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  • il y a 3 mois
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00On va revenir sur la dernière information de la soirée, elle est importante parce que la marine française est montée à bord du cargo russe fantôme qui se trouve juste devant Saint-Nazaire.
00:10C'est une information, enfin, c'est un scénario que l'on évoquait, Didier François, juste quelques minutes avant que l'on apprenne que ça y est, c'est une sorte de perquisition en fait.
00:20Voilà, alors on l'évoquait parce qu'on avait quand même un tout petit poil de renseignements, d'infos en amont.
00:25Ça dépendait quand même d'une décision judiciaire, donc on ne pouvait pas s'avancer, c'est normal.
00:28Le procureur de Brest avait été saisi de cette affaire, de ce navire fantôme.
00:31Exactement, on est en état de droit et pour que vous compreniez bien, ça faisait quand même trois jours qu'il y avait un patrouilleur qui collait au basque du pétrolier russe parce qu'on savait que quand même il était...
00:40Donc depuis trois jours en fait ce navire faisait des ronds dans l'eau, on attendait une décision de justice pour pouvoir monter à bord.
00:46Il faut nous expliquer Didier comment peut-on monter à bord, quand je dis on ce sont des militaires, alors des journalistes on décrit des militaires en treillis, cagoulés, qui sont montés à bord.
00:55Comment peut-on monter à bord lorsqu'il s'agit d'un navire qui est dans les zones internationales ?
01:00Alors, il y a deux choses. Il y a la partie juridique. En fait, depuis trois jours, ça carbure très très dur au niveau du gouvernement et des états-majors des armées.
01:11Il y a ce qu'on appelle des conseillers juridiques qui voulaient bien voir le cadre dans lequel on pouvait intervenir en haute mer.
01:18Puisque comme vous le savez, la haute mer en temps de paix, on n'a pas le droit d'arraisonner un bateau civil, ce qui est normal.
01:25Mais évidemment, ce n'est pas non plus un lieu de non-droit.
01:27Alors, on est parti sur une chose, qui est la règle à la mer, qui est l'article 110 du Code des Nations Unies du droit de la mer,
01:37qui permet d'intervenir en haute mer, donc dans les eaux internationales, d'abord s'il y a du trafic de drogue,
01:43ou du trafic d'êtres humains par exemple, ou des contortements d'embargos.
01:46Mais surtout, ce qui est important, c'est qu'il faut qu'on fasse la démonstration que le pavillon qui est arboré par le navire n'est pas le bon.
02:01Et là, dans le cas particulier, on avait un énorme doute, puisque les Estoniens l'avaient déjà chopé ce navire, il y a un mois, dans le Baltique,
02:08parce que comme il fait partie de la fameuse flotte Phantom, en fait c'est un navire utilisé par les Russes pour contourner l'embargo.
02:14– Et qu'il change de nom, il s'appelle le Pouchpa, mais il a eu d'autres noms.
02:17– Oui, alors il a eu comme nom le Boracé, il a eu comme nom le Kiwala, donc il passe son nom à le Kiwala.
02:22– C'est comme dans Tintin, ils vont peindre de différentes couleurs, mais bon.
02:26– Donc, il change de pavillon, il change de nom, parce qu'on est arrivé, en fait la justice française a réussi à démonter cela.
02:32– Donc en fait, dans ces cas-là, on appelle le Bénin, les autorités béninoises, et on leur demande,
02:35est-ce que vous nous confirmez que ce navire est immatriculé chez vous, ou pas ?
02:39– Et eux disent, ah ben non, on l'a pas dans les registres.
02:41– Après, comme il a eu des pavillons mongols, vous voyez bien qu'ils ont essayé de changer en permanence le drapeau de ce truc-là.
02:51Donc, les Français se sont dit, ok, on va aller là-dessus, sur le fait qu'en fait, c'est un pavillon de complaisance faux,
02:58et donc, défaut de pavillon en pleine mer, c'est le fait de la piraterie,
03:02on n'a pas le droit de ne pas avoir de pavillon quand on navigue en pleine mer,
03:06ça permet donc de monter à bord ce qu'on appelle le droit de visite.
03:10Le droit de visite, comme vous le disiez tout à l'heure, c'est une perquisition en haute mer.
03:13– On va vérifier les papiers ? – Voilà, parce qu'on avait demandé d'abord…
03:16– L'identité de ceux qui sont à bord ?
03:17– Dans un premier temps, il a été interpellé à la radio par le commandant du patrouilleur qui est français,
03:22qui le suivait de la Marine Nationale, et qui lui a dit, donnez-nous vos indicatives,
03:26parce qu'on avait son numéro de coque quand même, on n'est pas totalement donneux,
03:28puis il avait été suivi par le renseignement, et donc, là, il a refusé de le faire,
03:33il a commencé à faire des manœuvres bizarres, à la limite des eaux territoriales.
03:37Donc, là, le commandant de la Marine Nationale a eu l'autorisation de déclencher une visite,
03:45un droit de visite, donc les commandos marines, là, techniquement, en général, ça se passe…
03:50– Parce que là, on ne voit pas de navire de la Marine autour du bâtiment.
03:54– On a plusieurs façons de le faire, on peut l'envoyer soit par hélico,
03:57soit avec un Zodiac, soit voilà, enfin, après, il y a les modes d'action.
04:01– Alors, on va aller à Saint-Nazaire avant de reprendre notre discussion
04:03avec Clémence Diboulé et Paul Gogo.
04:03– Il faut préciser que ce sont des images BFM TV.
04:06– Exclusives, tournées en hélicoptère, c'est Laura Cambo,
04:09qui est sur la plage de Port-Nichet, alors vous êtes juste à côté,
04:13même si le navire est quand même assez loin, mais c'est bien chez vous que ça se passe.
04:18– Il est à 22 km.
04:19– Voilà, on se crue de ce navire fantôme.
04:21– 12 minutiques.
04:22– Oui, tout à fait, puisque ce navire fantôme,
04:27on peut le voir, il est à plusieurs dizaines de kilomètres
04:29de la place de Port-Nichet, où l'on se trouve.
04:32Mais ce qui est intéressant, c'est surtout notre collègue Hugo Meunier
04:35qui a pu monter à bord d'un hélicoptère cet après-midi.
04:37Il a pu s'approcher de ce navire très proche
04:41et il a constaté qu'il y avait au moins deux militaires sur place
04:45qui étaient cagoulés et entréillis,
04:47qui étaient en train d'effectuer une patrouille.
04:49C'est ce qu'on peut vous dire ici, nous sur la plage,
04:52on est un peu loin, mais on peut vous expliquer
04:53que toutes les personnes que nous croisons sont interloquées.
04:56Elles se demandent ce que fait ce navire russe ici,
05:00puisqu'on vous le rappelle, il est parti de Russie,
05:02autour de Saint-Pétersbourg, et il devait passer par l'Inde,
05:06mais il a essayé de retrouver ici, aux alentours de Saint-Nazaire.
05:10Ce navire qui a changé de nom et également de pavillon
05:13à plusieurs reprises au cours de ces derniers mois,
05:15au cours de ces dernières semaines.
05:17Les militaires qui sont montés à bord de ce navire,
05:21qui sont en train de patrouiller,
05:22doivent également chercher peut-être des informations
05:25pour tenter de comprendre ce que faisait ce navire en mer Baltique,
05:29puisqu'on vous le rappelle, l'une des hypothèses,
05:31c'est que ce navire aurait pu servir de base de lancement
05:35aux drones qui sont ensuite allés survoler le Danemark.
05:38C'était il y a quelques jours.
05:39Merci Laura Cambeau.
05:41Clémence Dibout, grand reporter BFM TV.
05:43Des précisions, quand on parle de flotte fantôme russe,
05:46c'est quoi précisément ?
05:47Les derniers chiffres qu'on a, évidemment c'est un peu compliqué,
05:49ils datent de l'année dernière,
05:50et l'année dernière, il y en avait à peu près 600 recensés.
05:52Les spécialistes pensent qu'on est peut-être même à 1000 aujourd'hui.
05:55En fait, cette flotte fantôme, elle a explosé après le début de la guerre
05:58en Ukraine, depuis l'invasion en Ukraine en 2022.
06:01Il y a d'abord un homme qui compose cette flotte fantôme,
06:05c'est Igor Sechin, qui est un ancien renseignement très très proche de Poutine,
06:10et c'est surtout le PDG de Rosneft, le géant du pétrole,
06:12c'est surtout lui qui acquiert ces bateaux fantômes.
06:16C'est un seed tank ukrainien qui estime que la Russie aurait investi
06:2010 milliards de dollars dans cette flotte fantôme,
06:23donc c'est très important, on l'a dit.
06:25Pour contourner l'interdiction de vente de pétrole et financer la guerre.
06:28Parce que c'est vital d'exporter quasiment 70% du pétrole russe
06:32pour financer la guerre.
06:33Mais il y a aussi un autre aspect qu'on est en train de découvrir aujourd'hui,
06:37cette flotte fantôme, elle sert aussi la guerre hybride,
06:39c'est-à-dire éventuellement faire des actes de sabotage,
06:42par exemple avec des câbles, ou éventuellement faire décoller des drones.
06:45Pour l'instant, tout ça, ce sont des faisceaux d'indices concordants.
06:47Les drones qu'on a vus récemment pourraient partir de ces navires.
06:52C'est-à-dire que ce navire qui n'a pas vraiment de réelle fonction
06:56dans la mer Baltique était là au moment où les drones
06:58suspects étaient au-dessus de Copenhague.
07:01Donc forcément, ça pose des questions.
07:02Ça pose aussi des questions parce que là, à Saint-Nazaire,
07:04ça ne se voit pas sur les images, mais un peu plus loin,
07:06il y a le grand parc éolien de Saint-Nazaire.
07:08Parc éolien qui veut dire câble souterrain
07:10ou qui veut dire possibilité de nuisance.
07:12C'est aussi un endroit stratégique.
07:14Juste un mot, parce qu'il fait 200 mètres.
07:16244 mètres, oui.
07:17Donc on a en théorie 15 à 20 membres d'équipage à peu près
07:21à bord de ce genre de navire, si c'est l'équipage du pétrolier.
07:26Après, il peut y avoir peut-être une surprise lors du contrôle.
07:29C'est ça.
07:30Alors ça, c'est une des choses qui va être vue.
07:32Il faut savoir que sa première fonction, c'est de transporter du pétrole quand même.
07:35C'est de contourner l'embargo.
07:36Et quand il part du port de Primovsk le 20 septembre,
07:39il a du pétrole à bord.
07:40On sait qu'il a chargé.
07:41Et donc, ce qui le rend suspect, c'est qu'en fait,
07:45il y a quand même un petit bout de temps qu'on a compris le système.
07:49Donc il est surveillé par l'ensemble des nations de l'OTAN au fur et à mesure.
07:52Parce que, donc, on voit une première chose,
07:56c'est qu'il a un trajet, lui et deux autres bateaux en fait.
08:00Un autre bateau qui s'appelle l'Oslo Carrier 3 et le Astrol 1,
08:03qui partent tous à peu près en même temps de la zone de Saint-Pétersbourg
08:07et qui passent avec des trajectoires pas très normales,
08:11parce qu'ils font des zigzags pour rester suffisamment longtemps
08:14à, grosso modo, une quinzaine de mille nautiques,
08:17donc à peu près 100-130 kilomètres,
08:20des fameux aéroports aux deux dates où il y a eu les survols de drones.
08:25Donc c'est ça qui les rend suspects aux yeux des Danois.
08:28Donc là, la première chose, effectivement, qui va être regardée,
08:30c'est la nature de l'équipage.
08:32Si ce qui est arrivé dans certains...
08:33Alors, on avait parfois trouvé dans certains équipages
08:37qu'on avait des cuisiniers qui étaient particulièrement musclés
08:39et particulièrement entraînés pour des cuisiniers.
08:42Bon, et qui, en fait, s'étaient révélés des agents du Gours,
08:44donc du renseignement militaire russe,
08:45sur un certain nombre de navires de cette nature.
08:47Donc, et pareil, sur les câbles sous-marins,
08:50il y a un navire qui est connu qui s'appelle le Yantar,
08:52qui vient de passer très récemment énormément de temps
08:54autour de la Grande-Bretagne,
08:56qui elle-même vient de faire des déclarations là-dessus,
08:57et qui est suspectée, pour le coup,
09:01de cartographier le fond des mers
09:03pour trouver les câbles sous-marins
09:04qui sont d'intérêt stratégique pour nous,
09:06qui sont nos communications,
09:07et ensuite passerait derrière un certain nombre de...
09:10Alors, ce n'est pas les pétroliers en général qui font ça,
09:12c'est d'autres navires de type chahutier
09:14qui, en laissant traîner des encres,
09:16arrachent les fils.
09:18Donc, c'est ça, les modes d'action.
09:20On a des militaires français, donc,
09:23qui sont entrés, cagoulés, sur ce navire,
09:27qui vont contrôler l'équipage, la nationalité,
09:30ce qu'il y a dans ce cargo.
09:33Comment les Russes vont réagir ?
09:35C'est compliqué, parce qu'officiellement,
09:36ils n'ont strictement rien à voir avec cette histoire.
09:38Et je regardais justement, avant de vous retrouver...
09:41C'est-à-dire, s'ils réagissent,
09:42ça veut dire qu'ils ont quelque chose à voir.
09:43Oui, c'est ça.
09:44Je regardais dans la presse,
09:45même sur les chats de Telegram,
09:46il n'y a pas un mot sur ce qui est en train de se passer.
09:49Donc, c'est assez intéressant de voir
09:50que, pour l'instant, ils sont un peu pris au piège.
09:53Ou pas.
09:53Si on peut aussi avoir des militaires français
09:56qui montent dans ce navire
09:57et qui découvrent qu'il n'y a aucune preuve,
09:59qu'il n'y a rien qui puisse faire un lien avec la Russie,
10:02auquel cas, on pourrait dire que la Russie
10:03aura éventuellement encore remporté la guerre.
10:08Mais si jamais on trouve des choses,
10:11c'est quand même un mauvais coup porté
10:12à cette flotte fantôme.
10:15Et c'est aussi un message qu'on envoie.
10:17En disant, maintenant, ça suffit.
10:19Parce que ce n'est pas le premier navire.
10:20Évidemment, la flotte fantôme qui passe ici,
10:22c'est ce que disait aussi Didier-François.
10:23En fait, on les suit au quotidien.
10:24Ce port d'où t'es parti, ce bateau,
10:26on le connaît très bien
10:27parce que c'est un des ports clés
10:28de cette flotte fantôme.
10:30Et donc, c'est aussi un message politique
10:32qu'on fait passer certainement
10:33en s'attaquant à ce navire aujourd'hui.
10:34Parce que, cette fois-ci,
10:35on a décidé de l'arrêter,
10:36on a décidé de le contrôler.
10:38Et c'est une façon de dire à la Russie,
10:39vous testez nos limites,
10:41voilà notre réponse à ces deux.
10:42Mais attendez, là, il est contrôlé.
10:44Est-ce qu'on peut imaginer
10:45qu'on dise au commandant,
10:47écoutez, maintenant, vous êtes gentil.
10:48Arraisonné, dérouté.
10:49Voilà, arraisonné, dérouté,
10:50direction Saint-Nazaire,
10:52hacker, et puis maintenant,
10:54on va y aller.
10:55C'est une question.
10:55Évidemment, on a tous ça en tête.
10:57Parce qu'ils sont à bord,
10:58on a des commandos, qu'est-ce qu'ils foutent ?
11:00Mais la vraie réponse,
11:02c'est là que, justement,
11:03comme on est dans de la guerre hybride
11:04et que les Russes nous testent,
11:06on sait parfaitement
11:06que c'est un navire russe fantôme.
11:08Mais officiellement, il n'est pas russe.
11:09Il a un drapeau béninois,
11:10un équipage, on ne sait pas d'où ils sont.
11:12L'équipage serait peut-être russe.
11:13Oui, en général,
11:14ce sont souvent des équipages philippins.
11:16Et qui changent régulièrement.
11:17Donc, comme on est dans de la guerre hybride,
11:18nous, on a fait super gaffe
11:20d'être dans les clous du droit international.
11:22Et c'est pour ça que, tout à l'heure,
11:23on était prudents
11:24et on vous disait, attention,
11:25voilà vers quoi on va,
11:26mais on attendait une décision judiciaire.
11:28Parce que, évidemment,
11:28les Russes, eux, ils vont nous dire
11:30la seule chose qu'ils puissent faire.
11:32Ils ne vont pas dire
11:32c'est dégueulasse,
11:33on nous a piqué un bateau
11:34puisqu'ils disent que ce n'est pas leur bateau
11:35et qu'ils n'ont pas leur embarque.
11:36Mais ils peuvent dire,
11:36ah, mais regardez,
11:37ces salauds d'occidentaux,
11:38comme d'habitude,
11:39ces deux voies, deux mesures,
11:40ils ne respectent pas
11:42le droit international,
11:43ils abordent dans les...
11:44Et c'est ça qu'ils avaient commencé à faire
11:45pour dire, en fait,
11:46on va faire ça,
11:47comme ça, ils n'oseront pas y aller.
11:48Sauf que là, c'est un navire,
11:50en théorie, béninois.
11:51C'est ça, en théorie.
11:52Et c'est pour ça qu'on va faire
11:53la démonstration
11:54que, grosso modo,
11:56le pavillon n'est pas réellement...
11:58Mais il y a des registres.
12:04En fait, ils font des sociétés d'écran.
12:06C'est ça, l'astuce.
12:08Et c'est des sociétés
12:08qui remontent toutes vers le Kremlin ?
12:10Alors, ils font gaffe.
12:11Parce que vous avez dit, Clémence,
12:13que c'était un proche de Poutine.
12:15Vladimir Poutine, oui.
12:16Qui était derrière la flotte fantôme.
12:17Avec, notamment,
12:18le géant du gaz, Rosner.
12:20Oui, mais ce n'est pas au fiscal.
12:21Oui, c'est le Chine.
12:22C'est un très proche de Vladimir Poutine.
12:24Et évidemment que le système s'organise.
12:27Quoique, oui, Vladimir Poutine,
12:28son armée,
12:29ses services de renseignement extérieur,
12:31très bien à faire appel à cet homme,
12:33à ses navires
12:34pour monter des opérations
12:35un peu sophistiquées.
12:36Ou pas sophistiquées.
12:38Parce qu'on a aussi remarqué
12:40depuis quelque temps
12:40que la Russie utilisait
12:41des hommes jetables.
12:42Des gens qui n'ont rien à voir
12:44avec les services de sécurité russes.
12:46Bon, là, il y a des drones
12:47qu'on dit assez imposants.
12:49Donc, il faut quand même
12:50que ce soit des gens capables
12:51d'utiliser ces drones.
12:52Mais on peut aussi avoir mis
12:53n'importe qui sur un navire,
12:54l'avoir un petit peu payé.
12:55Si on mettait fin
12:57à cette flotte fantôme,
12:59quelles seraient les conséquences
13:00pour la Russie ?
13:01On s'attaque au nerf de la guerre.
13:0270% de leur économie,
13:04enfin, de leur exportation de pétrole.
13:06C'est ce qu'on disait tout à l'heure.
13:07Enfin, personne n'achète
13:09des téléphones russes,
13:10des voitures russes,
13:11de l'électroménagerie russe.
13:12Non, mais là, il y a du pétrole
13:14à bord de ce...
13:14Ah oui, oui.
13:15Alors, le pétrole, il va où ?
13:18Que fait-il, ce pétrole ?
13:20Là, il partait vers l'Inde,
13:21si j'ai bien compris.
13:24C'est un pétrole qui, parfois,
13:25peut même être utilisé
13:27pour un peu le retransformer
13:28et le revendre à des pays
13:29qui, eux, expliquent
13:31ne plus vouloir acheter
13:32de pétrole russe.
13:33Donc, c'est aussi quand même...
13:33Oui, parce qu'il faut rappeler
13:34qui sont les acheteurs
13:35du pétrole russe ?
13:35Essentiellement, chinois,
13:37en un, en deux, les indiens
13:38et en trois, les turcs.
13:39Et nous, indirectement ?
13:40Et nous, on peut leur raffiner.
13:41Non, oui.
13:42Les Allemands ont un peu...
13:43Une fois qu'il est raffiné ?
13:44Voilà, ils ont besoin
13:45de le raffiner.
13:46Il y a encore quelques pays européens,
13:47entre autres, les...
13:49Mais, pardon, si on arrivait
13:50à mettre à terme à cette flotte,
13:52est-ce que ça empêcherait
13:54Vladimir Poutine
13:54de continuer à faire la guerre ?
13:55Ça le ferait super mal.
13:56Là, au Parlement, en Russie,
13:57ils sont en train d'étudier,
13:58comme partout, d'ailleurs,
13:59le budget de l'année à venir.
14:02Et, comme d'habitude, évidemment,
14:03le pétrole a la place principale...
14:05Alors, pardon, Paul, je t'interromps
14:06parce qu'on a une photo
14:07qui vient d'arriver, justement,
14:09où on voit les militaires
14:10à bord du bateau.
14:11Voilà les militaires français
14:13qui sont montés
14:15à bord du bateau aujourd'hui.
14:16On voit d'ailleurs Boracay,
14:17il a encore changé de nom.
14:18Il a encore changé de nom.
14:19Oui, il s'appelle
14:19le Pushpa.
14:20C'est plus le Pushpa,
14:21c'était là, c'est le Boracay.
14:21Mais ce qui est intéressant,
14:22d'ailleurs, vous le voyez bien,
14:23c'est pas peint sur la coque.
14:25C'est un espèce de...
14:26C'est un espèce de banderolle
14:27qu'on peut changer quand on veut.
14:28Alors, demain, il va s'appeler
14:29Tralala Poum Poum,
14:30ça sera pareil.
14:31Donc là, on a...
14:32Oui, oui.
14:34Pour vous.
14:35Et là, ce que l'on voit
14:37cagoulé en treillis, en noir,
14:40c'est les commandos marines.
14:40Ce sont les commandos marines.
14:41Donc, ils sont partis
14:42de Saint-Nazaire ou ailleurs.
14:45Je ne connais pas le mode d'action
14:45qui a été employé.
14:47On a eu des confirmations
14:48de l'état-major de la Marine nationale
14:49et de l'état-major des armées,
14:51c'est une opération,
14:52et que ce sont donc eux
14:53qui ont la main.
14:54Mais le mode d'action,
14:55comment ils sont arrivés à bord,
14:56honnêtement, je ne le sais pas.
14:57C'est à cette heure-là.
14:58On est avec,
14:59en regardant cette image,
15:00j'en ai avec Romain Milcarec,
15:01notre journaliste défense BFM TV.
15:03Romain, donc là,
15:04la France a décidé,
15:06et je mets des guillemets,
15:06de passer à l'action
15:07avec qui ?
15:08Les commandos marines ?
15:10Qui est à bord ?
15:13Non, je vais vous décevoir.
15:14Moi non plus, comme vous le disiez,
15:15je n'ai pas le détail
15:16de comment ils sont montés à bord
15:18et par quel vecteur.
15:21Je pense que ce qui est intéressant,
15:22c'est que ça fait des mois maintenant
15:24que les pays européens
15:26et notamment la France
15:27se posent la question
15:28de comment on fait
15:28pour contrôler
15:29ces navires-là,
15:31notamment parce qu'on sait
15:32qu'à bord de ces navires,
15:34il y a à la fois
15:35du matériel militaire,
15:38suspect,
15:39il y a deux navires
15:40qui ont été repérés,
15:41deux pétroliers
15:42qui ont été repérés
15:43avec des systèmes d'écoute
15:44et d'interception à bord,
15:46deux bateaux
15:46qui s'appellent
15:47le Swift Sea Rider
15:48et l'Eagle S.
15:50Et l'Eagle S,
15:51c'est un navire
15:52qui par ailleurs
15:52à un autre moment
15:53a été accusé
15:54par les Finlandais
15:55de saboter
15:56des câbles
15:57dans la Baltique.
15:58Donc on sait
15:58que sur ces bateaux,
15:59il peut y avoir
16:00du matériel
16:01utilisé probablement
16:03par les services
16:03de renseignement
16:04et on sait
16:05qu'il peut y avoir
16:05des gens
16:06pour opérer
16:07ce type d'équipement,
16:08donc des gens
16:08qui ne sont pas
16:09de simples marins.
16:10Ce que vont probablement
16:12chercher
16:12les militaires français
16:13à bord d'un navire
16:14comme celui-là,
16:15c'est des éléments
16:16de ce type-là,
16:16soit de l'équipement,
16:18soit des gens
16:18qui n'ont rien à faire
16:19sur ce bateau.
16:20On peut trouver aussi
16:21des traces de drones
16:22puisqu'on soupçonne
16:24aussi cette flotte
16:25fantôme
16:26d'être le point
16:27de départ
16:28des drones
16:28qui survolent
16:29ensuite l'Europe.
16:32La grosse difficulté,
16:34c'est que ce soit
16:35des drones,
16:36comme vous le dites,
16:37ou de l'équipement
16:38électronique,
16:40globalement,
16:40l'essentiel,
16:41ils ont la possibilité
16:42de le balancer
16:43à la mer
16:44à l'approche
16:45de moyens d'interception.
16:47Donc la question,
16:48c'est est-ce que
16:49les Français
16:49ont pu survoler
16:50le bateau
16:51en même temps
16:51pour faire
16:52des prises d'images
16:53et veiller
16:54à ce que personne
16:56ne fasse disparaître
16:57quoi que ce soit ?
16:59Ça, je pense
17:00qu'on le saura
17:00dans les heures,
17:01dans les jours
17:01qui viennent,
17:02qu'est-ce que
17:03les marins français
17:05ont trouvé
17:05à bord de ce bateau ?
17:07Est-ce que les commandos
17:08ont pour mission
17:09d'arrêter
17:11ceux qui sont à bord
17:13et peut-être
17:13de les ramener
17:14ensuite à Saint-Nazaire
17:15ou ailleurs
17:16pour une garde à vue ?
17:18– Alors, à ma connaissance,
17:22non, ils n'ont pas
17:22cette possibilité-là.
17:26Je ne vois pas
17:27comment ils pourraient
17:27avoir un rôle
17:28de police judiciaire.
17:30Ça dépend
17:31s'il y a
17:31des gens
17:33qui à bord
17:34se défendent,
17:35mais là,
17:35on est en dehors
17:36des eaux françaises.
17:38Donc sans risque imminent,
17:40je ne vois pas très bien
17:41comment ils pourraient
17:42se saisir
17:42soit de l'équipage,
17:44soit du navire.
17:45– Dans tous les cas,
17:46Bruno, je dis,
17:46c'est une décision politique
17:47qui a été prise en haut lieu
17:48de dire à la marine française
17:50« vous montez à bord ».
17:51Ça veut dire qu'on envoie
17:53un message, quoi, en fait.
17:54– Oui, absolument.
17:54Enfin, bon,
17:55il y a aussi d'abord
17:56le procureur
17:57puisqu'il y avait
17:58une vérification
17:59de la nationalité
18:00du bateau.
18:01Enfin, voilà,
18:02l'enquête ouverte
18:03par la justice.
18:04Et évidemment,
18:05derrière,
18:05il y a une décision militaire,
18:06donc ça veut dire
18:07décision de l'autorité politique
18:09qui commande
18:11nos armées en France
18:12comme c'est le cas
18:12dans les démocraties.
18:14Ça veut dire aussi
18:15ce qui se passe aujourd'hui.
18:16ça veut dire que la France
18:17qui déjà depuis plusieurs mois,
18:20voire même un peu plus,
18:21est attaquée
18:22et est victime
18:24régulièrement
18:25d'actes
18:26d'ingérence,
18:28de provocation.
18:29On se souvient récemment
18:30de l'histoire
18:31des têtes de cochon.
18:32On se souvient récemment
18:33de l'histoire
18:34des pochoirs.
18:35On se souvient
18:35de l'histoire
18:36des cercueils
18:37devant l'église russe
18:39de Paris.
18:39que tout ça
18:41est pris très au sérieux
18:42et que maintenant,
18:43le moindre fait
18:44suspect
18:46fait l'objet
18:47de vérifications
18:48et d'interventions
18:50puisque là,
18:50aujourd'hui,
18:50il y a intervention
18:51immédiate
18:53à chaud
18:53puisque des marines françaises
18:57sont intervenues.
18:58Il faut faire le lien
18:59avec ce qui se passe
19:00en ce moment même
19:01avec Emmanuel Macron
19:02dans ce sommet
19:03où il tient d'ailleurs
19:04des propos assez fermes
19:07en disant
19:07maintenant ça suffit.
19:09On a peut-être été naïfs
19:10d'ailleurs,
19:10c'est ce qu'il dit
19:10face à cette menace russe
19:12et aujourd'hui,
19:14il faut faire preuve
19:14de fermeté
19:15quitte à,
19:16pourquoi pas,
19:16abattre un avion
19:17de combat de russe.
19:18Alors,
19:18il ne le dit pas
19:18parce qu'il dit
19:19qu'il faut rester
19:19dans l'ambiguïté stratégique
19:20mais enfin,
19:21il ne le dit pas
19:22mais c'est la position
19:25qui est adoptée
19:28sans qu'il le dise vraiment
19:29par beaucoup
19:29des pays
19:31qui sont membres
19:31de l'OTAN
19:32et on voit bien
19:33ce qui se passe
19:34depuis maintenant
19:35plusieurs jours
19:37et semaines
19:38et la réaction
19:39du président français
19:40est conforme à ça
19:41même s'il est resté prudent
19:42lorsqu'il a été interrogé
19:43sur le soupçon
19:45que ce bateau
19:46ait hébergé
19:47les drones
19:47qui notamment
19:48auraient pu
19:50partir
19:51sur l'espace aérien
19:53danois
19:54il y a quelques jours.
19:55À minima,
19:56on peut se dire
19:57que de toute façon
19:57ils trouveront au moins
19:58un problème
19:59soit administratif
20:00soit d'assurance
20:00soit de pavillon
20:01ça c'est sûr
20:02c'est un bateau fantôme
20:04qui a changé plusieurs fois
20:05de pavillon
20:06donc on imagine bien
20:06que tout soit en règle
20:07on imagine mal
20:08que tout soit en règle à bord
20:09donc il y aura au moins
20:10ce fait là
20:11ensuite évidemment
20:11bien sûr
20:12est-ce qu'il y aura
20:12des traces d'armes
20:13des traces de drones
20:14ou du personnel suspect
20:16ça, ça va être plus compliqué
20:17à savoir là maintenant
20:18on peut tout imaginer
20:20avec les équipages
20:20ça s'est vu par le passé
20:22non pas ce bateau fantôme là
20:23mais des équipages
20:24qui peuvent se changer
20:24même au dernier moment
20:25ça peut se faire aussi
20:27donc c'est assez compliqué
20:28il semblerait
20:29qu'ils soient intervenus
20:30avec des Zodiacs
20:31ils sont montés à bord
20:33ils sont arrivés
20:34avec des Zodiacs
20:34ça a eu opération
20:35vérifiée encore
20:36mais opération rapide
20:38quoi en fait
20:38c'est ça
20:38et à ce moment là
20:39ils auraient fait monter à bord
20:40de la
20:41ce navire il a depuis samedi
20:43c'est ça
20:44mais en fait le patrouilleur
20:45le suit depuis qu'il est arrivé
20:46sur le roi de descente
20:46donc on l'a en survol
20:48avec les avions
20:49de patrouille maritime
20:50et un suivi
20:51avec un patrouilleur
20:53de la marine nationale
20:54tout ça étant coordonné
20:55par le centre de planification
20:57des opérations
20:57donc il y a eu le temps
20:58de monter à bord
20:59une capacité d'intervention rapide
21:01avec Zodiac
21:03qui peut se changer
21:04ce que l'on voit
21:05c'est quand le président
21:06de la république dit
21:06il n'y a plus de naïveté
21:08en gros
21:08on voit bien que
21:10cette fois-ci
21:10ils interviennent à chaud
21:12parce qu'entre samedi
21:13aujourd'hui
21:14la décision d'intervenir
21:15aussi rapidement
21:16ne relève pas du hasard
21:17et à mettre en lien
21:19avec tout ce qui s'est passé
21:20ces derniers jours
21:20dans l'espace aérien
21:23qui est protégé
21:24par l'OTAN
21:25que ce soit
21:26au-dessus de la Pologne
21:28que ce soit en Estonie
21:29le Danemark
21:30on n'a pas tous les éléments
21:32pour savoir exactement ce qui est
21:33dans tous les cas
21:33c'est aussi une démonstration
21:35de force
21:35parce qu'on envoie
21:37les commandos
21:38ça veut dire
21:38attention
21:39on ne plaisante pas
21:40même au risque de se dire
21:41il peut y avoir éventuellement
21:43je ne dis pas
21:43confrontation à bord
21:44mais on ne sait jamais
21:45il y a un message
21:46on appelle ça
21:47d'un point de vue militaire
21:49et politique
21:49à ce niveau-là
21:50un signalement stratégique
21:51et clairement
21:52que ce soit l'état-major des armées
21:54que ce soit l'Elysée
21:54que ce soit au niveau
21:55enfin le choix a été fait
21:57et ce n'est pas fait
21:59n'importe quand
22:00c'est fait aujourd'hui
22:01alors qu'à Copenhague
22:02on est avec nos alliés européens
22:03dans le cadre de l'OTAN
22:05à discuter justement
22:06de ces fameuses
22:07règles d'engagement
22:08les règles d'engagement
22:09c'est très important
22:10dans l'OTAN
22:11parce que
22:11c'est ce qui donne
22:13ce qui en fait
22:13qualifie le droit
22:15ou la façon
22:17dans laquelle
22:17on peut ouvrir le feu
22:19sur des menaces
22:20que ce soit
22:21des drones
22:22des avions
22:22ou autre chose
22:22donc évidemment
22:24par nature
22:24les règles d'engagement
22:25ne sont pas rendues publiques
22:26sinon ça serait compliqué
22:27mais on a très clairement
22:29fait savoir
22:29au risque récemment
22:30et ça a été fait
22:31avec l'accord des américains
22:33le plus grand
22:34gradé américain
22:35en Europe
22:36le patron de l'OTAN
22:36en Europe
22:37a fait des déclarations
22:38très claires là-dessus
22:39on a monté
22:41les capacités
22:42à intervenir
22:43on a assoupli
22:44les règles d'engagement
22:46et on a prévenu
22:47mais cette décision
22:47d'Emmanuel Macron
22:48elle est prise seule
22:49elle est prise en accord
22:50avec les Européens
22:50il a prévenu tout le monde
22:51la France fait partie
22:53des pays
22:53qui aujourd'hui
22:54sont leaders
22:55honnêtement
22:56sont sur la réponse
22:58ferme à la Russie
22:59parce qu'on pense
22:59que si on ne leur répond pas
23:00on va ouvrir leur appétit
23:02parce qu'ils nous testent
23:03ils nous testent
23:03ils nous testent
23:04c'est comme un gamin
23:05et à un moment
23:06si vous ne lui dites pas stop
23:07ça ne va jamais s'arrêter
23:08et donc
23:09ça c'est la ligne de la France
23:10et d'autres pays
23:11la Pologne et tout
23:11après je laisse finir
23:12politiquement pour enchaîner
23:13ce que dit Didier
23:15les Russes
23:17à plusieurs reprises
23:18ont voulu montrer
23:18qu'ils pouvaient rentrer
23:19chez nous
23:19comme ils voulaient
23:20que ce soit
23:21je parle toujours
23:22de l'espace
23:22et rien de l'OTAN
23:23qui rentrent comme ils veulent
23:24et là la France dit
23:25non on ne rentre pas
23:25comme ça chez nous
23:26et ça suffit
23:27oui parce que
23:28c'est une réponse
23:29à un message
23:29mais évidemment
23:30que ce n'est pas la France
23:31qui a découvert ce bateau
23:32qui pensait agir sous couvert
23:34le message était aussi là
23:35attention on arrive
23:36et vous nous voyez bien
23:37qu'est-ce que vous allez faire
23:38il y avait aussi
23:39cette dimension là
23:39donc voilà
23:40la dernière info de la soirée
23:42ô combien importante
23:43avec des images impressionnantes
23:44voilà
23:44qu'il y a un sommet européen
23:46à Copenhague
23:46le président de la république
23:47a déclaré que nous étions
23:49en confrontation avec la Russie
23:50et bien ce sont des commandos
23:52marines français
23:53qui sont montés
23:53à bord du cargo russe
23:55ces navires que l'on appelle
23:56les navires fantômes
23:57on attend maintenant
23:58de voir quels sont
23:59les prochains développements
24:00on va le savoir d'ailleurs
24:01au fil des heures
24:03et puis on va le voir
24:04les navires
24:04et les navires
24:05sont des navires
24:06qui sont des navires
24:06qui sont des navires
24:07qui sont des navires
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