- il y a 7 heures
Ce mercredi 11 mars, Antoine Larigaudrie a reçu Bastien Baron, fondateur de Justae, conseil en gestion de fortune, Géraldine Métifeux, associée gérante chez Alter Egale, Antoine Fraysse-Soulier, responsable de l'analyse des marchés chez eToro, Jonathan Kieffer, conseiller en investissement et fondateur de Jolka Invest, Olivier Dubs, gérant sénior chez J.P. Morgan Banque Privée, Wendy Souvannarath, présidente de Carré Partners, et Alexandre Laing, partner chez Carré Partners, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:05BFM Business, tout pour investir, Antoine Larigauderie.
00:09Tout pour investir, TPI sur BFM Business, c'est tous les jours de 11h à midi.
00:14Bienvenue à tous pour cette nouvelle édition.
00:16On est en direct à la radio, à la télé et sur le web.
00:20Bien sûr, vous pouvez retrouver les replays, les podcasts, toutes nos rubriques.
00:23C'est votre bibliothèque intelligente pour votre patrimoine.
00:26On a stratégie, stratégie, stratégie, ça va être le maître mot de cette édition.
00:30On va explorer toutes les stratégies possibles pour protéger vos investissements, vos positions,
00:35si vous êtes investi en ce moment sur les marchés.
00:37Déjà, quelles sont les stratégies payantes et résilientes dans cette conjoncture,
00:40pour le coup, vraiment imprévisible ces derniers jours ?
00:43On tentera de la déchiffrer, d'ailleurs, avec précision en compagnie de Géraldine Métifeux,
00:47d'Alter Egal et de Bastien Baron de Justaé, nos deux déchiffreurs du jour.
00:51On fera le point aussi sur les bonnes tactiques du moment,
00:54les tendances de court terme en matière de positionnement,
00:56avec Jonathan Kieffer de Jolka Invest dans la boîte à outils.
00:59Déjà bien préparé, faire le point.
01:01Et puis, regarder vers l'avenir, les mois qui se dessinent,
01:04les scénarios à intégrer à votre vision de plus long terme.
01:07Et là, on va écouter un petit peu les grandes voix du marché, les grandes enseignes.
01:10JP Morgan, notamment, avec Olivier Dulce de JPM Gestion Privée,
01:14qui sera avec nous dans le placement à suivre, ses convictions, les dynamiques qu'il suit, etc.
01:20Au milieu de ça, la tendance du jour, de l'heure, du moment sur les marchés financiers,
01:24Antoine Fraisse-Soulier-Ditoro nous livrera son plan de trading dans les arbitrages
01:27pour une séance qui est plutôt en baisse aujourd'hui.
01:30Vraiment, tout feu, tout flamme.
01:31En ce moment, c'est 13 en dents de 6, moins 1,14 en ce moment pour le CAC 40,
01:35qui est repassé sous les 8 000 points à 7 965 points.
01:40Enfin, à l'heure où on se pose beaucoup de questions sur les fronts conjoncturels, géopolitiques, etc.,
01:44peut-être regarder là aussi vers l'avenir et vers un grand moment qu'on attend tous avec impatience.
01:49Peut-être la mère de toutes les introductions en bourse de l'histoire SpaceX.
01:55Qu'en attendre ? Qu'est-ce que ça nous dit du marché, de l'investissement dans le futur, dans
01:59la tech ?
02:00On en reparlera avec nos amis de Carré Partners, Alex Lang et Wendy Souvanarat, dans le coffre-fort.
02:05Enfin, démission.
02:06Vous pouvez nous joindre par e-mail, direct à bfmbusiness.fr, pour nous poser toutes vos questions.
02:12Vous pouvez aussi les poser par SMS 732 16.
02:14Vous tapez le mot-clé « business », suivi de votre message.
02:17Et puis sinon, vous pouvez me joindre directement sur LinkedIn ou sur X.
02:23Le reste de l'actualité du jour, alors est-ce qu'on se dirige vers une fermeture prolongée du Détroit
02:27d'Or ?
02:27C'est la grande question du jour.
02:29Certains médias américains, en tout cas, indiquent que les Iraniens ont commencé à déposer des mines dans le secteur.
02:34Une nouvelle escalade qui inquiète franchement la Maison Blanche.
02:36L'armée américaine parle désormais de 16 bateaux poseurs de mines qui ont été détruits par ces frappes.
02:41Et ce matin, l'Agence internationale de l'énergie met sur la table un recours sans précédent,
02:45en tout cas aux réserves stratégiques pour contenir la flambée des cours du brut.
02:49Il s'agirait d'un déblocage de stocks supérieur à celui qui avait été opéré au début de la guerre
02:53en Ukraine.
02:54Une décision est imminente, alors que les chefs d'État et le gouvernement du G7 se réunissent cet après-midi
02:59en visioconférence.
03:00L'actualité sociale en France, deuxième ronde sur l'assurance chômage.
03:04Les négociations continuent. Après les ruptures conventionnelles, les partenaires sociaux s'attaquent ce matin au contrat court.
03:10Ils ont 15 jours pour parvenir à un accord, mais c'est vraiment loin d'être gagné.
03:14Un dossier complet à retrouver sur notre site internet signé Caroline Morisseau, notre spécialiste.
03:19Et puis c'est fini pour ACI. Le groupe industriel qui avait repris une trentaine de PME est définitivement liquidé.
03:25Les deux propositions de son ancien président ont été rejetées par le tribunal de commerce, Philippe Rivière,
03:30qui dans ce dossier doit faire face maintenant quand même à des procédures pénales pour abus de biens sociaux.
03:36On se consacre maintenant au tableau de bord de vos marchés.
03:45C'est encore pas évident ce matin de trouver une tendance.
03:48En tout cas, bon, on est à la baisse.
03:50On est vraiment sur des journées en dents de scie.
03:53Hier, on s'est bien redressé sur les marchés, même si on manquait peut-être un petit peu de souffle
03:57en fin de séance.
03:58Et singulièrement à Paris, alors que les indices européens ont quand même bien, bien, bien progressé.
04:03Et là, du coup, on perd 1,05% sur le CAC 40.
04:07On retombe sous les 8000 points.
04:09On est à 7973.
04:11A noter que sur les autres places européennes, on est un peu à l'unisson à moins 1,25.
04:15Pour l'Eurostock 50, baisse supérieure du côté du DAX à moins 1,6.
04:19Moins 0,46% pour l'IBEX à Madrid.
04:22Parmi les autres indices qu'on regarde,
04:24alors déjà la clôture qui était vraiment très, très mitigée du côté de Wall Street.
04:28Hier soir, et puis surtout une volatilité qui est bien remontée.
04:31On était descendu du côté des 22 points sur l'indice VIX.
04:34C'est un niveau qui prévalait avant le début des frappes en Iran.
04:39C'était le niveau d'il y a quelques semaines.
04:41On est redescendu du côté des 22.
04:43Là, on remonte à 25.
04:44On sent qu'on est vraiment dans une conjoncture extrêmement volatile.
04:48Du côté des titres à la baisse sur le CAC 40,
04:52ça fera en paire 2,5%.
04:53On est à 313,10 euros.
04:54On a L'Oréal, moins 2,24 à 354,90 euros.
04:57Et si l'or, moins 2,62, on est à 208,70 euros.
05:02Renault, en revanche, signe une hausse d'1,46% à 28,58 euros.
05:06Et Capgemini se détache bien, gagne 0,84% à 69,32 euros.
05:14Total énergie qui est stimulé par les cours du brut,
05:17puisqu'on est reparti quand même en hausse après la correction d'hier,
05:20à 92,85 dollars pour le baril de Brent de Mer du Nord.
05:25Puis, à noter le compartiment financier qui se porte bien,
05:27avec notamment BNP Paribas qui gagne 0,55% à 88,86 euros.
05:31Plus forte hausse du SBF 120, c'est Excel Technologies dans le domaine de la défense
05:36qui gagne 4,5%.
05:38133,80 euros, en revanche, la plus forte baisse.
05:40C'est Eurasio qui perd quasiment 6%.
05:4242,30 euros.
05:44L'euro dollar, 1,1596.
05:46On est à peu près stable par rapport à hier.
05:48Petite baisse quand même.
05:50Et puis, l'or, l'once d'or fin qui continue de grimper,
05:52mais alors tranquillement sur une tendance beaucoup moins dynamique que ces derniers mois.
05:56Et on touche à nouveau 5200 dollars l'once.
05:58On est à 5198.
06:00Allez, on déchiffre la tendance du moment.
06:09Nos déchiffreurs du jour, Géraldine Métifeux d'Alterégal.
06:13Bonjour.
06:13Bonjour Antoine.
06:14Merci d'être avec nous en direct ce matin.
06:16Et Bastien Baron de Justailles.
06:17Bonjour Antoine.
06:18Alors, les marchés, les actions, les taux, la volatilité, le pétrole.
06:24On a beaucoup de signaux à regarder.
06:27On peut peut-être déceler un début de point pivot qui a été déclenché en début de semaine
06:33où on sentait qu'on arrivait sur des supports vraiment de court terme.
06:38Mais voilà, la tendance est quand même très difficile à déchiffrer.
06:41On sent que c'est vraiment en dents de scie.
06:44Est-ce que vous sentez quand même des équilibres arriver un petit peu
06:47ou est-ce que la poussière n'a pas fini de retomber ?
06:49C'est un peu l'expression qu'on emploie depuis le début de semaine, Géraldine.
06:53Je n'avais pas entendu cette expression, mais d'accord.
06:56Après, sur le conflit en lui-même iranien, je ne pense pas qu'il durera des années,
07:00mais en tout cas, on l'espère tous d'ailleurs.
07:03Mais en revanche, sur les marchés, je pense qu'on est plutôt au début du problème.
07:07C'est-à-dire que tout sera un prétexte.
07:09Pour moi, tout sera un prétexte cette année pour voir des marchés souffler un peu.
07:13Mais des corrections, je dois regarder entre le plus haut et le plus bas
07:15sur le CAC, sur le Dow Jones, sur le Nasdaq,
07:18c'est à peu près les mêmes, même si à l'instant T, ce n'est pas le même niveau.
07:21Mais c'est entre une baisse de 8 à 10 %,
07:24donc on est vraiment plus sur une correction qu'une trempe.
07:29Donc pour moi, on est plutôt un peu au début de cette nervosité.
07:33Et on verra.
07:34Si le conflit iranien dur, dans le Golfe en tout cas,
07:37et qu'on a des impacts très importants sur les énergies,
07:40je pense que nos copains de l'IA, ils vont faire la tête.
07:42Ça c'est sûr, on ne parle plus beaucoup d'eux en ce moment.
07:47Enfin si, on a parlé d'Oracle hier soir, retour aux fondamentaux,
07:49et c'est vrai que là, on était quand même rassuré par les perspectives.
07:52Il y a toujours ce problème des crédits privés qui financent toute cette sphère-là.
07:59Et il va y avoir peut-être un...
08:00Il y a des difficultés qui posent des difficultés,
08:01mais si on reste sur les marchés cotés, il y a beaucoup de volatilité.
08:04Donc ponctuellement, il y a sans doute des allers-retours intéressants à faire.
08:08Après, sur du long terme, nous, on a plutôt pris le parti
08:11de sécuriser depuis un certain temps.
08:13Donc, on dirait que mon discours va dans mon sens à moi.
08:15C'est dans le sens de ce que j'explique depuis trois mois.
08:18Mais le fait est qu'on a une baisse des marchés
08:21qui ne me semble pas encore très importante.
08:22Et sur les taux, il y a des mouvements quand même assez violents.
08:25Sur la loi T, sur les CMS, sur...
08:27On est sur quelque chose d'extrêmement violent
08:30et qui, à mon avis, est plus fondamental
08:32que la guerre en iran.
08:37C'est qu'il y a une vraie difficulté à apprécier les perspectives.
08:39Ça arrive au pire moment.
08:40Parce qu'il y avait aussi énormément d'incertitudes macroéconomiques
08:43hors Iran.
08:44Alors, c'est vrai, si on regarde un petit peu, là,
08:46deux secondes pour parler des taux.
08:483,52 pour la dette française 10 ans.
08:49On était monté à 3,62 en cours de séance hier.
08:53Ça a vraiment été violent.
08:54Il y a eu une correction.
08:55Puis là, ça se retend un petit peu.
08:57On sent qu'il y a beaucoup de volatilité.
08:594,17 pour la dette américaine 10 ans
09:00qui, paradoxalement, ne bouge pas trop.
09:02Et puis, pas loin de 2,9 pour le 10 ans allemand.
09:06Et alors, c'est vrai qu'on s'orientait vers ce sentiment
09:09qu'au milieu d'une rotation géographique, sectorielle,
09:15qui était en train de s'opérer
09:16et qui continuait à s'opérer avant les frappes en Iran,
09:18on s'orientait, en fait, vers un climat
09:20où le marché allait sans doute corriger ses excès.
09:23Et le conflit en Iran est sans doute un excellent prétexte,
09:27enfin, une excellente raison pour ça.
09:28Que les choses allaient se calmer,
09:30qu'on allait à correction.
09:31Et peut-être notre plus accent du tout,
09:32ces dernières semaines.
09:34Et puis, qu'en gros, il allait se passer
09:35cette glissade lente juste avant les mid-term.
09:39Et qu'en gros, le paysage qui était un peu bouché
09:42en tout début d'année,
09:44parce qu'on avait de bons fondamentaux,
09:46de bonnes perspectives,
09:47mais un petit peu d'incertitude,
09:50paradoxalement, ça balise un petit peu plus le chemin.
09:51Est-ce que ce n'est pas votre sentiment, Bastien ?
09:53En fait, nous, on n'attendait pas forcément
09:54une correction des marchés.
09:57Mais on voyait qu'on était un peu sur un fil.
09:59Et je suis assez d'accord avec Géraldine,
10:00il fallait un prétexte pour que ça baisse.
10:02L'Iran l'est.
10:03Et le vrai sujet, je pense,
10:05le vrai risque qui est identifié,
10:06c'est ce qu'on a beaucoup entendu ces dernières années,
10:09c'est un phénomène de stagflation,
10:11c'est-à-dire croissance assez faible.
10:13C'est le mot à la mode, là, en ce moment.
10:14Et c'est ce qu'on voit, en fait.
10:15C'est-à-dire qu'on voit que la croissance,
10:17elle est à tonne, à peu près,
10:20notamment en Europe, assez faible.
10:22Et on voit qu'on a un risque, quand même,
10:24d'inflation qui peut être important,
10:25notamment lié à l'énergie,
10:26ce qu'on a déjà vécu en 2022.
10:28Bien sûr.
10:28C'est pas très simple.
10:29C'est pas si loin.
10:30Et là, on voit qu'on est à peu près dans le même sujet.
10:32C'est-à-dire qu'on a une baisse du marché actions
10:34parce qu'on se dit que, finalement,
10:35la croissance à venir va être complexe à atteindre.
10:39Les enjeux, les marchés étaient très bien valorisés déjà,
10:41donc il y avait des attentes qui étaient assez fortes.
10:43Et d'autre part, on voit qu'il y a un vrai risque d'inflation.
10:45Et on en parlait juste avant,
10:46c'est-à-dire que les taux, en fait, du coup,
10:48sont pricés à la hausse
10:49pour potentiellement contrer cette inflation.
10:51C'était assez intéressant de voir,
10:52depuis une dizaine de jours, ce qui se passe.
10:53C'est qu'il y a une dizaine de jours,
10:55avant, on va dire, le phénomène Iran,
10:57on attendait quand même deux baisses de taux
10:59qui étaient annoncées en Europe.
11:00C'est ça.
11:01Début de semaine, on nous annonce
11:02que c'est potentiellement des hausses de taux
11:04qui sont quand même anticipées d'ici la fin de l'année.
11:06Et là, on est revenu en arrière, effectivement,
11:08au cours d'une seule journée.
11:09Les analystes, je pense, sont un peu perdus
11:11avec tout ce qui est passé.
11:11Oui, il a rendu ce moment.
11:13Donc, c'est un peu aux doigts mouillés
11:14de se faire.
11:15Nous, on pense qu'il y a beaucoup de bruit
11:19à court terme,
11:20que finalement, ce qu'on a plutôt anticipé,
11:23on va dire, à moyen long terme,
11:24devrait se produire.
11:26Ce n'est pas forcément le sujet.
11:27Mais que sur du court terme,
11:29nous, on n'a pas forcément souhaité
11:31modifier les portefeuilles des clients
11:33qui étaient déjà investis.
11:35Par contre, c'est plutôt les clients
11:36qui étaient, on va dire, en cours d'investissement,
11:38où là, on se dit, il y a des opportunités,
11:40il y a un momentum qui est intéressant
11:41parce qu'effectivement, il y a une baisse de marché
11:43d'à peu près 8 à 10 % selon certains secteurs,
11:45les secteurs qu'on avait plutôt visés.
11:47Dans ces cas-là, là, on rentre à ce moment-là.
11:49Surtout que, et on le voit,
11:51le mot-clé, c'est peut-être quand même
11:52celui de volatilité,
11:54dans le sens où la volatilité des cours du brut
11:57devient un indicateur de stress en tant que tel,
11:59la volatilité sur les taux aussi.
12:01Et puis, on le voit au cas par cas
12:02sur les entreprises.
12:03Par exemple, quand il y a des publications
12:04de résultats, des avertissements
12:06ou des nouvelles microéconomiques,
12:08il peut y avoir des décalages,
12:10mais totalement fous,
12:11qu'on ne voyait pas
12:12les années précédentes.
12:14Un titre qui perd 20 %,
12:16c'est...
12:17Voilà, c'est...
12:18Comme il avait pris 40,
12:19forcément, ça se voit, quoi.
12:20Voilà, c'est ça la clé.
12:22On corrige sans doute un peu les excès.
12:23Juste un point sur les États-Unis
12:24qui auraient moins baissé.
12:25Alors d'abord, ça dépend de quel moment,
12:26mais ensuite, il faut se rappeler
12:27qu'une partie des titres européens
12:30ou émergents sont détenus
12:31par les Américains,
12:31qui, par exemple, sont assez chauvins.
12:33Et en général,
12:33Wall Street décale toujours
12:34un peu plus tard que nous.
12:35Donc, sur des corrections comme celle-ci,
12:37ce n'est pas assez important,
12:38on verra si ça tient ou pas.
12:39Mais sur les fondamentaux,
12:41il y a quand même probablement
12:43des valorisations,
12:44alors plus aux États-Unis
12:45qu'en Europe,
12:45qui sont assez élevées.
12:47Et ça corrigera,
12:48pour moi, ça corrigera nécessairement.
12:49Mais je voulais faire un focus
12:50sur deux thèmes européens,
12:52et sur l'électrique SPN.
12:54L'indice d'électrification européenne
12:56est quand même à...
12:56En gros,
12:57il est à plus 10 d'électrification,
13:00plus 12 depuis le début de l'année.
13:02Et il perd, allez,
13:031,85 sur un mois.
13:05Bon, on n'est même pas
13:06sur une correction.
13:07Et c'est idem sur la souveraineté européenne.
13:10On est à plus 10 depuis le début de l'année,
13:11et on perd 0,73 sur le mois.
13:14Bon, sur un mois.
13:15Vous voyez,
13:16il faut regarder aussi
13:17ce qui avait quand même beaucoup monté.
13:18Il y a mon avis,
13:19monté de façon un peu excessive,
13:20du coup, c'est plus corrigé.
13:21Et sur des thèmes
13:21qui sont plus fondamentaux,
13:22je n'ose même pas évoquer
13:23celui de la Défense,
13:24parce qu'on va me rire au nez.
13:26Parce que là, forcément...
13:27Pourquoi on vous rire au nez ?
13:28Au contraire,
13:29on est au cœur du truc.
13:29C'est évident que la Défense,
13:30en ce moment,
13:30est encore portée
13:33par tout ce qui se passe.
13:34Donc, tout n'est pas forcément
13:36en phase de correction.
13:37Et encore une fois,
13:37je reste sur mon idée
13:38que ce qui était trop valorisé,
13:39et notamment l'IA,
13:40prendra plus cher que d'autres.
13:41Je combattre très bien
13:41sur Célentis,
13:42je vous avouais.
13:43Pardon ?
13:44Je combattre très bien
13:44sur Célentis,
13:45pourquoi c'est si massacré,
13:46mais après...
13:47Oh, bah c'est
13:48les révolutions mal maîtrisées.
13:50Ouais, ça me parlait beaucoup, là, quand même.
13:52Oui, ça...
13:53Ils ont eu 8 milliards, hier.
13:55Oui, oui,
13:56on est tous d'accord, mais...
13:58Ça s'en prend, j'ai l'impression.
13:59On avait une stade intéressante aussi
14:01qui a été sortie depuis 2010,
14:02depuis 2007.
14:03En fait, à chaque fois
14:04qu'il y avait un pic du VIX,
14:06donc l'indice de la volatilité,
14:07un indice de volatilité, pardon,
14:10on avait six mois après,
14:11le S&P 500 n'avait jamais été baissier
14:14et avait toujours surperformé.
14:16C'est assez intéressant de voir.
14:17Et là, on a eu un pic du VIX,
14:19notamment ces derniers jours.
14:20Bien au-delà des 30.
14:22Voilà, exactement.
14:22Donc là, on peut potentiellement,
14:24si jamais l'histoire se répète,
14:25en tout cas sur les à peu près
14:2620 dernières années,
14:27on devrait avoir,
14:28un, une surperformance du S&P 500
14:30dans les six mois à venir.
14:31Et d'autre part,
14:32le S&P 500 n'a jamais été négatif
14:34six mois après.
14:35Bon, ben, si on a des stats avec nous,
14:37c'est bien.
14:37Alors, l'inversion des cours
14:38nous a amené à une récession
14:39qu'on n'a pas eue aux Etats-Unis.
14:40D'accord.
14:41Non, mais...
14:41Non, mais c'est intéressant.
14:42Parfois, nos reculs,
14:44en tout cas,
14:45nos statistiques,
14:46elles ne sont pas toujours très...
14:47C'est intéressant parce que,
14:49justement,
14:50le VIX,
14:50bon,
14:51est un moyen standard
14:52pour un peu évaluer la volatilité.
14:54Maintenant,
14:55on ferraille complètement
14:56à en comprendre les impacts.
14:58On a l'impression
14:59que c'est plus quelque chose
15:00qui a tendance à grimper
15:01quand les marchés
15:01corrigent très fort
15:02et à descendre complètement
15:03quand les marchés remontent.
15:05Alors, on voit qu'en plus,
15:06à Wall Street,
15:07il y a des mouvements de flux
15:07qui sont très antagonistes
15:09entre le retail,
15:11entre les actionnaires individuels
15:13et les gros investisseurs
15:14institutionnels.
15:16Et on le voit notamment,
15:17alors, il y a un truc
15:18absolument fabuleux,
15:18il y a tout le secteur
15:19des logiciels aux Etats-Unis
15:20qui a été massacré,
15:21qui est en train de se faire
15:22reprendre en masse
15:23par le retail.
15:25Est-ce que vous pensez
15:26qu'il n'y a pas aussi
15:28une forme de désaveu
15:29de tous ces instruments
15:30qui sont censés calculer
15:31la volatilité,
15:32mais qui, en fait,
15:32nous induisent un petit peu
15:33en erreur
15:34sur ce qui se passe réellement ?
15:36En fait, dans l'idée,
15:36c'est qu'on voit
15:37qu'il y a beaucoup
15:37de surestimations
15:38à la hausse ou à la baisse
15:39et donc ça va très très vite.
15:41Et on le voit
15:41quand on voit,
15:42c'est lundi
15:43où le baril tape
15:45120 dollars
15:45et puis finalement...
15:46Un dimanche à lundi,
15:47c'est ça.
15:48Et puis des ans après
15:48la 90,
15:49c'est énorme,
15:50c'est des mouvements dingues
15:50qu'on ne voyait pas avant.
15:52On l'a eu sur l'or
15:52il y a quelques semaines,
15:53même chose,
15:54où il y a eu
15:55des variations sur l'or
15:56et sur l'argent
15:57en une seule journée,
15:58c'était impressionnant.
15:58Du jamais vu ?
15:59Je ne veux pas faire mon blasé,
16:00mais moi je me souviens
16:01d'un beau jour
16:02de printemps 2020
16:03où le pétrole
16:04était négatif.
16:05À la différence près quand même,
16:07c'est qu'on paie
16:07c'est la fin du monde.
16:08Oui, c'est ça.
16:09En paie sans la fin du monde,
16:09forcément,
16:10ça ne vaut pas grand-chose
16:10votre pétrole.
16:12Et là,
16:13on n'est pas quand même
16:13sur cette...
16:14Non, non, voilà.
16:15Mais de toute façon,
16:17encore une fois,
16:17si cette conjoncture...
16:19Là, on discute
16:20de cette énorme volatilité
16:21qui à un moment donné
16:21va perdurer.
16:22À mon sens,
16:23elle perdura dans l'année.
16:24Je pense qu'on a du mal
16:25quand même à avoir
16:25un vecteur
16:26ou quelque chose
16:26qui nous catalyse.
16:28sur le conflit iranien
16:29et celui du Golfe,
16:31je pense qu'il prendrait fin
16:32parce que malencontreusement,
16:33je ne vois pas
16:33comment on pourra vivre
16:36sans aucun couloir aérien,
16:38sans aucune voie maritime
16:39pour apporter les énergies
16:40et ainsi de suite.
16:41Donc, j'ai peur
16:42que pour une fois,
16:42les États-Unis
16:43tapaient un peu plus gros
16:43et je pense qu'ils sont
16:45un peu emballés.
16:47Peut-être une mauvaise connaissance
16:47de la géographie,
16:48c'est possible.
16:50Depuis le début de la semaine,
16:51on évoque le fait
16:51qu'il n'y avait pas
16:52de stratégie derrière.
16:53C'était juste ça le problème.
16:55Quand on fait venir
16:56Candeliza Rice
16:56à la Maison-Blanche,
16:57c'est qu'on est un petit peu
16:58en rate d'idée là.
17:00C'est un petit peu compliqué.
17:02Maintenant,
17:03les fondamentaux.
17:04Et ça,
17:05il faut rester un petit peu dessus.
17:07C'est vrai qu'en plus,
17:07on a les chiffres
17:08de l'inflation américaine
17:09qui sont quand même
17:09attendus aujourd'hui.
17:12Et là,
17:12on va peut-être voir
17:13se dessiner doucement.
17:15C'est vrai qu'il y a eu une...
17:16Alors, on parlait
17:16de la volatilité
17:17sur les indicateurs de marché.
17:18Il y a aussi une sacrée volatilité
17:20sur les indicateurs macro
17:21et notamment aux États-Unis.
17:22Il y a les effets
17:22des shutdowns,
17:23etc.
17:25Maintenant,
17:25on l'a dit
17:25et on le répète,
17:27le scénario de stagflation,
17:28il implique que l'inflation,
17:29elle va rester,
17:30alors là,
17:31ils disent collante,
17:32sticky,
17:32mais ce n'est plus sticky.
17:33Ça va être une tendance
17:34de long terme
17:35et accrédité par la hausse
17:36des prix de l'énergie notamment.
17:38Donc, finalement,
17:39ça ne fait qu'intensifier
17:41des scénarios
17:41qui étaient un petit peu
17:42dans les tuyaux
17:43il y a quelques semaines
17:44et qu'on anticipait déjà.
17:46Oui, complètement.
17:46C'est plutôt les scénarios
17:48qu'on estime assez négatifs
17:49pour l'année à venir.
17:51Et il fallait qu'il y ait
17:53certains éléments
17:54qui se mettent en place.
17:55Il y en a un qui s'est mis en place,
17:56c'est notamment
17:56le secteur de l'énergie
17:58qui impacte énormément
17:59ensuite d'autres secteurs
18:01par la suite.
18:01On parlait de l'IA
18:02avec les data centers.
18:03L'énergie était déjà
18:03finalement au cœur
18:04des sujets
18:05par rapport au sujet IA.
18:06Celui-là,
18:07en fait,
18:07c'est encore intensifié
18:08derrière.
18:09Donc, on pense que
18:11le secteur de l'énergie,
18:12c'était peut-être celui
18:12qui était finalement
18:13le plus central,
18:14on va dire,
18:16dans un sujet
18:17d'allocation d'actifs
18:18et dans les sujets
18:18qui pouvaient découler
18:21par rapport à ça.
18:21Alors, allocation d'actifs,
18:23tiens,
18:24le petit mot magique.
18:24C'est vrai que là,
18:25on a commencé l'année
18:26en disant la clé,
18:27ça va être les taux.
18:28On reste en plein milieu
18:29de cette problématique.
18:31Et puis,
18:31le cash.
18:33Cash is king,
18:35on est d'accord.
18:36On voit d'ailleurs,
18:37là,
18:37si on parle monétaire,
18:39que le dollar
18:41manifeste une belle résilience
18:42depuis le début
18:44des frappes en Iran,
18:45alors que le scénario
18:46est peut-être
18:46un tout petit peu
18:46contre-intuitif
18:47par rapport à des investisseurs
18:49qui étaient très,
18:49très baissiers
18:50sur le dollar
18:50à long terme.
18:51Mais le cash,
18:52il va être au milieu
18:53des considérations
18:54de ces mois prochains.
18:55Est-ce qu'il faut être
18:56un petit peu plus cash
18:57et un tout petit peu
18:58moins investi
18:59sur les actifs dynamiques,
19:01Géraldine ?
19:02C'est les deux scénarios
19:03évoqués.
19:04C'est-à-dire que,
19:04est-ce qu'on est déjà investi ?
19:06Dans ces conditions,
19:07on n'a pas forcément
19:08le même,
19:09comment dirais-je,
19:10on ne va pas avoir
19:10la même position
19:11si on est déjà investi
19:12que quand on va investir.
19:14Si on doit investir,
19:16moi, je pense
19:16qu'il ne faut pas sortir.
19:17Je pense qu'on est assez loin
19:17d'une vraie correction
19:19de marché pour l'instant.
19:19Et je pense que ça reste
19:20au global relativement
19:22assez cher.
19:23Que souvent,
19:23ce qui a le plus baissé,
19:24c'est un peu ce qui avait
19:25quand même beaucoup monté
19:26sur les dernières semaines,
19:27les derniers mois
19:28de 2025.
19:29Et qu'on n'est pas encore
19:30sur des énormes corrections.
19:31Si vous regardez
19:32un titre comme
19:33ArcelorMittal,
19:35depuis juillet 2025
19:37à aujourd'hui,
19:37même avec les corrections
19:38qu'on peut voir là,
19:38qui sont assez faibles
19:39par rapport à son prix.
19:40Par rapport à tout
19:40ce que c'est à gagner.
19:42On a 85 ou 90% de gains,
19:43quelque chose comme ça.
19:44Oui, de mémoire,
19:45sur six mois,
19:45on est bien au-delà
19:46des 70.
19:47Donc, c'est assez considérable.
19:48Je pense qu'on a encore
19:50du temps pour se positionner.
19:52En tout cas,
19:53si on veut acheter pas cher,
19:54je pense que c'est trop tôt
19:56en termes d'actions.
19:57Sur l'obligataire,
19:58il y a des fonds
19:59qui fonctionnent très bien
20:01et qui peuvent avoir
20:02des stratégies
20:03un peu différentes
20:04ou en tout cas,
20:05un prisme macro
20:05qui ne va pas être le même.
20:06En tout cas,
20:06un postulat macro
20:07ou une lecture macro
20:09qui ne va pas être le même
20:09et qui peuvent être
20:09tout à fait complémentaires.
20:11Chez DNCA Invest Alpha Bonds
20:12qu'on cite tout le temps,
20:14mais il n'y a que Flexible Bonds
20:15et un bon complément là-dessus.
20:17Eleva Global Bonds aussi.
20:18On peut trouver quelques fonds
20:19qui viennent apporter
20:20une rentabilité
20:21pour l'investisseur retail
20:23qui va être net
20:23de tous les frais.
20:24Je ne sais pas
20:25si on devait backtester
20:26l'année dernière,
20:27c'était net des frais
20:28d'un contrat.
20:29On va être plutôt
20:29à 3,80, j'imagine,
20:30quelque chose comme ça
20:31sur l'année.
20:32Très correct,
20:33parce qu'on parle d'inflation,
20:34mais je vous rappelle
20:34qu'en France,
20:34l'inflation,
20:35c'est 0,9.
20:36Donc, on est large,
20:37les gars.
20:37On n'y est pas encore,
20:38quand même.
20:39Donc ça,
20:39ça peut être
20:39des stratégies intéressantes,
20:41mais le cash,
20:42il n'y a pas de volatilité
20:43sur le cash.
20:44Et comme il y a peu d'inflation,
20:44je pense qu'on peut rester cash
20:47pendant encore quelques mois.
20:48Je sens que Bastien,
20:48mon fusil du regard,
20:49il n'est pas d'accord du tout,
20:50du tout,
20:50mais ce n'est pas grave.
20:51Non, mais justement,
20:52Bastien...
20:52Et après,
20:52sur ce qu'on doit acheter
20:53qui monte,
20:54je reste sur mes deux thèmes
20:54que vous avez dit,
20:55si vous voulez vraiment
20:55acheter les actions
20:56et que ça monte,
20:57elle est sur le thème
20:57d'électrification
20:58et de la souveraineté européenne
20:59qui sont très à la mode
21:00et qui peuvent,
21:01qui manifestement,
21:02traversent les autres roubles.
21:04Et qui, au milieu
21:04de la tempête de poussière
21:06qui n'est pas encore retombée,
21:07restent les dynamiques à suivre.
21:09Bastien, ouais,
21:10cash is king,
21:11mais jusqu'à une certaine limite.
21:12Ouais, exactement,
21:13on aime bien le cash,
21:14mais si on parle
21:15d'un phénomène
21:17de stagflation,
21:17forcément,
21:18ça veut dire inflation,
21:19ça veut dire appauvrissement.
21:20Donc, il y a d'autres
21:21classes d'actifs,
21:22je pense,
21:22qui peuvent être pertinentes.
21:23Je pense que la partie obligataire
21:24est vraiment intéressante.
21:25Surtout que là,
21:26on retrouve des taux.
21:27C'est plutôt sur la partie,
21:28la hausse des taux,
21:28elle est quand même plutôt
21:29sur la partie Goviz,
21:33partie État,
21:34que sur la partie corporate.
21:38Mais ça va venir,
21:39ça va forcément,
21:39à un moment donné,
21:40ça devrait arriver
21:40sur la partie corporate aussi.
21:41Et c'est vrai que quand on voit
21:43une hausse des taux comme ça,
21:44on se dit,
21:45sur du moyen long terme,
21:46on devrait en plus
21:47avoir des baisses de taux
21:48qui devraient,
21:49quoi qu'il arrive un jour,
21:50intervenir,
21:50parce que la croissance,
21:51elle n'est pas là.
21:51Donc, à un moment donné,
21:52il y aura forcément
21:53un sujet.
21:53Je suis plutôt sur une baisse des taux.
21:55Je suis pas toujours
21:56sur une baisse des taux.
21:56Justement, c'est intéressant
21:59de rentrer maintenant
21:59en se disant,
22:00de un, on a le portage
22:01et potentiellement,
22:02on peut aussi avoir
22:03une baisse de taux
22:03qui vont intervenir.
22:05Donc, on n'est pas forcément cash,
22:07on est plutôt non-action,
22:08je suis plutôt d'accord là-dessus,
22:10ou en tout cas,
22:10sauf sur certains secteurs
22:11qui sont potentiellement
22:13à privilégier.
22:14Mais sinon,
22:15on est plutôt partie obligataire
22:16que partie cash.
22:18Géraldine Métifu,
22:18Alter Egal,
22:19Bastien Baron de Justaille,
22:20merci d'avoir été avec nous
22:21pour déchiffrer.
22:22cette actu passionnante,
22:24encore une fois.
22:25On reparlera de l'immobilier
22:26à Paris,
22:27parce qu'il y a
22:27quelques signaux intéressants.
22:29Vous reviendrez nous en parler,
22:31parce qu'on s'intéresse
22:32à l'immobilier dans TPI,
22:33bien sûr,
22:34et puis, évidemment,
22:35dans les experts de l'Imo
22:36avec Marie Coeur de Roy
22:37qui suivent TPI.
22:40Tout de suite,
22:40on passe aux arbitrages
22:41avec Antoine Fraisse-Soulier
22:42d'Itaureau.
22:49Antoine Fraisse-Soulier,
22:50bonjour !
22:51CAC 40 qui limite ses pertes.
22:53Tiens,
22:54on retrouve les 8 000 points.
22:55Bon,
22:56on va rester dans la thématique
22:57qu'on évoquait
22:59avec Géraldine Métifu
23:00et Bastien Baron.
23:01La poussière
23:02n'est pas encore retombée.
23:03Les indicateurs de volatilité
23:04ont beau refluer,
23:06on reste sur un marché
23:06qui est extrêmement fragile,
23:07extrêmement instable.
23:09Donc,
23:09grosse,
23:10grosse prudence,
23:11même si,
23:12bon,
23:12des petits supports
23:13de court terme
23:14commencent à apparaître.
23:15C'est un petit peu ça
23:16la tactique du moment.
23:16– Oui,
23:18effectivement,
23:19c'est vrai qu'on a eu
23:21lundi,
23:22les traders ont voulu croire
23:23au propos de Donald Trump
23:25qui a affirmé
23:25que la guerre
23:26était pratiquement terminée
23:27et bien plus avancée
23:29que prévue
23:29dans son calendrier
23:30de 4 à 5 semaines.
23:32Le problème,
23:33c'est que quand on regarde
23:34les faits
23:34et la réalité,
23:35la situation au Proche-Orient
23:37est toujours aussi instable
23:41et les marchés risquent
23:42encore dans les sites
23:43de nombreux sous-brosseaux.
23:44Là,
23:45on ne va pas rentrer
23:46trop dans les détails
23:46de la géopolitique,
23:48mais on voit ce matin
23:49encore que l'Iran
23:49dit vouloir viser
23:50des centres économiques
23:51et des banques de la région.
23:53Donc,
23:53ça,
23:53c'est nouveau.
23:55Plusieurs navires
23:55ont été visés
23:56par des projectifs
23:57dans les 3 à 2 m.
23:57Donc,
23:58on voit que la situation
23:59n'est pas du tout
24:00stabilisée
24:01et les investisseurs
24:03et traders
24:05se rendent compte
24:06que la guerre
24:07n'est vraiment pas
24:08pratiquement terminée
24:09comme le disait Donald Trump.
24:10Donc,
24:10c'est pour cela
24:10que ce matin,
24:11après une belle séance
24:12de rebond
24:13sur les indices européens,
24:15eh bien,
24:15on a un CAC 40
24:17qui est allé jusqu'à
24:18moins 1%.
24:18Et là,
24:19comme vous l'avez dit,
24:20il est à 8 000 points
24:21tout rond.
24:22Donc,
24:23on essaie de préserver
24:24les 8 000 points,
24:25mais à mon avis,
24:27ça va être compliqué.
24:28Je pense à très court terme,
24:29même pour la journée.
24:32Il y a encore
24:33de la place
24:33pour aller plus bas.
24:35Alors,
24:35les niveaux de support,
24:37c'est 7 800 points.
24:38c'est le niveau
24:39qu'on a touché,
24:41eh bien,
24:42c'était
24:43le vendredi
24:46soir.
24:47Et donc,
24:49voilà,
24:49maintenant,
24:50on va naviguer
24:51entre deux eaux.
24:51Alors,
24:51c'est vrai
24:51qu'on a des bornes
24:53très larges
24:54puisque l'ancien
24:56plus haut historique,
24:57qui date
24:57que du 27 février,
24:59donc c'était
25:00il y a une dizaine
25:01de jours,
25:02c'était 8 650.
25:04Et au plus bas,
25:04on a fait 7 800 points.
25:06Donc,
25:06on a 800 points d'écart
25:10sur le CAC 40.
25:11Donc,
25:11c'est quand même
25:12considérable.
25:13Maintenant,
25:14évidemment,
25:15on va surveiller,
25:16alors,
25:16ce qui est le driver
25:17aujourd'hui,
25:17c'est bien évidemment
25:18le pétrole.
25:19Les cours du pétrole,
25:21hier,
25:22ont reflué.
25:23On est passé
25:23sous les 80 dollars,
25:25quand même,
25:25sur le baril de Brent
25:26de mer du Nord.
25:27On est passé
25:27sous les 80.
25:28Là,
25:28ce matin,
25:29on remonte
25:29au contact
25:30des 90.
25:31Donc là,
25:31évidemment,
25:32une volatilité
25:33aussi très importante.
25:34Mais quand on regarde
25:36vraiment pour les traders
25:37intraday,
25:38quand on regarde
25:38l'évolution du pétrole,
25:40lorsqu'on a des hausses
25:42horaires,
25:43par exemple,
25:43on voit que les indices
25:45suivent et vice-versa,
25:47lorsque ça baisse,
25:47les indices aussi
25:48vont vers le bas.
25:49Donc,
25:49en fait,
25:49on a vraiment
25:50ce driver pétrole
25:52qu'on va suivre
25:54évidemment
25:55à court terme.
25:57Maintenant,
25:58qu'est-ce qui pourrait
25:59faire bouger aussi
26:00les marchés ?
26:01On a l'inflation
26:02cet après-midi.
26:03On aura les CPI,
26:05c'est l'indice
26:06des prix à la consommation.
26:08Alors,
26:08on n'attend pas grand-chose
26:09puisque ce sont
26:10les chiffres de février
26:11et donc,
26:13ça ne va pas prendre en compte
26:14évidemment
26:15la flambée
26:16des prix du pétrole
26:17liés à la guerre
26:17en Iran
26:18puisque les données
26:19IPC de février
26:20ont été collectées
26:21avant le début
26:22du conflit.
26:24Donc,
26:24pas vraiment
26:26peut-être
26:26d'indication
26:27à ce niveau-là
26:28sachant qu'on attend
26:29un chiffre stable,
26:302,4%
26:31d'inflation.
26:32C'était
26:34exactement le même
26:34niveau
26:35il y a un mois.
26:38Bon,
26:39une mauvaise surprise,
26:40évidemment,
26:40il faudrait refluer
26:41aussi les cours
26:42mais même
26:43si on avait
26:44un petit reflux,
26:45une petite baisse
26:45de l'inflation,
26:46à mon avis,
26:46il n'y aurait pas
26:47un gros impact
26:47sur le marché
26:48puisque ce qu'ont
26:49vraiment le gros
26:51le gros driver
26:52en fait,
26:53c'est vraiment
26:53le pétrole
26:55et l'évolution
26:57du conflit en Iran.
26:58Cela dit,
26:59Antoine,
27:00si on regarde
27:00un petit peu,
27:01on revient sur
27:01nos problématiques
27:02juste avant
27:03pendant le déchiffrage
27:04et on disait
27:05que les taux
27:05allaient rester
27:06vraiment un des drivers
27:07long terme
27:08de cette année,
27:11on assiste quand même
27:12à pas mal de volatilité
27:13ces derniers jours.
27:14Est-ce que justement
27:14cet effet chiffre
27:15d'inflation américaine,
27:16les CPI
27:17qui sont publiés
27:18cet après-midi,
27:19vous l'avez dit,
27:19est-ce que ça pourrait
27:20provoquer un petit peu
27:21de volatilité
27:22sur les taux,
27:24peut-être sur le dollar
27:25aussi,
27:26qui est assez résilient
27:28à ces derniers jours ?
27:28Est-ce que vous anticipez
27:30peut-être des débouclages
27:31de position là-dessus
27:31qui pourraient mettre
27:33un petit peu d'instabilité ?
27:35Alors,
27:36c'est sûr que si
27:37l'écart est conséquent
27:39avec ce qui est attendu,
27:41il va y avoir
27:42de la volatilité
27:43et probablement
27:45du mouvement
27:45notamment sur les taux
27:47d'Isans US.
27:47Mais,
27:49étant donné que ces chiffres
27:51ne prennent pas en compte
27:53les données sur l'énergie,
27:56à mon avis,
27:56ça ne va pas y avoir
27:57un gros impact.
27:58Je ne vois pas
27:59un gros impact,
27:59alors peut-être
28:01au moment de l'annonce,
28:01évidemment,
28:02comme à chaque fois,
28:02il y a de la volatilité,
28:03mais c'est vrai
28:05que ce sont vraiment
28:06les chiffres d'avril
28:07sur les données de mars
28:08qui vont vraiment
28:09être impactants
28:09et à mon sens,
28:11ça n'a pas vraiment
28:12d'impact
28:14puisque vraiment,
28:14on est sur le fil quotidien
28:19des annonces
28:20au Proche-Orient
28:21et c'est ça,
28:22à mon sens,
28:23qui vraiment
28:23drive le marché
28:26à court terme
28:27et tout ce qui est
28:28données macroéconomiques
28:30n'a pas vraiment
28:30d'impact actuellement.
28:33Ça,
28:33c'est mon point de vue.
28:33Merci Antoine Fraisse-Soulier
28:35pour ce point technique
28:37très complet le CAC 40,
28:38donc moins 0,73%,
28:39on est à hauteur
28:41des 8 000 points,
28:427 999 à l'instant,
28:45la volatilité
28:46qui est remontée
28:46un petit peu
28:47par rapport à hier
28:48en clôture à Wall Street,
28:49on est aux alentours
28:50des 25 points
28:51sur l'indice VIX,
28:52petite tension
28:53sur les taux d'intérêt
28:54et puis le pétrole
28:55qui est reparti
28:55en légère hausse
28:57mais on reste loin
28:57sous les 100 dollars,
28:58le Brent de mer du Nord
28:59est à 91,11 dollars.
29:02Restez avec nous,
29:03on va parler toujours
29:04en marché,
29:05exposition au marché,
29:06comment s'y exposer,
29:07quelles sont les stratégies
29:07payantes,
29:08résilientes du moment.
29:10On en parle
29:10avec Jonathan Kieffer
29:12de Jolka Invest.
29:13A tout de suite.
29:16Tout pour investir
29:17sur BFM Business.
29:20Tout pour investir
29:21la boîte à outils.
29:25On est vraiment,
29:26je vous disais,
29:26le maître mot
29:27de cette émission
29:27c'est stratégie.
29:29Stratégie,
29:29stratégie tactique aussi.
29:31Tactique,
29:32c'est le court terme,
29:32c'est le moment stratégie,
29:34c'est voir à plus long terme.
29:36Jonathan Kieffer
29:37de Jolka Invest.
29:38Bonjour.
29:38Bonjour.
29:38Merci d'être avec nous.
29:39Et là,
29:40on va parler des stratégies,
29:42des différentes stratégies
29:44qui sont employées
29:44sur les marchés,
29:45d'exposition au marché.
29:47Il y en a certaines
29:47qui souffrent beaucoup
29:48en ce moment,
29:50mais il y en a
29:51qui résistent.
29:52Dès qu'on n'attendait pas
29:53forcément.
29:54Je cite juste un exemple.
29:56Le dollar était
29:58sur un consensus
29:58extrêmement baissier
30:00ces derniers mois.
30:01On peut se dire
30:02un pays qui va aller
30:03dans l'incertitude
30:04la plus totale
30:05et le vide stratégique,
30:06c'est le cas de le dire,
30:07le plus total
30:07commencé à taper
30:09dans la fourmilière iranienne
30:10qui est déjà
30:11dans un déficit
30:12qui est pris en compte
30:13par les marchés
30:14et qui va de plus en plus
30:15dépenser
30:16du point de vue défense.
30:17Moi,
30:18je n'achète pas sa monnaie.
30:19Eh bien,
30:20le dollar résiste.
30:22Donc,
30:22on est pris un petit peu
30:23à contre-pied.
30:24Est-ce que vous avez
30:25observé d'autres stratégies
30:27de marché,
30:27d'exposition
30:28au marché,
30:29Jonathan,
30:29qui ont bien résisté
30:31ces dernières semaines ?
30:32Alors,
30:34j'ai envie de dire
30:35toutes les stratégies
30:36souffrent,
30:37à part celles
30:37qui avaient la possibilité
30:38d'être exposées
30:39de façon directionnelle
30:40aux matières premières
30:41et notamment au pétrole.
30:43Et il y en avait,
30:44parce que le pétrole
30:45est quand même
30:46sur un trend intéressant
30:47depuis quelques mois.
30:48Exactement,
30:48il y en a.
30:49Donc,
30:49les suiveurs de tendance,
30:51vu que le pétrole
30:52était sur un trend haussier
30:53depuis quelques mois,
30:54étaient bien positionnés
30:55et ça leur a permis
30:57de protéger
30:57leur portefeuille
30:58par rapport
30:58à leurs autres positions
30:59qui ont souffert.
31:01Après,
31:02sur les stratégies
31:03alternatives liquides,
31:05les stratégies
31:05de performance absolue
31:06qui permettent
31:07de ne pas être exposées
31:08forcément de façon
31:08directionnelle au marché,
31:10on était sur un très bon
31:11début d'année
31:12pour des raisons
31:13que j'ai déjà évoquées
31:14sur ce plateau,
31:15de la dispersion
31:16entre les classes d'actifs,
31:18de la dispersion
31:18à l'intérieur
31:19sur les actions
31:21à l'intérieur des secteurs,
31:22avec des grands gagnants,
31:23des grands perdants.
31:24Et d'ailleurs,
31:25même sur le secteur
31:26de la tech,
31:27on voyait vraiment
31:27des grandes thématiques
31:28qui se dégageaient.
31:31Et donc,
31:32on était sur des très bonnes
31:32performances à fin février.
31:34On est sur un domaine
31:35où les portefeuilles
31:37ne sont pas toujours
31:38transparents,
31:38disponibles en direct,
31:39on a les informations
31:40qui nous arrivent
31:41un peu au compte-gouttes.
31:42C'est un peu un travail
31:43de détective.
31:43Comment sont positionnés
31:44ces gérants à l'heure actuelle ?
31:46Quelles ont été leurs performances
31:47déjà la semaine dernière ?
31:48Donc, on voit qu'en moyenne,
31:50le marché de la gestion alternative,
31:51la semaine dernière,
31:52il a souffert.
31:53Mais, il n'a pas perdu
31:55ce qu'il avait gagné
31:56sur les deux premiers mois.
31:57Oui, on reste sur des acquis,
31:58on reste sur des supports.
32:00Et à un moment donné,
32:01ça s'affiche sur le marché.
32:02Mais enfin...
32:03Exactement.
32:03Voilà.
32:04Donc, on voit que
32:05c'est une poche de diversification,
32:07c'est une poche qui résiste.
32:09Et puis, c'est une poche
32:10dont on attend
32:10que les gérants
32:12s'adaptent au marché,
32:14soient réactifs.
32:15Donc là,
32:16les premières choses
32:16qu'on voit,
32:17c'est notamment
32:18sur les fonds
32:19long short equity,
32:21une réduction
32:22de ce qu'on appelle
32:23l'exposition gross,
32:26l'exposition brute.
32:29Il est hausse de la volatilité,
32:31on protège le portefeuille,
32:33donc on réduit.
32:34Là, on avait des paris short.
32:35Donc, c'est pour ça,
32:36notamment,
32:36qu'on voit
32:38des perdants
32:39sur les actions
32:40qui ont monté.
32:41Et puis,
32:41des prises de bénéfices
32:43sur ce qui avait
32:43le plus monté.
32:46Donc, ça,
32:46c'est une mesure
32:47de protection.
32:48Donc, on souffre au début
32:49et puis après,
32:49on n'est plus protégé
32:50si la crise perdure.
32:51On voit d'autres stratégies
32:53qui bénéficient,
32:55elles,
32:55des tendances.
32:56Et donc,
32:56sur les tendances,
32:57comme on dit,
32:58les matières premières,
32:59ça,
32:59on en bénéficie.
33:00Ça a bien marché.
33:00Alors, ça a bien marché
33:01la semaine dernière.
33:02Il faut voir
33:03ce qui s'est passé lundi.
33:05Très forte hausse
33:06du pétrole,
33:06puis la baisse.
33:07Là, là-dessus,
33:08le phénomène
33:08porte-de-saloune
33:09peut jouer.
33:09Oui, d'autant que
33:11là, on reste,
33:12et vous êtes
33:12au cœur du réacteur.
33:14Sur des ajustements techniques,
33:15quand on fait
33:15du plus 30,
33:16du moins 30 d'un coup,
33:18je le dis assez souvent
33:19depuis que j'ai vu
33:20cette volatilité,
33:21ça rappelle aussi
33:22avril 2020
33:23où le pétrole
33:24était négatif.
33:25Enfin, je veux dire,
33:26quand on essaie
33:26de se hedger
33:27à ce niveau-là,
33:27il y a des effets techniques,
33:28des effets cliquets,
33:29des effets d'appel de marge.
33:31Tout ça est compliqué.
33:32C'est pour ça que là,
33:33aujourd'hui,
33:34on regarde le marché
33:36en général,
33:36mais il y aura potentiellement
33:37des grands gagnants
33:38au niveau des fonds
33:39et des grands perdants.
33:40Ceux qui sont,
33:41suivant la rapidité,
33:42la vélocité des modèles,
33:43ils se sont exposés
33:44pile poil,
33:45ils ont acheté
33:45les derniers acheteurs
33:46ou alors,
33:47ils ont pris des profits
33:48au bon moment.
33:48Donc, c'est pour ça
33:49qu'aujourd'hui,
33:50on n'a évidemment
33:51pas les chiffres.
33:51C'est intéressant
33:53de revenir dans quelques semaines
33:54pour voir un peu
33:55relever les compteurs
33:56au moment où la poussière
33:57sera retombée.
33:58Mais, en tout cas,
33:59quand on regarde
34:00aujourd'hui
34:00les premiers indicateurs,
34:01ils nous montrent
34:02qu'il y a de la performance
34:03qui a été protégée
34:05depuis le début de l'année,
34:06une capacité
34:07de réadaptation
34:08aux nouvelles thématiques,
34:09surtout dans un environnement
34:11où on voit
34:11que les marchés actions,
34:13à part les émergents,
34:13sont négatifs
34:14depuis le début de l'année.
34:15On voit que,
34:16sur les taux,
34:16c'est compliqué
34:17à la fois sur les taux longs
34:18et sur les taux courts.
34:20Donc, il n'y a pas
34:20de safe haven aujourd'hui.
34:22Et donc,
34:23une façon de protéger
34:24les portefeuilles
34:25était d'avoir
34:26cette poche réactive
34:28de performance absolue
34:30comme,
34:30encore une fois,
34:31comme une...
34:32qui ne permet pas
34:33de protéger
34:34parce qu'elle n'était
34:34pas positive,
34:35mais qui permet
34:39de moins perdre,
34:40de garder encore
34:41des gains
34:41depuis le début de l'année.
34:42Au moins,
34:42de lisser un petit peu
34:43les performances
34:44qui ne parlent pas.
34:45Et de garder potentiellement
34:47de la poudre sèche,
34:48pas comme du cash,
34:49mais une certaine
34:51poudre sèche
34:51qui permettra,
34:52s'il y avait
34:52une dislocation de marché,
34:54de potentiellement
34:54se réorienter
34:55de façon plus directionnelle.
34:56Bon,
34:57là,
34:57on voit qu'il y a
34:58des stratégies
34:59qui ont bien marché.
35:00On voit qu'il y a
35:00des stratégies,
35:01évidemment,
35:01qui ont souffert
35:01et 99%
35:03des stratégies
35:04qui ont souffert.
35:05Il y en a
35:05qui n'ont pas encore
35:06subi d'impact particulier.
35:08Et est-ce qu'on peut
35:09être clair là-dessus ?
35:10Parce que c'est vraiment
35:11quelque chose
35:11à regarder de près.
35:12Là,
35:12on est dans l'observation
35:14des semaines
35:14et des mois à venir.
35:15Alors,
35:15voilà,
35:15il y a des facteurs
35:17qui,
35:17aujourd'hui,
35:17n'ont pas forcément souffert.
35:18Je pense à l'arbitrage
35:19des fusions acquisitions
35:20puisque là,
35:21là-dessus,
35:21on est plutôt sur des stratégies
35:22qui savent se couvrir.
35:24Donc,
35:24on a peut-être
35:24un petit écartement
35:25des spreads
35:26juste,
35:27mais il n'y a pas grand-chose.
35:28Par contre,
35:29c'est là où
35:29les perspectives
35:30qui étaient très roses
35:31en fin d'année dernière,
35:33début d'année,
35:34voilà,
35:34si la crise perdure,
35:35on pourrait avoir,
35:36du coup,
35:36plus un environnement,
35:37on a autre chose
35:38à penser,
35:39plutôt protéger déjà
35:39son business
35:40que d'être conquérant.
35:41Voilà,
35:42c'est des stratégies
35:42qui,
35:42aujourd'hui,
35:43ne bougent pas trop,
35:44mais qui pourraient
35:46avoir leur perspective
35:47qui se voit dégradée.
35:48Oui.
35:50Et là,
35:51il va falloir être vigilant.
35:53Je regardais
35:53que ce soit
35:54les fusions acquisitions,
35:55que ce soit,
35:56et on en parlera
35:56en fin d'émission,
35:57d'ailleurs,
35:57l'introduction possible
35:59en bourse de SpaceX
36:00ou des grands modèles d'IA.
36:02Exactement.
36:02Si on commence à parler
36:04stagflation,
36:05si on commence à voir
36:06les taux déraper un petit peu,
36:07là, oui,
36:08il y a des stratégies
36:09qui vont se mettre
36:09à souffrir
36:10et on va y être attentif.
36:12Jonathan Kieffer,
36:13Jolke Invest,
36:13merci infiniment
36:14d'avoir été avec nous.
36:16Là,
36:16c'était la tactique.
36:17On va passer
36:18à la stratégie
36:18de très,
36:19très long terme
36:20avec JP Morgan.
36:27Olivier Dux
36:28de JP Morgan,
36:29Banque privée.
36:30Bonjour.
36:30Bonjour, Antoine.
36:31Alors,
36:31bon,
36:33la thématique du moment,
36:35qu'est-ce qu'on fait ?
36:37Qu'est-ce qu'on regarde ?
36:38On est dans un moment
36:39où,
36:40voilà,
36:40on a une extrême tension
36:41géopolitique,
36:43des inquiétudes
36:44qui se conjuguent
36:45avec des inquiétudes
36:45de plus macroéconomiques
36:46sur l'économie américaine,
36:48ce mot de stagflation-là
36:49qui commence à revenir
36:50un petit peu
36:50comme un wording
36:52qui se déploie
36:52sur les marchés.
36:54Au milieu de tout ça,
36:55il faut bien organiser
36:56sa stratégie.
36:57Alors,
36:58évidemment,
36:58on regarde
36:59les conseils
37:00et les prospectives
37:01des grandes enseignes.
37:02JP Morgan en fait partie.
37:05Il y a plusieurs choses
37:06qui semblent émerger
37:07de ce qui se passe là
37:08sur les marchés.
37:09C'est-à-dire,
37:10globalement,
37:10on a Wall Street
37:11qui résiste bien,
37:13peut-être même un peu trop,
37:15alors qu'on a vu
37:16que du côté européen,
37:17la correction avait déjà
37:18bien commencé.
37:19Mais qu'en gros,
37:20et c'est ce qui bruise là
37:23du côté des experts
37:24qu'on interview
37:24jour après jour,
37:25qu'en gros,
37:25on va s'acheminer
37:26vers une phase de correction,
37:27une phase assez négative
37:28qui devrait durer
37:30jusqu'aux mid-terms américaines.
37:31Est-ce que vous êtes
37:32d'accord avec ça
37:33en fonction, bien sûr,
37:34de l'échiquier géopolitique,
37:35mais alors qu'il bouge
37:36au jour le jour ?
37:38Les marchés financiers
37:39étaient organisés
37:40pour cette volatilité géopolitique,
37:42mais je trouve
37:43que les dix derniers jours
37:44ont été assez riches
37:45d'enseignements
37:45quand on regarde
37:46les différents segments
37:48du marché.
37:48Vous l'avez dit,
37:49sur la partie action,
37:50finalement,
37:51les investisseurs mondiaux
37:52ont été assez disciplinés,
37:53ont été assez scrupuleux
37:55dans le fait
37:55de différencier
37:56les actifs
37:56qui allaient être
37:57plus ou moins concernés
37:59par ce qui se passe
37:59depuis dix jours.
38:01Typiquement,
38:01les valeurs technologiques
38:02américaines sont étales,
38:05le S&P 500
38:06est un tout petit peu
38:07en baisse
38:08depuis le début du conflit,
38:09les valeurs européennes
38:10sont un peu plus en baisse,
38:11donc il y a une différenciation
38:12par géographie,
38:14il y a une différenciation
38:15aussi par secteur,
38:16regardez évidemment
38:17tout ce qui est défense,
38:18énergie,
38:18a plutôt performé positivement,
38:20tout ce qui est consommation,
38:21transport,
38:22a performé négativement.
38:23Sur la partie action,
38:24finalement,
38:25c'est un repli organisé,
38:27je dirais cohérent.
38:27Ordonné,
38:28oui, absolument ordonné.
38:29Ensuite,
38:30il y a des actifs défensifs
38:31dont on aurait pu penser
38:32qu'ils allaient mieux défendre
38:33dans ce type de contexte.
38:35Je pense à l'or.
38:36L'or a commencé
38:37au début du conflit
38:38à 5400 dollars.
38:39Je veux dire,
38:39on est revenu au même niveau
38:40qu'au début du conflit
38:41à 5200 dollars l'once.
38:42Et pourquoi ?
38:43Parce qu'on a une valeur refuge
38:44qui s'est révélée d'un coup.
38:46On s'est dit,
38:47tiens,
38:47et si j'achetais du dollar ?
38:48Et si j'achetais la monnaie
38:49de celui qui a le plus grand nombre
38:50de porte-avions du coin ?
38:52Et du coup,
38:52c'est un petit peu ce réflexe-là,
38:54sans doute,
38:54qui fait que l'or
38:55n'a pas vraiment bien fonctionné.
38:56Oui, vous avez raison.
38:57Le dollar s'est apprécié.
38:59On aurait pu,
38:59en réalité,
39:00même penser qu'il s'apprécie plus.
39:01Il est passé d'un 18 à un 15.
39:03On était à un 16.
39:04On aurait pu imaginer
39:05qu'il y ait un 10.
39:06Ce n'était pas inimaginable
39:06dans ce type de situation.
39:08Donc, l'or,
39:09le dollar,
39:10les taux,
39:10les taux américains,
39:11cette fameuse décorrélation
39:12entre les actions et les taux
39:13n'ont à nouveau pas fonctionné.
39:14Les taux américains,
39:15si on prend juste l'exemple du 10 ans,
39:17en fait,
39:17a augmenté de 0,2%
39:19sur la séquence.
39:24Volatilité,
39:24mais finalement cohérente.
39:26Des actifs défensifs
39:28dont on n'avait pu penser
39:29qu'ils défendent mieux
39:30ont un peu moins défendu.
39:33Et puis ensuite,
39:33sur la partie matière
39:34première énergétique,
39:35une volatilité attendue,
39:36naturellement,
39:37mais dans des proportions
39:37peut-être pas attendues.
39:38Tout le monde en a parlé.
39:40C'est des volatilités
39:41un peu historiques.
39:42Moins 30%,
39:43enfin, plus 30%,
39:44moins 30%
39:45en quelques heures lundi.
39:47Plus 80%
39:48pour le gaz naturel européen.
39:51Donc ensuite,
39:52quel est l'enseignement
39:52qu'on tire de ça ?
39:53Trois types de réactions
39:55des différentes classes d'actifs
39:56qu'on peut regrouper
39:57un peu comme ça.
39:58Les actifs défensifs,
39:59les actions
40:00et puis les matières premières.
40:01La lecture que nous,
40:02on en fait chez J.P. Morgan,
40:03Banque privée,
40:04c'est que finalement,
40:04les investisseurs mondiaux
40:05se focalisent sur l'inflation.
40:07Sur l'inflation
40:08plus que sur la croissance.
40:10Le meilleur exemple,
40:11peut-être,
40:11c'est l'évolution
40:12d'anticipation
40:13des taux
40:14des banques centrales.
40:15Au début du conflit,
40:16on s'attendait en Europe
40:17à une demi-baisse de taux.
40:18Alors, les baisses de taux,
40:19c'est toujours des pas
40:20des 0,25%.
40:21Et là,
40:22le consensus de marché,
40:23c'est une hausse et demie
40:25à deux hausses de taux.
40:26Et là,
40:27ça sort complètement
40:28du scénario.
40:29Aux États-Unis,
40:30on s'attendait
40:30à des baisses de taux également.
40:32On s'attend à moins
40:33de baisses de taux.
40:35Donc, voilà,
40:35tout le monde
40:36est en train de regarder
40:37la courte transmission
40:38entre la hausse
40:39des prix énergétiques
40:40et puis les prix
40:41à la consommation réellement.
40:43Alors,
40:43la bonne nouvelle,
40:44c'est que les anticipations
40:45dans ce monde très incertain,
40:46la bonne nouvelle,
40:48juste sur les marchés financiers,
40:49c'est de se dire
40:50que quand on regarde
40:50les anticipations
40:52sur les prix du pétrole
40:53et sur l'inflation,
40:55pour le moment,
40:55le consensus,
40:56c'est finalement
40:58un détour
40:59sur ce chemin
40:59de stabilisation
41:00de l'inflation
41:01qu'on connaissait
41:01depuis quelques temps
41:02plutôt qu'un vrai déraillement
41:04de la croissance mondiale.
41:06Sacré détour,
41:07mais voilà,
41:07peut-être pas un déraillement.
41:09Sacré détour,
41:09mais quand on regarde,
41:10finalement,
41:11tout ça est assez cohérent.
41:13La réaction
41:13des marchés financiers
41:14est assez cohérente.
41:15Il y a peut-être
41:16un effet d'expérience aussi
41:17avec ce qui s'est passé
41:18en 2025.
41:19Libère HND en avril
41:20et puis la guerre
41:21des 12 jours.
41:22Finalement,
41:22les investisseurs mondiaux
41:23sont peut-être en effet
41:24plus conscients
41:25du fait qu'il y a
41:26des forces de rappel.
41:28Ça se stabilise
41:29dans certains cas
41:30relativement vite.
41:31Donc,
41:32quand on regarde juste
41:32les évolutions,
41:34parce que c'est ça
41:34qui finalement va déterminer
41:36si les acteurs financiers
41:37pensent qu'il va y avoir
41:38une hausse durable
41:38de l'inflation ou pas,
41:40les anticipations
41:40sur les contrats à terme
41:41du prix du baril.
41:43Aujourd'hui,
41:43on est à 90 dollars.
41:45Les contrats à terme
41:46pour une livraison
41:47début 2027
41:48sont à 77 dollars.
41:50Donc,
41:50on pense que ça va être
41:51contenu finalement
41:51dans la durée.
41:52C'est un peu ça le sujet.
41:53Et c'est pareil
41:54quand on regarde,
41:54vous savez,
41:54les break-even
41:55qui sont ces anticipations
41:56sur l'inflation.
41:57Exactement.
41:57Ça a moins bougé
41:58que l'énergie.
41:59plutôt des nouvelles
42:02rassurantes
42:03sur le fait
42:04que cette volatilité
42:06devrait être contenue
42:06dans le temps
42:07et puis une réaction
42:09des marchés
42:09assez cohérente
42:10finalement
42:10selon les segments
42:11du marché.
42:12Maintenant,
42:12pour l'investisseur,
42:14on a beaucoup parlé
42:15justement de ce sentiment
42:16de correction
42:16qui nous attendait
42:17en gros jusqu'au mid-terms
42:19avec un effet
42:22intensifiant
42:23plus ou moins
42:24selon l'agitation géopolitique
42:25pour ne pas dire plus.
42:27Au milieu de tout ça,
42:29quand on est investisseur,
42:31est-ce qu'il faut
42:33aller arbitrer
42:34au millimètre
42:35ou est-ce qu'il faut
42:36changer de braquet
42:37sur certaines stratégies
42:38face à ce qui est
42:39en train de se présenter ?
42:41Non,
42:41la diversification,
42:42c'est ce qui est clé.
42:44Nous,
42:44on n'essaie pas de...
42:45On ne sort pas de ça.
42:46Oui,
42:46on ne sort pas de ça.
42:47On n'essaie pas de se dire
42:48le conflit va durer 12 jours,
42:5015 jours,
42:503 mois,
42:51que sais-je.
42:51On essaie de se dire
42:52construisons un portefeuille
42:53qui soit résilient
42:54pour un peu tous les scénarios,
42:55y compris celui-ci.
42:57Alors,
42:57quand même fois,
42:58la plupart des actifs financiers,
42:59des acteurs financiers
43:00étaient organisés
43:00pour de la volatilité géopolitique.
43:02Elles se matérialisent
43:03cette fois-ci.
43:04Mais on avait
43:04deux de nos thèmes
43:06directeurs pour l'année 2026,
43:07lorsqu'on a publié
43:08nos perspectives
43:09il y a trois mois maintenant,
43:10qui étaient,
43:11un,
43:12organisons les portefeuilles
43:13pour un monde fragmenté,
43:15et puis deux,
43:16organisons les portefeuilles
43:17pour des surprises
43:18à la hausse de l'inflation
43:19et pour un régime
43:20de toile de fond
43:21plus forte de l'inflation.
43:22Si je prends juste
43:23l'exemple de l'inflation,
43:25si vous avez un fonds
43:26d'infrastructure,
43:27vous allez avoir
43:28des champs d'éoliennes,
43:29du photovoltaïque,
43:31des réseaux routiers,
43:32des réseaux de ferroviaire,
43:33il y a des clauses
43:34d'indexation à l'inflation,
43:35tout ça est assez insensible
43:36à l'inflation,
43:37donc on est plutôt protégé.
43:38Les gestions de type
43:39hedge fund,
43:40pareil,
43:40ont la possibilité
43:41normalement de fonctionner
43:42un peu indépendamment
43:42du contexte de marché.
43:44Donc ça,
43:44c'est deux manières
43:45de se désensibiliser
43:47un petit peu
43:47des surprises
43:48à la hausse de l'inflation.
43:49Peut-être accepter
43:50l'aspect taux,
43:51parce que comme vous dites
43:52champ d'éoliennes,
43:53infrastructure,
43:54c'est aussi quelque chose
43:55qui est très dépendant
43:56de l'évolution des taux,
43:57mais vous pensez que
43:59relativement par rapport
43:59aux autres classes d'actifs,
44:00on est quand même protégé ?
44:02Oui, absolument.
44:02Il y a des clauses
44:03d'indexation à l'inflation
44:04pour la part de ces actifs-là.
44:05Ils sont aussi
44:06assez peu sensibles
44:07à l'évolution du PIB,
44:08c'est aussi ça
44:08qu'on aime bien,
44:09ce sont des actifs
44:09qui sont beaucoup liés
44:10à des besoins primaires,
44:11le traitement de l'eau,
44:12le transport d'énergie,
44:13etc.
44:14Donc ça,
44:15c'est des actifs
44:15qui sont en effet
44:16assez peu sensibles
44:17finalement à l'évolution
44:18de l'inflation,
44:19aux surprises notamment
44:20autour de l'inflation.
44:22Et puis naturellement,
44:23la démondialisation,
44:24la déglobalisation,
44:26tout ce qui est autour
44:27de la sécurisation,
44:28de la fiabilité,
44:29de l'approvisionnement
44:30en matière première,
44:31mais aussi autour
44:33de la santé,
44:34évidemment du militaire,
44:35de la technologie.
44:36Tout ça est au centre
44:37du sujet
44:37et on pense que c'est
44:39peut-être comme ça
44:40qu'on va le mieux
44:41organiser les portefeuilles
44:42avec de la diversification
44:43par secteur,
44:44par géographie,
44:45par devise
44:46et par stratégie également.
44:47Il nous reste 30 secondes,
44:48un petit peu plus de cash
44:49ou on reste sur les niveaux
44:51de cash qui prévalaient
44:52avant justement
44:53le début des hostilités
44:55en Iran ?
44:55Non, non,
44:56pas un petit peu plus de cash,
44:57simplement c'est dur
44:58de se dire
44:58le rebond va intervenir,
45:00est-ce qu'il va intervenir
45:01dans une semaine,
45:01dans trois jours,
45:02dans trois mois ?
45:03Voilà, pour l'instant.
45:04Et la réalité,
45:04c'est que si vous avez
45:05un portefeuille
45:05qui est bien créé,
45:06on l'a vu,
45:06les actions américaines
45:08finalement sont très légèrement
45:09négatives.
45:10La technologie américaine
45:11qui avait été malmenée
45:12par ces inquiétudes
45:13autour de la disruption,
45:15autour de l'intelligence artificielle,
45:16l'a profité de la guerre
45:17pour se redresser.
45:18Et alors grâce au retail,
45:19ça c'est étonnant.
45:21Donc voilà,
45:21c'est des choses
45:22qui n'étaient pas
45:22nécessairement prévisibles
45:23il y a encore deux semaines.
45:24Donc si vous avez
45:24un portefeuille bien diversifié,
45:25bien construit,
45:26en surveillant bien
45:27les corrélations
45:28que vous pouvez avoir
45:29entre vos actifs,
45:30normalement ça tient le choc.
45:32Olivier Dubes,
45:33JP Morgan,
45:34Banque privée,
45:34merci pour ces prospectives,
45:36tous ces bons conseils.
45:38Stratégie,
45:39stratégie,
45:40allez,
45:41on arrête avec la stratégie,
45:42on arrête avec la tactique,
45:43maintenant on va regarder
45:44vers le futur
45:45avec nos amis
45:45de Carey Partners
45:46dans une seconde,
45:47on va parler de SpaceX.
45:48A tout de suite.
45:52Tout pour investir
45:53sur BFM Business.
45:56Tout pour investir
45:58le coffre-fort.
46:01On ouvre le coffre-fort,
46:03alors avec sans doute,
46:04on s'amuse à parler de ça
46:05comme la mère
46:07des introductions en bourse.
46:09Oui,
46:09chat GPT,
46:10Open AI,
46:11oui,
46:12Anthropik.
46:12Oh,
46:13SpaceX !
46:14SpaceX !
46:16Là,
46:16on est face
46:17à quelque chose
46:18qui est super intéressant,
46:19Alexandre Leng,
46:20Carey Partners
46:21qui est avec nous.
46:22Bonjour et merci aussi
46:23d'être là,
46:23Wendy Souvanarat.
46:24Bonjour Antoine.
46:26On est face
46:27à un truc
46:27qui non seulement
46:28est iconique,
46:30qui parle de futur,
46:31qui parle de techno,
46:32mais qui en dit long
46:33sur l'état d'esprit
46:34des marchés
46:35et le niveau
46:35d'anticipation
46:36de la chose.
46:38Donc,
46:381700 milliards de dollars
46:39de mémoire ?
46:401750.
46:41Voilà,
46:41la dernière...
46:42Il y en a eu
46:4350 de plus.
46:44Bon,
46:45ça représente quoi
46:46et comment il faut le voir
46:47en tant qu'investisseur ?
46:48Est-ce que c'est une sorte
46:50de milestone,
46:51de ligne directrice
46:52des marchés
46:53pour les prochains mois,
46:54les prochaines années,
46:54Wendy ?
46:55Oui,
46:55alors ce qu'on a appris
46:56ces derniers jours,
46:56effectivement,
46:57il faut revenir
46:57sur les grands chiffres.
46:59A priori,
46:59SpaceX aurait fait
47:01un dépôt confidentiel
47:02auprès de la SEC
47:03pour,
47:03effectivement,
47:04une introduction en bourse
47:04à l'été,
47:05autour de juin,
47:06de 1750 milliards.
47:07Déjà,
47:07pour se redonner
47:08un peu des perspectives,
47:08ça nous ferait
47:09une levée potentielle
47:12de 50 milliards de dollars,
47:14ce qui,
47:14pour se repositionner
47:15un tout petit peu,
47:16est juste deux fois plus
47:17que le record historique
47:18qu'on a probablement
47:18tous en tête
47:192019
47:19avec Aramco.
47:21Donc,
47:21effectivement,
47:22c'est énorme.
47:23Ce que ça nous dit,
47:23c'est que ça positionnerait
47:24SpaceX comme la sixième
47:26capitalisation boursière américaine.
47:28Donc ça,
47:28c'est quand même
47:28quelque chose
47:29à avoir en tête,
47:29on connaît tous
47:30les grands noms.
47:31Et effectivement,
47:32SpaceX se positionne
47:34dans un univers
47:34où on se pose
47:35la question finalement
47:36est-ce que ce montant
47:37est délirant ?
47:38Et comme toujours,
47:39quand on parle
47:39d'introduction en bourse,
47:40peut-être qu'on y reviendra,
47:41eh bien,
47:42la question c'est finalement
47:43est-ce que c'est délirant ?
47:45Oui,
47:45non,
47:45on va se repositionner
47:46sur des éléments tangibles
47:48en réalité.
47:48SpaceX aujourd'hui,
47:49c'est quand même
47:5015 à 16 milliards
47:51de chiffres d'affaires,
47:52c'est 8 milliards
47:53de profits,
47:54donc les actifs financiers
47:56sont tangibles,
47:56ça c'est le signal
47:57du marché
47:58dont vous parliez.
47:59Et SpaceX,
48:00c'est une entreprise
48:00qui se développe énormément.
48:01On se parle demain
48:02de Starlink
48:03qui prend énormément de place,
48:05vous le savez,
48:06on en parle quasiment
48:07quotidiennement,
48:08j'ai envie de dire.
48:08On se parle de Starship
48:09qui aussi permet
48:10de réduire mais drastiquement
48:11les coûts d'accès
48:13à l'espace.
48:13On le voyait là récemment,
48:15c'est divisé par 200
48:16les coûts de la NASA.
48:17C'est juste le lanceur
48:20réutilisable,
48:20ils ont juste inventé
48:21un truc là.
48:21Qu'est-ce que c'est délirant ?
48:22En fait,
48:23on tente de voir la réponse
48:24du marché dans quelques aimes
48:25et ce qui est sûr,
48:25c'est que les investisseurs
48:26regardent la trajectoire
48:27de SpaceX.
48:28Alors Alexandre,
48:29vous qui êtes vraiment
48:31les mains dans le cambouis
48:32de la technique,
48:34de la finance aussi.
48:35Parce que ça,
48:36c'est quand même
48:37très important.
48:37On voit qu'Elon Musk
48:39a créé une galaxie
48:41centrée autour de Tesla
48:43principalement.
48:43J'ai l'impression
48:44que Tesla,
48:45à part construire
48:46éventuellement des robots,
48:48à part modéliser de l'IA,
48:50la voiture électrique,
48:51ça n'a plus l'air
48:52d'aller trop nulle part
48:53cette affaire.
48:54J'ai l'impression,
48:55dites-moi si je me trompe,
48:57qu'en fait,
48:57il voudrait utiliser Tesla
49:00qui chiffre un peu
49:02Elon Musk en tant que tel
49:03et plus tellement
49:03les voitures électriques,
49:05s'en servir comme
49:06une sorte de coquille
49:07qui va plus ou moins vider
49:08pour faire un SPAC géant
49:10qui inclurait
49:10une intégration totale
49:12alors de SpaceX,
49:14de Twitter,
49:15de l'intelligence artificielle,
49:17des robots,
49:18etc.
49:18Et en fait,
49:19réorganiser son empire
49:20à travers
49:22cette mise en bourse
49:23de SpaceX.
49:24Alors on ne sait jamais
49:25à l'avance
49:25ce qu'Elon Musk a en tête.
49:27Oui, c'est comme Trump.
49:28Quand on commence
49:29à faire des paris dessus,
49:30on se prend les portes
49:31de sa lune.
49:31Mais un peu comme Trump,
49:33on s'aperçoit après
49:34effectivement qu'ils avaient
49:35quelque chose en tête
49:36et qu'ils avaient plutôt
49:37bien calculé leur coût.
49:39Dans le cas d'Elon Musk,
49:40on s'est posé la question
49:40à l'époque de Twitter,
49:41pourquoi est-ce qu'il le rachetait,
49:42pourquoi est-ce qu'il licenciait
49:44plus de la moitié du personnel.
49:46On a compris après
49:47que c'était un outil
49:48qui allait alimenter
49:50son arrêt de l'intelligence artificielle
49:52qu'il allait intégrer
49:53à XAI.
49:54et c'est vrai qu'on pourrait
49:55se poser la question
49:56de pourquoi est-ce qu'il a consolidé
49:59XAI et SpaceX
50:00plutôt que finalement
50:02intégrer XAI à Tesla.
50:04Dans le cadre notamment
50:06de l'évolution,
50:06je pense,
50:07de l'activité de quasiment
50:08tous les constructeurs automobiles
50:10qui va se déplacer
50:11vers les robots.
50:11Les robots humanoïdes,
50:13les robots pour l'industrie.
50:14Je pense que Tesla,
50:15ce ne sera plus une entreprise
50:16qui fait des voitures électriques,
50:17ça va être une entreprise
50:18qui fait toutes sortes
50:20de machines autonomes.
50:22Donc,
50:23maintenant,
50:23pour faire des robots
50:24humanoïdes autonomes,
50:25il faut de l'intelligence artificielle.
50:26Et ça,
50:27c'est dans le groupe SpaceX maintenant.
50:28Je pense que l'hypothèse,
50:29elle est probable.
50:30Il va peut-être y avoir
50:30une consolidation plus tard.
50:33Mais ça,
50:33l'avenir nous le dira.
50:35En tout cas,
50:35c'est vrai que XAI
50:37a aussi du sens
50:38du côté de SpaceX
50:39parce que dans SpaceX,
50:40comme le disait Wendy,
50:41il y a Starlink
50:42et puis il y a
50:43toute la brique de développement
50:44des data centers
50:45dans l'espace
50:45qui est un des gros projets
50:48futuristes d'Elon Musk
50:49mais qui est
50:51au cœur
50:51de l'intelligence artificielle
50:53puisqu'on en parlait
50:53la dernière fois
50:53qu'on était ensemble.
50:55Mais l'intelligence artificielle,
50:57ça ne fonctionne pas
50:58sans les GPU,
50:59ça ne fonctionne pas
51:00sans les data centers.
51:01Ces data centers,
51:02ils ne fonctionnent pas
51:02sans énergie.
51:03L'énergie peut venir du soleil.
51:05Et c'est là que le projet
51:06d'Elon Musk
51:06prend tout son sens.
51:07Et on le voit,
51:08Wendy,
51:09il voulait rajouter
51:10la brique
51:10qui l'intéressait le plus
51:11parce qu'on sait
51:12depuis des années
51:13qu'il bat de WeChat,
51:15le système
51:16de communication chinois.
51:19est-ce qu'il ne veut pas
51:21créer le produit
51:23universel ?
51:23C'est-à-dire
51:24une sorte de...
51:25Je ne sais pas si vous avez vu
51:26Robocop,
51:26vous êtes sans doute
51:27trop jeune.
51:27Mais l'OCP,
51:29évidemment vu Robocop.
51:30L'OCP,
51:32le conglomérat parfait
51:33qui fait de l'intelligence
51:34artificielle,
51:35de l'industrie,
51:36de la banque,
51:37etc.
51:37Est-ce que derrière SpaceX
51:39qui est un petit peu
51:39l'axe vers le futur,
51:41il n'y a pas la quête
51:42de l'entreprise universelle
51:43qui va tout faire ?
51:45Comme dit Alexandre,
51:46on n'a pas la magie
51:47sur le futur,
51:48mais ce qui est certain,
51:48on le voyait,
51:49je crois qu'on était
51:50le 2 février 2026
51:51si je ne dis pas de bêtises,
51:52quand effectivement
51:52SpaceX fusionne
51:54avec ces siècles.
51:54On avait parlé d'ailleurs
51:55sur le plateau
51:56et on se parlait
51:56d'une capitalisation
51:57de 1250 milliards.
51:59Ce ne sont que des hypothèses
52:00mais on a envie
52:01de pencher vers un oui.
52:03D'où le record historique.
52:04Encore une fois,
52:05quand on se parle
52:05de la levée de 50 milliards,
52:07c'est deux fois
52:07le record historique.
52:09D'où la question
52:09de se demander
52:10s'il est délirant.
52:11Il y a oui et non
52:15C'est ce qu'il vise lui
52:16au sens littéral du terme.
52:18C'est un petit peu ça.
52:20Ces dernières années,
52:21en plus,
52:22et puis avec l'intelligence artificielle,
52:23le développement
52:24de nouveaux services,
52:25de nouveaux produits
52:25autour d'une même entreprise
52:27qui effectivement l'utilise
52:28et le met au cœur
52:29de l'entreprise,
52:31c'est accéléré.
52:32Donc on peut imaginer
52:33beaucoup plus qu'avant
52:34des groupes
52:35qui arrivent à composer
52:37avec une multitude d'activités.
52:38Et on se parlait
52:39d'un fois de Révolut,
52:39par exemple.
52:40Les Révolut,
52:40typiquement,
52:41c'est vraiment un modèle
52:42de pieuvre.
52:42Ils ont commencé
52:43avec une carte de paiement
52:43à l'étranger
52:44et puis aujourd'hui,
52:44il y a les puces,
52:45il y a les programmes
52:45de fidélité.
52:46Vous avez un tas d'applications
52:48qui se sont développées
52:49à une vitesse
52:50qui est exceptionnelle
52:51et qu'on n'avait jamais vue avant.
52:53Alors,
52:54il nous reste une minute
52:56et c'est la question
52:58la plus difficile.
52:59Est-ce que techniquement,
53:01ça peut foirer ?
53:02Est-ce que techniquement,
53:03on pourrait avoir
53:04un échec
53:05ou un désintérêt
53:06des investisseurs ?
53:08Est-ce que vous pensez
53:08que ça va être
53:09le test ultime
53:10pour Elon Musk
53:11ou quoi finalement,
53:11Wendy ?
53:12Moi, je crois
53:13que dans tous les cas,
53:13l'introduction en bourse,
53:14c'est un test
53:15pour chacune des boîtes.
53:17On regarde en général
53:18trois éléments.
53:19Quelle est la trajectoire
53:19de croissance pré-IPO ?
53:21Dans le cas de SpaceX,
53:22je viens de la citer,
53:22elle est exceptionnelle.
53:23Quel est le prix
53:24d'introduction en bourse
53:25et qu'est-ce que vont dire
53:26les marchés ?
53:26Comment le marché
53:27va confirmer finalement
53:28les promesses du business ?
53:29C'est ça qui va être
53:30le stress test
53:31et on l'a vu
53:31avec beaucoup de boîtes
53:32jusque-là
53:33et j'ai envie de souhaiter
53:34à SpaceX la même trajectoire
53:35qu'on a connue pour Google.
53:36Ça nous remonte tous
53:37à 2004
53:38où en fait,
53:39Google était passé
53:40de pré-introduction en bourse,
53:42un chiffre d'affaires
53:43d'un milliard,
53:43un EBIT positif.
53:45Ça, c'était juste
53:46avant l'introduction
53:46et finalement,
53:47un an après l'introduction,
53:48ils avaient un chiffre d'affaires
53:50qui dépassait
53:51les 3 milliards
53:51et un EBIT d'A
53:53de 2 milliards.
53:53Donc en réalité,
53:54on a vu une croissance
53:56exponentielle
53:56et on s'était rendu compte
53:57que oui,
53:58en réalité,
53:58le business avait répondu
53:59positivement à la promesse
54:00qui avait été donnée
54:01pour le marché.
54:02Donc, est-ce que ça va être
54:03une phase test ?
54:03Absolument grand oui
54:04et je pense que nous,
54:05en tout cas chez Carri Partenars,
54:06on va suivre ça
54:06avec beaucoup d'attention.
54:08Bon, ça va être
54:09vraiment un test
54:10à tous les niveaux
54:11pour Elon Musk
54:12pour un petit peu
54:13évaluer le futur.
54:14Ça va être une sorte
54:15de baromètre du futur.
54:16En tout cas,
54:16c'était passionnant.
54:17Merci infiniment
54:18Wendy Souvanarat,
54:19Carri Partenars,
54:20Alexandre Leng.
54:21Merci d'avoir été avec nous.
54:23TPI, c'est terminé.
54:24Pour aujourd'hui,
54:25vous retrouvez
54:25les experts de l'IMO
54:26avec Marie-Cœur de Roi
54:27dans quelques secondes.
54:28Puis je vous retrouve
54:28tout à l'heure
54:2815h30 aux côtés
54:29de Guillaume Sommerer
54:30pour BFM Bourse.
54:31A tout à l'heure.
54:34Tout pour investir
54:35sur BFM Business.
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