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  • il y a 3 mois
Ce mercredi 29 octobre, Frédéric Tassin, directeur de la Gestion actions globales et thématiques chez Ofi Invest Asset Management, et Rachid Medjaoui, directeur adjoint de la gestion privée chez Louvre Banque Privée, se sont penchés sur le nouveau record de capitalisation de Nvidia qui dépasse 5 000 milliards de dollars, les publications des Gafam qui démarrent ce mercredi soir, l'attente de la décision de la FED qui devrait baisser ses taux aujourd'hui, les valeurs de la tech américaine qui pilotent à elles seules la tendance du marché, et l'espoir d'un accord commercial entre la Chine et les États-Unis, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Nos experts du club ce soir, ils viennent de nous rejoindre.
00:06Frédéric Tassin, directeur de la gestion action globale et thématique d'Ophi Invest AM.
00:10Bonsoir Frédéric.
00:12Bienvenue Rachid Medjaoui.
00:13Bonsoir Rachid.
00:14Bonsoir Guillaume.
00:15Directeur adjoint de la gestion privée de Louvre Banque Privée.
00:17On va parler des marchés globaux, de la fête ce soir bien sûr et des GAFAM.
00:20Mais d'abord, ils volent la vedette aux GAFAM.
00:23On attendait les publications des GAFAM cette semaine.
00:25C'est finalement d'NVIDIA qu'on ne fait que parler.
00:27On ne parle que d'NVIDIA.
00:28Ils leur volent la vedette parce qu'NVIDIA a franchi ça y est la barre des 5 milliards de dollars de capitalisation.
00:35C'est fait.
00:35On est en hausse de 3% sur NVIDIA aujourd'hui.
00:38Il n'aura fallu que 4 mois, 4 petits mois à NVIDIA pour passer de 4 000 milliards de dollars
00:44quand ils ont franchi cette barre des 4 000 il y a 4 mois à 5 000.
00:47Jamais on n'avait vu une entreprise gagner 1 000 milliards de dollars de capitalisation en à peine 4 mois.
00:52NVIDIA, là aussi, bat un record.
00:54Est-ce qu'il faut s'en réjouir ou s'en inquiéter ?
00:56C'est un rêve ou un cauchemar qu'on est en train de vivre ?
00:58Parce qu'NVIDIA qui ne cesse de monter, c'est aussi plus de dépendance des marchés à NVIDIA.
01:02C'est un rêve ou un cauchemar qu'on vit là, Frédéric ?
01:049% du SP500 au moment où on parle.
01:07Donc quasiment.
01:07C'est effectivement un poids qui est colossal, 1 000 milliards de capi en quelques mois,
01:15un doublement de la valeur depuis les annonces du 2 avril de Donald Trump,
01:20donc la première capi mondiale qui double.
01:21Oui, on ne parle pas d'une petite start-up exactement,
01:23c'est une première capi mondiale qui double en 6 mois.
01:25Tout ça, ça repose quand même sur une croissance du chiffre d'affaires qui ne va pas s'arrêter demain.
01:32En fait, Jensen a parlé hier, il a fait un point sur l'état du carnet de commande,
01:36notamment dans la partie data center.
01:38Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il y a encore du gaz dans le pipeline.
01:44Peut-être pour mémoire, juste pour remettre un peu les chiffres en perspective,
01:48NVIDIA, c'était 27 milliards de dollars de chiffre d'affaires en 2022,
01:51ça va être 230 cette année, 300 l'année prochaine,
01:54et c'est ce que Jensen déclarait hier se réalise,
01:56donc il y a 500 milliards de commandes sur la partie data center,
02:01aujourd'hui en carnet, c'est grosso modo 70% de croissance à venir en 2027.
02:05On peut répéter, 70% de croissance à venir pour NVIDIA.
02:09Sur la partie data center, si les chiffres de 500 milliards se réalisent,
02:14on est bien sur 70% de croissance en 2027 versus 2026.
02:19Donc les chiffres sont extrêmement impressionnants,
02:21les dépenses d'investissement dans l'IA sont extrêmement impressionnantes,
02:24on va appeler ça une course à l'armement en fait,
02:27tous les grands hyperscaleurs de la Terre sont sur des montants pharaoniques.
02:32On est en train de changer de modèle chez beaucoup d'entre eux d'ailleurs,
02:34on passe d'un modèle capital light à un modèle vraiment capital intensive,
02:38quand on met 100, 150, 200 milliards de dollars de dépenses d'investissement sur la table
02:42pour construire des data centers, on change du business model.
02:46Donc la vraie question qu'on se pose, c'est peut-être pas pour NVIDIA pour 26 et 27,
02:50mais derrière, est-ce que ces investissements seront réellement monétisés,
02:54est-ce que les clients seront là, est-ce qu'on pourra les faire payer
02:57à la hauteur des investissements qui ont été réalisés ces dernières années ?
02:59Oui, oui, effectivement.
03:00Bon, alors avant qu'NVIDIA franchisse la barre des 5 000 milliards de dollars aujourd'hui,
03:04je voulais vous demander si cette barre des 5 000, c'était un rêve ou réalité ?
03:07Parce qu'on ne savait pas s'ils y arriveraient à franchir les 5 000 rêves ou réalité ?
03:10Réalité, on a la réponse.
03:11Mais du coup maintenant, cauchemar ou rêve là, ce qu'on est en train de vivre ?
03:14Est-ce que c'est dangereux de voir NVIDIA prendre une telle taille ?
03:17C'est la même question qu'on se pose depuis des années, mais 5 000 milliards,
03:19est-ce que ça, au fond de vous, quand vous avez vu, Rachid, cette actualité,
03:23NVIDIA devenir la première boîte à plus de 5 000, vous vous êtes dit, c'est chouette ou...
03:27C'est inquiétant.
03:30Je ne veux pas vous mentir, je crois que tout le monde est surpris par la vitesse.
03:33Ici, il suffit de regarder le consensus ces trois dernières années sur les attentes
03:39en termes de dépenses justement dans cette thématique de l'IA.
03:41À chaque fois, le consensus est surpris sur une échelle de 1 à 3.
03:46Donc dire que...
03:48Par définition, quand on est surpris comme ça, de manière aussi exubérante,
03:53forcément, il y a un peu d'inquiétude.
03:57Non pas sur le thème, parce que pour le coup, ce n'est pas du tout un cauchemar.
04:01Je pense que ça dit bien vers quoi on doit aller.
04:06Cette histoire d'IA, ça a des répercussions partout
04:09et c'est la solution à beaucoup de défis,
04:13et pas simplement économiques,
04:16mais aussi on sait que toute la transformation énergétique
04:19peut également être aidée par ça.
04:22Après, voilà, ce qui nous embête, si vous voulez,
04:24c'est...
04:25On aimerait bien quand même que ça ruisselle davantage
04:29sur les autres secteurs, les autres thématiques.
04:32Ça commence, ils ont annoncé un partenariat avec Nokia,
04:35qui avait pu penser que l'IA parviendrait même à réveiller Nokia.
04:38Ben, c'est fait. Nokia a pris 30% hier.
04:41Après, j'allais dire, c'est assez...
04:44J'enfonce des portes, mais avoir une dépendance,
04:47pas que boursière, parce qu'en réalité,
04:49c'est même une dépense macroéconomique.
04:51Vous avez peut-être vu, probablement, depuis quelque temps,
04:53des chiffres qui sortent où on calcule le PIB
04:55hors investissement dans l'IA.
04:59Au lieu d'avoir un PIB à plus de 2%, on est quasiment à zéro.
05:01Donc, c'est jamais bon d'avoir comme ça une économie hypertrophiée.
05:05Maintenant, on ne va pas devenir négatif simplement pour ça.
05:11Nous, on a un peu abandonné l'idée, parce que moi, personnellement,
05:14j'ai connu deux bulles depuis que j'ai connu celle de 2000 et celle de 2008.
05:18Et ce que j'ai appris, c'est que ça ne sert à rien de vouloir timer.
05:21C'est absolument impossible d'essayer d'anticiper.
05:25En revanche, ce qu'on peut faire, c'est effectivement essayer
05:28d'avoir des portefeuilles plus diversifiés.
05:31Parce que, par définition, ce qu'on a vu depuis trois ans,
05:34c'est que les secousses boursières vont se multiplier,
05:36un peu comme les secousses climatiques,
05:39mais qu'il y a des fondamentaux qui font que, normalement,
05:42on doit pouvoir récupérer.
05:44Et c'est ce qu'on a vu depuis trois ans, en fait.
05:45Oui, pendant des années, on a dit en foot,
05:48les matchs sont toujours serrés et à la fin, c'est l'Allemagne qui gagne.
05:50Là, on a le sentiment que les marchés sont parfois en dents de scie.
05:53Parfois, ils respirent, ils repartent à la baisse.
05:54Mais à la fin, c'est les acheteurs qui gagnent.
05:56Covid, il a été effacé, le Covid, en trois mois,
05:58la crise Covid sur le marché.
06:00Là, il y a un mois, même pas, il y a trois semaines,
06:03les inquiétudes sur les banques régionales,
06:04elles ont été effacées en deux séances.
06:06À la fin, on a le sentiment que, désormais, sur le marché,
06:08ce sont toujours les acheteurs qui gagnent.
06:10Parce que je pense qu'il y a une toile de fond qu'il ne faut pas oublier.
06:12C'est très important de parler de l'IA.
06:14Mais en fait, la toile de fond, elle est là.
06:16Et vous avez raison de remonter au Covid.
06:18Parce que, post-Covid, il y a quand même un changement majeur
06:20qui est le retour des politiques reflationnistes,
06:23c'est-à-dire des politiques budgétaires expansionnistes.
06:26Si vous avez envie d'être très prudent, très négatif,
06:30vous regardez les déficits budgétaires des États
06:33et des entreprises qui, au contraire,
06:35elles sont très riches en cash
06:36et qui leur permettent de financer
06:38tous ces investissements colossaux.
06:41Mais pour le moment, on le prend plutôt bien.
06:43Et cette politique reflationniste, normalement,
06:45elle doit se traduire, certes par plus d'inflation,
06:48mais par des croissances nominales plus importantes,
06:50ce qui est bon pour les chiffres d'affaires
06:52pour les entreprises.
06:54Pour en revenir à NVIDIA,
06:55est-ce que c'est eux qui vont faire les gagnants
06:56et les perdants de chaque secteur ?
06:58Parce que là, on a vu hier des annonces
07:00avec Elie et Lily dans la santé,
07:02avec Rostrak, avec Palantir,
07:03et même avec des groupes automobiles ou ça,
07:07même en Europe.
07:08Est-ce que ça veut dire que dans chaque secteur,
07:10il va y avoir des performances vraiment différentes
07:13selon qu'il y a un partenariat ou non avec NVIDIA ?
07:16Alors, partenariat ou non,
07:19c'est peut-être un peu compliqué de le dire dès à présent,
07:23mais en tout cas, on voit bien que chaque entreprise
07:25aujourd'hui qui par huissellement en bénéficie,
07:28Performance Bourse, 14 pillars,
07:29a publié ses résultats tout à l'heure.
07:32Ils sont à plus...
07:32Enfin, j'ai quitté le bureau,
07:33le titre était à plus 13,
07:34notamment parce qu'on a parti Power Generation.
07:36Ils ont une petite division Power Generation,
07:37donc on est très loin des gros camions jaunes.
07:40C'est donc juste fournir de l'électricité au data center.
07:43Ils ont un carnet de commandes qui est embarqué
07:44pour les deux prochains exercices en forte croissance.
07:46C'est derrière.
07:47Donc, en fait, ça ruisselle.
07:48On voit que l'investissement dans l'IA,
07:51en fait, ce n'est pas juste des puces.
07:52Enfin, on parle beaucoup d'NVIDIA,
07:53mais ce n'est pas juste des puces.
07:54On a toute la partie génération électrique,
07:56toute la partie câblage, réfrigération,
07:59fourniture de systèmes d'eau également qui caracolent.
08:02L'industrie aux États-Unis,
08:03il n'y a pas que la tech qui performe.
08:05L'industrie est un secteur qui performe également
08:07depuis le début de l'année,
08:08notamment parce qu'une grosse partie de l'industrie
08:10qui bénéficie de ces investissements.
08:12Donc, on voit déjà que cette manne incroyable
08:15qui arrive entre les mains des entreprises
08:16est en train de créer des richesses.
08:18Et c'est la grosse différence par rapport
08:19à toutes les bulles spéculatives
08:21qu'on a pu avoir, notamment en 2000,
08:22c'est qu'on est très, très loin du price per click.
08:24On est vraiment sur quelque chose aujourd'hui.
08:26On est sur l'argent,
08:26enfin, des espèces sonantes et trébuchantes
08:29qui se déversent dans l'économie
08:30et qui génèrent de la croissance économique
08:33et de la croissance de résultats
08:34et, in fine, de la richesse actionnariale.
08:37Donc, quels seront les grands gagnants demain ?
08:39On le verra.
08:40Je pense qu'il est vraiment trop tôt pour le dire.
08:42On verra également la vitesse d'adoption des entreprises,
08:45à quelle vitesse elles vont faire rentrer
08:46les modèles d'IA dans leur modèle économique.
08:49Pour l'instant, c'est assez fruleux.
08:50Autant, c'est rapidement adopté par les particuliers.
08:53Tchadjipiti est passé en espèce de deux ans
08:55de 0 à 800 millions d'abonnés.
08:57Au niveau des entreprises, on n'y est pas encore.
08:59Donc, on sent qu'il y a peut-être un peu de réticence
09:01aujourd'hui à mettre ces modèles sur la place publique.
09:04Et je pense que c'est ça qui fera la différence
09:07dans les années à venir.
09:08NVIDIA a plus de 5 000 milliards de dollars
09:10de capitalisation aujourd'hui.
09:12Ça veut dire qu'NVIDIA pèse 1,7 fois l'ensemble du CAC 40.
09:16Lui seul, NVIDIA, 1,7 fois le CAC 40.
09:18Et alors, Bank of America, figurez-vous,
09:21après les annonces à différents partenariats, etc.
09:22Et Donald Trump aussi, qui promet de parler d'NVIDIA
09:25avec Xi Jinping demain.
09:26Eh bien, Bank of America relève son objectif de cours
09:28à 275 dollars sur NVIDIA.
09:31Si, effectivement, NVIDIA atteignait cet objectif de cours
09:33de 275 dollars, ça ferait une capitalisation
09:36de 7 700 milliards de dollars.
09:38Alors, sans tenir compte des rachats d'actions,
09:40on met quand même cette petite astérisque,
09:41grosse astérisque, mais voilà,
09:42on serait à 7 700 milliards de dollars.
09:44C'est quand même impressionnant.
09:46On va continuer d'en parler, bien évidemment.
09:48Ça met presque une ombre sur les GAFAM
09:50qui doivent publier à partir de ce soir, demain.
09:53On est dans le même univers de l'IA,
09:54mais voilà, c'est d'NVIDIA qu'on parle à nouveau beaucoup,
09:56alors qu'NVIDIA publiera que dans trois semaines.
09:58Les GAFAM, est-ce que ça peut être un gros game changer ?
10:00Est-ce qu'il faut attendre de cette saison de publication
10:02un souffle en plus, un moteur supplémentaire ?
10:05Peut-être de la vitesse en plus
10:06pour la hausse des marchés de Wall Street ?
10:08Ou au contraire, on risque cette fois
10:09de voir peut-être une forme de frustration
10:12des investisseurs se matérialiser ?
10:14Parce qu'on attend aussi des preuves
10:15de rentabilité de l'IA,
10:16et que ça apparaîtra peut-être pas encore.
10:17Au risque de me tromper lourdement,
10:21je pense que la probabilité de mauvaise surprise
10:25est assez limitée,
10:26et je pense que l'impact, pour une fois,
10:29de ces résultats ne seront pas forcément
10:34aussi importants qu'on l'attend.
10:36Ce qui, encore une fois, sauf énorme surprise,
10:39on ne voit pas très bien pourquoi cette belle histoire
10:41s'arrêterait comme ça dès le troisième
10:44ou le quatrième trimestre.
10:45Et donc, assez mécaniquement,
10:47je pense que le marché va très rapidement,
10:49et ça va commencer ce soir,
10:50se retourner plutôt vers la macro.
10:52Aujourd'hui, quand on regarde les statistiques,
10:55enfin, même en Europe,
10:56on a des résultats d'entreprise,
10:58il faut être prudent,
10:59parce qu'on a à peine le 25%,
11:03mais par exemple, on a le taux d'entreprises
11:06qui ont déçu,
11:08qui est le plus bas depuis 2009.
11:09Donc ça montre bien que même en Europe,
11:11on a des résultats.
11:15Mais encore une fois,
11:15je pense que rapidement,
11:16le marché va switcher vers la macro
11:17avec toutes les questions
11:19que vous connaissez par cœur,
11:21qui est qu'on est en train de l'économie américaine
11:23et des taux d'intérêt.
11:26Et ce soir, bien entendu...
11:27Alors, on va en parler, bien évidemment.
11:29Juste, Anthony Bondin,
11:31c'est un confrère de Zone Bourse.
11:32Je vous lis cet éditorial à propos d'NVIDIA.
11:35Franchement, c'est croustillant
11:36et c'est bien vu et c'est malin.
11:37L'IA est tellement forte
11:38qu'elle fait monter Nokia.
11:39Nokia, hier, a gagné 30%, donc.
11:41NVIDIA sait mieux, dit-il,
11:42que de la potion magique.
11:43Si NVIDIA investissait dans le 3ème âge,
11:45plus personne ne mourrait.
11:47Si NVIDIA intervenait en Ukraine,
11:49oh, l'armée russe se défilerait.
11:51Et si NVIDIA sponsorisait
11:52le gouvernement français,
11:54non, rien.
11:55Rien.
11:57Dénirons pas.
11:58Voilà, intéressant.
11:59On est à 20 minutes de la clôture.
12:00On est ensemble.
12:01On accélère dans cette dernière ligne droite
12:03de la séance
12:03et notre CAC 40 est en repli figuré.
12:070,2%.
12:07Vous voyez, moins 0,2%,
12:08c'est un peu décevant le CAC 40
12:09parce que l'Eurostock 50,
12:10lui, est stable.
12:11Donc, on sous-performe un peu.
12:12Thales et Lanterne Rouge,
12:13moins 2,6.
12:13Air Liquide aussi en repli de 2%.
12:16Hier, on se demandait
12:16dans Refait la séance
12:18si, pour l'avenir,
12:19et si l'Orluxotica
12:20ne devrait pas être
12:20la nouvelle valeur chouchoute
12:21des investisseurs particuliers.
12:22Plutôt,
12:23et si l'Orluxotica,
12:24qu'Air Liquide ?
12:24C'est une question qu'on abordait
12:25dans Refait la séance.
12:26Cette séquence
12:27est toujours disponible en replay
12:28sur notre application
12:29BFM Business
12:29parce que si l'Orluxotica,
12:30de son côté,
12:31bat le nouveau record
12:32jour après jour.
12:33Et c'est aussi lié à l'IA,
12:34les lunettes connectées,
12:35vous savez.
12:36Et puis, Capgemini,
12:37de son côté,
12:37est en hausse de 2%.
12:38La publication hier
12:39avait déjà été saluée.
12:40Ça continue.
12:41C'est la plus forte hausse
12:41ce soir du CAC 40.
12:43Secteur bancaire aussi
12:43qui publiera demain matin.
12:44Société Générale
12:45et Crédit Réalcool
12:46annonceront leurs résultats
12:47avant l'ouverture demain.
12:48Société Générale
12:49gagne 1,6%.
12:50Total Energy aussi
12:51publiera demain.
12:51Total Energy gagne 1,5%.
12:53On en parle avec
12:54Rachid Medjawi ce soir
12:55et Frédéric Tassin.
12:57Oui, oui, la Fed,
12:58bien sûr, ce soir.
12:59Donc, 19h.
13:00D'habitude, c'est 20h.
13:01Mais comme les Américains
13:02ne sont pas encore passés
13:02à l'heure d'hiver,
13:03ce sera 19h.
13:05Est-ce que ça vaut le coup
13:06d'en parler de la Fed ?
13:07Jamais une baisse de taux
13:08n'avait été autant
13:09probabilisée et anticipée
13:10par le marché.
13:11On regardait l'outil FedWatch
13:12tout à l'heure.
13:1299% d'anticipation
13:14pour cette baisse de taux
13:15tout à l'heure.
13:16Du coup, ce sera quoi
13:16l'enjeu, Rachid,
13:17de la réunion de la Fed ?
13:19L'enjeu, c'est,
13:21avec, à mon avis,
13:22peu de risques
13:23qui nous surprennent
13:24négativement,
13:25ce sera est-ce qu'il va
13:26valider ou non
13:27les dots,
13:28c'est-à-dire la prochaine baisse
13:29qui est également
13:30pricée à plus de 90%
13:31dans cet outil.
13:35Et l'enjeu, je crois,
13:36ça va être de savoir
13:36quel est le degré
13:37de dissension
13:38au sein de la Fed.
13:40Pour moi, ça va être
13:41le principal enjeu
13:42parce que quand je regarde
13:43les anticipations,
13:44alors pas pour la fin de l'année
13:45parce que pour moi
13:47il n'y a pas vraiment
13:47de sujet,
13:48mais c'est plutôt
13:48pour 2026,
13:51le marché table
13:53sur encore deux baisses
13:54de taux.
13:54Mon sentiment,
13:55c'est que soit
13:56ce n'est pas assez,
13:57soit c'est trop.
13:59Je pense qu'il n'y a pas
14:00de place pour un scénario
14:01un peu médian.
14:03Soit l'économie américaine
14:05continue de nous surprendre
14:06très positivement
14:07quand on regarde
14:08les indicateurs.
14:09Alors on est en shutdown,
14:10donc on ne sait pas
14:11très bien où on est,
14:11mais on a quand même
14:12quelques indicateurs,
14:13notamment le GDP Now
14:14qui nous dit
14:15qu'on serait pas loin
14:17de 4% sur le troisième trimestre.
14:18Ça veut dire
14:19qu'on est en train
14:19d'accélérer
14:20et non pas de ralentir.
14:21Donc soit cette tendance
14:22se poursuit plus
14:24l'inflation
14:24et franchement,
14:26on ne voit pas très bien
14:27pourquoi la Fed
14:28baisserait ses taux
14:28l'année prochaine.
14:29Soit on est en train
14:30de se tromper
14:30et on va apprendre
14:33que les chiffres d'emploi
14:34en fait,
14:35qui sont le canari
14:36dans la mine
14:37pour le moment,
14:38nous indiquent
14:39qu'on a un risque
14:40devant nous
14:40et à ce moment-là,
14:41ce n'est pas de baisse de taux.
14:43Et là-dessus,
14:43vous avez envie de...
14:43Parce que sur l'emploi,
14:44il y a beaucoup de doute.
14:44Il y a le shutdown,
14:45d'abord l'impact du shutdown
14:46qui aura un impact
14:46sur l'emploi.
14:47On est au 29e jour
14:47du shutdown.
14:48Et puis l'IA,
14:49tiens,
14:49Amazon hier
14:49qui a annoncé
14:5014 000 sur pression de poste.
14:52Tout ça finira peut-être
14:53par peser sur le marché
14:54de l'emploi
14:54et en même temps,
14:54on a moins de main-d'oeuvre
14:55disponible qu'avant
14:56avec la politique migratoire.
14:57C'est très difficile.
14:58C'est pour ça que je me dis
14:59que deux baisses de taux,
15:00le marché fait quelque chose
15:02d'un peu médian
15:02mais qui pour moi
15:03ne veut rien dire.
15:05Et puis bien entendu,
15:05il y a la politique.
15:07Monsieur Trump,
15:08l'administration Trump
15:09veut écrouler les taux d'intérêt
15:10pour une raison très simple,
15:11c'est qu'il doit renouveler
15:1250% de sa dette
15:13et qu'une grosse partie
15:14de sa dette,
15:15elle est aujourd'hui
15:15sur du t-bill,
15:16c'est-à-dire du financement
15:18à 3-12 mois.
15:19Et on sait qu'ils sont
15:20en train de jouer
15:21un jeu de poker montaire
15:24à 38 000 milliards de dollars.
15:26Il faut absolument vite
15:27que les taux baissent
15:27parce que sinon,
15:28ils vont avoir
15:29un problème de dette.
15:30Et il va y avoir
15:30sûrement aussi
15:31une annonce
15:32de la réduction du bilan.
15:35Là, ça pourrait aider
15:35justement à faire baisser
15:37les taux courts.
15:39Absolument.
15:40Mon sentiment,
15:40c'est que les taux courts
15:41finiront plus bas
15:42que ce qui est pricé
15:43en 2026
15:44parce que la pression politique
15:45va être telle que...
15:46Et donc, à la fin,
15:46Donald Trump gagnera son pari
15:48ou pas ?
15:48Frédéric, vous suivez
15:49de très près ce marché américain.
15:50Est-ce qu'il est en train
15:51déjà de commencer
15:52à le gagner son pari ?
15:53Les taux américains
15:53sont en train de baisser
15:54avant même que la Fed
15:55annonce peut-être tout à l'heure
15:56la fin de la réduction du bilan ?
15:58Nous, on n'est pas dans nos modèles.
16:01On a une baisse aujourd'hui,
16:03une baisse ici la fin de l'année
16:04et plutôt autour de deux baisses
16:06l'année prochaine.
16:07En fait, Donald Trump,
16:08il a un vrai sujet à gérer,
16:10c'est que jamais
16:11la population américaine
16:13n'a été autant différenciée
16:14en termes de pouvoir d'achat.
16:17Autant les trois derniers déciles
16:19de consommation aux États-Unis
16:20vont plutôt très bien,
16:21autant le reste souffre énormément
16:23et donc il faut redonner
16:23les pouvoirs d'achat.
16:24Il faut le faire notamment
16:25via des taux du crédit,
16:27une circulation du crédit
16:28plus abordable pour les ménages
16:30et notamment reflater l'immobilier
16:31parce que ça, pour le coup,
16:32il n'est toujours pas arrivé.
16:33Quand on regarde
16:34la croissance des permis de construire,
16:36les mises en chantier,
16:36on est toujours sur des niveaux
16:37qui sont extrêmement faibles.
16:38donc il a cette contrainte-là
16:41à mettre en place
16:45et par ailleurs,
16:46quand on regarde au niveau micro,
16:48quand on regarde les entreprises
16:48au niveau micro,
16:49alors on se réjouit
16:50de la croissance des résultats
16:50aux États-Unis,
16:51on va finir l'année à plus 10%,
16:53le trimestre est autour de plus 8%,
16:54mais dans le détail,
16:55il y a deux secteurs qui tirent,
16:57c'est la banque et la tech
16:59et le reste est plutôt soit à zéro,
17:02soit en territoire négatif.
17:04Donc même là aussi,
17:05quand on regarde
17:06la ventilation sectorielle
17:07de la croissance des résultats,
17:08elle est extrêmement mal ventilée.
17:10Donc il y a besoin
17:11de remettre du pouvoir d'achat,
17:12il y a besoin de redonner
17:13un peu de reflation
17:14à certains ménages,
17:15de donner un peu d'oxygène
17:16pour qu'on ait une diffusion
17:17peut-être un peu plus large
17:19de la croissance
17:20et notamment de la croissance
17:21des résultats,
17:21ce qui est principalement marché.
17:23La séance d'hier aux États-Unis
17:24a été elle aussi historique
17:25parce que pour la première fois,
17:27le S&P a progressé
17:28et touché un record,
17:29touché un record
17:30alors que 80% de ses composantes
17:32ont clôturé en baisse.
17:3380% des boîtes du S&P
17:34ont clôturé en baisse
17:35mais le S&P a battu un record.
17:37C'est la première fois
17:37que ça arrive dans ses proportions.
17:38Un des principaux,
17:39une principale composante
17:40de la croissance aux États-Unis
17:41reste la consommation des ménages
17:43depuis le début de l'année
17:44et quand vous regardez
17:45les secteurs qui sont
17:46les plus mal cassés
17:47en performance boursière
17:48depuis le 1er janvier,
17:49c'est la consommation de base
17:50et la consommation discrétionnaire.
17:51Donc en fait,
17:51la consommation ne fonctionne pas
17:53en bourse malgré le fait
17:54que les consommateurs...
17:54Et on peut déjà,
17:55et on peut établir
17:56le lien direct
17:57avec les droits de douane
17:57dans ce que nous annoncent
17:58les entreprises,
17:59la baisse de la consommation,
18:00les signes de prudence
18:01des consommateurs ?
18:02Oui, entre autres.
18:03Sur la consommation de base,
18:04c'est sûr.
18:05Donc post-Covid,
18:06quasiment tous les entreprises
18:08agroalimentaires
18:09ont monté les prix
18:09ces 3-4 dernières années.
18:12On voit qu'aujourd'hui,
18:12on est au bout de l'histoire.
18:13Donc c'est plus possible.
18:16Les républications, d'ailleurs,
18:18font état de prix
18:18relativement étal
18:19et de volumes
18:20qui sont sous pression.
18:22Et dans la consommation discrétionnaire,
18:24donc toutes les entreprises
18:24qui ont délocalisé
18:25à l'extérieur
18:26les chaînes de production,
18:27là, pour le coup,
18:28se retrouvent avec des coûts
18:29d'entrant qui sont
18:29beaucoup plus élevés
18:30et n'ont pas la capacité
18:32à repasser toute la hausse
18:33des coûts
18:34dès l'année A
18:35aux consommateurs finaux.
18:37Donc on a des pressions
18:38sur les marges.
18:38Une économie américaine
18:39en cas,
18:40une divergence
18:40entre les plus riches
18:41et les autres,
18:42on en reparlera tout à l'heure.
18:43Tiens, puisqu'on parle
18:44de consommation
18:45et comme je sais
18:46que vous êtes fan de chocolat
18:47l'un et l'autre,
18:47Mont-de-Lez,
18:48c'est la maison mère
18:49de Toblerone,
18:49de Côte d'Or,
18:50de Milka.
18:51Eh bien Mont-de-Lez,
18:51c'est coté à Wall Street.
18:52A publié ses résultats,
18:53le titre perd 4%
18:54parce que la consommation
18:55a baissé.
18:56En fait,
18:56les cours du cacao
18:57cette année
18:57ont touché des records
18:58mais le consommateur
18:58n'a pas suivi.
18:59Et c'est aussi
19:00la consommation de chocolat
19:01un baromètre de la déprime.
19:03Alors finalement,
19:03que nous dit
19:03cette publication
19:04de Mont-de-Lez
19:05de nous tous,
19:05de notre état à nous tous ?
19:07John Plassard nous en parlait,
19:08c'était dans USA Today,
19:09Mont-de-Lez perd 4%.
19:10Donc cette séquence USA Today
19:11est disponible en replay
19:12pour aussi essayer
19:14de comprendre
19:14l'état du consommateur,
19:16les grandes perspectives
19:17à travers le marché
19:18du chocolat.
19:19Et pour les fans
19:19de Cheesecake,
19:20ça c'est Aude
19:20qui est fan de Cheesecake,
19:22elle nous l'a dit hier,
19:22mais tout à l'heure
19:23vous aviez l'air moins convaincu
19:24d'aimer le Cheesecake.
19:25Hier vous étiez à fond.
19:26C'est l'heure du goûter,
19:26je ne dis pas non.
19:27Ah oui,
19:27l'heure du goûter,
19:27ça dépend de l'heure en fait.
19:29Eh bien Cheesecake Factory,
19:30c'est une fabriquante Cheesecake,
19:31ses côtés à Wall Street,
19:32ça perd 5%.
19:33Ils l'ont publié aussi hier.
19:34On en parlait aussi
19:34dans USA Today.
19:35Aude,
19:37tiens,
19:37puisqu'on parle de tout ça,
19:38il y en a une
19:39qui a fait son marché
19:39tout à l'heure
19:40et on ne l'attendait pas là.
19:42Elle est parfois là
19:43où on ne l'attend pas.
19:44Christine Lagarde,
19:45demain la BCE
19:45annoncera sa décision
19:46politique monétaire,
19:47alors pas depuis Francfort
19:48mais depuis Florence.
19:50Christine Lagarde
19:51nous a surpris tout à l'heure.
19:52Oui,
19:52parce qu'une fois par an
19:54le Conseil des gouverneurs
19:56est délocalisé
19:56dans une ville
19:57de la zone euro.
20:00Cette année,
20:00c'est Florence,
20:01ils sont quand même
20:01de la chance.
20:02Et Christine Lagarde
20:03qui est arrivée mardi,
20:04elle s'est adonnée
20:05à son petit rituel habituel.
20:07Allez voir
20:08les marchés,
20:09déambuler,
20:10allez regarder le prix
20:11des fruits et des légumes
20:13et on la voit vraiment
20:14sur son profil Instagram.
20:16Eh bien,
20:17elle parle avec les commerçants
20:18et elle tâte un peu
20:20les légumes
20:21et surtout,
20:23elle surveille l'inflation.
20:25C'est ça.
20:26On l'était...
20:27Pour le coup.
20:29Et vous verrez que demain
20:31lors de sa conférence de presse,
20:32elle le dira au marché
20:34qu'elle est allée sur le marché
20:35aussi vérifier le prix.
20:38Voilà.
20:38L'inflation,
20:39elle a tâté l'inflation.
20:40Effectivement,
20:40à chaque fois que la BCE
20:41délocalise,
20:42c'est une fois par an,
20:43elle aime bien aller visiter
20:44le marché de la ville
20:45depuis laquelle la BCE
20:46annonce sa décision
20:47politique monétaire.
20:48Ce sera Florence demain.
20:49La BCE,
20:50on n'a pas grand-chose,
20:51ce sera un statu quo.
20:52On en est sûr
20:53ou on n'en est pas
20:53complètement sûr
20:53de ce statu quo ?
20:54On en est sûr.
20:55C'est vraiment une très
20:56très grosse surprise
20:57qu'elle baisse les taux.
20:58En revanche,
20:59c'est peut-être sur la réduction
21:00du bilan.
21:00Ils ne feront pas d'annonce
21:01mais c'est vrai que
21:02certains disent
21:03qu'on continue
21:04d'être trop restrictif,
21:06qu'on réduit
21:07beaucoup plus vite
21:07que les Etats-Unis
21:08et eux,
21:09ils vont s'arrêter
21:09alors que nous,
21:10non.
21:11Oui.
21:11Demain,
21:11BCE,
21:12donc pas grand-chose
21:12à en attendre.
21:13Même si le croit crédit
21:14par les banques,
21:14les conditions crédits
21:15actroyées par les banques
21:16se resserrent un peu,
21:17c'est ce qui ressort
21:17quand même d'un rapport
21:18qui a été...
21:18Ça pourrait peut-être
21:19encourager la BCE
21:20à faire un geste,
21:21à surprendre demain
21:21ou vraiment,
21:22on n'y croit pas ?
21:23Logiquement,
21:24vous avez raison,
21:25logiquement,
21:25la BCE devrait plutôt
21:26communiquer sur le fait
21:27que les conditions financières
21:28globalement se sont resserrées
21:30avec la hausse de l'euro
21:31et ces conditions de crédit
21:33hier ont jeté un peu...
21:36Et donc,
21:37elles devraient laisser
21:38la porte ouverte
21:38mais comme il y a toujours
21:39en 2026
21:41la croyance
21:42et on fait partie
21:43de ceux qui croient
21:43que l'économie va accélérer
21:45à cause du plan allemand,
21:47que le potentiel de croissance
21:48malheureusement en Europe
21:49c'est à peine 1,5
21:50donc ils ont toujours peur
21:51que les anticipations
21:52d'inflation repartent
21:54et c'est pour ça
21:55et c'est pour ça
21:55qu'ils sont freinés
21:57mais normalement
21:58ils devraient plutôt
21:59laisser la porte ouverte
21:59un peu à de l'assouplissement
22:01mais je ne pense pas
22:01que ça va être le cas.
22:01Dire qu'ils sont bien positionnés
22:03de là où ils sont.
22:04Oui, tout à fait.
22:05Demain,
22:06on en parlera beaucoup
22:06de la BCE,
22:07de la Fed bien sûr.
22:08Nvidia,
22:08on vous rappelle,
22:09c'est l'info du jour,
22:10est à plus de 5 000 milliards
22:11de dollars de capitalisation.
22:12On en parlera dans un instant
22:13aussi dans la suite
22:14de BFM Bourse.
22:14L'un d'entre vous,
22:15il s'appelle Jean-Sébastien,
22:16il nous écrit sur X,
22:17il a de l'humour
22:19cet auditeur,
22:19il nous dit
22:19pour calmer Nvidia,
22:21il y a une solution
22:21très simple,
22:22c'est de fiscaliser Nvidia
22:23comme si c'était
22:24une boîte française.
22:24Ça l'empêchera
22:25de continuer de progresser
22:26à ce rythme
22:26nous dit cet auditeur.
22:28Il fallait y penser.
22:29Bon,
22:30effectivement.
22:31Nvidia progresse aussi
22:32parce que demain
22:32il y aura cette rencontre
22:33entre Xi Jinping
22:34et Donald Trump.
22:35Ça on ne l'oublie pas,
22:35il faut qu'on anticipe
22:36également
22:37parce que le marché
22:38y croit à fond.
22:39Le marché espère
22:40qu'effectivement
22:40il y aura une ouverture aussi
22:41pour les puces
22:42Blackwell d'Nvidia là-bas.
22:43Le marché espère
22:44un accord sur les terres rares
22:46et les Chinois
22:46qui se mettraient
22:47à acheter davantage de soja.
22:49C'est l'un des boosters
22:50à la hausse de Wall Street.
22:51Nouveau record aujourd'hui
22:51du S&P 500
22:52à plus 0,2%.
22:54Et Chris,
22:55notre réalisateur
22:56qui surgit comme souvent.
22:57Bonsoir Chris,
22:58salut.
22:59Tu as une question à poser
22:59à nos experts du club
23:00ce soir.
23:01Bonsoir aux experts du club,
23:02bonsoir Guillaume.
23:03Comme tu viens de le dire,
23:04Trump et son homologue chinois
23:05se retrouvent demain.
23:07Bon,
23:07même si c'est un scénario
23:08peu anticipé par les marchés,
23:10faut-il redouter un accro
23:11et quelles en seraient
23:12les conséquences ?
23:13Ah,
23:14est-ce que ça pourrait mal
23:15se passer demain ?
23:17Frédéric ?
23:18Je ne crois pas.
23:19Je pense qu'ils ont
23:20tous les deux
23:21beaucoup à y perdre.
23:22D'ailleurs,
23:22on a bien vu la séquence.
23:25On commence par réduire
23:26les exportations de puces
23:28vers la Chine.
23:29D'ailleurs,
23:29la Chine bloque
23:30les exportations de terres rares.
23:32Donc,
23:32on voit bien que ce petit jeu-là,
23:33derrière Trump,
23:34prend un coup de sang
23:34et remonte les tarifs,
23:36en tout cas menace
23:36de remonter les tarifs.
23:38Enfin,
23:38les deux pays sont très dépendants.
23:39Donc,
23:39ils ont plutôt intérêt
23:40à arriver à un accord.
23:41Donc,
23:41ce serait vraiment
23:42une très très très mauvaise nouvelle
23:43et pas du tout anticipée
23:44par le marché.
23:45Là,
23:45pour le coup,
23:45si jamais les tensions
23:48se recrantaient
23:48à un niveau supérieur.
23:51Donc,
23:51je n'y crois pas trop.
23:52Bon,
23:52ça ne peut pas mal
23:53se passer demain.
23:54Forcément,
23:54ça se passera bien
23:55en façade ?
23:57Ou vraiment ?
23:58Non,
23:58au moins en façade.
23:59Après,
24:00on n'enlèvera rien.
24:01Et ça suffira ?
24:02Oui,
24:02ça suffira parce qu'on n'enlèvera rien
24:03le fait qu'ils soient
24:04en compétition durable
24:06pour le leadership.
24:07Mais,
24:08ce qui est intéressant,
24:09c'est que Chinois et Américains
24:10ont finalement
24:11une arme de dissuasion.
24:13Les Américains
24:14ont la technologie
24:14et les Chinois
24:16ont l'état rare.
24:17Et donc,
24:17finalement,
24:18on arrive à un scénario
24:19qui n'était pas du tout
24:20pricé.
24:20C'est pour ça que ça monte
24:21et c'est pour ça
24:22que ça peut continuer à monter.
24:23Au fond,
24:23on était tous en train de dire
24:25qu'ils sont partis
24:25pour une guerre,
24:26un minima technologique,
24:27une guerre commerciale.
24:30Et peut-être qu'on va finir
24:31par acheter un scénario
24:32un peu idyllique
24:34qui est qu'ils vont cohabiter,
24:36plutôt coopérer
24:37et puis chacun dans sa zone
24:39et finalement permettre
24:40à la croissance mondiale
24:40de tenir et de prospérer.
24:43Et voilà,
24:43un peu comme l'arme nucléaire.
24:45Chacun a une arme nucléaire
24:46qu'il peut utiliser
24:47et finalement,
24:47à l'arrivée,
24:48on sait très bien
24:49que quand vous avez
24:49l'arme nucléaire,
24:50personne ne l'utilise,
24:51on l'espère.
24:52Maintenant,
24:52ça n'enlèvera rien
24:53qu'ils sont en guerre
24:54de leadership
24:56et ça,
24:56c'est une tendance de fond
24:58et ils se rappelleront
24:59à notre bon souvenir régulièrement.
25:01Et alors,
25:01dans ce contexte
25:02et en agitant,
25:03en mélangeant tous ces sujets
25:03qu'on a évoqués aujourd'hui,
25:05ils sont très nombreux,
25:06on est sur plein de bascules
25:07à la fois,
25:07dans quoi est-ce qu'on choisit
25:08d'investir ?
25:09Enfin,
25:09dans quoi,
25:10pas par prudence,
25:11oui,
25:11diversifier,
25:12mais les vraies convictions
25:13du moment,
25:14c'est quoi là ?
25:15Rachid ?
25:15On a un de nos principaux facteurs
25:19de budget de risque,
25:20comme on dit,
25:20dans nos portefeuilles,
25:21c'est la couverture dollar,
25:22c'est-à-dire qu'on pense
25:23que la baisse du dollar
25:25est un phénomène structurel,
25:27durable,
25:27là on a une pause
25:28depuis maintenant
25:29à peu près l'été,
25:30mais pour nous,
25:31ça va reprendre
25:32et aujourd'hui,
25:32on est investis,
25:35disons,
25:36on est sous-pondérés
25:36sur les actions américaines,
25:38mais on est surtout
25:39très, très fortement,
25:40jamais on n'a été aussi couverts
25:41comme ça
25:41contre le dollar.
25:43Vous le voyez descendre
25:43beaucoup encore.
25:44Voilà,
25:44et c'est une très bonne nouvelle
25:45si on a raison
25:46et que le dollar baisse,
25:47non pas parce qu'on va performer,
25:50mais surtout parce que
25:51la baisse du dollar,
25:52c'est ça qui fait
25:53que le système arrive à tenir,
25:54parce que quand on me dit
25:55finalement la guerre tarifaire,
25:56ça ne fait rien,
25:57ce n'est pas vrai,
25:58ça fait baisser historiquement
25:59fortement le dollar
26:00et c'est ça qui permet
26:01au système de tenir.
26:03Donc nous,
26:03on croit ça.
26:04Face à la question
26:05y a-t-il une bulle dans l'IA,
26:06on refuse d'y répondre
26:07parce qu'on n'y arrive pas,
26:08donc qu'est-ce qu'on fait ?
26:09On se dit que si jamais
26:10on se fait attraper les dents
26:11dans la porte,
26:14c'est les Etats-Unis
26:16qui souffrent le plus,
26:17donc on est très diversifiants
26:18dans les Etats-Unis,
26:19on est très surpondérés,
26:20on adore les émergents
26:21parce qu'on a un environnement
26:24très favorable à Porteux,
26:25voilà,
26:25donc c'est comme ça,
26:26c'est nos principales...
26:27Frédéric, vos convictions à vous
26:28chez Ophi ?
26:29Alors nous,
26:30on a plutôt neutralisé
26:31également les marchés actions
26:32il y a quelques temps
26:33sur les questions de valorisation,
26:34donc on est plutôt neutres
26:35avec deux zones
26:36qu'on privilégie,
26:37donc plutôt neutres
26:38sur les Etats-Unis,
26:38plutôt neutres sur l'Europe également,
26:40mais il y a quand même
26:41deux zones que l'on privilégie,
26:42donc les émergents,
26:43on est d'accord,
26:43avec notamment la Chine
26:44et notre antenne locale
26:46pense que le marché boursier chinois,
26:50en tout cas que la dynamique
26:51qui est en place en Chine
26:55devrait continuer à favoriser
26:56le marché boursier chinois,
26:57donc avec de la volatilité,
26:59mais voilà,
27:00le cycle est enclenché,
27:03et le Japon également,
27:04que l'on continue à privilégier
27:05puisque la politique de redistribution
27:08qui devra être mise en œuvre
27:09par le nouveau gouvernement,
27:11donc avec de redistribuer
27:13du pouvoir d'achat au ménage
27:14devrait se voir dans l'économie
27:15et donc in fine
27:15dans la croissance
27:16des entreprises domestiques japonaises.
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