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  • il y a 4 mois
Ce mercredi 10 septembre, Antoine Larigaudrie a reçu Laurent Grassin, directeur des médias chez Boursorama, Marc Tempelman, fondateur de Cashbee, Antoine Fraysse-Soulier, responsable de l'analyse des marchés chez eToro, Xavier Gomez, directeur des Opérations de Vancelian, et Géraldine Métifeux, associée gérante chez Alter Egale dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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00:00BFM Business, tout pour investir, Antoine Larigauderie.
00:09Bonjour à toutes et à tous, c'est l'heure d'ouvrir cette nouvelle édition de Tout Pour Investir,
00:12votre TPI, l'émission qui muscle vos investissements, qui fait fructifier votre patrimoine,
00:17qui vous aide à devenir de meilleurs investisseurs, tous les jours à la radio, à la télé, sur le web et en podcast.
00:24Alors, menu du jour, menu copieux, ça se réveille du côté des investissements dans la défense.
00:29On l'attendait, ce second souffle, après un premier appel d'air assez tonitru en début d'année,
00:34puis une forme de flottement ces dernières semaines.
00:36Là, Ursula von der Leyen, dans son discours de l'État de l'Union, lance quand même le deuxième volet
00:40et annonce des initiatives concrètes, on va détailler ça.
00:44Mais déjà, le secteur de la défense réagit bien en bourse, favorablement, on va voir ça dans notre tableau de bord,
00:49on va déchiffrer ça avec nos experts du jour, Laurent Grassin de Boursorama et Marc Templeman de Cachby.
00:54Bien sûr, notre grand feuilleton politique en France, c'est donc Sébastien Lecornu, qui devient Premier ministre,
00:59ministre de la Défense, tiens, tiens, tout n'y ramène ce matin.
01:02Mais voilà, on n'est pas sortis de l'imbroglio politique avec toujours autant d'incertitudes à la clé,
01:07notamment pour vous, les épargnants, les investisseurs.
01:11Tiens, petit rappel d'un cas extrême.
01:13Comment ça s'était passé pour les épargnants en Grèce ?
01:16Bilan et perspective après des années de crise, on essaiera d'y voir plus clair, d'en tirer des enseignements aussi tout à l'heure avec Souleymane-Jean-Galadima de Sapiens.
01:24Et puis toujours vos placements, votre allocation d'actifs.
01:26Petit plan de trading CAC 40 dans la séquence arbitrage avec Antoine Fraisse-Soulier-Ditoro.
01:30Comment gérer vos petits trésors ?
01:32Les recettes de Géraldine Métifeux d'Alterégal en fin d'émission.
01:35Et puis tiens, pourquoi pas ajouter une petite pincée de crypto à tout ça ?
01:39On fera un petit point sur la crypto, ça faisait longtemps avec Xavier Gomez de Vancellian.
01:43Au milieu de tout ça, il y a vous, vos questions par email direct à bfmbusiness.fr.
01:49Vous pouvez nous envoyer un SMS aussi au 732 16, vous tapez le mot-clé « business » suivi de votre message.
01:53Et au pire, vous m'écrivez à Antoine Larigauderie sur X sur Twitter et on vous répond en direct dans l'émission.
01:59L'actualité économique du jour, alors discours sur l'état de l'Union d'Ursula von der Leyen.
02:05Quelques annonces très importantes dans le domaine de la défense, on va largement y revenir,
02:09qui ont un impact certain en bourse.
02:11Les titres réagissent bien.
02:13Le second semestre sera celui de la défense européenne, dit-elle,
02:17avec l'annonce de nouveaux projets en la matière, la consolidation de certains annoncés.
02:20Premier cas concret, le soutien de l'Union à un plan de financement de 6 milliards d'euros
02:23en faveur de la production de drones militaires avec l'Ukraine.
02:26Des aides sont en projet pour financer des achats auprès de fournisseurs ukrainiens.
02:32Autre gros sujet, la batterie.
02:34Ursula von der Leyen a annoncé un financement d'un milliard 8 pour accélérer la production en Europe.
02:39Et puis, autre annonce importante, l'Union européenne va suspendre les accords bilatéraux de soutien à Israël
02:45et certains accords de coopération économique avec le pays.
02:48L'Union qui va proposer également des mesures de sanction contre les ministres extrémistes du gouvernement Netanyahou.
02:54Plus près de nous en France, c'est donc Sébastien Lecornu qui prend les rênes à Matignon.
02:58Emmanuel Macron a finalement fait le choix à l'infidèle pour succéder à François Bayrou,
03:02devenir le cinquième premier ministre de ce quinquennat.
03:05Sébastien Lecornu qui arrive du ministère des Armées et qui va maintenant devoir trouver une majorité.
03:10Apaiser les tensions sociales.
03:11Alors, petit coup de pression sur le marché obligataire.
03:13Hier, on vous l'avait fait vivre.
03:14Le rendement du 10 ans français est passé au-dessus de son équivalent italien pendant un moment.
03:18Tout un symbole à quelques jours du verdict de l'agence Fitch,
03:21en cause principalement des raisons techniques sur les marchés.
03:23Mais l'instabilité pèse aussi.
03:25Ce matin, on est à égalité parfaite sur les cours en direct à 3,47% pour la France, aussi bien que l'Italie.
03:32La baisse des coûts d'emprunt pour l'Italie, justement, qui se matérialise dans son budget.
03:365 milliards d'euros ont été économisés cette année sur la charge de la dette.
03:39Et ce sera 8 milliards l'an prochain, selon les calculs du gouvernement italien révélés par Bloomberg.
03:44Et puis, dans l'actualité des entreprises, profit warning, grosse restauration détaillée chez Novo Nordisk,
03:50le laboratoire danois va supprimer plus de 9000 postes dans le monde.
03:54C'est 11% de sa masse salariale.
03:56L'objectif, plus d'un milliard d'euros d'économie annuelle d'ici la fin 2026.
03:59Novo Nordisk, qui ne prévoit plus qu'une croissance de 10% maximum de son bénéfice cette année,
04:03contre 27% anticipé lors de ses dernières prévisions.
04:08C'était en février.
04:08Allez, tout de suite, on va détailler le tableau de bord des marchés du jour.
04:14Tout pour investir sur BFM Business.
04:18Et les choses ne se passent pas trop mal ce matin du côté des marchés financiers.
04:23Le CAC 40 garde quand même un petit peu de stabilité.
04:26Alors, au milieu de l'imbroglio politique français, ça, on en a l'habitude.
04:30Mais aussi les considérations de défense.
04:32Parce qu'il y a certes le discours sur l'État de l'Union d'Ursula von der Leyen,
04:35qui fait la part belle quand même aux annonces autour de la défense.
04:38Et puis, il y a aussi la géopolitique et cette attaque ou survol de drones supposés russes au-dessus du territoire polonais,
04:46qui a fait bondir évidemment en Pologne.
04:49Et apparemment, il est question que la Pologne invoque l'OTAN sur son article 4,
04:54c'est-à-dire renforcement des défenses face à une menace imminente.
04:57Ce n'est pas encore l'article 5 qui est évoqué en cas de conflit ouvert.
05:03Là, il est question de renforcer les dispositifs de défense pour faire face à une menace imminente.
05:07Bon, tout ça a provoqué un petit peu d'agitation.
05:10Et donc, du coup, le CAC 40, qui était plutôt bien orienté ce matin et qui courait tout droit vers les 7800 points,
05:15a réduit les gains.
05:16On n'est plus qu'à 7757 points en hausse de 0,11%.
05:20Les autres indices européens, plus 0,13% pour l'Eurostock 50, le DAX à Francfort, plus 0,04%.
05:25Alors, en tête des progressions du CAC 40, évidemment, Thalès, dans ce contexte, annonce sur la défense.
05:30Grosse, grosse tension du côté de la Pologne vis-à-vis de la Russie.
05:34Thalès gagne 3,3% à 235,90 €.
05:38Puis, à noter, dans le secteur de la défense aussi, sur le SBF 120, Exosens,
05:42notre spécialiste de la détection de l'optronique, qui gagnait 5,2% à 39,60 €.
05:48Sinon, à signaler, des valeurs plus à tendance industrielle,
05:52notamment nos spécialistes de l'intelligence électrique, qui se comportent bien.
05:55Schneider Electric, plus 1,6%, 227 €.
05:58Le Grand, plus 1,34 €.
05:59135,70 €.
06:00À la baisse, Pellemel, téléperformance, qui recule de 2,7% à 62,94 €.
06:05Pernod Ricard, moins 2,31 € à 92,18 €.
06:09Puis, Kering, encore en baisse, à moins 1,5 % à 229,70 €.
06:14Les taux, les marchés de taux, les cours en direct sont du côté des 3,47 %
06:20pour le disant italien, comme pour le disant français.
06:23Égalité parfaite.
06:24Après l'inversion de la courbe, hier, en cours de matinée,
06:27les choses reviennent à la normale.
06:30Enfin, il est évident que ces dynamiques en matière de taux
06:33étaient largement anticipées et vont s'installer dans le temps.
06:36Ça paraît évident.
06:37Et puis, nos actifs de réserve.
06:38L'or, toujours proche des 3,700 €.
06:42Il y a eu quelques prises de bénéfices sur les positions d'hier.
06:44On est à 3,686 € l'once.
06:46Et puis, l'argent, toujours proche de ces plus hauts de 2011.
06:49Les derniers qui ont été signés, on était du côté des 42 € hier.
06:52On retombe à 41,60, quelques prises de bénéfices.
06:55Là aussi, tout de suite, le déchiffrage de l'actualité économique du jour.
07:00Tout pour investir, le déchiffrage.
07:03Avec Laurent Grassin de Boursorama, bonjour.
07:09Bonjour Antoine.
07:09Bonjour.
07:10Et puis, Marc Templeman de Cachbis.
07:12Bonjour.
07:12Merci d'être avec nous.
07:14Tiens, on va réagir.
07:15On voulait parler du secteur de la défense.
07:18Ça tombe bien.
07:19Donc, deux actualités vraiment très chaudes.
07:21Alors, survol de drones, visiblement russes, au-dessus du territoire polonais.
07:27Les Polonais, qui explosent un bon coup, qui invoquent l'article 4 de l'OTAN.
07:31On le rappelle, l'article 4, c'est renforcement des défenses OTAN dans les pays partenaires,
07:38de manière à faire face à une menace immédiate.
07:40Ce n'est pas encore l'article 5, là où là, c'est l'entrée en conflit total avec soutien total des défenses de l'OTAN.
07:46Mais voilà, on a un premier point chaud géopolitique aujourd'hui.
07:50Et puis, toutes les annonces d'Ursula von der Leyen, tout à l'heure,
07:54qui a annoncé un renforcement des projets existants en termes de défense,
07:57de nouveaux investissements, et notamment en partenariat très fort avec l'Ukraine.
08:01On voit que ça s'inscrit vraiment de manière centrale dans les projets de défense européens.
08:05L'occasion de se dire, en début d'année, on a eu un appel d'air extraordinaire sur le secteur de la défense.
08:11Ça a reformaté complètement le marché des small et mid-cap en France, d'ailleurs,
08:15avec des sociétés qui ont explosé en termes de valorisation.
08:18Et puis, ça faisait des mois qu'il y avait une forme de stagnation.
08:21Alors, des prises de profit, bien sûr.
08:23Ça avait beaucoup, beaucoup monté, très vite, très fort.
08:24Voilà. Et donc, là, du coup, on a l'impression d'un nouvel appel d'air.
08:29Alors, c'est raisonnable, on va dire, Thalès prend 3,3%.
08:32Mais est-ce que vous pensez que c'est le nouveau pivot qu'on attendait sur les marchés
08:35pour réinvestir dans le secteur de la défense ?
08:37Alors, c'est une super question et c'est la question qu'on s'est posée sur toute la première partie de l'année.
08:41Vous l'avez très bien dit, à savoir, OK, on sent bien que c'est une tendance de fond.
08:46On a le sentiment qu'il y a eu quand même une prise de conscience au niveau européen
08:49sur la nécessité de réarmer, de réaugmenter ses dépenses avec un pourcentage du PIB plus élevé.
08:56Et la question qu'on s'était posée, c'est est-ce que les cours de bourse
08:58ne sont pas déjà allés vachement plus vite que, finalement,
09:01l'injection d'argent dans l'économie et dans les carnets de commandes ?
09:04Et donc, il y a eu ce premier mouvement, vous l'avez dit, qui a été très bien joué.
09:06Et puis, depuis trois mois à peu près, ça s'est un peu calmé.
09:11Je regardais quand même les cours.
09:13C'est vrai, quand on regarde sur les valeurs françaises, ça stagne sur un mois avec un léger repli.
09:17Alors, je n'ai pas pris le cours à ce matin, Antoine.
09:20On se rend compte quand même que, du côté des valeurs européennes hors France,
09:25ça continue encore à grappiller.
09:26Rheinmetall qui prend encore 15% sur un mois, alors que ça avait déjà progressé très nettement.
09:31Leonardo est à plus 4,8%.
09:34Renk, spécialiste allemand de la mobilité, plus 12%.
09:38Enz Holt, aussi groupe allemand, plus 7%.
09:40Donc, on se rend compte que quand on ouvre un petit peu, là aussi,
09:43quand on a une perception du secteur qui n'est pas franco-française,
09:45il y a encore du dynamisme sur certains.
09:47Est-ce que c'est le nouvel appel d'air qu'on attendait ?
09:52En tout cas, moi, j'ai quand même la conviction que s'exposer aux acteurs de la défense européen
09:58reste une idée pertinente.
10:00Peut-être pas dans une optique de plus-value immédiate liée à un épisode comme ça,
10:04parce qu'encore une fois, il y aura cette nécessité que les budgets européens
10:07arrivent effectivement jusqu'aux acteurs.
10:08Et puis, il y a aussi cette idée qu'à un moment, la préférence européenne
10:12en matière d'un moment devra vraiment être actée fortement,
10:14parce que si c'est pour acheter des F-35, oui, ça n'a aucun intérêt.
10:19Mais il y a quand même une volonté, il y a une volonté de lever de l'argent,
10:23de trouver de l'argent.
10:24Forcément, les groupes européens en profiteront.
10:27Donc, pourquoi pas ?
10:28On voit qu'en plus, depuis, l'industrie financière a rattrapé son retard.
10:32Il y a des produits, il y a des ETF, il y a des ETF PEA,
10:35il y a des ETF spécialisés sur les acteurs européens
10:38ou des plus globaux, si vous voulez diversifier un peu votre risque.
10:41Donc, pour moi, ça reste quand même un secteur qu'il faut considérer.
10:47Mark Templeman, vous voyez ça aussi un petit peu comme une obligation long terme,
10:52investir dans le secteur de la défense, là maintenant,
10:55avec cette nouvelle déclaration d'intention,
10:57quand même assez forte du côté de l'Union européenne.
10:59Non, non, alors d'abord, moi, je ne suis pas un grand fan du market timing,
11:02en se disant, il y a un tel événement, donc il faut se jeter dessus.
11:04D'accord.
11:05En revanche, la tendance de fond, je ne peux que me faire l'écho de ce qu'on vient de se dire,
11:10c'est un secteur qui va bénéficier d'investissements massifs.
11:13Enfin, si on pense que l'OTAN cible 3,5% du PIB d'ici 2030,
11:18ça veut tout simplement dire que les centaines de milliards qui sont dépensés aujourd'hui
11:21pour maintenir la défense à son niveau actuel,
11:24cette somme va doubler.
11:25Et donc, les sociétés ne vont qu'en bénéficier.
11:28Je suis par ailleurs un grand fan de la diversification,
11:30et donc je ne suis pas certain qu'il faille,
11:32à moins de s'y connaître vraiment, jouer tel ou tel titre.
11:35Et effectivement, les ETF ou les fonds dédiés
11:37sont probablement un bon moyen pour jouer la thématique dans la durée.
11:41Dernière remarque,
11:42même si, évidemment, beaucoup de sociétés européennes,
11:45que ce soit des small-mid-cap ou des large-cap,
11:47vont bénéficier de cet investissement massif,
11:50je pense à deux pays dont l'industrie de la défense est en pleine ébullition
11:53et qui vont probablement bénéficier d'énormément de commandes
11:56en provenance de l'Europe, voire du Japon, voire de l'Australie,
11:59c'est la Corée du Sud et la Turquie.
12:01On en parle moins,
12:02mais dans ces deux pays,
12:05il y a des gros fabricants de systèmes de défense,
12:08d'avions de chasse et j'en passe,
12:10qui vont sans aucun doute également bénéficier des dépenses militaires à venir.
12:15Alors, notre autre gros sujet du jour,
12:17bien sûr, c'est l'instabilité politique.
12:20Sébastien Lecornu, Premier ministre,
12:22ancien ministre de la Défense,
12:23tout nous ramène à la défense des armées.
12:28Est-ce qu'il y a,
12:30on est à la recherche de la martingale,
12:32est-ce qu'il y a des valeurs du CAC 40
12:34qui sont increvables vis-à-vis de l'instabilité politique ?
12:39Je serais tenté de vous dire,
12:40le pari est difficile,
12:41mais enfin, on va quand même essayer de trouver.
12:43Oui, déjà, peut-être rappeler cet ordre de grandeur,
12:46en gros, 70% de l'activité des sociétés du CAC 40
12:50est réalisée à l'étranger.
12:52Voilà, donc déjà, ça vous place.
12:54Peut-être le curseur qu'on regarde spontanément,
12:55c'est justement au sein de ces sociétés
12:58qu'elles sont celles qui sont le plus exposées au marché domestique.
13:01On va retrouver des valeurs comme Bouygues, notamment, ou autre.
13:03Après, quand on regarde toujours le risque instabilité,
13:06pour le moment, il n'y a rien de vraiment...
13:08Les bancaires ont réagi.
13:10Un peu le contracting, le BTP, tout ça.
13:12Un peu aussi, voilà, plus sur la partie concession,
13:15puisqu'on a toujours peur qu'un gouvernement soit enclin
13:18à remettre en cause les concessions autoroutières et autres.
13:21Mais passé cet épiphénomène,
13:22il n'y a pas véritablement de tendance marquée
13:25où on se dirait, bon, voilà,
13:26on est en train de faire un poudre sur certaines sociétés
13:28parce qu'instabilité politique.
13:31Ce qui est sûr, c'est qu'il y a plutôt une contre-performance
13:33par rapport aux autres indices européens.
13:34C'est ça, c'est un poids, en fait.
13:37Ça, c'est vrai.
13:38Donc, voilà, je dirais qu'il n'y a peut-être pas un ciblage,
13:40mais il y a un poids, comme vous le dites, Antoine,
13:42qui fait qu'aujourd'hui, en tant qu'investisseur,
13:45on a peut-être plus envie de rester sur l'Europe,
13:47hors France, là aussi,
13:49parce que les indices en Espagne vont très bien.
13:51On en parlait avec Marc, ça va très bien en Italie,
13:54ça va très bien à peu près partout en Europe
13:58et ça va un petit peu moins bien en France.
14:00C'est vraiment pas de veine.
14:02Marc Templeman,
14:04des valeurs comme ça qui vous viennent en tête
14:06du côté du CAC 40,
14:07qui permettent de rester un petit peu à l'écart
14:09de ces problématiques,
14:10qui permettent de se surcroître de volatilité,
14:12de ce poids sur l'indice de manière générale ?
14:14Alors, deux observations.
14:15La première, c'est effectivement de sélectionner des valeurs
14:18dont le chiffre d'affaires,
14:19dont la profitabilité dépend notamment de leurs activités
14:21au-delà des frontières françaises.
14:23Par exemple, si on doit choisir parmi les bancaires,
14:26BNP Paribas est bien plus exposé à l'international
14:28et notamment à l'Europe
14:28qu'une banque comme le Crédit Agricole ou la Société Générale.
14:31Et puis, je reviendrai quand même sur cette valeur relative.
14:35Oui, le CAC 40 est en hausse de 5% depuis le début de l'année.
14:37C'est la moitié de la performance de l'Eurostox.
14:39Et quand on va vers les marchés phares
14:41qui ont vraiment très bien marché depuis le début de l'année,
14:42c'est l'Italie et le DAX.
14:44L'Italie plus 23, le DAX plus 19.
14:46Même phénomène d'ailleurs sur l'obligataire.
14:48Sur l'obligataire,
14:50la France maintenant paye plus à 10 ans
14:53que la Grèce,
14:54paye beaucoup plus que l'Espagne
14:55et évidemment paye presque 80,
14:58voire plus de points de base,
15:00de plus que l'Allemagne.
15:01Donc, on voit bien qu'un investisseur international,
15:04et c'est logique,
15:06prenez un fonds d'investissement américain,
15:07prenez un fonds de pension néerlandais,
15:10prenez un grand gérant de fonds japonais.
15:12Quand il regarde l'Europe,
15:13pourquoi il irait mettre des billes en France
15:14alors qu'il a des opportunités
15:16pour mettre un arrière en Europe ?
15:17Et donc, c'est l'attractivité relative de la France
15:20qui aujourd'hui pèse contre elle.
15:21Tiens, Laurent Grassin,
15:23est-ce que le paradigme pourrait changer ?
15:24Justement, on parlait des effets taux
15:26un petit peu sur les actifs français
15:28et les actifs européens.
15:29Est-ce que le paradigme pourra changer éventuellement
15:31quand l'Allemagne va se remettre
15:33à émettre de la dette ?
15:34Et ça, c'est dans pas longtemps,
15:35c'est dans quelques semaines,
15:36c'est cet automne.
15:37Est-ce que ça ne va pas être une forme
15:39de baromètre, de diapason
15:41pour dire, voilà, le spread,
15:42il va se fixer là,
15:43entre la France et l'Allemagne.
15:45Et à partir de là,
15:46il va peut-être falloir s'ajuster
15:47parce que les choses risquent de bouger.
15:49Oui, et puis surtout,
15:50nous, on ne sait pas
15:51où on en sera rendu d'ici là.
15:52C'est ça.
15:53C'est la double incertitude.
15:54La meilleure des solutions,
15:56ce serait finalement
15:57une certaine forme d'attentisme en France
15:59parce que finalement,
16:00quand on est dans l'attentisme,
16:01au moins, il n'y a pas de décisions
16:02qui sont prises.
16:03Ce qui est une décision en soi,
16:04de ne pas prendre de décisions.
16:06Il ne faut jamais l'oublier.
16:06Et c'est finalement ça,
16:07je pense,
16:07quand on est investisseur,
16:08qu'il faut regarder.
16:08C'est-à-dire qu'au final,
16:10si on continue à vaguement négocier,
16:12essayer d'avoir un budget,
16:13les marchés s'en contenteront très bien.
16:15Voilà.
16:17Parce que finalement,
16:18on gère les affaires courantes
16:19et puis c'est business as usual.
16:21En revanche,
16:22oui,
16:23si on est vraiment dans l'impasse
16:25que, j'en sais rien,
16:26il y a une motion de censure qui passe,
16:27pour le moment,
16:27ça semble assez peu probable
16:28et que, par ailleurs,
16:29l'Allemagne à la fois met de la date
16:31et puis est quand même
16:32dans ce plan d'investissement budgétaire
16:33qui est très attendu par l'Europe,
16:35donc qui est vu comme plutôt
16:36un regain de dynamisme
16:37de notre voisin d'outre-Rhin,
16:40ça peut accentuer le fait
16:42que nous, on ne va pas bien.
16:43On rappelle l'échéance du 12 septembre
16:44où Fitch va aussi nous éclairer
16:46un petit peu
16:46sur ce qu'elle pense
16:47de la situation
16:48et de la trajectoire économique du pays.
16:50Donc,
16:50quelques éléments d'information
16:51quand même qui vont arriver.
16:52C'est vendredi soir,
16:53il faudra y être attentif,
16:55ce sera en fin de soirée.
16:58On s'est pris une brique dans la tête hier
17:00avec cette révision,
17:01à la très, très forte baisse,
17:03révision historique
17:04des chiffres de l'emploi américain.
17:06Et du coup,
17:07tous les indicateurs
17:09auxquels on a eu droit
17:10ces derniers jours
17:11nous font dire
17:11bon, la Fed,
17:13évidemment,
17:13elle va baisser
17:14cette heure en septembre
17:14et peut-être même
17:15beaucoup plus que prévu.
17:16Et là,
17:17on a le scénario
17:17qui se présente
17:18de ce qu'on appelle
17:18une jumbo cut,
17:20à savoir
17:20une très forte baisse
17:22des taux d'intérêt d'un coup,
17:23donc 50 points de base
17:24au lieu de 25.
17:26Laurent,
17:27est-ce que c'est un scénario réaliste
17:28ou est-ce que les marchés
17:29vont comme toujours
17:30un petit peu trop loin
17:31dans leurs anticipations ?
17:32En fait, c'est quelque chose
17:33que j'ai lu sous la plume
17:33de Bastien Druc
17:34qui est responsable
17:35de la stratégie
17:35des études économiques
17:36et que j'aime beaucoup.
17:38Et en fait,
17:38il explique quand même,
17:39effectivement,
17:40il faut revenir sur ce chiffre.
17:41Donc,
17:41l'Agence Statistique Fédérale
17:42regarde au niveau annuel,
17:43fait un bilan annuel
17:44des créations mensuelles d'emplois.
17:46OK ?
17:47Et elle nous dit,
17:47en gros,
17:47sur la période février 2024
17:49à mars 2025,
17:50eh bien,
17:51on estimait
17:52que c'était
17:53150 000 emplois
17:54créés par mois.
17:55Finalement,
17:55ce sera plus 73 000.
17:57Ça voudrait dire
17:58qu'on aurait perdu
17:58900 000 emplois
17:59dans la balance.
18:00Ça veut dire aussi,
18:00Antoine,
18:01que si on regarde
18:02ce qui se passe
18:02plus près de nous,
18:03si on devait appliquer
18:04le même type de correctif,
18:05on serait en destruction
18:06d'emplois,
18:07en ce moment,
18:07au niveau de l'économie américaine.
18:08Oui, tout à fait.
18:09Donc,
18:09ça change un petit peu
18:10le scénario.
18:11On sait que la Fed
18:12se dit data dependent.
18:13On sait que pour elle,
18:14le niveau d'emploi
18:15est un marqueur important
18:16avec l'inflation.
18:17Si au final,
18:19ces chiffres,
18:19vous l'avez dit,
18:20révision annuelle
18:21la plus négative
18:22depuis qu'elle est publiée
18:23sous ce format,
18:26c'est quand même
18:26un marqueur fort,
18:27même aux yeux de la Fed,
18:28que finalement,
18:29il faut agir vite
18:30et peut-être plus fort
18:31qu'on ne le pensait.
18:32est-ce que c'est
18:34un emballement d'analystes ?
18:35Ça reste sans doute
18:36pas le scénario privilégié,
18:37mais il n'est pas non plus
18:38complètement surréaliste,
18:40je trouve.
18:41Marc Tepperman,
18:42c'est quelque chose
18:43que vous gardez en tête,
18:43que la Fed puisse agir
18:45beaucoup plus fort
18:45que prévu ?
18:46Ce qu'on regarde,
18:47mettons quelques chiffres
18:48quand même
18:48sur ce que nous dit le marché,
18:50le marché nous dit
18:50que les analystes
18:52en moyenne
18:53s'attendent
18:53à une baisse
18:53d'ici la fin 2025
18:55d'à peu près 71 points de base
18:57de ces fameux taux directeurs
19:00et qu'en l'occurrence,
19:02le marché anticipe
19:02en septembre,
19:03donc à la prochaine occasion,
19:04une baisse de 28 points de base.
19:06Alors,
19:06la Fed ne procède jamais
19:07par ce qui est
19:08soit 25,
19:09soit 50,
19:10donc le 28 indique en fait
19:11qu'il y a 85% de chance
19:13aujourd'hui,
19:14avec la data qu'on détient,
19:16que la Fed coupera
19:17probablement de 25%.
19:18Ce qui laisse quand même
19:19sur la table
19:19les fameux 15% de chance
19:21que potentiellement
19:22elle ira plus loin
19:22et je pense que le jeu
19:23se fera et la décision
19:25sera prise en gros jeudi
19:26parce que jeudi
19:27on s'attend au chiffre
19:28de l'inflation aux US.
19:29Si ça sort en ligne
19:30avec les attentes
19:31avec une inflation
19:31aux alentours de 2,9%
19:33et une inflation cœur
19:34qui reste au-dessus
19:35des 3%,
19:36difficile pour la Fed
19:37de se dire
19:38qu'elle peut couper
19:38agressivement
19:39par la mesure où l'inflation
19:40est encore bien au-delà
19:41de la cible théorique
19:43des 2%.
19:43C'est vraiment
19:44le casse-tête
19:44effectivement
19:45pour Jerome Powell
19:46en plus en prise
19:47avec les pressions politiques.
19:50Cela dit,
19:51attention,
19:51comment les marchés
19:52pourraient réagir ?
19:53On se dit toujours
19:54baisse des taux de la Fed,
19:55c'est bien,
19:56les taux qui baissent,
19:57c'est favorable aux actions.
20:00JP Morgan nous dit
20:01dans sa dernière étude
20:02attention au phénomène
20:04sell the news,
20:05c'est-à-dire
20:05on vend la nouvelle,
20:06il pourrait y avoir
20:07une correction très marquée
20:09du marché américain
20:11à la faveur
20:12de cette décision
20:12et il l'estime
20:13à 8%
20:15sur le S&P 500.
20:16Est-ce que c'est un phénomène
20:17qui éventuellement
20:18vous inquiète
20:19et pourrait vous provoquer
20:21votre prudence,
20:22Marc Temple ?
20:23Alors,
20:23vous avez fait l'amitié
20:24de m'inviter à plusieurs reprises
20:25et à plusieurs reprises
20:26j'ai indiqué les risques
20:27auxquels on s'expose
20:28avec les valos
20:28qui commencent à tendre
20:30vers des records
20:30que ce soit aux US d'ailleurs
20:32ou ailleurs dans le monde.
20:35Maintenant,
20:35il ne faut pas toujours
20:36regarder le verre
20:37à moitié vide.
20:38Je suis d'accord,
20:40les menaces,
20:42les risques
20:42sont très élevés
20:43et en plus,
20:44ça fait parler
20:44et ça fait vendre
20:45entre guillemets.
20:46Maintenant,
20:47moi aussi,
20:48j'aimerais bien profiter
20:48de cette occasion
20:49pour regarder
20:49quelques éléments
20:50qui nous permettent
20:51de croire
20:51en un scénario
20:52bien plus rose.
20:53Le niveau des investissements
20:54aux US
20:55mais également ailleurs
20:56reste très élevé
20:56et pas qu'en IA.
20:57On vient de parler
20:58de la défense,
20:59c'est un secteur
20:59qui va bénéficier
21:00d'investissements massifs.
21:01Les profits,
21:02les revenus
21:02des grandes sociétés
21:03aux US
21:03mais également ailleurs
21:04continuent de croître,
21:05peut-être moins qu'attendus
21:06mais il y a encore
21:07une croissance
21:07dans les revenus
21:09et puis il y a
21:10la déréglementation
21:10que ce soit aux US
21:11ou ailleurs
21:12qui permettent à nouveau
21:13de voir des opérations
21:15de fusion-acquisition
21:16et de consolidation
21:17dans des secteurs
21:17qui en ont bien besoin
21:18que ce soit le secteur
21:19bancaire en Europe
21:20que ce soit le secteur
21:21des télécoms
21:22mais on voit bien
21:23que ce mouvement
21:23est en place également.
21:24Donc la réduction
21:25des taux directeurs,
21:26oui, vous avez raison,
21:26ça peut aussi mener
21:28à cette correction
21:28dont on a déjà
21:29beaucoup parlé
21:30mais il n'est pas certain
21:31que ce soit le déclencheur
21:32tout de suite.
21:32Laurent Grassin,
21:34peut-être justement
21:35rester prudent
21:36en attendant
21:36des éventuels
21:37soubresauts de marché
21:38après cette décision
21:39très probable
21:40de la fin ?
21:40Oui, je suis un peu
21:41comme Marc
21:42qui a encore quand même
21:42pas le dément de soutien
21:43sur le marché américain.
21:45Après justement,
21:46est-ce que si
21:46elle envoyait ce signal
21:48des fameux
21:495 points de base,
21:50là, les investisseurs
21:51ne pourraient pas se dire
21:51peut-être que la situation
21:52est beaucoup plus grave
21:53qu'on ne le pense ?
21:53Oui, c'est toujours le danger.
21:54Donc voilà,
21:55et puis même dans cette espèce
21:57de duel à fleur et mouchetée
21:58entre Jerome Powell
22:00et Donald Trump,
22:01est-ce qu'on n'aurait pas
22:02non plus pas envie
22:03de lui donner
22:03trop, trop, trop vite ?
22:06Donc je ne sais pas.
22:09Moi, ce qui me frappe
22:10là-dedans,
22:10c'est quand même
22:11qu'on commande
22:12ces statistiques
22:13sur le plateau régulièrement
22:14et d'avoir des révisions
22:16comme ça,
22:16je me dis mais c'est...
22:17C'est fou.
22:18Voilà, c'est-à-dire que...
22:19On se dit que Donald Trump
22:21ait raison ou tort
22:22sur cette histoire
22:23de trucage des données.
22:24Enfin, en tout cas,
22:25on sait qu'il s'est passé
22:25quelque chose
22:26de très, très, très curieux
22:29à ce moment-là.
22:30Exactement.
22:31Donc oui, forcément,
22:34un peu de prudence
22:34à court terme,
22:35même si on voit
22:37que pour le moment,
22:37c'est quand même
22:38l'optimisme
22:38qui reste prédominé
22:39aux Etats-Unis.
22:39On voit encore
22:40sur les niveaux
22:40de valorisation,
22:41effectivement,
22:41sur le Nasdaq
22:42qui continue quand même
22:43à être proche du record.
22:44Pour le moment,
22:44on ne sent pas
22:45véritablement de panique
22:46ou d'inquiétude.
22:47Laurent Grassin,
22:48Boursorama,
22:49Marc Templeman,
22:50Cashbee,
22:50merci d'avoir été
22:51avec nous ce matin
22:52pour déchiffrer
22:53cette riche actualité
22:54économique du jour.
22:55Tout de suite,
22:56votre plan de trading
22:57de la journée,
22:58ce sont les arbitrages.
23:00Tout pour investir
23:01sur BFM Business.
23:04Avec Antoine Fressoulier,
23:05Dittoro.
23:05Bonjour Antoine,
23:06merci d'être avec nous.
23:08Un CAC 40
23:09qui est très, très largement
23:10réduit les gains
23:11alors qu'on avait bien
23:12commencé la journée.
23:12Oui, parce que
23:14alors un coup,
23:14c'est la révision
23:15de l'emploi américain.
23:17Là, ce matin,
23:17c'est plus la géopolitique
23:19qui provoque
23:19de la prudence
23:20sur les marchés.
23:21Le CAC 40
23:21n'arrive vraiment pas
23:23à confirmer son breakout
23:24en direction
23:25des 7800.
23:27On a à nouveau
23:27des obstacles techniques
23:28qui se dressent,
23:29visiblement.
23:30Oui, alors effectivement,
23:32c'est vrai qu'on pourrait
23:33s'étonner déjà
23:34de la bonne tenue
23:35du CAC 40
23:36malgré l'instabilité politique.
23:39Après, c'est vrai
23:39qu'on a eu la nomination
23:41d'un Premier ministre
23:42assez rapidement
23:42donc les marchés
23:43détestent l'incertitude
23:44donc là, au niveau
23:45de l'incertitude,
23:47on est plutôt calmé
23:48mais c'est vrai
23:49qu'en un CAC 40,
23:51on sent qu'on a
23:51le CAC 40
23:52aura du mal
23:53quand même
23:53à franchir les étapes.
23:55Alors effectivement,
23:55on avait ce niveau
23:56des 7830 ce matin,
23:587830,
23:59on a fait 7820.
24:01On n'a pas réussi
24:02à dépasser ce niveau.
24:03C'était le plus haut
24:04du 28 août.
24:07Je pense qu'on va rester,
24:09alors on latéralise,
24:10on en parle souvent
24:10sur votre antenne,
24:11d'ailleurs,
24:11on latéralise
24:12sur le CAC.
24:12Depuis quatre mois,
24:13on a deux bandes
24:14bien distinctes,
24:157500 points,
24:167900 plus ou moins
24:18et c'est vrai
24:19que dès qu'on va
24:20s'approcher
24:20des 7900,
24:23on va vraiment,
24:23je ne vois vraiment
24:24pas le CAC 40
24:26dépasser ce niveau
24:26avec tout ce qu'on connaît,
24:29évidemment,
24:30l'instabilité politique
24:31mais pas que,
24:32on a aussi
24:33ce ralentissement en France
24:34et surtout
24:35cette dette française
24:36et le taux à 10 ans français
24:38qu'on surveille
24:38comme le lait sur le feu.
24:42Notamment,
24:42vendredi,
24:43on aura Fitch.
24:44Ça,
24:44ça sera intéressant
24:45de regarder
24:45l'agence de notation
24:47Fitch
24:47qui va donner
24:49sa notation
24:50sur la France.
24:51On est double A-
24:52avec une perspective
24:53négative.
24:56Si on se fait dégrader
24:57par Fitch,
24:58alors là,
24:58effectivement,
24:59ça va tout de suite
24:59engendrer une correction.
25:01Ce n'est pas
25:01le scénario central
25:02mais c'est vrai
25:04qu'avec tous ces ingrédients,
25:06on ne voit pas
25:06comment le CAC 40
25:07pourrait dépasser
25:10les 8 000 points,
25:10par exemple.
25:11Bon,
25:11sinon,
25:12il y a un titre
25:13qui est responsable
25:14sans doute à lui tout seul
25:14de l'appel d'air
25:15vraiment positif
25:16qu'on a eu ce matin
25:17sur les marchés
25:17et notamment du côté
25:18de la tech,
25:19c'est Oracle.
25:20Oui.
25:21publication des résultats
25:22hier soir
25:22après la clôture
25:23de Wall Street,
25:23le titre,
25:24mais explosait
25:25de 25%.
25:27Oracle,
25:27on parle quand même
25:28d'une des plus grosses
25:29capitalisations high-tech
25:30américaines,
25:31l'une des plus anciennes
25:31d'ailleurs.
25:32Alors là,
25:33vraiment,
25:33c'est la vieille
25:34big tech américaine
25:35qui retrouve un second souffle
25:36grâce à l'IA,
25:37grâce au cloud.
25:38Mais là,
25:38il y a peut-être
25:39quelque chose à guetter
25:39de nature
25:40à provoquer
25:40un pivot sur les marchés
25:42et notamment
25:43du côté de la tech.
25:45Alors effectivement,
25:46Oracle,
25:47comme vous l'avez dit,
25:48c'est un dinosaure
25:48de la tech
25:49fondé en 1977,
25:51juste un an
25:52après Apple
25:53et on était
25:55avant la publication
25:56de résultats
25:57sur une société
25:58qui pesait
25:59680 milliards
26:00de dollars,
26:01donc 12e capitalisation
26:02et avec cette hausse
26:04de 25%,
26:06eh bien,
26:07on va passer
26:07à 860 milliards
26:09de dollars
26:10de capi,
26:11dépassant même
26:12Walmart
26:12et JP Morgan.
26:14Alors,
26:15pourquoi un tel engouement ?
26:16Effectivement,
26:17la raison principale,
26:18c'est l'annonce
26:19spectaculaire,
26:20évidemment,
26:21de son carnet de commande.
26:22Son carnet de commande
26:23va bondir
26:24de 360%,
26:26enfin,
26:27abondi,
26:28pardon,
26:28c'est déjà dans les cours,
26:30abondi de 360%
26:32pour atteindre
26:32455 milliards
26:33de dollars.
26:35C'est cette fois
26:35son chiffre d'affaires
26:36annuel
26:37et en fait,
26:39Oracle devient,
26:41j'ai envie de dire,
26:42entre dans la partie
26:43des gros fournisseurs
26:45de cloud
26:45qui eurent AWS
26:47et en grande partie
26:50parce qu'il fait
26:52l'allocation
26:52de serveurs.
26:54Donc,
26:55c'est revenu,
26:56les revenus
26:56dans le cloud
26:57ont passé
26:58de 10 milliards
27:00à 140 milliards
27:02en 2030.
27:03Donc,
27:03c'est vraiment
27:04ce que les investisseurs
27:06ont applaudi
27:08et ont acheté massivement
27:09le titre
27:10en après-bourse.
27:12Évidemment,
27:13on voit que,
27:14justement,
27:15les critères
27:17d'hypercroissance
27:18d'IA
27:19sont validés
27:20pour Oracle.
27:21et on va voir
27:23la réaction
27:24évidemment
27:24du côté
27:25de Wall Street
27:25à l'ouverture
27:26mais évidemment,
27:27on va s'aligner.
27:28C'est quand même
27:29un quart de capitalisation
27:30en plus,
27:31c'est fou
27:31et Oracle
27:32qui est vraiment
27:33aux portes maintenant,
27:35juste devant,
27:36aux portes
27:36du 1000 milliards
27:37de dollars
27:38de capitalisation.
27:39Boursière sera sans doute
27:40le titre du jour
27:41à Wall Street.
27:42Merci beaucoup
27:42pour ce plan
27:43de trading
27:44très complet.
27:45Antoine Fraisse-Soulier,
27:46restez avec nous,
27:47on fait une petite pause
27:48et puis dans la deuxième
27:48demi-heure de l'émission,
27:50votre épargne au milieu
27:50des turbulences,
27:51on décortiquera
27:52l'exemple grec,
27:54exemple extrême,
27:55mais riche d'enseignement
27:56sera avec
27:57Suleymane,
27:57Jean-Galadim,
27:58en Sapiens.
27:59Et puis,
27:59votre allocation
28:00d'actifs en cette rentrée,
28:02le point avec
28:02Géraldine Métifeux
28:03d'Alterégal
28:03en fin d'émission.
28:04Et puis,
28:05pourquoi pas
28:05y ajouter un petit peu
28:06de crypto.
28:07On fera le point
28:08sur les cryptos
28:08avec Xavier Gomez
28:10de Vancellure.
28:10Restez avec nous,
28:11à tout de suite.
28:11C'est la deuxième
28:21demi-heure de
28:21Tout pour Investir,
28:22celle qui se consacre
28:23à votre boîte à outils
28:25patrimoniale,
28:26à votre portefeuille,
28:27à votre coffre-fort.
28:28On va décortiquer
28:29tout ça.
28:30Je reçois
28:31Suleymane Jean-Galadimant,
28:32Sapiens.
28:33Merci d'être avec nous
28:34aujourd'hui,
28:35dans tes pays,
28:36parce qu'on va prendre
28:38un cas extrême,
28:39mais qui en même temps,
28:41pédagogiquement,
28:42est très intéressant
28:43pour l'épargnant.
28:43C'est le cas de la Grèce.
28:44La France n'est pas la Grèce.
28:46La France est au milieu
28:46de turbulences politiques
28:47très importantes.
28:49Elle n'est pas la Grèce,
28:50mais regardons un petit peu
28:51ce qui s'est passé en Grèce
28:53après la crise
28:53des dettes souveraines.
28:56Comment ça s'est passé ?
28:57Parce qu'on a coutume
28:58de dire,
28:59la France paie aussi
29:00le fait de ne pas avoir
29:01passé ses comptes,
29:03sa structure financière
29:04à la paille de fer.
29:05En Grèce,
29:06ça a été le cas
29:06et l'épargnant
29:07l'a senti passer.
29:09C'est le moins
29:09qu'on puisse dire.
29:11Exactement.
29:12Nos investisseurs,
29:12effectivement,
29:13chez Sapiens,
29:13nous interrogent
29:14sur comment se prémunir
29:16face à une situation extrême.
29:19Et je vous rejoins,
29:20la France n'est pas la Grèce.
29:22Néanmoins,
29:22cette histoire
29:23de la crise de la dette grecque
29:24entre 2009 et 2015
29:25est riche
29:27d'enseignements.
29:29Le premier,
29:29c'est qu'on sait
29:30que malheureusement,
29:32les dettes obligataires
29:34de la Grèce
29:34ont été décotées
29:36de près de 50 %
29:37au moment de la crise
29:38de la dette.
29:38Ça veut dire
29:39qu'un épargnant grec
29:40qui était exposé
29:41à la dette grecque
29:42a perdu 50 %
29:42de sa valeur.
29:44C'est un chiffre qui parle.
29:45Si on le met en regard
29:46avec la situation française,
29:48on sait que 70 %
29:49de l'assurance-vie en France
29:50c'est du fonds euro,
29:52que 50 % du fonds euro
29:53c'est de la dette souveraine,
29:54pas que de la France
29:55effectivement,
29:56puisque là,
29:56c'est à peine 12 %
29:57de la dette française
29:58qui est détenue
29:58par les assureurs.
29:59Néanmoins,
30:00le premier conseil...
30:00Sur les encours,
30:01c'est très important.
30:03Ça reste une somme conséquente
30:04de près de 400 milliards.
30:05Donc la réalité,
30:06c'est qu'il faut absolument
30:07que les épargnants
30:08qui sont des fois
30:09surexposés au fonds euro
30:10diversifient leur épargne
30:12à une image
30:12sur l'assurance-vie
30:13sur des unités de compte.
30:14Ça,
30:14c'est le premier conseil
30:15essentiel,
30:17diversification géographique
30:18et diversification également
30:19de typologie
30:20d'investissement.
30:20Et puis en plus,
30:21c'est une raison supplémentaire,
30:24peut-être pas craindre
30:25une forme de défaut
30:27ou de décote
30:28massive sur la dette,
30:29mais c'est un argument
30:30supplémentaire
30:31pour aller chercher
30:32un petit peu de performance
30:33parce que du coup,
30:34là,
30:34on a des épargnants
30:35qui sont dans un état d'esprit
30:36de je vais mettre mes sous
30:38à l'abri,
30:38mais vraiment à l'abri
30:39qu'il ne leur arrive rien,
30:41mais je suis prêt
30:41à faire toutes les concessions
30:42en termes de rendement.
30:43Justement,
30:44c'est un non-sens.
30:44C'est un non-sens
30:45parce qu'en plus,
30:46effectivement,
30:46de ce risque
30:47entre guillemets obligataire,
30:48on a aussi cette problématique
30:50de l'inflation
30:50et on sait que le fonds euro
30:51ne permettra pas
30:52de compenser l'inflation.
30:54Donc il faut accepter
30:55qu'une partie de son patrimoine
30:56soit exposée
30:57sur des actions
30:58ou voire toujours en obligation,
30:59mais plutôt
30:59ce qu'on appelle
31:00des obligations investment grade,
31:01donc des émissions
31:02de dettes corporées,
31:03d'entreprises bien notées
31:04qui offrent effectivement
31:05des perspectives
31:06de stabilité plus forte.
31:07Donc ça,
31:07c'est le premier enseignement.
31:08Deuxième enseignement,
31:09c'est une hausse massive
31:11en fait de la fiscalité.
31:12Il faut savoir que
31:12pour l'épargnant grec,
31:14entre le début
31:15et la fin de la crise,
31:16la fiscalité sur les dividendes
31:17est passée de 10%
31:18à 25%.
31:19Donc,
31:20nos investisseurs,
31:21souvent des entrepreneurs
31:21qui nous disent
31:22est-ce que je dois aujourd'hui
31:24dégager les dividendes
31:26ou finalement
31:26cristalliser mes plus-values
31:27avec la flat tax de 30% ?
31:29La réponse est sans équivoque,
31:30oui.
31:31Je rappelle que sous Hollande,
31:32on était jusqu'à 60%
31:33de fiscalité
31:34entre les revenus progressifs
31:36et les prélèvements sociaux.
31:37Donc,
31:3730% est une situation
31:39favorable en fait
31:40pour des entrepreneurs
31:41qui pourraient en fait
31:42aujourd'hui capter des dividendes,
31:43capter des plus-values,
31:44quitte ensuite
31:45à les réinvestir
31:45dans une enveloppe fiscale
31:47capitalisante
31:47comme une assurance
31:48luxembourgeoise
31:49ou un PEA.
31:51Donc,
31:51effectivement,
31:52être conscient
31:53que la fiscalité,
31:53malheureusement,
31:54peut évoluer à la hausse.
31:55L'autre aspect aussi,
31:56c'est que l'immobilier grec,
31:58troisième enseignement,
31:59a été massacré.
32:01Dans certaines zones,
32:02c'est moins 60%
32:03de pertes de valeur.
32:05La chance que l'on a en France,
32:06c'est qu'après la hausse des taux
32:07suite à la guerre en Ukraine,
32:09on sait que le marché
32:10immobilier français
32:11a été une des seules
32:12classes actives
32:13à être vraiment décotée.
32:14C'est curieux ça.
32:15Par rapport au private equity,
32:16par rapport à la dette privée,
32:18c'est vrai que l'immobilier
32:19a fortement été impacté.
32:20Donc,
32:20on considère que ça reste
32:22une bonne porte d'entrée,
32:23mais pareil,
32:24problématique de diversification,
32:25on a des investisseurs
32:26qui ont un patrimoine
32:26trop exposé à l'immobilier,
32:28qui imaginent que l'immobilier
32:29ne baisse jamais.
32:30On l'a vu malheureusement
32:30sur les CPI,
32:31donc diversifiez-vous.
32:33Si vous voulez des actifs réels,
32:34il existe aussi des infrastructures
32:35qui sont aussi un sujet
32:36de décorrélation,
32:38qui offrent un couple
32:38risque comptabilité
32:39proche de celui de l'immobilier.
32:41Et qui fournissent du rendement en plus.
32:42Et qui fournissent en effet
32:43du rendement,
32:43et on a aussi accessoirement,
32:45si on a une sensibilité
32:46à la transition énergétique,
32:47une volonté de financer
32:48la transition énergétique.
32:49Tout à fait.
32:50Dernier renseignement,
32:52les marchés.
32:54Latex Large Cap,
32:55donc l'indice de référence
32:56du marché grec,
32:58a perdu 90% de sa valeur
32:59pendant la durée de la crise.
33:01Oui, pendant 5 ans.
33:02Donc, ça a été catastrophique.
33:04Mais il s'est aussi bien redressé.
33:05Il s'est très bien redressé.
33:07Là où je veux en faire
33:09effectivement une recommandation
33:11pour nos investisseurs,
33:12c'est qu'on a trop souvent
33:13des investisseurs
33:14qui sont trop exposés au 440.
33:16Alors, c'est toujours intéressant.
33:17Et moi, je me souviens
33:18de mon grand-père
33:18qui me parlait
33:19d'Erleki,
33:20de BNP Paribas.
33:21De la Farge Copée.
33:23Exactement.
33:24Et je trouve que c'est
33:25une exposition intéressante à voir.
33:26Mais aujourd'hui,
33:27vous avez tellement de facilité
33:28à vous exposer
33:29sur d'autres géographies,
33:31que ce soit
33:31à l'échelle internationale
33:32avec les fameuses ETF
33:34sur la Messia World,
33:34mais également sur l'Asie,
33:35sur d'autres pays émergents,
33:37sur d'autres secteurs.
33:38Rien qu'à voir
33:38une exposition
33:39un petit peu plus large
33:41sur l'Europe,
33:42par exemple.
33:42Exactement.
33:43C'est une manière
33:44de diversifier son patrimoine
33:46et de ne pas s'exposer
33:48à une correction éventuelle
33:50sur une zone géographique.
33:51Et évidemment,
33:52il y a tout un tas de supports.
33:54Les assurances
33:54vides luxembourgeoises,
33:56l'optimisation fiscale.
33:57Il y a une question
33:58que je voulais quand même
33:59vous poser.
34:00Et on avait un invité
34:02en cours de semaine
34:03qui nous a mis le nez dessus
34:04et c'était intéressant.
34:05Est-ce que finalement,
34:06le vrai investment grade
34:08supérieur,
34:10archi supérieur,
34:11il n'est pas du côté
34:11des entreprises
34:12plutôt que de la dette
34:13souveraine ?
34:14C'est-à-dire,
34:14est-ce qu'il n'est pas
34:15plus intéressant
34:15d'acheter de la dette
34:19dix ans d'EDF
34:20plutôt qu'une obligation
34:21française
34:22en termes de stabilité
34:24de l'actif ?
34:25Ce serait difficile
34:26d'analyser.
34:27Je pense qu'il faut avoir
34:28des deux.
34:29Je vous fais une réponse
34:30de Gascon.
34:31Mais il n'empêche que
34:32quand vous parlez
34:33effectivement de la difficulté
34:34de due diligence
34:35d'analyse d'un actif,
34:37il est en effet plus facile
34:38d'analyser, je pense,
34:39aujourd'hui,
34:40la qualité d'une dette
34:42d'entreprise,
34:42corporate,
34:43puis une dette
34:43effectivement souveraine
34:44qui est soumise
34:45à des facteurs
34:45et des aléas
34:46beaucoup plus forts,
34:46des aléas notamment politiques.
34:48Il n'empêche que l'EDF
34:48sera impacté en cas
34:49d'évolution politique,
34:50mais effectivement,
34:51la due diligence
34:52c'est un peu plus simple
34:52à réaliser.
34:53Effectivement.
34:54Et surtout,
34:55ne pas se surexposer
34:56et ne pas trop concentrer
34:58ses investissements,
34:58c'est quand même
34:59le secret.
35:00Donc, cet exemple extrême
35:02de la Grèce,
35:03mais qui est très,
35:04très riche d'enseignements
35:04et de solutions
35:05pour bien protéger
35:07son épargne.
35:08Merci beaucoup,
35:09Souleymane,
35:10Jean Galadima de Sapiens.
35:11Merci d'avoir été avec nous.
35:12Puis on vous recevra
35:13bien entendu
35:14tout au long de la saison
35:15pour des solutions
35:16de protection
35:17de l'épargne.
35:18Allez, tout de suite,
35:20les placements à suivre.
35:22Tout pour investir
35:25sur BFM Business.
35:28Et on va retrouver
35:29Xavier Gomez
35:30de Vancellian.
35:31Bonjour.
35:32Bonjour Antoine.
35:33Merci d'être avec nous
35:34ce matin.
35:35Alors, c'est vrai
35:35qu'on parle
35:36de tous vos investissements
35:37de manière très,
35:39très ouverte,
35:41très diversifiée.
35:42On ne va pas faire d'ombre
35:43non plus
35:43à nos émissions spéciales
35:45sur les cryptos
35:46et aux rubriques spéciales,
35:47mais on va se consacrer
35:48à la crypto
35:49au sein de votre patrimoine.
35:50Et c'est vrai
35:51qu'en ce début de saison,
35:53on n'a fait que parler
35:54de Luxembourg,
35:56d'or,
35:57de trucs archi défensifs.
35:59Mais du coup,
36:00on a mis un petit peu
36:01de côté la crypto.
36:03Or, il s'est passé
36:03deux trucs très importants.
36:04Déjà, le Bitcoin
36:05est en train
36:06de tenir le coup
36:07sur ses fondamentaux
36:09et sur ses cours actuels.
36:10Et puis,
36:11on a eu un regain
36:12d'intérêt,
36:12notamment depuis cet été,
36:14pour l'Ether,
36:15qui a signé
36:16des progressions
36:17assez étonnantes.
36:19La crypto,
36:20au sein de votre patrimoine,
36:21ça donne quoi ?
36:22Le panorama,
36:23en ce moment,
36:24cette rentrée ?
36:25Très clairement,
36:26effectivement,
36:27ça a servi,
36:28on va dire,
36:28un peu de hedge
36:29face à pas mal
36:31d'incertitudes
36:32dont les prédécesseurs
36:34viennent de parler.
36:35On l'a vu,
36:36notamment,
36:37sur le taux
36:3710 ans français
36:38et américain,
36:40compte tenu
36:41de certaines incertitudes
36:42sur la guerre
36:44des tarifs douaniers
36:44et ainsi de suite.
36:45Donc,
36:46il est vrai
36:46que le BTC
36:48avait pas mal grimpé
36:50en ce début d'année
36:51puisqu'aujourd'hui,
36:52il y a une performance
36:53de près de 20%
36:54year to date.
36:55Par contre,
36:55des altcoins
36:56comme le Térum
36:56ont commencé
36:58à rattraper
37:00leur retard
37:00et effectivement,
37:02avec les différentes annonces,
37:04notamment du côté
37:04des États-Unis
37:05qui accélèrent
37:07l'adoption
37:08auprès
37:09d'institutionnels
37:10internationaux
37:12de l'adoption
37:13notamment
37:13des stable coins
37:14et de l'utilisation
37:17de réserves Bitcoin
37:18pour certaines sociétés,
37:20notamment dans le Fortune 500
37:21et ailleurs,
37:22fait qu'aujourd'hui,
37:23les actifs digitaux,
37:25les épargnants
37:26doivent s'y intéresser.
37:27C'est une des missions
37:28de Vancellian,
37:29très clairement,
37:30de fournir
37:31un certain nombre
37:31de solutions
37:33d'investissement d'épargne
37:34puisque nous sommes
37:35une société régulée
37:36française
37:36via l'AMF,
37:38ce qui donne
37:39une certaine sécurité
37:40et de faciliter
37:41l'accès
37:42à ce type de produit
37:43qui peut paraître compliqué.
37:45Et puis,
37:46on peut peut-être
37:46commencer à semer
37:47quelques petites graines
37:48et prendre
37:49quelques petits investissements
37:50cryptos
37:50dans le sens où
37:51on va être sans doute
37:52dans les mois à venir
37:53dans un contexte monétaire
37:55peut-être un petit peu
37:55plus favorable
37:56avec des taux
37:57qui vont se calmer,
37:57qui vont favoriser
37:58du coup les investissements
37:59vers toutes les entreprises
38:00de croissance,
38:01notamment vers la crypto,
38:03vers les solutions
38:04de finances décentralisées,
38:06un petit peu novatrices.
38:08Est-ce que vous pensez
38:09que cette rentrée
38:10c'est peut-être le moment
38:11pour ceux qui n'y sont
38:12pas encore investis
38:13de planter
38:14quelques petites graines
38:15au milieu d'un portefeuille
38:16général un peu plus diversifié ?
38:17Effectivement,
38:18la plupart des épargnants
38:19comme vous l'avez cité Antoine
38:21ont, on va dire,
38:22des produits d'investissement
38:25ou d'épargne
38:25dits traditionnels,
38:26assurance vie,
38:27taux et ainsi de suite.
38:28Et il est vrai
38:29qu'aujourd'hui,
38:30compte tenu de la politique
38:31des taux en Europe
38:32et aux États-Unis,
38:33qui est clairement à la baisse
38:35puisqu'on en saura un peu plus
38:36la semaine prochaine
38:37avec la réunion de la Fed
38:39le 16 et le 17 septembre
38:41où tout le monde anticipe
38:43une ou deux baisses des taux
38:46d'ici la fin de l'année,
38:48voire plus,
38:49entre 25 et 50 points de base,
38:51très clairement,
38:52les rendements sur la courbe courte
38:55vont baisser.
38:56Et aussi sur le long
38:57puisque vous voyez
38:58le 10 ans,
39:00le parcours qu'il a fait.
39:01Donc très clairement,
39:02il faut chercher
39:03des produits à rendement,
39:05ce que peuvent fournir
39:06les produits d'investissement
39:08dont les actifs
39:09sont des cryptos.
39:12Puisqu'aujourd'hui,
39:12on arrive sur du pré-emprunt
39:15de produits cryptos
39:16à avoir des produits
39:18de 10 %
39:19sur tout ce qu'on appelle
39:20vulgairement
39:21de la tokenisation
39:21d'actifs réels
39:22via de l'immobilier
39:23ou voire même
39:24des produits de mining
39:26qu'on commercialise aujourd'hui.
39:28Alors, sans pour autant
39:29aller sur les solutions
39:31les plus à risque,
39:34entre guillemets,
39:35enfin les plus exotiques,
39:36on peut peut-être
39:37commencer aussi
39:38à semer ces petites graines
39:39du côté des stable coins
39:40qui fournissent là
39:41des assurances
39:42quand même relativement
39:43intéressantes
39:44pour l'épargnant.
39:44Effectivement,
39:44puisque aujourd'hui,
39:46vous avez de gros acteurs
39:48mondiaux
39:48qui sont Ether et Circle.
39:51Circle,
39:51qui a une stratégie
39:52d'internationalisation
39:54et d'être régulée
39:55partout dans le monde.
39:55Et il l'est d'ailleurs
39:57très clairement en Europe
39:58et dont son siège
40:00est à Paris
40:01en tant qu'hub européen
40:03dont les réserves
40:05peuvent être vérifiées.
40:07Et effectivement,
40:07les stable coins
40:08aujourd'hui,
40:09notamment le stable coin dollar,
40:10jouissent d'un intérêt particulier
40:12qui rentre dans l'ensemble
40:13des business models.
40:15Après,
40:15il y a un petit souci
40:18au niveau de Mika
40:19qui sera obligatoire
40:20au niveau du 1er juillet 2026
40:22au niveau des stable coins
40:23où on n'a pas le droit
40:24de rémunérer les récompenses.
40:26Au niveau de l'industrie,
40:27on essaye de discuter
40:28avec les autorités
40:30pour faire évoluer
40:31un petit peu le cadre.
40:32Voilà,
40:32faire flexibiliser
40:32leurs positions.
40:35Il y a juste un bémol
40:36sur les stable coins,
40:37c'est toujours peu d'appétit
40:39sur les stable coins euro.
40:41Donc,
40:42puisque malgré tout,
40:43on est quand même
40:43la première puissance économique
40:44en Europe
40:45et ça ne se reflète pas forcément
40:47dans le stable coin euro
40:49qui est peu,
40:50voire sous-utilisé
40:51par rapport au stable coin dollar.
40:53Oui,
40:53ça c'est évident.
40:54Les stable coins,
40:55on ne pense pas du tout
40:56à l'euro.
40:57Alors,
40:58justement,
40:59est-ce que cet or numérique
41:00peut être complémentaire
41:01dans un portefeuille
41:02d'or tout court ?
41:03On voit que là,
41:04on a des records
41:05absolument historiques
41:06sur l'once d'or fin.
41:08On voit que l'or
41:08dans ses dynamiques
41:09a pris l'ascendance
41:11sur le bitcoin,
41:13par exemple.
41:14Mais voilà,
41:15les deux sont quand même liés
41:16de manière,
41:18même symboliquement,
41:20vous avez sans doute vu
41:22que Tether veut prendre des parts
41:24dans des sociétés spécialisées
41:27dans l'extraction de l'or.
41:28Ça veut dire que,
41:29que ce soit le bitcoin,
41:30que ce soit l'or,
41:31l'un aura toujours besoin
41:32de l'autre
41:33pour se définir finalement.
41:35Oui,
41:36donc effectivement,
41:36le bitcoin,
41:37c'est très clairement
41:38l'or numérique
41:38par son fonctionnement.
41:39Donc,
41:40j'invite effectivement
41:40les téléspectateurs
41:41à lire le white paper
41:43qui est très utile.
41:44Avec ce côté réserve de valeur.
41:46Exactement,
41:47limité à 21 millions.
41:48À un moment,
41:49autour de 2040,
41:50ça s'arrêtera.
41:51Donc,
41:51ce qui ferait
41:51cette réserve de valeur.
41:55Après,
41:55effectivement,
41:55on a aussi l'or physique
41:57aujourd'hui
41:58qui pourra être intégré
42:00dans les réserves,
42:02par exemple,
42:02stablecoin ou autre
42:04pour être gagé.
42:05Et aujourd'hui,
42:07pourquoi l'or physique
42:08est en train de monter
42:09puisqu'on a eu
42:10pas mal d'incertitudes
42:11macroéconomiques.
42:13On a eu pas mal
42:13de banques centrales
42:14de pays émergents.
42:15On l'a vu
42:15la semaine dernière
42:16avec l'Occident
42:18versus le monde émergent
42:20en Chine
42:21qui achète net
42:22de l'or.
42:24Et puis aussi,
42:25compte tenu
42:25de la politique
42:26tarifaire,
42:29économique
42:29de Donald Trump,
42:31d'une volonté
42:32d'affaiblir le dollar,
42:33étant donné
42:34que le monde entier
42:35est détenteur de dollars,
42:37ne souhaite pas
42:37être forcément perdant,
42:38utilise l'or physique
42:40en tant que hedge.
42:42Très clairement.
42:43Effectivement.
42:44Donc,
42:44des partis...
42:45Donc,
42:45il y a un mix
42:46à faire
42:46en termes
42:47d'allocations
42:47d'actifs
42:48comme le proposent
42:49maintenant
42:49des gros allocateurs
42:51au niveau
42:52asset management,
42:53d'intégrer,
42:54on va dire,
42:55un peu de crypto
42:56au niveau
42:57des portefeuilles
43:00des investisseurs privés.
43:01portefeuilles des investisseurs
43:02avec aussi éventuellement
43:04quelques produits
43:04à rendement
43:05basés sur les actifs digitaux.
43:06Voilà,
43:07trouver le bon équilibre
43:08justement entre ces
43:09valeurs refuge
43:09très traditionnelles
43:10et puis des supports
43:11de valeurs
43:12un petit peu plus
43:12novateurs.
43:13Merci beaucoup
43:14Xavier Gomez
43:14de Vancellian.
43:15Merci d'avoir été avec nous.
43:17Restez avec nous
43:17dans un instant.
43:19La fin de l'émission,
43:20on va la passer
43:20avec Géraldine Métifeux
43:21d'Alterégal
43:22et on va faire
43:22le point sur votre coffre-fort.
43:25Les actifs de rendement
43:26sur quoi on va investir
43:28ces prochains mois
43:29et qui peut nous garantir
43:31quand même du rendement
43:32confortable
43:33sans prendre trop de risques.
43:34A tout de suite
43:34dans Tout pour investir.
43:39Allez,
43:40on ouvre le coffre-fort
43:41de Tout pour investir
43:43et on est avec Géraldine Métifeux
43:45d'Alterégal.
43:46Bonjour Géraldine.
43:47Bonjour Antoine.
43:48Alors,
43:49le coffre-fort
43:50c'est un endroit sympa
43:50parce que des fois
43:51on y stocke des choses
43:52et on les oublie
43:54dans le coffre-fort
43:55puis on rouvre
43:56et à un moment
43:56on fait
43:56ah ouais quand même
43:58ah ouais
43:58et au milieu de tout ça
44:01il y a quand même
44:02plusieurs problématiques
44:03d'investissement
44:03que nous proposent
44:04nos banquiers
44:04en ce moment
44:05qui peuvent être
44:06à l'origine
44:06de très bonnes surprises.
44:08Alors moi je vois
44:08et c'est le premier truc
44:09qu'on vous propose maintenant
44:10quand on veut
44:12un petit peu ajuster
44:13son assurance vie
44:13ou ouvrir un nouveau
44:14produit de rendement
44:16on propose
44:17des produits structurés.
44:19Je ne vais pas dire
44:19quasiment systématiquement
44:21mais enfin vraiment
44:22c'est tout le temps
44:23tout le temps
44:23tout le temps
44:24est-ce que cet engouement
44:26se poursuit
44:28parce que ça fait quand même
44:29quelques mois
44:29que c'est en cours
44:31et vous sentez
44:34qu'il y a toujours
44:34un appel d'air
44:35sur cette forme
44:36de placement ?
44:36A dire vrai
44:37c'est une classe d'actifs
44:38à part entière
44:39c'est-à-dire qu'avant
44:39c'était quelque chose
44:40d'un peu à part
44:41d'un peu complexe
44:42alors c'est toujours
44:42un produit complexe
44:43c'est catégorisé
44:44comme un produit complexe
44:45il y a de l'engouement
44:46mais ce n'est pas
44:46pour tout le monde
44:47parce qu'en fait
44:48il faut d'abord
44:48comprendre ce qu'on achète
44:49si on veut savoir
44:50à quoi s'en tenir.
44:52Il y a plusieurs catégories
44:53de produits structurés
44:54nous sur Alter Egal
44:55on est plus calés
44:55puis on n'a pas non plus
44:56deux heures d'émission
44:57pour en parler
44:58donc on va plutôt
44:59se caler sur la partie
45:00phénix autocall
45:01c'est-à-dire des produits
45:02qui sont rappelables
45:03de façon anticipée
45:04et qui distribuent
45:06du rendement
45:06parce que je pense
45:07que pour le commun des mortels
45:08c'est quand même
45:09ce qui est le plus facile
45:10à suivre
45:10parce que les valeurs
45:11liquidatives en JX
45:12c'est souvent un peu compliqué
45:13au moins savoir
45:14qu'à rendez-vous fixe
45:15trimestriel, semestriel
45:16on va avoir
45:17sous X conditions
45:18un rendement
45:19c'est quand même
45:20plus facile à appréhender
45:21que d'autres types
45:21de produits structurés.
45:23Tout à fait
45:23d'autant que
45:23dans toutes les enquêtes
45:25qu'on consulte en ce moment
45:26critère numéro 1
45:27d'un placement
45:28c'est ça liquidité
45:29c'est la possibilité
45:30c'est pas méga liquide
45:30en fait
45:31un produit structuré
45:32il faut bien aller au terme
45:33c'est un produit de portage
45:34alors il peut s'arrêter
45:35au bout d'un an
45:36à sa date anniversaire
45:37parce que les conditions
45:38sont remplies
45:38les conditions c'est quoi
45:39en général
45:40c'est que le sous-jacent
45:41qui va être
45:41une obligation
45:43une action
45:44un indice
45:45un panier d'actions
45:46va être revenu
45:47à son niveau initial
45:47pour faire simple
45:49ça va être ça
45:50la plupart du temps
45:50et puis entre temps
45:52on va avoir
45:53plusieurs rendez-vous
45:53dans l'année
45:53idéalement 4
45:54pourquoi le trimestriel
45:55c'est mieux Antoine
45:56parce qu'en fait
45:57d'abord
45:57on a plus de possibilité
45:58de sortie
45:58les cas échéants
45:59et 2
46:00on a plus de possibilité
46:02d'être payé du coupon
46:02si je prends
46:04un exemple simple
46:05et si je dis
46:05bah tiens
46:05j'ai un produit
46:06mon sous-jacent
46:07c'est ArcelorMittal
46:08il est à un niveau
46:09assez élevé
46:09je vais le constater
46:10de façon trimestrielle
46:11tant que je baisse pas
46:12de plus de 50%
46:13ou de 60%
46:14par rapport
46:15d'ailleurs c'est 60%
46:16le produit qu'on a annoncé
46:16mais par rapport
46:17au niveau initial
46:18j'aurai un rendement
46:19qui va être payé
46:20tous les trimestres
46:21c'est simple
46:22au moins tous les trimestres
46:23au moins tous les trimestres
46:24tant qu'on baisse pas
46:25de plus de 60%
46:26c'est assez simple
46:26mais ça veut pas dire
46:27que ça arrivera pas
46:28quand on pense 60%
46:30on se dit
46:30ah une baisse de 60%
46:31ça va
46:31oui ça va
46:33c'est une très grosse protection
46:34c'est la raison
46:34pour laquelle le rendement
46:35va être plutôt
46:35entre 5 et 6% net
46:38sur le produit
46:39et avant les frais
46:40de gestion de l'enveloppe
46:40mais c'est pas une garantie
46:42mais au moins ça c'est facile
46:43et puis
46:43le produit va durer au moins
46:45au maximum 5 ans
46:46et au minimum 1 an
46:47et après il peut s'arrêter
46:48à chaque trimestre
46:49une fois que l'année
46:50en question est écoulée
46:51c'est assez simple
46:52les frais de gestion
46:53c'est important aussi
46:54les frais de structuration
46:55du produit
46:55parce qu'il n'y a pas
46:56de frais de gestion
46:56sur ce produit là
46:58c'est de l'offront
46:58du coup
47:00une fois qu'il est construit
47:01le produit
47:01on n'y touche plus
47:03il y a des frais d'entrée
47:04il peut y avoir des frais d'entrée
47:06par vos intermédiaires
47:07mais il y a surtout
47:07une frais de structuration
47:09des produits
47:09qui peuvent être assez élevés
47:10donc on vous invite
47:11à les vérifier
47:12de toute façon
47:12c'est pas compliqué
47:13moins il y a de frais
47:14plus il y a de rendement
47:15ou plus il y a de protection
47:16c'est extrêmement simple
47:17à construire
47:18en gros
47:19on va dire que les produits
47:20plutôt bien matchés
47:21ils vont porter à peu près
47:236% de frais
47:23qui va rémunérer
47:24l'émetteur
47:25l'émetteur ça va être
47:26BNP
47:27Goldman Sachs
47:28Morgan Stanley
47:28Anastasis
47:29Sockgen
47:30le broker
47:31très souvent il y a un broker
47:32et c'est mieux
47:33parce que lui
47:33il a un appel d'offres
47:34beaucoup plus large
47:35et il peut faire passer
47:36des prix
47:36de façon beaucoup plus intelligente
47:38que même Alter Egal
47:39qui pour en fait pas mal
47:40et puis après il y a
47:41nous
47:41et la compagnie
47:43ou la banque
47:44la compagnie d'assurance
47:45ou la banque
47:46nous nos frais
47:46ils vont être de l'ordre
47:47de NIMAX
47:48et c'est tout compris
47:50ça fait 6%
47:51et donc votre produit
47:52à vous c'est Phénix
47:54alors notre autre type
47:55de produit
47:55c'est plutôt les Phénix
47:56c'est-à-dire ceux
47:57qui distribuent du rendement
47:58tant que le produit
47:59n'est pas rappelé
48:00pourquoi ?
48:00parce que c'est plus facile
48:01d'expliquer l'évolution
48:03du produit à un client
48:03quand il est payé pour attendre
48:05que s'il est payé à la sortie
48:06dans 2 ans
48:06dans 3 ans
48:07en vous expliquant
48:07que vous inquiétez pas
48:08madame
48:09ça fait ça comme valeur liquidative
48:10mais à la fin
48:11vous aurez de l'argent
48:11c'est un peu plus compliqué
48:12à expliquer
48:13et donc c'est plus facile
48:14à mon avis pour suivre
48:15pour le client
48:15il regarde le saut jacent
48:17il voit quand est-ce
48:18qu'il va toucher son coupon
48:19ça fait un rendement complémentaire
48:21ça fait une distribution
48:22de rendement
48:22donc ça peut être
48:23tout à fait complémentaire
48:24avec des actions
48:25qui distribuent du dividende
48:26avec des obligations
48:27alors nature juridique
48:28d'ailleurs la nature juridique
48:29de comment dirais-je
48:31du produit structuré
48:31c'est une obligation
48:33juridiquement parlant
48:34c'est une obligation
48:34voilà donc obligation
48:35coupon
48:36exactement
48:37hyper simple
48:38voilà fallait l'expliquer
48:39comme ça
48:39vous voyez d'un coup
48:40tout s'éclair
48:41on parlait de hype
48:43autour de ces produits structurés
48:47chez les banquiers
48:48chez les grands gestionnaires
48:49il y a eu un autre truc
48:51qu'on nous a vendu
48:52pendant des années
48:53des années
48:53c'est la SCPI
48:54donc adossée à de l'immobilier
48:57un produit
48:57c'est l'immu en fait
48:59c'est comme une énorme SCI
49:00oui oui c'est ça
49:01et bon
49:03où est-ce qu'on en est
49:04est-ce qu'il y a eu
49:05une sorte de
49:06moi j'ai l'impression
49:07qu'il y a eu
49:07une désillusion totale
49:08au niveau de ce placement
49:09il y a eu en fait
49:10il y a eu un effet
49:11un peu ciseau
49:12c'est-à-dire que
49:13non seulement
49:14ça a été vendu
49:15à peu près à tout le monde
49:16n'importe comment
49:17dans des produits
49:18qui n'ont pas vocation
49:19typiquement à l'assurance vie
49:19c'est une enveloppe
49:20qui est liquide
49:21quand on était quelque chose
49:22dit liquide dans le liquide
49:22ça peut quand même
49:23créer un certain nombre
49:24de difficultés
49:24ça a été vendu à tout le monde
49:26n'importe comment
49:26et donc forcément
49:28certains gestionnaires
49:29de SCPI
49:30n'ont jamais fermé les vannes
49:31donc ils ont accepté
49:31l'argent qui arrivait
49:32ils ont été bien obligés
49:33dans l'année après
49:34de remplir plus ou moins l'année
49:35de remplir l'argent
49:36ils ne pouvaient pas rester liquide
49:37donc ils ont obligés d'acheter
49:38quand toutes les SCPI
49:39au dernier trimestre
49:39achètent tout au même moment
49:40qu'est-ce qui se passe
49:41on achète à n'importe quel prix
49:42et forcément
49:42il y a un moment
49:44où ça couine
49:44le problème qu'on a eu en passage
49:46c'est que quand ça a commencé
49:47à couiner
49:48c'est aussi un moment
49:48où il n'y avait plus de crédit
49:50donc c'est-à-dire
49:50qu'il y avait un peu l'effet
49:51un peu l'effet ciseau
49:53sur les SCPI
49:53c'est-à-dire que non seulement
49:54les valeurs baissaient
49:56pour beaucoup d'entre elles
49:56surtout les très très grandes
49:58en gros sondeau
49:58ça pouvait être 20%
49:59ça peut être plus
50:00mais en gros c'était ça
50:01et on ne pouvait pas
50:02les acheter à crédit
50:03donc il n'y avait plus personne
50:03pour vous les acheter
50:04au fond à part le cash
50:04donc ce n'était pas
50:06le bon moment
50:06mais d'abord il y en a
50:08qui n'ont pas eu
50:08de baisse de valeur
50:09il y en a quelques-unes
50:11chez Atelon de Voisin
50:13et Pain-de-Pierre
50:14chez Pareff
50:15Pareff-Exa
50:15qui avant s'appelait
50:16Serpierre
50:18ou chez Estiam
50:19ou d'autres
50:20ils ont su garder
50:21une valeur à peu près
50:22ils étaient moins gros
50:22donc ils n'ont pas eu ce problème
50:24d'acheter n'importe quoi
50:25à tout crin
50:26donc regardez les tailles
50:28des CPI
50:29pour savoir un peu
50:30la liquidité
50:30vérifier un peu
50:31le marché secondaire
50:32vérifier un peu
50:32les offres
50:33qu'il y a en parallèle
50:34mais si vous êtes d'accord
50:35pour conserver ce produit
50:36pendant 8, 10 ans, 15 ans
50:38parce qu'il y a des gros frais
50:39à l'entrée en revanche
50:40alors à la fois
50:40il y a des frais de gestion
50:41ça c'est logique
50:41c'est un peu comme votre agent IMO
50:42et à la fois
50:43il y a beaucoup de frais à l'entrée
50:44en moyenne c'est un peu
50:45de 12% TTC
50:4512% c'est énorme
50:47c'est énorme
50:48donc gros frais
50:48et puis surtout souvenir
50:49que c'est un produit
50:50qui est vraiment pas liquide
50:52non il n'est pas liquide
50:53mais si vous voulez du rendement
50:54et si vous pouvez maintenant
50:55à nouveau l'acheter à crédit
50:56ça fait sens
50:56parce que 5, 6% de rendement
50:59c'est quand même pas facile à trouver
51:01sur les bonnes SCPI
51:02mieux que le livret A
51:03c'est mieux que le livret A
51:05on est d'accord
51:06et puis on peut en mettre
51:06beaucoup plus
51:07c'est pas limité en montant
51:09on peut diversifier son portefeuille
51:10on peut en acheter
51:114, 5, 6 différentes
51:13avec une seule ligne de crédit
51:14à 100 000 balles
51:15ça passe
51:15moi je pense que
51:16si vous êtes jeune
51:17que vous cherchez à épargner
51:18l'immobilier n'est pas toujours
51:20hyper accessible
51:20là c'est l'immobilier
51:21de rendement
51:22de bureaux
51:23locaux commerciaux
51:24zone d'activité etc
51:25regardez vraiment
51:26ce que vous achetez
51:27prenez les butins trimestriels
51:28faites l'effort
51:29d'aller voir un conseil
51:30en gestion de patrimoine
51:31pour vous indiquer
51:31ce qui lui paraît le plus pertinent
51:33regardez s'il y a eu des pains
51:34récemment sur ce genre de SCPI
51:35mais s'ils ont bien payé
51:37tous les trimestres
51:38comme il faut
51:39si les locataires sont de bonne qualité
51:40vous pouvez y aller
51:41c'est un bon produit d'investissement
51:43sur du très long terme
51:44mais voilà justement
51:45c'est ça qu'il faut peut-être
51:46rappeler à nos auditeurs
51:47nos téléspectateurs
51:48c'est premièrement
51:49la SCPI c'est de l'IMO
51:50et souvent ils y voyaient
51:52beaucoup un produit financier
51:53parce que ça a été vendu comme ça aussi
51:55parce que ça a été vendu comme ça
51:56mais justement
51:57il faut aller au-delà
51:58de ce qu'on nous vend
51:59c'est-à-dire
52:00le produit structuré
52:01c'est une hype
52:02la SCPI à un moment
52:03c'est une hype
52:04ouais
52:05il faut être sélectif
52:07à la fois le produit structuré
52:08c'est ça
52:08et à la fois la SCPI
52:09qui sont des produits
52:10complètement différents
52:10mais sur lesquels
52:11on peut s'appuyer
52:12parce qu'on va vouloir
52:12chercher du rendement
52:13il faut savoir
52:14pour combien de temps on l'a
52:15il faut savoir
52:15combien on l'a payé
52:16il faut savoir pourquoi
52:17c'est-à-dire qu'en fait
52:18si la SCPI
52:19elle délivre 5%
52:20c'est qu'il y a un minimum
52:21de risque quand même à l'intérieur
52:22oui tout à fait
52:22et c'est pareil sur le produit structuré
52:24c'est-à-dire que
52:24c'est pas parce qu'on vous dit
52:26qu'il y a une grosse protection
52:26que c'est une garantie
52:27alors parfois il peut y avoir des garanties
52:28il y en a sur des produits
52:29tous avec du capital garanti
52:30au terme
52:31il fallait au terme
52:31il faut toujours bien se renseigner
52:34et vraiment avoir un panorama
52:35d'ensemble
52:36avant de faire des investissements
52:38mais qui peuvent être
52:39très rémunérateurs
52:40Géraldine Métifeux
52:42d'Alter Egal
52:42merci beaucoup
52:43pour tous ces bons conseils
52:44tout de suite
52:45justement on parlait IMO
52:46les experts de l'IMO
52:47avec Marie Coeur de Roy
52:48qui nous rejoignent
52:49dans quelques minutes
52:50à demain
52:50tout pour investir
52:53sur BFM Business
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