- il y a 2 mois
Ce mercredi 26 novembre, dans sa chronique USA Today, Julie Jourdan, gérante actions américaines chez Amplegest, s'est penchée sur Kevin Hassett en tant que favori pour succéder à Jerome Powell à la tête du FED, la conformité des commandes de biens durables aux USA, le lancement de la guerre des puces IA entre Google et Nvidia, la révélation des nouveaux objectifs de Dell au T3, l'annonce de suppressions de 6 000 postes chez HP, ainsi que la question de la présence des consommateurs pour le Black Friday. Cette chronique est à voir ou écouter du lundi au vendredi dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer sur BFM Business.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Vous l'entendez, mais d'abord l'ouverture des marchés américains, c'est notre vol Paris-New York de l'après-midi,
00:06alors que le CAC 40 progresse, que va nous offrir Wall Street aujourd'hui ?
00:09Pour en parler, notre Dream Team, elle vient de nous rejoindre, Julie Jourdan.
00:13Bonjour Julie.
00:14Bonjour.
00:14Et bienvenue à nos côtés, gérante actions américaine pour remplir gestes.
00:17Et en fil rouge, Antoine Larigauderie.
00:19Bonjour, re-bonjour Antoine.
00:20Re-bonjour Guillaume.
00:22Bonjour Julie.
00:2211h midi tous les matins, tout pour investir bien sûr en podcast et replay également.
00:26Antoine, comment se passe ce début de séance aux Etats-Unis ?
00:28Plutôt bien, avec un Nasdaq en hausse de 0,58%, 23 155 points, plus 0,27 pour le Dow Jones, 47 244.
00:36Le S&P 500, plus 0,39, 6 791.
00:40Mais alors à noter la volatilité, qui signe un plus bas de deux semaines à peu près.
00:45On est sous les 18 points désormais, un signal qu'on retourne à une certaine forme de calme sur les marchés.
00:52Mais comme on l'a dit, la volatilité, c'est un indicateur un petit peu biaisé,
00:56qui a tendance à amplifier les tendances plutôt qu'à véritablement se permettre de se couvrir contre les forts écarts de cours.
01:04Effectivement, on va parler des indicateurs du jour, juste quand même ce trend qui redevient haussier sur le marché américain.
01:08Julie, ça doit vous faire plaisir.
01:10En trois jours à peine, le S&P 500 a récupéré 3,5% et il est à moins de 2% désormais,
01:16moins de 2% à nouveau de son plus haut historique.
01:18On retrouve une forme d'ascenseur haussier sur le marché américain.
01:21Oui, c'est une dynamique effectivement qui est assez rapide,
01:24qui montre qu'il y a véritablement à nouveau de l'intérêt des investisseurs,
01:30qu'on avait sans doute eu un certain nombre de craintes autour de l'IA,
01:34puisque c'est quand même l'IA qui continue encore hier d'être sous pression,
01:38mais qu'on a des éléments qui ont rassuré les marchés.
01:42Et notamment, ce sont des éléments, des perspectives, des probabilités de baisse des taux
01:47qui sont repartis à la hausse en flèche,
01:50puisque désormais, on n'attend pas loin à 80% des investisseurs,
01:54table sur une baisse des taux lors de la prochaine réunion de la Fed, début décembre.
01:59Et ça, ce n'était pas le cas il y a encore une semaine, on était plus proche des 30%.
02:03Donc c'est quelque chose qui a drivé ce rebond,
02:06et c'est lié principalement, on va dire, à deux éléments.
02:10Le premier, c'est, dans la fin du shutdown,
02:13en fait, de voir des indicateurs économiques qui étaient plutôt, on va dire, fragiles.
02:19On a eu hier les ventes au détail,
02:21elles sont ressorties en dessous des attentes de manière significative.
02:240,2, on attendait plutôt 0,4, donc ça, c'était la première chose.
02:28Donc se dire que finalement, dans ce contexte-là,
02:31on pourrait avoir des éléments qui permettraient à la Fed de se décider,
02:34et puis la possible nomination d'un nouveau président de la Fed.
02:38On entend parler de Kevin Assett, justement,
02:40qui est actuellement conseiller économique à la Maison Blanche.
02:42C'est le nouveau favori pour succéder à Jérôme Powell, Kevin Assett.
02:45Et ça a entraîné une détente des taux américains.
02:48Le 10 ans américain repassait hier sous les 4%.
02:50On est à nouveau au-dessus un petit peu aujourd'hui.
02:52Mais enfin, voilà, un plus bas d'un mois sur le 10 ans américain.
02:54Pourquoi le 10 ans américain se détend-il à l'idée que Kevin Assett
02:56pourrait succéder à Jérôme Powell, en l'occurrence ?
02:59Parce que ça participe à booster à la hausse les indices aussi.
03:01Tout à fait.
03:02Kevin Assett, c'est, on va dire, une personne qui est proche de Donald Trump,
03:08qui a travaillé avec lui durant son premier mandat,
03:11et qui a pris des positions laissant entendre
03:14qu'il était complètement aligné avec l'administration Trump.
03:19Et récemment, il s'est, comment dire, exprimé
03:23pour une baisse de 50 points de base en décembre,
03:28à l'occasion de la réunion de la Fed,
03:29en argant du fait que le shutdown avait fragilisé l'économie américaine
03:34et donc qu'il serait opportun d'accélérer la baisse de taux assez rapidement.
03:39Donc, c'est pour ça, effectivement, qu'on a cette, on va dire,
03:44on n'a pas encore d'annonce, mais en tout cas,
03:48ces éléments qui sont distillés,
03:51qui ont cet impact sur le marché.
03:52Oui, Antoine ?
03:54Oui, probabilité qui monte à 81%.
03:56En avant-marché, c'était il y a une quinzaine de minutes.
03:59Pour une baisse de taux de la Fed en décembre.
04:01Pour une baisse des taux en décembre, effectivement.
04:03Avec en plus des indicateurs aujourd'hui qui confirment le ralentissement,
04:05on a eu les commandes de biens durables du septembre,
04:07on est toujours sur les indicateurs un peu retardés,
04:10plus 0,5%, elles étaient à plus 3 en août,
04:12les commandes de biens durables,
04:13elles ont nettement ralentuit, comme attendu au mois de septembre,
04:15et puis les nouveaux inscrits au chômage,
04:17il y en a eu 216 000 sur la semaine écoulée.
04:18Qu'est-ce que ces tout nouveaux indicateurs,
04:20tout frais du jour, vous avez l'impression ?
04:22Finalement, ils ne nous apportent pas grand-chose,
04:24parce qu'on est vraiment sur des chiffres
04:27qui sont très proches des attentes,
04:29et on n'a pas véritablement le recul sur la situation de l'emploi.
04:33Est-ce qu'on a des changements importants
04:35qui se sont opérés depuis le shutdown,
04:37avec ces chiffres qui sont, en plus de ça,
04:39qui vont être forcément impactés par l'effet shutdown ?
04:43Donc ça ne donne pas beaucoup d'indications supplémentaires à la Fed,
04:47et c'est pour ça que la question du timing reste quand même entière.
04:52Wall Street vient donc d'ouvrir, on est en hausse,
04:54et le S&P est à moins de 2% à nouveau de son plus haut historique.
04:58Il a effacé toute sa baisse de la semaine dernière, désormais le S&P,
05:01et il signe aujourd'hui, et de 4, une quatrième séance de hausse d'affilée.
05:04Il gagne actuellement 0,5%, le Nasdaq plus 0,6%.
05:07Alors le Nasdaq, justement, est-ce qu'on est en train de vivre dans le Nasdaq
05:10une passation de pouvoir ?
05:12Il se trouve que depuis le début de l'année,
05:14le principal contributeur à la hausse du Nasdaq et du S&P,
05:17c'est plus Nvidia, c'est Alphabet.
05:1919% de la hausse vient d'Alphabet, seulement 16% d'NVIDIA.
05:23Alors c'est vrai que depuis quelques semaines,
05:26on assiste à un vrai retournement en termes de perception du marché.
05:30Alors je dirais déjà une première chose,
05:31c'est quand on est un groupe qui pèse 5000 milliards de dollars,
05:35c'était le cas de Nvidia il y a encore quelques semaines,
05:38forcément on est au centre des regards.
05:40Et on a beaucoup de questionnements
05:43qui ont été lancés sur sa stratégie,
05:47sur leur avance technologique, etc.
05:50Donc quand on voit quelqu'un comme Google
05:53qui annonce dans un premier temps,
05:55qui montre Gemini 3,
05:57donc son nouveau modèle,
06:00qui a des performances qui ont été saluées
06:03par tous ceux qui l'ont testée
06:06et qui ont montré qu'elle répondait
06:08de manière extrêmement puissante
06:10en termes de performance à ce qui était testé,
06:14donc ça c'est la première chose,
06:15eh bien forcément, on regarde comment elle fait.
06:17Et dans cette secret sauce, on va dire,
06:21eh bien il y a leur fameuse puce.
06:23Alors ils utilisent Nvidia, attention,
06:25ils utilisent les produits d'NVIDIA,
06:27mais ils ont également développé
06:29un certain nombre de puces personnalisées,
06:32spécialisées, qui sont différentes
06:34de celles qui sont proposées par Nvidia,
06:37qui vont commencer à être commercialisées.
06:39Alors elles ne visent pas,
06:40et en tout cas à ce stade,
06:42on n'a pas entendu Google
06:44indiquer qu'ils allaient concurrencer Nvidia.
06:49Mais on entend une petite musique
06:51comme quoi Meta pourrait être intéressée,
06:54comme quoi Anthropik également
06:56pourrait en acquérir.
06:59Donc aujourd'hui...
07:01Et le marché se dit peut-être
07:02qu'il suffirait qu'un gros achète
07:03des puces IA de Google
07:05pour que les autres suivent.
07:06Un peu comme le Rafale
07:07qui a eu tant de mal à s'exporter,
07:09puis le jour où un pays
07:10enfin a décidé d'acheter le Rafale,
07:12il y en a plein derrière qui ont suivi.
07:13Est-ce que c'est ça qui pourrait
07:14peut-être arriver,
07:17advenir aux puces IA de Google,
07:19et un jour Google venir véritablement
07:21concurrencer Nvidia ?
07:22En tout cas, on voit Google
07:23apparaître face à Nvidia.
07:25Voilà, c'est la nouveauté.
07:25On n'est pas au même niveau de vente,
07:26donc bien évidemment,
07:27on en est très très loin,
07:28ça reste une promesse,
07:29mais on voit qu'Nvidia
07:30ne peut plus avoir la garantie
07:32de rester seul sur son marché
07:33et de garder un monopole total,
07:35manifestement.
07:35Alors, ils n'étaient pas les seuls.
07:36Ils n'étaient déjà pas les seuls,
07:38puisqu'on avait Broadcom,
07:39on avait AMD,
07:40donc il y avait déjà de la concurrence.
07:42Là, la différence,
07:43c'est la partie performance
07:44qui est ressortie liée à ça.
07:46Et effectivement,
07:47on a un produit qui est différent,
07:50qui est sans doute complémentaire,
07:52plus que concurrent.
07:53On voit bien que c'est un mode de fonctionnement
07:55qui est très spécifique,
07:58qui est très adapté, en fait,
07:59à des grands acteurs
08:01qui vont faire du training,
08:03plus sans doute que de l'inférence,
08:05et on verra comment tout ça se développe.
08:07Mais aujourd'hui,
08:09et Google le dit aussi,
08:10on a besoin d'Nvidia,
08:12et c'est peut-être,
08:14pour Nvidia aussi,
08:17on va dire,
08:17ce moment qui va leur permettre
08:20d'accélérer
08:20et de mettre la main
08:23un petit peu sur le frein
08:24sur l'évolution des prix.
08:26Et c'est ça
08:27qu'il va falloir surveiller,
08:28puisqu'on voit bien
08:28que les prix des puces Nvidia
08:30n'ont eu de cesse
08:32de progresser
08:33ces derniers mois,
08:34et chaque modèle
08:35étant plus cher
08:36que l'autre,
08:37que le précédent.
08:39Et quand on regarde
08:40ceux de Google,
08:41eh bien,
08:41ils sont peut-être
08:42entre aujourd'hui,
08:43quand on regarde
08:44ce que l'on connaît,
08:46on est plutôt
08:47à un tiers
08:48du prix
08:48d'une puce Nvidia.
08:50Encore une fois,
08:51ce sont des produits
08:51très différents,
08:53mais ça met un nouvel acteur
08:54dans la partie,
08:55et c'est toujours bien
08:56pour l'innovation.
08:57C'est intéressant ce que vous dites,
08:59qu'ils ne sont pas rivaux,
09:00ils sont complémentaires,
09:02manifestement,
09:02et d'ailleurs Nvidia réagit
09:03justement à ces succès-là,
09:05à ces courants ascendants
09:06autour de Google.
09:07La direction d'Nvidia
09:08a expliqué qu'ils étaient ravis,
09:09on est ravis pour Google
09:11qu'il y ait autant de succès
09:12en ce moment.
09:12Alors évidemment,
09:13c'est de la communication,
09:14mais ça montre aussi
09:15que le succès de l'un
09:16n'enlève pas du succès à l'autre.
09:18Il y aura sans doute
09:19de la place pour tout le monde,
09:20et le marché achète Alphabet
09:22depuis maintenant plusieurs semaines,
09:24même si aujourd'hui
09:24il y a des petites prises de bénéfices,
09:25alors qu'Nvidia,
09:26au contraire,
09:27repart un petit peu de l'avant.
09:28Le Nasdaq est en hausse,
09:29alors Jean-Kiri,
09:30Jean-Kipler,
09:31Antoine, Jean-Kiri,
09:32Dell a publié ses résultats.
09:34Dell aujourd'hui,
09:36parmi les gagnants,
09:37sur l'IA,
09:37Dell est en train
09:38de s'installer,
09:39notamment dans la thématique
09:40Data Center,
09:40sa publication confirme aujourd'hui.
09:42Oui, absolument,
09:43et les prévisions surtout
09:46sont très très convaincantes
09:47de la part de Dell.
09:48Maintenant,
09:49hier soir,
09:50en après-marché,
09:51puisque ça s'est passé
09:52après la clôture de Wall Street,
09:54les investissants
09:55avaient beaucoup de mal
09:56à se décider.
09:57Là, le titre est en forte hausse,
09:58plus 3%,
09:59mais il est assez volatil.
10:01En revanche,
10:01du côté de chez HP,
10:02ce n'est pas la même limonade,
10:04parce que là,
10:04du coup,
10:05on a des prévisions
10:05extrêmement extrêmement décevantes,
10:07et en plus des résultats
10:08qui étaient sous les attentes,
10:10et ça va se traduire aussi
10:12par 6 000 licenciements.
10:14Donc,
10:16ça se passe dans la douleur
10:17du côté de chez HP,
10:19le titre qui était en forte baisse
10:20du côté de Wall Street
10:20était un peu moins maltraité
10:21à l'ouverture,
10:22mais enfin,
10:22on fait du moins 1,8%.
10:25C'est quand même assez étonnant
10:26de voir que même au cœur
10:28de l'écosystème IA américain
10:30et de l'écosystème high-tech
10:32de manière générale,
10:34et ça nous rappelle
10:35des préoccupations
10:36fortement tech européennes,
10:38comment il y a des groupes
10:38qui ont énormément de mal
10:40à suivre les dynamiques,
10:41à en profiter,
10:43et à savoir bien en parler
10:44au marché.
10:45Et aujourd'hui,
10:45c'est le cas d'HP,
10:46qui recule,
10:47qui publie des résultats moyens,
10:48très très moyens,
10:49et qui annonce
10:496 000 suppressions de postes.
10:50Alors d'habitude,
10:52les gens se disent
10:52quand il y a des suppressions de postes,
10:53le marché achète,
10:54il est content.
10:54On voit que non,
10:55HPE tendresse aujourd'hui,
10:56Antoine.
10:57Non, et puis en plus,
10:57statistiquement,
10:58ce n'est pas vrai.
10:59Une entreprise qui est obligée
11:00de licencier sur...
11:02Cette espèce de cliché
11:04du licenciement boursier,
11:05il n'existe pas.
11:06Les marchés font peut-être des maths.
11:07Oui, d'accord,
11:08on réduit sa masse salariale,
11:09donc on fait des économies,
11:10mais non.
11:11Je veux dire,
11:11sur le long terme,
11:12on voit bien qu'une entreprise
11:13qui est obligée de licencier massivement,
11:15c'est qu'elle a des problèmes stratégiques
11:16et qu'elle est sur un mauvais chemin.
11:18Donc non, non,
11:18au final,
11:19les cours ne montent pas
11:20parce qu'on licencie.
11:21Ça, ce n'est pas vrai.
11:22Julie, voilà un acteur
11:23qui, pour l'instant,
11:24n'arrive pas à prendre
11:24la vague de l'IA, HP.
11:26Alors, bon,
11:26il faut se rappeler,
11:27HP, c'est des PC
11:28et des imprimantes.
11:30Donc c'est vrai
11:30qu'on va avoir besoin
11:31de PC qui vont justement
11:33permettre d'utiliser
11:34l'IA.
11:37l'IA.
11:38Mais aujourd'hui,
11:39ils sont face à deux problèmes.
11:41Le premier problème,
11:43c'est un problème de coût.
11:45Le coût des mémoires
11:46a beaucoup augmenté.
11:48Il a augmenté,
11:48ils le disent,
11:49entre 15 et 18%.
11:50Mais surtout,
11:51ça s'est accéléré
11:52en fin de trimestre.
11:53Et ça,
11:53ça les a pénalisés.
11:54Ça, c'est la première chose.
11:56Donc il faut qu'ils arrivent
11:57à montrer qu'ils sont en capacité
11:58de monter leur prix
11:59pour justement
12:01anticiper ces hausses
12:02de prix sur les mémoires.
12:04Donc ça,
12:04c'est le premier point.
12:05Et le deuxième point,
12:07c'est que la transition
12:09vers des nouveaux modèles,
12:11elle ne se fait peut-être pas
12:12aussi vite
12:13qu'il aurait souhaité.
12:14Donc on a une croissance
12:15de la partie PC
12:16qui est de 8%.
12:18Voilà.
12:19Il faut que ça continue.
12:21Et enfin,
12:21comme ça a été dit,
12:23les licenciements,
12:25ils sont le reflet
12:26de deux choses.
12:27À la fois,
12:28la volonté
12:29d'automatiser
12:30un certain nombre de choses
12:31et sans doute
12:32la volonté de répondre
12:33à ces problèmes stratégiques
12:35également.
12:35Donc,
12:36à voir dans la durée
12:37quels sont les changements opérés.
12:40C'est une baisse assez nette
12:41pour HP
12:42et c'est la dernière
12:43vraie séance de la semaine
12:44aux Etats-Unis.
12:45Oui,
12:45déjà la dernière vraie séance
12:46puisque demain,
12:46Wall Street sera fermé
12:47pour Thanksgiving
12:48et vendredi,
12:49seulement demi-séance
12:50pour le Black Friday,
12:52coup d'envoi officiel
12:53des ventes de fin d'année.
12:54et comment vous sentez
12:55cette phase de vente
12:57de fin d'année
12:57cette année
12:58avec un consommateur
12:58dont on sent
12:59qu'il perd le moral ?
13:01Est-ce que vous partagez
13:02cette idée ?
13:02Est-ce que c'est ce que nous
13:03confirment aussi
13:03les différents groupes
13:04exposés à la consommation ?
13:06Le consommateur,
13:07en effet,
13:07il n'a pas le moral.
13:08Quand on regarde
13:09les différents indices
13:10de confiance,
13:12très clairement,
13:13il est pessimiste,
13:14il est très pessimiste.
13:16Est-ce que ça reflète
13:17finalement son comportement
13:19d'achat ?
13:20Pas tant que ça.
13:21Et c'est ça
13:21qui est intéressant,
13:22c'est de voir
13:22cette divergence
13:23entre les deux.
13:25Donc quand on regarde
13:26les dernières publications
13:28de résultats
13:29des grands groupes
13:29de la distribution,
13:31et je parle de groupes
13:33qui n'ont pas brillé
13:35par une dynamique
13:36commerciale
13:36particulièrement forte
13:38sur les dernières années.
13:40Mais on a plutôt
13:41des surprises positives
13:43ces dernières semaines,
13:44que ce soit Best Buy,
13:46que ce soit Abercrombie,
13:48notamment avec sa marque
13:49Hollister,
13:50que ce soit Urban Outfitter,
13:53dont la marque Anthropologie
13:54a sorti d'excellentes
13:56croissances de ventes,
13:58eh bien on a des ventes
13:59qui ont été
14:00surprenamment solides
14:01et surtout des management
14:03qui se montrent optimistes.
14:04C'est le cas également
14:05de Walmart.
14:06Quand on a vu
14:07la semaine dernière
14:07ce qu'ils nous ont dit,
14:08ils nous ont dit,
14:09eh bien oui,
14:10en fait,
14:11le consommateur
14:12qui a peu de moyens,
14:13il souffre,
14:14et en plus de ça,
14:14le shutdown n'a pas aidé
14:15parce qu'il y a des gens
14:16qui se sont retrouvés
14:17au chômage partiel,
14:20mais il n'empêche
14:21que la classe moyenne
14:23et ceux qui ont
14:23plus de revenus
14:24continuent de consommer
14:26et consomment fortement.
14:28Donc maintenant
14:28que le shutdown
14:29est derrière nous,
14:29que les gens retrouvent
14:31leur emploi
14:31et leur salaire,
14:33eh bien on anticipe,
14:34en tout cas,
14:34ce n'est pas moi qui le dis,
14:35ce sont les organismes
14:38qui font des statistiques,
14:41on anticipe
14:41plus de 1 000 milliards
14:43de dépenses
14:44pour les fêtes
14:45de fin d'année,
14:46donc ça serait une hausse
14:47à peu près de 4%
14:48par rapport à l'année dernière
14:50et ça serait un nouveau record.
14:51Ah tiens !
14:52Malgré le contexte
14:52qu'on écrit jour après jour.
14:53Et est-ce qu'un certain nombre
14:54d'Américains,
14:55de particuliers,
14:55ont aussi vendu des actions
14:57pour financer leurs achats
14:58de fin d'année ?
14:59Est-ce que ça peut être
14:59une cause,
15:00un moteur de la baisse
15:01récente des marchés ?
15:02C'est une question
15:02qu'on posera dans la suite
15:04de BFM Bourse.
15:04Julie, merci beaucoup
15:05d'être passée nous voir.
15:06Julie Jourdan,
15:07gérante action américaine
15:08pour Amplégès.
15:09C'est parti !
Écris le tout premier commentaire