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  • il y a 4 mois
Ce mercredi 24 septembre, Antoine Larigaudrie a reçu Laurent Grassin, directeur des médias chez Boursorama, Olivier Lechevalier, directeur général Defthedge, Antoine Fraysse-Soulier, responsable de l'analyse des marchés chez eToro, Olivier Janoray, associé au cabinet Duroc Partners, membre du Cercle des Fiscalistes, Bertrand Desportes, associé chez Forvis Mazars, et Alexandre Laing, co-fondateur et CEO de Tudigo, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Tout pour investir sur BFM Business
00:30qui traîne, on va dire, qui tourne dans les têtes,
00:33qui pour l'instant ne prend aucune forme concrète,
00:35pas même une déclaration d'intention.
00:37Mais bon, eh bien, on a une exclue.
00:40Dans tes pays ce matin, dans Tout pour investir,
00:42on vous a trouvé un agent économique,
00:431, qui y voit une forme de cohérence et de légitimité
00:48en ce qui concerne les questions patrimoniales.
00:50Ce n'est pas une performance, ça.
00:52Alors, je suppose que vous serez nombreux à l'écouter.
00:54On l'écoute en début de deuxième demi-heure.
00:56Il s'agit d'Olivier Auret, avocat associé chez Durock Partners.
01:02On a tous hâte d'écouter ses arguments.
01:03Pour le reste, l'actualité riche et très diverse
01:06au menu de notre déchiffrage du jour
01:08avec Laurent Grassin de Boursorama
01:09et Olivier Lechevalier de Deft Hedge.
01:12Matières premières agricoles, matières premières énergétiques,
01:14que se passe-t-il autour du VIX,
01:16de l'indice de mesure, de la volatilité sur les marchés ?
01:19On a commencé à en parler hier
01:20au sujet peut-être d'un dysfonctionnement à surveiller.
01:23Et puis, où en est-on du miracle économique argentin ?
01:27Là, on a droit visiblement à une redescente d'euphorie assez massive
01:30et on en parlera dans quelques minutes.
01:32Votre plan de trading, c'est Antoine Fraisse-Soulier-Dittoraux
01:34qui s'en occupera tout à l'heure dans les arbitrages.
01:36Je voudrais aussi parler en deuxième demi-heure du crowdfunding.
01:39Bon, tant qu'on n'en avait pas fait le point dessus,
01:41on sera avec Bertrand Desportes de Forvis-Mazars.
01:45Enfin, un point aussi sur le private equity
01:47avec toujours autant d'opportunités,
01:49des levées de fonds, notamment dans la tech,
01:50qui constituent toujours des opportunités très intéressantes.
01:52Alexandre Lagne de Tudigo, comme régulièrement,
01:56viendra faire le point là-dessus en fin d'émission
01:58dans notre rubrique coffre-fort.
02:00Ben oui, le private equity comme un trésor à garder,
02:03à chouchouter dans une optique de long terme.
02:05Bien entendu, vous nous posez toutes les questions que vous voulez
02:07par mail direct à bfmbusiness.fr.
02:09Vous nous envoyez un SMS au 732 16
02:11avec le mot-clé business suivi de votre message.
02:14Vous pouvez me joindre sur Twitter, aussi sur X.
02:17Et bien sûr, j'essaierai de répondre à toutes vos questions
02:19en cours d'émission.
02:20Le reste de l'actualité du jour ?
02:23Alors, fiscalité, évidemment.
02:25La réplique du patronat commence à s'organiser.
02:27Patrick Martin confirme l'organisation d'un énorme meeting
02:30qui aura lieu dans quelques jours,
02:32dit le président du MEDEF, sans plus de précision.
02:33Sur fond, en revanche, il s'agit de faire entendre la voix des patrons
02:38avec notamment la taxe Zuckman, bien sûr, en ligne de mire.
02:40Toutes les organisations répondront pas présentes.
02:43L'UDEP, l'Union des entreprises de proximité, a rejeté d'emblée cette idée
02:46y voyant une erreur de timing.
02:48Les organisations patronales seront reçues d'ailleurs cet après-midi à Matignon.
02:53Les syndicats, eux, ont rendez-vous ce matin avec le Premier ministre.
02:56Toutes les organisations seront là, quand même.
02:59Et après leur mobilisation de jeudi dernier,
03:01elles arrivent aujourd'hui avec un ultimatum,
03:02une longue liste de revendications,
03:04et en tête de chapitre, les retraites,
03:05et l'abandon de l'âge de départ à 64 ans,
03:08point sur lequel Matignon semble pas près de fléchir.
03:11L'Assemblée Générale des Nations Unies, toujours en cours.
03:14On a eu un discours très Trump, de Donald Trump,
03:18hier soir, il n'y a pas d'autre mot.
03:19Menace, colère, avertissement.
03:21Presque tous les pays, toutes les institutions en ont pris pour leur grade.
03:23L'ONU elle-même, qui fonctionne mal, qui ne sert à rien dans les efforts de paix,
03:27explique le président américain.
03:28Puis l'Europe, qui court à sa perte à cause de l'immigration, dit-il,
03:32à cause de ses politiques climatiques également.
03:34On attend justement aujourd'hui à New York la réponse chinoise sur ces problématiques.
03:37Le Premier ministre Li Qiang,
03:39le premier dirigeant attendu à la tribune tout à l'heure.
03:42Enfin, l'actualité des entreprises avec Revolut,
03:44qui mène l'assaut partout dans le monde.
03:46La néobanque britannique qui annonce 13 milliards de dollars minimum d'investissement sur 5 ans
03:52et la création de 10 000 emplois pour doubler ses effectifs.
03:56Et dans ce plan, comme déjà annoncé,
03:57un milliard d'euros sera dirigé vers la France,
03:59où le groupe va candidater une licence bancaire.
04:01Grosse démonstration de force et déclaration d'intention de Revolut
04:04pour chambouler un petit peu le secteur bancaire.
04:07On va suivre ça avec attention.
04:09Tout de suite, le tableau de bord sur vos marchés.
04:14Tout pour investir, le tableau de bord.
04:16Et un CAC 40 qui rechute ce matin.
04:21Enfin, légère rechute.
04:23Moins 0,39%.
04:24On est à 7 850 points,
04:27très exactement, sur l'indice vedette de la Bourse de Paris.
04:30Alors, il faut dire qu'on n'a pas des nouvelles très très flambantes.
04:33Et en particulier, un indice IFO en Allemagne
04:35qui pique du nez,
04:37alors que ce n'était pas franchement attendu.
04:39On reste sur un climat,
04:41une conjoncture particulièrement difficile du côté allemand.
04:44à noter du côté de la Bourse de Francfort
04:47qu'on perd 0,17%.
04:48Pas de sous-performance notable.
04:49On reste sur une tendance équilibrée.
04:52L'Eurostox 50,
04:53moins 0,16%.
04:54Donc, légère baisse des indices européens.
04:56Pour commencer cette séance,
04:59vous le voyez,
04:59partout on s'inscrit dans le rouge.
05:01Peut-être un petit peu plus fort du côté de chez nous
05:04avec ce moins 0,28%.
05:06Alors, parmi les valeurs les plus travaillées,
05:08à noter que les valeurs de la défense
05:10sont quand même très soutenues,
05:11notamment par les tensions géopolitiques
05:12et cette volonté de l'OTAN
05:14de se protéger des incursions
05:16de l'armée de l'air russe
05:18à travers les drones,
05:19les avions de chasse, etc.
05:21avec une volonté de répliquer désormais
05:23si jamais il y a de nouvelles intrusions.
05:25On a TELES qui gagne 1,8%
05:27à 254,90€.
05:29On s'est replié sur des valeurs
05:30plutôt défensives
05:31en ce début de séance,
05:32notamment Carrefour
05:32qui signe la plus forte hausse
05:34à plus 2%, pardon,
05:37à 12,48€.
05:38On retrouve Bouygues aussi,
05:40plus 1,37€ à 1,37,62€.
05:42Kering, toujours très, très bien orienté,
05:43en plus 1,28€ à 273,45€.
05:46Le titre faisait l'objet
05:47d'un relèvement de recommandations
05:49de Morgan Stanley hier, notamment.
05:51À la baisse, on retrouve STELANTIS,
05:53toujours empêtré dans la spirale
05:56de l'industrie automobile.
05:57En ce moment, il y a eu la douche froide Porsche,
05:59vraiment en fin de semaine derrière,
06:01qui continue à peser.
06:03STELANTIS, des problèmes particuliers aussi
06:04avec des interruptions de production
06:06du côté de l'usine de Poissy,
06:08qui est en surcapacité.
06:09Et donc, du coup,
06:10des problèmes pour STELANTIS.
06:11Ça pèse sur le cours de bourse.
06:12Le titre perd 3% à 8,22€.
06:14Renault moins 1,15€.
06:1634,40€.
06:17À noter aussi Hermès dans le luxe,
06:19qui se distingue, mais à la baisse.
06:21Le titre perd 1,7% à 2 096€.
06:25Du côté des valeurs les plus travaillées
06:27sur le SBF 120,
06:28on a Emeis, qui signe la plus forte hausse,
06:30plus 8,6% à 13,20€.
06:32Atos, qui continue à remonter,
06:35plus 3,8% à 51,63€,
06:37avec sans doute un contrat important
06:39pour assurer la cybersécurité
06:41pour l'Union Européenne.
06:42Donc, vraiment un gros contrat en perspective.
06:45Et puis, la plus forte baisse,
06:46pour l'instant,
06:47elle est pour Excel Technologies,
06:48qui subit encore des prises de profit
06:50à moins 4%, 90,80€.
06:52Le secteur de l'automobile,
06:54qui est mal orienté de manière générale,
06:55je vous en parlais,
06:56les équipementiers sont également touchés,
06:57à l'image de Forvia,
06:58qui perd 3,2% à 11,28€.
07:00Opé Mobility, moins 2,35€ à 13,30€.
07:03Et Valeo, moins 2,38€, 10,86€.
07:06Un petit coup d'œil sur le marché obligataire,
07:08ça reste équilibré.
07:093,56€ pour la dette française 10 ans,
07:11mais l'écart de taux reste vraiment stable
07:13avec l'Italie, qui est à 3,54€.
07:16L'Allemagne à 2,74€.
07:18Un petit coup d'œil sur les matières premières,
07:20notamment énergétiques.
07:21On va en reparler dans le déchiffrage
07:22avec Laurent Grassin de Boursorama
07:24et Olivier Le Chevalier de Deft Hedge,
07:27dans quelques secondes,
07:29a noté le Brent de Mer du Nord,
07:30qui est du côté des 67$.
07:32Le brut léger américain à 63,41$.
07:36Et puis l'once d'or fin,
07:37qui continue sur des records absolus,
07:39historiques.
07:40On est à 3,802$ l'once ce matin.
07:43Allez, tout de suite, on déchiffre.
07:44Et sur cet Auguste Plateau,
07:52je reçois Olivier Le Chevalier de Deft Hedge.
07:54Bonjour.
07:56Merci d'être là en direct ce matin.
07:57Bonjour Laurent Grassin.
07:58Bonjour Antoine.
07:58Bonjour Rama.
08:00Tiens, je vais commencer par un truc
08:02totalement brûle pour pas,
08:05mais qui est très intéressant.
08:06On s'est gargarisé,
08:08mais gargarisé pendant des mois
08:10sur le miracle économique argentin.
08:12Ça marche, les coups de tronçonneuse.
08:15C'est génial.
08:16Moi, à l'époque, je disais,
08:17oui, le ministre de l'économie,
08:18il s'appelle Effet de base.
08:20C'est assez simple.
08:21On casse tout.
08:22Quand on part dans quelque chose
08:22de très compliqué,
08:23c'est plutôt plus facile de faire mieux.
08:25Bon, tout ça,
08:27on est en train d'en revenir,
08:28visiblement,
08:29et assez lourdement.
08:30On a Ravier Amilehi
08:31qui s'est pris une défaite
08:33assez cuisante lors des municipales.
08:35Ça commence à mal se passer
08:36sur le terrain
08:37avec des images toujours impressionnantes,
08:40de mécontentement
08:41et d'un peuple argentin
08:42qui a l'air de très, très mal digérer
08:44la cure actuelle,
08:46enfin, la purge actuelle,
08:47il n'y a pas d'autre mot.
08:49Laurent Grassin,
08:50est-ce qu'on arrive
08:51au bout du miracle, là ?
08:52Déjà, est-ce qu'il y a eu un miracle ?
08:53Parce que vous l'avez très bien dit, Antoine,
08:55c'est-à-dire qu'on en parlait
08:56dans le couloir
08:57avant de rentrer sur le plateau.
08:58C'est très dur d'avoir...
08:59On a d'un côté
09:00les fans de Millet
09:00qui expliquent
09:01qu'il faudrait affoiratiser
09:02tout en Europe
09:03de la même façon,
09:04et puis d'autres
09:04qui nous expliquent
09:05que c'est en gros
09:06presque un proto-nazi.
09:07Et donc, c'est compliqué
09:08d'avoir une espèce
09:09d'analyse objective
09:09de ce qu'il a fait.
09:10Vous l'avez dit,
09:11il y avait un mouvement
09:12quand même de nettoyage
09:13des comptes publics
09:14qui était un peu nécessaire.
09:15La situation de l'Argentine
09:16est fragile depuis maintenant
09:17des années,
09:18des décennies même.
09:20Et donc, il a plutôt réussi
09:21sur le front de l'inflation.
09:22On est revenu
09:23de 200 à à peu près
09:2530, 35 % je crois aujourd'hui,
09:27ce qui reste quand même
09:28un chiffre important.
09:30Mais ce combat-là
09:31est peut-être en passe de gagné.
09:32Après, forcément,
09:33une cure d'austérité
09:34aussi violente,
09:35elle a forcément
09:36des répercussions.
09:37économiques, politiques.
09:38C'est-à-dire que là,
09:39il y a des élections
09:39qui arrivent le 26 octobre
09:40et le premier scrutin
09:44qui a eu lieu
09:44montrait plutôt
09:45une forte défiance.
09:46Donc, est-ce qu'il pourra aller
09:47au-delà désormais
09:49de cette première phase
09:52et amorcer une deuxième phase
09:53qui était plutôt après
09:54avoir justement tout dégagé,
09:55celle de la reconstruction ?
09:57On voit que les États-Unis,
09:58même si Trump explique
09:59qu'il n'a pas besoin d'aide
10:00parce que c'est une formidable réussite,
10:01c'est incroyable,
10:02et que Besant était quand même prêt
10:04à ce que les États-Unis
10:04aident l'Argentine.
10:05Oui, clairement,
10:07aujourd'hui,
10:08pour l'Argentine,
10:08le plus compliqué
10:09commence
10:10et voir s'il va avoir
10:12les coups des franges
10:13pour pouvoir le faire.
10:15C'est assez curieux,
10:15Olivier Le Chevalier,
10:16ce phénomène
10:17qui touche l'Argentine
10:18depuis des décennies
10:19et des décennies,
10:20ça a toujours été
10:21un laboratoire,
10:22finalement,
10:22de politique économique
10:23totalement
10:25pas orthodoxe,
10:26comme on pourrait dire
10:28en termes monétaires.
10:29et au final,
10:31on se rend compte
10:32que les résultats
10:32sont très,
10:33très hasardeux.
10:36Est-ce que vous êtes
10:36de cet avis ?
10:37Tout à fait,
10:38oui,
10:38parce que du coup,
10:38je regardais en chiffres,
10:39c'est le troisième PIB
10:41derrière quand même
10:42le Brésil,
10:43le Mexique,
10:44c'est un géant agricole,
10:45maïs,
10:46soja,
10:47il fait partie quand même
10:48du triangle du lithium
10:49avec la Bolivie,
10:51le Chili.
10:53Donc,
10:53premier aussi sur le cuivre,
10:55l'argent,
10:56l'or,
10:56en fait,
10:56tout ça,
10:57on se dit que techniquement
10:58sur le papier,
10:59ça vaut de l'or.
11:00Il y a des atouts.
11:01Il y a des atouts
11:02et du coup,
11:02ça devrait bien fonctionner.
11:04Mais en même temps,
11:05c'est deux hyperinflations,
11:06c'est 23 programmes
11:07au FMI,
11:08c'est 9 défauts de paiement.
11:10Donc,
11:10c'est vrai que c'est
11:11relativement compliqué,
11:12comme vous le disiez aussi.
11:14C'était l'inflation
11:14qui est montée
11:15à des niveaux pas possibles.
11:16Après,
11:16je regardais sur les chiffres,
11:17on était redescendu
11:18à 1,5 % d'inflation
11:20en 2024
11:21parce qu'il a fait les coupes.
11:22Et puis là,
11:23effectivement,
11:23entre le côté politique,
11:25social
11:26qui dérape
11:27parce que je pense
11:28qu'il y a été aussi
11:28de manière trop forte
11:30et trop frontale
11:31parce que du coup,
11:31il y a la pauvreté aussi
11:32qui est passée de 40
11:33à 52 %,
11:34donc il en a laissé aussi
11:35pour contre.
11:37Et donc du coup,
11:37sa politique fait aussi peur
11:39aux investisseurs.
11:39Donc,
11:39c'est pour ça que les investisseurs
11:40se sont retirés
11:42début septembre
11:43et donc,
11:43ils ont vendu du pesos.
11:45On l'a vendu sur le marché.
11:46Donc,
11:46il s'est dit,
11:47pour éviter qu'il se dévalue
11:48encore plus,
11:49il a dû mettre la main
11:50à la poche,
11:50consommer 1 milliard
11:52pour racheter son propre pesos
11:54pour éviter
11:54que sa devise
11:57soit encore plus affaiblie.
11:58Ce qui est là,
11:59ce qui est intéressant,
11:59c'est qu'en plus,
12:00il déplace le débat
12:00parce que comme il est
12:01un peu dans la même mouvance
12:02que son meilleur ami,
12:06du coup,
12:07il va demander de l'aide
12:08et du coup,
12:08là,
12:09on va plutôt
12:09dans un soutien politique
12:10mais quand même,
12:11ce qui a eu un effet positif,
12:12c'est que Trump tout de suite
12:13a réagi.
12:13Ça a bien refermé le peso.
12:15Oui,
12:15exactement.
12:16Et détendu aussi
12:17la partie sur les taux
12:19parce que du coup,
12:20il devait aussi
12:21se repositionner.
12:23Donc,
12:24au moins,
12:24il a le soutien
12:25mais il n'a pas
12:25de soutien institutionnel.
12:26Je ne sais pas comment
12:27pour le moment,
12:28ça va se traduire
12:29dans la durée
12:31mais en tout cas,
12:32être dans la difficulté
12:33et remettre la main
12:34à la poche
12:34pour aller chercher
12:35un milliard
12:35pour soutenir sa devise,
12:37ce n'est pas rien.
12:38Donc,
12:38en tout cas,
12:39on est dans quelque chose
12:40de difficile.
12:41Mais,
12:42en tout cas,
12:43il y a toujours
12:44cet avantage
12:45sur les matières premières,
12:46sur les relations
12:47où ils sont présents.
12:50Il faut regarder
12:51ces élections
12:52de mi-mandat.
12:53Absolument,
12:53on va suivre ça.
12:54Donc,
12:54si on veut être investisseur,
12:56il est urgent d'attente,
12:57je pense.
12:58Absolument.
12:58Alors,
12:59vous parliez de matières premières,
13:00on va parler des matières premières
13:01agricoles,
13:01tiens.
13:03Automne,
13:03compliqué.
13:04Il y a des baisses
13:05assez marquées
13:06sur un certain nombre
13:08d'actifs.
13:08Le blé,
13:09notamment.
13:09Le blé,
13:10le café aussi,
13:11j'ai l'impression
13:12qu'il y a pas mal
13:13de corrections là-dessus.
13:14Qu'est-ce qui se passe
13:16du point de vue
13:16de l'investisseur
13:17qui est positionné
13:18là-dessus ?
13:19Ça,
13:19c'est intéressant.
13:20C'est quelque chose
13:21que j'ai souvent
13:21l'occasion de dire.
13:22C'est que,
13:23souvent,
13:25on va investir
13:25sur les matières premières
13:26agricoles
13:27quand on en parle
13:29dans la presse
13:29et quand on est
13:30plutôt à un top.
13:31Donc,
13:31moi,
13:32je trouve ce mouvement
13:32intéressant.
13:33Je pense que c'est
13:34le moment de s'y intéresser.
13:35Je ne dis pas
13:35qu'il faut rentrer tout de suite,
13:36mais c'est plutôt
13:37sur des bas de cycle
13:38quand on dit
13:38que les prix
13:38commencent à rebaisser
13:39effectivement
13:40sur un certain nombre
13:41de matières premières
13:41agricoles
13:41parce que,
13:42finalement,
13:42ça va mieux.
13:43Sur le blé,
13:43je crois qu'il y avait
13:43des récoltes
13:44qui sont plutôt
13:46bien déroulées.
13:46Je crois qu'il y a
13:46le blé russe
13:47qui revient aussi
13:48sur le marché.
13:49Sur le café,
13:50je crois que c'est
13:51un peu plus compliqué.
13:52Peut-être Olivier
13:52pourra confirmer
13:53parce que ça allait
13:54plutôt mieux au Brésil
13:55puis finalement,
13:55je crois comprendre
13:56qu'on s'était peut-être
13:57un petit peu enflammé.
13:58Toujours est-il que
13:59quand on est investisseur,
14:01que ce soit les matières
14:01premières agricoles
14:02ou industrielles,
14:03on les suit au long cours
14:03et c'est plutôt
14:11l'année dernière,
14:11on était là,
14:12attention,
14:12tout va exploser,
14:13vous allez payer
14:14beaucoup plus cher.
14:14C'est certainement pas là
14:15où on se dit,
14:16tiens,
14:16c'est intéressant,
14:16je vais y rentrer,
14:17c'est dans ces marchés-là.
14:18Donc,
14:18on regarde cette phase de baisse,
14:19on voit si elle se confirme
14:21et puis à ce moment-là,
14:22il y a toujours moyen
14:23d'investir via,
14:24on l'a dit,
14:25là ce sera des ETC
14:26sur les commodities,
14:28sur les matières premières
14:29mais en gros,
14:29c'est le même principe
14:30qu'un fonds indicial.
14:31Oui,
14:31mais il est question
14:32de se hedger aussi
14:33parce qu'on reste
14:35dans un contexte général
14:36où l'inflation
14:36reste relativement forte
14:38et où justement,
14:39les ajustements
14:40sur les prix
14:40des matières premières,
14:42notamment agricoles,
14:43peuvent nous aider,
14:43Olivier Lecheval.
14:44Exactement,
14:44juste pour compléter,
14:46c'est vrai que le cacao,
14:47on n'est pas assez de 10 000,
14:48on est environ à 7 000.
14:49Après,
14:49ce sont des corrections
14:50parce que du coup,
14:50il y a toujours,
14:52malheureusement,
14:53les maladies,
14:54l'aninia qui reviennent
14:55et c'est ça,
14:56ces pressions qui vont faire
14:57un peu varier un peu le prix.
14:58Donc là,
14:58on va dire qu'on redescend
14:59un peu en termes de tarification.
15:01Le sucre,
15:02il a baissé aussi.
15:04Le café a fait la même chose.
15:08Et puis après,
15:09quand vous parliez des céréales,
15:10effectivement,
15:11on a confronté
15:11au marché russe,
15:13à l'Ukraine,
15:13à l'offre d'abondance
15:14et les bonnes récoltes.
15:15Et là,
15:15effectivement,
15:16on est revenu sur des prix
15:17qui sont entre 190 et 200 euros
15:19à la tonne,
15:20alors qu'on était monté
15:21jusqu'à 300
15:22après la hausse en Ukraine.
15:26Donc là,
15:26en tout cas,
15:26il y a l'abondance,
15:27il y a l'offre
15:27et du coup,
15:28les prix sont relativement bas.
15:29Donc on est vraiment
15:29sur des niveaux
15:30qui reviennent assez bas.
15:32Donc voilà.
15:33Et du coup,
15:34il ne faut pas oublier
15:34que ces matières premières
15:36sont aussi corrélées.
15:37Donc là,
15:37un instant un peu technique.
15:39Mais parce qu'ils sont liés
15:41aux engrais,
15:42forcément,
15:42pour avancer.
15:43Oui,
15:43il est craqué
15:44à partir de gaz.
15:45Donc quand vous avez
15:46le prix du gaz
15:46qui va remonter,
15:47les engrais vont remonter
15:48et les prix quand même
15:49des céréales vont suivre.
15:51C'est curieux
15:51parce qu'on reste aussi
15:52dans un contexte
15:53où la hype,
15:56le contexte du moment
15:58veut que le dérèglement climatique
16:00va avoir un impact massif
16:03et de long terme,
16:05malgré tout,
16:06il y a quelques phases
16:06sur lesquelles
16:07il faut être attentif.
16:08Et c'est peut-être ça
16:09l'important.
16:09Oui,
16:10c'est aussi
16:10toute la différence
16:11entre tendance de long terme
16:13et comportement à court terme.
16:14C'est-à-dire qu'on peut se dire
16:15qu'on pense que...
16:17Et encore une fois,
16:18là, je vais prendre plutôt
16:19l'exemple des matières premières
16:22industrielles.
16:23On parlait du lithium.
16:24Le lithium,
16:24il y avait des pages
16:26et des pages
16:27qui vous expliquaient
16:27que le lithium,
16:28structurellement,
16:29allait exploser,
16:29qu'il y en a insuffisance
16:30de la demande,
16:31que c'était terrible.
16:32Et puis,
16:32on s'est retrouvé
16:32avec de la surcapacité.
16:34Au contraire,
16:35il y a eu du stockage
16:35de tous les bords
16:36et le cours s'est effondré.
16:37Donc,
16:38je pense qu'il faut vraiment,
16:40et notamment du point de vue
16:40de l'investisseur particulier,
16:41parce que c'est des marchés
16:42qui sont techniques,
16:45super pragmatiques,
16:47plutôt, encore une fois,
16:48se dire que tout ça
16:49est assez cyclique,
16:50malgré tout,
16:51qu'il y a des mouvements
16:53de corrélation,
16:53comme le disait Olivier,
16:54et toujours guetter,
16:57et plutôt,
16:58on va l'arrêter
16:58sur ces phases de repli,
16:59exactement,
17:00et se dire,
17:00tiens,
17:01si je veux un petit peu
17:02ajouter de matières premières
17:03agricoles,
17:04c'est peut-être le moment
17:04où le faire,
17:05parce que le cours est plutôt
17:06sur un cycle descendant,
17:08une période
17:09qui est plutôt intéressante.
17:11Alors,
17:11vous parliez justement
17:12de la corrélation
17:13avec les engrais,
17:14le gaz,
17:15ça nous amène
17:16aux matières premières
17:17énergétiques.
17:18Alors,
17:19sur le pétrole,
17:21c'est assez étonnant.
17:22Je vois des tas
17:23de communiqués
17:23de pays producteurs
17:24qui disent,
17:25oui,
17:25on va continuer
17:26à augmenter tranquillement
17:27notre production,
17:28voilà,
17:28Arabie Saoudite,
17:29aucun problème,
17:31on va ouvrir les vannes
17:31tranquillement.
17:33Les cours ne font rien,
17:34ça fait des semaines
17:35et des semaines
17:35qu'on est tankés.
17:36d'ailleurs.
17:36Oui,
17:37voilà,
17:37on est tankés
17:37sur 67,
17:3868 dollars,
17:39on ne fait plus rien,
17:40comment ça se fait ?
17:42Alors,
17:42je n'aurais pas la prétention
17:43d'avoir l'explication.
17:46Non,
17:46mais ce qui est intéressant,
17:47c'est de dire,
17:48donc,
17:49on a vu effectivement
17:49les prévisions de l'OCDE,
17:51il y a eu légèrement,
17:52on a remonté un peu
17:53les prévisions de croissance
17:54pour cette année,
17:54elles sont restées similaires
17:55pour l'année prochaine,
17:562020,
17:57ce serait 2,9%,
17:58mais c'est vrai
18:00qu'à très court terme,
18:01ce qu'on constate,
18:02c'est qu'on est plutôt
18:03en train de rouvrir
18:03les robinets.
18:04Je pense qu'Olivier
18:05va en parler,
18:05il y a la position du Brésil
18:06qui est intéressante
18:07où BP nous disait
18:08avant l'été
18:09qu'ils avaient trouvé
18:10une découverte majeure
18:12des 25 dernières années,
18:13on voit aussi
18:14que Lula a,
18:16on peut le dire,
18:16complètement changé d'avis
18:17sur sa position
18:21vis-à-vis des énergies fossiles,
18:22il a dit
18:23on a besoin du pétrole
18:24pour se développer,
18:25il soutient des projets
18:26notamment dans le bassin amazonien
18:28avec Petrobras,
18:29donc ça veut dire
18:30peut-être du pétrole
18:31qui va revenir,
18:31donc beaucoup de pétrole
18:32qui revient
18:32et pour autant,
18:33c'est vrai que ça ne baisse pas plus,
18:34alors on pourrait se dire
18:34qu'en face,
18:35il y a quand même
18:35des motifs toujours d'inquiétude,
18:36le Moyen-Orient
18:37n'est pas complètement stabilisé,
18:39on voit qu'on avait
18:40très bien digéré
18:41aussi l'émergence iranienne,
18:44peut-être aussi
18:45que finalement,
18:46cela montre quelque part
18:47que notre économie
18:49s'est un peu,
18:50malgré tout,
18:51décorrélée
18:51des énergies fossiles
18:52aujourd'hui,
18:52ce qui tire les marchés,
18:54c'est la tech,
18:55c'est des sociétés,
18:56là où avant
18:57on avait du chevron,
18:58on avait des poids lourds
18:59du pétrole,
19:01la place d'énergie fossile
19:02dans ce qu'on regarde,
19:03dans l'économie cotée notamment,
19:04elle a reculé,
19:05c'est peut-être ça aussi
19:06finalement la traduction
19:07de ce qui se passe aujourd'hui.
19:08Et donc on arrive
19:08à une situation
19:09d'équilibre parfait
19:10où les cours
19:10arrangent tout le monde
19:11finalement.
19:12En fait,
19:13je pense que
19:14je suis tout à fait d'accord
19:15avec tout le constat,
19:16mais c'est vrai que là
19:17on est obligé
19:17de trouver un équilibre
19:18pour le producteur
19:19parce qu'en fait
19:21quand on dit
19:22je veux tirer
19:24le prix du baril
19:24jusqu'à 50, 50 dollars,
19:26bon ben quand vous faites ça,
19:27ceux qui produisent
19:28onshore, offshore, etc.,
19:30ce n'est pas les mêmes prix.
19:31Exactement.
19:32Un certain minimum,
19:33vous devez être à 60,
19:3467 dollars.
19:35Donc j'ai l'impression
19:35que là ça croise un peu
19:36le prix de la production
19:38en disant
19:38je peux faire travailler
19:39mes plateformes
19:40et je peux laisser.
19:41Mais après du coup
19:42avec 500 000,
19:44400 000 barils supplémentaires
19:46qui ont été découverts
19:47par le Brésil
19:47là récemment,
19:49ça fait un nouveau
19:50pays producteur de masse
19:52et donc forcément
19:53c'est sûr
19:53que ça ne va pas tirer
19:54les cours vers le haut.
19:55Mais c'est vrai
19:55qu'on ne récupère pas
19:56la baisse forcément.
19:59Peut-être qu'il y a
19:59des taxes chez nous
20:00en France
20:01où il y en a trop
20:01et du coup ça n'a pas
20:02puissé savoir.
20:03Voilà.
20:04Bon allez,
20:05il nous reste une minute.
20:07Je voulais quand même
20:07avoir votre avis.
20:09On se pose la question
20:10depuis hier,
20:10Félix Baron nous avait fait
20:12un topo dessus,
20:13on n'a pas eu le temps
20:13de trop en parler.
20:15On a là aussi
20:16un calme plat
20:17du côté du VIX,
20:18de l'indicateur
20:18de volatilité principale
20:20de Wall Street.
20:20Est-ce que ce n'est pas
20:22un faux calme
20:23qui est de nature
20:24à inquiéter
20:25on va dire
20:26ou à crisper
20:26un petit peu
20:27les investisseurs ?
20:27Déjà il y a deux semaines
20:28vous vouliez une crise
20:29Antoine,
20:30je sens que vous voulez
20:31une crise sur les marchés.
20:32Et on a l'impression
20:33que c'est un faux calme
20:34parce qu'il y a
20:35de la volatilité
20:36intraday
20:38sur énormément de titres,
20:39il y a des interrogations
20:40sur les valorisations
20:41et on voit
20:42les indicateurs
20:42de volatilité fondamentaux
20:44eux
20:44qui n'en font pas
20:46qui n'en font pas
20:47montre.
20:48Donc ça a quelque chose
20:49de curieux quand même.
20:51Après,
20:52ce qu'on pourrait se dire
20:53peut-être,
20:53première explication,
20:54c'est que la hard data
20:55pour le moment,
20:56en tout cas les données
20:56disponibles sur la situation
20:58économique,
20:59notamment aux Etats-Unis
21:00puisque c'est celle
21:00qu'on regarde,
21:01alors certes
21:02on a déjà largement débattu
21:04des chiffres de l'emploi
21:05de la croissance,
21:05etc.
21:06Mais pour le moment
21:06il n'y a pas de signe
21:08avant-coureur
21:09particulièrement inquiétant
21:11sur la situation américaine.
21:13Donc déjà là-dessus
21:14pour le moment
21:14je pense que c'est ce qui fait
21:15que les gens ne sont pas
21:16trop inquiets.
21:16Après,
21:17on pourrait se demander
21:17effectivement se dire
21:18alors que là aussi
21:19on a débattu
21:20pendant des semaines
21:21sur la valorisation
21:22de Nvidia
21:23ah c'est trop cher
21:24attention mon dieu
21:24attention
21:25et puis finalement
21:25on est revenu
21:26à peu près au même niveau
21:27et puis ils ont emmené
21:27Oracle et tout
21:28dans le sillage.
21:29Donc c'est ça
21:29aujourd'hui
21:30il y a effectivement
21:31on peut se dire
21:32c'est quand même dingue
21:32que tout le monde
21:33soit très tranquille
21:33avec des niveaux de valorisation
21:35qui il y a 5-6 mois
21:36nous posaient énormément
21:36de questions.
21:37C'est ça,
21:37c'est clairement ça
21:38effectivement.
21:39Laurent Lechevalier.
21:40Non mais du coup
21:40moi sur la partie VIX
21:42oui c'est vrai
21:42que je la regarde
21:43tous les jours
21:44mais dans l'intraday
21:45aussi avec quelques mouvements
21:46on passe un 16, 17
21:48il y a un montant
21:49un petit peu de fibrillation
21:50voilà il y a quelque chose
21:51mais du coup
21:51c'est vrai que c'est lié
21:52au S&P
21:53à toute cette mécanique
21:54et sur ses valeurs
21:56technologiques
21:57et donc du coup
21:58pour moi
21:59technologie derrière
22:00ça fait parler du cuivre
22:01ça fait parler de la réglementation
22:02ça fait parler
22:03de pas mal de choses
22:04et donc on voit bien
22:05que là
22:06il peut y avoir
22:07des réactions
22:07qui peuvent être assez
22:09je dirais
22:10franches sur les marchés
22:11ou qui peuvent être
22:12décevantes
22:13assez rapidement
22:13et du coup
22:14je pense qu'il est un peu
22:15aussi sur la défensive
22:16je ne dis pas
22:17quand il dépasse les 20
22:19on tend vers les 30
22:21c'est vrai que là
22:22ça veut dire
22:22qu'il y a de la volatilité
22:23et qu'il y a une inquiétude
22:24sur un élément
22:25du S&P
22:26je suis quand même
22:26hyper surpris
22:27que pareil
22:28le débat sur la rentabilité
22:30d'investissement dans l'IA
22:31pareil
22:32on n'en parle plus du tout
22:33c'est fini
22:34on est passé à autre chose
22:35il y a quand même
22:37c'est là où on voit
22:37quand même
22:38que la bourse
22:38on essaie de l'analyse
22:39avec sérieux
22:39mais des fois
22:40on se dit quand même
22:40on ne peut pas avoir
22:42eu ce genre d'interrogation
22:43avoir quand même
22:44de temps en temps
22:45des études
22:45qui montrent
22:46qu'il y aura
22:47une première vague
22:47qui va arriver
22:48mais que le plus gros
22:49est encore
22:50un petit peu hypothétique
22:51comme quand on commence
22:53un chemin de croissance
22:54comme ça
22:54évidemment
22:55une forme de vertige
22:56et puis c'est vrai
22:58que moi je m'attendrais
22:59à avoir un petit peu
23:00plus de volatilité
23:01merci Laurent Grassin
23:02Boursorama
23:03Olivier Le Chevalier
23:04de Deftech
23:05merci d'avoir été avec nous
23:06c'était encore une fois
23:07super intéressant
23:07on va passer aux arbitrages
23:09de marché maintenant
23:09tout pour investir
23:13arbitrage
23:14on rejoint Antoine
23:16Fraisse-Soulier
23:17d'Itorou
23:18bonjour Antoine
23:18bonjour Antoine
23:20allez on va commencer
23:21par un petit plan de trading
23:22du CAC 40
23:24on ne semble pas
23:25arriver à bien les tenir
23:27ces 7900 points
23:28on a essayé
23:30quand même
23:30deux fois
23:30de les dépasser
23:31les déborder
23:32ces deux dernières semaines
23:33à chaque fois
23:34on retombe
23:34là on a encore une fois
23:35quelques petits signes
23:36de faiblesse
23:36mais enfin
23:37bon rien d'alarmant
23:38pour l'instant a priori
23:40effectivement
23:41c'est qu'on en avait parlé
23:42il y a deux semaines
23:43on savait que
23:45ces 7900 points
23:46ça allait être
23:47un niveau difficile
23:48à dépasser
23:49pour ensuite aller rejoindre
23:50les 8000
23:50niveau
23:518000
23:52qu'on avait atteint
23:53durant l'été
23:53au mois d'août
23:54et maintenant
23:55effectivement
23:55il y a cette barre
23:56des 7900
23:57à chaque fois
23:57qu'on tente
23:58un débordement
24:00et bien
24:01il y a un retour
24:01à la moyenne
24:02vers en général
24:03les 7825
24:047830
24:06là on a 7858
24:07parce qu'en fait
24:09quand on regarde
24:10à l'intérieur
24:10de la cote
24:11finalement
24:12il n'y a jamais
24:13de relais de croissance
24:13par exemple
24:14hier
24:14on avait LVMH
24:16qui tirait
24:17l'indice CAC 40
24:18qui a pris
24:19plus de 2%
24:20et bien aujourd'hui
24:20on voit que
24:21LVMH
24:22donc est en repli
24:23de 1,2%
24:25c'est pareil
24:26par exemple
24:27pour le secteur automobile
24:29on sentait
24:30que c'était Lentis
24:30pouvait ressortir
24:31un peu
24:32sortir de la tête
24:32de l'eau
24:33hier c'était
24:35il me semble
24:35l'une des plus fortes
24:36hausses du CAC
24:37ce matin
24:37c'est la plus forte baisse
24:38donc en fait
24:39on voit qu'il n'y a pas
24:41de relais
24:43sur la majorité
24:44des valeurs
24:45même si évidemment
24:46on a quelques valeurs
24:47qui se portent très bien
24:48comme Airbus
24:48par exemple
24:49qui fait des plus hauts
24:49historiques
24:50on a Legrand
24:50aussi
24:51qui enchaîne
24:52des plus hauts
24:53donc il y a vraiment
24:54un petit peu
24:55à boire et à manger
24:56au sein de cette côte
24:57mais au final
24:58ça donne un CAC 40
25:00qui lui n'arrive pas
25:01à dépasser
25:02ses niveaux de résistance
25:03contrairement évidemment
25:05à Wall Street
25:07Un coup d'œil
25:08sur un actif
25:09que vous regardez
25:10d'un petit peu plus près
25:11sur lequel il se passe
25:11un mouvement technique
25:12qu'il faut peut-être
25:13surveiller
25:14dites-nous ?
25:16Alors moi je regarde l'or
25:17parce que l'or
25:17enchaîne
25:18les plus hauts historiques
25:19jour après jour
25:21donc traditionnellement
25:23considéré comme une valeur refuge
25:25on voit que cet actif
25:27donc enchaîne
25:29les plus hauts historiques
25:30j'ai des notaires
25:31on a fait 14 plus hauts
25:32historiques
25:32sur les 32 dernières séances
25:34donc c'est assez
25:36exceptionnel
25:37pour un actif
25:38qui est considéré
25:39comme une valeur refuge
25:40et donc peu volatile
25:41on a une performance
25:42de 38%
25:43depuis le début
25:44de l'année
25:44et une hausse
25:45de 110%
25:46sur les 5 dernières années
25:48alors évidemment
25:49ça peut s'expliquer
25:50puisque
25:50on a donc
25:52traditionnellement
25:53l'or
25:53joué un rôle de protection
25:54contre l'inflation
25:55l'instabilité géopolitique
25:56et la dépréciation
25:57des devises
25:58et donc c'est vraiment
25:59des problématiques
26:01que l'on rencontre
26:01aujourd'hui
26:02avec donc l'inflation
26:03quand même
26:04qui augmente
26:04aux Etats-Unis
26:05une instabilité géopolitique
26:07chronique
26:07et la dépréciation
26:10du dollar
26:10évidemment
26:10le dollar
26:11perd 16%
26:12depuis le début d'année
26:12donc ça profite
26:14évidemment à l'or
26:15donc je regarde ça
26:16mais ce qui est assez étonnant
26:18je dirais
26:18c'est que
26:19on a d'un côté
26:20l'or qui enchaîne
26:21les records historiques
26:21et de l'autre
26:22Wall Street
26:22qui enchaîne aussi
26:24ses records historiques
26:25donc
26:25en général
26:27ça n'arrive pas
26:29ce genre de situation
26:30oui c'est pas
26:31d'habitude
26:32c'est plutôt
26:33il y en a un qui monte
26:34l'autre qui baisse
26:35voilà
26:35c'est un petit peu
26:37comme ces phases
26:38où tout monte
26:39les taux
26:40l'once d'or fin
26:41Wall Street
26:42bon là les taux
26:42sont quand même
26:43en petite correction
26:44mais effectivement
26:45c'est ces phases
26:45de marché un petit peu
26:46exceptionnelles
26:47et sur lesquelles
26:48il faut être précis
26:49techniquement évidemment
26:49merci beaucoup
26:50Antoine Fraisse-Soulier-Dittoreau
26:52merci d'avoir été avec nous
26:53alors restez surtout avec nous
26:54parce qu'on va ouvrir
26:55cette deuxième demi-heure
26:56je vous ai quand même trouvé
26:57un des rares agents économiques
26:59enfin intervenant
27:01qui est main dans le cambouis
27:02des problématiques patrimoniales
27:04qui nous dit
27:04ben oui
27:05la taxe Zuckmann
27:06elle est peut-être pertinente
27:08alors il est attendu au tournant
27:10il s'appelle
27:11Olivier Janoré
27:12il est avocat
27:13associé à la cour
27:14du Rock Partners
27:15il sera avec nous
27:16dans quelques secondes
27:17à ne pas manquer
27:18à tout de suite
27:18restez sur BFM Business
27:19Olivier Janoré
27:28vous êtes avocat
27:28associé à la cour
27:29chez du Rock Partners
27:30bonjour
27:31bonjour Antoine
27:31et alors
27:32j'attendais vraiment
27:33avec impatience
27:34de pouvoir vous parler
27:35de vous accueillir
27:35dans cette émission
27:36parce que voilà
27:36en la préparant
27:37vous dites
27:38projet de loi de finances
27:39la taxe Zuckmann
27:40peut-être pertinent
27:42qu'est-ce que vous entendez
27:45par là ?
27:45pertinent d'en parler
27:46au-delà de savoir
27:48combien ça pourrait rapporter
27:49puisqu'aujourd'hui
27:50on ne parle que de ça
27:51de qui ça pourrait toucher
27:52la question c'est
27:53est-ce qu'elle a un sens
27:55d'un point de vue constitutionnel
27:56d'un point de vue juridique
27:57est-ce qu'on n'est pas là
27:59en train de brasser
28:00largement
28:01de faire du populisme
28:02en quelque sorte
28:03du populisme fiscal ici
28:04alors qu'in fine
28:06il y a un vrai sujet
28:07constitutionnel en matière
28:08puisque un impôt confiscatoire
28:10il est anti-constitutionnel
28:11et on risque d'arriver ici
28:13en réalité
28:14avec un conseil constitutionnel
28:15qui potentiellement
28:17se prononce
28:17comme étant défavorable
28:20à cette mesure
28:20et on va dire
28:21que c'est de la faute
28:21du conseil constitutionnel
28:23et on va oublier
28:23de dire que c'est de la faute
28:24de ceux qui ont conçu
28:25cette taxe
28:27pour justement
28:28aller fiscaliser
28:29les 0,01%
28:31les plus riches
28:32de France
28:32voilà
28:32je pense que c'est important
28:34quand même
28:34et surtout qu'on ait
28:35le regard de quelqu'un
28:37qui a vraiment
28:38je le disais
28:38les mains dans le cambouis
28:39qui est vraiment
28:40dans la technique du truc
28:41dès qu'on prononce
28:43le mot confiscatoire
28:45de toute manière
28:46il n'y a plus de débat
28:47il n'y a plus de réflexion
28:48possible
28:49et cette confusion
28:50qui est faite
28:51et qu'on reproche beaucoup
28:52à la taxe Zuckpan
28:52c'est-à-dire
28:53d'annihiler
28:54toute différence
28:55entre le patrimoine
28:56de l'entreprise
28:57et la fortune personnelle
28:58c'est juste
29:00pas possible
29:01c'est 2 plus 2
29:02égale 5
29:03exactement
29:04et en fait
29:04on oublie
29:04les fondements
29:06de notre fiscalité
29:07fiscalité en France
29:08il y a deux blocs
29:09l'impôt sur le revenu
29:10l'impôt sur les sociétés
29:12les deux sont
29:13indépendants
29:14l'un de l'autre
29:14au-delà
29:15naturellement
29:15des versements
29:16de l'un à l'autre
29:17notamment par les dividendes
29:18mais aujourd'hui
29:19on aimerait taxer
29:20à titre personnel
29:21des revenus
29:22des profits
29:23de la valeur
29:24qui est encapsulée
29:25dans une structure
29:26donc il y a un vrai sujet
29:27d'ailleurs il a été mis
29:28sur la table
29:28qui est de dire
29:28et notamment
29:29le gouvernement
29:30Bérou
29:31qui est venu
29:33faire une contre-proposition
29:34qu'on ne connaît pas
29:35dans ses grandes mesures
29:36mais d'aller chercher
29:37une contre-proposition
29:38justement pour être
29:39en accord avec la constitution
29:41parce que la constitution
29:42on ne va pas non plus
29:43la mettre de côté
29:44c'est comme le droit européen
29:45le droit de propriété
29:46on ne peut pas non plus
29:47en faire ce qu'on veut
29:48aujourd'hui
29:49il faut regarder quand même
29:50notre historique
29:50en matière de décision
29:52constitutionnelle
29:52un impôt
29:54sur le patrimoine
29:55il peut toucher
29:56le bien professionnel
29:58ça a déjà eu lieu
29:59il peut ne pas avoir
30:00de plafonnement
30:01ça a déjà eu lieu
30:03mais dans ces cas-là
30:04il faut que le taux
30:05soit suffisamment bas
30:06que par lui-même
30:06ça évite
30:07le caractère confiscatoire
30:09de la mesure
30:10et le taux
30:11tel qu'il avait été validé
30:12à l'époque
30:12c'était 0,5%
30:132%
30:14on en est quand même loin
30:15ceux qui sont
30:17derrière cette proposition
30:18d'évolution
30:19ils expliquent que
30:20comme le seuil d'entrée
30:22est suffisamment élevé
30:23ça permet de contrebalancer
30:25je dirais
30:25il lance une pièce en l'air
30:26et maintenant
30:27il va falloir savoir
30:28de quel côté
30:28elle pourrait tomber
30:29si tant est que cette taxe
30:31aille plus loin
30:31dans les débats parlementaires
30:33oui parce que ça
30:33ça risque d'être
30:35compliqué de manière générale
30:36mais je crois que c'était important
30:37de débunker un peu ça
30:39pour sortir de la psychose
30:41parce que c'est vrai
30:42que du coup
30:43du côté du particulier
30:46de quelqu'un
30:47qui a un petit capital
30:48ou du gros capital
30:49on a passé la rentrée
30:52à parler de gens
30:53qui ne pensaient
30:54qu'à prendre leurs sous
30:55et à partir au Luxembourg
30:56enfin
30:57il faut aller
30:59vraiment dans la technicité
31:01de la chose
31:01pour se rendre compte
31:03que
31:03il n'y a pas de
31:04c'est peut-être bien
31:06la menace fantôme
31:06la plus énorme
31:07qu'il soit
31:08exactement
31:08et ce qui est assez intéressant
31:09ici c'est qu'en quelques semaines
31:11il y a eu des analyses économiques
31:13qui nous indiquaient
31:13que le transfert de résidence
31:15l'expatriation fiscale
31:17communément appelée comme ça
31:18n'existait pas vraiment
31:19avec une telle mesure
31:21que c'était psyllonesque
31:22et que ça avait un impact
31:23tout à fait ridicule
31:24marginal
31:25je pense qu'il faut aussi
31:27interroger les praticiens
31:28ceux qui malheureusement
31:30sont amenés à accompagner
31:32des gens qui transfèrent
31:33leurs résidences
31:33hors de France
31:34le nombre est bien plus important
31:36que ce qu'on voit
31:36dans les papiers
31:37des économistes
31:38en la matière
31:38et donc forcément
31:39les impacts économiques
31:41qui en sont liés
31:42on peut penser naturellement
31:43à la dépense
31:44la TVA qui est récoltée
31:46qui ne le serait plus
31:46on peut penser naturellement
31:48à tout l'emploi à domicile
31:49que ce type de richesses
31:52permettent d'avoir aussi
31:53de façon pléthorique
31:54et donc il y a tout un écosystème
31:56qui sera abîmé
31:57et pas uniquement
31:58la question de la rentrée
31:59fiscale immédiate
32:00de ces personnes
32:00qui s'en iraient de France
32:02pour lesquelles on essaierait
32:03de faire toujours
32:03une corde de rappel
32:04on a entendu dire aussi
32:06ceux qui voulaient faire en sorte
32:07que la nationalité française
32:08soit un critère
32:09de résidence fiscale en France
32:10un peu à l'américaine
32:11mais je pense qu'on n'a pas
32:12non plus le même poids
32:13d'un point de vue géopolitique
32:15des Etats-Unis en la matière
32:17donc voilà
32:17c'est vraiment la foire
32:19aux bonnes ou aux mauvaises idées
32:21il y a vraiment de tout
32:22c'est le concours
32:22les pays dans la matière
32:23et c'est assez dramatique
32:25d'un point de vue opérationnel
32:27oui parce que ça peut
32:28ça peut provoquer
32:29des mauvaises prises de décision
32:31de la part du particulier
32:32de la part de l'investisseur
32:34alors il y a un aspect
32:35qui est important aussi
32:36au milieu de toutes ces réflexions
32:39il y a la transmission
32:40des entreprises
32:40parce que mine de rien
32:42bon lorsqu'il était question
32:44de parler de la taxe Zuckman
32:46on imaginait des entrepreneurs
32:47obligés de liquider
32:48leurs biens
32:50donc leur entreprise
32:51pour pouvoir s'acquitter
32:52de la taxe
32:53là il est question
32:54de pouvoir la transmettre
32:56dans des bonnes conditions
32:57face aux évolutions réglementaires
32:59qu'on peut anticiper
33:01dans les prochains mois
33:02est-ce qu'il y a
33:03des axes de réflexion
33:05que vous pourriez donner
33:06à celui qui est dans cette situation
33:08tout est un peu lié aussi
33:10parce que celui
33:11qui a son entreprise aujourd'hui
33:12il y a une taxe Zuckman
33:14qui arrive
33:14il va falloir savoir
33:15si elle arrive encore une fois
33:16savoir comment la régler
33:18savoir après
33:19comment vivre dans le temps
33:21avec ce bien là
33:22qui est professionnel
33:23qui dégage pas forcément
33:24les mêmes types de revenus
33:25qu'un placement
33:26dans une
33:26SICAV monétaire
33:28dans le PCVM
33:29etc
33:29et donc de se retrouver
33:31avec une fiscalité
33:32de la transmission
33:33celle-ci est aussi
33:35mise un peu au pilori
33:36avec ce pacte du treil
33:38qui est utilisé
33:40depuis une vingtaine d'années
33:41en France
33:41qui permet une transmission
33:42par anticipation
33:44la plupart du temps
33:45des entreprises
33:46quand je dis par anticipation
33:47c'est par donation
33:48mais oui tout à fait
33:49avant il fallait mourir
33:50pour qu'une entreprise
33:51soit transmise
33:52d'une génération à l'autre
33:53autant dire que
33:54ces transmissions-là
33:55se font mal
33:56d'un point de vue opérationnel
33:57d'un point de vue humain
33:58et en plus
33:59d'un point de vue économique
34:00d'un point de vue fiscal
34:01c'était très coûteux
34:02avec le pacte du treil
34:04on a anticipé tout ça
34:05c'est-à-dire qu'on a créé
34:06des donations
34:06du vivant de la personne
34:08on orchestre
34:09forcément
34:09la transmission
34:10se fait de façon plus apaisée
34:11il y a de la réflexion
34:13à l'intérieur des familles
34:14qui est faite
34:14et on paye un impôt
34:16beaucoup plus tôt
34:16puisqu'on paye au moment
34:18où on décide de donner
34:19et donc l'État
34:20quand même s'est retrouvé
34:21avec une manne financière
34:22par le jeu des donations
34:23qu'elle n'avait pas
34:24et si on touche demain
34:26aussi à cet outil professionnel
34:27par la taxe du Kman
34:29il y aura des vélités
34:30de départ
34:30et les personnes arrivent
34:32aujourd'hui à structurer
34:33pour faire en sorte
34:34que le bien
34:34ne soit plus taxable
34:35le jour venu
34:36si le jour vient
34:37pour transmettre
34:38et si en plus derrière
34:40on vient impacter
34:42le pacte du Trey
34:42clairement
34:43on va avoir
34:44une grosse déperdition
34:46de valeur
34:46quand on cherche
34:47la souveraineté économique
34:49quand on cherche
34:50d'avoir
34:50un tissu social
34:51qui est très développé
34:53et on sait
34:54que les entreprises familiales
34:55développent
34:56un tissu social local
34:57beaucoup plus fort
34:58que quand ce sont
34:59des fonds d'investissement
35:00par exemple
35:00donc il faut pouvoir
35:02pondérer tout cela
35:03ce qui est dramatique
35:04aujourd'hui
35:04et on va avoir
35:05dans quelques jours
35:06quelques semaines
35:07un rapport
35:07de la Cour des Comptes
35:07sur un pacte
35:09financier
35:10fiscal
35:11du pacte du Trey
35:11qui va afficher
35:13un coût
35:13il faut savoir deux choses
35:15c'est qu'un
35:15la Cour des Comptes
35:17on lui a demandé
35:17combien ça coûtait
35:18on n'a pas demandé
35:19quels étaient les bénéfices
35:20bien sûr
35:20donc forcément
35:21ça va venir alimenter
35:23le débat
35:23des pros Zuckmann
35:25et des pros taxation
35:26des patrimoines
35:27et notamment
35:28des patrimoines professionnels
35:29et derrière
35:30on n'aura pas
35:30le deuxième pan
35:31de la discussion
35:32et c'est là
35:33où il faut
35:33que tout un chacun
35:34puisse intervenir
35:35pour avoir une pédagogie
35:36qui soit à 360
35:37et je dirais
35:37c'est aussi
35:38de la responsabilité
35:38de vous
35:39de vos médias
35:40des journalistes
35:41essayer de montrer
35:42le 360 en la matière
35:43qu'il n'existe
35:44pas uniquement
35:45un seul discours
35:46et on l'a vu
35:46avec la taxe Zuckmann
35:47pendant un laps de temps
35:48il n'y avait que
35:49les pros Zuckmann
35:50qui intervenaient
35:50et depuis quelques temps
35:52depuis quelques jours
35:53quelques semaines
35:53il y a aussi
35:54l'autre écho
35:54qui se fait valoir
35:55mais encore une fois
35:56il faut rentrer
35:57sur la technicité
35:58sur le texte lui-même
36:00est-ce qu'il est conforme
36:01à nos grands piliers
36:03les grands piliers
36:04de la cinquième république
36:04c'est la constitution
36:05exactement
36:06donc on résume
36:08pas de psychose
36:10on va avoir un avocat
36:11on va avoir des gens
36:12qui savent
36:13on se renseigne
36:14et les choses peuvent
36:15très très bien se passer aussi
36:16c'est pour ça que j'étais
36:17très content de vous avoir
36:18Olivier Janoré
36:19avocat associé à la cour
36:20du Rock Partners
36:21pour un peu débunker
36:23toute cette psychose
36:24et essayer de revenir
36:25aux fondamentaux
36:26et de voir
36:26ce qu'il est possible
36:27de faire
36:27et des solutions
36:28il y a toujours la loi
36:29et la constitution
36:29derrière nous
36:30c'est aussi une leçon
36:31à retenir de tout ça
36:32merci beaucoup
36:32d'avoir été avec nous
36:34On va passer à un sujet
36:41plus terre à terre
36:42mais très intéressant
36:44parce que ça fait longtemps
36:45qu'on n'en avait pas parlé
36:46c'est une technique de finance
36:47on parle du private equity
36:48on en parlera d'ailleurs
36:49avec Alexandre Leng
36:51de Thuidigo
36:52en fin d'émission
36:53du private equity
36:54où en est-on
36:56du crowdfunding
36:56ça c'est intéressant
36:58et ça nous a pas mal
37:01préoccupés
37:02ces dernières années
37:03ça fait longtemps
37:04qu'on n'avait pas fait
37:04un bilan
37:05un petit peu
37:05de ces techniques
37:06de financement
37:06et pour en parler
37:07je suis avec Bertrand
37:08Desportes
37:08de Forvis Mazars
37:09bonjour
37:09bonjour Antoine
37:10alors est-ce qu'on peut faire
37:11déjà un petit bilan global
37:13du marché
37:14histoire d'avoir une idée
37:15de combien ça pèse
37:16quelles sont les dynamiques
37:17de développement
37:18et puis surtout
37:18comment ça se porte
37:20précisément en ce moment
37:21au milieu
37:22d'incertitudes budgétaires
37:25qui font craindre
37:26des fois le pire
37:27comme on a pu le voir
37:27il y a quelques instants
37:28Oui l'actualité n'aide pas
37:29mais effectivement
37:30pour avoir un panorama général
37:31du crowdfunding
37:32dans son ensemble
37:32on est sur une collecte
37:34au premier semestre 2025
37:35à 819 millions d'euros
37:36donc on a un léger recul
37:37par rapport au premier semestre
37:39de l'année dernière
37:39avec des dynamiques
37:41assez contrastées
37:42si on regarde
37:42les différents segments
37:43on a d'abord
37:44le crowdfunding en prêt
37:45qui est la locomotive
37:46du crowdfunding
37:47et qui marche bien
37:48ce premier semestre
37:49grâce à la transition énergétique
37:51et au crowdfactoring
37:52qui est un sous-segment
37:53du crowdfunding en prêt
37:54mais il y a l'immobilier
37:56on y reviendra j'imagine
37:57qui lui n'a pas
37:59les mêmes résultats
38:00après il y a
38:00le crowdfunding en don
38:01vous savez
38:01c'est toute cette mécanique
38:02qui consiste à donner
38:03sur des projets
38:04d'économie sociale et solidaire
38:06c'est les grandes plateformes
38:07type KissKissBankBank
38:08Ulule
38:08qui se stabilisent
38:10autour de 74 millions d'euros
38:12et enfin
38:12il y a le crowdfunding
38:13en capital
38:14quand vous investissez
38:15directement dans le capital
38:16des entreprises
38:17et là qui bat de l'aile
38:18parce qu'en fait
38:19c'est très axé
38:20sur les startups
38:20et les startups
38:21ont du mal aujourd'hui
38:22à lever le fond
38:22d'autant plus
38:23que sur le crowdfunding
38:25c'est plutôt des startups
38:26en amorçage
38:27ou en série A
38:28qui se présentent
38:29qui viennent présenter
38:29leurs projets
38:30et c'est celles-là
38:30qui ont le plus de difficultés
38:31à lever
38:32compte tenu de leur jeunesse
38:33en fait
38:33Oui tout à fait
38:34et c'est ce que j'allais vous dire
38:35le crowdfunding
38:36peut être une alternative
38:37et se présente
38:38très souvent comme une alternative
38:40alors pour certains secteurs
38:41vous avez parlé
38:41des énergies renouvelables
38:42c'est très intéressant
38:43parce que du coup
38:44il y a un changement
38:45de paradigme total
38:47à propos de
38:48certaines techniques
38:51utilisées dans les énergies
38:52renouvelables
38:52je parle des éoliennes
38:53etc
38:54c'est là que le crowdfunding
38:55peut prendre le relais
38:57de financements privés
38:59qui ont tendance
39:00à se dégager
39:01de tout un secteur
39:02d'activité
39:03en fait
39:03Oui
39:04en plus
39:05il a de vraies vertus
39:07d'associer en fait
39:08par exemple
39:08si on parle
39:09de la transition énergétique
39:10un territoire
39:11à un projet
39:12de développement durable
39:12donc les citoyens
39:13sont aussi amenés
39:14à venir
39:15sur des projets
39:16de crowdfunding
39:17sur la transition énergétique
39:18parce qu'en fait
39:18ça les concerne
39:19très directement
39:19donc ils sont associés
39:21non seulement
39:21à l'intérêt économique
39:22mais aussi à l'intérêt
39:22environnemental
39:23de financer
39:24un champ éolien
39:25solaire
39:26photovoltaïque
39:26etc
39:27donc malgré ces chiffres
39:29plutôt en demi-teinte
39:30le crowdfunding
39:30il n'a pas perdu
39:31ses vertus
39:32notamment si on prend ça
39:34comme de la finance
39:35de conviction
39:37en fait je pense
39:39que tous ceux
39:39qui s'emparent du crowdfunding
39:40en tout cas
39:41la plupart d'entre eux
39:42sont intéressés de le faire
39:43parce qu'il n'y a pas
39:43que le rendement financier
39:44il y a aussi l'impact
39:45qu'on peut avoir
39:46sur des thématiques
39:47qui nous intéresse
39:47ça peut être
39:48vous l'avez dit
39:48la transition énergétique
39:49mais ça peut être aussi
39:50l'agriculture biologique
39:51ça peut être
39:51la rénovation urbaine
39:52et là pour le coup
39:53le crowdfunding
39:53a un usage
39:54qui est complètement
39:55dans les mœurs
39:55en plus il a des qualités
39:57de traçabilité
39:58de fléchage direct
39:59vers des projets
40:00ce qui est parfois
40:01un petit peu plus satisfaisant
40:02intellectuellement
40:02que de mettre son argent
40:03dans des livrets
40:04qui certes ont des vertus
40:05aussi de financement
40:06de la transition énergétique
40:07ou du logement social
40:09mais là vous savez
40:10exactement où vous le mettez
40:11et où ça se déploie
40:13concrètement
40:13sur le territoire
40:14très intéressant
40:15on va parler
40:17du crowdfunding immobilier
40:19là vraiment
40:19vraiment en focus
40:21c'est un marché
40:22qui est toujours difficile
40:23qui est toujours compliqué
40:24et est-ce que
40:25le crowdfunding
40:26connaît
40:27une activité
40:29d'autant plus compliquée
40:31une sorte de double peine
40:32finalement
40:32à cause de cette dégradation
40:34du marché de l'immobilier
40:35oui l'immobilier
40:36a toujours été
40:37la locomotive historique
40:38du crowdfunding
40:39en France
40:39c'est encore le cas
40:40mais la pondération
40:42au sein de l'ensemble
40:42a tendance à diminuer
40:44et le crowd
40:45n'échappe pas
40:45aux réalités économiques
40:46des sous-jacents
40:47qu'ils financent
40:47l'immobilier est en berne
40:48la promotion immobilière
40:49est en berne
40:49donc les plateformes
40:50qui font du crowdfunding
40:51immobilier
40:52souffrent
40:53avec deux logiques
40:54il y a une logique
40:55de stock
40:55il y a tous les projets
40:56qui ont été financés
40:57entre 2020 et 2022
40:58qui ont été des années
40:59d'euphorie
40:59mais en même temps
41:00sur des niveaux de pricing
41:01qui étaient élevés
41:02et qui trouvent du mal
41:03à se sortir de ces projets-là
41:05donc c'est des projets
41:07qui sont parfois en retard
41:08parfois en retard important
41:10il y a entre 20 et 25%
41:11des projets
41:12qui sont en retard
41:13de plus de 6 mois
41:14ce qui commence à être important
41:15certains atterrissent même
41:16en procédure collective
41:18et il y a le flux
41:20et là
41:20le crowdfunding
41:21a tiré quelques enseignements
41:22de ces années précédentes
41:24pour rehausser
41:25les niveaux de jeu
41:26et de sélection
41:27en fait
41:27des différents projets
41:28donc en fait
41:28ils vont aller chercher
41:29des projets
41:29avec un niveau de qualité
41:30plus important
41:31des LTV plus resserré
41:33des géographies de biens
41:35plus centrés
41:36sur les grands centres urbains
41:37vraiment accent
41:38sur la qualité
41:39pour le coup
41:39plus que sur la quantité
41:40la qualité plus que la quantité
41:42avec des niveaux de garantie
41:42qu'ils n'avaient pas avant
41:43la fiducie sûreté
41:45est mise en oeuvre
41:45beaucoup plus fréquemment
41:47dans ces montages-là
41:47les hypothèques de premier rang
41:49on n'avait pas ça
41:49il y a encore 2-3 ans
41:50maintenant ça s'est déployé
41:51beaucoup plus massivement
41:52et ça ça sécurise vraiment
41:53cet investissement
41:54pour ceux qui ont un petit peu
41:55pour ceux qui ont été échaudés
41:57par des déconvenus
41:59sur les millésimes
42:002020, 2021 et 2022
42:01et qui trouvent peut-être
42:03grâce à ces nouveaux paramètres
42:05de l'intérêt à y retourner
42:06puisque les plateformes
42:08ont rehaussé
42:10le niveau de sélection
42:10des dossiers clairement
42:12bon alors
42:12il y a aussi un facteur
42:14qui joue
42:14sur cet attrait
42:16pour le crowdfunding
42:17c'est le rendement
42:18qui est bien supérieur
42:20à celui du livret
42:21maintenant voilà
42:22ça inclut aussi du risque
42:24et ça c'est logique
42:25le rendement
42:27oui
42:27il est assez élevé
42:28pour le crowdfunding
42:29si on prend le segment
42:30de l'immobilier
42:30on atteint
42:3110 à 10,9%
42:33sur le financement
42:34des TPE
42:35c'est encore un tout petit peu
42:35au-dessus
42:36le financement
42:37de la transition énergétique
42:39on est plutôt autour
42:39de 7,5%
42:40mais avec un niveau
42:41de risque bien moindre
42:42donc effectivement
42:42je crois qu'en la matière
42:44il faut rappeler
42:45des principes d'évidence
42:46un principe de diversification
42:47d'abord le crowdfunding
42:48c'est une épargne alternative
42:49donc ça doit arriver
42:50bien après l'épargne de précaution
42:51l'assurance vie
42:52l'action en bourse
42:53et s'il vous reste
42:54une enveloppe financière
42:55de l'ordre de 5%
42:55peut-être d'un patrimoine financier
42:56oui au même titre
42:58que d'autres segments
42:59le crowdfunding
43:00est une opportunité
43:02de diversifier
43:03sur de l'alternatif
43:04mais il faut être prudent
43:06c'est plusieurs plateformes
43:07sur plusieurs projets
43:08pas mettre tous ses oeufs
43:09dans le même panier
43:09enfin c'est des vérités
43:10d'évidence
43:10mais qui est vraiment important
43:11sinon effectivement
43:13il suffit d'avoir
43:13un projet en difficulté
43:15pour finalement
43:16mettre à l'eau
43:17les 10 points
43:19de rendement
43:20voilà
43:20donc ça serait dommage
43:21exactement
43:21et vous parliez de
43:23la qualité
43:25plutôt que la quantité
43:26ça se ressent aussi
43:27sur le nombre de projets
43:29si on fait abstraction
43:30des montants
43:30on est sur un nombre
43:31record
43:32de projets
43:33qui sont financés
43:34via cette technique
43:35oui ce qui prouve bien
43:36que le crowdfunding
43:37malgré les aléas
43:39demeure dans l'usage
43:40des français
43:41mais c'est quand même
43:43beaucoup porté par le don
43:44c'est peut-être moins
43:45la thématique
43:45de votre public
43:46parce que c'est
43:47toutes les plateformes
43:47oui mais c'est important
43:48c'est très important
43:49qui font l'essentiel
43:50des projets
43:52et effectivement
43:54on est sur des projets
43:55records
43:55puisqu'on est à plus
43:56de 55 000 projets
43:56sur un semestre
43:57ce qui est quand même
43:58pas mal
43:58et ça se déploie
44:00on l'a dit
44:01sur de l'immobilier
44:01mais aussi sur des
44:02tout petits projets
44:03de proximité
44:03TPE, PME, artisanat
44:05économie sociale et solidaire
44:07Bertrand Desportes
44:08de Forvis Mazars
44:09merci beaucoup
44:10d'avoir été avec nous
44:10pour faire le point
44:11un petit peu
44:12sur ce marché
44:12du crowdfunding
44:13du crowdfunding immobilier
44:14toujours très intéressant
44:16restez avec nous
44:16dans un instant
44:17on va ouvrir
44:17le coffre fort
44:19de cette émission
44:19et bien oui
44:20il y a du private equity
44:21dans votre coffre fort
44:22un truc de long terme
44:24qu'il va falloir chouchouter
44:25Alexandre Lang
44:26de Tudigo
44:27qui est avec nous
44:27dans quelques secondes
44:28à tout de suite
44:28dans TPI
44:29le coffre fort
44:36on y met du private equity
44:38dedans
44:38et oui
44:39on l'a décidé comme ça
44:40avec Alexandre Lang
44:41de Tudigo
44:42bonjour
44:42bonjour
44:43merci d'être avec nous
44:44comme régulièrement
44:45pour faire le point
44:46sur le marché
44:47du private equity
44:48oui oui
44:49dans le coffre fort
44:50parce que
44:51avoir des actifs
44:52private equity
44:53c'est quelque chose
44:54qu'on peut mettre
44:54en réserve
44:55chouchouter
44:56cajoler tranquillement
44:58dans un coin
44:58et ça peut être
44:59un actif
45:00de long terme
45:00si on s'inspire
45:01des stratégies
45:03des grands investisseurs
45:04professionnels
45:05oui tout à fait
45:06c'est le private equity
45:08c'est commun
45:08comme cet investissement
45:09de long terme
45:10c'est un investissement
45:11que les grandes fortunes
45:13notamment les family office
45:13lorsqu'on regarde
45:14les dernières études
45:15privilégient
45:16c'est plus d'un tiers
45:18de leurs allocations
45:19loin devant
45:20les actions cotées
45:21même
45:22sur les family office français
45:23et je pense
45:26qu'aujourd'hui
45:26ce qui est intéressant
45:27c'est que
45:27lorsqu'on regarde
45:28les démiques 2024
45:29et ce premier semestre 2025
45:31c'est qu'il y a des choses
45:32qui évoluent
45:33Warren Buffett disait
45:35on profite de l'ombre
45:36parce que quelqu'un
45:37a planté un arbre avant
45:38ce qui change aujourd'hui
45:40c'est assez intéressant
45:41s'il me faudrait en écrire
45:41un bouquin
45:42il peut y en avoir certainement
45:43je ne sais pas en tête
45:44mais c'est fou
45:45j'aime bien Warren
45:46on voit très bien
45:46ce qu'il veut dire par là
45:47en tout cas on peut toujours
45:48l'interpréter
45:48et trouver des nouveaux sens
45:50et aujourd'hui
45:50on est trouvé un nouveau
45:51c'est qu'effectivement
45:52aujourd'hui
45:53on peut toujours
45:54planter un arbre
45:55c'est ce qu'on appelle
45:56le marché primaire
45:57vous savez que j'aime bien
45:59présenter
46:00le private equity
46:01pas comme une classe
46:02mais comme un spectre
46:04très grand
46:04donc là je vais vous proposer
46:05une nouvelle division
46:06aujourd'hui
46:06qui est le primaire
46:07et le secondaire
46:07donc aujourd'hui
46:08on peut planter un arbre
46:08c'est le primaire
46:09donc investir
46:10dans des augmentations
46:12de capital d'entreprise
46:13qui sont en train
46:14de se développer
46:15ou alors on peut acheter
46:16un arbre
46:17une portion d'arbre
46:18que quelqu'un d'autre
46:19a planté avant
46:19ça c'est le secondaire
46:21on va reprendre
46:22des participations
46:23à d'autres investisseurs
46:24ce qui sous-entend
46:25que ces participations
46:26finalement
46:26ne sont pas si illiquides
46:28que ça
46:28oui tout à fait
46:29mais alors là
46:31il s'agit
46:31quand vous parlez
46:32de marché primaire
46:33et secondaire
46:34il s'agit
46:35du private equity
46:37qui reprend
46:38une société
46:38qui était déjà
46:39en private equity
46:40il ne s'agit pas
46:41de reprendre
46:41une société
46:42par exemple
46:42qui a été en private equity
46:43un peu en bourse
46:44et puis on la ressort
46:45de la cote
46:45c'est vraiment un projet
46:47continuel
46:48dans le domaine
46:49du private equity
46:50tout à fait
46:50on reste dans le non-côté
46:51alors ce que pensent les gens
46:52lorsqu'ils regardent le non-côté
46:54ils ont raison
46:54si ils regardent
46:55un morceau du non-côté
46:56c'est que
46:57lorsqu'on investit
46:58on est collé
46:59pendant
46:597, 10, 15, 20 ans
47:02ça c'est vrai
47:03si on investit
47:04dans des start-up
47:05tout à l'heure
47:05vous parliez
47:06il y avait le baromètre
47:07du crowdfunding
47:07vous investissez
47:08dans des petites start-up
47:10via des plateformes
47:10de crowdfunding
47:11via des réseaux
47:11de business angels
47:12c'est vrai que souvent
47:13ça va être un investissement
47:14extrêmement long terme
47:15avec une liquidité
47:17qui est loin d'être assurée
47:18parce qu'en réalité
47:20passeront
47:21certaines étapes
47:22de financement
47:23et arrivons au stade
47:25de maturité
47:25du growth
47:26du capdev
47:27sur lequel on commence
47:28à avoir de la liquidité
47:29donc voilà
47:31et ce qu'on a vu
47:32en fait
47:33en 2024-2025
47:34c'est que le secondaire
47:35qui historiquement
47:37était marginal
47:37donc le rachat
47:38de parts non-côtées
47:40déjà existantes
47:41à d'autres investisseurs
47:41qui avaient investi
47:42en non-côtées
47:43donc en private equity
47:43et bien aujourd'hui
47:45explose
47:45au niveau mondial
47:47c'est 162 milliards
47:49ça représente
47:49une augmentation
47:50de plus 45%
47:51et au premier semestre
47:532025
47:53on est déjà
47:54à 101 milliards
47:56de dollars
47:56donc vous voyez
47:57c'est encore
47:58en train d'augmenter
47:59en France
48:00c'est 17 milliards
48:01en 2024
48:02le secondaire
48:02soit deux fois plus
48:04que le primaire
48:05qui se situe
48:05autour de 8,8 milliards
48:07donc ça représente
48:0866% des transactions
48:10sur l'année 2024
48:11et ça on n'en entend
48:12pas du tout parler
48:13parce que
48:13évidemment
48:13ce qui polarise
48:14la tension
48:14et je pense à raison
48:16c'est les transactions
48:17primaires
48:18qui montrent le développement
48:19de nouvelles boîtes
48:19à l'instar
48:20surtout de ces méga levées
48:22la levée de Mistral
48:23récemment
48:24d'1,7 milliard
48:25la levée de Perplexity
48:26d'1,5 milliard
48:27bon
48:27OpenAI
48:28qui a levé
48:29qui lève cette année
48:3040 milliards
48:30voilà
48:31ça ça polarise la tension
48:32ça c'est des transactions
48:32primaires
48:33mais en parallèle de ça
48:34sur ces boîtes
48:35d'ailleurs aussi
48:36se passent énormément
48:38en volume
48:38et en montant
48:39de transactions
48:40en secondaire
48:40oui c'est ce que j'allais vous dire
48:41c'est un peu comme
48:42le marché de l'occasion
48:43en fait
48:44la décote
48:45elle est déjà faite
48:46donc
48:47on achète une boîte
48:48à son
48:49j'allais dire
48:50à son juste prix
48:51quoi finalement
48:51c'est assez intéressant
48:53justement cette analogie
48:54parce qu'il est vrai
48:55qu'en secondaire
48:56historiquement
48:56on achetait
48:58avec de grosses décotes
48:59plus ou moins grosses
49:01selon l'attractivité
49:02du deal
49:02selon la proximité
49:04avec un nouveau tour
49:05de financement
49:05mais historiquement
49:06c'était minimum
49:0725% de décote
49:08et ce qu'on voit
49:09aujourd'hui
49:10c'est que
49:11les transactions
49:12en secondaire
49:13se sont faites
49:13en moyenne
49:14à 89%
49:16de la NAV
49:16la NAV
49:17c'est
49:17Net Active Value
49:19Asset Value
49:20c'est la valeur
49:21de l'entreprise
49:22dans les portefeuilles
49:23donc ça veut dire quoi
49:24ça veut dire que
49:24globalement
49:25vous allez racheter
49:26des participations
49:27à d'autres investisseurs
49:28à la valeur
49:28de la boîte
49:29au dernier tour
49:30là si vous essayez
49:31d'acheter du SpaceX
49:32se vend très très cher
49:33ce matin je publiais
49:35sur Revolut
49:35sur le marché
49:38s'échange à une valorisation
49:39de 75 milliards
49:40contre les 45 milliards
49:42du tour précédent
49:43donc c'est énorme
49:45et effectivement
49:45il y a une vraie
49:46attractivité
49:47aujourd'hui
49:48du marché
49:49professionnel
49:50institutionnel
49:51vers ses participations
49:54vers une sélection
49:55de pépites
49:56ces diamants rares
49:57qu'on a envie
49:59de s'acheter
49:59plutôt que de miser
50:01sur plein de nouvelles
50:02petites boîtes
50:03petites ou moyennes
50:04parce que
50:05le marché
50:06aujourd'hui
50:06semble favoriser
50:07les players
50:09qui vont demain
50:09dominer
50:10mais voilà
50:11il y a quand même
50:11une diversité
50:12des avantages
50:13des inconvénients
50:13mais surtout
50:14un équilibre
50:15de l'offre
50:15finalement
50:16en termes
50:18de perspectives
50:19de dynamique
50:19pour cette année
50:20peut-être le début
50:21de l'année prochaine
50:22est-ce que vous
50:22voyez par exemple
50:24le marché européen
50:25le marché aux Etats-Unis
50:27comment ça se dégage
50:28ces perspectives
50:29alors sur
50:30le marché français
50:32on constate
50:33un peu plus
50:34de résilience
50:34et moins
50:35cette focalisation
50:36sur des méga levées
50:38d'entreprises
50:40en hyper croissance
50:40peut-être aussi
50:42parce qu'on en a
50:42un peu moins
50:43que les américains
50:44et on a un marché
50:44tech
50:45avec des tech
50:47moins profonds
50:48moins d'introduction
50:49en bourse
50:49que sur les entreprises
50:51américaines
50:51moins de rachats
50:52aussi
50:53ce qui fait que
50:54peut-être moins aussi
50:54de perspectives
50:55pour les investisseurs
50:56qui investiraient là-dessus
50:58maintenant
50:59ce qu'on voit
51:00effectivement
51:00en France
51:01et en Europe
51:01c'est une montée
51:03une croissance
51:04sur tout ce qui est
51:05mid market
51:05mid cap
51:07les PME
51:08ETI
51:09dont la valorisation
51:10se situe entre
51:1050 et 500 millions
51:12d'euros
51:12avec des transactions
51:14sous forme
51:15de LBO
51:16donc de la dette
51:17avec également
51:18des rachats
51:19encore en secondaire
51:20aussi
51:21mais également
51:22des augmentations
51:23de capital
51:23aux Etats-Unis
51:24il y a beaucoup plus
51:25cette focalisation
51:26polarisation
51:27sur des méga levés
51:29le marché du Venture
51:30est beaucoup plus dynamique
51:31à l'inverse de la France
51:32où sur le premier semestre
51:34on le voit
51:35encore en 2024 aussi
51:36le Venture s'est effondré
51:38il y a moins 34%
51:40en France par exemple
51:41sur le Venture
51:42moins 60%
51:43en nombre de deals
51:44en nombre de projets
51:46aux Etats-Unis
51:47c'est très dynamique
51:48le Venture
51:50slash plutôt growth
51:50c'est parce que
51:51si on prend des
51:51Open AI
51:52Hyperplexity
51:53Enco
51:54bon
51:54on n'est pas non plus
51:55à leur listage
51:56elles n'ont que 2-3 ans
51:58mais c'est déjà
51:59des acteurs internationaux
52:01avec des centaines
52:03de millions
52:03de revenus
52:05revenus récurrents
52:06mais voilà
52:06on change de dimension
52:07de ce côté là
52:08très intéressant
52:09merci beaucoup
52:10Alexandre Lain
52:11de Tudigo
52:11et voilà
52:12avoir du private equity
52:14dans votre coffre fort
52:15parce que c'est un investissement
52:16de long terme
52:18de rendement
52:19et on accompagne
52:20des entreprises au quotidien
52:21c'est assez passionnant
52:23merci d'avoir été avec nous
52:24TPI c'est fini
52:25je vous retrouve demain
52:26dans un instant
52:27c'est Marie Coeur de Roy
52:28pour les experts IMO
52:29et puis ici
52:29je vous retrouve à 15h30
52:30avec Guillaume Sommerer
52:31dans BFM Bourse
52:32à tout à l'heure
52:32tout pour investir
52:37sur BFM Business
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