- il y a 4 mois
Tout savoir sur les grandes tendances du marché de l'immobilier avec les meilleurs experts et notre journaliste maison, Marie Coeurderoy, et vous !
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00:00BFM Business présente les experts de l'IMO, Marie-Cœur Deroura.
00:07Et il est midi sur BFM Business lors des experts de l'IMO mais avant cela, un rappel des principaux titres de l'actualité,
00:13l'économie mondiale qui va mieux résister que prévu à la guerre commerciale lancée par Donald Trump.
00:17C'est en tout cas ce qu'affirme ce midi l'OCDE qui relève sa prévision de croissance à 3,2% pour cette année contre 2,9% envisagée au départ.
00:25L'OCDE prévient en revanche que les effets des droits de douanes américains se feront davantage sentir l'an prochain.
00:31L'organisation en profite pour alerter spécifiquement la France, l'appelant à être plus prudente sur ses finances et la discipline budgétaire.
00:39C'est dans ce contexte qu'ont été publiés ce matin plusieurs indicateurs mitigés sur notre économie.
00:44D'abord l'indice PMI qui porte sur l'activité du secteur privé et qui est de nouveau en baisse en septembre et ce pour le 13e mois d'affilée.
00:52Notez également cette prévision de BPCE sur le nombre de défaillances d'entreprises en France.
00:57Il devrait progresser encore de 3% cette année pour atteindre les 69 000 défaillances.
01:03Une hausse qui reste tout de même un peu plus faible que celle observée l'an dernier.
01:07Enfin le rendez-vous international du jour, c'est le discours du président américain à la tribune de l'ONU.
01:11Donald Trump s'exprimera à 15h au lendemain de la reconnaissance de l'état de Palestine par la France et une série d'autres pays.
01:17Notez que le président américain a également prévu de rencontrer aujourd'hui son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky qui s'exprimera lui aussi devant l'Assemblée Générale de l'ONU aujourd'hui.
01:28Allez c'est l'heure des experts de l'IMO.
01:31Retrouvez votre rendez-vous avec bien ici le site de recherche immobilière avec une carte 3D pour tout localiser.
01:37BFM Business présente les experts de l'IMO, Marie-Cœur de Roi.
01:46Et les experts de l'IMO, c'est tous les jours sur BFM Business à l'heure de votre déjeuner.
01:50Une demi-heure pour parler de notre immobilier, de nos logements.
01:54Et comme tous les jours, ça démarre par cette séquence à mi-professionnelle de ce secteur qui vous concerne.
01:59Le pro de l'IMO, un témoignage de votre quotidien, des dossiers que vous traitez tous les jours.
02:04Aujourd'hui, on a un agent immobilier qui nous raconte pourquoi l'âge d'or de la location meublée est peut-être derrière nous.
02:12J'avoue que ça m'arrange entre nous.
02:13Bref, ensuite le débat du jour en plateau.
02:16Et aujourd'hui, c'est avec une immense fierté qu'on va décortiquer notre tout premier baromètre Odoxa pour Nexity et BFM Business
02:24qui porte sur le logement, sur l'immobilier.
02:27Qui nous dit quoi ?
02:28Qui nous dit que oui, l'immobilier, le logement, c'est la priorité des Français.
02:33On verra ça dans quelques instants.
02:34Mais d'abord, c'est donc l'heure du pro de l'IMO.
02:37Les experts de l'IMO, le pro de l'IMO.
02:41Et on est en ligne avec Olivier Armand, directeur de l'agence L'Adresse de Cérisse.
02:45Bonjour Olivier.
02:46Bonjour.
02:47Alors je le disais en préambule Olivier, aujourd'hui, vous allez nous dire que finalement, ça ne vaut peut-être plus le coup de faire de la location meublée.
02:53Airbnb, évidemment, mais même en location longue durée meublée, vous nous dites, c'est pas la panacée.
02:59En tout cas, vous avez des dossiers qui s'accumulent sur ce sujet.
03:01Effectivement, tout à fait.
03:05Nous, on le remarque sur notre secteur.
03:07Notre agence est située sur le secteur du Val d'Europe, à l'est de Paris.
03:10Et on remarque que de plus en plus, les personnes qui avaient fait un investissement type Airbnb,
03:16comme vous avez dit, location meublée, changent de projet et viennent nous voir pour soit mettre en location meublée classique,
03:23ou soit même pour vendre les biens.
03:25Et je peux vous parler de l'exemple d'un client qui a acheté avec nous il y a 4 ans un appartement sur le secteur,
03:29pour faire du Airbnb justement, parce qu'on est juste à côté de Disney, donc c'est un lieu très touristique.
03:34Il y a beaucoup de concurrence aujourd'hui, il y a beaucoup d'appartements qui sont dans ce type de location.
03:39Et donc là, il a fait le choix de vendre son appartement, parce qu'il faisait moins de nuitées,
03:45donc moins de nuitées, plus de difficultés à rembourser son crédit.
03:48Et il a fait le choix de mettre son appartement en vente, un appartement T2,
03:51donc deux pièces très recherchées aussi sur le secteur, pour des prix moins excédants.
03:55Et nous l'avons vendu en 15 jours à l'année.
03:57Mais question, pourquoi il ne l'a pas mis en location nue ?
04:00Alors je ne veux pas faire ma locataire traditionnelle,
04:02je pense que ceux qui nous écoutent et qui nous regardent en ont marre que je répète que je suis locataire.
04:06Mais pourquoi au lieu de vendre, il ne s'est pas dit,
04:08tiens c'est peut-être l'occasion de mettre sur de la location nue,
04:11dont on manque cruellement et de plus en plus d'ailleurs ?
04:14C'est vrai, c'est vrai, tout simplement parce qu'on l'a accompagné également dans sa décision.
04:18On a fait des calculs avec lui par rapport au montant de son crédit en cours
04:22et le loyer qu'il aurait pu percevoir s'il l'avait mis en location nue.
04:25Et il a conclu que pour lui c'était plus intéressant de vendre.
04:28Mais du coup Olivier, ce sera ma dernière question,
04:30est-ce que ce n'est pas l'occasion de lancer un petit appel quand même
04:33à ceux qui nous écoutent et qui nous regardent,
04:34qui nous gouverneront demain, qui nous gouvernent peut-être aujourd'hui,
04:36sur le fameux statut du bailleur privé qu'on attend
04:40pour essayer finalement d'inciter les Français à rester
04:44ou à réinvestir sur ce marché de la location ?
04:48Effectivement, vous avez totalement raison.
04:51Il faut que des décisions soient prises,
04:53de façon à ce qu'il y ait plus de logements,
04:55qu'il y ait plus de facilité pour les bailleurs,
04:57les propriétaires à mettre leur logement en location nue ou meublée d'ailleurs.
05:01Et redonner de la rentabilité.
05:02Meublé, ça va, Olivier !
05:04Oui, oui, tout à fait.
05:08Oui, oui, et redonner de la rentabilité à ses bailleurs,
05:10de façon à ce qu'ils puissent investir.
05:11Oui, mais c'est un vrai sujet quand même, effectivement,
05:13sur à un moment donné, si la location meublée touristique est moins rentable
05:19et si la location meublée longue durée est moins rentable,
05:21peut-être qu'il va falloir aussi, en parallèle,
05:24redonner un petit peu d'incitation pour ceux qui voudraient investir
05:26dans la location nue, dont on manque cruellement,
05:29j'insiste, en cette rentrée étudiante.
05:30Et d'ailleurs, ça va nous emmener tout de suite sur le débat du jour.
05:33Merci Olivier.
05:33Olivier Armand, directeur de l'agence L'Adresse de série.
05:36Si comme Olivier, vous avez un témoignage à nous apporter,
05:39ça tombe très très bien parce qu'on a une adresse mail,
05:41lesexpertsdelimo.com
05:42Allez, c'est l'heure du débat.
05:50Et à mes côtés, Antoine Saint-Auillant,
05:52directeur de la Banque des Territoires.
05:53Bonjour.
05:54Bonjour Marie.
05:55Et à ma gauche, quelqu'un qu'on connaît très très bien quand même à BFM Business,
05:58il est là dans toutes les émissions.
05:59Gaël Slimane.
06:00Bonjour Marie.
06:01Le président de Doxa.
06:02Bonjour Gaël.
06:02Mais pour la première fois chez toi.
06:03Mais oui, c'est vrai, on se connaît depuis des années avec Gaël
06:06et on n'a jamais réussi à faire coïncider nos agendas.
06:09Là, on a même réussi à faire coïncider un projet commun.
06:11On sort notre baromètre sur l'immobilier et le logement,
06:15Odoxa, Nexity, BFM.
06:17Gaël, je ne vais pas refaire le sketch,
06:19mais ça fait des années qu'on se croise,
06:20parce qu'il faut que je refasse l'histoire.
06:22Des années qu'on se croise dans les couloirs du groupe,
06:24BFM, RMC, BFM Business.
06:27Et à chaque fois, je dis, mais ce n'est pas possible.
06:28Vous, les sondeurs, vous sortez des sondages en permanence
06:31qui nous disent quoi, surtout évidemment,
06:33mais qui nous disent quoi.
06:34Le pouvoir d'achat, c'est la priorité des Français.
06:37Sauf que derrière, on a nos hommes politiques,
06:39hommes et femmes politiques, médias,
06:41journalistes, qui, quand ils parlent pouvoir d'achat,
06:43ils nous montrent, monsieur, madame, tout le monde,
06:46à la caisse du supermarché ou devant la pompe à essence.
06:48Or, qu'est-ce qui pèse le plus lourd dans notre pouvoir d'achat, Gaël ?
06:52Eh bien, je me le demande,
06:53et Marie se le demandait bien,
06:54eh bien, c'est le logement,
06:55puisque dans le cadre de ce baromètre avec Nexity,
06:58on a décidé de demander aux Français,
07:00c'est quoi votre priorité ?
07:01On le sait déjà.
07:02C'est une confirmation.
07:04Ils nous répondent pouvoir d'achat.
07:05Et ensuite, on leur a demandé,
07:07OK, c'est le pouvoir d'achat,
07:08ça écrase tout de très loin,
07:09priorité numéro un des Français.
07:11Mais qu'est-ce qui pèse le plus dans votre pouvoir d'achat ?
07:14Et là, ce qui sort en premier,
07:16eh bien, c'est tout ce qui a à voir avec le logement,
07:20dans toutes ses dimensions possibles,
07:22à la fois le remboursement des traites,
07:23quand on a un emprunt,
07:24les loyers, le chauffage,
07:26tous les éléments qui pèsent dans le logement
07:29sortent largement devant,
07:32eh bien, Mme Michu, M. Durand,
07:34dans son supermarché,
07:35avec son petit caddie,
07:36en train d'acheter ses produits.
07:37Et c'est bien normal, d'ailleurs.
07:39Et quand on regarde un peu plus avant,
07:41on le sait déjà,
07:42mais les gens l'ont intégré,
07:44objectivement,
07:45ça pèse effectivement très lourd,
07:47parce que quand on demande à nos concitoyens
07:49combien ils consacrent à leur logement
07:51en termes de dépenses mensuelles,
07:53le chiffre moyen qu'ils nous donnent,
07:56c'est 704 euros par mois en moyenne,
07:59sachant que la moitié des Français,
08:01quasiment,
08:02n'a plus à rembourser ses traites
08:04ou à se payer un loyer,
08:05parce qu'il est déjà,
08:06on a mis très âgé,
08:08pleinement propriétaire de son logement,
08:10ou bien parce qu'il est encore trop jeune
08:11et qu'il vit encore chez ses parents.
08:12Je rappelle qu'on interroge
08:13dès après 18 ans,
08:14donc beaucoup de jeunes de 18 à 24 ans
08:16vivent parfois contraints,
08:18et bien malgré eux,
08:19encore chez leurs parents.
08:20Et quand on regarde ce que nous disent les gens
08:22qui sont soit locataires,
08:23soit accédants à la propriété.
08:25Donc qui ont encore des choses à payer tous les mois.
08:27Qui ont encore à payer tous les mois.
08:28Là, le montant est bien plus élevé,
08:30on est à plus de 820 euros par mois,
08:33donc ça pèse lourd.
08:34Et en plus,
08:35dernier élément,
08:36avant de vous faire réagir là-dessus,
08:38quand on leur demande
08:39qu'est-ce qui a le plus augmenté
08:41dans les dépenses
08:42sur ces 10 ou 15 dernières années,
08:44et bien ils nous disent là encore
08:46ce qu'il y a à avoir avec le logement.
08:49Donc on est vraiment,
08:50pour faire simple,
08:51sur une priorité ignorée.
08:54On en a parfois un impensé,
08:56on peut dire ça comme ça aussi,
08:58c'est très à la mode comme mot,
08:59de notre classe politique,
09:01qui ne réalise pas à quel point
09:03cette dimension logement
09:04pèse et est bien conscientisée
09:08par nos concitoyens.
09:09Antoine Saint-Auillant,
09:10vous êtes le directeur
09:11de la Banque des Territoires,
09:12vous êtes le bras financier
09:13de la Caisse des dépôts,
09:14vous aidez nos bailleurs sociaux
09:15à produire,
09:16à rénover,
09:17à nous loger.
09:18Quand vous entendez ces chiffres,
09:20qu'est-ce que ça vous évoque ?
09:21Est-ce que vous aussi,
09:22comme beaucoup d'entre nous,
09:23je vais parler au nom des journalistes,
09:25mais pas seulement,
09:25autour des acteurs du logement
09:26au sens large,
09:28où vraiment c'est une forme
09:29d'agacement
09:30de ne pas entendre
09:32les politiques s'exprimer
09:33sur le sujet
09:33et prendre conscience
09:34de la crise
09:35qu'on traverse actuellement ?
09:37Pour nous,
09:38à la Banque des Territoires,
09:39le résultat de ce baromètre,
09:40il est très intéressant,
09:42mais il confirme
09:42le diagnostic qu'on pose.
09:44Le logement est clairement
09:45un des sujets
09:46de préoccupation majeure
09:47et probablement
09:48le sujet de préoccupation majeure
09:49pour une large majorité
09:50de Français.
09:51Pourquoi ?
09:53On a commencé à le dire,
09:54la première chose,
09:54c'est que depuis 2000,
09:56les prix de l'immobilier
09:57ont augmenté,
09:58ont été multipliés
09:59par 2,5.
10:01Alors même que,
10:02dans le même temps,
10:02les revenus des Français
10:03augmentaient de 70%.
10:05C'est-à-dire qu'on a
10:06une déconnexion complète
10:07entre l'augmentation
10:08des revenus,
10:09d'une part,
10:10et l'augmentation
10:11des prix de l'immobilier,
10:12d'autre part.
10:12Et donc,
10:13ça conduit à ce que,
10:15comme on l'a dit,
10:16la part de l'immobilier,
10:17consacrée à l'immobilier
10:18dans les revenus,
10:20augmente fortement
10:21avec plus d'un tiers,
10:22maintenant,
10:22des revenus
10:23qui est consacré
10:23à l'immobilier.
10:25Dans le même temps,
10:26on a une construction
10:28qui a tendance
10:29plutôt à ralentir,
10:31je vais y revenir,
10:32et donc,
10:32on a un engorgement,
10:35en fait,
10:35du logement social
10:36dont le nombre
10:38de demandeurs
10:40a tendance
10:40à augmenter
10:41très fortement.
10:42On a 2,8 millions
10:43de personnes,
10:43aujourd'hui,
10:44qui sont en attente
10:45d'un logement social.
10:46Donc,
10:47on est clairement
10:47dans une situation,
10:49on va dire,
10:49de saturation,
10:50avec d'une part,
10:52saturation qui est à la fois
10:53sur le locatif,
10:55avec un nombre de biens
10:57sur le marché
10:58qui a tendance
10:58à baisser,
10:59et sur l'accession,
11:01avec une accession
11:01qui devient de plus en plus
11:02difficile,
11:03avec l'augmentation
11:04des d'intérêts
11:05depuis trois ans,
11:06qui pèse sur,
11:08évidemment,
11:08la solvabilité,
11:09la capacité d'achat
11:10des ménages.
11:11Donc,
11:11cette situation
11:12de saturation,
11:13il faut effectivement
11:14que tout le monde
11:15puisse en avoir conscience.
11:17Nous,
11:17à la Banque des Territoires,
11:18on en a conscience
11:19et on produit,
11:20on a produit,
11:22on a aidé à produire
11:23en finançant,
11:24l'année dernière,
11:242024,
11:25un logement sur deux.
11:27Il y a un logement
11:28sur deux produit
11:28en France
11:29qui a été financé
11:30par la Banque des Territoires.
11:32On a financé
11:32115 000 logements
11:33et au total,
11:34il y a 225 000 logements
11:37qui ont été financés
11:40l'année dernière
11:40en 2024.
11:42Donc,
11:42on augmente
11:44significativement
11:45nos financements
11:46mais on a là
11:47une saturation
11:48notamment du côté
11:50de l'offre privée,
11:52du logement libre
11:52parce que du côté
11:53du logement social,
11:54du logement intermédiaire,
11:55la production est importante,
11:56je pourrais y revenir,
11:57mais du côté
11:58du logement libre,
11:59là,
12:00on a un ralentissement
12:01très fort
12:01avec finalement
12:03des demandes
12:06qui a tendance
12:08à croître
12:09très fortement
12:11et une offre
12:11qui, elle,
12:12a plutôt tendance
12:12à s'essouffler.
12:13Gaëlle,
12:14quand on entend ça,
12:14on se dit
12:15que c'est vrai
12:15que la construction
12:16n'arrête pas
12:16de marteler,
12:17surtout moi en particulier,
12:18qu'il faut construire,
12:19qu'il faut construire.
12:20Quand on entend
12:20qu'effectivement,
12:21on est plutôt autour
12:21de 250 000,
12:22270 000 logements
12:23qui sortent de terre,
12:24alors que fut un temps,
12:25je me rappelle
12:26qu'on parlait
12:26des 500 000,
12:27etc.,
12:28les Français,
12:29on se dit,
12:30est-ce qu'ils veulent aussi
12:30qu'on construise ou pas ?
12:32Parce qu'on nous a beaucoup dit,
12:33vous savez le fameux adage
12:34« Un maire qui bâtit
12:35est un maire battu »,
12:36ça, c'est un autre truc
12:38que révèle votre image,
12:39c'est qu'en fait,
12:40pas forcément.
12:41Non, idée reçue,
12:42c'est quelque chose
12:43que j'ai entendu
12:43de vive voix
12:44dans la bouche
12:44de nombreux maires,
12:45d'ailleurs,
12:45moi,
12:45cet adage-là.
12:49Quand on regarde
12:50d'abord
12:50sur le manque,
12:53on a les deux tiers
12:53des Français
12:54qui nous disent
12:55que dans leur commune,
12:57il manque des logements,
12:59qu'on a du mal
12:59à se loger
13:00dans leur propre commune.
13:02Premier élément.
13:03Deuxième élément,
13:04quand on regarde
13:05ce que nous disent
13:06les Français
13:06sur ce qu'ils souhaitent,
13:08ils souhaitent, eux,
13:09que l'on puisse construire
13:10davantage de logements
13:12à l'échelle du pays
13:14et sur le logement social
13:16en particulier,
13:18là, pour le coup,
13:19on a des résultats
13:20patents,
13:21on a une nette
13:22majorité de Français,
13:2354 contre 44,
13:25qui disent
13:25on veut construire
13:27davantage de logements
13:27sociaux neufs en France
13:29et on en a 80%
13:31qui nous disent
13:32et il faut par ailleurs
13:33rénover les logements
13:34sociaux existants.
13:35Ça va nous envoyer
13:36sur un vrai sujet, ça.
13:37Donc, on a
13:37cette double idée
13:39qui est assez logique,
13:40d'ailleurs,
13:41Nexity,
13:42qui est le partenaire
13:42de notre baromètre,
13:43est aussi sur cette ligne-là,
13:44je crois,
13:44quand vous échangez
13:46avec des professionnels
13:46du secteur,
13:47bien sûr qu'il faut rénover
13:48ce qui est à rénover
13:51et qui peut l'être,
13:52mais il faut construire.
13:53Et dans cette logique
13:54de construction,
13:55le problème du maire,
13:56puisqu'on arrive
13:57sur les échéances municipales
13:58et que c'est un enjeu majeur,
13:59le problème du maire,
14:00c'est qu'il reçoit
14:02uniquement
14:03ce qui ne va pas.
14:04Quand vous vous adressez
14:05à votre maire,
14:05pour quoi que ce soit,
14:06c'est pour vous plaindre.
14:07Donc, il entend
14:08beaucoup de doléances
14:09de gens qui ne...
14:10Ce n'est pas tellement
14:10qu'ils ne veulent pas
14:11des constructions,
14:11on l'a testé aussi
14:12dans le sondage,
14:13ils veulent qu'on construise,
14:14mais à certaines conditions.
14:15Si on leur annonce
14:16un chantier qui dure
14:17trois mois,
14:18ils n'ont pas envie
14:18que ça dure un an.
14:20Après, des chantiers
14:20de trois mois,
14:20quand on construit,
14:21Gaël, vous me direz
14:22dans quelle vie
14:22ça se produit ?
14:23C'est un exemple.
14:25Si on leur annonce
14:25un chantier qui dure un an,
14:26ils n'ont pas envie
14:27que ça dure deux ans.
14:28Si on leur annonce
14:29que les horaires d'ouverture
14:30du chantier
14:31où il y aura des nuisances,
14:32ce sera de telle heure
14:32à telle heure,
14:33ils ont envie
14:33que ce soit respecté.
14:34Dans l'enquête,
14:35ils nous détaillent
14:35tous les points
14:36qui sont déjà normalement
14:38dans les cahiers des charges
14:39qui existent
14:39et qu'ils entendent
14:41bien voir respectées
14:41pour que la construction
14:43de logements,
14:43ils l'approuvent pleinement
14:44dans leur commune.
14:45Mais effectivement,
14:47Marie,
14:47les maires sont persuadés
14:49très souvent
14:49que construire,
14:52ça va les faire,
14:53ils vont se faire détruire
14:54eux en tant que maires.
14:55Oui, par leur administrer.
14:56Alors que non,
14:57le maire bâtisseur,
14:58il a de beaux jours
14:58devant lui
14:59en termes d'opinion aussi.
15:00C'est important
15:01ce qu'on vient d'aborder
15:01sur la nécessité
15:02de construire et de rénover.
15:03Visiblement,
15:04les Français sont pour
15:06et rénover et construire.
15:07On sait que c'est
15:08ce qu'il faut faire
15:09pour le parc HLM
15:10qui est colossal.
15:11Et justement,
15:12la Banque des Territoires
15:13a publié il y a quelques jours
15:14une étude qui prouve
15:15qu'en fait,
15:16compte tenu des finances
15:17aujourd'hui,
15:17telles qu'elles sont aujourd'hui,
15:19on ne pourra pas faire les deux.
15:20On ne pourra pas
15:21tenir les objectifs.
15:22Les bailleurs sociaux
15:22ne pourront pas atteindre
15:23les objectifs fixés
15:24en termes de production
15:25d'un côté
15:26et de rénovation.
15:27Il va falloir choisir en fait.
15:30Alors effectivement,
15:31on a sorti une étude
15:32à la Banque des Territoires
15:33il y a une dizaine de jours
15:34qui permet de faire un point
15:35sur la situation financière
15:37des bailleurs sociaux
15:38et de voir quelles sont
15:38leurs capacités
15:39pour tenir des objectifs
15:41de production élevés
15:42et pour en même temps
15:43rénover le parc.
15:45Les conclusions
15:46de cette étude,
15:48c'est que
15:49c'est compliqué
15:50effectivement
15:51de faire à la fois
15:52une production élevée,
15:54ça veut dire
15:54environ 100 000
15:55logements sociaux par an
15:56qui est notre objectif.
15:57On pense qu'on va l'atteindre.
15:58Plus d'un temps,
15:58on était plutôt
15:59à 125 000 agréments par an,
16:00non ?
16:01Je dis ça comme ça.
16:02On avait 85 000
16:03l'année dernière
16:03de logements sociaux.
16:05On pense que
16:05si on arrive à faire
16:06100 000 cette année,
16:07ce sera déjà
16:08un excellent résultat.
16:11Donc ça,
16:11c'est un,
16:12produire 100 000
16:13de logements sociaux par an,
16:14sachant que par ailleurs,
16:15on produit de l'intermédiaire
16:16également,
16:17qui quand même
16:18permet de répondre
16:19à des besoins
16:20de beaucoup de classes moyennes,
16:21plus de ces 100 000
16:22logements sociaux.
16:23Donc au total,
16:24on va être à plus
16:24de 115 000,
16:26120 000
16:26sur la partie
16:27logements sociaux
16:30et intermédiaires.
16:31Donc un,
16:32produire au moins
16:32100 000 par an.
16:33Deuxièmement,
16:35rénover.
16:35Alors quand on parle
16:36de rénovation,
16:37là en fait,
16:38il y a différents types
16:39de rénovation.
16:40Il y a la rénovation
16:41qui permet,
16:42on va dire,
16:42de gagner
16:43un ou deux crans
16:45dans le DPE.
16:46Le diagnostic
16:46de performance énergétique.
16:47Exactement,
16:48le diagnostic
16:48de performance énergétique
16:50et donc de manier
16:52ces logements
16:53à la location
16:54dans des bonnes conditions.
16:55Et puis ensuite,
16:56il y a les rénovations
16:57totales
16:58qui permettent
16:59d'arriver à des niveaux
17:00A ou B
17:00dans le diagnostic
17:01de performance énergétique
17:02et de finalement
17:05atteindre directement
17:06les objectifs
17:06qu'on se fixe
17:07à horizon 2050
17:08en termes de stratégie
17:12nationale
17:12bas carbone.
17:13Ce qu'on dit,
17:14c'est que ça va être
17:15très compliqué
17:15de faire à la fois
17:16de la rénovation
17:17très ambitieuse
17:18et atteindre
17:19les objectifs 2050
17:21et de construire
17:22100 000 logements par an
17:23en termes de capacité
17:25financière
17:25pour les bailleurs.
17:26Ça ne veut pas dire,
17:27je pense que c'est important
17:28quand même de préciser ça,
17:29qu'on ne peut pas
17:29faire à la fois
17:31de la construction
17:32à un niveau élevé
17:32et faire de la rénovation
17:34on va dire intermédiaire
17:36sans être directement
17:37au niveau de 2050.
17:38Oui, parce que vous avez
17:39développé plusieurs scénarii
17:41pour dire
17:41voilà ce qu'il faut faire
17:42pour qu'on puisse
17:42bon an, mal an
17:43faire les choses
17:44pas trop mal.
17:44Exactement.
17:45L'objectif pour nous,
17:45c'est de faire en sorte
17:47que, un, on produise
17:48le plus possible
17:49compte tenu
17:49de ce qu'on a dit
17:50en termes de manque
17:51de logements
17:53de manière générale
17:54et notamment
17:55de logements sociaux
17:55intermédiaires
17:56et en même temps
17:57de faire en sorte
17:58que ces logements
17:59restent habitables
18:00dans de bonnes conditions
18:01et surtout
18:02ne se fassent pas rattraper
18:03par les règles
18:04relatives à la loi
18:05résilience climat
18:06qui font sortir du parc
18:09certains types de logements.
18:10En même temps,
18:10je veux rappeler quand même
18:11que le parc de logements
18:12est plutôt en avance
18:13par rapport aux parcs privés
18:14et même très en avance.
18:17Globalement,
18:18les logements sociaux
18:19sont en étiquette C
18:20ou D
18:21mais rarement en dessous.
18:23Donc, il y a déjà eu
18:24un gros effort
18:25de rénovation.
18:26Cet effort,
18:26il va falloir le poursuivre
18:27et nous,
18:28on pense que
18:29de manière progressive,
18:31on va être en mesure
18:32à horizon 2035
18:34dans un premier temps
18:34puis 2050
18:35d'accompagner
18:36cette rénovation.
18:37Mais on veut mettre
18:37l'accent
18:38sur la construction
18:39compte tenu du manque
18:40et de l'engorgement
18:41finalement dans le parc social.
18:44Mais l'engorgement
18:45qui n'est pas lié
18:45principalement
18:47on va dire
18:48au manque de construction
18:49dans le social.
18:50Au manque de construction
18:51tout court.
18:52Qui est lié
18:52à la difficulté
18:53de sortir du social
18:54par manque
18:55de disponibilité
18:57dans le parc privé.
18:58C'est exactement ça.
18:59Mais du coup,
18:59moi je suis désolée,
19:00je vous écoute,
19:01je sens l'optimisme
19:02et c'est très bien.
19:03Mais moi je suis plutôt pessimiste.
19:05Et puis compte tenu
19:05de l'instabilité politique actuelle,
19:07je pense que je ne suis pas
19:07la seule à me dire
19:09les choses ne vont pas aller
19:10en s'améliorant.
19:10En préambule,
19:11on avait un professionnel
19:12de secteur de l'immobilier,
19:13on parle du statut
19:14du bailleur privé.
19:15C'est un serpent de mer
19:16depuis 10 ou 15 ans
19:17que je traite ce secteur
19:18du logement et de l'immobilier.
19:19Là on ne sait pas,
19:20c'était sorti des cartons,
19:21puis est-ce que ça va retourner
19:22dans les cartons ?
19:23On ne sait pas.
19:24Cette instabilité Gaëlle,
19:25ça aussi,
19:26elle abîme la confiance
19:27et elle abîme
19:29possiblement aussi
19:30ce secteur de l'immobilier
19:31au sens large
19:32du logement quand même.
19:34Oui,
19:34la question de la confiance
19:35elle est même problématique.
19:36On a à peu près
19:38dans tous les domaines,
19:39on a nos baromètres économiques
19:41avec BFM le montre bien
19:43où on a un moral
19:44qui plonge à des niveaux.
19:45Il était déjà bien bas
19:46avant l'été,
19:47il a encore plongé
19:47parce qu'on est très inquiet.
19:49S'agissant spécifiquement
19:50de la question
19:50de l'immobilier
19:51et du logement,
19:52on a interrogé les Français
19:54aussi dans le baromètre
19:55et on a 82% des Français
19:56qui nous disent
19:57la situation politique
19:58que je ne qualifierais pas
20:00que nous vivons actuellement,
20:03elle les angoisse aussi
20:04sur le marché
20:04de l'immobilier à venir.
20:05Et en rebond
20:06à ce que vous disiez
20:08et à ce pessimisme latent
20:11dans l'opinion,
20:12je pense qu'au-delà
20:13du pouvoir d'achat
20:14qui se trouve plombé
20:15par le logement
20:16ou par le manque de logement,
20:18ça a un autre effet,
20:19beaucoup,
20:20beaucoup plus grave.
20:21Ça fait des années
20:22qu'on observe
20:23que nos concitoyens pensent,
20:26on appelle ça
20:26le sentiment de déclassement,
20:28que leur situation sociale
20:30est moins bonne
20:30que celle de leurs parents
20:31au même âge.
20:32c'est l'inverse
20:33de la promesse
20:34d'après 1945.
20:36Depuis 1945,
20:38on peut être content,
20:39pas content,
20:39râler Gaulois réfractaire
20:41ou pas,
20:42on se dit quand même,
20:44toujours,
20:44que ça ira mieux
20:46dans 20 ans
20:46pour les générations
20:47à venir
20:47et qu'on va mieux
20:48qu'il y a 20 ans.
20:49On a suivi ça
20:51de manière barométrée
20:52dans le temps,
20:53jusqu'à il y a
20:53une quinzaine,
20:54une vingtaine d'années,
20:55on avait quand même
20:55tout râleur qu'il soit
20:56et pessimiste qu'il soit,
20:58une majorité de Français
20:59qui disaient
20:59« oui, quand même,
21:00ma situation sociale
21:01est meilleure
21:01que celle de mes parents
21:02à mon âge ».
21:03Aujourd'hui,
21:04c'est l'inverse.
21:05On a plus de 60%
21:06des Français
21:06qui nous disent
21:07« ma situation sociale
21:08est moins bonne
21:09que celle de mes parents
21:10lorsqu'ils avaient
21:10le même âge que moi »
21:11et qu'on leur demande
21:12« mais pourquoi dites-vous ça ? »
21:14Parce qu'il y a plein
21:14de domaines
21:14où objectivement
21:15on voit que les choses
21:15se sont améliorées.
21:16On peut se payer
21:17plus de loisirs,
21:17on a des smartphones,
21:19en termes d'alimentation aussi
21:20les choses se sont
21:21plutôt améliorées.
21:23En termes de considération
21:24environnementale,
21:25en termes de santé,
21:25dans plein de domaines.
21:28Il y a un domaine
21:28où les choses
21:29se sont objectivement dégradées
21:31et les gens le pensent,
21:32le ressentent,
21:33c'est l'immobilier
21:34et le logement.
21:3570% d'entre eux disent
21:36« mais mes parents
21:37ils pouvaient beaucoup
21:38plus facilement se loger
21:39que moi et pour moins cher ».
21:40Et c'est à peu près
21:41incontestable.
21:42Et c'est ce que j'allais dire,
21:43Gaëlle,
21:43ce n'est pas qu'un ressenti.
21:45Je regardais,
21:46en 1973,
21:47les locataires
21:48consacraient en moyenne
21:4910% de leurs revenus
21:50pour payer leur loyer,
21:51en fait.
21:53Et aujourd'hui ?
21:55Et ce n'est pas étonnant
21:56finalement qu'on arrive
21:57à de tels niveaux de demandes.
21:58Enfin, vous le disiez,
21:592,8 millions,
22:002,9 millions ménages
22:02en attente
22:02d'un logement social.
22:03C'était évidemment
22:04un record historique.
22:06Moi, ma question,
22:06c'est là,
22:07on voyait,
22:07il y avait le discours
22:08d'Emmanuel Cos,
22:09à l'ouverture aujourd'hui
22:10du Congrès HLM
22:10à Porte de Versailles
22:11et qui demandait
22:12qu'on lui donne
22:13de l'oxygène, en fait.
22:14Alors, je ne vais pas
22:15vous refaire le sketch
22:16sur la RLS,
22:18la réduction du loyer
22:19de solidarité.
22:20Je vais quand même
22:20le refaire, rapido.
22:21La réduction du loyer
22:23de solidarité
22:23est en route
22:24depuis 2018.
22:25Et c'est quoi la RLS ?
22:27C'est la baisse
22:28des APL
22:29des locataires
22:30du parc social.
22:31Mais comme on a considéré
22:32que c'était quand même
22:33pas très gentil,
22:33on a demandé aux bailleurs sociaux
22:35de baisser d'autant
22:36les loyers
22:37qu'ils perçoivent.
22:38On a taxé
22:39leur trésorerie.
22:40Et aujourd'hui,
22:41on s'étonne
22:42qu'on ne construise plus
22:43autant qu'auparavant.
22:44Attention, la RLS,
22:45si je regarde depuis 2018,
22:47c'est 9,5 milliards
22:48d'euros
22:48qui ont été ponctionnés
22:50aux bailleurs sociaux.
22:51Est-ce que ce n'est pas là
22:52qu'il faudrait donner
22:53un peu plus d'oxygène ?
22:54C'est en tout cas
22:54l'appel d'Emmanuel Coste
22:55ce matin
22:56à l'ouverture
22:57du congrès HLM.
22:59Je crois qu'une partie
22:59importante des difficultés
23:01du secteur actuel
23:03est liée également
23:05depuis trois ans
23:06à la forte augmentation
23:07des taux d'intérêt
23:08et des taux d'intérêt
23:09à la fois pour
23:11les investisseurs institutionnels
23:12et pour tous
23:13les investisseurs particuliers.
23:16Et s'il y a,
23:17on va dire,
23:17un impact potentiellement
23:20important sur le marché
23:21de l'immobilier
23:22de l'instabilité politique
23:24actuelle.
23:25Le premier effet,
23:26il passe par là,
23:27il passe par le fait
23:28que des taux d'intérêt
23:29qui s'étaient remis
23:30plutôt dans une perspective
23:31baissière depuis quelques mois,
23:33cette perspective baissière
23:34a été stoppée
23:35par la situation
23:36politique actuelle
23:37et les incertitudes
23:39sur la situation
23:39des finances publiques.
23:40Pour avoir un marché immobilier
23:44qui reparte,
23:46il faut une baisse
23:47des taux d'intérêt.
23:47Ce n'est pas de mystère,
23:48c'est le sous-jacent principal
23:50de tout ce dont on parle.
23:51Mais Antoine,
23:52historiquement,
23:52ces taux à 3,5%,
23:543,3%,
23:543,2% aujourd'hui,
23:56historiquement,
23:56ce n'est pas si élevé
23:57que ça quand même.
23:58Si,
23:59ça ne l'est pas
23:59si on est sur des trajectoires
24:00très longues.
24:01Oui,
24:02j'aime bien.
24:03Il y a quand même
24:04un certain nombre de choses
24:05qui se sont passées
24:05depuis les années 90,
24:09on va dire,
24:09et le début des années 2000
24:10où on était effectivement
24:11sur des taux
24:11qui étaient à des niveaux
24:13très élevés.
24:14Mais pendant toute la décennie
24:152010-2020,
24:17on était sur des taux immobiliers
24:18qui étaient très faibles
24:19et qui permettaient
24:20d'avoir finalement
24:21un soutien à l'immobilier
24:23à la fois des investisseurs
24:24institutionnels,
24:25de tous les investisseurs
24:26privés,
24:28plus un soutien aux accédants
24:30et qui permettaient finalement
24:32de venir compenser
24:33la hausse des prix
24:34de l'immobilier.
24:35Oui,
24:35mais ça a renchéri
24:36les prix d'ailleurs.
24:37Il y a eu une hausse
24:38des prix de l'immobilier
24:38mais qui était absorbable.
24:39Là maintenant,
24:40on a à la fois
24:40hausse des prix
24:41de l'immobilier
24:41et taux d'intérêt
24:43très élevé.
24:44Ça coince.
24:45C'est ça qui fait
24:46qu'on a la saturation
24:47aujourd'hui complète.
24:48Vous financez
24:49les bailleurs sociaux,
24:50donc quelque part
24:50vous êtes le banquier
24:51de nos bailleurs sociaux.
24:53Comment vous percevez
24:54finalement ces moindres ressources ?
24:56Alors c'est pour ça
24:56que si aujourd'hui
24:58il y a finalement
24:59le marché privé,
25:00lui,
25:00comme je l'ai indiqué,
25:01il n'y a plus de production
25:02ou très faible
25:03dans le marché privé.
25:03Parce qu'il n'y a plus
25:04de financeurs du marché privé,
25:05ni institutionnels
25:06qui se sont retirés
25:07pour aller sur d'autres
25:08types de classes d'actifs,
25:10ni particuliers
25:11pour qui les taux d'intérêt
25:12pour beaucoup d'entre eux
25:13sont devenus excessifs.
25:15Donc le marché,
25:16le logement social intermédiaire,
25:18lui,
25:18il bénéficie justement
25:19de notre système
25:20de financement
25:22de ce secteur
25:22qui fait que
25:23les financements
25:25qu'on octroie
25:26sont extrêmement bon marché,
25:28bien en dessous
25:29des taux d'intérêt
25:32auxquels aujourd'hui
25:33l'État français
25:34s'endettent
25:35puisque
25:35nos financements
25:38sont indexés
25:38sur le taux du livret A
25:39et que le taux du livret A
25:40il est aujourd'hui
25:41à 1,7%.
25:42En gros,
25:42plus le taux du livret A
25:44est faible,
25:45plus les Français
25:45font la tête
25:46mais en même temps
25:47ça permet aux bailleurs sociaux
25:48de se financer moins cher.
25:49C'est clairement
25:49une bouffée d'oxygène
25:51qu'Emmanuel Coss a raison.
25:53Il faut redonner
25:53de l'air
25:54au secteur du logement social
25:56et aux bailleurs sociaux
25:57parce que c'est eux
25:58qui aujourd'hui
25:58jouent un rôle
25:58contre-acyclique majeur.
26:00Il y a plusieurs manières
26:01de le faire.
26:02une manière fondamentale
26:04c'est effectivement
26:04de baisser les coûts
26:05de financement.
26:06Nous,
26:06on a prévu
26:07à la Banque des Territoires
26:08d'avoir un certain
26:10nombre de financements
26:10qui vont être
26:11bonifiés
26:12pour permettre
26:13d'accélérer la construction.
26:15On va demain
26:15l'annoncer.
26:17C'est un certain nombre
26:18de choses
26:18lors du Congrès
26:19qui vont permettre
26:20vraiment de venir
26:21redonner ces terres-là.
26:22Ensuite,
26:22il y a d'autres types
26:23de mesures
26:24qui relèvent plus
26:25effectivement
26:25de l'État
26:26et finalement
26:28du Parlement
26:30puisque ça sera
26:31dans le budget
26:31que ce soit
26:32la RLS
26:32que ce soit
26:33le Fonds national
26:34des aides à la pierre
26:35le budget de l'ANRU
26:36etc.
26:37Effectivement,
26:38ce qui est vrai
26:38aujourd'hui
26:38c'est que
26:39les fonds propres
26:40des bailleurs sociaux
26:41sont sous pression.
26:43Nous,
26:44avec nos financements
26:44on augmente
26:46le niveau de bonification
26:47pour redonner de l'air.
26:48Il faut sans doute
26:49aller encore plus loin
26:50pour permettre
26:50à l'ensemble
26:52de ce secteur
26:52de continuer
26:53à produire
26:54encore plus.
26:54C'est ce qu'on essaye
26:55de faire tous les jours
26:56sur l'antenne de BFM Business.
26:57Gaëlle,
26:57un dernier mot.
26:58Je sais,
26:58le temps m'est compté.
26:58Mon réalisateur
26:59va me fâcher
27:00dans l'oreillette
27:00mais je vais faire
27:01semblant de ne pas l'écouter.
27:02Gaëlle,
27:02juste un dernier mot
27:03sur ce sondage,
27:03sur ce baromètre.
27:05On veut donner
27:05un rendez-vous fixe
27:06à ceux qui nous écoutent
27:07et qui nous regardent
27:07et de manière trimestrielle
27:09aller chercher
27:10justement le ressenti
27:12des Français
27:12face à la qualité
27:13aussi de leur logement.
27:14C'est ça aussi
27:14l'un des enjeux.
27:15C'est l'enjeu.
27:16Tous les trimestres
27:17pouvoir suivre
27:18ce que nous disent
27:19les Français
27:19sur ces questions de logement
27:20en suivant
27:21des indicateurs barométriques
27:23intéressants
27:24et subtils dévolés
27:24et en posant des questions
27:26sur l'actualité
27:27du logement
27:28et de l'actualité politique
27:30liée à tout cela
27:31que nous allons vivre
27:31dans les mois qui viennent.
27:32Et oui,
27:33l'objectif Gaëlle,
27:33c'est que ça s'impose
27:34dans le débat public.
27:35Amis journalistes,
27:36amis politiques,
27:37dès que vous recevez
27:38un politique,
27:38je vous le demande
27:39s'il vous plaît.
27:40Parlez-vous,
27:41parlez-vous.
27:42Vous verrez que c'est le logement
27:43la priorité des Français
27:44et la vôtre en particulier.
27:45Merci à Gaëlle Slimane,
27:46le président de Doxa.
27:47Merci à Antoine Saint-Auillant,
27:48le directeur de la Banque des Territoires.
27:50Merci de nous avoir suivis.
27:54Les experts de l'IMO
27:57sur BFM Business.
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