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  • il y a 3 mois
Ce vendredi 24 octobre, Mabrouk Chetouane, responsable de la stratégie globale de marché chez Natixis Investment Manager et Gabriel Karaboulad, directeur adjoint des investissements chez Neuflize OBC, se sont penchés sur la fusion entre trois géants européens du spatial, qui est Airbus-Thales-Léonardo, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00Il est 17h31, dans 4 minutes la clôture, on entre dans la data room avant Moody's ce soir.
00:11Des chiffres, des datas pour briller ce week-end, les partager auprès de vos amis, votre famille,
00:15ils vont vous les livrer ces chiffres à haute teneur, à haute valeur ajoutée.
00:21Gabriel et Mabrouk, êtes-vous prêts ?
00:23On l'est, on est tous fatigués là.
00:26Voici la data room, vous avez chacun une minute pour livrer une data forte.
00:30On démarre avec vous, Gabriel, votre chiffre ce soir, 3.
00:333 pour une fusion entre 3 géants européens, on reste dans la technologie,
00:39en l'occurrence, non pas une fusion, mais une John Venture entre Airbus, Thales et Leonardo,
00:45qui vont former Bromo, Bromo du nom d'un volcan indonésien,
00:49et une fusion dans les satellites, donc dans le spatial.
00:53Là aussi, on avait eu tendance à oublier l'Europe,
00:55les Etats-Unis sont très en avance, la Chine l'est également.
01:01En Europe, donc, un géant des satellites qui naît, avec encore quelques écueils devant lui.
01:05Évidemment, la concurrence, l'autorité, un petit cartel européen qui va se prononcer sur le sujet.
01:13On peut citer aussi comme difficulté le fait que les 3 acteurs sont plutôt en retard sur le spatial.
01:18Enfin, c'est une fusion d'activité qui est plutôt une fusion horizontale, chacun dans les satellites,
01:25là où les géants du spatial ont plutôt tendance à s'orienter vers une intégration verticale,
01:29avec la construction des satellites, mais aussi leur exploitation et leur lancement.
01:33Mais on n'oublie pas l'Europe, et justement, c'est une très bonne nouvelle, on sait encore créer des géants au niveau européen.
01:41C'est quand même dommage de donner le nom d'un volcan qui explose régulièrement,
01:44parce que le Bromo, il explose tous les jours, il y a un nouvel opérateur satellite.
01:49Bon, enfin, voilà.
01:51Non, mais on est heureux, effectivement, et ça, c'est une avancée européenne,
01:53ça a été annoncé hier, en l'occurrence, Airbus, Thales et Leonardo,
01:56qui vont constituer ensemble un nouvel opérateur satellite,
01:58et même HôtelSat en a profité, puisque sur l'annonce, HôtelSat a progressé.
02:02Vous avez fait du bien avec cette data, oui, l'Europe avance quand même.
02:05À vous, Mabrouk, votre chiffre ce soir, 12%.
02:09Oui, 12%, effectivement, c'est la quantité d'entreprises,
02:13c'est la proportion d'entreprises qui a quitté la Russie de manière définitive.
02:17Bon, ça veut dire qu'il en reste encore, effectivement, une proportion tout à fait significative
02:19d'entreprises étrangères, évidemment.
02:21Alors, qu'est-ce que ça nous dit, ce chiffre ?
02:23Ça nous dit que, finalement, il y a encore des entreprises, finalement,
02:26européennes, américaines, étrangères, sur le territoire russe.
02:29Ça nous dit également, par ailleurs, on est dans un contexte, effectivement,
02:32où les Européens et les Américains sont en train, de nouveau, de sanctionner la Russie,
02:37sur, justement, à travers le prisme du pétrole.
02:40Et le problème, c'est qu'on est, là aussi, dans le risque de mesures de rétorsion.
02:44Et pourquoi, finalement, 12%, c'est un chiffre qui est relativement peu,
02:48on aurait pu s'attendre à voir beaucoup plus d'entreprises partir.
02:51En fait, il y a encore 88% des entreprises étrangères,
02:53ce qui représente pas loin d'à peu près 3 500 ou 4 000 boîtes encore présentes.
02:5788% des entreprises étrangères présentes en Russie,
03:00ils sont toujours, seulement 12% ont quitté le pays.
03:02C'est ça, et donc, du coup, ça veut dire qu'on a potentiellement un gel de leurs avoirs,
03:05ou même une confiscation, une nationalisation, ou tout autre, finalement, péril qui pourrait effectivement les toucher.
03:11Et donc, des sociétés russes, enfin, du coup, un organisme russe a évalué, finalement, le montant de ces avoirs.
03:16Et, évidemment, comme par hasard, ça correspond, peu ou prou, aux avoirs russes gelés à l'étranger,
03:21à peu près de 188 milliards.
03:23Donc, du coup, il faut faire attention, effectivement,
03:26et on voit bien que les Européens ont décidé un peu de repousser, jusqu'à la fin de l'année,
03:31le temps de sanction.
03:32Parce qu'il y a de la mesure de rétorsion.
03:34C'est ça, les Russes pourraient venir piocher de l'argent dans les entreprises occidentales,
03:38encore présentes sur leur territoire, et 88% d'entre elles, y sont toujours présentes.
03:41Littéralement, les nationaliser.
03:43Carrément, c'est ça.
03:4588% de celles qui y étaient avant le déclenchement de la guerre, y sont encore présentes.
03:48Merci beaucoup à tous les deux.
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