00:00Il est 17h31, dans 4 minutes la clôture, on entre dans la data room avant Moody's ce soir.
00:11Des chiffres, des datas pour briller ce week-end, les partager auprès de vos amis, votre famille,
00:15ils vont vous les livrer ces chiffres à haute teneur, à haute valeur ajoutée.
00:21Gabriel et Mabrouk, êtes-vous prêts ?
00:23On l'est, on est tous fatigués là.
00:26Voici la data room, vous avez chacun une minute pour livrer une data forte.
00:30On démarre avec vous, Gabriel, votre chiffre ce soir, 3.
00:333 pour une fusion entre 3 géants européens, on reste dans la technologie,
00:39en l'occurrence, non pas une fusion, mais une John Venture entre Airbus, Thales et Leonardo,
00:45qui vont former Bromo, Bromo du nom d'un volcan indonésien,
00:49et une fusion dans les satellites, donc dans le spatial.
00:53Là aussi, on avait eu tendance à oublier l'Europe,
00:55les Etats-Unis sont très en avance, la Chine l'est également.
01:01En Europe, donc, un géant des satellites qui naît, avec encore quelques écueils devant lui.
01:05Évidemment, la concurrence, l'autorité, un petit cartel européen qui va se prononcer sur le sujet.
01:13On peut citer aussi comme difficulté le fait que les 3 acteurs sont plutôt en retard sur le spatial.
01:18Enfin, c'est une fusion d'activité qui est plutôt une fusion horizontale, chacun dans les satellites,
01:25là où les géants du spatial ont plutôt tendance à s'orienter vers une intégration verticale,
01:29avec la construction des satellites, mais aussi leur exploitation et leur lancement.
01:33Mais on n'oublie pas l'Europe, et justement, c'est une très bonne nouvelle, on sait encore créer des géants au niveau européen.
01:41C'est quand même dommage de donner le nom d'un volcan qui explose régulièrement,
01:44parce que le Bromo, il explose tous les jours, il y a un nouvel opérateur satellite.
01:49Bon, enfin, voilà.
01:51Non, mais on est heureux, effectivement, et ça, c'est une avancée européenne,
01:53ça a été annoncé hier, en l'occurrence, Airbus, Thales et Leonardo,
01:56qui vont constituer ensemble un nouvel opérateur satellite,
01:58et même HôtelSat en a profité, puisque sur l'annonce, HôtelSat a progressé.
02:02Vous avez fait du bien avec cette data, oui, l'Europe avance quand même.
02:05À vous, Mabrouk, votre chiffre ce soir, 12%.
02:09Oui, 12%, effectivement, c'est la quantité d'entreprises,
02:13c'est la proportion d'entreprises qui a quitté la Russie de manière définitive.
02:17Bon, ça veut dire qu'il en reste encore, effectivement, une proportion tout à fait significative
02:19d'entreprises étrangères, évidemment.
02:21Alors, qu'est-ce que ça nous dit, ce chiffre ?
02:23Ça nous dit que, finalement, il y a encore des entreprises, finalement,
02:26européennes, américaines, étrangères, sur le territoire russe.
02:29Ça nous dit également, par ailleurs, on est dans un contexte, effectivement,
02:32où les Européens et les Américains sont en train, de nouveau, de sanctionner la Russie,
02:37sur, justement, à travers le prisme du pétrole.
02:40Et le problème, c'est qu'on est, là aussi, dans le risque de mesures de rétorsion.
02:44Et pourquoi, finalement, 12%, c'est un chiffre qui est relativement peu,
02:48on aurait pu s'attendre à voir beaucoup plus d'entreprises partir.
02:51En fait, il y a encore 88% des entreprises étrangères,
02:53ce qui représente pas loin d'à peu près 3 500 ou 4 000 boîtes encore présentes.
02:5788% des entreprises étrangères présentes en Russie,
03:00ils sont toujours, seulement 12% ont quitté le pays.
03:02C'est ça, et donc, du coup, ça veut dire qu'on a potentiellement un gel de leurs avoirs,
03:05ou même une confiscation, une nationalisation, ou tout autre, finalement, péril qui pourrait effectivement les toucher.
03:11Et donc, des sociétés russes, enfin, du coup, un organisme russe a évalué, finalement, le montant de ces avoirs.
03:16Et, évidemment, comme par hasard, ça correspond, peu ou prou, aux avoirs russes gelés à l'étranger,
03:21à peu près de 188 milliards.
03:23Donc, du coup, il faut faire attention, effectivement,
03:26et on voit bien que les Européens ont décidé un peu de repousser, jusqu'à la fin de l'année,
03:31le temps de sanction.
03:32Parce qu'il y a de la mesure de rétorsion.
03:34C'est ça, les Russes pourraient venir piocher de l'argent dans les entreprises occidentales,
03:38encore présentes sur leur territoire, et 88% d'entre elles, y sont toujours présentes.
03:41Littéralement, les nationaliser.
03:43Carrément, c'est ça.
03:4588% de celles qui y étaient avant le déclenchement de la guerre, y sont encore présentes.
03:48Merci beaucoup à tous les deux.
Commentaires