00:00BFM Bourse, on refait la séance.
00:04Avec, ils viennent de nous rejoindre, Damien Charlet pour Mandarine Gestion.
00:07Bonsoir Damien.
00:07Bonsoir Guillaume.
00:08Bienvenue, les vacances ont été longues sans vous Damien.
00:10Beaucoup trop longues bien sûr.
00:12Beaucoup trop longues, mais oui.
00:12Et Fabrice Thévenot, tiens, vient découvrir, on refait la séance et BFM Bourse, c'est sa première ce soir.
00:17Bienvenue Fabrice.
00:18Merci beaucoup.
00:18On est ravis de vous accueillir.
00:19Bonsoir.
00:20Gérant pour Eleva.
00:21Ce soir, le CAC 40, après la BCE, on le rappelle, qui annonce un statut coût monétaire, sans surprise.
00:26Le CAC 40 a gagné 0,8%.
00:28On a senti un propos assez placide, confortable de la Banque Centrale Européenne.
00:31Christine Lagarde, qui a un petit peu relevé la prévision de croissance pour la zone euro.
00:34Cette année, elle passe de 0,9% à 1,2%.
00:37Il y a quand même une question qu'on se pose là.
00:39La BCE, manifestement, n'a plus envie de baisser les taux.
00:42C'est la deuxième fois qu'elle annonce un statut coût.
00:45Est-ce que du coup, les foncières cotées vont plus souffrir en bourse ?
00:48Elles sont dépendantes de l'évolution des taux, les foncières cotées.
00:51Elles vont moins bien vivre la séquence qui s'ouvre ?
00:54Je pense qu'il y a deux réflexions.
00:56D'abord, la BCE dit qu'elle ne va plus baisser ses taux.
00:59On verra ça dans trois mois.
01:00Effectivement, le consensus, pour l'instant, n'anticipe plus de baisse de taux.
01:04N'empêche que si jamais ça ralentit un petit peu et que l'euro devient trop fort,
01:09on ne sait pas s'il n'y aura pas quand même un petit changement de direction dans les mois qui viennent.
01:14Surtout s'il y a un peu moins d'inflation que ce que prévoit la BCE, ce qui n'est pas complètement impossible.
01:20Maintenant, en ce qui concerne les foncières, alors oui, évidemment, les foncières, elles sont très endettées.
01:25Elles ont beaucoup de capital.
01:26Donc, le coût du capital est important quand les taux montent.
01:29En général, le réflexe bête et méchant sur les marchés, c'est quand les taux montent, on fait baisser les foncières et inversement.
01:34Il y a deux choses, c'est qu'il y a les taux directeurs et après, il y a les taux de marché et il y a les spreads.
01:41C'est-à-dire les primes sur le coût de l'endettement.
01:44Et si les taux, effectivement, directeurs ne bougent pas, les primes, c'est-à-dire le coût supplémentaire que les émetteurs privés doivent payer pour s'endetter,
01:53ces primes-là, elles baissent.
01:54Donc, globalement, quand même, depuis quelques mois, les taux ont tendance à baisser pour les émetteurs,
01:59aussi bien pour les foncières que pour les autres.
02:00Et la deuxième chose, c'est que ce n'est pas la même chose d'être une foncière dans le commerce que d'être une foncière dans le résidentiel.
02:07Quand vous êtes une foncière dans le commerce, vous êtes content qu'il y ait une bonne activité commerciale et que l'économie se porte bien.
02:13Quand vous êtes dans le résidentiel, vous êtes potentiellement un peu plus sensible à des taux qui ne bougent pas,
02:18parce que là, pour le coup, vous êtes moins sensible à une amélioration concomitante, j'allais dire, de votre activité commerciale.
02:25Donc, il y a encore dans les foncières des foncières qui nous intéressent.
02:30Qui ont des histoires propres, typiquement un unibail, qui restructure son portefeuille,
02:34sur lequel on n'est pas en train de s'arcobouter sur la croissance,
02:37mais plutôt sur la restructuration avec des valorisations aujourd'hui qui sont relativement faibles pour un unibail.
02:44Unibail, c'est une des meilleures performances boursières depuis un an sur les foncières.
02:47Et à notre avis, les restructurations, les dents, ça peut continuer.
02:50Et c'est du commercial.
02:51Et c'est intéressant.
02:52Ce qui nous frappe aussi sur la séance du jour, c'est qu'on revient au dada du premier semestre.
02:56Les deux secteurs qui progressent le plus, c'est les banques et la défense ce soir.
03:00Thalès termine en hausse aujourd'hui de quasiment 4%.
03:02Les banques aussi, Société Générale, 3% de hausse.
03:05Est-ce qu'il faut revenir, Fabrice, sur les gagnants du premier semestre,
03:08où vous voyez d'autres secteurs peut-être désormais amener à offrir plus de potentiel que les banques ou la défense ?
03:14Peut-être finalement un peu des deux.
03:16Je pense qu'en effet, quand vous prenez la défense, c'est un secteur qui va probablement performer pendant assez longtemps.
03:23Ce qui est très favorable dans ce secteur, c'est qu'on a de la visibilité qui est assez longue.
03:26Quand vous écoutez Ryan Metal, il parle de croissance au moins jusqu'à 2030 et même un petit peu après.
03:31En général, quand vous vendez des équipements, vous signez des contrats de service qui durent encore plus longtemps que les contrats.
03:37Donc la force de ce secteur-là, c'est que finalement, il va bien performer, quelle que soit la conjoncture.
03:42Donc je pense que la défense, sauf si on arrive à des valorisations évidemment très excessives,
03:46va continuer d'être un bon secteur.
03:49A l'opposé, vous avez des secteurs sur lesquels on peut commencer à revenir, qui ont fortement sous-performé,
03:53qui sont des secteurs attrayants.
03:55Je pense par exemple au secteur du luxe, où on ne sait pas exactement si on est au point bas,
04:00proche du point bas, trois mois avant ou six mois avant.
04:02Mais on revient sur des niveaux de valorisation qui sont raisonnables.
04:06Et on sait que quand ça réaccélère, vous avez tout dans le bon sens.
04:09le chiffre d'affaires qui rebondit, les marges qui rebondit et les multiples qui montent.
04:13Donc vous pouvez avoir des performances élevées sur le secteur du luxe.
04:17Il y a quelques valeurs un petit peu plus compliquées, des valeurs de retournement,
04:21ce n'est pas nécessairement celles qu'on a.
04:22Il y a des valeurs assez faciles comme Hermès et Richemont qui vont très bien, un peu quoi qu'il arrive,
04:27et qui sont à des points d'entrée raisonnables.
04:29Oui, et alors parmi vos valeurs préférées en Europe, c'est ce que vous m'expliquiez en préparant cette émission,
04:33il y a un titre dont on a, je crois, dans cette émission encore jamais parlé, c'est Galderma.
04:37Qui est Galderma ?
04:39Ah oui, on aime énormément Galderma, c'est une société qui est spécialisée dans le secteur de la beauté et de l'esthétique,
04:45qui fait une croissance très forte.
04:47Donc ça, c'est déjà un point très attrayant.
04:51Ils ont lancé en plus un produit, il s'appelle Mulem Louvio, qui est en phase de montée en puissance.
04:56Donc vous avez eu, les années précédentes, le coût de lancement.
04:59Donc ça pèse sur le compte de résultats, et vous allez passer à ce moment où ça devient, au contraire, très rentable.
05:04Donc vous voyez une inversion extrêmement forte, un chiffre d'affaires qui va croître très rapidement,
05:09et des marges qui vont accélérer.
05:11Donc vous avez des taux de croissance qui vont être de 25-30% pour les quelques années à venir,
05:16et des multiples qui peuvent sembler élevés aujourd'hui, mais qui vont baisser extrêmement vite.
05:19Donc ça, c'est une des plus belles sociétés qu'on voit en Europe,
05:22qui fait une croissance que peu de sociétés atteignent en Europe,
05:26avec un risque qui nous semble aussi très faible.
05:28– Oui, et puis une autre, parce que vous savez, on est gourmand ici,
05:31on adore apporter des idées nouvelles, à ceux qui nous suivent, qui nous regardent.
05:35Effectivement, on a déjà eu de belles paires sur un certain nombre de secteurs depuis le début de l'année.
05:39Vous nous parliez à l'instant d'un acteur de la beauté européen, Galderma.
05:42Dans le gaming aussi, vous avez un petit chouchou.
05:44– On aime bien Flutter, Flutter c'est une histoire très intéressante,
05:47c'est le gaming, comme vous dites, c'est des secteurs qui font une croissance tout à fait soutenue en Europe,
05:52mais encore beaucoup plus forte aux Etats-Unis,
05:54parce que vous avez l'ouverture de certains Etats américains,
05:57ça, tous les ans ou deux ans, vous avez un ou deux Etats qui accordent des licences
06:02qui permettent aux gens de se lancer sur ce marché-là,
06:04avec des croissances extrêmement fortes.
06:06Vous avez une phase initiale, évidemment, où vous investissez,
06:08et derrière, des rentabilités qui sont très élevées,
06:11c'est peu intensif en capital.
06:13Et pareil, je dirais un peu comme Galderma,
06:15c'est une société qui va faire entre 20 et 30% de croissance facilement
06:18dans les 3-4 années à venir.
06:20Donc, vous avez très peu de choses qui offrent ça en Europe,
06:23et surtout avec un niveau de risque qui nous semble faible.
06:25– Alors, c'est intéressant.
06:26Hier, Stéphane Vornufel était avec nous dans BFM Bourse,
06:29et il nous expliquait que lui choisissait d'éviter les méga-tendances.
06:33Il estime que ce n'est pas l'arbre qui cache la forêt,
06:35mais la forêt qui cache les vrais pépites.
06:36Avec ses méga-tendances, la forêt, parfois, cache de vrais trésors,
06:39des essences rares.
06:40Et quand on reste campé sur les méga-tendances dans son portefeuille boursier,
06:44on rate parfois aussi les essences rares.
06:45On privilégie la forêt, mais on rate les essences rares.
06:49Et il nous a expliqué qu'en ce moment, peut-être,
06:51il n'était pas opportun de privilégier les méga-tendances,
06:54mais plutôt les essences rares.
06:55C'est une ode au stock picking.
06:57C'est à retrouver son argumentaire et ses idées, justement,
06:59les essences rares que lui voit dans le marché,
07:01en replay, le bullshitomètre d'hier, c'est le nom de la séquence,
07:03ce replay est disponible sur l'application BFM Business.
07:06Et là, je suis surpris, parce que j'aurais pensé que parmi vos valeurs préférées,
07:09vous auriez cité un groupe qui, aujourd'hui, a touché un record.
07:11Un plus haut historique.
07:13Technip Energy.
07:14Mine de rien, on n'en parle pas beaucoup,
07:16ce soir, Technip Energy, Damien, gagne quasiment 3%.
07:18C'est un plus haut historique pour cette valeur.
07:20C'est une très belle histoire.
07:22Alors, effectivement, c'est typiquement le genre de pipite
07:23qu'en général, on trouve dans les mid-cap plus que dans les larges,
07:27parce que les pipites, on les trouve rarement dans les larges,
07:29qui sont sur-sur et sur-recouvertes.
07:32Mais, effectivement, je vous ai dit qu'aujourd'hui,
07:34on n'était plus positif sur Technip Energy,
07:36parce qu'on les a même vendus dans nos portefeuilles aujourd'hui.
07:38Ah bon ?
07:39Alors, l'histoire, c'est que Technip Energy,
07:42qui, historiquement, était perçu comme un acteur très, très pétrole,
07:47très énergie fossile,
07:49donc pas très apprécié,
07:52était en fait un acteur
07:54qui, de plus en plus,
07:56était présent dans la transition énergétique,
07:58et notamment dans la décarbonation
07:59ou dans la capture d'émissions carbone,
08:01et des choses comme ça.
08:02Et le marché commence à s'en apercevoir depuis,
08:06allez, on va dire, depuis 12 mois.
08:08Ce qui fait que,
08:09d'un acteur qui était valorisé 9 fois en bourse,
08:12on est passé à 15 fois,
08:13en PE.
08:15Alors, cette revalorisation,
08:16elle s'accompagne en plus d'une croissance des bénéfices
08:18qui est assez forte.
08:19Donc, vous mettez les deux bout à bout,
08:20évidemment, vous obtenez des performances
08:21qui sont assez stratosphériques.
08:23Mais aujourd'hui, nous, on estime...
08:24Alors, la croissance qui nous attend
08:27est encore très satisfaisante,
08:29puisqu'on est sur des niveaux de croissance
08:30de bénéfices de 15% par an.
08:33Il n'en reste pas moins
08:33qu'avec une valo qui atteint 15 de PE,
08:37on revient sur les niveaux
08:39qui étaient ceux de Technib
08:40dans les années 2010-2015,
08:41qui étaient à l'époque une pépite.
08:43Et à notre avis,
08:44aujourd'hui, c'est bien valorisé.
08:46Donc, à notre avis,
08:48elle a peut-être besoin de souffler un peu.
08:49D'accord, besoin de souffler.
08:50Ce soir, ce titre gagne en tout cas
08:51un peu de terrain.
08:54Alors, vous l'entendez,
08:54on a un chroniqueur très inhumain
08:55dans l'émission également.
08:56Inhumain, parce qu'il s'agit
08:57de l'intelligence artificielle.
08:58Je vous vois surpris, Fabrice.
09:00Oui, oui, l'IA participe
09:02chaque soir à BFM Bourse.
09:04On lui demande, en fait,
09:04de vous interroger directement
09:06sur les valeurs du jour.
09:07Et donc, c'est la question
09:07que l'IA vous propose ce soir.
09:10J'ai peur.
09:10Sur Technip Énergie.
09:11Voici sa question.
09:12Elle est intéressante, sa question.
09:14Comment Technip Énergie
09:15concilie-t-elle rentabilité immédiate
09:17et investissement dans l'hydrogène vert ?
09:20Encore peu viable, l'hydrogène vert.
09:22L'hydrogène vert,
09:23c'est une part toute petite
09:24de leur activité.
09:25Donc, effectivement,
09:25si vous prenez qu'une part extrêmement réduite
09:29de leur activité,
09:30vous pourrez vous interroger.
09:31L'IA est dans les choux.
09:32L'IA, c'est...
09:34Non, il n'est pas dans...
09:35Je ne vais pas dire du mal de l'IA
09:36parce que ça ne se fait pas.
09:37Elle vous écoute.
09:37Mais la partie hydrogène vert,
09:40c'est une partie très, très minoritaire
09:42de l'activité.
09:42Donc, à la limite,
09:44c'est plus une potentialité
09:46qu'un handicap aujourd'hui.
09:48Oui.
09:49Bon, voilà.
09:49Donc, cette question de l'IA,
09:50vous lui donnez quelle note ?
09:51Vous inspirez cette question ?
09:52De 1 sur 20.
09:541 sur 20.
09:54Ah oui, non.
09:55C'est cruel.
09:56Fabrice...
09:56Moi, je pense que c'est un sujet
09:58qui va revenir.
09:59On rappelle la question de l'IA.
10:00Comment Technip Énergie
10:00concilie rentabilité
10:01et investissement dans l'hydrogène vert
10:03qu'on sait encore peu viable ?
10:05Je pense que ça sera viable dans quelques...
10:07Moi, je vois l'hydrogène vert
10:08comme une manière de stocker de l'électricité.
10:10Donc, c'est quelque chose
10:11qui va fonctionner,
10:12mais qui n'est pas encore
10:13à des niveaux de coût
10:14qui lui permettent
10:15de se développer à grande échelle.
10:17Voilà.
10:17Et Technip Énergie a du cash,
10:19puisqu'ils sont cash nets.
10:20Donc, de toute façon,
10:21il peut faire des investissements
10:22à moyen terme.
10:23Mais de toute façon,
10:25il faut que toutes ces sociétés-là
10:26trouvent l'énergie de demain.
10:27La défense, ce soir,
10:28cartonne encore
10:29d'importantes hausses
10:30sur ce secteur.
10:31S'il fallait en choisir une,
10:32pour vous, Fabrice,
10:33ce serait laquelle ?
10:34La plus facile,
10:35c'est toujours Rheinmetall
10:36parce que vous avez envie
10:38de jouer plutôt l'Allemagne
10:39parce que c'est là,
10:39ils ont les moyens
10:40de leurs ambitions.
10:41On sait qu'ils vont...
10:42Et que les commandes
10:43ont atteint à peu près
10:4480 milliards de commandes
10:45sur les 12 mois.
10:47Vous voyez, depuis juin cette année
10:48jusqu'à juin de l'année prochaine,
10:49il faut se rappeler
10:50qu'ils ont fait 10 milliards
10:51de chiffre d'affaires en 2024.
10:53Donc, c'est 8 fois plus.
10:54Je pense que ces entrées
10:55de commandes très importantes
10:57qui vont être annoncées
10:58dans les prochains trimestres
10:59vont continuer à porter le titre.
11:00Donc, c'est un titre facile à jouer.
11:02Après, vous avez toutes les mis de cap
11:03parce qu'il y aura probablement
11:04la consolidation,
11:05mais celui-là est le plus facile.
11:06Il y a une valeur qui a souffert,
11:07à l'inverse,
11:08c'est ce soir,
11:08séché environnement
11:09qui aura perdu plus de 10%,
11:10difficile, prudent,
11:12en raison du contexte international.
11:13Et l'effet sur ces marges
11:14des prix, l'énergie aussi,
11:16se titrera ce soir
11:17à signer une des plus fortes
11:18baisses du marché parisien.
11:19À suivre dans les prochaines heures,
11:20le conseil scientifique d'Euronext
11:21qui se réunit,
11:22qui pourrait changer
11:22la composition du SBF 120.
11:24On vous en fera part
11:24dès demain matin, d'ailleurs.
11:25Good Morning Markets,
11:269h-10h,
11:27avec Étienne Braque
11:28dès l'ouverture
11:28des marchés européens.
11:30Merci à tous les deux.
11:31Damien Charlet
11:32et Fabrice Stévenot,
11:33ça passe vite.
11:34Merci, bonne soirée.
11:35Bonne soirée, Guillaume.
11:35Bonne soirée, messieurs.
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