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  • il y a 7 heures
Ce mardi 10 février, Antoine Larigaudrie a reçu Christian Fontaine, directeur de la rédaction chez Le Revenu, Félix Baron, fondateur du Club des Investisseurs Indépendants, Alexandre Baradez, chef analyste chez IG, Grégoire de Thoury, directeur du département "Mobiliers - Objets d'Art" et expert chez Aguttes, et Thomas Giudici, directeur de la Gestion Obligataire chez Auris Gestion, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00BFM Business, tout pour investir, Antoine Larigauderie.
00:09Bonjour à toutes et tous, bienvenue pour cette nouvelle édition de tout pour investir,
00:13TPI sur BFM Business, évidemment en direct à la radio, à la télé, sur le web.
00:18Vous pouvez retrouver toutes nos chroniques en replay, en podcast.
00:22Tiens, un CAC 40 qui n'est plus qu'à une trentaine de points de ses derniers records absolus.
00:26On verra ça dans les arbitrages. Tout à l'heure, il y a Alexandre Baradez-Digé qui viendra nous rejoindre en direct et en plateau pour nous commenter tout ça.
00:34Peut-être un espoir justement de battre nos records.
00:37Mais il y a aussi beaucoup, beaucoup de questions sur l'actif du moment, à savoir le Bitcoin.
00:42Vous avez écouté l'édition spéciale de Sandra Gandouin de BFM Crypto hier, où il y avait entre autres Eric Larchevêque.
00:50Beaucoup de questions sur le Bitcoin.
00:51Alors, les choses sont un petit peu calmées. La volatilité baisse. On arrive à des niveaux peut-être intéressants, du côté des 69 000 dollars.
00:59La 69, 70, peut-être de nature à se poser la question d'y aller. Les choses, ça pèse un petit peu.
01:04Alors, pourquoi, comment, quelles sont les perspectives ?
01:06Qu'est-ce que cette correction de ces derniers jours doit nous faire nous interroger de manière un petit peu décisible sur ce support d'investissement ?
01:14Sujet épineux, mais on s'y attelle avec une optique investissement et patrimoine.
01:18Christian Fontaine du magazine Le Revenu et Félix Baron du club des investisseurs indépendants.
01:22Ils seront avec nous dans quelques secondes en direct en plateau.
01:24On parlera aussi d'une autre problématique qui va devenir un sujet, pourquoi pas un sujet d'investissement ?
01:28C'est l'eau et la ressource naturelle indispensable à la vie sur terre, mais aussi clé prioritaire du développement industriel, du développement de l'IA.
01:35Bien entendu, on en parle dans quelques secondes dans le déchiffrage.
01:39Deuxième question intéressante.
01:41Peut-on faire fructifier son épargne en étant feignant, passif ?
01:45Laissez l'argent travailler de lui-même en y jetant un petit coup d'œil de temps en temps, mais laissez faire.
01:50Est-ce que c'est une stratégie ?
01:52Si oui, est-ce qu'elle est bonne ?
01:54Et que peut-on en attendre ?
01:55Christian Fontaine répond à toutes vos questions tout à l'heure dans la boîte à outils.
01:58Un point aussi sur le marché obligataire, malgré toutes les perspectives induites par le futur nouveau patron de la Fed,
02:03malgré certaines interrogations sur la politique de la BCE,
02:07les interrogations autour d'un très probable plan de relance japonais.
02:12Comment réagit le marché des taux ?
02:13Quelle perspective sur les mois à venir ?
02:15Point complet tout à l'heure avec les spécialistes d'horizgestion.
02:17Et puis, pour terminer, on parlera d'investissement dans l'art, en fin d'émission, dans le coffre-fort.
02:21Et ces investissements que vous faites et qui vous font sortir de l'oubli des pièces qu'on croyait perdues à tout jamais,
02:28qui font redécouvrir des meubles, des sculptures, des peintures, des mouvements artistiques entiers.
02:32On sera avec la maison à Guth pour en parler en fin d'émission dans le coffre-fort.
02:37Vos questions, vous nous les posez par mail directe à bfmbusiness.fr.
02:41Vous pouvez nous envoyer un SMS au 732-16, vous tapez le mot-clé business suivi de votre question.
02:45Et puis, vous pouvez me joindre directement via X, l'ancien Twitter, et LinkedIn aussi.
02:52Le reste de l'actualité du jour.
02:53À la une, le taux de chômage qui progresse.
02:55Il a grimpé de 0,2 points au quatrième trimestre pour atteindre 7,9% à la fin 2024.
03:00On retrouve un plus haut qui datait de 2021.
03:04Le taux de chômage des 15-24 ans augmente pour sa part nettement de 2,4 points au quatrième trimestre,
03:09ce qui porte à 2,8% sur un an pour atteindre 21,5%.
03:14Emmanuel Macron en remet une couche sur l'importance de la préférence européenne.
03:18C'est du défensif, mais c'est indispensable dans les secteurs stratégiques,
03:21faute de quoi les Européens seront balayés, dit-il dans une interview à plusieurs journaux européens.
03:27Le chef de l'État y prône une capacité d'endettement commune des 27 pour les investissements d'avenir.
03:32Toutes ces déclarations quand même à 48 heures d'un sommet européen informel,
03:36mais potentiellement décisif sur les questions de compétitivité européenne.
03:40La Maison-Blanche, elle, serait sur le point de confirmer le voyage de Donald Trump à Pékin.
03:43Il avait été annoncé à l'occasion du rendez-vous entre le président américain et Xi Jinping en Corée du Sud l'automne dernier.
03:49Et selon l'édition américaine de Politico, la visite est prévue pour la première semaine du mois d'avril.
03:54L'actualité des entreprises y a encore énormément de résultats.
03:57Kering, leader du CAC 40, avec une hausse de 11,3% à 289,05€.
04:02On a des résultats quand même très probants de la part de la maison mère de Gucci.
04:07Les choses s'arrangent et le titre réagit bien, on verra ça dans le détail.
04:11On a ce Total Energy aussi, avec le pétrolier britannique qui a affiché un bénéfice annuel en repli de 86%,
04:19marqué par la chute des prix du pétrole, mais aussi par des dépréciations en 2025.
04:23On verra ce qu'il en est Total, ce sera publié demain.
04:25Et puis publication d'AstraZeneca qui a profité l'an dernier de ses médicaments contre le cancer
04:29et qui affiche un bénéfice annuel en hausse de 45%.
04:33Tout de suite, le tableau de bord des marchés.
04:35Allez, on est à une trentaine de points du dernier record absolu du CAC 40.
04:47On est en hausse, plus 0,44%, 8 360 points sur l'indice vedette de la Bourse de Paris.
04:52La tech un petit peu en retrait avec plus 0,28% pour l'Euronext Tech Leaders.
04:56Et si on regarde le reste de l'Europe boursière, on surperforme quand même assez nettement à Paris
05:00puisque l'Eurostox 50 fait 0,11%, plus 0,12% pour le DAX à Francfort, plus 0,1% pour l'Ibex à Madrid.
05:06On a même des baisses du côté de Londres et de Milan.
05:09Mais voilà, ce qui nous permet de résister, c'est une de nos forces du côté du CAC 40.
05:13On voit que les secteurs traditionnels qui composent le CAC 40 prennent le relais les uns des autres.
05:19BTP, construction, ensuite on a des bonnes performances du côté de la tech.
05:23C'était hier, notamment avec STMicro.
05:24Et aujourd'hui, c'est le luxe qui est en fait et qui nous permet de signer une bien meilleure performance que le reste de l'Europe boursière.
05:30Notamment grâce à l'envolée de Kering, plus 11,4%, 289,20€.
05:35On le disait hier avec Guillaume Sommerer dans BFM Bourse hier après-midi.
05:39Si Kering surpasse les attentes, avec toute la pression qu'il y a eu autour du titre, il y aura un gros effet acheteur.
05:44Et c'est le cas donc aujourd'hui avec une hausse d'un petit peu plus de 11%.
05:48A noter Stellantis qui rebondit bien avec une hausse de 5,4%.
05:52Le reste du secteur du luxe est plutôt bien orienté.
05:55On a Hermès qui gagne 2,36% à 2.121€.
05:59Les résultats, ce sera jeudi.
06:01Et puis L'Oréal qui gagne 1,37% à 393,25€.
06:05Enfin voilà, le luxe redevient la dynamique de progression du CAC 40, en tout cas pour la journée.
06:11À la baisse, on retrouve AXA qui perd 2,28% à 38,64€.
06:15On a Safran, moins 0,99€, 311,30€.
06:19Pas trop d'effet des résultats de BP sur Total Energy qui perd en ce moment 0,67% à 62,21€.
06:26Mais le coup d'après, ce sera peut-être une hausse avec la publication des résultats donc demain du géant pétrolier.
06:31On a Technip Energy en revanche qui perd 3,3% à 31,80€.
06:35Plus forte baisse du SBF 120.
06:37Il y a quelques très belles progressions à signaler.
06:39Ormi Kering, il y a Arkema qui gagne 8,5%.
06:4164,05% secteur de la chimie à suivre sans doute cette année.
06:45On a Ubisoft qui regagne 6,2% à 4,56€.
06:49Puis Stellantis, on en parlait, plus 5,5%.
06:52Du côté des devises, l'euro dépasse à nouveau le dollar 19.
06:56On est à 1,1917.
06:57Les cryptos dont on va beaucoup parler ces prochaines minutes, 69 000 dollars pour le Bitcoin.
07:04On a un Ether qui n'arrive pas à redécoller.
07:06On est à 2011.
07:08Et puis du côté des matières premières, un rapide coup d'œil.
07:1168,93$ pour le brand de mer du Nord.
07:13Ça se tend du côté des 70.
07:15L'or, 5 067$ à l'instant.
07:19Et l'argent, 80,67$.
07:21On temporise un petit peu après le très vif redressement de ces derniers jours.
07:25Allez, tout de suite, on déchiffre l'actualité du jour.
07:29Investir le déchiffrage.
07:33Avec Christian Fontaine du magazine Le Revenu.
07:35Bonjour Christian.
07:36Bonjour Antoine.
07:36Bonjour Félix.
07:37Avec nous ce matin, Félix Baron du Club des investisseurs indépendants.
07:40Bonjour Antoine.
07:41Merci également d'être avec nous.
07:42Alors on parlait du Bitcoin, on va continuer à en parler.
07:45C'est vrai qu'il y a eu énormément de questions ces dernières semaines,
07:48au vu de ces espèces de mouvements de correction qui se sont succédés,
07:52qui avaient l'air absolument infinis.
07:54Alors on a beaucoup parlé de destruction de positions qui avaient été prises avec effet de levier
07:58par beaucoup d'investisseurs institutionnels.
08:00Un petit peu, enfin, on ne parle pas de ressemblance structurelle, mais du mouvement qui a précédé.
08:08C'est un petit peu ce qui s'est passé pour l'or.
08:10C'est-à-dire qu'on a mis de côté vraiment beaucoup d'ETF, d'instruments financiers de suivi.
08:15Et ça a été fatal au cours.
08:17Maintenant, est-ce que si on remet les choses en perspective, est-ce que les choses changent ?
08:22Est-ce que le paradigme change autour du Bitcoin ?
08:25Ou est-ce qu'il y a toujours, du côté des investisseurs comme du côté de ceux qui font travailler le Bitcoin ?
08:31On en a parlé avec Éric Larchevêque hier pendant l'édition spéciale de Sandra Grandoin pour BFM Crypto.
08:36Est-ce qu'il y a toujours intérêt à se positionner dessus et vraiment à le considérer comme une solution d'investissement comme une autre ?
08:44Christian ?
08:44Alors oui, pour répondre à vos deux questions par l'affirmative, oui, le paradigme change.
08:49Et oui, ça peut toujours être intéressant de se positionner dessus.
08:51Je crois qu'on peut tirer trois leçons de cette baisse.
08:57D'abord, même si les Bitconners n'aiment pas le dire, il faut bien voir que c'est quand même un marché, on est au-delà de la correction.
09:03On est dans le krach, on est clairement au niveau d'un bear market, puisqu'on le rappelle quand même,
09:09on est passé en quelques mois d'un point haut en octobre autour de 120 000, au-delà de 120 000 dollars.
09:15Aujourd'hui, autour de 70 000 dollars, comme vous le rappeliez tout à l'heure.
09:19Alors, il n'y a pas non plus de raison de paniquer.
09:21On le sait bien, le Bitcoin est un actif volatile.
09:25On a pensé ou certains ont pensé que comme le Bitcoin s'institutionnalisait, il allait peut-être être moins volatile.
09:33Ce n'est manifestement pas le cas.
09:34On rappellera quand même que lors de la précédente grande variation 2021-2022, on était monté à 70 000 dollars et on était redescendu à 15 000.
09:43Donc, ça faisait quand même une chute de 85 %.
09:46Donc, premier enseignement, il faut appeler un chat un chat, c'est clairement un bear market.
09:53Deuxième enseignement, les actifs numériques sont et partagent avec les actifs physiques le fait qu'il faut s'y intéresser au son du canon et pas au son du violon.
10:03Donc, c'est le moment où jamais, franchement, mieux vaut acheter du Bitcoin à 60 ou 70 000 dollars qu'à 120 000 dollars, ça va un peu de soi.
10:12Encore faut-il investir avec méthode.
10:15Et là, on voit bien que le market timing, le petit jeu qui consiste à essayer d'acheter au plus bas pour vendre au plus haut, avec des actifs très volatiles comme le Bitcoin, ça ne marche pas.
10:24Donc, j'aurais tendance à dire qu'une des leçons de cette volatilité et de ce bear market, c'est bien sûr de mettre en place un DCA.
10:31On investit chaque mois la même somme en Bitcoin, ce qui permet d'optimiser vos prix de revient.
10:37Et pour être très, très concret, si demain, vous mettez en place cette stratégie que les marchés continuent à baisser, vous serez content parce que vous allez pouvoir racheter plus bas.
10:46Et si les marchés repartent à la hausse, vous serez aussi satisfait parce que vous aurez investi au point bas.
10:51Et la troisième leçon, rapidement, ça va un peu de soi, mais il faut le rappeler, le Bitcoin est un actif très volatil et n'est qu'un actif de diversification.
11:01C'est une martingale, mais la diversification, ça marche aussi bien, ça marchait hier, ça marchera, ça marchera aujourd'hui, ça marchera demain.
11:08Ça marchait pour des actifs numériques comme pour des actifs physiques.
11:13Et donc, au sein, donc 5 à 10%, autour de 5%, pas plus de cryptoactifs.
11:21Et au sein de ces cryptoactifs, on peut investir en direct via des fonds, notamment les fonds de Tobam,
11:26ou investir dans des Bitcoin, treasury company, comme par exemple Capital B.
11:30Et attention, aucune garantie sous le capital, attention au-delà de la variation du Bitcoin.
11:35Vous prenez aussi un risque sur la structure de la société.
11:38Félix Baron, bon, déjà, remettre les choses en perspective, ce n'est pas la première correction musclée sur le Bitcoin.
11:46Ce n'est pas la plus forte non plus, si on regarde bien, c'est les montants qui sont impressionnants.
11:49Et puis, il y a eu en fin de semaine dernière vraiment une accumulation de mauvaises annonces.
11:55Il y a commencé à y avoir des rumeurs un peu sales, j'allais dire, sur d'éventuelles insolvabilités de certains opérateurs.
12:03C'était complètement faux.
12:04Mais résultat, ça a accentué l'atmosphère de panique et de rush for exit.
12:08Tout le monde se bousculait pour sortir.
12:10Maintenant, le marché, il a été efficient.
12:13C'est-à-dire qu'à aucun moment, on s'est retrouvé avec des blocages, avec des intervenants qui étaient coincés.
12:18Il est construit pour ça, le marché.
12:19Le marché du Bitcoin et la blockchain a été quand même conçue pour ça.
12:26Ce qui est intéressant sur les mouvements du Bitcoin, si on reprend en perspective et que vous amusez à regarder les boules markets suivies des bear markets,
12:33c'est vraiment des marges d'escalier depuis 2009, maintenant depuis 17 ans.
12:38Et on est en train, qui décrivent, sur le temps un peu long qu'on a maintenant, une espèce de courbe exponentielle.
12:44Aussi, j'en crois mes leçons de mathématiques d'il y a 20 ans, ça finit quand même par tendre vers plus l'infini.
12:49Après, je ne vais pas faire de prédiction du prix du Bitcoin, mais il y a deux forces qui contrôlent et qui déterminent les mouvements de boules et de bear markets.
12:57Il y a l'effet de spéculation.
12:59Clairement, on l'a eu en 2024-2025.
13:01Et surtout parce que le Bitcoin est devenu un actif de diversification, comme l'a dit Christian, mais pas que.
13:07À mon avis, c'est aussi un actif de protection.
13:09Rappelons qu'il valait 125 000 dollars en 2025 et en 2015, 217 dollars.
13:15Donc, c'est aussi un actif de protection contre la valeur des monnaies, les monnaies fiat ou les monnaies dette, si on veut faire un autre jeu de mots.
13:21Mais donc, vous avez ça d'un côté et puis vous avez aussi la conviction que sur le long terme, c'est un actif qui vous permet de vous protéger.
13:32Et aussi, de vous protéger de manière numérique, ça fait 17 ans que ça existe, c'est incorruptible le Bitcoin.
13:39Personne n'a réussi à pirater le réseau, ni la blockchain, ni les preuves qui vont avec.
13:45Et si on observe les baisses et les hausses, ce qui est très intéressant, c'est les cycles de 4 ans.
13:51Là, on est sur une baisse assez forte, puisque entre mi-février par rapport à octobre, on a perdu à peu près 40% du cours.
13:58Et si vous regardez tous les 4 ans, globalement, un an ou 6 mois avant le halving, tous les 4 ans, il y a une baisse du Bitcoin.
14:05En 2014, en janvier 2014, le Bitcoin vaut 803 dollars.
14:09Un an plus tard, il n'en vaut plus que 217.
14:12Mais dans les 3 ans qui suivent, le cours est multiplié par 63.
14:15On arrive à 13 000 dollars.
14:16On est en 2018, 4 ans jour pour jour, après janvier 2014.
14:20Janvier 2018, vous comparez ensuite, un an après, en 2019, le Bitcoin a été divisé par 4, il ne vaut plus que 3 400 dollars.
14:263 ans plus tard, janvier 2022, il est à 43 000 dollars, multiplié par 12.
14:31Et vous reprenez maintenant, 2022, un an plus tard, en janvier 2023, encore une division du cours par près de 3.
14:39On était à peu près, Christian le rappelait, début 2023, entre 16 000 et 20 000 dollars.
14:44Et derrière, on a multiplié par 8 le cours, puisqu'il est montré jusqu'à 120 000.
14:47Donc en fait, tous les 4 ans, vous avez un marché baissi qui dure entre 6 mois et 1 an.
14:52Et ensuite, vous avez 3 ans de hausse jusqu'au nouveau record historique.
14:56Mais ce qu'on observe sur ce cycle long, c'est que les baisses sont de moins en moins fortes et les hausses sont de moins en moins fortes.
15:04Là, on parle plus de pourcentage à deux chiffres, de plus de 40 %.
15:08Avant, on n'était plus sur des multiples x 63 entre 2014 et 2018, ça faisait rêve.
15:13Effectivement.
15:14Christian Fontaine, vous terminez votre commentaire sur pourquoi pas s'exposer aux Bitcoin treasury companies.
15:21Disons qu'il y a beaucoup d'entreprises qui ont du Bitcoin en trésorerie.
15:25Alors, il y a des cas extrêmes.
15:26Stratégie, Tesla, on a quand même gardé quelques milliards.
15:31Il y a quand même quelques sociétés qui sont exposées structurellement au Bitcoin parce qu'elles en ont amassé de très très grandes quantités.
15:39Et est-ce que vous pensez que c'est, par extension, une des raisons pour lesquelles le Nasdaq et l'ensemble des valeurs technologiques sont aussi exposées aux fluctuations du Bitcoin ?
15:52Alors, bien sûr.
15:53D'ailleurs, il y a eu des déclarations assez récentes.
15:56Il y a eu une grosse peur, notamment de la part de Stratégie et de toutes les Bitcoin companies, d'être exclue des grands indices mondiaux.
16:03Et donc, cette peur a été dépassée.
16:07Il me semble que les responsables des grands indices ont dit que pour l'instant, et pour une bonne raison aussi, que ces sociétés allaient rester dans les indices.
16:13Ça, c'est important.
16:14Non, je pense qu'en fait, le Bitcoin intéresse, notamment les Français et les Françaises.
16:20Aujourd'hui, il y a autant de Français qui sont investis dans le Bitcoin que de Français qui sont investis en actions.
16:26Mais le Bitcoin peut encore faire peur, notamment aux générations les plus, je dirais, les plus seniors.
16:32Et c'est vrai qu'investir, s'exposer au Bitcoin, si vous investissez en direct via des plateformes spécialisées, c'est quand même relativement complexe, même pour les technos.
16:41Donc là, vous avez grâce, vous avez la possibilité, en vous exposant à certaines sociétés qui sont cotées sur Euronext ou qui sont cotées aux Etats-Unis,
16:53à vous exposer au Bitcoin tout en investissant à travers un véhicule, une action que vous connaissez, que vous maîtrisez le processus d'achat,
17:02vous maîtrisez les plateformes des intermédiaires et vous maîtrisez la fiscalité, parce que la fiscalité est alors beaucoup plus simple.
17:09C'est, par exemple, la fiscalité du PEA ou la fiscalité du compte-t-il.
17:12Donc ça, c'est une façon, je dirais, de faire les premiers pas vers les crypto-actifs que de s'exposer et d'acheter quelques actions de ce type de société.
17:25Alors attention, parce que vous vous exposez à la fois à la volatilité du sous-jacent, le Bitcoin, mais aussi vous prenez un risque sur la structure,
17:34qui a d'autres activités par ailleurs. Donc bien sûr, on rappelle que ce sont des entreprises risquées avec aucune garantie sur le capital.
17:43Mais vous voyez, le revenu, on a une forte connotation patrimoniale et les aspects pratico-pratiques d'utiliser un support,
17:51une famille de supports que vous avez l'habitude de trader par ailleurs ou être exposé à une fiscalité que vous maîtrisez.
17:58Ça nous semble intéressant.
17:59D'accord. Bon, c'est à noter.
18:03Alors, triple salto arrière, double boucle piquée cette saison.
18:06Pour faire fonctionner le Bitcoin, il faut de la mémoire et il faut des puissances de calcul effrénées.
18:12Même chose pour l'intelligence artificielle.
18:15Et derrière tout ça, il y a beaucoup d'électricité, mais il y a aussi de l'eau.
18:20Et est-ce que l'eau n'est pas en train de devenir une dynamique d'investissement ?
18:25Ça fait quand même des mois qu'on en parle, mais là, qui va devenir extrêmement urgente.
18:29Félix Baron, vous avez des chiffres à nous communiquer, qui sont toujours aussi impressionnants,
18:33mais qui nous font dire aussi qu'on ne peut pas se passer d'investir dans l'eau, ne serait-ce qu'un petit peu là en ce moment.
18:40Non, on ne peut vraiment pas éviter.
18:41J'en ai parlé, je pense, il y a un peu moins d'un an sur le même plateau.
18:44On se souvient, oui.
18:45Et on avait vu que j'avais proposé quelques fonds, quelques ETF pour investir dans l'eau.
18:50Ils ont tous pris entre 20 et 30 %.
18:52Voilà.
18:52Donc, les statistiques, historiquement, donnent raison à la thèse de l'eau.
18:5720 questions sur chat GPT que je pose sur mon téléphone, ça correspond à une bouteille d'eau de 50 centilitres consommée.
19:04Pour vous donner le premier chiffre.
19:05Pour refroidir le data center.
19:06Pour refroidir le data center.
19:08En 2024 et 2025, Microsoft et Google ont augmenté leur consommation d'eau de plus de 35 %.
19:14Bon, ça, c'est un chiffre.
19:15Mais ça veut dire qu'ils consomment aujourd'hui, à eux deux, plus d'eau que Londres ou Madrid.
19:19Là, ça commence à poser un petit peu.
19:21Voilà, on commence à voir.
19:22Vous avez au Chili ou aux Pays-Bas des projets de data center qui sont stoppés parce qu'il n'y a pas assez de réserve hydrique.
19:27C'est plutôt une bonne chose si on fait au moins attention aux réserves d'eau.
19:31Ça ne vous rappelle pas un James Bond, ça ?
19:33On pourrait l'appeler Watergate ou Waterwall parce que l'IA s'est heurtée au Data Wall.
19:39Aujourd'hui, elle n'a plus de data sur lesquelles s'entraîner qu'elle ne connaisse pas.
19:44Donc, il faut en inventer des nouvelles pour l'IA.
19:46Ensuite, il y avait le Chip Wall.
19:47Il n'y avait pas assez.
19:48On s'est heurté au mur des puces.
19:49Maintenant, c'est le Waterwall.
19:51Le refroidissement des serveurs avec les puces Blackwell ou H100 de Nvidia dégage tellement de chaleur.
19:59Enfin, le refroidissement doit se faire soit par refroidissement par air.
20:04Alors, c'est possible quand vous avez des data centers au Canada ou en Europe.
20:06Mais ça dégage tellement de chaleur aujourd'hui, vous êtes au Texas ou dans le sud de l'Europe,
20:12que vous avez besoin de faire un refroidissement par eau.
20:14Et d'ailleurs, l'eau absorbe beaucoup mieux la chaleur.
20:16Vous avez déjà dû le remarquer si vous êtes baigné en Bretagne.
20:19Donc, pour revenir au sujet, la bonne nouvelle, c'est que les acteurs les plus riches et les plus puissants de la planète,
20:26à savoir les 7, 10, 15, 20 magnifiques, vont s'y intéresser et donc faire un peu plus attention aux réserves d'eau
20:32et en tout cas faire en sorte de ne pas en manquer.
20:34Donc, au moins, il y a de l'argent pour investir sur le secteur de l'eau.
20:38Si vous, en tant que particulier, vous voulez vous y exposer,
20:40comme d'habitude, j'ai une manière de regarder en stock picking.
20:44Alors, avec, vous avez Vertiv aux Etats-Unis.
20:47Là, c'est vraiment le leader du liquid cooling, spécialiste donc du refroidissement par eau,
20:52qui a un carnet de commandes plein jusqu'en 2028.
20:54Donc, c'est un peu le Nvidia de la flotte si on veut dire les choses de manière rapide.
21:00Schneider, Cocorico, enfin, je propose une action française.
21:03Le réseau intelligent.
21:05Non, mais ils sont leaders sur la gestion thermique hybride.
21:07Ils sont très forts sur les connexions électriques.
21:09Ils ne font pas de data center, mais ils interviennent dedans.
21:11C'est une valeur un peu plus sécurité.
21:13Vous avez aussi Ecolab aux Etats-Unis, qui fait tout le recyclage de l'eau.
21:17Et puis, pour être d'accord une fois avec Christian, on peut aussi investir via des ETF.
21:22Vous avez l'Xor PEA O.
21:24Alors là, vraiment, c'est bien parce qu'il rentre dans le PEA avec des valeurs qu'on connaît,
21:27bien des Veolia, mais aussi des valeurs US, American Water.
21:30Ou bien le iShares, Global Water, le fameux H2O.
21:34Lui, il est très exposé US, mais il a l'avantage d'avoir un dividende versé deux fois par an.
21:39Et puis, le dernier, vraiment le champion du secteur, qui était le pionnier,
21:41c'est le fonds Pictet Water.
21:42J'en avais déjà parlé.
21:44Lui, il est très fort parce qu'il a une gestion active.
21:46Donc, il essaie de faire mieux que l'indice.
21:47Et en plus de ça, les sociétés sont souvent des contractants directs, des hyperscalers.
21:54Donc, dès qu'il y a un contrat sur l'eau de Google, de Microsoft, de Amazon,
21:59généralement, c'est les sociétés qui sont dans le portefeuille de ce fonds qui sont sollicitées.
22:04Pour les gestions thématiques, il ne faut pas hésiter à investir via des fonds gérés activement,
22:11comme celui que Félix vient de citer.
22:15En fait, la thématique de l'eau, c'est une vieille thématique qui prend un coup de jeune.
22:20Pour les raisons qui viennent d'être expliquées,
22:22au CEE Revenu, on n'aime pas tellement les effets de mode.
22:24Et les gestions thématiques, il faut faire attention,
22:26parce que souvent, les particuliers investissent en bout de chaîne.
22:28Donc, on a souvent quand c'est trop tard.
22:30La thématique de l'eau a été lancée, effectivement, par Pictet au début des années 2000.
22:34Ensuite, elle a été fortement reprise par BNP Paribac,
22:36qui a lancé un fonds majeur sur le secteur.
22:39C'est une thématique qui, depuis deux ou trois ans, fonctionne moins bien.
22:42Mais c'est vrai que sur le très long terme, ça fonctionne bien.
22:44Et c'est vrai qu'il y a des sous-jacents positifs.
22:46Il ne faut pas hésiter à y aller, en tout cas dans le cadre d'une stratégie de diversification.
22:52Et alors, plutôt là, effectivement, je suis un chaud partisan des ETF,
22:55mais pas pour les gestions thématiques.
22:57Parce que les gestions thématiques, pour un gestionnaire actif,
22:59c'est assez facile de ne pas être investi dans les deux ou trois canards boiteux du secteur.
23:03Et donc, beaucoup de gestionnaires actifs, sur les thématiques précises comme celle-là,
23:06font mieux que les ETF.
23:09Mais c'est une bonne thématique de diversification dans le cadre du long terme,
23:13même si, comme toutes les stratégies ESG,
23:15elle a pris un petit coup de plomb dans l'aile avec le trumpisme.
23:18C'est le moment de rentrée.
23:19Oui, cela dit.
23:20Et puis aussi, c'est des entreprises qui sont liées aux infrastructures,
23:25donc souvent pourvoyeuses de bons rendements.
23:28Et puis, énormément d'utilities qui font des contrats publics,
23:30et qui sont, en tout cas en Europe, et surtout en France,
23:33je pense à Sécher Environnement, je pense à Suez, je pense à Engie, etc.,
23:36Veolia, qui sont dans la fin d'un cycle de désendettement.
23:40Donc, on a des entreprises qui vont rentrer plus de cash.
23:43On a des champions français, c'est un secret.
23:45Oui, et versé plus de dividendes.
23:46Ça, pour une fois, on peut le reconnaître.
23:47En utilities, on est plutôt bon.
23:49Quantum of Solace, c'était le James Bond sur l'eau,
23:52avec Mathieu Amalry qui jouait le méchant.
23:54Il est sous-coté, mais c'est un très bon James Bond.
23:58Très, très bon, effectivement.
23:58Merci beaucoup, Christian Fontaine, on vous retrouve dans quelques minutes
24:02pour parler de l'investissement fainéant.
24:04J'adore cette thématique.
24:06Et puis, Félix Baron, Club des investisseurs indépendants,
24:08à une prochaine fois pour déchiffrer l'actualité du jour.
24:11Et pour l'instant, on va arbitrer les marchés avec Alexandre Baradez-Digé.
24:17Tout pour investir. Arbitrage.
24:22Il est frais, il est arrivé, il vient de s'asseoir.
24:25Alexandre Baradez-Digé, bonjour.
24:27Bonjour, Antoine.
24:27Alors, on commence la journée avec un CAC 40
24:30qui est à 30 points de ses derniers records absolus.
24:32Oui, c'est pas mal.
24:33C'est pas mal.
24:34Alors, on voit qu'effectivement, il y a le luxe qui participe un petit peu ce matin.
24:37On a aussi, Félix Baron, qui participe à cette tendance-là
24:39sur les autres acteurs du luxe également.
24:41Ce qui est intéressant de noter sur le CAC 40,
24:44d'ailleurs, j'ai une chronique que j'ai faite hier,
24:45sur ces niveaux sur lesquels on est depuis maintenant
24:49des mois, même presque des années.
24:52Il faut s'en souvenir bien.
24:53Le CAC en 2024, le CAC en 2025, le CAC en début d'année.
24:58On a buté régulièrement à 8 250, 1300 points.
25:02Il y a eu ce petit record qu'on a battu mi-janvier.
25:04Vous vous souvenez, mi-janvier, quasiment 8 400 points.
25:06Et puis, on passe en dessous.
25:08Pour ceux qui aiment les graphiques,
25:10et c'est toujours intéressant de s'intéresser aux graphiques
25:12parce qu'ils vous donnent des repères,
25:14et ils expliquent aussi pourquoi, en partie,
25:15le marché parfois a du mal à aller au-dessus.
25:17Prenez un graphique du CAC 40 sur 10 ans,
25:19puis amusez-vous à relier le point bas de 2020,
25:21le point bas de 2022.
25:23Et vous, vous avez une belle oblique qui se dessine.
25:25Eh bien, regardez sur quel niveau le CAC bloque
25:26depuis quasiment un an en tentative haussière.
25:29Vous avez ce niveau oblique,
25:31et puis vous avez un niveau parfaitement horizontal
25:32qui relie les sommets de 2024, 2025 et 2026.
25:35Donc, je dirais que, évidemment,
25:37les niveaux techniques ne font pas tout,
25:39mais quand les investisseurs sont potentiellement
25:41en manque de gros catalyseurs,
25:43une bonne annonce, pas sur une baisse de taux,
25:45ou en dessous de la Chine,
25:46un plan de relance qui va sustourer les valeurs européennes,
25:48ou un élément géopolitique qui détendrait également la situation,
25:52eh bien, les marchés, les niveaux techniques
25:54sont des repères qui sont travaillés par le marché,
25:56même si, effectivement, le CAC est très, très proche de leur record,
25:59mais on a toujours un peu de mal à accélérer,
26:01je dirais, vivement dessus,
26:02c'est-à-dire prendre 300-400 points dessus.
26:03Ce n'est pas encore un niveau qu'on arrive à casser.
26:06Bon, on va guetter, éventuellement,
26:08peut-être une nouvelle tentative pour leur corps,
26:10peut-être attendre que Wall Street se réveille
26:12pour avoir des catalyseurs supplémentaires,
26:14mais enfin, c'est vrai que, là,
26:15notre catalyseur du jour,
26:16ça reste quand même les résultats d'entreprise,
26:19et que Kering tient quand même une sacrée belle revanche,
26:21après avoir été pressuré dans tous les sens.
26:24Est-ce qu'il y a un actif en particulier
26:25sur lequel vous serez vigilant aujourd'hui,
26:28pendant votre journée de trading, Alex ?
26:29Oui, on va regarder toutes les valeurs liées à la consommation,
26:33je dirais aussi, du coup, les banques un petit peu.
26:35On a les chiffres de vente au détail aux Etats-Unis.
26:36La semaine, elle est importante.
26:37Vente au détail aujourd'hui,
26:39demain, le rapport sur l'emploi,
26:40et puis vendredi, les chiffres d'inflation.
26:42Donc, j'ai envie de dire,
26:42c'est presque les plus gros thèmes
26:43que les marchés surveillent,
26:44qui sont de plus concentrés en une semaine, en fait.
26:46La consommation, pourquoi ?
26:47Parce que les consommateurs américains,
26:48l'année dernière, ils ont continué à consommer,
26:50mais on sait qu'une grosse partie du PIB,
26:52c'était surtout la partie CAPEX,
26:53investissement des entreprises,
26:54de la tech notamment.
26:56Donc, le consommateur, il est scruté
26:57parce qu'on sait qu'il y a ces 20% d'Américains
26:58les plus riches qui consomment à toute blinde,
27:00qui font 50% de la consommation aux Etats-Unis,
27:02c'est les 20% les plus riches,
27:04mais les 80% restants,
27:05alors, il y a la middle class
27:06et puis les plus pauvres,
27:08qui eux consomment qu'honnêtement moins.
27:09Et donc, ces chiffres sont toujours intéressants à suivre
27:11par rapport à ces dynamiques-là.
27:13Et donc, forcément, des chiffres
27:14qui seraient meilleurs qu'attendus,
27:15ça rassure sur les pays américains,
27:17ça rassure sur la croissance américaine
27:18et peut-être quelques baisses de taux à l'horizon,
27:20tout le monde sera rassuré.
27:21En revanche, les chiffres de consommation
27:22sont un peu moins bons.
27:23Ça accentuera la pression
27:25de son administration américaine.
27:26Donc, Donald Trump a beaucoup de pression
27:28au début d'année,
27:29de déclarations plutôt sur
27:31il faut baisser le coût des cartes de crédit,
27:33il faut rendre l'accès au logement plus facile,
27:35il faut baisser les taux au niveau de la Fed
27:36pour que le crédit soit moins cher.
27:38Donc, le consommateur, c'est toujours...
27:39On rappelle, la consommation,
27:41c'est, historiquement, l'épine dorsale
27:43de la croissance américaine.
27:44Donc, chiffre de consommation cet après-midi.
27:46Et puis, demain, l'emploi.
27:46Vous avez vu que Kevin Assett,
27:48ce conseiller très proche de Trump,
27:50conseiller économique,
27:51il a dit...
27:53Alors, c'était autour d'un thème sur l'IA,
27:55les effets de l'IA sur l'emploi.
27:57Certains ont pu y voir peut-être
27:59un petit leak sur le rapport sur l'emploi demain.
28:01Il dit, bon, si l'emploi est un peu plus faible
28:04pendant quelque temps,
28:05bon, c'est pas forcément très grave.
28:05Il ne faudra pas s'inquiéter.
28:06Il ne faut pas paniquer.
28:08Est-ce qu'il a donné quelques infos
28:09sur le rapport sur l'emploi ?
28:10On rappelle qu'il est décalé,
28:11qu'on a dû être publié il y a quelques jours.
28:13Et puis, le chiffre d'inflation,
28:14fin de semaine.
28:14Donc, aujourd'hui,
28:14je regarderai les valeurs de la conso.
28:16Et donc, 14h30 pour ce chiffre aux Etats-Unis.
28:18OK.
28:208365 points pour un CAC 40
28:21qui gagne 0,51%.
28:23On a peut-être les gens
28:24pour aller chercher un nouveau record.
28:25Merci, Alexandre Baradez,
28:26merci d'avoir été en direct avec nous.
28:29Dans tout pour investir,
28:30une petite page de pub
28:32et c'est le retour de Christian Fontaine.
28:34On va s'intéresser au Lazy Investment,
28:36savoir épargner en étant feignant.
28:40Cette thématique est absolument admirable.
28:42Il viendra nous en parler.
28:43A tout de suite.
28:46Tout pour investir sur BFM Business.
28:51Tout pour investir, la boîte à outils.
28:55On ouvre la boîte à outils
28:56avec Christian Fontaine du magazine Le Revenu.
28:59Pas grand-chose dans la boîte à outils ce matin.
29:00On va essayer de savoir
29:03si on peut investir en ne faisant rien,
29:05en étant feignant.
29:08Gagner de l'argent en dormant,
29:09c'est le rêve de tout le monde.
29:11Maintenant, est-ce que c'est
29:11une véritable stratégie d'épargne ou d'investissement ?
29:14Et si oui, comment ça marche ?
29:16Qu'est-ce qu'on peut en attendre ?
29:18Le Lazy Investment, c'est quoi ?
29:20D'abord, c'est très sérieux.
29:22Ça nous vient des Etats-Unis
29:23et c'est de plus en plus populaire
29:25de ce côté-ci de l'Atlantique.
29:26Il suffit de voir le nombre de livres
29:28qui sortent sur le domaine,
29:29notamment millionnaires
29:30avec la stratégie du paresseux
29:32de Christopher Klein.
29:33Dieu ne joue pas au dé avec la bourse.
29:36Le premier, ça c'est de Yann Longeval.
29:40Le premier est allemand,
29:40le second est belge.
29:42Les livres ont quelques temps.
29:45Lorsqu'on regarde...
29:46C'est une vraie stratégie d'investissement sérieuse.
29:49Lorsqu'on regarde Wikipédia,
29:50le paresseux nous apprend
29:52que c'est un mammifère arboricole
29:54d'Amérique tropicale
29:55qui dort 12 heures par jour,
29:56se déplace dans les arbres
29:58à 0,6 km heure
29:59et ne descend pour faire ses besoins
30:01qu'une fois par semaine
30:02grâce à une digestion particulièrement lente.
30:04Oui, on l'appelle le « aïe ».
30:05Comment appliquer ça à la bourse ?
30:07C'est très simple,
30:08c'est vous investissez en bourse
30:10ou dans des actifs
30:12plus ou moins risqués
30:13mais à fort potentiel
30:15et vous laissez le temps
30:17faire son œuvre.
30:18On le dit,
30:19on ne le répète jamais assez,
30:21le principal levier
30:23en matière de placement,
30:25ce n'est pas le crédit,
30:26ce n'est pas la fiscalité,
30:27c'est le temps
30:28qui permet de profiter
30:29de la capitalisation des intérêts.
30:32Et là, la stratégie du paresseux,
30:36ça consiste effectivement
30:37très concrètement,
30:38il y a une méthode derrière ça,
30:39c'est ce qu'on appelle
30:40historiquement en France
30:42l'investissement programmé.
30:43Toutes les grandes banques
30:44proposent ce qu'on appelle
30:45un PIP,
30:46un plan d'investissement programmé.
30:48Aujourd'hui,
30:49c'est une méthode d'investissement
30:50qui est connue plutôt
30:51sur les réseaux sociaux,
30:52sous l'acronyme DCA,
30:53donc l'acronyme anglo-saxon
30:55de la cost averaging.
30:58Et donc,
30:58il s'agit d'investir
31:00chaque mois la même somme.
31:01Derrière,
31:01on l'explique souvent
31:02sur votre antenne,
31:03le principe,
31:04c'est que quand les marchés
31:05sont hauts,
31:06plutôt comme aujourd'hui,
31:07vous achetez relativement petit,
31:08quand ils sont bas,
31:09vous en achetez davantage
31:11et ça permet de lisser
31:12le prix de revient.
31:14Dit comme ça,
31:15c'est relativement simple.
31:17En pratique,
31:18c'est quand même
31:18un tout petit peu plus complexe
31:19puisque vous savez,
31:20en France,
31:21les actions ne sont pas décimalisées
31:23et donc les ETF non plus.
31:25D'ailleurs,
31:25seuls les fonds d'investissement
31:27gérés de façon active
31:28sont décimalisés,
31:29ce qui signifie
31:29que vous pouvez investir
31:30chaque mois
31:31exactement la même somme,
31:32par exemple 100 euros.
31:33Mais Trade Republic
31:34propose aussi
31:35des solutions décimalisées
31:38pour investir en direct
31:39ou via des ETF
31:39sur la base
31:40de solutions étrangères.
31:42Donc ça,
31:42c'est la méthode.
31:43Ensuite,
31:44l'investissement progressif.
31:46Donc vous ne vous posez
31:47pas de questions
31:48si les marchés sont chers
31:49ou ne sont pas chers.
31:49Chaque mois,
31:50vous investissez la même somme.
31:51Alors attention aussi,
31:52il faut investir
31:53dans les bons supports
31:54d'investissement.
31:54C'est-à-dire que si vous
31:55mettez en place
31:56un DCA
31:58sur un titre donné
32:00et que le titre
32:00n'arrête pas de baisser,
32:02le résultat ne va pas être
32:03à la hauteur de vos espérances.
32:04Sans doute pas.
32:05Voilà.
32:05Mais c'est comme par exemple
32:06si on met en place
32:07un plan de DCA
32:08sur les actions américaines
32:09et qu'on est sur une phase
32:10où le dollar n'arrête pas de baisser
32:11et c'est une question
32:12qui s'est posée l'année dernière.
32:14Oui,
32:14on ne peut plus
32:15se payer le luxe
32:16d'être fainéant.
32:17Alors,
32:17on ne peut pas se payer
32:18le luxe d'être fainéant.
32:19Pour que ça marche,
32:21le lazy investing,
32:22il faut investir
32:23sur un support
32:24d'investissement
32:24très diversifié
32:26et peu chargé en frais,
32:28donc un ETF.
32:28Mais pas n'importe quel ETF.
32:29Effectivement,
32:30un ETF,
32:30par exemple,
32:32je dirais,
32:32exposé à l'indice
32:33MSCI World.
32:35Pourquoi pas
32:36au Standard & Poor's 500 ?
32:38Plus l'indice est large,
32:40mieux ça fonctionne
32:41parce que plus vous avez
32:42de chances
32:42qu'il va progresser
32:43sur le long terme
32:44quelles que soient
32:45les conditions de marché.
32:47Effectivement,
32:47les frais
32:48et les frais,
32:49c'est un élément
32:50clé.
32:51Le lazy investor,
32:54je dirais qu'il est
32:54paré ce pour tout,
32:55mais attention,
32:56il ne regarde qu'une seule chose
32:56ce sont les frais
32:57parce que sur le long terme,
32:58la performance
32:59de votre placement
33:00sur le long terme
33:01dépend beaucoup des frais.
33:02Deux points
33:03de frais de gestion
33:04par an
33:05sur 20 ou 25 ans
33:06pour 100 000 euros
33:07investis au départ
33:08en bourse.
33:09À l'arrivée,
33:10c'est plus de 100 000 euros
33:11d'écart
33:12uniquement mangés
33:14par les frais.
33:15Donc ça,
33:15c'est un point important.
33:16Alors,
33:16évidemment,
33:17ce n'est pas
33:19une martingale
33:20et le lazy investing,
33:22il y a des points
33:23de vigilance.
33:24Un point de vigilance
33:24que vous avez abordé
33:25tout à l'heure,
33:25bien sûr,
33:26c'est le dollar
33:26parce que la plupart
33:27de ces grands indices
33:29sont cotés en dollars.
33:30C'est vrai pour le 100 000
33:31pour 500,
33:31c'est vrai pour le Dow Jones,
33:32c'est vrai aussi
33:33pour le MSCI World
33:35qui est investi
33:36que dans les pays
33:37et développé
33:38ou le MSCI
33:38tous pays confondus.
33:40Donc oui,
33:41vous avez raison,
33:42c'est une limite
33:42parce que ça vous expose
33:43au taux de change
33:44euro-dollar
33:45et on voit bien
33:45que depuis un an,
33:46en 2025,
33:48le dollar s'est déprécié
33:49de quelques 13%
33:50par rapport à l'euro
33:51et donc même si l'indice
33:52MSCI World
33:53en dollars
33:54a progressé,
33:55en euros,
33:56la progression
33:57a été beaucoup
33:58moins spectaculaire.
33:59La deuxième limite
34:00de ce type
34:01d'investissement,
34:03c'est bien sûr
34:03que sur le plan
34:04de la stimulation intellectuelle,
34:05on frôle
34:06le zéro pointé
34:08alors qu'effectivement,
34:09lorsque vous investissez
34:10dans les titres en direct,
34:11vous vous intéressez
34:12l'économie,
34:13vous vous intéressez
34:13au fonctionnement
34:14des entreprises,
34:15vous vous intéressez
34:16aux hommes et aux femmes
34:17qui font le business
34:18et l'économie productive
34:19en France
34:20et à l'étranger,
34:21donc ça c'est
34:21beaucoup plus passionnant.
34:22Je terminerai
34:23en disant que
34:24pour,
34:26et c'était un peu
34:26les conclusions
34:27des auteurs
34:28que j'ai citées
34:28tout à l'heure,
34:30en fin de compte,
34:30il ne faut pas opposer
34:31gestion passive
34:32et gestion active.
34:33Les deux sont
34:34très complémentaires.
34:35En fond de portefeuille,
34:35vous pouvez très bien
34:36avoir de la gestion passive
34:38et puis après ça,
34:39vous savez,
34:40ce qu'on appelle
34:40la gestion corps
34:41et satellite,
34:42corps pour le fond
34:42de portefeuille
34:43et puis satellite
34:44avec des blocs
34:45gérés de façon active,
34:47confiés à des gérants
34:47professionnels
34:48ou que vous gérez
34:49vous-même.
34:51Ça dépend aussi
34:52assez fortement
34:53du temps
34:56que vous êtes prêt
34:57à consacrer
34:57à votre investissement.
34:58C'est Warren Buffett
34:59qui explique
35:00que si vous avez envie
35:01de travailler
35:016 à 8 heures par semaine
35:03sur des investissements,
35:05faites-le,
35:06mais sinon investissez
35:07dans des fonds indiciels
35:08et il remarque d'ailleurs
35:09avec un petit ton
35:11d'humour et taquin,
35:12le résultat sera meilleur
35:13que celui obtenu
35:14par la plupart
35:14des investisseurs
35:15professionnels.
35:16Ouais, ouais, ouais, ouais, ouais.
35:18Donc,
35:19c'est pas après tout le temps ça.
35:21Alors, après frais,
35:22c'est quand même assez vrai.
35:23Après frais peut-être ?
35:24Après frais,
35:25c'est largement vrai
35:25et pour les Warren Buffett
35:28parlent notamment
35:28des marchés américains,
35:30des marchés quasiment parfaits
35:31et lorsque vous regardez
35:32l'évolution
35:33des fonds gérés
35:35activement
35:35sur le long terme
35:36par rapport
35:37aux grands indices,
35:39ce sont les études Spiva
35:40qui montrent très clairement
35:41que sur 10 ans,
35:43il y a moins de 10%
35:45des gérants actifs américains
35:46qui réussissent
35:47à battre
35:48les indices.
35:50Ça vous fait regretter
35:51vos frais ça ?
35:51Il ne faut pas,
35:52il ne faut pas,
35:53ça peut vous faire regretter
35:54les frais,
35:55mais attention,
35:55la gestion active
35:56est très performante,
35:57on en a parlé tout à l'heure
35:58sur la gestion thématique
35:59et elle peut être très performante
36:00aussi sur les small caps.
36:02C'est vrai que la bourse
36:04est un actif de long terme,
36:07rien ne sert de consulter
36:09je dirais la valeur
36:11de son PEA
36:11ou de son compte-titrage
36:12plusieurs fois par jour,
36:13c'est même contre-productif,
36:15il faut éviter
36:16de multiplier les arbitrages
36:17à chaque fois que vous faites
36:18un arbitrage,
36:19sauf si vous êtes
36:19un investisseur actif
36:20aguerri,
36:21mais sinon pour le très grand public,
36:23à chaque fois que vous faites
36:23un arbitrage,
36:25vous risquez de passer
36:25par la case impôts
36:26et par la case frais,
36:27donc ce sont deux leviers
36:28qui peuvent réduire
36:29sensiblement la performance.
36:30Donc c'est vrai que dans
36:32des marchés complexes
36:33comme aujourd'hui,
36:34vous parliez tout à l'heure
36:35de l'IA,
36:36c'est vrai que l'IA
36:38perturbe aujourd'hui
36:38les marchés,
36:39les montants d'investissement
36:41sont absolument vertigineux,
36:43c'est autour d'entre 100
36:44et 200 milliards
36:45par entreprise
36:47de la tech américaine,
36:48donc c'est énorme
36:49avec toutes les interrogations
36:50sur le retour
36:50sur l'investissement.
36:51Il y a aujourd'hui
36:52une grande interrogation
36:53sur l'IA,
36:55il faut y aller,
36:55quels seront les vainqueurs
36:57de l'IA
36:57dans les années à venir,
36:58c'est difficile à dire,
36:59alors que si vous vous exposez
37:02de façon un peu passive
37:03je dirais au Nasdaq,
37:06à mon avis,
37:07c'est une très bonne façon
37:08de jouer l'IA
37:09parce que vous êtes quasiment
37:09certain de gagner
37:10sur le très long terme.
37:11Effectivement,
37:12et toujours avec ce souci
37:14d'y aller progressivement,
37:16de ne pas forcément
37:16trop regarder,
37:17d'avoir des bonnes surprises
37:18de temps en temps
37:18quand on regarde.
37:20Mais voilà,
37:20le Lazy Investment,
37:22fiche technique complète
37:23de Christian Fontaine
37:24du magazine Le Revenu
37:25à retrouver évidemment
37:26en replay,
37:27en podcast,
37:27comme l'ensemble
37:28de ses boîtes à outils
37:29toujours indispensables
37:31pour bien comprendre
37:32la gestion
37:32et vous aider à arbitrer.
37:34Merci beaucoup Christian,
37:35à une prochaine fois
37:36et tout de suite
37:36on va passer
37:37au marché obligataire.
37:39Tout pour investir
37:42Le placement à suivre
37:44Les taux !
37:46Ah oui, les taux !
37:47Évidemment, les taux !
37:48C'est une grande problématique
37:50de cette année
37:51au milieu des considérations
37:53des politiques monétaires,
37:55des grandes banques centrales,
37:56un futur nouveau président
37:58de la Fed
37:58qui se veut peut-être
37:59un petit peu plus orthodoxe
38:00concernant la politique monétaire
38:02et comment elle doit bien
38:04être mise en place
38:05du côté des Etats-Unis.
38:07La BCE, bien sûr,
38:08avec quelques interrogations
38:09en ce moment
38:10sur le bien-apprendre.
38:11Il y a aussi le Japon
38:12avec un plan de relance
38:13qui pourrait avoir un effet
38:15sur les taux
38:15qui ont déjà eu un effet
38:16assez étonnant
38:19ces dernières semaines.
38:21Donc, vos investissements
38:22dans l'obligataire ?
38:23On en parle
38:24avec Thomas Giudici,
38:25Doris Gestion.
38:26Bonjour.
38:27Bonjour.
38:28Alors, peut-être quand même
38:30faire une sorte d'état des lieux
38:32sur ce qui s'est passé
38:33pendant l'année 2025,
38:34sur ce qui risque
38:35de se passer en 2026.
38:36Moi, je vois,
38:37j'aime bien la géométrie
38:38et c'est vrai qu'il y a
38:39quelque chose quand même
38:40qui frappe sur ces courbes de taux.
38:42C'est ce phénomène
38:43de pontification
38:44qui est en train de se passer
38:45qui d'ailleurs profite
38:46au secteur bancaire en bourse
38:48mais qui a des implications
38:50concrètes sur votre épargne.
38:52Et vous,
38:53qu'est-ce que vous remarquez ?
38:54Qu'est-ce que vous diriez ?
38:55Quel est votre sentiment ?
38:56Alors, quand on regarde
38:56le marché obligataire,
38:58déjà, il faut regarder
38:58ce qui se passe sur les taux
38:59et aussi sur les spreads de crédit.
39:00Bien sûr.
39:01Sur les taux,
39:02effectivement,
39:03comme on peut le voir
39:03depuis plusieurs années,
39:04il y a énormément de volatilité.
39:06Sur les taux courts,
39:07en euros,
39:07on est relativement protégé
39:09actuellement
39:09par ce qui se passe
39:10au niveau de la BCE
39:12où en fait,
39:12Christine Lagarde ne fait rien
39:14et continue à ne rien faire.
39:16En revanche,
39:17sur la partie longue,
39:17en fait,
39:18quand on regarde
39:18ce qui se passe
39:18depuis 2-3 ans,
39:20on est dans un canal horizontal
39:21qui est extrêmement volatile,
39:23qui est aussi
39:24entre 80 et 100 bips,
39:25donc c'est quand même
39:26des mouvements
39:26qui peuvent être
39:26assez importants,
39:28mais il n'y a pas
39:28de directionnalité claire.
39:29La raison à ça,
39:30c'est qu'il y a des vents contraires
39:31un petit peu
39:32sur la dette long terme.
39:34D'un côté,
39:34notamment en Europe,
39:36on reste un petit peu
39:37dans l'actif sans risque,
39:39en tout cas,
39:39quand il y a des gros chocs
39:40de marché
39:40comme le Liberation Day,
39:41c'est plutôt
39:41un actif protecteur.
39:42Bien sûr.
39:43Par contre,
39:44il y a des mouvements
39:46qui sont plutôt haussiers
39:47comme la relance budgétaire,
39:49la relance budgétaire
39:49qui peut être voulue
39:50ou non
39:51en fonction des pays,
39:53des flux
39:53des investisseurs étrangers,
39:54on parle beaucoup
39:55du retrait
39:57des États-Unis
39:58et donc des investisseurs
39:59qui doivent se repositionner
40:00sur certaines zones
40:01et donc quand vous êtes
40:02un investisseur institutionnel étranger,
40:05un fonds de pension
40:06du Moyen-Orient
40:07ou une banque centrale asiatique
40:08et donc il faut
40:09réallouer de l'argent,
40:11quand vous devez choisir
40:11une zone monétaire
40:12qui est relativement sable
40:14politiquement,
40:15qui ne contrôle pas sa monnaie
40:16et qui a de la profondeur
40:17de marché,
40:18finalement,
40:19l'Europe est plutôt
40:19un bon moyen d'investir.
40:21Vous avez aussi
40:21la réforme
40:22des fonds de pension
40:23néerlandais
40:24qui sont des très gros vendeurs
40:26de dettes long terme
40:26pour se repositionner
40:27sur du plus court.
40:28Donc voilà,
40:28il y a beaucoup de mouvements
40:30sur la dette long terme,
40:31beaucoup de volatilité
40:31donc c'est un petit peu
40:32plus dur de se positionner
40:33et c'est aussi pour ça
40:34qu'il y a ce,
40:35comme vous l'avez signalé,
40:36ce mouvement de pontification,
40:38c'est qu'on a des taux longs
40:39qui restent relativement élevés
40:40alors là,
40:40les taux courts
40:40ont plutôt corrigé.
40:43Sur la partie spread,
40:44là c'est le calme plat,
40:46c'est un petit peu
40:46le nouvel actif sans risque,
40:47c'est là où il ne se passe
40:48pas grand chose,
40:48il y a énormément de flux
40:50sur la classe d'actifs,
40:51on a des spreads
40:52sur l'investment grade,
40:53donc sur les obligations
40:54les mieux notées
40:55qui sont au plus bas
40:56depuis 2007
40:58et pour nous,
40:59c'est un mouvement
40:59qui est amené quand même
41:00à se poursuivre,
41:01à rester sur des niveaux
41:01assez bas.
41:02Donc voilà,
41:02des spreads qui sont bas,
41:04qui n'ont pas vocation
41:05à beaucoup s'écarter
41:06et des taux qui restent volatiles
41:08mais qui restent quand même
41:08très élevés en historique
41:09donc ça permet toujours
41:10d'avoir du rendement
41:11assez attractif
41:11sur l'obligataire.
41:13Bon, alors dans ce contexte,
41:14comment vous êtes positionné
41:15exactement ?
41:16Quelles sont vos orientations,
41:18les dynamiques
41:18que vous suivez ?
41:19Alors nous,
41:21on est plutôt prudents
41:21sur notre positionnement
41:23sur la courbe,
41:25comme je l'ai dit,
41:25il y a énormément
41:25de volatilité sur la partie longue,
41:27on considère qu'il y a
41:28beaucoup de portes
41:28de saloon à se prendre
41:29et on préfère aller
41:31sur des maturités intermédiaires
41:32je dirais jusqu'aux 5 ans.
41:34Pourquoi ?
41:34Parce qu'on est protégé
41:35par le point d'ancrage
41:37de la BCE,
41:37c'est au cours à 2%
41:39et surtout,
41:40comme vous l'avez dit,
41:41on a retrouvé
41:41de la pontification
41:42et aujourd'hui,
41:43la pontification,
41:43ça permet d'avoir du rendement
41:44sur l'obligataire.
41:46Il y a un effet
41:46qui s'appelle l'effet roll-down,
41:47en fait,
41:48tout simplement,
41:48c'est le gain en capital
41:49qu'on fait sur une obligation
41:50quand on se rapproche
41:51de la maturité
41:52parce que les taux baissent.
41:54Et donc,
41:54en fait,
41:55quand on se positionne
41:55un petit peu
41:56sur ce point de courbe
41:56de 3-5 ans,
41:58on maximise cet effet
41:59et on minimise la volatilité
42:00qu'il peut y avoir
42:01sur les taux longs
42:01et on sait qu'on est
42:02relativement protégé.
42:04Sur les spreads,
42:05comme je l'ai dit,
42:05il y a assez peu de surprises.
42:07On a en Europe
42:07une croissance qui repart,
42:08alors c'est toujours
42:09assez timide en Europe
42:10mais on est plutôt
42:11dans un mouvement
42:11de réaccélération.
42:13Les bilans sont sains,
42:14il y a beaucoup de flux
42:15sur la classe d'actifs,
42:16donc sauf choc exogène majeur,
42:18il n'y a pas de raison
42:19que les spreads
42:19s'écartent beaucoup.
42:20Donc là,
42:20peut-être qu'on peut aller chercher
42:21un petit peu plus de risques,
42:22soit sur des émetteurs
42:23un petit peu plus risqués
42:24si on va sur la partie
42:26au rendement,
42:26soit nous,
42:27ce qu'on aime bien,
42:27c'est les subordonnés,
42:28donc subordonnés financières
42:29ou subordonnés corporels.
42:31Donc les subordonnés,
42:33le rang de subordination,
42:33c'est en cas de défaut
42:34d'un émetteur,
42:35on rembourse les créanciers
42:36par ordre de priorité,
42:37donc les obligations subordonnées
42:39sont les dernières remboursées,
42:40donc il y a un petit peu
42:40plus de risques.
42:42Mais sur certains émetteurs,
42:43quand on est sur des gros corporels
42:45comme du Total,
42:45comme du Orange,
42:46nous on considère
42:47que le risque
42:47est relativement mesuré
42:48et en fait,
42:49quand on arrive à avoir
42:51la même typologie de rendement
42:52sur ces subordonnés-là
42:53que sur des émetteurs
42:54qui sont plus risqués
42:55en termes de risques crédits purs,
42:57on trouve qu'en termes
42:57de valeurs relatives,
42:58il y a énormément
42:59justement de valeurs
43:00à se positionner
43:01sur ces titres-là.
43:02Alors c'est vrai,
43:02c'est intéressant ce que vous dites
43:04parce que parallèlement,
43:05on regarde un petit peu
43:05ce qui se passe
43:05sur le marché actions
43:06et il y a eu un vrai attrait
43:08en début d'année,
43:09il y a encore quelques semaines
43:11et puis ça se sentait encore
43:12même la semaine dernière
43:13du côté du CAC 40,
43:14ça nous a aidé à tenir,
43:15il y a énormément d'attraits
43:16pour les valeurs de rendement,
43:18les gros fournisseurs de coupons.
43:20Mais tout ça,
43:21c'est aussi lié
43:22à la qualité de la dette
43:24et c'est vrai
43:24que la dette d'entreprise
43:25très bien notée
43:26et notamment du côté
43:27de l'infrastructure,
43:28des utilities,
43:30est-ce que vous pensez
43:31que ça va rester
43:32une problématique
43:32majeure sur l'année à venir
43:35pour la dette corporate ?
43:37Il n'y a pas de raison,
43:38comme j'ai dit,
43:39qu'il y ait un écartement massif
43:40des sprites de crédit
43:41donc on va toujours avoir
43:42un marché qui va être
43:43relativement cher.
43:44On a des émetteurs français
43:45qui émettent sous
43:46l'empreint d'État français
43:48mais ce n'est pas
43:48quelque chose de nouveau,
43:50c'est ce qu'on a connu
43:50sur l'Italie
43:51quand l'Italie était
43:52un petit peu dans
43:52les périodes de stress,
43:53c'est ce qu'on connaît
43:54beaucoup aussi
43:54sur les pays émergents,
43:56vous avez des groupes
43:57internationaux
43:58qui émettent moins cher
43:58que le souverain,
44:00naturellement,
44:00c'est quelque chose
44:00qui peut se poursuivre.
44:02Après, quand on a des spreads
44:03qui sont au plus bas,
44:04on ne peut pas avoir
44:05un resserrement additionnel
44:06indéfiniment.
44:07Nous, on considère
44:08que le potentiel de gain
44:10via un resserrement
44:11des spreads
44:11est plutôt limité.
44:12En revanche,
44:13on a le portage,
44:14chose qu'on n'avait pas
44:15il y a 2-3 ans
44:15et donc aujourd'hui,
44:17nous, un petit peu
44:17notre scénario
44:17et notre stratégie
44:18d'investissement,
44:19c'est de dire
44:19qu'on maximise le portage.
44:20On a des spreads
44:21qui sont serrés,
44:22il n'y a pas de raison
44:22qui s'écarte.
44:24Sur les taux, prudence
44:25et donc,
44:25dans ces conditions,
44:27on essaye un petit peu
44:27de maximiser le portage
44:28parce que,
44:29contrairement par exemple
44:30à certaines actions,
44:31notamment les actions
44:32qui ne payent pas de dividendes
44:33où s'il ne se passe rien,
44:34il n'y a pas de rendement,
44:35là, sur l'obligataire,
44:36un petit peu,
44:36on est payé pour s'ennuyer.
44:38C'est-à-dire que s'il ne se passe rien,
44:38on gagne quand même
44:39un petit peu d'argent.
44:41Oui, on parlait
44:41du lazy investment,
44:42c'est le boring investment.
44:44C'est un petit peu ça,
44:45exactement.
44:45C'est ça,
44:46mais il y a des stratégies
44:47là-dessus
44:47qui sont super intéressantes
44:48et de toute manière,
44:49l'obligataire,
44:50c'est une classe d'actifs
44:51sur lequel il faut toujours
44:52être vraiment actif
44:53pour générer du rendement.
44:56Thomas Giudici,
44:57Doris Gestion,
44:57merci infiniment
44:58d'avoir été avec nous aujourd'hui.
45:00Un point très complet
45:01à retrouver en podcast,
45:02en replay,
45:03sur ce marché obligataire
45:04et ses perspectives
45:05pour l'année.
45:07Restez avec nous,
45:08un petit peu de pub
45:09et puis on va terminer
45:10l'émission en beauté
45:10avec le coffre fort
45:12et comment vos investissements
45:14dans l'art
45:14peuvent faire redécouvrir
45:16des chefs-d'oeuvre
45:16oubliés
45:17et des mouvements
45:19historiques
45:19et artistiques
45:21entiers
45:22à travers vraiment
45:23l'investissement
45:24dans l'art.
45:24Les spécialistes d'Agut
45:25sont avec nous
45:26au plateau
45:26dans quelques secondes.
45:27A tout de suite.
45:30Tout pour investir
45:31sur BFM Business.
45:34Tout pour investir
45:35le coffre fort.
45:37Sandra Garnoy,
45:38vous retrouverez
45:39cet après-midi
45:40bien sûr à 15h
45:41pour BFM Crypto.
45:42Il y avait une spéciale
45:43avec notamment
45:44Éric Larchevêque
45:45qui était hier
45:46et on s'est encore posé
45:47dans le déchiffrage
45:48en début d'émission.
45:49Beaucoup de questions
45:49sur le bitcoin
45:50en tant que solution
45:52d'investissement.
45:53Ouh là là !
45:54On va parler d'autre chose.
45:55On va parler d'art.
45:56On va parler des supports
45:57numériques dernier cri.
45:58On va parler de l'art
46:00et de l'art ancien
46:01comme support
46:02d'investissement
46:03et comment vos investissements
46:04peuvent faire redécouvrir
46:05des chefs-d'oeuvre
46:06qu'on croyait perdus.
46:08Des chefs-d'oeuvre,
46:09des périodes historiques
46:10très précises.
46:11Pour en parler,
46:11on est avec Grégoire de Toury
46:13d'Agut.
46:13Bonjour.
46:14Bonjour Antoine.
46:15Alors, il y a deux ventes
46:16qui vont avoir lieu aujourd'hui,
46:18une en mai
46:18et une en juillet,
46:20au cours desquelles
46:20ces investissements
46:23dans l'art
46:23ont fait redécouvrir
46:25des trucs
46:25qu'on croyait totalement perdus,
46:27dont on a retrouvé la trace
46:28et qui ont fait ressortir
46:29tout un passé artistique
46:30qui en soi
46:32est un support
46:32d'investissement intéressant.
46:33Est-ce que vous pouvez
46:34nous raconter un petit peu
46:35ce qui s'est passé ?
46:36Avec joie.
46:36Évidemment,
46:38le propos va être
46:39d'identifier
46:40un facteur d'investissement
46:41très important aujourd'hui
46:42quand on parle d'objet d'art,
46:43c'est celui de la provenance.
46:45La provenance,
46:46c'est quelque chose
46:47qui est inhérent à l'objet
46:48et qui est absolument
46:49participant
46:49non seulement de sa valorisation,
46:51mais de tout un tas
46:51de critères
46:52qu'on va pouvoir évoquer
46:52puisque vous m'en donnez
46:53l'occasion
46:54et je vous en remercie.
46:57Comment dirais-je ?
46:57C'est quelque chose
46:58qui est intrinsèquement
46:59lié à l'objet
47:00dans la mesure
47:01où un objet important,
47:02si vous voulez,
47:03qui existe depuis fort longtemps,
47:05arrive parfois
47:06aujourd'hui dans nos mains
47:08et il s'agit
47:09de retrouver son histoire.
47:11Un objet important,
47:13si vous voulez,
47:13en général,
47:14il ne laisse pas indifférent.
47:15Il est collectionné,
47:16il est publié,
47:17il est documenté,
47:18il est exposé
47:19et donc il a laissé
47:20ça et là
47:21dans le temps
47:22différentes traces
47:24qui parfois
47:25se sont perdues
47:26et qu'il convient
47:27de retrouver.
47:28Ne serait-ce que
47:28pour attester
47:29de l'existence
47:29de cet objet
47:30avant qu'on ait
47:31l'idée perverse
47:32d'inventer des faux.
47:33Vous voyez ?
47:34Exactement, oui.
47:35Donc on pourra parler
47:36de deux exemples
47:36si vous êtes d'accord
47:37qui seront respectivement
47:39présentés dans ces ventes à venir.
47:40Alors on va parler
47:41déjà de la vente de mai.
47:43Il y a,
47:44alors on parle de sculpture,
47:46c'est un buste.
47:47Oui.
47:49Est-ce que vous pouvez
47:50nous en parler ?
47:51Il va apparaître derrière
47:51dans quelques secondes.
47:52Est-ce que vous pouvez
47:53nous parler
47:53de ce buste particulier
47:55qui là aussi,
47:56c'est vraiment
47:58l'investissement dans l'art
47:59qui fait ressortir
48:00quelque chose
48:01qu'on croyait totalement perdu.
48:02Le voilà.
48:02il est absolument magnifique.
48:04Oui, exactement.
48:05Quelle émotion.
48:05C'est un buste d'enfant
48:07qui est signé
48:08d'un artiste bien documenté
48:09qui s'appelle Chinard.
48:11C'est un artiste important
48:12français.
48:14On parle de quelle période ?
48:15C'est à la fin du 18e siècle,
48:17du tout début du 19e siècle,
48:18précisément.
48:19Ce buste là
48:20est même daté
48:21de l'an 11,
48:22l'an républicain 11
48:24qui correspond
48:24à la date de 1803.
48:26Et c'est un objet
48:27qui a,
48:29comme on dirait,
48:30eu un rebondissement
48:31très singulier
48:32chez Agut
48:33pour la simple et bonne raison
48:34qu'il existe
48:34en double exemplaire.
48:36Mais ça n'est pas
48:37un problème pour autant
48:38grâce précisément
48:39à toute cette investigation
48:40de provenance.
48:42Parce que,
48:43figurez-vous
48:43qu'il y a trois ans,
48:44nous avons vendu celui
48:45que vous voyez à l'image ?
48:46Alors,
48:47on parle
48:48d'un double exemplaire
48:49ou est-ce que vous vous dites
48:51il y en a peut-être un
48:52qui n'est pas forcément
48:53vrai dans les deux ?
48:54Alors,
48:54en l'occurrence,
48:55je veux dire indépendamment
48:56de toute considération
48:57d'expertise,
48:58c'est la logique
48:58de pouvoir trancher
48:59en disant
48:59l'un est nécessairement
49:01la copie de l'autre.
49:02D'accord.
49:02Or,
49:02ça n'est pas le cas.
49:03Non,
49:03là,
49:04c'est deux originaux.
49:04Tout à fait.
49:05Avec une nuance subtile
49:07que nous permet précisément
49:08le travail de provenance
49:09et de documentation
49:09que nous avons retrouvée.
49:10Il y a trois ans,
49:11nous vendons celui
49:12que vous voyez à l'écran.
49:13Il est aujourd'hui
49:14au musée de Virginie,
49:15au musée des Beaux-Arts de Virginie,
49:16donc c'est une œuvre majeure
49:17et muséale.
49:18Et aujourd'hui,
49:19au mois de mai,
49:20nous aurons à vendre
49:21son pendant,
49:22rigoureusement identique
49:23à quelques détails près,
49:25qui est lui aussi
49:26une œuvre originale
49:27de Chinard.
49:28J'explique brièvement.
49:30L'un et l'autre
49:31ont été conçus
49:31au même moment.
49:33C'est une commande
49:34qui a été faite
49:34par le père de cet enfant
49:36auprès de l'artiste Chinard
49:37et nous avons retrouvé
49:38la facture originelle
49:40de Chinard
49:41qui dit
49:41« Livrer à M. Giffray,
49:44qui est le père de cet enfant,
49:45le portrait de ce petit garçon
49:46en original moulé sur l'enfant
49:49et un retirage,
49:53certainement pour une autre propriété
49:54ou un usage qu'on a perdu,
49:56original, dit-il,
49:58en terre. »
49:59Et il facture
50:00deux exemplaires
50:01qui sont bien distincts.
50:03Et l'ironie du sort
50:04est très amusante
50:05parce qu'il y a eu
50:06en 1909
50:07une grande rétrospective
50:08sur Chinard
50:09au musée du Louvre
50:09et à l'époque
50:10nous n'avions pas
50:11les moyens digitaux
50:11d'aujourd'hui.
50:12Aujourd'hui on s'échange
50:13des photos,
50:13à quoi ressemble ton bus,
50:14voyons voir,
50:15on consulte les conservateurs
50:16et tout ça est présenté
50:17dans une exposition.
50:19Autrefois,
50:19l'un et l'autre,
50:21très éloignés,
50:22sont respectivement proposés
50:23pour figurer dans cette exposition
50:25avec des intitulés différents.
50:26L'un arrive
50:27« Portrait de l'enfant Guy Fray »
50:29qui est son véritable titre.
50:30L'autre arrive
50:31comme « Portrait d'un fils
50:32de Camille Jordan »
50:33qui est un homme politique
50:34du 18e siècle.
50:35Ah oui, rien à voir.
50:36Les deux se retrouvent
50:37dans l'exposition
50:37et les contemporains disent
50:38« Mais ce sont les mêmes ! »
50:40Et ça n'est qu'aujourd'hui
50:42que nous comprenons
50:42très exactement
50:43grâce à la redécouverte
50:44de cette quittance
50:45qu'effectivement
50:46ce sont les mêmes
50:47et qu'ils sont tous les deux
50:48des originaux
50:49par Chinard
50:50qui ont été payés
50:51en 1803.
50:52D'accord.
50:52C'est quand même très émouvant.
50:53Ah oui, oui.
50:54Et donc nous vendrons
50:55le deuxième
50:56au mois de mai prochain
50:57chez Agut
50:58dans cette vente d'art classique.
50:59D'accord.
51:00On est à combien
51:00sur les estimations
51:01pour ça ?
51:0230 à 40 000
51:02pour le deuxième.
51:04Le premier s'était vendu
51:0530 000 euros je crois.
51:06Très bien.
51:07Très bien.
51:07Je veux que vous nous parliez
51:08de ce qui est dans cette boîte
51:09là devant vous
51:10qui m'intrigue depuis le début.
51:11Oui, dans votre coffre-fort
51:12pour aujourd'hui.
51:13Absolument.
51:14Exactement.
51:14Alors ce n'est pas
51:15l'arche d'Alliance
51:15parce que c'est un peu petit
51:17mais c'est un objet
51:18extrêmement précieux.
51:19Absolument.
51:20Et extrêmement ancien.
51:20Est-ce que vous pourriez
51:21nous le montrer ?
51:22Vous connaissez mon cher Antoine
51:23mon amour pour la haute époque ?
51:25Ah bah oui.
51:25Et nous y revenons.
51:26C'était le cas la dernière fois.
51:27Exactement.
51:28Effectivement.
51:28Donc il s'agit
51:29d'une crosse.
51:31Exactement.
51:31C'est une tête de crosse d'évêque.
51:33Alors je la sors de son écran.
51:35Elle est magnifique.
51:36Oui, c'est un objet
51:37absolument somptueux
51:38et très très important
51:39pour les arts décoratifs
51:41du Moyen-Âge.
51:42Alors la figure
51:44qui est dessus
51:44à l'intérieur de la boucle
51:47c'est quoi ?
51:49Alors vous voyez
51:50c'est Saint-Michel-Archange
51:51qui a perdu ses ailes
51:53qui étaient ici en fait
51:54et qui terrasse le dragon.
51:56Le dragon.
51:57Qui est évidemment
51:57le dragon du mal,
51:58le démon, le malin.
52:00C'est un sujet iconographique
52:01qui a été très très apprécié.
52:02C'est un travail limousin
52:03du XIIIe siècle
52:03qui est typiquement français
52:05qui appartient à une série
52:06d'objets parfaitement documentés.
52:08Et celui-ci nous a été confié
52:09par une famille
52:11qui est héritière
52:12d'un collectionneur
52:13qui en avait fait
52:13l'acquisition
52:14dans les années 70.
52:15L'histoire s'arrête là.
52:17Bon.
52:18Ou plutôt
52:18comment cela ?
52:19Exactement.
52:20Oui, oui, oui.
52:22Le travail d'investigation
52:23commence.
52:24On s'efforce de rechercher
52:25cette vente des années 70
52:26que malheureusement,
52:27malgré les efforts déployés
52:28aujourd'hui,
52:28je n'ai pas retrouvé.
52:29Néanmoins,
52:30j'avais un nom associé
52:31à cette crosse
52:32qui était celui
52:34du collectionneur
52:35Julien Chappé
52:36qui est un collectionneur
52:37très important
52:38d'objets médiévaux
52:38et dont cet objet
52:41est réputé provenir.
52:43Il s'agit de le prouver.
52:44C'est un commencement
52:45de preuves.
52:46Tout à fait, oui.
52:47Il faut savoir
52:48qu'au XIXe siècle
52:49et au début du XXe siècle,
52:51il y a un érudit
52:52qui s'appelle
52:52Jean-Jacques Marquette-Vaselot
52:53qui est conservateur
52:54et directeur du musée
52:54de Cluny
52:55qui va publier
52:56un travail remarquable
52:57qui fait autorité
52:58sur les crosses médiévales.
52:59Limousine du XIIIe siècle.
53:01Bon, là,
53:02il y avait peut-être
53:02de quoi ces points-dessus
53:03mais justement,
53:04ça vous intéresse.
53:05Exactement.
53:05Et on commence
53:06par consulter cet ouvrage
53:07et qu'elle ne fut pas
53:08mon émotion
53:08lorsqu'au numéro 155
53:10je découvris
53:10la description très précise
53:12de ma crosse
53:13qui n'était pas pour autant
53:14publiée avec une illustration.
53:16C'est regrettable.
53:17Mais elle en décrivait
53:18tous les accidents.
53:19Il n'y a absolument
53:20aucune possibilité
53:21pour la confondre
53:22avec une autre.
53:22Et par ailleurs,
53:23est-il précisé
53:24chez Marquette-Vaselot,
53:26provenant de la collection
53:27de M. Chappé.
53:28Ce qui confirme
53:29une information réputée.
53:31Mais l'histoire
53:31ne s'arrête pas là.
53:32Hier matin,
53:33je suis allé
53:33à la documentation
53:34des objets d'art
53:35du musée du Louvre
53:35où j'ai été fort bien reçu.
53:37Toute personne,
53:38c'est un service public,
53:39peut s'y rendre
53:39s'il souhaite
53:40entreprendre des recherches.
53:42Et à cette occasion,
53:43je vais la garder un peu,
53:43à cette occasion précise,
53:46j'ai demandé
53:47à consulter
53:47l'ensemble des informations
53:49qu'on disposait
53:50sur ces crosses médiévales.
53:51Et quelle ne fut pas
53:52mon émotion
53:53lorsque je découvris
53:54une photographie
53:55des années 20
53:56précisément de cette crosse
53:57décrite comme
53:59provenant des collections
54:00du musée de l'Ermitage
54:01à Saint-Pétersbourg,
54:03dispersée dans des ventes
54:04entre 1920 et 1930
54:05par les soviets.
54:07Ah oui, incroyable.
54:08Elle a fait des allers-retours.
54:09C'est extraordinaire.
54:11Donc, elle a fait partie
54:11des collections impériales,
54:13si j'ose dire,
54:14russes,
54:14alors que c'est un objet
54:16originellement français
54:17qui a certainement été découvert
54:18dans un contexte archéologique.
54:20C'est pour ça qu'il est lacunaire.
54:21Les évêques se faisaient enterrer
54:22avec leur crosse.
54:23Bien sûr.
54:24Et ensuite,
54:25il se retrouve à nouveau
54:25en France
54:26où il sera transmis
54:27pour la prochaine fois
54:27lors de notre vente
54:28de haute époque de printemps.
54:30Absolument incroyable histoire.
54:32On est combien
54:32sur les estimations ?
54:3440 à 60 000 euros
54:35pour cette crosse.
54:36C'est un point de départ.
54:36C'est un objet très important
54:38qui, à la lumière
54:39des éléments nouveaux,
54:41évidemment,
54:42enterrine significativement
54:43sa valeur.
54:44Et je crois
54:45que nous aurons
54:46une belle surprise
54:46avec cet objet extraordinaire.
54:47juillet 2026
54:49pour la crosse
54:50et pour les bustes.
54:51Ce sera donc en mai.
54:52Bust de l'enfant
54:53qui ferait par Chinard
54:54en deux exemplaires.
54:56Donc,
54:56formidables histoires
54:58racontées par Grégoire de Toury
55:00d'Agut.
55:00Merci d'avoir été avec nous.
55:01C'était encore une fois
55:02absolument passionnant.
55:04Dans un instant,
55:04les experts de l'IMO
55:05Marie-Cœur de Roi
55:06et je vous retrouve
55:07à 15h30
55:08aux côtés de Guillaume Sommerer
55:09pour un BFM Bourse passionnant.
55:11On va parler
55:11notamment des résultats
55:13de Kering
55:13qui s'envolent de 11%
55:14sur un CAC 40
55:15qui est à une...
55:17Allez,
55:17soixantaines de points
55:18de ces derniers records.
55:20A tout à l'heure.
55:23Tout pour investir
55:24sur BFM Business.
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