- il y a 10 mois
Mardi 7 octobre 2025, retrouvez Henri Grolleau (co-fondateur, NEOPULSE), Christian Lema (Dirigeant ESG & durabilité, membre du Comex international,, Nhood), Nicolas Gomart (Directeur général, Matmut) et Muriel Papin (Directrice générale, No Plastic In My Sea) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.
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00:00Bonjour, bonjour à toutes et à tous. Bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission des entreprises à impact positif.
00:13Et voici notre sommaire du jour. C'est Nicolas Gomart, le directeur général de la Matmut, qui sera l'invité du grand entretien tout à l'heure.
00:21Les assureurs, évidemment, au cœur des enjeux de changement climatique, la France et le pays d'Europe,
00:26qui a subi le plus de catastrophes naturelles majeures depuis le début du XXe siècle, depuis 1900.
00:32Mais auparavant, je reçois Christian Lema, qui est directeur international RSE chez l'opérateur immobilier Henhood.
00:39On verra comment l'économie sociale et solidaire peut être un vecteur de création de liens sociaux.
00:44Dans notre Zoom, on fera le point sur les négociations internationales pour lutter contre la pollution plastique.
00:51On verra si un traité mondial est encore possible malgré l'échec des négociations cet été.
00:57Et puis, dans notre rubrique consacrée aux startups éco-responsables, vous découvrirez les brosses à dents de la marque Neopulse.
01:05Voilà pour les titres. C'est l'heure de Smart Impact.
01:14L'invité de ce Smart Impact, c'est Christian Lema. Bonjour.
01:18Bonjour.
01:18Bienvenue. Vous êtes le directeur international RSE de Noud. C'est quoi Noud ? On est dans l'immobilier, c'est ça ?
01:24Tout à fait. Noud, c'est une entreprise de services immobiliers. Nous sommes spécialisés dans l'accompagnement de nos clients sur différents métiers.
01:34On fait du property management, de l'asset management. On fait également du développement immobilier avec des activités de promotion immobilière, avec des activités d'urbanisme, de régénération urbaine.
01:47Et donc, on accompagne à peu près nos clients sur 14 millions au milliard plutôt d'actifs gérés à travers deux continents.
01:57L'Europe, principalement l'Afrique. 1300 collaborateurs et donc 1300 experts de l'immobilier qui travaillent pour le compte de nos clients au quotidien.
02:07Ce nom-là, Noud, ça vient d'où ?
02:08Noud, c'est la contraction de « neighborhood ». Le voisinage.
02:14Donc, nous, on intervient à l'échelle des quartiers sur différentes classes d'actifs, principalement des centres commerciaux puisque c'est notre cœur métier historique.
02:22Mais on intervient aussi sur de l'hôtellerie, du bureau, du logement. Et donc, le but, c'est d'accompagner la transition et la transformation des quartiers pour en faire des lieux en mieux.
02:34Et on va parler des valeurs de l'économie sociale et solidaire. Alors, on peut se dire, mais pourquoi ce lien ?
02:42Alors, déjà, vous avez participé avec le groupe SOS, c'est ça, à une étude d'impact qui a été publiée au début d'année, un impactant. Dans quel état d'esprit ? Pourquoi vous l'avez fait ?
02:53D'abord, c'est important de dire, dans mes activités, tant que directeur international et membre du COMEX en charge des sujets de durabilité, ESG, environnementaux, sociétaires et gouvernementaux,
03:07nous, ce qui est important pour nous, c'est la transformation durable des actifs.
03:12Quand on parle de « lieux en mieux », on a deux leviers principaux sur lesquels nous travaillons, les sujets environnementaux, mais aussi les sujets sociétaux pour transformer les actifs de nos clients.
03:22Donc, moi, j'accompagne un collectif de 25 experts qui sont déployés au niveau international et qui travaillent aux côtés de nos experts métiers immobiliers pour renforcer cette transition.
03:34Et l'un des sujets, pour nous, qui est important dans cette transition, c'est le lien social et donc le lien entre les habitants.
03:41Voilà pourquoi on s'est lancé dans une démarche initiée par l'impactant du groupe SOS pour, justement, contribuer à un rapport sur le lien social dans les territoires.
03:52Qu'est-ce qu'il en ressort de ce rapport ?
03:54Eh bien, dans ce rapport que l'on a développé avec d'autres acteurs, mais pas que nous, et le but, c'était de mailler un collectif d'experts.
04:02On avait la GIRCARCO, on avait la Fondation RTE pour la ruralité, on avait la Banque des territoires.
04:09Et donc, ce collectif d'experts, on a eu à travailler sur différents éléments autour du lien social et plusieurs constats émergent.
04:1812% des personnes sondées disent être en isolement absolu.
04:2320% des personnes sondées disent faire face à de la solitude régulièrement.
04:29On a pu aussi prendre connaissance de différentes études américaines qui parlent notamment des jeunes qui ont perdu à peu près 20 heures de sociabilisation.
04:41Vous voyez, on est dans un monde hyper connecté avec les réseaux sociaux.
04:44C'est ce paradoxe.
04:44Et voilà, le paradoxe, c'est qu'on est...
04:47Exactement.
04:48Et donc, ce sujet, il y a un élément qui a émergé dans les études et dont on ne pensait pas, en fait, que ce soit un élément qui allait émerger.
04:58C'est la place des centres commerciaux dans ces...
05:04Comme lieu de sociabilisation.
05:06Comme lieu de lien ou de sociabilisation.
05:08Et donc, les centres commerciaux, aujourd'hui, avec la fermeture, par exemple, des bars tabac, des PMU,
05:13qui ont fermé à plus de 90% ces dernières années,
05:17le premier lieu de sociabilisation, c'est le centre commercial, à plus de 50% des répondants dans cette étude.
05:24Et donc, le centre commercial devient une nouvelle centralité urbaine.
05:29Et donc, nous, en tant qu'acteurs de l'immobilier et particulièrement gestionnaires de centres commerciaux,
05:34notre ambition, c'est de nous saisir de ce sujet
05:36et de nous rendre de plus en plus compte que nous pouvons être une réponse,
05:41où nous devons être une réponse pour contribuer à l'endiguement ce problème d'isolement.
05:47Donc ça, c'est le constat, on va dire, qui est né de ce travail, de cet impactant.
05:52Ensuite, il y a les actions que vous menez, vous,
05:55où finalement, vous intégrez des principes de l'économie sociale et solidaire
06:01à vos opérations immobilières, à de l'aménagement de terrain.
06:06Et si oui, comment ?
06:07Voilà, c'est ce que j'aimerais comprendre.
06:08La première chose chez nous, c'est que déjà, on a monté un collectif d'experts.
06:12On a 25 collaborateurs dédiés qui accompagnent des clients sur ce sujet.
06:18Et on s'entoure également d'experts universitaires externes.
06:22On travaille avec l'Université de Bocconi en Italie.
06:25On travaille avec la chaire ETI dirigée par Carlos Moreno,
06:29le concepteur de la ville du quart d'heure.
06:31Qu'on a reçu dans cette émission il y a une ou deux saisons.
06:34Qui fait partie des personnes qui nous accompagnent sur cette thématique.
06:40Et l'objectif que l'on a, c'est vraiment de construire des outils, des solutions
06:45pour renforcer finalement cette notion de lieu de lien.
06:48En particulier, les centres commerciaux ne doivent plus être seulement des lieux de consommation,
06:53mais aussi des lieux de création.
06:54Mais ça, on reste dans les principes.
06:56Est-ce que, je ne sais pas, par exemple, des acteurs de l'économie sociale et solidaire
07:02trouvent leur place dans ces centres commerciaux, finalement,
07:07pour que, d'abord, ce sont des acteurs du lien social,
07:10et puis pour que ces valeurs, elles se diffusent ?
07:12C'est une ambition que l'on porte avec nous,
07:16c'est de renforcer justement cette transition sociale et sociétale à l'intérieur des sites.
07:21De manière très concrète, on a, par exemple, l'association Efficience,
07:26qui est une association du nord de la France,
07:27qui œuvre en faveur de l'endiguement de la fracture numérique.
07:33Et donc, ils se sont installés sur trois sites que l'on gère.
07:37Ils se sont installés en Ile-de-France à Épinay, sur deux sites du nord,
07:41Petite Forêt et également le site de Ronc.
07:46Et donc, concrètement, qu'est-ce qui se passe ?
07:49On leur alloue un espace, ils s'installent et ils conçoivent un tiers lieu
07:55permettant, en fait, à la fois à des enfants d'être sensibilisés
08:00sur le monde des nouvelles technologies, l'usage, en tout cas numérique,
08:05aux personnes âgées de pouvoir faire leur démarche numérique
08:09et de pouvoir justement être accompagnés sur l'ensemble des sujets
08:14qui ont attrait au numérique, et aussi aux entrepreneurs qui sont parfois éloignés,
08:19notamment les artisans du sujet du numérique,
08:23pour justement pouvoir concevoir un site internet,
08:26faciliter leur relation client, etc.
08:28C'est marrant, je vous écoute, je me dis,
08:30le temple de la consommation, du commerce,
08:33qui devient dans lequel on réserve un espace pour parler d'autre chose,
08:38et pour faire autre chose que du business et que de vendre.
08:42On parle de plus en plus de lieu de vie, c'est une centralité,
08:45c'est un lieu où les gens doivent se rencontrer,
08:47doivent pouvoir interagir, échanger,
08:50et en fait, on ne va plus parler seulement du temps,
08:54comment je peux dire, de consommation,
08:56mais la qualité du temps passé dans un lieu.
08:59Et ça, c'est un véritable game changer.
09:01Je peux vous donner un autre exemple.
09:02Voilà, nous on travaille beaucoup aussi sur un sujet qui est à mi-chemin
09:06entre l'environnement et le sujet social,
09:09c'est par exemple la végétalisation des parvis, des centres commerciaux.
09:14Je vais vous donner l'exemple d'Anglo, dans le nord de la France,
09:16où on a végétalisé plus de 4000 m² de parvis sur le site,
09:20mais on est venu y intégrer des espaces de sociabilisation.
09:24Donc plusieurs espaces où les familles peuvent déjeuner en été,
09:27manger ensemble, passer du temps de qualité,
09:30dans un espace complètement végétalisé, naturel,
09:34des espaces aussi de jeux pour les enfants,
09:37pour permettre justement la rencontre aussi intergénérationnelle,
09:41et aussi différents bancs, lieux,
09:44pour que les gens puissent interagir et discuter.
09:46Alors, j'entends vos arguments,
09:48et franchement, ils sont bons,
09:50mais c'est aussi un moyen pour la grande distribution,
09:54ou en tout cas ces centres commerciaux,
09:56de ne pas totalement perdre le match face aux livraisons Amazon et autres.
10:04Vous voyez ce que je veux dire ?
10:04Parce que votre part de marché, elle est challengée par ses concurrents.
10:08Donc c'est faire de vos lieux autre chose que des lieux de commerce.
10:10C'est la part de marché de nos clients propriétaires,
10:13parce que nous, on accompagne les clients propriétaires.
10:14Et nous, notre ambition, c'est vraiment d'accompagner la transition,
10:19effectivement, de ces commerciaux.
10:19Ils n'ont pas le choix, en fait, que d'évoluer.
10:21Tout à fait.
10:22Ces modèles doivent évoluer,
10:24doivent aussi s'intégrer dans le tissu urbain,
10:27s'intégrer et répondre aussi aux problématiques d'ordre environnemental et sociétal,
10:33pour justement créer des nouveaux agréments devenus,
10:36pour créer aussi des nouveaux relais de croissance,
10:37parce qu'on reste aussi dans un monde économique,
10:40et on doit créer de la valeur.
10:41Il s'agit de faire du business.
10:43Vous parlez de régénération urbaine.
10:46Qu'est-ce qu'il y a derrière ces termes ?
10:48Eh bien, la régénération urbaine,
10:50c'est tout simplement cette capacité à créer de la valeur économique,
10:53mais tout en activant aussi les leviers environnementaux, sociétaux,
10:59au service des communautés et des territoires.
11:01Et donc, vraiment, cet objectif de la régénération urbaine,
11:04c'est de revitaliser des lieux,
11:06de leur redonner une dynamique,
11:08et de leur redonner une valeur autre qu'uniquement aussi la valeur.
11:14Ça veut dire que vous n'allez pas forcément appliquer les mêmes solutions ?
11:19Vous avez donné plusieurs exemples dans le Nord,
11:21ou en Bretagne, ou du côté de Perpignan,
11:24parce que les centres commerciales, c'est aussi un maillage territorial.
11:28Et donc, les solutions que vous imaginez,
11:31vous les pensez avec les collectivités locales, les acteurs locaux ?
11:35Tout à fait. On parle de plus en plus, dans le cadre de la régénération urbaine,
11:39de la responsabilité territoriale des entreprises.
11:42Et en fait, dans l'immobilier, on s'inscrit dans un territoire,
11:45un territoire qui a des élus, des habitants, des usagers du site,
11:51des entreprises autour du site.
11:53Et donc, l'objectif, c'est vraiment de travailler avec toutes ces parties prenantes,
11:56et de réussir à développer des lieux qui répondent aux besoins de chacun
12:01et qui créent de la valeur pour toutes les communautés.
12:04Et ça, ça veut dire que vous n'appliquez pas les mêmes recettes ?
12:07Tout à fait. C'est du sur-mesure.
12:09Mais c'est un changement de mentalité ou ça a toujours été ça ?
12:12Parce que de toute façon, on ne construit pas le même immeuble
12:15ou le même centre commercial d'un endroit à l'autre ?
12:18En tout cas, nous, c'est une volonté très forte chez nous.
12:21Quand on parle des lieux en mieux, on porte vraiment cette volonté
12:25d'agir au cœur du territoire, en proximité avec les habitants,
12:30en proximité avec nos parties prenantes.
12:32Donc, nous, c'est vraiment quelque chose qui fait partie de notre ADN.
12:35Merci beaucoup, Christian Lemaille.
12:37A bientôt sur Bsmart for Change.
12:39On passe tout de suite à notre Zoom.
12:40On va parler de la lutte contre la pollution plastique,
12:44en jeu évidemment international.
12:51C'est le Zoom de ce Smart Impact et on parle de la lutte,
12:57la lutte internationale contre la pollution plastique
12:59avec Muriel Papin. Bonjour.
13:01Bonjour.
13:02Bienvenue, heureux de vous retrouver sur ce plateau.
13:03Vous êtes déléguée générale de Nos Plastiques,
13:05une maille ici qu'on va présenter,
13:07même si vous êtes déjà venue dans l'émission en quelques mots.
13:10Alors, on est une association qui lutte contre la pollution plastique
13:13à la source, donc dès la phase de production,
13:15et plutôt surproduction et surconsommation de plastique,
13:18notamment de plastique à usage unique.
13:20Tout simplement parce que plus on produit de plastique,
13:23plus on pollue.
13:25Depuis quand elle existe, cette association ?
13:27Oui, allez-y.
13:28Depuis 2018.
13:29Depuis 2018, donc 7 ans.
13:32Est-ce que je reçois tous les jours dans ces émissions,
13:37on est un peu une vigie, on sent le...
13:39Il y a un peu de lassitude des gens qui nous disent
13:42mais 20 ans de RSE, finalement, ça a servi à quoi, etc.
13:45Vous avez quand même le sentiment d'avoir fait bouger les lignes
13:48en 7 ans, sur cette question précise de la pollution
13:52et de la production plastique ?
13:53Alors, oui et non.
13:55Oui.
13:55Oui, parce que, notamment en France,
13:58déjà parce qu'on est là pour parler du traité international,
14:01et donc ça, en 2022, il y a eu un mandat donné
14:03dans le cadre de l'ONU environnement
14:05pour qu'il y ait des négociations internationales
14:07pour aboutir à un traité.
14:08Même si elles n'ont pas abouti cet été, on va en parler,
14:11c'est quand même un progrès, que ce soit sur le tapis.
14:14Oui, parce que ça va se poursuivre
14:15et ça pourrait être comme l'accord de Paris pour le climat.
14:18Donc ça, déjà, c'est un espoir majeur.
14:20On reste dans une logique d'espoir.
14:22Et en France, on a eu la loi sur AGEC,
14:25anti-gaspillage pour l'économie circulaire,
14:27au niveau européen, une loi sur les plastiques,
14:29une directive sur les plastiques à usage unique.
14:32Donc oui, il y a des choses qui ont beaucoup bougé
14:34depuis un certain nombre d'années.
14:37Après, le plastique étant partout,
14:39ayant des formes multiples.
14:41On a aussi de plus en plus une connaissance scientifique
14:43qui nous parle des microplastiques.
14:46On voit bien que le problème est très complexe
14:49et que c'est difficile de traiter l'ampleur du problème.
14:53Quel type d'action vous menez avec votre association ?
14:56Alors, on a trois types d'actions.
14:58On a des actions justement pour faire bouger la loi.
15:00Donc là, on est sur le plaidoyer
15:01et vérifier qu'elles soient bien appliquées.
15:03Les écrits d'application sont publiés.
15:06Voilà, parce que malheureusement,
15:08les lois ne sont pas toujours appliquées.
15:11Un exemple, nous, on s'est beaucoup battus
15:12pour que les points d'eau qui sont prévus
15:14dans la loi anti-gaspillage,
15:15dans les établissements qui accueillent du public,
15:17soient mis en place.
15:18Parce que ça, ça évite aux gens
15:19d'acheter de l'eau en bouteille plastique
15:21quand ils sont en extérieur, en déplacement,
15:23dans une gare ou autre.
15:25Et on est à plus de trois ans de retard.
15:26On n'a que 50% des établissements
15:28qui respectent la loi.
15:31Donc voilà, on fait du plaidoyer des enquêtes.
15:33Ça, c'est tout autour du cadre législatif,
15:38réglementaire, etc.
15:39On a un deuxième pilier qui est autour
15:41de l'information et de la sensibilisation,
15:45à la fois pour parler des enjeux
15:46et aider chacun.
15:47Quand je dis chacun, ça peut être
15:48et des entreprises, et des particuliers,
15:50et des écoles, des enfants,
15:51à utiliser moins de plastique.
15:54Et on a un troisième pilier
15:55qui est du côté des solutions.
15:56C'est-à-dire que si on dit
15:57qu'il faut utiliser moins de plastique,
15:58que ce soit pour une entreprise,
16:00une collectivité locale, une famille...
16:02Quelles alternatives on propose ?
16:03Comment on fait ?
16:04Et donc là, on a tout un travail
16:05où on recense les solutions,
16:07les solutions qu'on trouve pertinentes
16:08d'un point de vue environnemental,
16:10pour ne pas avoir non plus de fausses solutions
16:12ou remplacer par un autre matériau
16:13qui pose d'autres problèmes.
16:15Voilà, donc tout ce travail-là
16:16est aussi très important.
16:17Alors, venons-en à la raison
16:19pour laquelle on vous a invité,
16:20c'est-à-dire que ce traité international,
16:24il y a eu des négociations à Genève,
16:26la dernière session en tout cas
16:27se déroulait à Genève,
16:28elle n'a pas abouti,
16:29c'était au mois d'août.
16:32Déjà, pourquoi le processus ?
16:34Soyons, on va faire le négatif d'abord,
16:36puis ensuite on verra pourquoi
16:37il y a quand même encore des motifs d'espoir.
16:38Qu'est-ce qui a bloqué ?
16:40Alors, c'est un processus de négociation
16:42dans le cadre de l'ONU,
16:43du programme des Nations Unies
16:44pour l'environnement,
16:46qui est sous la règle du consensus.
16:47C'est-à-dire qu'il faut que les États,
16:49même s'ils partent avec des positions
16:50très très différentes,
16:52arrivent à trouver des points d'accord
16:54pour ensuite écrire un traité
16:56et ensuite le mettre en œuvre.
16:58La grosse difficulté,
17:00c'est qu'il y a des positions aujourd'hui
17:02qui sont extrêmement divergentes.
17:03Il y a plusieurs difficultés,
17:04on est dans un contexte géopolitique compliqué,
17:06donc de toute façon,
17:07ça n'aide pas à ce type de négociation.
17:09Et par ailleurs,
17:10on a des positions très divergentes
17:12entre les États
17:13avec des blocs qui s'affrontent.
17:15Donc c'est un peu comme
17:15notre Assemblée nationale,
17:17finalement, pardon pour...
17:19Voilà, mais il faut imaginer ça,
17:20finalement, c'est ce qu'on vit.
17:22Une difficulté à trouver un consensus
17:23sur des textes
17:25dans les positions qui sont très divergentes.
17:28Il y a le fait qu'aujourd'hui,
17:29la science nous dit que pour arriver
17:32à résoudre cette crise
17:34de la pollution plastique et microplastique
17:36et ses impacts aussi sanitaires,
17:37il faut absolument réduire la production.
17:39Ça, ça veut dire utiliser...
17:42Ça veut dire qu'en fait,
17:43on met en cause, d'une certaine manière,
17:45l'industrie pétrolière,
17:47l'industrie pétrochimique,
17:48une plasturgiste,
17:49et les pays qui dépendent beaucoup
17:50de ces économies-là,
17:52de ces industries-là.
17:53Donc notamment les pays du Golfe,
17:55les pays pétroliers.
17:56Et donc ces pays défendent,
17:58du coup, leur industrie.
18:00Donc on est dans cette situation-là.
18:02Ça ne veut pas dire
18:03qu'il n'y a pas d'avancée,
18:04mais trouver un consensus,
18:05c'est extrêmement compliqué.
18:06Et donc, on va ouvrir la partie espoir.
18:10Vous dites que le processus est enclenché
18:12et donc il y aura de nouvelles sessions
18:15de négociations.
18:17Est-ce que le nombre de pays
18:18qui sont prêts à signer
18:21augmente à chaque fois ?
18:22Vous voyez ce que je veux dire ?
18:23Alors, en fait, ce qui est bien,
18:26moi j'ai vu ce qui s'est passé en Corée
18:28dans l'étape précédente,
18:29où là on a eu des coalitions de pays
18:30autour de 100 pays.
18:31Il y a à peu près 180 pays
18:32qui négocient.
18:34Donc là, on avait plus d'une centaine de pays
18:35qui étaient d'accord, par exemple,
18:36sur la réduction de la production
18:37à l'échelle mondiale,
18:38qui étaient d'accord sur aussi
18:40un point crucial,
18:41c'est réduire les additifs chimiques
18:43dans les plastiques.
18:44Il y en a plus de 16 000
18:45et on sait qu'il y a au moins un quart
18:46qui est vraiment nocif.
18:48Voilà, donc on avait des points d'accord.
18:49On a continué à les voir.
18:51En revanche, on a vu une radicalisation
18:53quand même des opposants.
18:55Et malgré dix jours de négociations,
18:58on est resté du coup
19:00dans cette situation-là.
19:03Ce qui était intéressant,
19:04à la toute fin,
19:05parce que ça n'a pas abouti.
19:07Mais là, tout de fait,
19:08on a vu des pays bougés,
19:09comme la Chine,
19:10qui est un gros producteur de plastique,
19:13qui a eu des déclarations
19:13pour dire que le plastique
19:15était un produit plus complexe
19:16que ce qu'ils avaient imaginé,
19:18qu'en effet,
19:18on avait une production
19:19qui n'était pas soutenable
19:20et qu'il fallait réfléchir
19:21à des alternatives.
19:23Et ça,
19:24au-delà du fait
19:24que c'est un pays
19:25qui a un point majeur,
19:26il peut aussi entraîner
19:27derrière plein de pays asiatiques.
19:29Donc ça fait bouger les lignes.
19:30Oui, c'est passionnant,
19:31si vous dites,
19:32parce qu'à côté de ça,
19:33on a des États-Unis
19:35avec le retour de Donald Trump
19:37à la Maison Blanche
19:37qui nous dit
19:38que le changement climatique
19:40est l'arnaque du siècle.
19:41Enfin, il nous le dit
19:42devant les Nations Unies,
19:43d'ailleurs.
19:43Ce n'est pas un hasard.
19:46Est-ce que la Chine
19:47peut se dire,
19:47tiens, il y a une opportunité,
19:49même avec beaucoup de cynisme,
19:51mais de devenir
19:52le porte-parole
19:54de ceux qui font
19:55bouger les lignes
19:56dans le bon sens ?
19:57Vous voyez ce que je veux dire ?
19:58Bien sûr.
19:58Alors, ça fait des années,
20:00voire des dizaines d'années,
20:01que la Chine a une stratégie
20:02de présence
20:04dans les instances
20:05multinationales,
20:06y compris à l'OMS, etc.
20:07Et donc là,
20:08c'est vrai qu'on le voit
20:09sur le climat.
20:09Ce qui est intéressant,
20:10c'est qu'au-delà
20:11cynisme ou pas cynisme,
20:12au-delà du fait
20:13qu'il y a une parole
20:14pour dire qu'on va aller,
20:15par exemple,
20:16sur la réduction
20:17des gaz à effet de serre,
20:18en fait,
20:18ils le font ensuite.
20:19Si on prend cet exemple-là
20:20sur le climat.
20:21Donc, s'ils commencent
20:22à dire des choses sur le plastique
20:23et qu'ils ajustent
20:24de la même manière,
20:25ça peut être rassurant.
20:26Le prochain rendez-vous,
20:27c'est où, c'est quand ?
20:28On ne sait pas encore.
20:29Ah, d'accord.
20:30Il y a le bureau
20:31du comité national
20:32de négociation
20:35qui se réunit
20:36la semaine prochaine.
20:38Donc, on pense que,
20:39de toute façon,
20:39comme il y a beaucoup
20:40d'échéances internationales
20:41d'ici la fin de l'année
20:42et même en début de l'année,
20:43ce ne sera pas
20:44avant le printemps.
20:45Ce qui laisse le temps
20:46aussi de négociations
20:48entre les sessions
20:49qui sont nécessaires
20:50pour continuer
20:51à faire bouger les lignes.
20:52Évidemment.
20:52Alors, bon,
20:53ce n'est pas parce qu'il n'y a pas
20:54eu d'accord
20:54qu'il faut rester
20:56les bras ballants.
20:57Je voudrais qu'on s'intéresse
20:58à ce que fait la France
21:00comme État
21:00et puis à ce que peuvent faire
21:02les entreprises,
21:03notamment, françaises.
21:04D'abord, au niveau étatique.
21:06Il y a un plan palastique,
21:08c'est ça qui est dans les tuyaux ?
21:10Oui, tout à fait.
21:11Alors, il y a plusieurs choses
21:12en France.
21:12On a parlé de la loi anti-gaspillage.
21:15On a aussi une déclinaison
21:16d'un règlement européen
21:17sur les emballages
21:18qu'on va devoir mettre en œuvre.
21:20Et la France a accueilli
21:21la Conférence des Nations Unies
21:22sur l'océan cette année.
21:24Et donc, dans les problématiques
21:25qui concernent l'océan,
21:27évidemment, on a la pollution plastique.
21:28Donc, à Nice,
21:29il y a déjà eu aussi
21:30une déclaration commune de pays
21:32sur la pollution plastique.
21:3496 pays,
21:35ça s'appelle le Nice Wake Up Call
21:36qui appelle à réduire
21:38la production mondiale de plastique,
21:39à réduire les additifs chimiques,
21:40à réduire les plastiques inutiles,
21:42tous les single-use plastiques,
21:43plastiques à usage unique.
21:44On peut faire beaucoup.
21:46Voilà.
21:46Donc, dans cette ligne-là,
21:48on sent en tout cas
21:49qu'on a une ministre
21:50et on espère qu'elle va rester
21:52parce qu'aujourd'hui,
21:53elle maîtrise très bien le sujet
21:55et elle est convaincue
21:56à la fois des enjeux environnementaux
21:58et sanitaires.
21:58Parce qu'il y a un gros volet sanitaire.
22:00Ça, il faut que les entreprises
22:01en aient conscience.
22:02La partie additifs chimiques,
22:04la partie microplastiques,
22:05on retrouve des microplastiques
22:06absolument dans tous nos organes.
22:09On en retrouve dans les fœtus.
22:10Donc, on en est là.
22:12Et il y a une étude qui vient de sortir
22:14qui nous montre à quel point
22:15il y a des risques
22:16pour les générations futures.
22:17Donc, quand on a cette connaissance-là,
22:19qu'on est responsable politique
22:20ou qu'on est responsable d'une entreprise,
22:22on ne peut pas fermer les yeux.
22:23La connaissance, elle est là.
22:25Donc, en tout cas, en France,
22:26il y a un souhait du ministère actuel
22:27d'avoir un plan plastique
22:29qui soit le plus ambitieux possible.
22:31Évidemment qu'il améliore le recyclage
22:32parce que c'est indispensable,
22:34mais qu'il ait aussi une logique
22:35de sobriété.
22:36C'est-à-dire d'en produire moins
22:37et d'en consomme moins,
22:38on en revient à votre logique,
22:40le rôle des entreprises.
22:41Est-ce que vous voyez des entreprises
22:43seules ou en coalition s'engager ?
22:47Alors, au niveau international,
22:48il y a une coalition d'entreprises
22:49qui travaille sur le traité international
22:52et qui souhaite qu'il y ait aussi
22:53des normes internationales
22:55pour avoir les mêmes règles du jeu
22:56pour tout le monde.
22:57C'est le principe de règles du jeu communes.
23:00En France, on a des entreprises
23:02qui ont même des distributeurs
23:05qui ont des plans de déplastification.
23:07Je ne sais pas si on peut en citer ou pas,
23:09mais par exemple,
23:10Biocop a été très pionnier sur le sujet.
23:12C'est le premier distributeur
23:13et le seul, malheureusement,
23:15qui a arrêté de vendre de l'eau en bouteille,
23:18qui était aussi un acte fondateur.
23:19Il faut savoir que l'eau et les boissons
23:21pour la distribution,
23:22c'est une vache allée, pardon de l'expression,
23:24mais c'est les produits les plus vendus,
23:26l'eau et boissons,
23:27chez les distributeurs.
23:29Donc d'avoir un distributeur
23:30qui fait ce choix-là,
23:30qui aujourd'hui est beaucoup aussi
23:31sur des emballages en verre,
23:33réemployables,
23:34c'est tout le développement du réemploi
23:35qui est un gros axe pour la distribution
23:37et les industriels.
23:39C'est très important.
23:40Donc Biocop, Carrefour a aussi
23:41un plan de déplastification
23:42qui, à notre sens, va plus loin
23:44parce que pour l'instant,
23:45il n'attaque pas le secteur boisson,
23:46ce qui est important,
23:47mais ils ont attaqué plein d'autres secteurs.
23:49Donc il y a des choses
23:49au niveau de la distribution.
23:51Il y a des entreprises aussi
23:53qui se...
23:55Soit des startups
23:56qui sont dans des solutions alternatives,
23:57des matériaux alternatifs.
23:59Il y a le réemploi
24:00qui se met en place
24:02avec le programme Reuse
24:03qui est sous l'égide de Citeo,
24:06mais qui est un programme public
24:07avec des fonds dédiés.
24:08Et là, on revient
24:09à des bocaux,
24:10des bouteilles en verre
24:12qu'on va ramener
24:12et qui vont être
24:14lavés, re-remplis, etc.
24:15Il nous reste une minute.
24:17Un monde sans plastique,
24:18ce n'est pas possible ?
24:20Alors, pour l'instant,
24:21non.
24:23Et je ne sais pas
24:24si c'est souhaitable.
24:25En tout cas,
24:25ça a été possible avant,
24:26quand même.
24:27C'est-à-dire qu'il faut se remettre
24:28aussi dans l'histoire de l'humanité
24:29et dans les risques...
24:30Oui, c'est quand même un...
24:31Les usages sont tellement nombreux
24:35qu'on a du mal
24:36à s'imaginer
24:36le remplacer complètement.
24:39En fait, honnêtement,
24:41moi, je ne dis pas
24:41qu'il faut revenir
24:42à un monde sans plastique,
24:43mais si on se remet
24:43sur du temps long,
24:45c'est un matériau
24:45qui s'est développé
24:46à partir de 1950.
24:48Donc, en fait,
24:49il y a plein de gens vivants
24:50qui ont connu
24:51un monde sans plastique.
24:52Il faut aussi
24:52qu'on se rappelle ça
24:53et qui n'étaient pas
24:54si malheureux que ça.
24:55Bon, maintenant,
24:55aujourd'hui,
24:56en effet, il est partout.
24:57Il est dans nos vêtements.
24:5870% des textiles
24:59sont synthétiques.
25:00C'est du plastique.
25:01Donc, en fait,
25:02il faut voir là
25:03où on peut le réduire
25:05et c'est notamment
25:06les plastiques à usage unique,
25:07mais c'est aussi beaucoup
25:08les textiles synthétiques
25:09qui sont très nocifs.
25:10Merci beaucoup,
25:12Mme Papin.
25:12Et à bientôt
25:13sur Bsmart4Change.
25:15On passe au grand entretien
25:17de ce Smart Impact
25:18avec le DG de la Matmut
25:21tout de suite.
25:21C'est le grand entretien
25:28de ce Smart Impact 26 minutes
25:29avec une personnalité
25:31qui compte dans notre économie.
25:33Et je reçois Nicolas Gomart.
25:34Bonjour.
25:34Bonjour.
25:35Bienvenue.
25:35Vous êtes le directeur général
25:37de la Matmut
25:38Prêt pour l'impact.
25:39C'est le titre
25:40de cette chronique.
25:41Et en préparant l'émission,
25:42je me suis dit
25:43mais est-ce que finalement
25:44le secteur de l'assurance
25:45ce n'est pas le secteur
25:45d'activité
25:46qui le subit le plus,
25:49l'impact du changement climatique ?
25:50Alors je ne sais pas
25:51si c'est le secteur d'activité
25:52qui le subit le plus
25:52mais en tout cas
25:53le réchauffement climatique
25:55a un impact très fort
25:56pour notre activité.
25:57Ça c'est sûr.
25:58Pour notre profession.
25:58Indéniablement.
25:59Ça veut dire que vous l'avez
26:00intégré à votre stratégie
26:03depuis longtemps ?
26:05Oui.
26:06Alors on l'a intégré
26:06depuis longtemps.
26:07On l'intègre de plus en plus
26:09vu la recrudescence
26:10des événements climatiques
26:11qu'on observe déjà
26:12depuis un certain nombre d'années.
26:14Pour vous donner un chiffre
26:15ou deux chiffres en l'occurrence
26:17puisque entre 1989
26:19et 2019
26:20les événements climatiques
26:22en France
26:22c'est 2 milliards et demi
26:24d'euros par an
26:24en moyenne.
26:26Entre 2020 et 2050
26:27ça va passer
26:28à 5 milliards d'euros.
26:30Vous voyez
26:30c'est vraiment
26:30un choc assez fort
26:32et ça sans compter
26:34des années
26:34comme l'année 2022
26:35où le montant global
26:36a été de plus
26:37de 10 milliards d'euros.
26:39Donc ça
26:39c'est vraiment
26:40quelque chose
26:41qui est assez majeur
26:42et qui impacte directement
26:43notre secteur
26:44naturellement
26:44comme il impacte
26:45d'ailleurs au premier chef
26:47nos concitoyens
26:48dans des circonstances
26:49parfois qui sont
26:49très douloureuses.
26:51Deux tiers des maisons
26:52en France
26:52sont concernées
26:53potentiellement
26:54par des événements climatiques.
26:5610 000 communes
26:58plutôt
26:5910 millions
27:00d'habitations
27:01plutôt
27:01sont concernées
27:03par le risque
27:03vous savez
27:04de retrait
27:04conflement des argiles
27:06c'est-à-dire
27:06la fissuration
27:08des maisons
27:10dure à la sécheresse.
27:11Donc c'est
27:11un enjeu considérable
27:13en réalité.
27:13Effectivement
27:14et on va détailler
27:15à la fois
27:16les solutions
27:17comment vous l'intégrer
27:18à votre modèle économique
27:19quelles conséquences
27:19évidemment
27:20pour vos clients
27:21et puis aussi
27:22le fait que
27:22Matmut
27:23c'est dans son nom
27:24c'est un modèle
27:24d'entreprise mutualiste
27:26donc ça a évidemment
27:27du sens
27:28par rapport
27:28à votre stratégie
27:30mais alors justement
27:30chaque jour
27:32on demande
27:33à l'invité
27:34du grand entretien
27:35de poser une question
27:35à celui de la
27:36semaine suivante
27:37et c'était
27:38la semaine dernière
27:39Sabrina Pantier
27:39présidente
27:40d'USC Varna France
27:41qui était à votre place
27:43et qui a une question
27:44pour vous
27:44qui porte
27:45sur cet enjeu stratégique.
27:47Bonjour Nicolas
27:48alors j'ai une question
27:49dans un monde
27:50où tout change
27:52c'est-à-dire
27:52qu'on a des changements
27:53climatiques
27:53qui sont très forts
27:54des inondations
27:55des tremblements de terre
27:57des feux de forêt
27:59je me posais la question
28:00de savoir
28:01comment vous allez
28:02approcher
28:02les 20 prochaines années
28:05les 5 prochaines années
28:06par rapport
28:07à ces changements climatiques
28:08dans votre stratégie.
28:09Bon c'est vraiment
28:10la question générale
28:11à laquelle on va répondre
28:12pendant tout
28:13notre entretien
28:15mais je reprends
28:16la question
28:18de la temporalité
28:18dans 20 ans
28:19j'imagine
28:21que vous êtes là
28:22en tant que DG
28:23pour vous poser
28:23ces questions-là
28:24dans 20 ans
28:25comment vous imaginez
28:26ce secteur
28:27de l'assurance
28:28est-ce qu'il pourra
28:28couvrir aussi bien
28:30les risques
28:31qu'aujourd'hui ?
28:33La condition
28:34pour qu'il puisse
28:35le faire
28:35c'est de mettre
28:36en oeuvre
28:36collectivement
28:37un certain nombre
28:38de choses
28:38en premier lieu
28:39la prévention
28:39la prévention
28:41c'est un mot
28:42qu'on évoque souvent
28:43qui est parfois
28:44un peu galvaudé
28:45mais qui en réalité
28:46est efficace
28:48c'est un sujet
28:49pour notre maison
28:50en tant qu'assureur
28:51la MEDMUT
28:52c'est un sujet
28:52pour l'ensemble
28:53de la profession
28:53c'est d'ailleurs
28:54un sujet
28:55pour tout le monde
28:55pour l'ensemble
28:56des parties prenantes
28:57et cette prévention
28:59elle est efficace
29:00quand on voit
29:01alors je vais vous citer
29:02un exemple
29:03la MEDMUT
29:03on a mis en place
29:04un système
29:05un dispositif
29:06qui annonce
29:07aux assurés
29:08l'imminence
29:09d'une grêle
29:11d'un orage
29:12des événements violents
29:13non pas au niveau
29:15du département
29:15puisque ça c'est déjà fait
29:16par Météo France
29:17mais au niveau
29:18de chaque commune
29:19et bien
29:20depuis qu'on a mis en place
29:21ce système
29:22on observe une baisse
29:23de 15 à 20%
29:25d'impact
29:26en matière
29:27de coûts financiers
29:30et de dégâts
29:31sur le secteur
29:33en question
29:34ça marche
29:34on reçoit un texto
29:35on reçoit un texto
29:36exactement
29:37et donc les gens
29:38prennent des dispositions
29:39par exemple
29:40ils mettent à l'abri
29:42leur véhicule
29:43ou ils mettent même
29:44des bâches
29:46sur leur véhicule
29:46protégées de la grêle
29:47qui est un vrai souci
29:48la grêle
29:49ou alors
29:50ils mettent en place
29:51pour certains d'entre eux
29:53ce qu'on appelle
29:53des bâtardos
29:54c'est-à-dire des systèmes
29:55qui permettent
29:56de limiter
29:57les inondations
29:58au sein des habitations
29:59donc
29:59la prévention
30:01ça marche
30:01la prévention
30:02il faut développer ça
30:03et d'ailleurs
30:04ça passe
30:05notamment par ces mesures
30:06telles que je viens
30:08de les évoquer
30:09mais également aussi
30:10par
30:11l'analyse en amont
30:12de la vulnérabilité
30:14des habitats
30:14nous sommes actuellement
30:15dans une expérimentation
30:16avec l'adréal
30:17en Normandie
30:18qui vise à
30:18proposer
30:20à plusieurs centaines
30:20de nous assurer
30:21un diagnostic gratuit
30:22de la vulnérabilité
30:25de leur habitation
30:26face à ces événements-là
30:27et
30:28dès aujourd'hui
30:29on propose à nos sociétaires
30:30qui sont très nombreux
30:31plusieurs millions
30:32on leur propose
30:32un diagnostic
30:33sur internet
30:34sur les risques
30:35associés
30:36à la situation
30:37de leur maison
30:38donc
30:38il y a plein
30:40de choses possibles
30:41simplement
30:42il faut que tout le monde
30:43s'en saisisse
30:45oui
30:45parce que
30:46je vais m'appuyer
30:47sur une citation
30:48où vous parliez déjà
30:49de cette notion
30:50de prévention
30:51en disant
30:51qu'elle fait partie
30:52la prévention
30:53fait partie
30:54de la chaîne de valeur
30:54du métier d'assureur
30:56tout comme en matière
30:56environnementale
30:57le meilleur déchet
30:58et celui
30:59qu'on ne produit pas
30:59la meilleure gestion
31:00de sinistre
31:01c'est ce que vous venez
31:01de décrire
31:02consiste à éviter
31:03qu'ils ne surviennent
31:04sauf que ça ne dépend
31:05pas que de vous
31:06non
31:07absolument
31:07il faut que l'état
31:08il faut que les pouvoirs publics
31:09les collectivités locales
31:10vous suivent
31:11absolument
31:12le sujet
31:13le sujet
31:13de la transition climatique
31:14du réchauffement climatique
31:15c'est un sujet
31:16qui ne pourra être
31:17traité
31:18que par l'ensemble
31:19des parties prenantes
31:20vous avez raison
31:21les assureurs
31:22naturellement
31:22je l'évoquais
31:23mais aussi l'état
31:23mais pas seulement l'état
31:25l'éco-utilité locale
31:26d'ailleurs à ce sujet
31:27moi je suis
31:28assez admiratif
31:29de ce qu'une ville
31:30comme Cannes
31:31a pu faire
31:31en matière d'aménagement
31:32de ces
31:33vous savez
31:34ces lits de rivières
31:35etc.
31:36pour éviter
31:37les événements dramatiques
31:39qu'a connus cette ville
31:40en 2015
31:40et aujourd'hui
31:42face à des pluies
31:43diluviennes
31:44de même nature
31:44l'agglomération
31:46de Cannes
31:47est beaucoup mieux armée
31:48pour résister à ça
31:49donc il y a
31:49une vraie amélioration
31:51c'est de l'argent public
31:52bien utilisé
31:53oui je le pense
31:54parce que ce qu'on investit là
31:56c'est des coûts
31:57beaucoup plus importants
31:59en cas de catastrophe
31:59vous avez tout à fait raison
32:00autre partie prenante
32:03qui est concernée
32:03le secteur du bâtiment
32:04avec le respect
32:06de normes de construction
32:07qui permettent
32:09justement
32:09d'éviter
32:10ces problématiques
32:11de fissuration
32:12qu'on évoquait tout à l'heure
32:13et en dernier lieu
32:14naturellement
32:14nos concitoyens
32:16et je pense que
32:17vous savez
32:18dans ces questions là
32:20il y a une notion
32:21de responsabilisation
32:23des acteurs
32:23je pense que ça
32:24c'est très important
32:25et nos concitoyens
32:27de toute façon
32:27ils sont incités
32:29à le faire
32:29ils veulent le faire
32:30c'est jamais agréable
32:31d'être dans une situation
32:32comme ça
32:32donc ils prennent les mesures
32:33assez spontanément
32:34pour protéger
32:35leurs biens
32:36donc si tout le monde
32:37se met ensemble
32:39pour aborder ce sujet là
32:41je pense
32:41qu'on peut y arriver
32:42et donc le modèle
32:44d'assurance
32:45finalement
32:45pourra
32:46effectivement
32:48perdurer
32:49avec donc
32:50cette dimension
32:51qui est très importante
32:52vous n'êtes pas
32:53le seul assureur mutualiste
32:54il y en a beaucoup d'autres
32:55mais vous êtes
32:56un acteur mutualiste
32:57déjà on peut rappeler
32:59en quelques mots
32:59ce que ça signifie
33:00ça signifie
33:01une gouvernance particulière
33:03pas de dividende
33:04pas d'actionnaire
33:05enfin on peut le dire
33:05oui c'est ça
33:06le principe d'une mutuelle
33:07c'est qu'un certain nombre
33:08de personnes
33:09se mettent en commun
33:10pour faire en sorte
33:12que si un aléa quelconque
33:15un accident arrive
33:17à l'un d'entre eux
33:18et bien la communauté
33:19prend en charge
33:20le coût associé
33:21à cet accident
33:22donc ça c'est le principe général
33:24et donc la gouvernance
33:25d'une mutuelle
33:26elle en découle
33:28c'est à dire que ce sont
33:29les sociétaires
33:30on appelle nos clients
33:31les sociétaires
33:31qui déterminent
33:34précisément
33:34qui va diriger
33:35la mutuelle
33:35il n'y a pas
33:36d'actionnaire extérieur
33:37tout est
33:38et de fait
33:40comme ces sociétaires
33:41sont eux-mêmes
33:42les propriétaires
33:43de la mutuelle
33:43il n'y a pas non plus
33:44de dividende
33:45et ça
33:46ça a un certain nombre
33:47de conséquences
33:47qui sont très importantes
33:49dans la façon
33:49de gérer ces entreprises
33:50est-ce que ça vous permet
33:51d'être
33:52plus ambitieux
33:55justement pour
33:56proposer
33:59des produits
34:00qui
34:01alors à la fois
34:02sur l'aspect environnemental
34:03mais peut-être aussi
34:03sur l'aspect social
34:04ou sociétal
34:05protègent
34:06les plus démunis
34:08ou les plus fragiles
34:09de vos clients
34:10de vos sociétaires
34:10non seulement ça nous permet
34:12mais d'une certaine façon
34:13ça nous oblige
34:13oui
34:14vous avez raison
34:17de le mentionner
34:17dès l'origine
34:18et c'est vrai en particulier
34:19pour la METMUT
34:20il y a dans notre ADN
34:22un certain nombre de valeurs
34:23qui correspondent
34:25à ce que vous dites
34:25la solidarité
34:26mais également
34:27parce qu'il n'y a pas
34:28de solidarité
34:29sans esprit de responsabilité
34:30l'esprit de responsabilité
34:32d'où cette idée
34:33de prévention etc
34:33et puis s'agissant
34:35spécifiquement
34:36de la METMUT
34:36on a toujours cultivé
34:37une forme de proximité
34:39d'accessibilité
34:40pour nos sociétaires
34:41qui se traduit
34:42notamment dans notre communication
34:43mais également
34:44sur le fait
34:44qu'on a un réseau
34:45très dense
34:46sur le territoire
34:46d'agences physiques
34:48qui sont au plus proche
34:49de nous assurer
34:49et donc cette logique
34:50mutualiste
34:51elle est
34:52elle nous pousse
34:54à être très vigilant
34:55sur le fait
34:56que nos concitoyens
35:00donc nos sociétaires
35:01peuvent avoir accès
35:02à l'assurance
35:03à tout moment
35:03y compris
35:04quand on est face
35:06à ce type
35:07de dérèglement
35:08comme celui
35:08qu'on observe
35:09donc faire en sorte
35:10que personne
35:11ne l'est laissé
35:12sur le bord du chemin
35:12mais ça veut dire
35:13être rentable
35:14quand même
35:14il n'y a pas
35:15de contradiction
35:16en contraire
35:18ça c'est
35:19effectivement
35:20quelque chose
35:21qu'il faut
35:22réaffirmer
35:23c'est à dire
35:24que
35:25c'est pas parce
35:26qu'on est une entreprise
35:26mutualiste
35:27qu'on ne doit pas
35:27également dégager
35:28des résultats
35:29pour assurer
35:30la pérennité
35:31de l'entreprise
35:31pour faire en sorte
35:33que
35:33les intérêts
35:35de nos assurés
35:35soient préservés
35:36c'est à dire
35:36qu'on garantisse
35:37la solvabilité
35:38de l'entreprise
35:38donc
35:39là
35:40est-ce qu'il peut
35:41nous différencier
35:41d'une entreprise
35:42capitaliste
35:43c'est que
35:43nos objectifs
35:45en matière
35:45de résultats
35:47sont peut-être
35:47un petit peu
35:48si on les mesure
35:48par rapport
35:49à nos fonds propres
35:50sont peut-être
35:50un petit peu
35:50en dessous
35:51d'une entreprise
35:51capitaliste
35:52qu'il ne faut pas
35:52rémunérer
35:53d'actionnaires
35:53mais néanmoins
35:54il faut qu'on
35:55dégage des résultats
35:56c'est très important
35:57alors on a trouvé
35:59en préparant
36:00l'émission
36:00ces chiffres
36:01sur les catastrophes
36:02naturelles
36:02majeures
36:03et on remonte
36:04ce sont des stats
36:05qui remontent
36:05européennes
36:06qui remontent
36:06à 1900
36:07début du 20ème siècle
36:09depuis 1900
36:09la France a enregistré
36:11de catastrophes naturelles
36:12majeures
36:1314% des événements
36:14les plus graves
36:15en Europe
36:15on est malheureusement
36:17le premier pays
36:18européen
36:19on devance légèrement
36:20l'Italie
36:21qui est à 171 événements
36:23alors est-ce que
36:24je me suis appuyé
36:26là-dessus
36:26parce que là
36:26on est sur du temps long
36:27et si on regarde
36:28le temps plus court
36:30vous nous avez donné
36:30les chiffres tout à l'heure
36:31où on est vraiment
36:32et ça vous le ressentez vous
36:33par les indemnisations
36:35on est en pleine inflation
36:36oui
36:37et on est en point d'inflexion
36:39ça veut dire quoi
36:40ça veut dire que
36:41c'est ce que je disais tout à l'heure
36:42c'est-à-dire qu'on a une accélération
36:43nette de ce phénomène
36:45là depuis quelques années
36:46qui se traduit
36:47en particulier
36:48sur la sécheresse
36:49où on a eu
36:50sur ces dix dernières années
36:51on a dû avoir
36:52six ou sept années
36:53avec des périodes
36:54de sécheresse graves
36:55ce qui n'était pas du tout
36:56le cas dans le passé
36:57donc on a effectivement
36:58une accélération
36:59du mouvement
37:00et donc
37:01il faut qu'on soit
37:02très vigilant
37:03entre nous
37:04et en particulier
37:04en tant que mutualiste
37:06au fait que cette accélération
37:08ne se traduit pas
37:08par une forme de retrait
37:11des assureurs
37:12de certains territoires
37:13alors voilà
37:13c'est la question
37:14j'en venais à cette question-là
37:16vous l'avez devancée
37:17parce que
37:18c'est déjà la réalité aujourd'hui
37:20c'est-à-dire qu'il y a
37:20certains biens
37:21ou certaines communes
37:23qui vont avoir du mal
37:24à s'assurer
37:24contre certains risques
37:25certaines entreprises
37:26quand un quartier
37:28a été inondé
37:29je vais vous dire
37:30six fois
37:32en une décennie
37:33est-ce qu'on peut encore
37:34l'assurer
37:34est-ce que ça a du sens
37:35de l'assurer
37:36alors
37:36aujourd'hui
37:38et d'ailleurs
37:39il y a une étude récente
37:40qui a été faite
37:42par les pouvoirs publics
37:44il n'y a pas
37:44véritablement de problème
37:45d'assurabilité
37:47en France
37:47c'est-à-dire qu'il y a
37:48à peu près
37:48moins de 1%
37:50des communes
37:50où on observe
37:52une certaine tension
37:53sur l'offre d'assurance
37:56ça ne veut pas dire
37:57qu'il n'y en a pas
37:57mais c'est-à-dire
37:58qu'il y en a
37:58moins qu'ailleurs
38:00donc
38:00le sujet
38:02il n'est pas d'actualité
38:03à très court terme
38:04mais il pourrait le devenir
38:05donc ça
38:06c'est la raison
38:07pour laquelle
38:08il faut que
38:08tout le monde
38:09se mobilise
38:09et ce qui est très bien
38:11c'est que
38:11le dialogue
38:12avec les pouvoirs publics
38:13dans ce domaine
38:14est assez fructueux
38:16ça se passe assez bien
38:17pour justement
38:18évidemment favoriser
38:19la prévention
38:20mais également
38:20mettre en place
38:21un certain mécanisme
38:22plus technique
38:23autour de régimes
38:25de gestion
38:26des catastrophes naturelles
38:27qui permettront
38:28aussi le maintien
38:29de cette assurabilité
38:31oui parce que ça dépend
38:32effectivement
38:32de l'état
38:34de catastrophe naturelle
38:35qui est décidé
38:36par les pouvoirs publics
38:39et qui repose
38:41sur ce qu'on appelle
38:41le fonds barnier
38:42en partie
38:44sur le fonds barnier
38:44le fonds barnier
38:45c'est un des éléments
38:46du régime
38:47mais je ne vais pas rentrer
38:48non on ne va pas rentrer
38:49mais en fait
38:50la question étant
38:52de
38:53cette impression
38:56peut-être que je me trompe
38:57mais que
38:58ces fonds
38:59ils sont mangés
38:59de plus en plus tôt
39:00dans l'année
39:01vous voyez ce que je veux dire
39:01et que donc
39:02ça coûte de plus en plus cher
39:03à l'état
39:03est-ce que c'est vrai
39:04ou non ?
39:05alors
39:05il a été nécessaire
39:07et c'était le cas
39:08en début de l'année 2025
39:09d'augmenter
39:11la prime
39:13la part de la prime
39:14des contrats d'assurance
39:15qui servaient à financer
39:16ce dispositif
39:18il y a eu une augmentation
39:20qui était nécessaire
39:21et qui a eu lieu
39:22et qui permet
39:24qui permet
39:24à l'organisme
39:26qui est en charge
39:26de la gestion
39:27de ce régime
39:27d'être suffisamment financé
39:29mais on voit bien
39:30que ce phénomène
39:32au-delà de tout
39:33ce que je pouvais évoquer
39:33en termes de prévention
39:35se traduit également
39:36par un besoin
39:37de financement accru
39:37mais c'est le prix à payer
39:39dès lors qu'il est réparti
39:41sur l'ensemble
39:41de la population
39:42et qu'il y a un maximum
39:43de solidarité
39:44en fait
39:44c'est le prix à payer
39:46pour que tous nos
39:47co-citoyens
39:47puissent avoir accès
39:48à l'assurance
39:49quand on fait le bilan
39:50des déclarations
39:51de catastrophes naturelles
39:53depuis les années 80
39:54c'est les inondations
39:56qui de très loin
39:57dominent
39:58je crois que c'est
39:58plus de 60%
39:59je reviens à la question
40:01que je posais tout à l'heure
40:01c'est-à-dire que parfois
40:02il faut trouver
40:03alors c'est pas forcément
40:04votre travail
40:06ça peut être celui
40:06du maire
40:08ou des collectivités locales
40:09mais il faut convaincre
40:11des habitants
40:11de quitter leur maison
40:12de quitter
40:13finalement
40:15ce qui est leur bien
40:16principal
40:17c'est effectivement
40:18quelque chose
40:19qui est
40:20tragique
40:21pour beaucoup de gens
40:22et c'est très douloureux
40:24il est vrai que
40:25dans un certain nombre
40:26de cas
40:26heureusement très réduit
40:28je pense notamment
40:29quand on est près
40:30des côtes
40:31très près de la mer
40:33ou bien
40:34près de rivières
40:35qui sont très très
40:36fréquemment encrues
40:38là il n'y a pas
40:39d'autre choix
40:40que probablement
40:41de quitter sa maison
40:43et c'est là
40:43où il y a des dispositifs
40:44qui existent
40:45comme le fond Barnier
40:45qui sont là
40:46pour aider
40:47les personnes en question
40:50à se reloger
40:51et est-ce que
40:52leur maison
40:53est quand même
40:53une valeur
40:55qui puisse la vendre
40:57ou en tout cas
40:58qui puisse la revendre
41:00à ce fond
41:01c'est ça
41:01je voudrais que
41:03vous l'avez évoqué
41:05le retrait gonflement
41:05des argiles
41:06parce que
41:07le phénomène
41:09à quel point
41:10le phénomène
41:10s'accélère
41:12c'est-à-dire que
41:12combien vous aviez
41:13de dossiers
41:14il y a 10 ans
41:15et combien vous en avez
41:16aujourd'hui
41:16c'est pas une colle
41:18mais pour prendre conscience
41:19du phénomène
41:20c'est
41:22depuis
41:22je dirais
41:25une dizaine d'années
41:26vous savez
41:27on a un suivi
41:29on a ce qu'on appelle
41:30les provisions
41:30c'est-à-dire
41:31ce qu'on met de côté
41:31pour faire face
41:32au sinistre climatique
41:33c'est l'essentiel
41:35de l'augmentation
41:36de nos provisions
41:37cet aspect
41:38en pourcentage
41:39ça représente
41:40plus de la moitié
41:41de l'augmentation
41:42des provisions
41:43liée à ce phénomène
41:44de retrait
41:45gonflement des argiles
41:45ça concerne
41:46la quasi-totalité
41:47du territoire
41:48les seules régions
41:49qui sont épargnées
41:50c'est la Bretagne
41:51et le massif central
41:54parce que c'est
41:54granitique
41:55en revanche
41:57le reste du territoire
41:59est concerné
41:5910 millions d'habitations
42:01forcément
42:02c'est
42:03alors juste
42:03pour vous donner
42:04un chiffre
42:05un pavillon
42:06une maison habituelle
42:07c'est une prime
42:08d'assurance
42:08habitation
42:094-500 euros par an
42:11une réparation complète
42:13une maison
42:14avec reprise
42:15en sous-oeuvre
42:16etc
42:16c'est
42:1780 000 euros
42:18donc il faut
42:18beaucoup
42:19de primes
42:22d'assurance
42:22pour compenser
42:23ce coût là
42:24et donc
42:25on en revient
42:26au modèle
42:27c'est-à-dire
42:27le modèle lui-même
42:28de l'assurance
42:28il est
42:29challengé
42:30par l'anglicisme
42:31par ce constat
42:33mais ce qu'on observe
42:34c'est que
42:35encore une fois
42:35on n'est pas désarmé
42:38ça s'inscrit
42:39quand même
42:39malgré tout
42:40dans le temps long
42:40que
42:41le sujet
42:43que pour toutes
42:44les nouvelles habitations
42:45pourront faire face à ça
42:47il y a d'autres techniques
42:48de réparation
42:49que celles que j'évoquais
42:50qui sont très coûteuses
42:51qui sont également valables
42:52enfin
42:52l'imagination est au pouvoir
42:54et moi je suis très optimiste
42:55soyons optimistes
42:57c'est l'un des mantras
42:58de cette émission
42:59absolument
43:00mais avec quand même
43:01là où ce thème est passionnant
43:03c'est que je trouve
43:04il y a la dimension économique
43:05puis il y a une dimension
43:06sociétale
43:07du lien entre
43:08les voisins
43:09les habitants
43:10dans le même quartier
43:10parfois
43:11à quelques dizaines
43:12de mètres près
43:13on va être couvert
43:15les travaux dont vous parlez
43:16vont être pris en charge
43:17par l'assurance
43:18ou pas
43:18et ça c'est parfois
43:20moi je l'ai vécu
43:20avec des amis
43:21c'est parfois très difficile
43:22il la comprend
43:22et ça crée de la conflictualité
43:25chez les voisins
43:26c'est un enjeu
43:28et qu'il faut
43:28effectivement
43:29essayer de minimiser
43:31au maximum
43:31dans l'accompagnement
43:34des gens
43:34et ça
43:35nous on est
43:37très très sensibles
43:37à ça
43:38on a un dispositif
43:39de fonds de solidarité
43:40à la Matmut
43:41qui permet de prendre en charge
43:43quand les gens
43:44sont dans des situations
43:44financières extrêmement
43:46délicates
43:47de les aider
43:48précisément
43:48à trouver
43:50un logement différent
43:50etc
43:51contre certaines réalités
43:54on ne peut rien
43:54quand la mer augmente
43:56de 1 ou 3 mètres par an
43:58dans certaines communes
44:00à un moment
44:01c'est inéluctable
44:02ce qu'il faut
44:03c'est
44:04alors heureusement
44:05encore une fois
44:05c'est quand même
44:06extrêmement limité
44:07en nombre
44:08mais l'idée
44:10c'est d'accompagner
44:10au mieux
44:11ces évolutions
44:12et faire en sorte
44:12d'avec l'humanité
44:13d'accompagner ces gens
44:15mais alors
44:15je ne vais pas cibler
44:17la Matmut en disant ça
44:18mais le jeu de l'assureur
44:19ça peut être parfois
44:20de dire
44:20ah bah non
44:20vous rentrez pas
44:21dans la case
44:22en retrait
44:23gonflement des argiles
44:24donc vous n'êtes pas
44:24couvert
44:26donc on ne va pas
44:26payer vos travaux
44:27quoi
44:28oui bien sûr
44:29on peut le voir
44:30comme ça
44:30mais en même temps
44:31vous savez
44:31on est dans un métier
44:33où on n'a pas envie
44:34de réduire notre activité
44:35non plus
44:36donc
44:37on a besoin
44:39de développer
44:39nos portefeuilles
44:40on a besoin
44:41de développer
44:41notre activité
44:42c'est important
44:42et donc
44:43c'est pour ça
44:45que je pense
44:45que
44:46ce risque
44:48qui est parfois
44:49mis en avant
44:49par un certain nombre
44:50d'observateurs
44:52de retrait
44:53des assureurs
44:53de certaines zones
44:54à mon avis
44:55il est assez exagéré
44:56d'accord
44:57je vois qu'il nous reste
44:59plus de 6 minutes
44:59qu'on parle de ce plan stratégique
45:01que vous avez mis en place
45:02objectif impact
45:03on est au coeur
45:04du titre
45:06de cette rubrique
45:07pour la période
45:07qu'on est en train de vivre
45:082024-2026
45:09donc c'est l'idée
45:10de réduire
45:12votre impact
45:14en termes
45:15d'émissions
45:16de gaz à effet de serre
45:17de consommation
45:18de diversité
45:19vous savez nous
45:19l'impact
45:21la durabilité
45:21c'est au coeur
45:22de nos préoccupations
45:23à la Matemille
45:24depuis très longtemps
45:24et c'est vrai
45:26que dans ce plan stratégique
45:27c'est pour ça
45:27qu'on l'a appelé
45:28on l'a appelé ainsi
45:29on a comme dans tout
45:30le plan stratégique
45:31un certain nombre d'actions
45:32qui concernent le développement
45:32de l'entreprise
45:33de la diversification
45:34etc
45:34mais on a souhaité
45:35mettre au coeur
45:37de l'ensemble
45:38des projets
45:38de métiers d'entreprise
45:39une dimension de durabilité
45:41et donc c'est l'un des thèmes
45:42transversaux de notre plan
45:43du côté de l'intelligence artificielle
45:45en particulier
45:46et l'idée
45:46c'est de
45:47faire en sorte
45:48que chaque projet
45:50d'entreprise
45:50soit noté
45:51sur une grille
45:52qui mesure
45:53son caractère
45:55plus ou moins
45:56favorable
45:57à la durabilité
45:58donc c'est vraiment ça
46:00et donc
46:00on peut prendre un exemple
46:01de choix que vous faites
46:02qui justement
46:04vont dans ce sens-là
46:04typiquement
46:05ce qu'on a mis en place
46:07récemment
46:08c'est un schéma
46:09par lequel
46:10on diminue
46:11on offre une décote
46:12sur les tarifs d'assurance auto
46:14pour nos sociétaires
46:16qui acceptent
46:16d'avoir recours
46:17à des pièces de réemploi
46:19donc des pièces
46:19d'occasion
46:20ça c'est un exemple
46:22il y a tout
46:24le sujet
46:24on travaille
46:25à mettre en place
46:26quelque chose de similaire
46:27sur la partie habitation
46:28sur
46:29donc
46:30on essaye
46:31comme ça
46:31dans un certain nombre
46:33de dispositifs
46:34de faire en sorte
46:35que
46:36nos actions
46:38métiers
46:38d'assureur
46:39ou de développement
46:40soient
46:41en faveur
46:43de la durabilité
46:44mais ce qui est vrai
46:44on parle du climatique
46:46beaucoup
46:46mais c'est vrai également
46:47sur la partie santé
46:48parce qu'on a une activité
46:49de mutuelle santé
46:50et moi je pense
46:51en particulier
46:51que la prévention
46:52là aussi
46:53est une des clés
46:54de solution
46:55du financement
46:57de notre protection sociale
46:58on a un schéma
46:59qui consiste
47:00à proposer
47:01à des chefs d'entreprise
47:02des bilans de santé complets
47:05notamment
47:06parce qu'on considère
47:07qu'il y a un vrai risque
47:08qui est peu documenté
47:10aujourd'hui
47:10enfin qui est peu
47:11mis en avant
47:11pour les entrepreneurs
47:13de burn-out
47:14de santé mentale
47:16et donc
47:16on accompagne
47:17dans notre politique
47:20vis-à-vis
47:20de ces populations
47:21là
47:22on met en place
47:24ce genre d'accompagnement
47:26Vous avez mis en place
47:27un observatoire
47:28de la durabilité
47:30avec OpinionWay
47:31ça vous permet quoi
47:33de sentir
47:34les évolutions
47:35de notre politique ?
47:37Oui c'est ça
47:37ça nous permet
47:38c'est effectivement
47:39un observatoire
47:40qui consiste à faire
47:41des enquêtes
47:42tous les deux ans
47:42près d'un panel
47:43de citoyens
47:45de chefs d'entreprise
47:48d'experts
47:49etc
47:49et ça nous permet
47:50de sentir
47:50les tendances
47:51dans le domaine
47:52de la durabilité
47:53de l'impact
47:54etc
47:54et d'ajuster
47:56aussi
47:56nos actions
47:58conséquences
47:58Et alors
47:59qu'est-ce qui
48:00ressortait
48:00aujourd'hui
48:01ce qui ressort
48:03c'est que
48:03c'est un sujet
48:04qui préoccupe
48:05tout le monde
48:05mais que
48:06beaucoup de gens
48:06considèrent que
48:07c'est l'autre partie
48:08de son occupé
48:08donc
48:11avec quand même
48:13néanmoins
48:13des enseignements
48:14un peu plus spécifiques
48:15du type
48:17finalement
48:18c'est pas nécessairement
48:19les populations
48:20les plus jeunes
48:20qui sont les plus
48:21préoccupées
48:22par le sujet
48:23que
48:24les Français
48:25où on pourrait penser
48:26qu'ils mettent
48:27l'État
48:28et les entreprises
48:30en avant
48:31comme les premiers
48:31devant gérer
48:32ce genre de sujet
48:33en l'occurrence
48:34c'est bien sûr
48:34l'État
48:35ce qui ne surprendra
48:36personne
48:36mais c'est également
48:37les Français eux-mêmes
48:38avant les entreprises
48:39donc il y a des choses
48:40comme ça
48:40bon il faut
48:42il y a beaucoup de choses
48:44qui sont des choses
48:44qu'on peut
48:45pressentir
48:46en première analyse
48:47et puis d'autres choses
48:48un peu plus précises
48:49qui peuvent nous être utiles
48:50si on évalue
48:52l'empreinte
48:54on va simplifier
48:54l'empreinte carbone
48:56de la Matmut
48:57évidemment
48:58le levier le plus important
49:00c'est celui des sociétaires
49:01c'est-à-dire
49:02c'est les solutions
49:02que vous proposez
49:03pour que vos sociétaires
49:05ce que vous disiez
49:06sur la voiture
49:06ou l'habitation
49:07etc.
49:08mais sur votre
49:09ce qu'on appelle
49:10le scope 1
49:10c'est-à-dire
49:11vos émissions directes
49:12qu'est-ce que vous avez mis en place
49:13nous on a fait beaucoup de choses
49:15puisqu'on a une empreinte immobilière
49:17qui est réelle
49:17puisqu'on a
49:18480 agences
49:19réparti sur les territoires
49:21plusieurs sites
49:23etc.
49:23et donc on a
49:24assez tôt
49:26dès le début des années 2010
49:28mis en place
49:29une politique de réduction
49:30des émissions
49:32de gaz à effet de serre
49:34qui s'est traduite
49:36d'ores et déjà
49:36par une baisse
49:37de près de 30%
49:38de nos émissions
49:39par l'utilisation
49:41d'énergie renouvelable
49:44par la réduction
49:46de la consommation
49:46l'utilisation moindre
49:48enfin ce genre de choses
49:49de l'utilisation moindre
49:51de lumière
49:52etc.
49:53sur nos devantures
49:55on a
49:55oui on est
49:56on est clairement engagé
49:58aussi dans la moindre
49:58utilisation du plastique
50:00on a d'ailleurs
50:01un partenariat
50:01avec un acteur
50:02assez connu
50:03sur le sujet
50:04c'est un peu
50:05multiforme
50:06en réalité
50:08mais c'est
50:09c'est vraiment
50:10là aussi
50:10au coeur de nos préoccupations
50:12est-ce que
50:12et on va terminer là-dessus
50:13c'est un argument
50:15pour recruter
50:15recruter
50:16est-ce que
50:17vous sentez ça
50:19ou pas du tout ?
50:21oui ça l'est
50:21ça l'est
50:22ça l'est toujours
50:23ça l'est toujours
50:24on a
50:26d'ailleurs
50:26on a
50:27récemment
50:28lancé
50:29une marque employer
50:30qui s'appelle
50:30pas juste un métier
50:31c'est ça notre slogan
50:33justement pour exprimer
50:34le fait qu'au-delà
50:35des métiers d'assurance
50:36au demeurant
50:36très intéressant
50:37je précise
50:38au passage
50:40contrairement aux idées reçues
50:41qu'on propose
50:43aux gens
50:44aux potentiels candidats
50:46on leur offre également
50:48cette idée
50:49qu'en rentrant chez nous
50:50à la Matmut
50:50ils vont participer
50:51à un certain nombre
50:52d'engagements
50:52qui sont en faveur
50:55de cette durabilité
50:56durabilité
50:57de l'environnement
50:59de faire en sorte
51:00qu'on ait un impact positif
51:01que ce soit
51:02dans
51:03ces sujets environnementaux
51:04mais également
51:05sur les sujets
51:06de santé
51:06également en matière
51:08d'inclusion
51:08donc oui
51:09je pense que ça participe
51:10c'est un des éléments
51:11c'est pas le seul
51:12mais ça participe
51:14à l'attractivité
51:14de notre entreprise
51:15et au fait aussi
51:16qu'on arrive à fidéliser
51:18un certain nombre
51:19de nos collaborateurs
51:20parce qu'il y a
51:20les deux aspects
51:21évidemment
51:22merci beaucoup
51:23merci beaucoup
51:24Nicolas Agomar
51:24et à bientôt
51:25sur Be Smart for Change
51:26on passe tout de suite
51:27à notre rubrique
51:28Smart Ideas
51:29Smart Ideas
51:36c'est notre rubrique
51:37consacrée aux start-up
51:38éco-responsables
51:39j'accueille Henri Grolot
51:40bonjour
51:40bonjour Thomas
51:41bienvenue
51:42vous êtes le co-fondateur
51:43de Néopulse
51:45vous l'avez créé en 2019
51:46vous êtes avec Charlotte Grégoire
51:48et avec quelle idée
51:49c'est quoi Néopulse
51:49alors Néopulse
51:51c'est une gamme
51:52d'hygiène bucodentaire
51:53une nouvelle gamme
51:53d'hygiène bucodentaire
51:54en France depuis 2019
51:55et le but en fait
51:57c'était d'avoir
51:58de remettre
51:59dans
52:00au centre de la santé
52:01dentaire familiale
52:03tous ces produits
52:04qu'on utilise depuis longtemps
52:06mais revisiter tout ça
52:07en profondeur
52:08et de se concentrer
52:09vraiment sur l'efficacité
52:10l'ergonomie
52:11et pouvoir toucher
52:13tous les pans
52:14et revoir tous les pans
52:15de cette hygiène bucodentaire
52:17qu'est-ce qu'elles ont
52:17de particulier
52:18vos brosses à dents
52:19en quoi elles sont différentes
52:20de celles
52:21qu'on peut utiliser
52:22classiquement
52:23voilà on va plus loin
52:24que ce que fait la concurrence
52:26parce qu'on a retiré
52:27tout ce qui était futile
52:28et on s'est concentré
52:29sur la douceur
52:30surtout pour les gens
52:31préserver les gencives
52:32l'efficacité
52:33avoir des brindes
52:36sur des têtes de brosse
52:37qui soient
52:38donc d'un côté souple
52:39et une petite tête de brosse
52:40et puis
52:41surtout avoir
52:43de l'autonomie
52:43beaucoup de réglages
52:44quelque chose de confortable
52:45et qui s'adapte vraiment
52:46à tout le monde
52:47avec une technologie
52:48qui est la technologie
52:48sonique
52:49c'est ça
52:49alors c'est quoi
52:50la technologie sonique
52:51comment vous allez
52:53brosser mes dents
52:54la technologie sonique
52:56c'est simplement
52:57des vibrations
52:57on va faire vibrer
52:58la tête de brosse
52:59de droite à gauche
53:00ou de haut en bas
53:00selon comment on la met
53:01et ça va nous permettre
53:03d'avoir un brin
53:05qui va faire
53:05des vibrations
53:07à droite à gauche
53:08et qui va permettre
53:08de gratter
53:09cette plaque dentaire
53:10qu'on va essayer
53:10d'aller chercher
53:11partout dans la bouche
53:12vous avez des gammes
53:14pour les plus petits
53:15néo-kids
53:16néo-baby
53:16cette technologie
53:18elle s'adapte
53:18à toutes les dentitions
53:20même les plus fragiles
53:22des petits
53:22en quelque sorte
53:23c'est ça
53:23alors ce qu'il faut voir
53:25c'est que
53:25pour les bébés
53:27on a démarré
53:28une brosse à dents
53:28d'un néo-baby
53:29et cette brosse à dents
53:31elle n'est pas sonique
53:32elle est à vibration
53:32parce que là
53:33on va plus être plus
53:34sur une brosse à dents
53:34manuelle à vibration
53:35et à partir des enfants
53:37on va pouvoir partir
53:39sur 30 000
53:39à 35 000 vibrations
53:40par minute
53:41et chez l'adulte
53:42on va aller jusqu'à
53:4350 000 vibrations
53:44par minute
53:45donc vous adaptez
53:46exactement
53:46pour pouvoir
53:47voilà
53:47et ce qui va après changer
53:48c'est surtout
53:49la taille du produit
53:50et puis l'ergonomie
53:53et puis derrière
53:54on va aller plus loin aussi
53:55sur tout ce qui est
53:56recharge
53:57on a retiré complètement
53:59les socles de recharge
54:02on la branche
54:02comme un téléphone portable
54:03et on va avoir
54:04entre un mois
54:06pour la brosse à dents
54:07enfant
54:07et trois mois
54:08pour la brosse à dents
54:09adulte
54:09est-ce que c'est une technologie
54:12qui est adaptée
54:13à des utilisateurs
54:15des patients
54:15qui souffrent
54:16alors de gingivite
54:17ou de parodontite
54:18par exemple
54:19bien entendu
54:20ça va permettre
54:21justement
54:21d'aller plus loin
54:22pour des personnes
54:23qui ne savent pas bien faire
54:24avec une brosse à dents
54:25manuelle
54:26on est parfois
54:27sur quelque chose
54:28de trop dur
54:29on ne fait pas
54:29les bons gestes
54:30etc
54:30on pense
54:31se laver les dents
54:32correctement
54:33plusieurs fois par jour
54:34mais ce n'est pas
54:34forcément le cas
54:35la brosse à dents
54:37électrique
54:38va permettre
54:38justement
54:39de faire
54:40une partie du travail
54:41et on lui demande
54:42simplement
54:42on l'emmène
54:43partout
54:44dans tous les coins
54:45et elle fait le reste
54:46ça c'est le plus important
54:47et ça va permettre
54:48de rentrer plus
54:49dans le détail
54:49vous luttez
54:50contre l'obsolescence
54:52programmée
54:52j'ai lu ça
54:53en préparant
54:53l'interview
54:55ça veut dire quoi
54:56ça veut dire que
54:56vos brosses à dents
54:58elles sont réparables
54:59elles sucent peut-être
55:01moins vite que les autres
55:02et elles sont réparables
55:02alors il y a
55:03en termes d'usure
55:04déjà par rapport
55:05à la batterie
55:06qu'on connait toujours
55:07les mêmes problèmes
55:08sur les téléphones portables
55:09arrive un moment
55:09ça commence à traîner un peu
55:11et bien là
55:12comme on a des batteries
55:13beaucoup plus performantes
55:14ça permet d'avoir
55:15ces trois mois d'autonomie
55:16donc on va charger
55:17sa brosse à dents
55:17que quatre fois dans l'année
55:18ça permet déjà
55:19de la préserver
55:20déjà dans le temps
55:21et puis après
55:22on a fait en sorte
55:23de développer nos produits
55:24pour avoir
55:24une réparabilité
55:26ce qui fait qu'on va avoir
55:27moins d'échanges à faire
55:29ou autre
55:29on essaye de faire en sorte
55:31que le client
55:33puisse avoir
55:34un produit
55:35qu'on puisse réparer
55:36même après la garantie
55:38ce qui permet
55:38c'est vous qui les réparer
55:39tout à fait
55:40on vous les renvoie
55:41à ce moment-là
55:41on vous les renvoie directement
55:42après on analyse le produit
55:44et à ce moment-là
55:45ce qui va se passer
55:46c'est que
55:46on va réparer au maximum
55:48et si
55:48malheureusement
55:49on n'arrive pas à réparer le produit
55:50parce qu'économiquement
55:51ce n'est pas réparable
55:52et bien
55:53on réutise le produit
55:54on lui fait une petite jeunesse
55:56et on le met sur un présentoir
55:57qui va se retrouver
55:58dans un magasin
55:58un présentoir glorifieur
56:00simplement en démonstration
56:01tout simplement
56:02pour éviter
56:03d'avoir du déchet au maximum
56:04Est-ce que la brosse à dents électrique
56:07elle est rentrée
56:09dans les habitudes des Français
56:11ou alors qu'il y a encore
56:11quand même un peu de réticence
56:13chez certains ?
56:14Je pense qu'elle est rentrée
56:15de plus en plus
56:16parce que ça y a quand même
56:16pas mal d'années
56:17maintenant que ça existe
56:18il y a différentes façons de faire
56:20mais malheureusement
56:22maintenant
56:23il faut aussi
56:24accompagner les patients
56:25parce que si
56:26on ne leur explique pas
56:27comment bien utiliser
56:28quels produits adapter
56:29etc
56:29on ne va pas avoir
56:31non plus
56:31des bons résultats
56:32Merci beaucoup
56:34Henri Rollo
56:35et bon vent
56:36à vos brosses à dents
56:37Néopulse
56:37Voilà c'est la fin
56:38de ce Smart Impact
56:40Merci à toutes et à tous
56:41de votre fidélité
56:42à la chaîne des audacieuses
56:44et les audacieux
56:44Salut
56:44Sous-titrage Société Radio-Canada
56:54Sous-titrage Société Radio-Canada
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