- il y a 10 mois
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00Bonsoir à tous, bonsoir Olivier Truchot.
00:02Bonsoir à là, bonsoir à tous.
00:04L'heure tourne pour Sébastien Lecornu, Premier ministre démissionnaire,
00:06puisqu'il est chargé d'une mission impossible par le Président Macron.
00:10Il a jusqu'à demain soir pour tenter de trouver une solution politique,
00:13composé d'une équipe gouvernementale, une coalition capable de faire passer un budget.
00:17On verra si Sébastien Lecornu est le Tom Cruise de la politique,
00:20s'il mène à bien sa mission ou si ensuite on file vers l'autodestruction.
00:25Ça, c'est à voir, mais ce sera le fil rouge de notre émission ce soir.
00:28Il ne l'aurait pas encore 24 heures.
00:30Avec l'ensemble de nos invités.
00:41Et autant aller tout de suite là où ça se passe, c'est-à-dire à l'hôtel de Matignon,
00:45rue de Varennes, retrouver Hugo Capelli en direct pour BFM TV,
00:48puisque c'est bel et bien dans la résidence du Premier ministre
00:50que se trouve en ce moment Laurent Wauquiez, Hugo.
00:54Oui, exactement.
00:55L'heure tourne pour Sébastien Lecornu qui a repris ses consultations,
01:00qui renoue avec la droite après ce qu'il s'est passé ces dernières heures.
01:04C'est donc Laurent Wauquiez qui est reçu depuis 16h ici à l'hôtel de Matignon,
01:08le patron de la droite à l'Assemblée nationale.
01:10Et puis ensuite, ce sera au tour, à 17h, le tour de Bruno Rotaillot,
01:14le patron des Républicains,
01:15celui qui est accusé par certains d'avoir fait tomber le premier gouvernement de Sébastien Lecornu.
01:21On sait que Bruno Rotaillot et Sébastien Lecornu avaient échangé par téléphone hier.
01:25Ils ont donc trouvé un créneau pour se voir.
01:28Alors il y a cette question.
01:29Pourquoi sont-ils ici en ordre dispersés ?
01:33C'est vrai qu'il y a eu une réunion aujourd'hui à droite qui s'est mal passée.
01:37Ambiance glaciale.
01:38Laurent Wauquiez qui reproche à Bruno Rotaillot d'avoir fait tomber ce gouvernement.
01:41Voici ce qu'il dit, Laurent Wauquiez.
01:43Ce qui s'est passé dimanche a abîmé l'image des Républicains.
01:47Bon, l'explication en réalité de cet ordre dispersé de la droite aujourd'hui,
01:50elle serait tout autre.
01:51C'est Sébastien Lecornu qui aura envoyé deux invitations distinctes.
01:55Bruno Rotaillot qui souhaitait voir aussi Sébastien Lecornu en tête à tête
01:59suite à ce qu'il s'est passé ces dernières heures.
02:02La question maintenant que l'on peut se poser, c'est que va faire la droite ?
02:05Est-ce que la droite va accepter de retourner dans un gouvernement socle commun ?
02:09En tout cas, Sébastien Lecornu a jusqu'à demain soir pour tenter de trouver une issue politique
02:13et pour faire un rapport au chef de l'État de ce qu'il a vu et entendu ici à Matignon.
02:19Voilà, Ego Capéi à l'hôtel de Matignon, Grégory Joanne pour BFM TV.
02:22Pierre-Henri Dumont est avec nous.
02:24Bonsoir, secrétaire général, adjoint des Républicains.
02:26C'est curieux quand même.
02:27Les deux hommes ne peuvent pas ensemble aller voir Sébastien Lecornu ?
02:31Écoutez, ça vient d'être dit par votre journaliste, c'est Sébastien Lecornu qui a lancé les invitations, déjà.
02:36Donc deux invitations différentes et je pense qu'il y avait...
02:38On aurait pu dire à Sébastien Lecornu, non, on viendra ensemble.
02:40Par exemple, pardon, mais Olivier Faure, demain matin, sera avec Boris Vallaud, le président du groupe.
02:44Ils seront ensemble.
02:45Oui, mais je pense qu'il y avait besoin...
02:46Mais ce n'est pas pareil parce que ça a été dit, il y a quand même eu une rupture de confiance
02:50entre Bruno Retailleau, ministre de l'Intérieur, ministre d'État, président des Républicains,
02:54et Sébastien Lecornu, Premier ministre.
02:56Et il y a un besoin d'explications, probablement en tête à tête, entre les deux hommes.
03:01On sait que les relations ont été compliquées dans la dernière ligne droite,
03:03en particulier de la formation du gouvernement,
03:06où Bruno Retailleau a dû quasiment venir s'inviter sans être convié à Matignon
03:11pour pouvoir rencontrer le Premier ministre.
03:14Le Premier ministre a caché à Bruno Retailleau la nomination de Bruno Le Maire en tant que ministre des Armées.
03:19Et donc, il y a des choses à réparer, pas simplement entre deux hommes,
03:24mais entre le Premier ministre et le président des Républicains,
03:27qui certes ne comporte que 50 députés à l'Assemblée nationale,
03:30mais à la majorité au Sénat.
03:31Et quand l'Assemblée nationale dysfonctionne, c'est bien le Sénat qui aussi a toute sa part.
03:35D'accord, mais est-ce que l'image des Républicains a été abîmée, comme le pense Laurent Wauquiez,
03:41puisque finalement, c'est Bruno Retailleau qui a fait sauter le gouvernement Lecornu ?
03:45Moi, je ne pense pas.
03:46D'ailleurs, il suffit de regarder les différents sondages qui ont été faits.
03:48Et deux tiers des Français trouvent ça très bien, que les Républicains aient claqué la porte.
03:52Donc l'image n'est pas abîmée.
03:53Laurent Wauquiez a tort.
03:54Moi, je pense que Laurent Wauquiez a tort,
03:56et que les Républicains ont bien fait de quitter ce gouvernement,
04:00parce qu'il y a une rupture de la confiance.
04:02Et on ne peut pas, déjà, avoir un gouvernement qui est compliqué à faire,
04:05avec des lignes qui ne sont pas pareilles.
04:06Nous, on a toujours combattu les macronistes.
04:09Bruno Milienne était député, j'étais député à côté de lui.
04:11Vous les incontrumes, mais ça fait un moment que Bruno Retailleau travaille avec eux.
04:13Différentes censures, mais parce qu'on n'a pas le choix.
04:15Et que l'enjeu, c'était quoi ?
04:17Le RN a dit, nous, on y va, que si on a la majorité absolue.
04:20Arrêtez, si je me trompe.
04:21Oui, oui.
04:22Tout à fait.
04:22Donc, à partir de là...
04:23Vous avez d'ailleurs plutôt raison, je crois.
04:25Je ne vous dis pas le contraire.
04:25Je dis juste que c'est un fait.
04:27Et que la gauche a dit, nous, on veut y aller,
04:30mais on ne sait pas sous quelle ligne.
04:31La ligne du LFI, la ligne du NFP,
04:34et avec une possibilité de censure derrière.
04:36Donc, il n'y a pas beaucoup d'autres possibilités.
04:37D'accord, mais...
04:38Bon an, mal an, on y a été.
04:40Mais comme cet accord est déjà fragile,
04:43et qu'en plus, sur cet accord qui est fragile,
04:45il y a une rupture de confiance,
04:47vous comprenez bien que c'est extrêmement compliqué
04:49de se retrouver comme si de rien n'était.
04:51Juste une chose, puisqu'on est dans les explications,
04:53la clarification, ce qui est assez compliqué en ce moment,
04:55quand Bruno Retailleau propose que LR participe
04:58à un gouvernement de cohabitation,
05:00ça veut dire quoi ?
05:01Ça veut dire qu'Emmanuel Macron n'a pas la majorité
05:03à l'Assemblée nationale, ce qui est un fait.
05:04Les LR non plus ?
05:05Mais bien sûr.
05:06Encore moins, j'en veux dire.
05:07Mais pardon, mais en fait,
05:09ce que Bruno Retailleau veut dire,
05:10c'est que le président de la République
05:11doit comprendre qu'il ne peut pas agir
05:14sur le gouvernement comme s'il était
05:15en position de majorité absolue,
05:17comme il était entre 2017 et 2012.
05:18Donc, il doit nommer un LR à Matignon ?
05:20Non, pas forcément.
05:22Quelles sont les conditions que vous posez
05:25pour retourner au gouvernement ?
05:27Regardez comment ont été nommés les premiers ministres.
05:29On a commencé en 2024
05:31avec un premier ministre qui était un opposant,
05:33clair, à Emmanuel Macron,
05:34qui était Michel Barnier.
05:35Et ça n'a pas marché ?
05:36Ça n'a pas marché.
05:36Ensuite, on a eu un autre premier ministre
05:38qui était un allié, certes fidèle,
05:40mais un peu turbulent, François Bayrou.
05:43Et ça s'est mal terminé aussi.
05:45Ça s'est mal terminé.
05:45Et là, on a Sébastien Lecornu,
05:47qui est un allié historique fidèle d'Emmanuel Macron.
05:52Un ex-LR aussi, quand même.
05:53Et plus ça va, et plus on se recentre sur le corps du cœur de la République.
05:57D'accord, mais c'est quoi la solution, selon vous ?
05:59La solution, c'est que chacun discute,
06:01qu'il y a un contrat de gouvernement.
06:02Si c'est 100 LR, ce sera 100 LR.
06:05Si, par exemple, la gauche réussit à se mettre d'accord
06:08autour d'un partenariat,
06:10qui sont certains de ne pas avoir 289 députés
06:14contre eux au moment d'une motion de censure,
06:16dans ces cas-là, nous, on acceptera le fait
06:18qu'il y a un gouvernement qui peut tenir
06:20et qui donne de la stabilité à ce pays...
06:22Donc il n'y a pas de censure de la part de la droite,
06:24si c'est la gauche qui...
06:25C'est pas ce que je vous ai dit.
06:25Je vous ai dit, on acceptera le fait...
06:27Vous avez compris ça aussi.
06:28Non, non, non, non.
06:30On acceptera le fait que...
06:31Pas très clair.
06:32Mais non, mais c'est excessivement clair.
06:35Ah bon.
06:36Pour vous, alors.
06:37Juste pour vous.
06:38Si vous me laissez parler.
06:39Si il y a un autre type de gouvernement
06:42qui se met en place,
06:43qu'un gouvernement avec LR à l'intérieur.
06:45Très bien.
06:45D'accord, mais si c'est la gauche ?
06:46Si c'est la gauche, nous, on censurera parce que ça...
06:49D'accord.
06:49On censurera, mais si demain,
06:51ils réussissent à passer le cap
06:53des 289 députés
06:55qui ne vont pas censurer
06:56le gouvernement de gauche,
06:58et bien on acceptera qu'il y a un gouvernement de gauche.
06:59C'est la démocratie.
07:01Mais c'est pas quelque chose...
07:03Alors vous, vous attendez quoi ?
07:04Parce que vous irez demain...
07:05Demain matin.
07:06À Matignon.
07:06Alors le Parti Socialiste.
07:08On attend qu'on change de stratégie,
07:10qu'on comprenne ce qui est en train de se passer.
07:11Vous irez tout seul d'ailleurs.
07:13On y va tout seul.
07:13Au moins, nous, on y va grouper.
07:14On y va avec le président du groupe socialiste
07:18de l'Assemblée nationale
07:18et le président du Sénat.
07:19Sauf que la gauche n'est plus groupée là,
07:21parce que les écologistes
07:22et la France insoumise se réunissent de leur côté.
07:25On a signé aujourd'hui un communiqué commun
07:27avec ces forces que vous évoquez,
07:28pas la France insoumise,
07:29mais les autres forces que vous évoquez,
07:31pour dire que nous souhaitions
07:33pouvoir être en situation
07:34d'exercer la responsabilité,
07:36de construire autour d'un Premier ministre de gauche,
07:38avec un gouvernement de gauche
07:40qui était ouvert au compromis,
07:42puisque la droite y a échoué
07:44et que nous-mêmes,
07:45maintenant, nous sommes les seuls,
07:47finalement, les derniers sur la table
07:48à pouvoir proposer une solution
07:50qui soit différente.
07:52Donc, nous avons en responsabilité dit
07:54que nous étions prêts à le faire,
07:55que nous n'appelions ni à la dissolution,
07:57ni à la démission,
07:58et que donc, nous nous mettions,
07:59nous nous projetions dans cette possibilité-là.
08:01Et je vais vous dire quand même,
08:02parce qu'on évoque là,
08:05pardon, mais les guignoleries DLR,
08:07c'est-à-dire le tweetrageur en pleine nuit
08:10pour quitter le gouvernement,
08:12puis aujourd'hui,
08:13les deux qui arrivent séparés,
08:14hier, c'était le bureau,
08:15enfin, hier, il y a un an,
08:16c'était le bureau d'Éric Ciotti,
08:17etc.
08:17Les guignoleries DLR.
08:18Ah, les guignoleries DLR,
08:19tout ça, franchement,
08:20tout ça n'est pas à la hauteur
08:21de ce que nous sommes en train de traverser.
08:24Mais moi, j'aimerais vous dire quand même,
08:24il y a un événement politique
08:25que vous ne commentez pas
08:26et qui date d'aujourd'hui
08:27et qui incombe à M. Retailleau.
08:29M. Retailleau a indiqué ce matin
08:31que dans une législative partielle,
08:33et j'aimerais vous entendre là-dessus,
08:35dans le TARN,
08:36il appelait à faire battre
08:37le candidat socialiste
08:38face au candidat soutenu
08:40par le Rassemblement National.
08:41C'est le candidat de UDR.
08:43UDR, ça veut dire Éric Ciotti.
08:44Ça veut dire le Rassemblement National
08:45et ses affidiers.
08:47Donc, la journée, pour moi,
08:48la nouvelle d'aujourd'hui,
08:49l'élément important de cette journée,
08:51c'était cette espèce
08:51de renversement d'alliance
08:53qui est en cours,
08:54qui est en cours,
08:55avec les LR
08:56qui, désormais,
08:57acceptent d'être les supplectifs.
08:59Pardon, pardon, mais on a...
09:00Je vais finir, s'il vous plaît.
09:01Les supplétifs de la Rassemblement National.
09:03Pas une voix pour la gauche.
09:05Pas une voix pour la gauche.
09:05C'est normal, il est à droite,
09:06Bruno Retailleau.
09:07Excusez-moi.
09:08C'est pas normal, il est à droite.
09:10C'est que c'est un changement
09:11de doctrine complet,
09:12complet par rapport
09:13à ce qui avait été dit.
09:14Il y a un moment, en effet,
09:15ils n'avaient pas voulu participer
09:16au Front européen,
09:17ils n'en avaient rien dit.
09:18Là, c'est pas pareil.
09:19Le principe, c'était le nini.
09:20Exactement.
09:21Et vous avez vu,
09:22et vous êtes d'accord,
09:23que vous observez...
09:23M. Dumont, c'est l'union des droites
09:25qui se met en place ?
09:26C'est ce qui est en train
09:27de se passer.
09:28C'est quand même hyper culotté
09:31de la part de la gauche du PS
09:32qui se fait élire
09:33grâce à des petits accords
09:34avec LFI,
09:34avec tous les relents
09:35d'antisémitisme...
09:36Ils avaient fait une plateforme.
09:37...qui existent.
09:37Non, mais pardon, mais...
09:38Ils n'avaient pas masqué,
09:39ils ont assumé.
09:39C'est-à-dire qu'en fait,
09:40les types se font élire,
09:41ils arrivent tous,
09:42ils se font élire,
09:43comme des pans,
09:44avec des voix de LFI,
09:45et après,
09:46ils se tapent dessus en disant
09:46non, non, mais c'est pas nous,
09:53et aujourd'hui,
09:54venez nous faire
09:54des grandes leçons de morale.
09:55Donc, commencez par balayer
09:56devant votre porte
09:56avant de commencer
09:57à vouloir aller voir
09:58chez les autres.
09:58Alors, attendez,
09:59parce que je voudrais
09:59avec Amandine Attalaya,
10:00puisqu'on parle de la gauche,
10:01il y a une rumeur case neuve,
10:03encore,
10:04elle revient à chaque fois.
10:06Je ne sais pas,
10:06puisqu'on a déjà eu
10:07trois premiers ministres,
10:08oui, au moins trois fois
10:08ou quatre fois
10:09qu'on parle de case neuve,
10:10il n'est jamais choisi,
10:11mais il revient toujours.
10:12La rumeur case neuve,
10:13est-ce que c'est vrai
10:14qu'Emmanuel Macron
10:15a imaginé,
10:16nommé peut-être hier,
10:23Cornu ?
10:24On n'a pas cette information,
10:26mais diverses sources
10:28nous disent,
10:29croient savoir
10:30qu'Emmanuel Macron
10:31songe à nommer
10:31un premier ministre de gauche.
10:34Ah ben...
10:34Après, franchement,
10:35non mais la question,
10:36c'est...
10:36Champagne pour Alexandre Ouïnne ?
10:37Est-ce que quiconque aujourd'hui
10:38est suffisamment proche
10:40d'Emmanuel Macron
10:41pour savoir, franchement,
10:42ce que le président
10:42a dans la tête ?
10:43Il faut prendre tout ça
10:44avec une extrême prudence,
10:46mais si on réfléchit...
10:47Est-ce que ce n'est pas
10:48la solution, la gauche ?
10:49Ben voilà,
10:49si on réfléchit
10:50de façon logique
10:51et rationnelle,
10:52déjà,
10:53c'est la seule solution
10:53qu'Emmanuel Macron
10:54n'est pas tentée
10:55puisque précédemment,
10:56Michel Barnier,
10:56François Bayrou,
10:57Sébastien Lecornus,
10:58entre droit ou droit,
10:59ça ne fonctionne pas.
11:01Ensuite,
11:01ça lui permet,
11:02à minima,
11:03de s'acheter un peu de temps
11:04au président
11:05et d'arriver,
11:06si ça doit être le cas,
11:07sur une dissolution.
11:09Ben là,
11:10elle est parfaitement justifiée.
11:11S'il a essayé la droite
11:12comme la gauche,
11:13au moins,
11:13il a des...
11:14Mais quelle gauche
11:14il va essayer ?
11:15Parce que la gauche
11:16est divisée
11:16sur sa stratégie.
11:17Une gauche qui ne serait pas
11:17censurée par...
11:20à 100%,
11:21forcément,
11:22tout de suite,
11:22par l'entièreté
11:23de la droite.
11:25Donc, ça fait...
11:26Donc, c'est la gauche de droite.
11:26C'est pour ça qu'on parle
11:27de Bernard Cazeneuve.
11:28C'est la gauche attale.
11:29C'est ça.
11:30C'est la gauche
11:31qui pourrait être macroniste.
11:32C'est la gauche macro-compatible.
11:34Oui, mais ça,
11:34ça ne va pas plaire.
11:34Et qui, en plus,
11:35ne remet pas fondamentalement
11:36en cause son bilan.
11:37Oui, mais ça ne va pas plaire
11:38aux insoumis
11:39ni à une bonne partie
11:39des écologistes
11:40parce que les écologistes
11:40sont assez divisés là-dessus.
11:41Oui, complètement.
11:42C'est la limite de ce plan-là.
11:43C'est qu'hier encore,
11:44en discutait avec les insoumis.
11:45Ils le disent d'ailleurs
11:46sur les plateaux.
11:47Eux disent qu'ils censurent
11:49tout gouvernement de gauche
11:49qui n'est pas un gouvernement
11:50de rupture.
11:51Donc, Olivier Faure
11:52à leurs yeux
11:53comme Bernard Cazeneuve,
11:54ça n'est pas un gouvernement
11:54de rupture.
11:54Donc, c'est-à-dire
11:55qu'une alliance
11:56entre les macronistes
11:58Gabriel Attal
11:59et un Premier ministre
12:01qui serait aussi
12:01du camp socialiste
12:03pourrait être censurée
12:05par une partie de la gauche
12:06tout de suite ?
12:06Oui, c'est ça.
12:07Les LFI pourraient censurer
12:08tout de suite.
12:09La droite, peut-être.
12:10Le Rassemblement national,
12:11c'est sûr.
12:12Et le camp central,
12:13ça reste à déterminer.
12:14Donc, le plan est périlleux.
12:16Alexandre,
12:16pour le dire simplement,
12:18il n'y a pas d'histoire
12:18d'alliance
12:19avec les macronistes
12:21de Gabriel Attal.
12:22Le sujet n'est pas celui-là.
12:23Le sujet est de leur dire...
12:24Un pack de non-censure.
12:26Voilà.
12:26Le sujet est de leur dire
12:27faites ce que nous avons fait nous
12:28pour la première fois
12:30de l'histoire
12:30de la Ve République
12:31qu'une opposition a fait ça.
12:32Un accord de non-censure
12:33avec un budget
12:33qui n'était pas le nôtre
12:34l'année dernière.
12:35Avec François Bayrou.
12:36Et puis finalement,
12:37vous l'avez fait tomber.
12:38Vous êtes dans une situation...
12:39Parce qu'il a manqué
12:40sa parole notamment sur...
12:41Vous êtes dans une situation
12:43où vous avez
12:44les LR
12:45qui se mettent
12:46complètement en dehors
12:47de ce qu'a été
12:49le sens du pacte
12:50du Front Républicain
12:51lors des dernières élections.
12:53Donc, ce qui est demandé,
12:53c'est cela.
12:54Quant aux insoumis
12:55que vous évoquez
12:55et que vous évoquez à raison.
12:57Moi, j'attends de voir
12:57si demain,
12:58un gouvernement
12:59améliore la justice
13:00fiscale,
13:02s'il suspend
13:04la réforme des retraites,
13:06s'il y a des mesures
13:07pour le pouvoir d'achat.
13:07J'attends de voir
13:08si les insoumis
13:09censureraient
13:09un tel gouvernement.
13:10En tout cas,
13:11aujourd'hui,
13:11que ce soit les écologistes,
13:12que ce soit les communistes,
13:13que ce soit les socialistes,
13:14que ce soit les membres...
13:15Il y a une fois de passage,
13:16vous dites.
13:16Ils veulent ensemble
13:18gouverner
13:18et ils le disent
13:19et ils le signent ensemble.
13:20Mais sans les insoumis,
13:20vous êtes quoi, 123 ?
13:21Est-ce que vous avez dit...
13:22C'est la dernière solution
13:25qui n'est pas été essayée.
13:26Vous n'êtes que 123 députés,
13:30c'est-à-dire moins
13:30que le socle commun.
13:32Non, je crois
13:32que nous ne sommes pas 123 députés.
13:33Si on enlève les insoumis,
13:34c'est à peu près 123.
13:35Il n'y a plus de socle commun.
13:36D'accord ?
13:36Donc, quand des gens
13:37prennent des décisions électorales
13:38aussi différentes...
13:38D'accord, mais ça n'a pas marché
13:39avec le socle commun.
13:40Pourquoi, en étant moins nombreux,
13:42tout d'un coup,
13:42vous éviteriez la solution ?
13:43Parce qu'on est plus habile.
13:44Parce qu'on est plus doué,
13:45si vous voulez.
13:45Parce qu'on est plus habile.
13:46Parce qu'on est plus habile.
13:47Les écologistes,
13:48plus les communistes,
13:49plus le PS,
13:50ça fait 116 députés.
13:52Donc, à 116 députés,
13:53vous pensez que ça va tenir
13:56alors que le socle commun
13:57plus nombreux
13:57ne tient pas ?
13:59Je vous ai dit...
14:00Déjà, il y a...
14:00Mettre les communistes
14:01même là-dedans,
14:02en soi,
14:02ça n'a pas beaucoup de sens.
14:03Pourquoi ?
14:04C'est-à-dire son projet socialiste
14:05et son projet socialiste.
14:07Attendez,
14:08on a là...
14:08C'est Bruno Retailleau
14:09qui arrive à Matignon.
14:10Il est à l'heure...
14:11J'espère qu'il ne va pas
14:11écraser Laurent Wauquiez
14:12qui sort.
14:13Il est à l'heure
14:15parce qu'il avait rendez-vous
14:16à 17h avec le Premier ministre
14:18des Missionnaires.
14:19Le ministre de l'Intérieur
14:19des Missionnaires
14:20et Laurent Wauquiez
14:21est toujours sur place,
14:24bien évidemment.
14:25Donc, ils vont se croiser ?
14:26Il y a des chances...
14:26Et peut-être même être
14:27dans le même bureau,
14:28qui sait,
14:28pour pouvoir discuter.
14:30Est-ce qu'on n'a pas vu
14:30Laurent Wauquiez sortir ?
14:31Dans tous les cas,
14:31en ce moment,
14:32au Rassemblement National,
14:33on observe tout ça.
14:33On est unis, groupés.
14:35On a une ligne.
14:36On a demandé
14:37ou la dissolution
14:37ou la démission
14:38et on regarde ce spectacle.
14:40De manière un peu
14:41en étant...
14:41On trouve ça affligeant ?
14:42Le problème,
14:43c'est que les meilleures vannes
14:44parfois sont les plus courtes
14:44et que là,
14:45ça commence à durer
14:45un petit peu longtemps.
14:46Vous ne croyez pas
14:47à ce délai,
14:48cet ultimatum
14:49qui se termine demain soir ?
14:51Un ultimatum pour faire quoi ?
14:52Pour savoir s'il faut laisser
14:53un petit peu plus de place
14:58Il y a un moment donné,
14:59moi, je vois un principal problème.
15:00C'est que là,
15:00depuis le début,
15:01ça fait à peu près 15 minutes
15:03qu'on parle de Retailleau,
15:05les Feux de l'Amour
15:05avec Wauquiez.
15:06Ensuite, les socialistes,
15:07on y va avec LFI
15:08ou sans LFI.
15:09Les LR, on rentre,
15:10non, on sort.
15:11Finalement, on garde le pied
15:12dans la main.
15:12On en est là aujourd'hui ?
15:13Il y a un vrai problème,
15:14c'est que pendant tout ce temps-là,
15:16on ne parle pas des Français.
15:17On ne parle pas de la situation du pays
15:18et de ce dont on a besoin de faire,
15:20c'est-à-dire retourner devant
15:21le seul chef du pays,
15:22c'est-à-dire le peuple français.
15:23Les institutions sont bien faites.
15:25La constitution de la Ve République
15:26est bien faite.
15:27Pour peu que le président de la République
15:29accepte d'en respecter
15:30l'esprit et l'ADN.
15:32Lorsqu'il y a une situation
15:33de blocage
15:34parce que le front pseudo-républicain
15:37de l'été dernier
15:38a juste provoqué
15:39cette conséquence-là,
15:40c'est-à-dire le blocage
15:41de nos institutions,
15:42on en revient
15:42au seul chef du pays,
15:44c'est-à-dire le peuple français
15:45à travers de nouvelles élections.
15:46Donc nous, nous sommes clairs,
15:47ça fait maintenant 48 heures.
15:48Et vous, au RN,
15:49vous regardez les spectacles
15:49et vous attendez
15:50que ça se termine
15:51par une dissolution ?
15:51On ne regarde pas le spectacle.
15:52Malheureusement, on le subit
15:53comme l'intégralité des Français
15:54qui trouvent ce spectacle
15:55absolument affligeant.
15:57La vraie question aujourd'hui,
15:58c'est de savoir
15:58quand est-ce qu'on repart
16:00aux élections
16:01et pourquoi faire
16:01d'ici les prochaines élections
16:02présidentielles.
16:02Donc il n'y a plus
16:02de discussion possible
16:03parce que Jordan Bardella
16:04et Marine Le Pen
16:05ont décliné l'invitation
16:06de Sébastien Lecornu
16:07contrairement aux autres
16:08qui y vont.
16:09C'est normal
16:09parce que ça fait déjà...
16:11Sauf les films
16:11et les films n'y a jamais été
16:12depuis le début.
16:12Ça fait un mois pour le coup
16:13que Sébastien Lecornu
16:14est en fonction.
16:15Il n'a pas été nommé
16:16Premier ministre
16:16il y a seulement 48 heures.
16:17Ça fait un mois
16:18qu'il a engagé des conversations.
16:19On a répondu
16:20par courtoisie républicaine
16:21à chacune de ses invitations.
16:22Mais bon, plus de courtoisie alors.
16:24C'est juste qu'il y a un moment donné
16:25quand on voit les résultats
16:26qui ont été ceux
16:27à la fois d'un gouvernement
16:28qui recyclait
16:29tous les plus fidèles macronistes
16:30au possible historique
16:32dimanche dernier
16:33et puis là maintenant
16:33le vaudeville
16:34constable depuis 48 heures,
16:36on n'a évidemment pas envie
16:37de participer à ça.
16:38Donc entretenir l'histoire,
16:39entretenir cette petite comédie
16:40alors que la seule chose
16:42qu'il faut faire
16:42et d'ailleurs tout le monde le dit
16:44en circonscription,
16:45tout le monde sait pertinemment
16:45qu'à un moment donné
16:46pour sortir de cette impasse
16:48il va falloir retourner
16:49aux urnes,
16:49retourner aux élections.
16:51Bref, n'attendons plus,
16:52ne perdons pas de temps
16:53et agissons.
16:54Si on arrive à faire une élection
16:55avec une majorité absolue
16:56on aura peut-être eu la chance
16:57de donner au moins
16:58un an d'avance à l'alternance.
16:59En attendant,
17:00puisque vous parlez d'alternance,
17:02il y en a certains
17:02qui ont travaillé
17:03avec Emmanuel Macron
17:04mais qui semblent un peu pressés,
17:05assez pressés.
17:05Il suffit d'écouter
17:06Édouard Philippe,
17:07l'ancien Premier ministre
17:08d'Emmanuel Macron.
17:10Pour lui,
17:10il faut aller maintenant
17:11et rapidement
17:12à une présidentielle anticipée.
17:15Je crois qu'il doit
17:16prendre une initiative
17:17et il me semble
17:18qu'il s'honorerait
17:19si par exemple
17:20il proposait
17:22un nom de Premier ministre,
17:24il nommait un Premier ministre
17:25avec pour fonction
17:26d'exécuter les affaires courantes
17:28et de construire un budget
17:29et qu'à l'issue,
17:31dès lors que ce budget
17:31est adopté,
17:32dès lors que la France
17:33est dotée d'un budget
17:34et c'est indispensable,
17:35il annonce
17:36qu'il organise
17:37une élection présidentielle
17:38anticipée,
17:39c'est-à-dire
17:39qu'il part
17:40immédiatement après
17:42que le budget
17:42a été adopté.
17:43Est-ce que c'est jouable
17:44Bruno Millienne ?
17:45Bonsoir,
17:46vous êtes un ancien conseiller
17:47de François Bayrou
17:48à Matignon,
17:48vous avez été député,
17:49mais est-ce que c'est jouable
17:50d'arriver à faire voter un budget ?
17:52Bon, ça,
17:53sinon c'est compliqué quand même.
17:54Et ensuite,
17:54Emmanuel Macron démissionne.
17:56Mais la question
17:56n'est pas de savoir
17:57si c'est jouable ou pas.
17:59Pour les Français,
18:00il faut le faire.
18:01Parce que si vous n'arrivez pas
18:02à faire voter le budget,
18:05un peu extérieur
18:05et je suis un peu atterré quand même,
18:07il faut impérativement
18:08un budget pour la France.
18:09Parce que sinon,
18:09il se passe quoi ?
18:10C'est la loi spéciale
18:11et la loi spéciale,
18:11c'est quoi ?
18:12C'est une simple année blanche
18:14sans pouvoir faire derrière
18:15d'investissement,
18:17d'augmentation
18:18à droite,
18:19à gauche,
18:19etc.
18:19Donc vous n'êtes que
18:21sur des dépenses
18:22que vous ne pouvez pas augmenter.
18:23Ça nous prendrait au nez
18:23l'année dernière,
18:24on a trouvé une solution finalement.
18:25Mais c'est bien pire
18:26que le budget présenté
18:27par François Bayrou
18:28sans le défendre.
18:29C'est évident
18:29que dans le budget
18:30de François Bayrou,
18:31il y avait une partie
18:31d'année blanche,
18:32il y avait d'autres choses,
18:33vous ne l'avez même pas.
18:34Donc vous avez poussé
18:35François Bayrou dehors,
18:37là tout à l'Assemblée,
18:38vous avez poussé...
18:39Il s'est poussé lui-même.
18:40Oui, pour le coup,
18:41mais enfin,
18:42j'y étais.
18:43Il a un peu été
18:44au devant du précipice.
18:46Non mais je peux vous raconter
18:46l'histoire.
18:47Avec plaisir,
18:48on va se régaler.
18:49On nous aurait fait danser
18:50la gigue pendant deux mois
18:51pour nous censurer au bout.
18:52Donc on n'est pas...
18:53Vous avez anticipé la stratégie.
18:54Mais oui,
18:55on n'est pas à supporter
18:56de se faire harakiri par d'autres.
18:59On préfère le faire nous-mêmes.
19:00Mais on en est toujours là.
19:01C'est-à-dire que n'importe quel ministre
19:03termine par se faire censure.
19:04Quand Sébastien Lecornu
19:05dit aux parlementaires,
19:07là je m'adresse aux parlementaires,
19:09je n'utiliserai plus jamais
19:10le 49 alinéa 3.
19:12Mais les gars,
19:13vous avez tous les pouvoirs en main.
19:15Vous pouvez écrire le budget.
19:17Eh bien non,
19:18personne ne s'en saisit.
19:19Mais pourquoi ?
19:20Parce qu'ils n'ont pas envie
19:20de s'en saisir.
19:21Ils n'ont pas envie
19:22de les emmerder.
19:23Ils n'ont pas envie de...
19:24Ce sera un budget forcément
19:25un peu plus l'air.
19:25Ce sera un peu Frankenstein
19:27le budget au bout du compte.
19:28Mais là au moins
19:29les Français auraient vu
19:29la responsabilité
19:30ou l'irresponsabilité
19:31des parlementaires.
19:32D'où qu'ils viennent ?
19:33Je ne mets personne en cause.
19:34Mais moi cette espèce
19:35de cloaque dans lequel on vit...
19:37Justement pour en sortir
19:38Édouard Philippe
19:38il fait une proposition.
19:39Il dit
19:39si Emmanuel Macron
19:40dit aux Français
19:41et à la classe politique
19:42je vais partir
19:44est-ce que ça ne débloque pas
19:45la situation ?
19:46Votons un budget
19:46et ensuite on se concentre
19:48sur la présidentielle.
19:48Vous faites une présidentielle
19:50avec...
19:50Alors je sais qu'on peut
19:51effectivement préparer
19:52sur 6 mois
19:53l'élection présidentielle et tout.
19:54Est-ce que le temps sera suffisant ?
19:56Le temps est suffisant
19:57d'ici à 2027
19:58pour chacun des parties
19:59d'expliquer.
19:59Les candidats
20:00on sait qu'ils pensent quoi.
20:01Là ils vont peut-être
20:02être obligés de faire autre chose
20:03que des listes à l'après-vert
20:04de promesses
20:04qui ne seront jamais réalisées.
20:05Ça va les Français
20:06ils ont donné pendant 40 ans
20:07là ils ont commencé
20:08à comprendre
20:08que ça ne fonctionnait pas.
20:09Bon.
20:10Donc il va falloir quand même du temps.
20:11On les connaît les problèmes.
20:12La dette,
20:13la protection sociale
20:14qu'on ne peut plus financer
20:15aujourd'hui uniquement
20:16avec les revenus du travail.
20:18Est-ce que les socialistes
20:19sont prêts à mettre
20:19un peu de capitalisation
20:20là-dedans
20:21pour soulager
20:21je ne sais pas ?
20:23Enfin il y a quand même
20:23des sujets
20:23qui devraient réunir
20:24tout le monde.
20:25Les entreprises
20:26ont tombé à roue
20:27sur les entreprises.
20:28Je vous donne juste
20:28un petit chiffre.
20:29Les entreprises françaises
20:31vis-à-vis de leurs voisins
20:32européens
20:33ont un déficit
20:34de compétitivité
20:35de 81 milliards.
20:37Et on va mettre
20:37la taxe Zuckman.
20:38Mais ce pays
20:39est devenu dingue.
20:41Leurs élus
20:41sont devenus dingues.
20:42Ils ne se rendent compte
20:42de rien.
20:43Justement,
20:43passons à autre chose
20:44il y a hop
20:45la présidentielle.
20:46Là, faisons...
20:47Moi je pense que
20:48Amandie Nathalie
20:49elle a dit
20:49il y a une rumeur
20:50comme quoi il y aura
20:50peut-être un premier ministre
20:52de gauche
20:52et ils sont trouvés
20:54puisqu'on n'a pas essayé.
20:56Il arrivera à faire passer
20:56un budget ?
20:57Je ne sais pas
20:57mais en tout cas
20:58il faut qu'il se mette
20:58au moins d'accord
20:59sur un budget à minima.
21:00Je vous le signe quand même
21:01et je parle sous le contrôle
21:02il reste 8 mois
21:03de travail effectif
21:04à l'Assemblée nationale
21:05et au Sénat
21:05parce qu'on a les municipales
21:07et on a les sénatoriales.
21:09Si en 8 mois
21:09vous ne pouvez pas
21:10simplement assurer
21:11un budget à la France
21:12Olivier Faure
21:15Moi je n'ai pas une passion
21:18je n'ai pas une passion absolue
21:20pour Olivier Faure
21:20je vous rassure
21:21je préférerais Bernard Cazeneuve
21:22mais bon c'est comme ça
21:23mais il y a un boulot à faire
21:25enfin
21:27tout ce qui se trouve
21:28entre le PS et les LR
21:30bougez-vous
21:32travaillez ensemble
21:32Mais ça on dit ça
21:33depuis 16 mois
21:34Oui mais c'est ce que
21:35les Français demandent
21:35et ce faisant
21:36on y arrive à France
21:37Alors pardon
21:38excusez-moi Bruno
21:39Bruno
21:39j'ai regardé tous les sondages
21:40ce matin
21:40les Français demandent
21:42en premier
21:42la démission d'Emmanuel Macron
21:44et en deuxième
21:45avec un peu moins
21:46de toncentage
21:46la dissolution
21:47Bah oui mais écoutez
21:49si on écoute les Français
21:50les Français sont très en colère
21:52et ils pensent que le premier numéro 1
21:53c'est le chef de l'État
21:54Ils sont en colère
21:55parce qu'Emmanuel Macron
21:55cristallise toute la colère
21:57Non c'est parce qu'il ne fait pas
21:58ce que les Français
21:58lui ont demandé de faire
21:59depuis les élections
22:00et la dissolution
22:01Non mais la dissolution
22:02Ils avaient dit
22:03NFP ou RN
22:04et il a pris
22:05Bloc Central
22:05Non je suis désolé
22:08Le Bloc Central
22:08c'est le seul qui a dit
22:09ils n'avaient pas dit Barnier
22:11Ils ont dit
22:12Front Républicain
22:13Front Républicain
22:14Moi je peux vous assurer
22:15que les électeurs
22:16sur ma circonscription
22:17parce que j'étais le premier
22:18à me désister en France
22:19qui ont voté
22:20pour une candidate PS
22:21qui est porte-parole
22:21une des porte-parole du PS
22:22C'est pas un programme
22:22Front Républicain
22:23C'est pas sur le programme
22:24du NFP
22:25C'est pas Barnier
22:26C'est encore moins Bayrou
22:27Et le 7 juillet au soir
22:29Mélenchon a tué
22:30le Front Républicain
22:31en déclarant
22:32le NFP a gagné
22:33on appliquera notre programme
22:35rien que notre programme
22:35tout notre programme
22:36On va continuer la discussion
22:37et on va écouter aussi
22:38Bruno Le Maire
22:39qui chez nos confrères de Brut
22:40on va analyser ça
22:41avec vous bien évidemment
22:42et je vois
22:42Néla Latrusse
22:43commence à sourire
22:43par gourmandise
22:45parce que chez Brut
22:46Bruno Le Maire
22:47a dit
22:47c'était moi le problème
22:48C'est pas qu'on ne savait pas
22:48qu'il avait un appétit
22:49pour Bruno Le Maire
22:50Et donc je me casse
22:51Voilà ce qu'a dit
22:52Bruno Le Maire
22:53A tout de suite
22:54Restez avec nous
22:55dans notre édition spéciale
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