00:00Il est là, il est en studio avec nous, il s'appelle Eric Blen de Swiss Life, gestion privée, vous avez l'habitude de l'entendre sur l'antenne.
00:06Bonjour Eric. Bonjour à tous. Alors vous êtes arrivé avec un verdict, avec une sentence.
00:12Cette sentence est-elle irrévocable ? Elle est irrévocable, je l'assume. Et donc elle est ?
00:19Elvidia entre en mode multijoueur. Ah ça y est, ils sont dans une arène maintenant, ils ne sont plus seuls au monde.
00:25Ils ne sont plus tout seuls au monde, j'ai l'impression. On a eu AMD qui était venu en premier, a essayé de travailler sur la plate-bank.
00:34Et puis on a eu Alphabet très récemment avec Gemini 3 qui fait un peu de vague.
00:40Et puis là on a un rival chinois qui flambe en bourse, après son introduction en bourse.
00:46Il s'appelle Moore Thread, il est fabricant de plus d'intelligence artificielle.
00:52Il a bondi de 500% si je ne me trompe pas ce matin, lors de son introduction en bourse à Shanghai.
00:57Et il avait levé auparavant 1,1 milliard de dollars, et on se retrouve à 3 milliards déjà pour des concurrents de Nvidia.
01:06Alors je vous attendais là, Moore Thread, c'est vrai qu'on en a fait des gorges chaudes ce matin, et c'est vrai que c'est phénoménal.
01:12On est aussi dans la politique technologique chinoise qui vise à se sevrer de la dépendance des composants américains,
01:21et dire nous on est capable de tout faire tout seul.
01:23Moore Thread, ok, pas de soucis, il fabrique des cartes graphiques qui ont l'air très performantes,
01:27et les investisseurs y croient, plus 500%.
01:30Et quelques milliards de dollars comparés aux 4500 d'Nvidia.
01:34Ils ont le temps de voir venir Nvidia quand même.
01:36Oui, on va passer d'un fournisseur qui fournit l'intelligence artificielle de l'ordre de 95% à 85%.
01:45Mais en fait le sujet, dans le temps, c'est la perte de part de marché,
01:49c'est quelque part si le marché ne grandit plus aussi vite qu'on pouvait l'estimer,
01:54un équipement entier qui perd du momentum de croissance bénéficiaire.
01:59Et c'est ce qui compte souvent en bourse, c'est la dérivée seconde si je peux dire,
02:03donc le surplus de croissance.
02:06Et là, on risque en fait un petit peu moins de surplus de croissance.
02:10Ça, c'est une dérivée seconde négative,
02:12et c'est pour ça que la bourse en fait est en train de, quelque part,
02:16consolider sur Nvidia, elle est déjà pas mal consolidée, il faut bien l'avouer,
02:20et promouvoir les autres.
02:22AMD fonctionne bien, Alphabet fonctionne bien,
02:24et notre acteur chinois là, on va voir.
02:28C'est marrant parce qu'on parle beaucoup effectivement de ce nouveau venu,
02:32qui est très prometteur.
02:34À côté, il y a Alibaba,
02:37et Xiaomi.
02:39Alors là, pour le coup, on la taille critique,
02:41et on l'avantage un petit peu comme les Google et les Amazon,
02:45d'être des chercheurs et développeurs de hardware,
02:50mais d'avoir aussi tout un tas d'autres activités autour,
02:52pour fournir de la trésorerie, du bénéfice,
02:54pour réalimenter cette recherche.
02:56Est-ce que, en se lançant comme ça un peu à découvert,
02:59Mourthred, il n'est pas allé un petit peu trop fort, j'allais dire ?
03:03Alors, pour être honnête,
03:06je ne sais pas vraiment répondre à cette question.
03:08Ce qui est sûr, c'est que, en fait,
03:10Nvidia va avoir des concurrents.
03:11Ça, je crois que c'est sûr.
03:12Alors après, est-ce que Tencent va se mettre en piste ?
03:14Est-ce que c'est Alibaba qui va arriver ?
03:16En plus, est-ce que Mourthred a un avenir clair ?
03:20Là, je ne peux pas répondre à cette question.
03:22Mais ce qui est certain, c'est que Nvidia,
03:24lui, qui était vraiment dans une suprématie totale,
03:27l'est un peu moins.
03:28Et donc, si le marché croit aussi vite que le marché l'attendait,
03:32enfin, que les analystes attendaient du marché,
03:34c'est un peu moins bien pour Nvidia.
03:36Alors, j'allais vous dire, Eric,
03:39nous, à côté de ça, on est totalement largués en Europe.
03:42On va Nvidia, on va Mourthred.
03:44On a le chat-machine.
03:45Voilà, oui.
03:47Mais il marche bien, et HSBC l'a adopté.
03:50C'est quand même une sacrée victoire.
03:52Je l'utilise.
03:53Voilà.
03:53Bon, ça marche bien.
03:54C'est efficient.
03:55Et c'est assez orienté vers les entreprises.
03:58Donc, c'est intéressant.
03:59Maintenant, on a aussi des acteurs chez nous,
04:01mais alors qui galèrent complètement,
04:03comme disent les jeunes,
04:04à rentrer dans ces dynamiques.
04:06Regardez, OVH Cloud,
04:07qui avait pourtant théoriquement un boulevard devant lui.
04:10Là, le titre perd encore 15% aujourd'hui.
04:13Et c'est vraiment très, très, très compliqué.
04:17Alors, oui, OVH, c'est vraiment très compliqué.
04:21On a donc un titre qui s'est effondré
04:24depuis que le fondateur s'est éloigné et devenu président.
04:29Il a décidé de revenir à la direction générale,
04:33ce qui, en soi, est une chose certainement positive.
04:36Le marché n'avait pas réagi très négativement,
04:38mais il vend ses titres.
04:39Mais oui, il y a plein d'erreurs de communication
04:41depuis qu'il est revenu,
04:42parce que même quand il est revenu,
04:44il a annoncé des objectifs qui étaient très décevants
04:47et le titre a chuté.
04:48Là, hier, effectivement,
04:51sa holding vend des titres avec une décote de plus de 10%.
04:56Avec une décote de 11% quand même.
04:58Ils sont conseillés en termes de finance.
05:00On vient aux commandes et on vend ses titres.
05:02Et le marché, il n'aime pas.
05:04Mais oui, mais ça, ils peuvent l'anticiper.
05:06Pourquoi continuer dans cette direction ?
05:07Ça paraît dingue, en fait.
05:09C'est un peu se tirer une balle dans le pied.
05:10Il faut bien reconnaître que s'ils sont dans le cloud,
05:12il faudrait qu'ils atterrissent.
05:15C'est bel et bien dit.
05:16Atos aussi.
05:17Atos, à suivre de près.
05:19Alors, on restait quand même sur quelques mois
05:20beaucoup plus encourageants.
05:22Oui.
05:23Concernant Atos.
05:24avec l'impression que, vraiment, on soufflait,
05:29qu'une grosse part du chantier de redressement a été faite.
05:32Où est-ce qu'on en est désormais ?
05:33Au tout début.
05:34C'est-à-dire que Philippe Salle est arrivé.
05:36C'est une boîte importante en nombre de personnes,
05:39en nombre de contrats, en taille, en géographie.
05:42Donc, le temps d'arriver,
05:45de prendre en main les choses,
05:47de décliner le plan de restructuration.
05:52Aujourd'hui, ils annoncent une rationation
05:53de leurs coûts immobiliers, par exemple.
05:56Ça va prendre quand même l'année 2026.
05:59Et en particulier, le marché n'a pas aimé,
06:01mais ça fait partie du jeu de la restructuration.
06:03C'est-à-dire que Philippe Salle a annoncé
06:05qu'en 2026, il n'y aurait pas de croissance
06:07de chiffre d'affaires, de revenus.
06:10Pourquoi ?
06:11Parce qu'il veut se débarrasser des mauvais contrats,
06:13ceux qui ont des marges faibles.
06:15Et prendre des contrats qui ont des marges plus élevées.
06:17Donc, c'est plutôt bien quand on fait une restructuration.
06:20Et Philippe Salle, c'est un grand manager
06:22qui sait restructurer les choses.
06:23Donc, c'est très positif.
06:25Mais c'est vrai qu'il n'y a pas de croissance entre-temps.
06:27Donc, où est-ce qu'on en est ?
06:28On en est au début.
06:28Mais je pense que sur ces niveaux-là,
06:30on est des niveaux extrêmement intéressants
06:32pour celui qui a un petit peu de temps devant lui.
06:33Ah oui, c'est peut-être un peu intéressant.
06:35On peut doubler, oui.
06:36Moi, j'en ai un portefeuille
06:38et j'estime que je peux doubler, oui.
06:40Merci beaucoup, Eric Blaine de Swiss Life.
06:42Gestion privée.
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