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  • il y a 7 minutes
Emmanuel Macron se méfie du scandale Epstein, comparé à des affaires historiques comme Bocassa et Bousquet. Yves Tréhard analyse les impacts politiques et les campagnes de désinformation.  

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Transcription
00:00Macron qui se méfie du scandale Epsin, évidemment, comme de la peste.
00:04Oui, parce qu'il n'a pas besoin de ça, il a une fin de règne qui n'est déjà pas très brillante,
00:08il est très impopulaire, et on se souvient qu'il y a eu des fins de règne avant lui,
00:12vous vous souvenez sans doute de l'affaire Bocassa, du temps de Valéry Giscard d'Estaing,
00:17M. Mitterrand, François Mitterrand, qui avait été rattrapé par l'affaire Bousquet,
00:21par son amitié pour cet ancien collaborateur,
00:26donc il s'en méfie beaucoup, et puis on voit que c'est nucléaire,
00:31vous voyez qu'en Angleterre, Kerstarmer, le Premier ministre, est sur un équilibre précaire,
00:36son directeur de cabinet est obligé de démissionner,
00:38son directeur de la communication était obligé de démissionner,
00:41sans parler des couronnes norvégiennes, britanniques, enfin bon.
00:45Et il a été interrogé hier, le Président de la République,
00:48alors qu'il visitait, pas loin d'ici d'ailleurs, un salon consacré au vin,
00:52et il a répondu, un, que c'était une affaire strictement américaine,
00:57deux, qu'il ne voulait pas prendre part au sujet, au débat, publiquement,
01:04et puis trois, que M. Lang avait pris sa responsabilité de démissionner,
01:09et qu'il avait démissionné en conscience.
01:10On va l'écouter.
01:11– Il a pris sa décision, il l'a fait valoir en conscience,
01:15je pense que c'est la sienne, nous avons pris acte de celle-ci,
01:19et voilà, je pense qu'on s'adjuste pas pour vous le connaître.
01:21– Est-ce que vous avez peur que d'autres personnalités soient ?
01:24– Non, je n'ai pas peur, je pense que c'est une affaire.
01:26– Vous savez, c'est une affaire qui concerne surtout les Etats-Unis d'Amérique.
01:28– Oui, il y a des personnalités françaises, monsieur.
01:30– Oui, oui, ils sont cités.
01:31– Il y a des personnalités françaises qui sont citées,
01:33et donc la justice fera son travail,
01:34mais je pense qu'elle concerne surtout les Etats-Unis d'Amérique.
01:37Et donc, il faut que la justice là-bas fasse son travail, c'est tout.
01:40– À l'Elysée, la discrétion, évidemment, vous vous en doutez,
01:43est de rigueur.
01:45– Et pourtant, Yves-Emmanuel Macron, il figure dans le dossier abstrait.
01:48– Alors, il figure, c'est normal, il y a 2 millions de documents de ce qu'on sait,
01:51parce qu'il y en a peut-être beaucoup plus.
01:53Président de la République française, depuis le temps,
01:56il a quand même été 5 ans plus 3 ans et demi aux affaires,
02:03et il figure, pourquoi il figure ?
02:05Parce qu'on demande, et Einstein, ce qu'il demande tout le temps,
02:12c'est d'être rentré en contact avec des gens de pouvoir,
02:15parce qu'il y a deux aspects, il y a l'aspect financier et il y a l'aspect sexuel.
02:19Pour ce qu'on sait, avec Emmanuel Macron, c'était l'aspect financier,
02:22l'aspect géopolitique.
02:23Et il demande à Ariane Rothschild, qui, elle, est très présente dans les dossiers,
02:28de jouer la courroie de transmission.
02:31Alors, des sites mal intentionnés se sont saisis, effectivement, de cette occasion,
02:38pour faire croire que le président de la République a fréquenté l'appartement de l'avenue Foch,
02:45le fameux appartement de 900 ou 800 mètres carrés que Einstein possédait à l'avenue Foch,
02:51et qu'avec des petites jeunes filles, il passait des soirées légères.
02:56Alors, c'est un site, en fait, qui a été créé de toutes pièces par les Russes.
03:02C'est une méthode bien connue, qui a été déjouée, d'ailleurs, par un service de l'État français,
03:07le service de l'État qui est chargé de traquer les insérences numériques,
03:11qui s'appelle Viginium.
03:13Et ce site, eh bien, ce site racontait ça.
03:16Et il a été créé aussi par le GRU, c'est-à-dire les services de renseignement militaire russe,
03:23avec l'aide d'un militaire américain, d'un ancien militaire, un ancien policier américain, exactement,
03:29qui est exilé en Russie, aujourd'hui, depuis 2016.
03:32Et qui fabrique des faux contenus pour ce site qui s'appelle Storm 15-16.
03:39Mais tout ça, évidemment, a été déjoué.
03:41Ça a circulé à un moment sur X.
03:43Ça a circulé sur un faux compte attribué à un journal que j'ai bien connu,
03:48qui s'appelle France Soir.
03:49Mais tout ça a été faux de A à Z.
03:51Et l'Élysée a très vite riposté, d'ailleurs.
03:53Lorsqu'on parle des conséquences de cette affaire en France,
03:56on pense évidemment à Jack Lang.
03:57Ils sont très liés avec le président de la République.
04:00Ils se connaissent bien.
04:01Pas du tout.
04:02Ils ne sont pas liés du tout.
04:03D'abord, ils ne sont pas du tout de la même génération.
04:05Rendez-vous compte, quand Jack Lang devient ministre de la Culture en 1981,
04:09le président de la République n'avait que 5 ans.
04:11Donc voilà.
04:12Et ce qui avait étonné, néanmoins, c'est pourquoi Jack Lang, qui est à la direction de l'Institut du Monde Arabe depuis 2013,
04:21avait été reconduit il y a deux ans.
04:23Alors que c'est un homme, sans lui faire outrage, qui est quand même âgé, il avait 84 ans, pour un quatrième mandat, ça paraissait assez étonnant.
04:31Et la clé, elle est évidemment sur la suite de l'Institut du Monde Arabe et surtout sur la nécessité pour la France,
04:39pour le président de la République, de se réconcilier avec le Maroc, avec qui on était fâchés,
04:45surtout fâchés entre Mohamed VI, le roi du Maroc, et le président de la République française.
04:52Et je vais vous montrer des images de la réconciliation, du voyage de réconciliation qui a eu lieu en octobre 2024.
05:00Le président français est allé avec une grosse délégation à Rabat.
05:04Et voici, sur le tapis rouge, vous voyez Jack Lang, là, qui figure sur votre gauche, à côté de Bernard-Henri Lévy.
05:12Et c'est l'homme qui a été salué le plus longuement par le roi Mohamed VI.
05:18Pourquoi ? Parce que Jack Lang, eh bien, l'Institut du Monde Arabe n'intéresse plus tellement les pays du Golfe,
05:26qui ont leurs propres événements culturels.
05:30Et c'est le Maroc qui est le pays dominant dans le monde arabe pour contribuer au fonctionnement de l'IMA.
05:38Et, eh bien, Jack Lang était l'homme qui a joué un rôle dans cette réconciliation.
05:45Il faut dire qu'il est décoré de l'ordre à la huit, donc notre Légion d'honneur.
05:52Il a ses entrées dans les plus grands hôtels partout au Maroc.
05:56Et donc, il est absolument, il était une courroie de transmission très utile pour le président de la République.
06:02Néanmoins, cette histoire n'est certainement pas finie.
06:06Et le président de la République, s'il veut se tenir à l'écart de tout cela,
06:10eh bien, il y a quand même un débat en France qui est en train de monter.
06:13Et la preuve en est, ce sont les dernières déclarations aujourd'hui, il y a quelques minutes, de M. Jean-Luc Mélenchon.
06:21Personne ne fait rien.
06:23Donc, je trouve que les parlementaires sont dans leur rôle.
06:25Parce que dans l'affaire Epstein, il y a deux volets.
06:28Il y a le volet criminel, pédocriminel.
06:31Donc là, il y a eu... Enfin, normalement, il devrait y avoir une enquête de justice, puisqu'il y a un volet en France.
06:38Bon, donc, premier élément.
06:40Alors, si on veut nous dire, là où il y a la justice, il n'y a pas de commission parlementaire, ok, entendu.
06:44Mais alors que la justice s'y mette sur ce volet-là.
06:46Mais après, il y a l'autre volet, quand même.
06:48Ces gens-là, elles ne se contentaient pas d'être des pédocriminels.
06:51Ils se mêlaient d'affaires politiques.
06:53Ils aidaient avec des sous.
06:55Bon, bref.
06:56Il y a un autre volet qui est politique.
06:58Donc, je trouve qu'il y a place pour les deux.
07:01Alors, ce qu'il faut dire, c'est qu'il y a Elbron-Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale,
07:05qui dit, elle, non, non, il ne faut pas de confusion des pouvoirs.
07:08Il y a le pouvoir judiciaire et le pouvoir politique, en l'occurrence.
07:13Et qu'on ne fait pas de commission d'enquête parlementaire quand une enquête est ouverte.
07:18Ce qui est le cas.
07:18Je vous rappelle qu'il y a une enquête qui est ouverte par le parquet national financier.
07:22Et puis, il y a aussi l'autre, la justice de droit commun qui aussi enquête.
07:30Et donc, le débat est ouvert.
07:32On va voir.
07:33Mais ça serait très bizarre et très étonnant qu'il y ait une commission d'enquête parlementaire pour le moment.
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