00:00L'investissement est en panne, qu'il s'agisse des entreprises ou de la puissance publique.
00:14Côté entreprises, cela ne prend pas l'apparence d'un krach brutale, mais d'une lente érosion
00:20amorcée début 2024 à partir d'un haut niveau. Cela adoucit un peu le diagnostic. Pas de décrochage
00:28massif, mais le passage à vide s'éternise. L'analyse s'insombrit un peu plus encore dès lors que le
00:34projecteur est mis sur l'effort d'investissement, c'est-à-dire la part de la richesse créée par les
00:39sociétés, la valeur ajoutée, consacrée aux dépenses d'investissement .
00:46C'est ce qui est injecté pour préparer l'avenir, ce qui conditionne la capacité future du pays à
00:52rester compétitif. Or, l'effort se relâche et tous les postes sont touchés. Bien l'équipement,
00:59construction, service. La direction prise est dangereuse et a de quoi inquiéter, car elle est
01:07difficile de voir comment elle pourrait s'inverser. Pour investir, il faut 1 en avoir la capacité et 2
01:12disposer d'un horizon suffisamment dégagé ou du moins pas baigner dans trop d'incertitudes. Or, ni l'une,
01:19ni l'autre de ces conditions ne sont aujourd'hui réunies. Le taux de marge des entreprises a chuté
01:25à son plus bas niveau depuis 3 ans. Pire encore, les marges reculent en valeur absolue. C'est une
01:30première barrière, un investissement. Les trésoreries, elles, passent au rouge et l'obsession est de le
01:37restaurer. Toutes les lignes de dépenses sont passées en revue par les cost killers. L'investissement
01:43n'est pas la priorité du moment. Dans ce climat, la remontée des taux d'intérêt n'arrange rien.
01:48À ce contexte difficile vient s'ajouter une double incertitude sur l'environnement international.
01:55Compliqué de voir comment l'économie américaine encaissera le choc des décisions prises par
02:01Donald Trump. L'onde de choc est mondiale. En France, aucun cap clair n'est défini.
02:07Cinq premiers ministres se sont succédés en deux ans. Et entre les débats autour de la taxe Zuckman,
02:12le montant des aides aux entreprises, les chefs d'entreprises sont dans le brouillard et ont mis
02:18leur établissement en état de veille. Quant à la puissance publique, elle lève le pied
02:22aussi et l'investissement a fini par lâcher. Les grands chantiers sont gelés et les projets
02:27de modernisation différés. La conjoncture des travaux publics fournit un aperçu des dernières
02:32tendances, même si elle ne peut à elle seule résumer l'ensemble de l'investissement public.
02:38Le freinage, amorcé en juin, s'est poursuivi en juillet. Une baisse progressive de l'activité
02:43semble désormais entamée, confirmée par un repli des heures travaillées ainsi qu'une diminution des
02:48travaux réalisés. Les marchés conclus suivent la même tendance et les soldes d'opinion des
02:53entrepreneurs montrent tous une dégradation de l'activité à venir, principalement en provenance
02:59des donneurs d'ordres publics. L'État est souvent pointé du doigt, mais les collectivités
03:06territoriales ne sont pas en reste avec des dépenses qui progressent plus rapidement que les recettes.
03:10Pour combler le déficit, nul autre choix que d'emprunter toujours plus. Résultat,
03:16l'encours de la dette dépasse désormais 260 milliards d'euros. La maîtrise des comptes,
03:20pour ne pas dire l'austérité, va primer sur la relance de l'investissement.
03:24A cela s'ajoute l'entrée dans une phase du cycle électoral du bloc communal très peu propice aux
03:30grosses dépenses d'investissement. Avant les élections, pas de grands travaux pour ne pas
03:35s'attirer les foudres des électeurs. Puis va venir le temps des élections, où tout est figé,
03:40puis celui des audits, notamment en cas de changement de majorité. En clair, que ce soit du côté des
03:47entreprises ou du secteur public, la France ne prépare pas son avenir.
03:55Réalisé par Neo035
03:56de l'entreprise
03:57de la France
03:59de la France
04:01du point de vue
04:02de la France
04:03de l'ères
04:06de l'ambiance
04:07de l'esprit
04:09de la France
04:11de l'esprit
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