivement, on avait des niveaux, des écarts de valorisation
07:35entre, d'un côté, les financières et les banques américaines et les banques européennes,
07:38qui étaient du jamais vu.
07:40Enfin, on imaginait, à ce niveau de valorisation,
07:42le scénario, c'était que les banques européennes allaient faire faillite.
07:44Bon, effectivement, on était quand même très, très loin de ce scénario noir.
07:49On a rattrapé.
07:50On a aussi beaucoup profité du secteur de la défense.
07:53Bon, c'est à la fois, géostratégiquement, une nouvelle moyenne.
07:57Mais d'un point du boursier, ceux qui ont misé dessus sur la première partie de l'année,
08:00je rejoins ce que dit Stéphane, c'était une bonne nouvelle.
08:03Maintenant, il va falloir trouver des catalyseurs sur 2026.
08:07Pour moi, ce n'est pas très clair, en fait.
08:08Pour moi, aujourd'hui, franchement, le catalyseur européen sur 2026,
08:12certes, il y a le plan de défense allemand,
08:13mais il y a beaucoup de choses qui ont déjà été achetées,
08:15en particulier dans la partie défense.
08:17Qu'est-ce que ça va donner, par exemple, sur la partie consommation ?
08:20Est-ce qu'on peut avoir des investissements dans les infrastructures encore supplémentaires,
08:24sachant qu'on a déjà eu, quand même, déjà un petit effet sur les industriels européens ?
08:29Aujourd'hui, ça me paraît encore assez nébuleux.
08:32Pour l'instant, je pense que la surperformance européenne
08:37ne me paraît loin d'être garantie sur 2026.
08:39Oui, avec quand même des perspectives de croissance peut-être amenées à être relevées.
08:42Jeudi, après-demain, la BCE devrait annoncer un statut quo sur ses taux,
08:45pas de changement, mais peut-être relèvera-t-elle sa prévision de croissance ?
08:48Tout le monde critique la BCE en disant qu'elle devrait plus baisser ses taux,
08:50mais on a plutôt des bonnes surprises sur l'Europe.
08:52Est-ce qu'elle n'a pas été, finalement, de tous les acteurs la plus clairvoyante là-dessus,
08:55sur, finalement, la bonne résistance de l'économie européenne,
08:58raison par laquelle elle justifie son statut quo monétaire ?
09:00Est-ce que ce n'est pas elle qui a raison depuis le début, finalement, Wilfried ?
09:02Alors, moi, je ne pense absolument pas.
09:06Je pense que ce n'est pas parce qu'on se trompe depuis le début
09:08que quand on se trompe peut-être un peu moins que ce qu'on imaginait,
09:12d'un seul coup, on a raison.
09:14On est à des niveaux de restrictions monétaires sur la zone
09:17qui sont des niveaux qui sont totalement incohérents
09:21avec le véritable momentum économique de la zone euro.
09:25Aujourd'hui, on a...
09:26Si je mets de côté la Chine, la zone euro, c'est là où vous avez l'inflation la plus faible.
09:30La Chine est en déflation, donc c'est un peu différent.
09:32Vous avez les performances économiques les plus faibles
09:34et vous avez le niveau de politique monétaire le plus restrictif.
09:37Il y a peut-être un lien.
09:39Donc, à un moment, effectivement, le fait de ne pas trop bouger
09:43à partir du bon niveau, ça aurait été une bonne décision.
09:47Il aurait fallu, effectivement, baisser un peu les taux avant
09:50pour éviter qu'on se retrouve dans une situation
09:52où on est, certes, en train de dire
09:53« On va peut-être faire un peu mieux ».
09:55Il n'y a quand même pas de quoi danser sur la table non plus.
09:57D'accord.
09:59Donc, vous avez envie de taper sur Christine Lagarde, là ?
10:01Non, non, mais très bien.
10:02Il faut être très inspecteur d'être au fini quand on va parler comme ça.
10:04Je ne tape pas sur Christine Lagarde.
10:05Je fais preuve de mon esprit critique français.
10:08Wow.
10:08C'est la French Touch, en l'occurrence.
10:10C'est la French Touch.
10:11Et alors, pour 2026, toujours dans les perspectives européennes,
10:14pour se donner du moral, un petit peu, on reviendra sur Wall Street dans un instant,
10:17mais dans les perspectives ou les possibilités de 2026,
10:19une paix en Ukraine.
10:20On en entend un peu parler.
10:22Alors, nous, on en parle beaucoup au conditionnel.
10:23Les Américains disent qu'on n'a jamais été aussi proches, ça y est, d'un accord de paix.
10:27Les Européens et les Ukrainiens sont plus mitigés
10:30parce qu'il reste de grands désaccords sur d'éventuelles concessions territoriales
10:33qu'exige Boscou.
10:35Toujours est-il que le marché a envie d'acheter, manifestement, ce possible accord de paix.
10:38On voit les cours du pétrole qui reculent très, très nettement.
10:41Parce que si accord de paix il y a, l'offre russe pourrait revenir sur le marché.
10:44Donc, plus d'offres, résultat, les cours reculent.
10:45Si effectivement les cours du pétrole et de l'énergie continuent de reculer,
10:49est-ce que pour notre potentiel de croissance ici en Europe,
10:51ce serait un game changer ?
10:52Est-ce qu'on aurait comme ça un gros boost de croissance pour les prochaines années ?
10:55D'après vous, Stéphane ?
10:57Quand je regarde la bourse européenne,
10:59pour moi, le consensus nous dit plus de 10% de croissance des bénéfices.
11:03Comme d'habitude, je pense que ça sera révisé à la baisse.
11:06On sera plutôt sur du 5%.
11:08Par contre, les valorisations sont basses.
11:11Donc, on peut très facilement rajouter un point ou deux de PE.
11:15Donc, ça vous donne une performance qui pourrait aller tutoyer les 10% l'année prochaine.
11:19Juste sur ce facteur-là ?
11:21Juste sur la reprise économique.
11:23D'accord.
11:24Si vous rajoutez en plus de ça, effectivement, des prix du pétrole qui baissent,
11:28vous faites deux choses.
11:29D'une part, vous réduisez la facture énergétique pour les ménages.
11:34Et donc, vous redonnez du pouvoir d'achat.
11:35Et donc, la consommation devrait surprendre plutôt à la hausse.
11:38Et puis, la deuxième chose, c'est que vous baissez le coût des entreprises.
11:41Il y a beaucoup de secteurs qui sont très sensibles à l'énergie.
11:45Et donc, vous augmentez les marges des entreprises.
11:47Et donc, mon histoire de bénéfices est peut-être un petit peu trop prudente.
11:52Donc, oui, effectivement, ça peut être la...
11:54Si la baisse des coûts se répercute dans les prix, ce n'est pas toujours le cas.
11:57Oui, bien sûr.
11:58Et si c'est pérenne ?
11:59Et si le pétrole russe arrive bien sur le marché ?
12:04Etc.
12:04Donc, il y a des si, il y en a beaucoup.
12:06Mais on peut imaginer une situation où le cours du pétrole se stabilise au-dessous de 60 de manière durable.
12:13Ça, effectivement, c'est une très, très bonne nouvelle pour l'Europe, qui est beaucoup plus sensible que les États-Unis.
12:18Je vous rappelle juste une chose, c'est que les États-Unis sont exportateurs nets de pétrole.
12:23Donc, quand le prix du pétrole augmente, en fait, c'est positif pour les États-Unis.
12:29C'est-à-dire que c'est négatif pour les consommateurs, mais ça veut dire qu'il y a des entreprises qui gagnent de l'argent en produisant du pétrole.
12:34En Europe, ce n'est pas du tout le cas.
12:36On est un portateur net, donc des prix du pétrole plus élevés, c'est une perte de pouvoir d'achat pour l'économie européenne au sens large.
12:42Après, c'est qui paye exactement. Donc là, il n'y a pas photo. C'est très clairement un élément positif, fois de plus, vous avez raison, si ça se matérialise.
12:51Avec un grand si, effectivement.
12:52Wilfried, comment vous regardez ces cours du pétrole qui reculent assez nettement en ce moment ? C'est le fait marquant de la semaine.
12:57Alors moi, j'ai toujours effectivement pensé que la grande modération qu'on a connue cette année des cours du pétrole était un élément fondamental, en particulier dans le paysage inflationniste.
13:06Et donc, ça permettait d'avoir à la fois un soutien macroéconomique et aussi un aspect désinflationniste très puissant dans les économies globales, que ce soit les économies développées.
13:18Ça nous permettait d'être relativement sereins sur les perspectives inflationnistes.
13:25La question maintenant, c'est, et Antoine l'a mentionné tout à l'heure, on est déjà à des niveaux au plus bas depuis cinq ans.
13:32Ça veut dire que les marchés, comme toujours, anticipent énormément.
13:35Ils sont véritablement déjà dans ce scénario-là.
13:38Et donc, est-ce qu'il y a encore davantage à prendre si jamais la bonne nouvelle se concrétise ?
13:44Franchement, je n'en suis pas persuadé.
13:45Je pense qu'on a déjà beaucoup de fruits de ce pétrole faible qui sont déjà dans l'économie.
13:51On a une économie qui est moins intensive en pétrole qu'elle était il y a dix ou quinze ans.
13:55C'est une très bonne nouvelle.
13:57Je pense que la meilleure nouvelle serait effectivement si on avait une véritable paix, non pas simplement à cesser le feu,
14:01qui permettent d'enclencher, par exemple, des opérations de reconstruction,
14:05qui permettent de revenir avec une économie productive ukrainienne dans le jeu européen.
14:11Aujourd'hui, on en est quand même très loin.
14:12Et c'est vrai que quand j'entends dire qu'on n'a jamais été aussi près,
14:15ben oui, on n'a jamais été aussi près, bien forcément.
14:17Oui, oui, par définition.
14:18Voilà, par définition, ça dépend de la longueur de temps qu'on donne.
14:20Tout ce qui vous écoutez, vos prochaines vacances, on a une grande nouvelle à vous annoncer.
14:23On n'a jamais été aussi prêts.
14:25Exactement.
14:26Exactement, exactement.
14:27Et donc voilà, restons optimistes, soyons quand même lucides.
14:29Oui, c'est pas mal ça.
14:30Restons optimistes, restons lucides.
14:32Et quand même cette question, parce que si effectivement un jour, enfin, on pourra reconstruire l'Ukraine,
14:37où est-ce que ça a été détruit dans des territoires que la Russie revendique aujourd'hui ?
14:41Est-ce que vous allez envoyer les entreprises françaises reconstruire là où les Russes revendiquent
14:44de prendre possession des territoires et d'y rester ?
14:46C'est pas évident.
14:46Il y a eu aussi quand même des destructions en dehors de ces zones-là.
14:50Donc il y aura des choses, en particulier sur le réseau électrique, il y a énormément
14:53de choses à faire.
14:54La structure énergétique.
14:55Le pays a quand même, on ne se rend pas compte, et heureusement depuis la France,
14:59mais a quand même souffert d'une façon considérable sur tout son territoire.
15:02Oui, et des bombardements aussi jusqu'à Kiev.
15:05Exactement.
15:05Et par drone aussi, ils en reçoivent des centaines de chers.
15:06Voir même jusqu'à Lviv, donc vraiment jusqu'à l'extrême ouest de l'Ukraine.
15:11On continue d'évoquer ces thématiques, bien évidemment, dans un instant,
15:15alors qu'on est à un quart d'heure de la clôture.
15:16On accélère.
15:17Dans cette dernière ligne droite de la séance, le CAC terminera-t-elle dans le vert ?
15:21Pas gagné, mais pas impossible.
15:23On est en train de limiter nos pertes.
15:24Antoine nous disait qu'on n'est plus qu'à moins 0,18 sur le CAC 40.
15:27On perdait 0,5% de l'heure, donc c'est un peu moins négatif.
15:30Les valeurs qui se distinguent, toujours en baisse.
15:32Renault perd 2%.
15:33Le secteur de la défense, donc, avec peut-être en vue, on verra, c'est très conditionnel.
15:38Un accord de paix entre Russes et Ukrainiens, rien de sûr.
15:41Mais le secteur de la défense continue de se dégonfler un peu.
15:44Ce titre Thalès qui perd 1,8%.
15:46Puis à la hausse, Saint-Gobain, on parlait de reconstruction, je crois que c'est un lien direct.
15:50Mais enfin, Saint-Gobain gagne 1,8%.
15:51Bureau Veritas gagne 2,3%.
15:53Puis le secteur du luxe aussi est en forme depuis le début de la semaine.
15:56Le titre LVMH gagne 1,7%.
15:58Malgré un ralentissement des indicateurs là-bas en Chine.
16:00Mais le marché se prend à rêver d'aide en provenance des régions en Chine.
16:05Les régions chinoises qui viendraient à aider les consommateurs, pourquoi pas,
16:07pour booster cette consommation qui manque cruellement.
16:11LVMH qui est une signe parmi les plus fortes hausses encore aujourd'hui et comme hier.
16:14On en parle donc avec Wilfried Galland et Stéphane Deo ce soir.
16:18Messieurs la tech américaine, est-ce qu'on est rassuré de la voir continuer de reculer ?
16:22Ce soir, le Nasdaq perd 0,3% supplémentaire.
16:25Chaque jour, une petite baisse et parfois une baisse plus importante.
16:27Là, c'est les petites baisses qu'on enchaîne.
16:29Broadcom est en train à nouveau de reculer.
16:31On est à moins 16 là en 2-3 séances sur Broadcom.
16:33Oracle moins 17 en 2-3 séances.
16:36Est-ce qu'on s'en inquiète ou est-ce qu'on se rassure en disant
16:38qu'il y avait peut-être une bulle mais au lieu d'éclater,
16:40elle est en train de se dégonfler.
16:41Sur le Nasdaq, on est loin d'un krach.
16:43Et donc cette bulle est en train, plutôt que d'éclater, de se dégonfler.
16:47Oui, déjà on peut dire que le marché fait un peu le tri.
16:49C'est-à-dire qu'on savait que dans ceux qui étaient les grands gagnants
16:54de la course à l'intelligence artificielle,
16:57on avait quelques déséquilibres, en particulier sur Oracle,
17:01qui inquiétait sur la part de cash flow très importante
17:04qui était consacrée à son financement.
17:08On avait également eu des progressions extraordinairement fortes.
17:12C'était pareil pour Broadcom.
17:13Là, on n'est pas sur des ratios financiers,
17:15mais plutôt effectivement sur une anticipation très très vive
17:19des progressions de commandes et de cash flow également.
17:23C'est normal qu'à un moment donné, on se pose,
17:26on intègre un certain nombre d'incertitudes.
17:29Il y a toujours des incertitudes, y compris dans les scénarios les plus positifs.
17:33Et ce que je trouve très intéressant, c'est qu'il n'y a pas de contagion.
17:35C'est-à-dire qu'on n'est pas du tout dans un scénario
17:37où toutes les valeurs de façon indifférenciée
17:39commencent à baisser de 3, 4, 5, 6, 7 % par séance.
17:43On n'est pas du tout ce scénario-là.
17:46On a même des valeurs qui rebondissent légèrement de jour en jour.
17:50Donc pour l'instant, effectivement, le scénario,
17:52c'est plutôt un bon scénario de marché.
17:54C'est un scénario où on reprend son souffle.
17:57On arrive peut-être aussi à un moment donné
17:59où c'est dur de trouver des catalyseurs supplémentaires.
18:01On a acheté beaucoup de promesses.
18:03Donc à un moment donné, soyons aussi lucides
18:05sur la capacité de ce secteur-là précisément
18:08à entraîner encore les indices.
18:10Peut-être que d'autres vont prendre le relais.
18:13Il ne s'agit pas de parier sur un effondrement du tout.
18:14Mais aujourd'hui, on a effectivement une respiration
18:16qui pourrait se prolonger.
18:17Ce n'est pas une mauvaise nouvelle quand même.
18:19À un moment, des corrections de 10-15 % sur des secteurs,
18:23c'est extrêmement sain.
18:24Ce qui n'est pas sain, c'est de ne pas l'avoir du tout.
18:26Là, je trouve qu'effectivement,
18:26on est en train de revenir à une certaine normalité de marché.
18:30C'est plutôt une bonne chose.
18:31Surtout que les rassauts de valorisation de ces valeurs-là
18:33ne sont pas délirants non plus.
18:35Donc voilà, on va revenir à une moyenne historique,
18:38ce qui n'est pas mal.
18:38Et puis, il y a un phénomène d'habillage aussi.
18:40On prend ses bénéfices en fin d'année
18:41sur ces secteurs qui ont le plus progressé.
18:43Donc le Nasdaq encore en baisse cet après-midi.
18:45Est-ce que vous vous êtes d'accord avec Wilfried, Stéphane ?
18:47À savoir, c'est une consolidation, rien de très méchant.
18:50Et c'est plutôt sain de le voir maintenant.
18:52Quand il y a un mouvement de marché,
18:54on essaye de trouver toujours une histoire rationnelle
18:57pour justifier le mouvement.
18:59Alors, je pense qu'effectivement,
19:01on avait poussé peut-être le curseur un petit peu trop loin
19:04sur l'IA ou de manière un peu prématurée.
19:07Donc il y a une rotation sectorielle.
19:08Là, on voit par exemple la consommation aux États-Unis
19:10qui rebondit très bien.
19:12Le luxe en Europe, c'est aussi ça.
19:14Les LVMH de ce monde vendent énormément aux États-Unis.
19:17Donc si la conso aux États-Unis,
19:19surtout dans les CSP++, tient bien,
19:23le luxe en Europe devrait bien tenir.
19:26Donc il y a quelque chose de fondamental, je pense.
19:29Là-dessus, Scott Bessent, le secrétaire au Trésor américain,
19:30annonce que les ménages américains recevront
19:321 000 à 2 000 dollars par foyer,
19:34sous forme de remboursement d'impôts.
19:36Mais la conso, l'année prochaine aux États-Unis,
19:37il ne faut pas être short.
19:38Il faut en avoir.
19:39Il faut l'acheter.
19:41Après, je pense qu'il y a un autre élément
19:42qui est que quand vous parlez aux grandes banques d'affaires américaines,
19:46elles vous disent que leur bilan est quand même très tendu.
19:49Donc elles ont coupé une partie de leurs prêts,
19:51en particulier aux acteurs les plus leveragés.
19:53Donc pour appeler un chat, un chat,
19:55c'est les hedge funds qui ont des gros paris.
19:57Et donc quand vous coupez les lignes de crédit à ces gens-là,
20:01ils vendent ce qu'ils ont en portefeuille,
20:03c'est-à-dire les choses qui ont beaucoup monté.
20:05Donc je pense qu'il y a aussi ça.
20:07Ça explique la rotation.
20:09Il ne faut pas oublier que l'année prochaine,
20:12donc au 1er janvier,
20:13vous avez des changements réglementaires.
20:15Les banques américaines vont pouvoir
20:17augmenter leur bilan de manière très nette.
20:20Donc pour moi, vous voyez,
20:21il y a un effet qui n'est pas fondamental.
20:22C'est vraiment des plomberies de marché
20:25avec des manques de liquidités,
20:27des grands acteurs financiers
20:29qui n'arrivent pas à financer
20:30autant qu'ils le souhaitaient
20:31ou qu'ils le faisaient avant,
20:33les investisseurs.
20:34Ça peut repartir très très vite
20:36au début de l'année prochaine
20:37parce qu'on a des chiffres en tête
20:40assez importants sur l'augmentation potentielle
20:42du bilan des grandes banques américaines.
20:44Oui, mais je suis investisseur européen.
20:46Je me dis, est-ce que je vais aller mettre des billes
20:47à Wall Street,
20:48même si manifestement, il y a du potentiel.
20:49Une rotation sectorielle qui se fait aujourd'hui
20:51qui permet aux indices de tenir
20:52malgré la tech qui baisse.
20:53C'est intéressant tout ça.
20:54Mais je suis investisseur européen
20:55et je vois le dollar qui recule.
20:57L'euro a franchi tout à l'heure
20:58la barre d'un dollar 18.
20:59Et je me dis, ça va peut-être continuer.
21:00Du coup, mes perfs,
21:00elles sont complètement mangées.
21:02Est-ce que du coup,
21:03ça crée un petit peu d'incertitude
21:05à même de ne pas aller autant
21:06qu'on devrait sur le marché américain
21:08l'an prochain ?
21:09Oui, bien sûr.
21:09Peut-être du fait des risques de change.
21:10Oui, bien sûr.
21:11Nous, on a couvert le risque de change
21:13au début de l'année
21:14parce qu'effectivement,
21:15vous auriez été investi en Nasdaq
21:18au bon moment.
21:19Vous avez une belle performance.
21:20Mais un euro, c'est moyen.
21:22C'est très moyen.
21:23Donc, si vous allez aux États-Unis,
21:26il y a une très bonne raison
21:28de protéger le risque de change
21:31qui peut vous manger
21:33toute la performance.
21:34Il est très clair
21:35que l'administration Trump
21:36a plutôt envie de faire
21:38déprécier le dollar.
21:40Et donc, dans ce cas-là,
21:42vous pouvez avoir un copier-collé
21:44de la première moitié
21:45de cette année
21:46où finalement,
21:47la bourse progressait.
21:49Mais un euro,
21:49c'était très très loin
21:51d'être...
21:51Alors, est-ce que le dollar
21:52va continuer de reculer en 2026 ?
21:53Ça dépendra aussi
21:54du nom du successeur
21:56de Jerome Powell.
21:56On entend parler
21:57d'un nouveau Kevin.
21:57Kevin peut en cacher un autre
21:59à la tête de la fête.
22:00Kevin Orch, c'est ça ?
22:01Worsch.
22:02Worsch.
22:02Ce ne serait plus Kevin Asset
22:04le favori,
22:04mais Kevin Worsch.
22:05Qui est-il ?
22:06Il s'est entretenu
22:07en tête-à-tête
22:0745 minutes avec Donald Trump
22:08juste avant le week-end.
22:10Kevin Worsch,
22:10c'est quelqu'un
22:13qui a une approche là aussi
22:14plutôt de soutien
22:19de la politique monétaire
22:22à la politique économique.
22:23Donc évidemment,
22:23Donald Trump ne va pas choisir
22:24quelqu'un qui va avoir
22:25une approche trop orthodoxe.
22:27Mais c'est quelqu'un
22:28qui a la réputation
22:29d'être quand même
22:29beaucoup plus indépendant
22:31que peut l'être Kevin Asset.
22:33Ce qui a été...
22:34Enfin, ce qui...
22:35Une des craintes des marchés,
22:37c'est malgré tout
22:38la rationalité...
22:40Je préfère parler
22:40de rationalité
22:41de la Banque Centrale
22:42plutôt que d'indépendance.
22:44On sait très bien
22:44que dans le cadre
22:45de très fortes turbulences,
22:47l'indépendance, en fait,
22:49elle est très théorique.
22:51Il y a des discussions
22:52qui se passent
22:53entre le Trésor,
22:54la Maison Blanche,
22:54la Banque Centrale,
22:55les autres banques centrales,
22:56et c'est tout à fait normal.
22:57La question, c'est
22:58est-ce que la logique
22:59de la Banque Centrale,
23:00la rationalité
23:01de la Banque Centrale
23:01va perdurer
23:02pour permettre aux acteurs
23:04d'avoir un guide
23:05qui leur permet
23:05d'anticiper au mieux possible
23:07cet acteur de marché
23:08extraordinairement important.
23:09Et c'est vrai
23:10que ce qu'avait démontré
23:12jusqu'à présent
23:12Kevin Assett
23:13était plutôt
23:14d'être totalement
23:15inféodé
23:16au désiterata
23:17du président américain,
23:19ce qui ne rassurait pas
23:20énormément
23:20les acteurs de marché,
23:22ce que pourrait donner
23:23un Kevin Walsh,
23:24ce serait davantage
23:25quelque chose
23:26de peut-être plus pertinent.
23:28Après, il faut relativiser
23:30aujourd'hui quand même
23:31les mouvements d'échange.
23:32Quand on s'extasie
23:33en disant
23:34« Ah, on est 1 à 18 »,
23:36ouais, on est passé
23:37de 1 à 15 à 1 à 18,
23:38formidable,
23:38mais alors ça fait
23:39des titres,
23:40ça fait des choses
23:41à commenter.
23:42Ça fait moins de perfs
23:42surtout.
23:43Mais quand vous passez
23:45de 1 à 15 à 1 à 18,
23:46ouais, ok,
23:46par rapport à la performance
23:47du Nasdaq,
23:48c'est rien.
23:49Donc la question,
23:50c'est est-ce que vous pouvez
23:50aller au-delà d'un 25 ?
23:51Ma perf,
23:52le 1er janvier aux Etats-Unis,
23:53je dis ma perf,
23:54c'est pas la mienne,
23:55elle est sacrément mangée.
23:56Mais parce qu'en fait,
23:56au 1er janvier,
23:57si vous le prenez
23:58le 1er janvier,
23:58vous êtes à 1,03.
23:59Donc effectivement,
24:00vous passez de 1,03
24:00à 1,18,
24:01oui,
24:01vous êtes sacrément mangé.
24:02Si vous prenez
24:03à partir de avril,
24:06vous avez 2,3%.
24:09Donc il n'y a pas grand-chose
24:10en fait.
24:10Donc vous avez des mouvements
24:11qui sont certes
24:12un petit peu marqués
24:13à un moment donné,
24:13mais on reste quand même
24:14dans un range
24:16quand même très étroit.
24:17Beaucoup cherchent
24:17de nouvelles idées
24:18sur les marchés.
24:18On entend parler
24:19alors de la consommation
24:20pour 2026,
24:21des valeurs bancaires
24:22encore une fois,
24:23sans doute le secteur
24:24de la défense,
24:24et puis aussi
24:25la transition énergétique,
24:26la transition du secteur automobile
24:27qui est en difficulté.
24:28et là-dessus,
24:29Chris,
24:30notre réalisateur fétiche,
24:31messieurs sur le secteur automobile,
24:33vous interroge.
24:3417h29,
24:35salut Chris.
24:36Salut Guillaume,
24:37bonsoir les experts du club.
24:39Ford fait marche arrière
24:39sur l'électrique.
24:41Est-ce que c'est un simple
24:42ajustement tactique
24:43ou un vrai signal
24:44d'un virage structurel
24:45pour toute l'industrie automobile
24:46avec donc des conséquences
24:48en bourse ?
24:49C'est gros là
24:50ce qu'a annoncé Ford.
24:52Son marche arrière
24:52sur l'électrique.
24:53Je pense que
24:55pas grand monde
24:56n'est surpris quand même.
24:56Il provisionne quasiment
24:5720 milliards de dollars
24:58pour ça.
24:59La provision est importante.
25:00Le mouvement était anticipable.
25:02Ça fait quelques temps
25:03qu'on voit
25:03dans le secteur automobile
25:05en général,
25:06y compris d'ailleurs
25:07dans le secteur automobile
25:08européen,
25:09des investissements
25:10considérables
25:11dans l'électrique
25:12être revus
25:13à la baisse.
25:14Les constructeurs allemands
25:15ont progressivement
25:16changé de braquet
25:17en disant
25:17attendez,
25:18il faut qu'on continue
25:19à avoir
25:19des alternatives
25:21aux tout électriques.
25:22on a un léger problème,
25:24c'est-à-dire que
25:25les consommateurs
25:26ne veulent pas acheter
25:27uniquement de l'électrique.
25:28Donc il faut qu'on s'adapte
25:29à notre marché.
25:31Donc ça effectivement
25:31c'est un point important.
25:32La question après
25:33c'est comment est-ce que
25:33ça va se traduire
25:34dans les comptes
25:35et dans les résultats,
25:36dans le cash flow
25:37des constructeurs.
25:39Est-ce que
25:40l'énorme concurrence
25:41chinoise
25:42qu'on voit arriver
25:43y compris en Europe,
25:44est-ce qu'elle peut être
25:45contrée
25:46soit directement
25:47par les constructeurs
25:47soit par des nouvelles
25:48réglementations
25:49des nouvelles réglementations
25:50sur la provenance
25:52des pièces,
25:53sur la façon
25:54de comptabiliser
25:55un certain nombre de choses
25:55qui peuvent redonner
25:57un peu de l'espoir
25:57à ce secteur.
25:58Il y a un très gros débat
25:59là-dessus,
25:59nous on n'est pas au clair,
26:01moi je ne suis pas au clair
26:01sur ce sujet-là,
26:03il y a un gros débat
26:03sur l'avenir
26:04du secteur automobile.
26:06Est-ce que ça peut être,
26:06on en parlait tout à l'heure,
26:07est-ce que ça peut être
26:08le secteur financier de 2026,
26:10c'est-à-dire celui
26:10qui va tirer les portefeuilles
26:11alors que personne
26:11n'en voulait au début ?
26:13Certains le pensent,
26:14je pense qu'aujourd'hui
26:14on a quand même
26:15très peu de clarification.
26:16Oui, Ford fait marche arrière
26:17sur l'électrique,
26:18sa nouvelle usine du Kentucky
26:19ne fera pas de batterie électrique
26:20pour les voitures
26:21mais pour les data centers
26:22finalement,
26:23ils reconvertissent
26:24et puis alors
26:24le nouveau campus industriel
26:25de Ford dans le Tennessee,
26:27l'un des grands bénéficiaires
26:28des crédits d'impôt Biden
26:29pour la transition énergétique,
26:30ce nouveau campus
26:31finalement fabriquera
26:32un pick-up à essence
26:33alors qu'il avait été conçu
26:35sur des fonds proposés
26:37par l'administration Biden
26:37en faveur de la transition énergétique.
26:40Voilà, c'est les Etats-Unis
26:41qui sont en train de virer le bord complètement
26:43et peut-être l'Europe aussi,
26:44on attend dans la soirée
26:45peut-être Bruxelles
26:46les détails
26:47effectivement d'un assouplissement
26:48de la législation
26:49de la réglementation
26:50sur les véhicules thermiques.
26:51Un assouplissement
26:52sur les véhicules thermiques
26:53en Europe peut-être à venir.
26:55Est-ce qu'on est là
26:56sur une révolution importante à venir
26:58et peut-être l'occasion
26:58pour le secteur auto-en-bourse
26:59de renaître, Stéphane ?
27:01Je sais pas,
27:02moi j'ai surtout l'impression
27:03qu'on a raté le virage technologique,
27:05qu'on est très très en retard
27:06par rapport à la technologie chinoise
27:08et que donc on essaye de protéger
27:10une industrie
27:11qui est plus haut niveau.
27:13Et donc plus vous repoussez la date,
27:15moins vous donnez d'incitation
27:16au secteur automobile
27:20d'investir dans ce genre de technologie
27:22et donc je pense qu'on repousse
27:24une fois,
27:24on va repousser deux
27:25et puis on va repousser trois
27:26et puis on va repousser éternellement.
27:29Donc oui,
27:29je pense que c'est un virage.
27:31Bon, Wilfried l'a dit,
27:32c'est pas forcément
27:33une grande surprise.
27:34Ça fait un moment
27:34que les producteurs automobiles
27:37demandent ce genre de choses,
27:39mais ça enterrine le fait
27:42qu'on est en train de faire
27:43un demi-tour assez marqué
27:44sur ce domaine-là.
27:46J'espère me tromper,
27:47mais...
27:47Bruxelles donc fait marche arrière
27:49sur les véhicules électriques aussi.
27:51Après quelques mois
27:52de lobbying intense finalement,
27:53les acteurs automobiles européens
27:55obtiennent,
27:55alors en partie,
27:56gain de cause.
27:57La Commission européenne
27:58vient de dévoiler à Strasbourg
27:59donc un pâté de mesures
28:00qui enterrent de fait
28:01l'interdiction de vente
28:02des voitures thermiques neuves
28:04en 2035
28:05exige l'objectif
28:06de 100% de décarbonation.
28:08Désormais,
28:08la cible,
28:09c'est 90%,
28:10moins 90%
28:11des émissions de CO2.
28:12Voilà le nouvel objectif
28:14fixé par Bruxelles
28:15aux constructeurs automobiles
28:16qui ouvre la porte
28:17aux véhicules hybrides
28:18rechargeables,
28:19aux voitures essence
28:20ou diesel
28:21et aux véhicules électriques
28:22équipés de prolongateurs
28:23d'autonomie.
28:24Voilà,
28:24donc on n'aura plus
28:25d'interdiction de vente
28:26des véhicules thermiques
28:27en 2035.
28:27À 90% de réduction
28:29des véhicules diesel
28:30ou essence,
28:31il ne faut pas vous en pur,
28:32il ne faut pas en vendre
28:33beaucoup.
28:33Voilà,
28:34mais maintenant
28:35la technologie hybride
28:36a quand même
28:36remarquablement pris le relais.
28:38C'est devenu un standard
28:40maintenant,
28:40ce qui était exceptionnel
28:42du temps où Toyota
28:43était pionné
28:44il y a 20 ans
28:45et qui faisait l'objet
28:46d'incentives aussi
28:47dans certains pays,
28:47etc.
28:48Maintenant,
28:49c'est devenu un standard.
28:50Il y a beaucoup,
28:51beaucoup,
28:51de plus en plus
28:52d'électricité
28:52dans la moindre voiture
28:54thermique qui sort.
28:55Non,
28:55ce qui est intéressant,
28:56c'est justement
28:57cette remise au goût du jour
28:58des prolongateurs
29:00d'autonomie
29:00de ces modèles
29:01à tout petit moteur électrique
29:03qui ne va faire
29:04que recharger la batterie,
29:05qui n'a pas de rapport
29:06direct avec le train roulant.
29:09ça, BMW,
29:11leur premier modèle
29:12en la matière,
29:13il date d'il y a 15 ans.
29:14Ils étaient précurseurs.
29:15Donc,
29:16on voit un régulateur
29:18qui n'est en fait
29:18en train que de s'adapter
29:20principalement
29:22au désir des consommateurs.
29:23C'est ce que
29:24Carlos Tavares
29:25nous a dit
29:25il y a 5 ans.
29:26Il nous a dit
29:27il va y avoir des effets de bord.
29:28Nous,
29:28la mutation technologique,
29:29on est capable de la faire,
29:30il ne faudra juste pas se plaindre.
29:32Là,
29:32on est en train de revenir
29:33sur à peu près
29:34tout ce qu'on avait décidé.
29:35On vous rappelle
29:36la grosse info
29:36de cette fin de journée.
29:37Donc,
29:37la Commission européenne
29:38n'interdira plus
29:40les véhicules thermiques,
29:41les ventes de véhicules thermiques
29:42à partir de 2035.
29:43Le nouvel objectif,
29:44c'est une réduction
29:45de 90% des émissions.
29:46Ce qui laisse peu de place,
29:47mais ça laisse une place
29:48quand même,
29:48manifestement,
29:49grâce aux véhicules hybrides.
29:50Donc,
29:50voilà.
29:52Il pourra encore y avoir
29:52de l'essence
29:53dans les véhicules
29:54qui seront vendus
29:54après 2035.
29:55C'est ce qu'il faut retenir.
29:56Comment réagissent
29:57ces acteurs automobiles en bourse ?
29:58Ils ne réagissent pas.
29:58Renault recule toujours
29:59de 2%.
30:00Voilà.
30:01C'est un moment
30:02que c'était anticipé.
30:03Oui,
30:03c'est ça.
30:03On en parlait beaucoup
30:04depuis un petit moment.
30:05Est-ce que,
30:06finalement,
30:06le grand bénéficiaire
30:07de tout ça,
30:07de ce recul sur l'électrique,
30:09ce sera Tesla ?
30:11Ça va faire un peu
30:11moins de concurrence,
30:12ça, pour Tesla.
30:13Tesla reste proche
30:13de ses records historiques,
30:14ce soir,
30:15Wilfried,
30:15Stéphane.
30:17Est-ce que,
30:17du coup,
30:17c'est l'occasion
30:18de remettre une pièce
30:18sur Tesla en bourse ?
30:20Tesla,
30:21je pense que...
30:21Non,
30:21vous n'êtes pas chaud.
30:21Non,
30:22je ne suis pas très chaud
30:22parce que sur l'automobile,
30:26pareil,
30:26ils ont changé de gamme,
30:28ils sont très en retard
30:29maintenant.
30:30Je pense que Tesla,
30:31ce n'est plus vraiment
30:31une histoire automobile,
30:32c'est plutôt une histoire
30:33de robots humanoïdes.
30:35C'est la nouvelle marotte
30:36d'Elon Musk.
30:38Ils sont très en avance
30:39sur la recherche
30:40dans ce domaine-là
30:41et ça,
30:42ça peut être
30:42un marché énorme.
30:44Donc,
30:44je pense qu'on price
30:45maintenant Tesla
30:46moitié robots humanoïdes,
30:47voire plus.
30:49Et donc,
30:50on fait un prix sur...
30:51Vous êtes dans la team
30:52Tesla robots humanoïdes
30:53ou Tesla boîte de concert ?
30:54Parce que les brokers,
30:55ils price
30:55un objectif de cours,
30:57100 dollars
30:58pour les plus pessimistes
30:59pour le titre Tesla.
30:59100 dollars
31:00pour les plus pessimistes,
31:01ça c'est la boîte de conserve,
31:02on dit qu'ils fabriquent
31:02des boîtes de conserve.
31:03600 dollars
31:04pour les plus optimistes.
31:05Là,
31:05on est dans le robot humanoïde.
31:06Plutôt team boîte de conserve
31:07ou robot humanoïde ?
31:09Wilfried,
31:10Stéphane ?
31:10En fait,
31:12l'histoire que vend
31:14Tesla au marché,
31:15c'est clairement
31:16une histoire
31:16de nouveautés
31:19via les robots humanoïdes
31:20et via l'intelligence
31:21artificielle
31:22embarquée dedans.
31:22Oui,
31:23vous l'achetez
31:24ou vous la jetez.
31:26Moi,
31:26j'ai toujours trouvé
31:27que c'était assez complexe
31:29Tesla
31:30et la question,
31:31c'est la question
31:31de la gouvernance,
31:32c'est ça le sujet de Tesla.
31:33Oui,
31:33ça reste un homme.
31:35Moi,
31:35je l'achète,
31:36mais pas comme ça.
31:37C'est-à-dire que
31:38je pense que
31:39les robots humanoïdes,
31:40c'est effectivement
31:41une technologie à venir
31:41et est-ce que Tesla
31:43gagnera ?
31:43Je ne sais pas.
31:44Ah,
31:45ce ne sera peut-être pas
31:45eux les principaux acteurs.
31:46Il y en a beaucoup en Chine
31:47des acteurs des robots humanoïdes.
31:48il vaut mieux le jour d'avoir.
31:50Merci à tous les deux.
31:51On est un peu en retard
31:51dans un instant,
31:52la clôture.
31:52Wilfried Galland,
31:53mon pensier Arbevel,
31:54et Stéphane Deo
31:55qui rate la dataroom
31:56pour la deuxième fois d'affilée,
31:57je crois.
31:58Promis,
31:58la prochaine,
31:59on le fera.
31:59J'avais sorti un truc original.
32:02Gardez-le au chaud.
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