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  • il y a 4 mois
Ce mercredi 3 septembre, Rachid Medjaoui, directeur adjoint de la gestion privée chez Louvre Banque Privée, et Éric Turjeman, co-directeur des gestions OPC chez Ofi Invest Asset Management, se sont penchés sur les taux longs qui s’enflamment sous pression, Google qui bat un nouveau record à Wall Street, la cohésion financière qui demeure dans la zone euro, la perspective boursière pour le mois de septembre, ainsi que la valeur de l'or qui retrouve ses plus hauts historiques, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Il est ouvert le club avec nos deux experts ce soir,
00:06Rachid Medjawi pour Louvre Banque Privée.
00:08Bonsoir Rachid, bienvenue.
00:09Bonsoir Guillaume.
00:10Et Eric Turgman, bonsoir Eric.
00:11Bonsoir Guillaume.
00:12Bienvenue également co-directeur des gestions d'Ofi Invest AM.
00:15On entame cette rentrée avec des mots de dette.
00:18Plein de mots de dette là, qui font mal.
00:20C'est Jaune Bourse qui a trouvé cette formule,
00:21mais elle est franchement bien choisie, des mots de dette.
00:23C'est vrai que c'est compliqué sur les adjudications longues,
00:26sur le long terme, 30 ans américains à plus de 5%.
00:28Aujourd'hui, ça y est, on a franchi la barre des 5%.
00:30Le 30 ans japonais aussi est un plus haut historique.
00:33Le 30 ans français sur un plus haut de 2011.
00:35Qu'est-ce qui explique que d'un seul coup, à cette semaine,
00:38les taux longs accélèrent à ce point,
00:41et partout simultanément, en quelque sorte, Rachid ?
00:46C'est un peu le pendant de l'euphorie boursière.
00:49Je crois qu'on se demande toujours qui est indicateur avancé.
00:54Est-ce que c'est le marché obligataire ou est-ce que c'est le marché actions ?
00:57On s'attendait à un été un peu compliqué.
00:59On a eu un été plutôt euphorique, à l'exception du début du mois d'août.
01:02Et donc, le marché obligataire intègre probablement
01:06un scénario macroéconomique global plus favorable.
01:11Et puis, il intègre surtout, et au fond, c'est une histoire que l'on voit,
01:15une lecture qu'on peut avoir depuis pratiquement le Covid, post-Covid,
01:18ce changement de paradigme historique qui est le retour des États-nations
01:24dans le pilotage des économies, avec des politiques budgétaires assumées,
01:30un volontarisme budgétaire.
01:32Ça dépense, pour des bonnes raisons, on l'espère, mais ça dépense à tout va.
01:36Et donc, ça dit quoi ?
01:37C'est le thème de la reflation, Guillaume.
01:39C'est-à-dire que tout ça, si ça va jusqu'au bout, ça fait plus de croissance,
01:43mais ça fait aussi plus d'inflation, si vous rajoutez les tarifs douaniers,
01:47vous rajoutez peut-être des banques centrales,
01:50on en parlait un peu moins indépendantes,
01:53eh bien, ça vient nourrir un peu cette idée que, devant nous,
01:57il y a une prime de risque liée au changement structurel
02:01sur le niveau d'inflation, plus des déficits budgétaires plus élevés.
02:05Il n'est pas anormal qu'on ait des taux d'intérêt.
02:09Alors, c'est vrai, vous avez raison, ce qui est un peu problématique,
02:11c'est les pontifications de courbes de taux,
02:13c'est-à-dire qu'on a des échéances très longues qui remontent plus vite,
02:17alors même que les parties courtes des courbes de taux ne s'affaissent pas.
02:20Parce que si on a de la pontification,
02:22simplement parce que les banques centrales sont en train de baisser les taux,
02:25ce n'est pas très grave, c'est un peu embêtant
02:27quand on a une pontification comme ça.
02:29Historiquement, ça a donné lieu souvent à des prises de profit.
02:32Ce n'est pas l'ennemi des actions, il faut le dire tout le temps.
02:37C'est la vitesse qui est souvent problématique
02:40et qui vient remettre un peu les niveaux de valorisation,
02:43vous en avez parlé précédemment,
02:45un peu élevés quand même sur la bourse américaine.
02:47– Eric, qu'est-ce qui pour vous explique ce déclenchement sur les taux longs ?
02:51Cette semaine particulièrement, on entend parler aussi d'un fonds néerlandais
02:53qui est présent à hauteur de 2 000 milliards sur l'obligataire
02:57qui pourrait lâcher une partie de ces obligations.
02:59Quels sont les déclencheurs que vous identifiez ?
03:01– Aucun, c'est arrivé maintenant,
03:04ça aurait pu arriver il y a trois mois ou il y a même un an,
03:06c'est-à-dire qu'il n'y a rien de nouveau,
03:08il y a des niveaux d'endettement qui sont excessifs partout dans le monde,
03:11simplement que jusqu'à présent, les taux longs regardaient plutôt l'inflation.
03:14Alors, ce n'est pas qu'il n'y en a pas,
03:16mais ce n'est pas le sujet le plus prégnant aujourd'hui.
03:18L'inflation a fait très très peur après le Covid,
03:21quand on avait atteint des taux énormes.
03:24Il y en a, mais ce n'est pas tellement ça, c'est les dettes.
03:26C'est qu'à un moment donné, on se dit,
03:28mais alors l'Europe, on va peut-être en reparler,
03:31mais finalement, on n'arrive pas à les résorber,
03:34et on voit bien en France la pagaille que ça peut faire.
03:37Aux États-Unis, où clairement, on a l'impression
03:40qu'on est prêt à laisser filer et puis le dollar avec,
03:45voire même faire pression sur la banque centrale,
03:48et ça, finalement, ça induit un phénomène
03:51beaucoup plus négatif que positif.
03:52Avant, les marchés étaient contents quand les taux courts baissaient,
03:55en se disant, les taux longs vont s'ajuster.
03:58Mais là, effectivement, ce que disait Rache,
03:59disait quantification, parce qu'à un moment donné,
04:01et si on arrive à ce que finalement,
04:02Donald Trump devienne le directeur de la banque centrale
04:05à la place de Powell,
04:07et que les taux, au lieu d'atterrir à 3,
04:09atterrissent éventuellement à 2,
04:11là, on aura des taux longs qui peuvent s'envoler.
04:13Ça commence à faire peur, en fait.
04:15Donc, c'est pour, à mon avis, des raisons différentes.
04:18Aux États-Unis, justement,
04:20l'indépendance de la Fed qui pourrait être remise en cause
04:22et qui est normalement la garante de l'inflation,
04:26et en Europe, de voir...
04:28Alors, la France, ce n'est pas l'Europe,
04:29mais ce n'est quand même pas le plus petit pays de l'Europe,
04:32de voir qu'on n'y arrive pas,
04:33et qu'il y a cette équation budgétaire
04:34qu'on n'arrive pas à résoudre.
04:36Oui, et le fait, par exemple,
04:37que dans les réserves des banques centrales,
04:39l'or prend de plus en plus de place,
04:40pour la première fois depuis 1996,
04:42l'or pèse plus dans leurs réserves
04:44que les obligations américaines.
04:45Ça aussi, ça participe à tendre
04:47ce marché obligataire,
04:49et c'est structuré,
04:51c'est amené à durer...
04:51C'est inéluctable,
04:52ou vous vous dites quand même
04:54qu'on arrive au bout de ce chemin-là ?
04:55Où est-ce que vous nous voyez
04:56sur la trajectoire de tension des taux, là ?
04:58On est au début, au milieu, presque à la fin ?
05:00En fait, sur l'or,
05:03pour revenir là-dessus,
05:04il y a quand même,
05:05il y a une remise en cause des monnaies.
05:06Enfin, ce n'est pas pour rien
05:07qu'il y a les cryptos,
05:07vous faites des émissions régulièrement là-dessus.
05:11Les cryptos, l'or,
05:12même si ce n'est pas tout à fait comparable,
05:13ce n'est pas complètement innocent.
05:15C'est-à-dire qu'il y a le doute
05:16sur les systèmes
05:18qui ont géré l'économie
05:20depuis des décennies.
05:22En premier lieu, le dollar,
05:23où d'un côté,
05:24il y a beaucoup de facteurs
05:25qui passent sur le dollar.
05:26Il y a le fait, premièrement,
05:27que les Américains
05:28aimeraient bien le voir baisser.
05:30Et deuxièmement,
05:30qu'il y a toute une partie du monde,
05:31on va dire le monde non-occidental,
05:33qui aimerait bien aussi s'en affranchir.
05:36Donc, c'est un peu diffus,
05:38mais on voit bien toute cette remise en cause.
05:41Et on va vers des actifs alternatifs,
05:44réels, doulors,
05:46qui n'ont pas forcément fini de monter.
05:47Et puis, les cryptos,
05:49je suis moins à l'aise là-dessus.
05:52C'est bon pour le secteur bancaire.
05:54Si la pontification de la courbe des taux
05:56dont vous nous parlez
05:57et qu'on constate chaque jour
05:58se poursuit,
05:59ce sera bon pour un secteur dans le marché,
06:01à savoir le secteur bancaire.
06:02Ce n'est pas rien,
06:03c'est un secteur systémique.
06:06Ce n'est pas rien
06:08et ça se nourrit
06:09ou ça s'auto-entretient
06:10puisqu'on peut s'alarmer
06:13de la vitesse de pontification,
06:14je le disais tout à l'heure,
06:15c'est ça qui est souvent en mettant.
06:16Mais par exemple, une pontification,
06:17c'est intéressant pour les banques
06:20parce que ça permet de faire du portage,
06:23comme on dit.
06:24On emprunte court et on prête long.
06:25Et c'est intéressant pour les États
06:26parce que je pense qu'outre-Atlantique,
06:29ils sont à peu près contents
06:31avec la pontification
06:32parce que comme ils vont en plus
06:33réformer la régulation
06:35puisqu'ils vont déréguler,
06:37permettre aux banques probablement
06:38d'acheter plus d'obligations d'État,
06:40si vous faites ça en même temps,
06:41plus une pente,
06:42vous êtes à peu près certains
06:43que vos émissions vont être bien absorbées.
06:46Et c'est ce qu'on a vu,
06:47vous le disiez tout à l'heure,
06:48cette semaine.
06:50Mais encore une fois,
06:51je pense que le marché obligataire
06:53est en train de s'ajuster
06:54à un niveau croissance plus inflation,
06:58la fameuse croissance nominale,
06:59plus haut.
07:00Et un indicateur avancé,
07:02c'est le Japon.
07:03Le Japon nous a montré,
07:05dans les années 90,
07:06ce qui nous est arrivé,
07:08dans les années 2000,
07:09dans les pays occidentaux,
07:11c'est-à-dire des taux zéros
07:12à cause des risques de déflation,
07:14le Japon est en train probablement
07:16de nous montrer
07:16ce qui est en train de nous arriver
07:18et ce qui va continuer de nous arriver,
07:19c'est-à-dire un retour
07:21sur des taux longs en nominal,
07:23plus élevés,
07:24mais après inflation par contre,
07:25pas forcément plus élevés.
07:27Et c'est ça qui est le défi
07:28pour les États.
07:29Au fond,
07:29ce n'est pas d'avoir des taux longs
07:30qui montent,
07:30c'est d'avoir des taux longs
07:31qui montent moins vite
07:32que l'inflation
07:33pour venir réduire
07:35le poids de la dette
07:35parce qu'il y a quand même un enjeu.
07:38Cette dette,
07:38il faut qu'elle soit productive,
07:39premièrement,
07:40et puis surtout,
07:41il faut qu'elle ait un taux
07:42de productivité
07:43qui soit significativement
07:45supérieur à l'inflation.
07:46Une auditrice,
07:47elle s'appelle Alix,
07:48elle nous a écrit tout à l'heure
07:49sur le fil XBFM Bourse,
07:50elle nous a écrit ceci,
07:52la fête va sans doute
07:52baisser ses taux
07:53alors que les taux longs montent,
07:54on est au bord
07:55d'une erreur de politique monétaire.
07:57Les taux montent,
07:57mais la fête baisse les siens.
07:58Est-ce qu'on est sur l'erreur
07:59de politique monétaire à venir ?
08:01Eric ?
08:02Alors ça dépendra,
08:02on attend encore des chiffres
08:03de l'emploi, etc.
08:08Les taux américains,
08:10ils sont quand même
08:11relativement encore élevés,
08:12donc il y a un peu de marge.
08:13En Europe,
08:15on est à 2,
08:15là c'est plus difficile,
08:16mais aux Etats-Unis,
08:18on peut baisser un peu.
08:19L'erreur de politique monétaire,
08:21c'est si,
08:24c'est pas bien grave
08:24qu'il y ait une baisse ou deux
08:25d'ici la fin de l'année,
08:26mais si on continue,
08:27on continue,
08:28et qu'on va au-delà
08:29du 3%,
08:31alors nous d'ailleurs,
08:32on n'y croit pas,
08:32au 3%,
08:33enfin on pense qu'on s'arrêtera
08:34un peu avant,
08:35mais le marché anticipe
08:36deux baisses en 25,
08:37quatre baisses en 26,
08:38là si on continue
08:39à aller plus fort
08:41alors que l'activité
08:42ne ralentit pas
08:43et qu'il y a toujours
08:43quand même des chiffres
08:44d'inflation
08:45qui restent relativement forts,
08:47là il y a erreur
08:47de politique monétaire,
08:48mais c'est déjà pour ça
08:50que les taux montent,
08:52enfin qu'il y a
08:53cette pontification,
08:54c'est cette crainte...
08:55D'une perte de crédibilité
08:56des banques centrales aussi.
08:58Voilà,
08:58de l'intervention,
08:59mais alors,
08:59la dépendance des banques centrales,
09:01on en parle,
09:01moi ça ne me gêne pas tellement
09:02si celui qui est aux manettes
09:03ne fait pas d'erreur,
09:04que ce soit le banquier central
09:05ou un politique,
09:06le problème c'est
09:07qu'aux Etats-Unis,
09:08on voit bien que celui
09:09qui se remanette
09:09à la place de Powell,
09:10ce serait Trump
09:11et que là c'est beaucoup plus
09:13volatile ces réactions.
09:15Oui, Antoine.
09:15De toute manière
09:15qu'il y ait des perspectives
09:16de hausse de taux,
09:17certains diront
09:18que c'est une erreur
09:19de politique monétaire,
09:20que là on les baisse
09:20dans ces conditions,
09:21c'est vrai que fondamentalement
09:22ça paraît un peu biscornu
09:25comme plan,
09:26mais voilà,
09:27à chaque fois
09:28qu'on va bouger quelque chose,
09:30on estime que c'est une erreur
09:31de politique monétaire potentielle,
09:33donc au milieu de tout ça,
09:34bon, il y a peut-être
09:35des banquiers centraux
09:36qui font à peu près
09:37bien leur boulot,
09:37non, moi dans le niveau
09:39des taux en ce moment
09:40et notamment des niveaux 30 ans,
09:42mais on en parlait déjà hier,
09:44j'y vois surtout les marchés
09:45qui disent
09:46non mais qu'est-ce que c'est
09:46ces économies développées
09:48qui ne savent même plus
09:48bricoler un budget,
09:49quoi,
09:50que ce soit les Etats-Unis
09:51où va se poser le problème
09:53du shutdown,
09:55à nouveau,
09:55que ce soit du côté
09:56de l'Allemagne
09:57qui n'y arrive pas,
09:58nous,
09:58c'est plus à démontrer,
09:59l'Angleterre
10:00qui n'arrive pas
10:01à bricoler un budget,
10:02bon,
10:02là aussi il y a une prime de risque
10:04face à une situation
10:05de stress de marché.
10:07Oui,
10:07alors en face
10:08de ces tensions obligataires,
10:10il y a matière malgré tout
10:11à se rassurer.
10:12Par exemple,
10:12en Europe,
10:13c'est vrai que les taux longs
10:14ont aussi progressé en Europe,
10:16le taux long français,
10:16le 30 ans,
10:17est à un plot depuis 2011,
10:18le 30 ans britannique
10:19est à un plot depuis 1998.
10:21Mais,
10:22l'écart entre les taux européens
10:24ne s'est pas amplifié,
10:25si bien qu'on a toujours
10:25une cohésion,
10:26voilà,
10:27c'est comme ça,
10:27les taux italiens aussi,
10:28l'écart de taux
10:29depuis le début de la semaine
10:30entre la France et l'Italie,
10:31ce n'est pas amplifié,
10:31même si les taux français
10:32ont progressé,
10:33les taux italiens aussi
10:34ont progressé.
10:34Donc,
10:34on a une cohésion
10:35qui se maintient.
10:36Puis,
10:36alors,
10:37quand on regarde sur le marché
10:37du prêt entre banques,
10:39vous savez que les banques
10:40se prêtent de l'argent,
10:41elles se prêtent toujours
10:42à des taux extrêmement bas,
10:44la dispersion des primes de risque
10:45sur le marché de la dette
10:46au plus bas depuis 2008,
10:47le swap spread
10:47à 10 ans négatif même,
10:49et les banques françaises
10:50continuent d'emprunter
10:50auprès de leurs homologues
10:51à des taux aussi bas
10:53qu'avant la dissolution,
10:55quasiment aussi bas.
10:56même si nos banques
10:57sont exposées
10:58avec les obligations françaises
10:59qu'elles détiennent en portefeuille.
11:00Ça,
11:00c'est bon signe,
11:01c'est-à-dire qu'il y a
11:01de vrais signes de résilience
11:02au milieu des doutes
11:04qu'on peut avoir.
11:05Ça,
11:05moi,
11:05je relis vraiment,
11:06là aussi,
11:07ça me semble être
11:08relativement structurel,
11:09même s'il faut faire attention,
11:10mais au thème de
11:12le monde corporel
11:14est plus sain
11:15que le monde des États.
11:16C'est ce que vient de dire Antoine.
11:18Et ça,
11:19ça paraît,
11:19encore une fois,
11:20structurel
11:20vu cet activisme budgétaire.
11:22Je le répète,
11:23souvent pour des bonnes raisons.
11:25Enfin, je veux dire,
11:26d'abord,
11:26le Covid,
11:26il fallait nous sauver
11:27et ensuite,
11:28il y a un certain nombre
11:28de défis,
11:29comme vous le savez,
11:30transformation digitale,
11:32écologique,
11:32et puis maintenant,
11:33la défense.
11:34Donc,
11:34c'est pour des bonnes raisons.
11:38Et donc,
11:38moi,
11:39j'ai l'impression
11:41que le monde corporel
11:42et les banques en particulier
11:43sont beaucoup plus solides
11:45et donc,
11:46ça montre bien
11:47que même si les spread de crédit,
11:49comme on dit,
11:50sont très très serrés
11:51aujourd'hui,
11:52eh bien,
11:52il y a une explication
11:54puisque,
11:55on a des cash flow,
11:57des ratios d'endettement
11:58qui, certes,
11:59peuvent prêter à discussion
12:01mais qui sont beaucoup moins élevés
12:02qu'ils ne l'étaient,
12:03par exemple,
12:03lors des pics
12:04des précédents cycles.
12:06Et ça,
12:06voilà.
12:06Même chose pour les pays émergents.
12:08Il y a un syndrome
12:09de renversement historique
12:10assez incroyable.
12:12En moyenne,
12:12je ne parle pas de l'Argentine
12:13ou de la Turquie,
12:15mais en moyenne,
12:15vous avez des situations,
12:16par exemple,
12:17dans les États émergents
12:18qui semblent être plus sains,
12:19entre guillemets,
12:20parce qu'ils ont fait
12:21moins de relance budgétaire
12:22depuis 4-5 ans.
12:23Et donc,
12:24en relatif,
12:25on a l'impression que
12:26si vous voulez de la dette
12:28avec des beaux spreads,
12:29vous faites de la dette émergente.
12:31Et si vous voulez de la dette
12:31avec des spreads intéressants,
12:33vous faites des obligations
12:35d'entreprise
12:35en Occident.
12:36On poursuit nos échanges,
12:38on est à un gros quart d'heure
12:39de la clôture,
12:39on accélère,
12:40on entre par la dernière ligne droite
12:41de cette séance.
12:42Et le CAC est toujours en hausse,
12:43en hausse aujourd'hui,
12:44de 0,9%.
12:45Schneider Electric en tête,
12:46plus 3,5%.
12:47Airbus, plus 3%.
12:48Publicis, plus 2,7%.
12:50En gros,
12:50on a les valeurs liées à la tech
12:51qui progressent bien.
12:53Thalès aussi,
12:54dans la défense,
12:55récupère 1,8%
12:56après un été finalement compliqué
12:58dans le secteur de la défense.
12:59Et puis à la baisse aujourd'hui,
13:00Stellantis,
13:01Renault qui perdent chacun
13:02à peu près 2%.
13:03Total Energy aussi perd 1%.
13:05Eric Churgeman est avec nous,
13:06on en parle,
13:07ainsi que Rachid Medjawi.
13:08Par rapport à avant l'été,
13:09Eric,
13:10dans les allocations,
13:11vos choix d'investissement,
13:12qu'est-ce qui change
13:13là en cette rentrée ?
13:15Pas grand-chose.
13:17Nous,
13:18ça fait quelques temps
13:18qu'on ne voit pas
13:19un gros potentiel
13:20d'appréciation
13:21sur les marchés actions
13:22parce qu'en début d'année,
13:25on avait une hausse
13:26à moins de 2 chiffres,
13:27disons autour d'un peu
13:28en dessous de 10.
13:29On les a dépassés
13:30en Europe,
13:32alors que dans le même temps,
13:33les bénéfices ont été revus
13:34à la baisse.
13:35Il faut avoir bien ça
13:36en tête quand même.
13:37Les États-Unis,
13:37c'est différent
13:38et on va en dire deux mots.
13:40En Europe,
13:40les résultats 2025
13:41ne seront pas supérieurs
13:43à ce 2024
13:44qui étaient eux-mêmes
13:45inférieurs à ce 2023.
13:47Donc on aura 2025
13:48inférieurs à 2023.
13:49Dans le même temps,
13:49le marché n'a fait
13:50que monter.
13:52Donc ça veut dire
13:52qu'en fait,
13:53c'est un re-rating.
13:54Il y a eu des PE
13:55qui se sont appréciés.
13:58Après,
13:59selon les indicateurs,
14:00on est autour de 15 fois
14:00les bénéfices.
14:02Ce n'est pas une bulle,
14:02mais enfin,
14:03on ne peut pas dire
14:04que ça soit donné.
14:05C'est un peu au-dessus
14:06de la moyenne historique.
14:08Ça veut dire qu'en fait,
14:08mais c'est ça
14:09qui est quand même marquant,
14:10c'est qu'il n'y a plus
14:10de primes de risque
14:11en fait sur les marchés
14:12parce que ça fait 40 ans
14:14que les investisseurs
14:15sont échaudés
14:16par toutes les primes
14:17de risque qu'ils ont voulu
14:18mettre sur les marchés
14:19pour des raisons géopolitiques,
14:21politiques, sanitaires.
14:24On peut remonter
14:24à la guerre du Golfe,
14:26aux Twin Towers,
14:27à la guerre en Ukraine,
14:28au Covid,
14:29à Trump 1,
14:29à Trump 2,
14:30au Brexit, etc.
14:32Et à chaque fois
14:32que les investisseurs
14:33se sont dit
14:33ça va mal finir,
14:34on se couvre,
14:36finalement,
14:36six mois plus tard
14:37ou un an plus tard,
14:39entre guillemets,
14:39ils s'étaient couverts
14:40pour rien.
14:40Donc ça veut dire
14:40que maintenant,
14:41les investisseurs
14:42ne se préoccupent
14:43que de deux choses
14:44uniquement,
14:45les bénéfices.
14:46C'est pour ça
14:46que trimestre après trimestre,
14:47on scrute les bénéfices.
14:49Et les taux d'intérêt
14:49parce que c'est quand même
14:50à partir des taux
14:51qu'on évalue
14:51l'actualisation des bénéfices.
14:54Et donc,
14:55voilà pourquoi
14:56les marchés tiennent.
14:56Parce que les bénéfices,
14:57mine de rien,
14:58tiennent,
14:59notamment aux Etats-Unis
15:00où là,
15:00on est encore à plus 10.
15:02On est au plus haut historique
15:03sur les marchés américains
15:04parce que les bénéfices
15:05sont au plus haut historique.
15:07Oui, mais si on retraite
15:07les GAFAM,
15:08c'est un peu moins brisant.
15:09On retraite les GAFAM,
15:10c'est moins vrai,
15:10mais les marchés tiennent
15:12avec les GAFAM.
15:13Les autres ont moins monté.
15:15Le réel gagne toujours
15:16et le réel,
15:17c'est que les GAFAM
15:17pas les énormes.
15:18Voilà,
15:19et quand on voit
15:19la masse de bénéfices,
15:21et là,
15:21je pense que
15:22c'est très dur
15:23à appréhender.
15:24En tout cas,
15:24moi,
15:24je ne suis pas capable
15:25de savoir
15:25quels vont être
15:26les bénéfices
15:26de certaines valeurs
15:27comme NVIDIA
15:28ou qui bat régulièrement
15:29les projections.
15:31Alors là,
15:31évidemment,
15:32on n'est pas content
15:32quand ils font juste
15:33ce qu'ils viennent d'annoncer,
15:34mais c'est des milliards.
15:37C'est juste énorme
15:38et là,
15:39c'est une disruption
15:39qu'on a du mal à appréhender.
15:41Enfin,
15:42on voit le bien au quotidien,
15:43mais à notre niveau,
15:44on voit chaque GPT,
15:46etc.,
15:46mais ça va beaucoup
15:46plus loin que ça.
15:48Et c'est sans doute
15:49une révolution supérieure
15:50à ce qu'il y a eu en 2000
15:51et c'est pour ça
15:52que parler de PE,
15:53de la bourse américaine,
15:55ça ne veut pas dire grand-chose.
15:57Oui,
15:57on est au-dessous
15:57de la moyenne historique
15:59parce qu'on est à 24 fois
16:00les profits.
16:00Mais on est aussi
16:01au début
16:01d'un méga-gigatrain
16:03en quelque sorte,
16:04troisième révolution industrielle
16:05dont on ne sait pas
16:06jusqu'où elle mènera
16:07les transformations humaines
16:08et c'est pour ça
16:09qu'on est prêt
16:10à pricer quasiment l'infini.
16:11Et ces valeurs-là,
16:13il n'y a pas de prix.
16:13Tant qu'il y a de la croissance,
16:14il n'y a pas de prix.
16:15On ne regarde pas.
16:16Peu importe le PE,
16:1740, 50 fois,
16:18tant qu'il y a de la croissance.
16:19En revanche,
16:19le jour où il n'y a plus de croissance
16:21qu'on arrive à les évaluer,
16:22le jour où on voit le plafond,
16:24le luxe,
16:25là,
16:26on commence à avoir un direct
16:27parce qu'on se dit finalement
16:28que ce n'est plus une valeur de croissance
16:29et là,
16:30on commence à se demander
16:30si on doit la payer
16:3122 ou 23 fois.
16:33Mais quand on est à 50,
16:3450, 60, 70,
16:36non.
16:37Enfin,
16:38peu importe.
16:41To the moon,
16:42to the sky,
16:42les marchés ou pas ?
16:43Alors oui,
16:44enfin,
16:45nous,
16:46si vous voulez,
16:46on fasse ça quand même.
16:48Sans que c'est non.
16:48Non.
16:48Vous avez envie de dire non,
16:49mais vous n'osez pas le dire
16:50parce qu'il faut rester positif
16:51et constructif.
16:52Mais vous pensez très,
16:53très fort que non,
16:54non,
16:54les marchés ne doivent pas
16:55continuer à progresser.
16:56Non,
16:57parce qu'en fait,
16:58Éry vient de parler longuement
16:59de la valorisation.
17:01Alors,
17:01vous ne gagnez pas de l'argent
17:02en regardant la valorisation,
17:03les PE,
17:04que ce soit le PE court terme,
17:05le PE de Chile,
17:06ou ce que vous voulez.
17:07En revanche,
17:08ça vous dit que normalement,
17:09et là,
17:10ça marche assez bien,
17:10c'est que le potentiel
17:12de rentabilité globalement
17:14pour les prochaines années,
17:15il est plus faible
17:15qu'il l'était il y a 3-4 ans,
17:17sauf surprise divine
17:19sur la productivité
17:20et sur plein de choses.
17:21Et donc,
17:22à partir de là,
17:22nous,
17:22on a pris le plic
17:24de traduire nos convictions
17:25plutôt via,
17:27par exemple,
17:27l'allocation géographique Action,
17:29via la couverture de l'art,
17:30où là,
17:30nous avons des positions
17:31très fortes
17:32depuis plusieurs mois.
17:34C'est-à-dire que,
17:35même si on reconnaît
17:36que le marché américain
17:37est devant en termes
17:38d'évolution bénéficiaire,
17:39on considère que,
17:40dans ce monde
17:41où la croissance doit tenir,
17:42il y a moyen
17:43d'aller probablement
17:44refermer les écarts
17:45de valorisation relative.
17:47Et ça,
17:48là-dessus,
17:49on préfère l'Europe.
17:50En plus,
17:51on a un catalyse
17:51qui est le choc budgétaire allemand
17:53et qui est en train
17:53de se déployer.
17:54Regardez le FMI,
17:56il a révisé,
17:57dans ses perspectives
17:57de croissance
17:58qu'il a publiées
17:59avant l'été,
18:00il a révisé
18:00plutôt à la hausse,
18:02malgré les tarifs douaniers,
18:04malgré les épées
18:05de Damoclès
18:05sur lesquelles
18:06on est vigilants,
18:07bien entendu.
18:08Et donc,
18:08on préfère exprimer
18:09nos portefeuilles
18:10avec une allocation géographique
18:11plutôt agressive.
18:12Vous êtes le deuxième
18:13à nous dire,
18:13depuis le début de la semaine,
18:14que plutôt que l'allocation sectorielle,
18:15c'est l'allocation géographique
18:16qui désormais sera
18:17la plus déterminante.
18:18Il y a deux choses.
18:19Il y a l'allocation géographique
18:20et une couverture.
18:21Alors,
18:21pour le coup,
18:22aujourd'hui,
18:23on a des positions
18:24sur le dollar,
18:24on est au minimum
18:25du minimum historique.
18:27C'est-à-dire qu'on considère
18:27que la baisse du dollar,
18:29c'est pas...
18:29Alors,
18:29ça peut revenir
18:30parce que ça a été très vite.
18:31On s'est pris la baisse
18:32la plus forte
18:32depuis 1973
18:33sur un semestre.
18:34Donc,
18:34ça ne serait pas anormal
18:35qu'on ait un pull-back.
18:36Mais pour nous,
18:37stratégiquement,
18:38le dollar doit continuer
18:39à baisser
18:39parce que
18:40M. Trump veut
18:42que le dollar baisse.
18:43Il va régler le problème
18:44du financement de sa dette
18:45par le stablecoin
18:46basé sur les trésoreries.
18:48Et donc,
18:49il va continuer
18:50à pousser
18:50sur la baisse du dollar.
18:51Donc,
18:51on préfère avoir
18:52des positions
18:53plutôt sur l'Europe,
18:54plutôt sur les émergents.
18:55Regardez la performance
18:56de la Chine.
18:57On ne l'attendait plus.
18:58Elle nous a rattrapés.
18:58Ça a été incroyable cet été
18:59comment la Chine a performé.
19:01On considère que...
19:02Alors,
19:02ce n'est pas baqué
19:02par de la macro
19:03ou de la micro.
19:03On fait attention,
19:04mais on considère
19:05que le momentum
19:05peut continuer.
19:07Et vous disiez
19:07plus géographique
19:08que sectoriel
19:09et stock picking aussi
19:11parce que
19:12si vous dites
19:13qu'il n'y a plus
19:14tellement de perspectives
19:15en moyen terme
19:16de hausses
19:17comme ça,
19:18stellaires,
19:19globales,
19:20vous devez faire
19:20votre travail
19:21à la fois en termes
19:22d'allocations géographiques
19:23mais ici également
19:23en termes de stock picking
19:24et je pense que
19:25le stock picking
19:25va de plus en plus
19:27continuer
19:28à retrouver
19:29ses titres de noblesse
19:31parce que depuis
19:31quelques années
19:32le stock picking
19:32il a quand même été
19:33pas mal battu en brèche
19:34par les ETF
19:34et la gestion passive.
19:36Tiens,
19:37trois mots magiques
19:37Nvidia,
19:38Chine,
19:39stock picking.
19:40Hier,
19:40on en parlait,
19:41Kevin Tozet
19:41nous apportait
19:42une idée d'investissement
19:43pourquoi pas en Chine ?
19:44Alors,
19:44c'est très spéculatif,
19:45c'est peut-être
19:45le prochain Nvidia
19:47mais il serait chinois,
19:48une valeur qui sur trois ans
19:49a déjà gagné en Chine.
19:512500%,
19:52c'est plus qu'Nvidia,
19:53c'est deux fois et demi
19:54plus qu'Nvidia.
19:54Oui,
19:55c'est une transition
19:56vers un écosystème
19:57IA purement chinois
19:58mais ça reste très spéculatif.
20:00Il nous a présenté
20:01cette valeur,
20:01c'était hier dans le club,
20:02voilà,
20:03alors chacun écoutera
20:04peut-être avec intérêt
20:05mais aussi investira
20:06avec beaucoup de pincettes
20:07le club d'hier
20:08à retrouver en replay.
20:09C'est disponible
20:10et en ligne
20:10toujours sur notre application
20:11BFM Business.
20:14Allocations géographiques
20:15en évitant la France
20:16ou pas ?
20:16En contournant la France
20:17c'est ça l'objectif
20:18des allocations désormais
20:19compte tenu de l'instabilité politique
20:20ici en France
20:21et de la possible chute
20:22du gouvernement Bayrou
20:22où est-ce qu'il faut encore
20:23alléger la France ?
20:25Sur les taux,
20:25les actions françaises
20:26ça ne veut pas dire grand-chose
20:27elles sont toutes
20:28enfin le CAC 40
20:29ce n'est pas un indice français
20:30les trois quarts
20:31c'est de l'international
20:32donc c'est
20:33à l'exception des banques
20:34ça ne l'empêche pas
20:34de sous-performer
20:35Oui mais
20:35alors ils sous-performent
20:36notamment à cause du luxe
20:38là ce n'est pas dû
20:39à la situation française
20:40et puis là
20:41depuis très peu de jours
20:42à cause des banques
20:43qui représentent maintenant
20:44un gros poids
20:44et qui elles sont liées
20:46quand même à
20:46ce qui se passe en France
20:48d'ailleurs
20:48Maintenant 20% du CAC
20:49c'est les banques
20:49c'est devenu 20%
20:51voilà
20:51mais avant c'était 40%
20:53c'était le luxe
20:53mais alors juste un mot
20:56pour revenir sur
20:57la pontification
20:58c'est bien pour les banques
20:59oui pour le business
21:00maintenant il ne faut pas
21:01que les taux longs
21:01montent trop non plus
21:02parce qu'elles sont quand même
21:03porteuses de Goviz
21:05et d'OAT
21:05donc voilà
21:06il ne faudrait pas
21:07que ça soit
21:07une envolée des taux longs
21:10donc
21:11donc tout sauf la France
21:13non pas du tout
21:14non non non
21:14pas spécial
21:15à toute manière
21:16enfin la France
21:17ce n'est pas un petit pays
21:18de l'Europe
21:19donc si ça devait
21:21tanguer en France
21:21ça tangera en Europe
21:22de plus en plus
21:23dans l'Eurostock 50
21:24pour la première fois
21:25à partir du 22 septembre
21:26il y aura plus de valeur allemande
21:27que française
21:27dans l'Eurostock 50
21:28oui oui bien sûr
21:29non mais
21:29on parlait des dettes
21:31les dettes françaises
21:32c'est aussi un gros poids
21:33enfin on ne peut pas être
21:34on ne va pas tout mettre
21:36sur la Grèce
21:37ou le Portugal
21:37il n'y a pas de quoi
21:38donc les investisseurs
21:39entre guillemets
21:39et c'est pour ça
21:41que ça tient aussi
21:41pour en mettre sur l'Allemagne
21:42oui mais là en plus
21:43il n'y a pas assez
21:43donc c'est pour ça aussi
21:45que la France tient
21:46après juste un mot
21:48sur la Chine
21:49nous aussi en fait
21:50on est plutôt
21:51à regarder plus vers la Chine
21:52que les Etats-Unis
21:53et notamment Europe
21:55je pense que
21:56en fait
21:56on parlait des technologiques
21:58il y a un peu
21:59de l'arrogance occidentale
22:01depuis toujours
22:01vis-à-vis de la Chine
22:02c'est-à-dire qu'on a toujours
22:03considéré qu'il n'était capable
22:04que de faire des t-shirts
22:05à bas coût
22:06on n'a pas vu monter
22:08l'industrie automobile
22:10il y a 20 ans
22:12persuadé que
22:14au premier crash test
22:15la voiture
22:16tomberait comme celle
22:17de Bourville
22:18dans le Corneau
22:20c'est pas ça en fait
22:21et je pense qu'il y a toujours
22:23cette arrogance
22:23de considérer
22:24qu'ils ne sont pas capables
22:25d'eux
22:25ici ils sont capables
22:26on pense à deux
22:27à propos des avions
22:28du Cormac
22:29mais on continue avec ça
22:31et je pense que là
22:33voilà
22:34on va avoir des surprises
22:35que c'est tout aussi
22:36solide
22:36que ce qu'on fait
22:37en Occident
22:37mais toujours
22:38une petite
22:38argosse occidentale
22:40où finalement
22:41on se rend compte
22:41qu'on n'est pas seul
22:42L'or
22:44des records
22:45aujourd'hui
22:45nouveau record
22:46sur l'once d'or
22:46on est à l'instant
22:47à 3627 dollars
22:48vous faites partie
22:49de ceux qui en achètent
22:50de plus en plus
22:50il faut continuer
22:51de renforcer l'or
22:52compte tenu du contexte
22:53géopolitique
22:54la baisse du dollar
22:55aussi
22:55les perspectives inflationnistes
22:57vous renforcez aussi
22:58l'or Eric
22:59nous on a un fond
23:00je suis un peu conflicté
23:02mais oui
23:03on y croit
23:04Rachid
23:04on aurait voulu
23:05mais c'est qu'on n'a pas
23:06le droit de faire
23:06de l'or en direct
23:07dans les mandats
23:09ou dans les OPC
23:10vous êtes obligé
23:10d'acheter des choses
23:11diversifiées
23:12donc vous n'avez pas
23:13le droit
23:13contrairement à des particuliers
23:14qui peuvent acheter
23:15par exemple des ETF
23:15basés sur l'or
23:16mais effectivement
23:18on suit énormément
23:18cette classe d'actifs
23:19parce qu'elle est porteuse
23:20de messages
23:21et elle permet d'avoir
23:21une lecture
23:22qui vient renforcer
23:23ce que je disais tout à l'heure
23:24c'est-à-dire que l'or
23:24est en train de battre
23:25les actions
23:26c'est-à-dire que le ratio
23:26or sur S&P
23:28est en train de passer
23:29en ce qu'on appelle
23:30en bull market or
23:31c'est peut-être
23:34juste la traduction
23:35que le marché
23:35est en train de se préparer
23:36à des baisses d'autos
23:37beaucoup plus rapides
23:38qu'escomptées
23:39aux Etats-Unis
23:40mais c'est aussi
23:42le thème
23:42de l'inflation structurelle
23:44et historiquement
23:45quand l'or
23:45commence à prendre
23:46le dessus
23:47comme ça
23:47pendant plusieurs mois
23:49sur les actions américaines
23:51ça peut aussi présager
23:52et vous l'avez je crois
23:53souligné
23:54dans vos
23:54dans vos précédentes émissions
23:55septembre
23:56et toujours
23:56les 15 premiers jours
23:57de septembre
23:58sont toujours un peu difficiles
23:59pour les marchés
23:59en termes de saisonnalité
24:00donc voilà
24:01on regarde l'or
24:02pour ces raisons-là
24:02mais malheureusement
24:03on ne peut pas en faire
24:04de manière directe
24:06on verra ce que nous réserve
24:07ce mois de septembre
24:07mais en moyenne
24:08sur les 5 dernières années
24:09le S&P a perdu en moyenne
24:10en septembre 4%
24:11sur les 5 dernières années
24:12on verra ce que nous réserve
24:13ce millésime 2025
24:15du mois de septembre
24:16l'once d'or aujourd'hui
24:17est sur un record historique
24:18avec plein de repères
24:19qui changent
24:20il y a 4 mois
24:20les marchés ne voulaient pas
24:21de droits de douane
24:22aujourd'hui ils en redemandent
24:23parce que vous avez vu
24:24une cour fédérale américaine
24:25qui remet en cause
24:26les droits de douane
24:26le marché se dit
24:27ah non mais attention
24:28les droits de douane
24:29rapportent de l'argent
24:30quand même aux Etats-Unis
24:31ils permettront peut-être
24:31de réduire les déficits
24:32et donc les taux
24:33c'est bien les droits de douane
24:33c'est-à-dire que les marchés
24:35pensent à l'envers
24:35de ce qu'ils pensaient
24:36il y a 4 mois
24:36sur les droits de douane
24:37ça va très vite
24:38c'est peut-être une raison de plus
24:39d'acheter les actifs
24:41qui eux ne bougent pas
24:41tangibles comme l'or
24:43alors les amis
24:44Chris notre réalisateur
24:45intervient régulièrement
24:46désormais dans le club
24:47vous allez apprendre à le connaître
24:48de l'extérieur
24:55record
24:56je peux en acheter en bourse
24:57mais j'ai lu aussi aujourd'hui
24:58qu'il va y avoir des tokens
24:59sur l'or
24:59qu'est-ce que ça changerait
25:00d'après vous ?
25:01Est-ce que ça rendra
25:02l'or en bourse moins sympa ?
25:03Ah Eric
25:04est-ce que ça va plomber
25:05votre fonds or
25:05alors du coup
25:06s'il y a des tokens or
25:07à l'avenir
25:07investir en bourse
25:09est-ce que ça vaudra encore le coup
25:10elle est pas mal cette question ?
25:11Ouais
25:11en plus je vais contourner
25:12parce que j'ai dit
25:13qu'on a un fonds or
25:13mais on n'a pas que de l'or dedans
25:14c'est par définition
25:15tu vois
25:16on a une diversification
25:18d'autres métaux précieux
25:21bon enfin je vais pas faire
25:22de la pub
25:23là c'est pas le lieu
25:24peu importe
25:27ce qui compte
25:28c'est effectivement
25:28la valeur de l'or
25:31et notamment
25:32l'effet alternatif
25:33qu'il peut y avoir
25:33par rapport aux monnaies
25:34c'est pour ça que l'or monte
25:35c'est le manque de confiance
25:38notamment dans le dollar
25:40tout ça c'est corrélé
25:42et cette corrélation
25:45qu'il y a avec les cryptos
25:46qui permet de se dire
25:47qu'est-ce que je possède
25:48quand finalement
25:49j'ai du dollar
25:50ou même de l'euro
25:50et voilà
25:51cette espèce d'actif réel
25:52qui sert à rien
25:53ça sert à rien alors
25:54on est bien d'accord
25:55que c'est beau
25:57mais ça sert strictement à rien
25:58mais c'est cette espèce
25:59de valeur refuge
26:00qui permet finalement
26:02de maintenir la confiance
26:03et de faire des échanges
26:04Rachid
26:05des tokens or
26:06peut-être à l'avenir
26:07l'or deviendrait un actif
26:09non pas seulement tangi
26:09mais aussi un actif numérique
26:11absolument
26:11et je pense que ça participe
26:12de ce qu'on appelle
26:13la décentralisation
26:14de la finance
26:15donc c'est effectivement
26:17la tokenisation
26:18les stable coins
26:19et ça
26:20alors c'est très bien
26:21parce que ça va permettre
26:22de rendre les choses
26:23beaucoup plus fluides
26:23et ça on sait qu'à terme
26:25c'est plutôt positif
26:26par contre
26:27c'est
26:27c'est une création
26:29ça pousse vers la bulle
26:30parce qu'on va finir
26:31par créer plus d'instruments
26:33que de sous-jacents
26:34et on le voit par exemple
26:35c'est la première fois
26:36je ne sais pas si vous avez vu ça
26:37qu'il y a plus d'ETF
26:38que de sous-jacents
26:40basés sur ces...
26:41et là
26:42tout à fait
26:42il y a plus de miroirs
26:44que de sujets
26:45et ça bon
26:46alors ça
26:47si vous voulez
26:47à court terme
26:48c'est super bullish
26:49c'est super positif
26:50parce que ça veut dire
26:50qu'il va y avoir
26:51de la demande
26:52si on fait ça
26:52mais
26:53c'est pas très soutenable
26:54à moyen terme
26:55mais bon
26:55on occupe en nous
26:56du court terme déjà
26:57philosophiquement
26:58il y a un côté
26:59complètement absurde
27:00jamais un sous-jacent
27:03aura été opposé
27:05structurellement
27:06aux produits
27:08qu'il représente
27:09c'est comme
27:09si vous me parliez
27:10d'urbanisme nomade
27:11Umberto Eco
27:12aurait adoré
27:13cette création
27:14une crypto
27:15qui va être adossée
27:17à de l'or
27:17c'est vrai que
27:18philosophiquement
27:19il y a quelque chose
27:20d'assez étonnant
27:21à de l'or
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