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  • il y a 1 an
Tout savoir sur les grandes tendances du marché de l'immobilier avec les meilleurs experts et notre journaliste maison, Marie Coeurderoy, et vous !

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00:00BFM Business présente les experts de l'IMO, Marie-Cœur Deroura.
00:07Et il est midi sur BFM Business lors des experts de l'IMO, mais avant cela, un rappel des principaux titres de l'actualité,
00:13les consultations politiques qui se poursuivent pour Sébastien Lecornu.
00:17Le nouveau Premier ministre doit rencontrer dans la journée les membres du Bloc central et s'entretenir avec les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat,
00:25ainsi que des responsables de l'opposition. Le Parti Socialiste et le Parti Communiste ont déjà prévenu qu'ils n'excluaient pas de voter une motion de censure spontanée,
00:34motion que la France insoumise a l'intention de déposer faute de changement de politique.
00:38Le point clé pour les socialistes reste la taxation des plus riches, fondamentale selon Boris Vallaud, la base de tout accord selon Raphaël Glucksmann.
00:46Ce matin, en tout cas, le président LR du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit opposé à la taxe Zuckmann, la qualifiant d'illusion.
00:52Enfin, c'est dans ce contexte d'instabilité politique en France que se tient aujourd'hui la nouvelle réunion de la Banque centrale européenne.
00:59Pas de surprise à attendre du côté des taux qui devraient rester inchangés.
01:03Mais le discours de Christine Lagarde sera particulièrement suivi, compte tenu du contexte politique en France et des tensions sur notre dette souveraine.
01:11Allez tout de suite, c'est l'heure des experts de l'IMO.
01:16Retrouvez votre rendez-vous avec bien ici le site de recherche immobilière avec une carte 3D pour tout localiser.
01:22BFM Business présente les experts de l'IMO, Marie-Cœur d'Aurora.
01:30Et les experts de l'IMO qui s'invitent à l'heure du déjeuner en cette rentrée.
01:34Une demi-heure pour parler de notre immobilier, de nos logements.
01:37Et comme tous les jours, ça démarre par cette séquence qui vous confirme, professionnels de ce secteur de l'immobilier.
01:43Un témoignage terrain de jolies histoires, parfois des histoires plus difficiles, mais souvent quand même de jolies histoires.
01:48Et aujourd'hui, on va faire la suite de ce dont on a parlé hier, les tensions sur le marché locatif.
01:54Et si c'était encore possible pour un étudiant de trouver un logement alors même qu'il ne gagne pas trois fois le montant du loyer.
02:02On verra ça dans quelques instants.
02:04Ensuite, retour en plateau pour le débat du jour.
02:06Là encore, les meilleurs experts du secteur.
02:08Et là encore, des sujets quasi existentiels pour nous.
02:11Est-ce que le retour du prêt à taux zéro a sauvé la construction de maisons ?
02:15On en parlera dans quelques instants.
02:17Mais d'abord, c'est l'heure du Pro de l'IMO.
02:20Les experts de l'IMO, le Pro de l'IMO.
02:24Et on est en ligne avec Paul-Alexandre Bernard.
02:26Vous êtes agent chez IMO Direct.
02:28Bonjour Paul-Alexandre.
02:30Bonjour Marie.
02:31Bon, je le disais en préambule, finalement, il y a des miracles.
02:34Il y a des miracles.
02:35Et là, en l'occurrence, c'est ce que vous allez nous raconter aujourd'hui.
02:37Un étudiant pour qui ce n'était pas joué d'avance, qui avait candidaté pour un bien
02:41qui était visiblement au-dessus de ses moyens.
02:43Mais vous avez trouvé une solution.
02:46Exactement.
02:46Donc, on était sur un bien situé à Tourcoing, sur lequel on était affiché à 785 euros par mois.
02:51Donc, c'est un bien qui était soumis à la garantie de loyer payée.
02:54On avait discuté avec le propriétaire auparavant.
02:57Et donc, il voulait absolument la garantie de loyer pour son locataire.
03:00Et sauf que là, l'étudiant qui a candidaté et qui était très insistant,
03:03vous avez regardé ses revenus et là, vous lui avez dit, c'est peut-être pas possible.
03:06C'est ça.
03:08Au niveau de son dossier, il percevait 900 euros par mois, donc son petit job étudiant.
03:12Malheureusement, ça ne passe pas au niveau de la garantie de loyer impayé.
03:14Il nous faut trois fois le montant du loyer.
03:16Et dans le cas étudiant, sinon, c'est un garant physique qui est demandé.
03:19Et alors, il en avait un au début ou il n'en avait pas ?
03:22Et qu'est-ce qu'il a trouvé au final ?
03:24Du tout.
03:24Il n'avait pas du tout de garant physique.
03:26Donc, c'était compliqué parce qu'il me rappelait tous les jours.
03:28Il insistait.
03:29Il voulait savoir si son dossier pouvait passer.
03:31Et il m'expliquait également sa détresse pour trouver un logement
03:34parce que ça venait à être urgent avec son...
03:36avec ses études qui commençaient.
03:38Moi, de mon côté, j'ai dû lui expliquer avec TAC
03:40que ce n'était pas possible pour cet appartement,
03:42que ce n'était pas une question de bonne volonté,
03:44mais de règles imposées par l'assurance.
03:46Et donc, on se retrouve vraiment dans un réel paradoxe.
03:48D'un côté, j'ai un propriétaire qui veut être couvert au niveau du loyer,
03:51ce qui est compréhensible.
03:52Et de l'autre côté, un candidat qui est motivé,
03:53mais bloqué par un système qui est assez rigide.
03:56Donc, finalement, grâce à notre accompagnement,
03:59on lui a conseillé de trouver un garant physique
04:00pour sécuriser son dossier.
04:01Ce qu'il a réussi à faire.
04:04Donc, le candidat nous a fourni un dossier avec un garant physique.
04:07Donc, ça a été un peu compliqué au début.
04:08Mais donc, j'ai pu valider les démarches
04:10au niveau de la garantie de loyer impayé.
04:12Et donc, là, je suis encore en attente d'un retour de leur part
04:14pour leur son profil pour cet appartement.
04:16Mais alors, je ne comprends pas.
04:16Je vous pose une question parce qu'il me semblait
04:18qu'on ne pouvait pas cumuler et garantie loyer impayé,
04:21garant physique, visiblement, si on peut.
04:24Alors, si c'est un cas étudiant,
04:26la garantie de loyer impayé nous demande un garant physique.
04:28Il est obligatoire.
04:29D'accord.
04:30D'accord.
04:31Et là, dans le cas concret, le garant physique,
04:32alors, je ne veux pas rentrer dans la vie personnelle
04:35de cet étudiant, mais il s'agit de quelqu'un de la famille,
04:38autre, parce que ça peut intéresser ceux qui nous écoutent
04:40et qui nous regardent et de se dire,
04:41si moi, je n'ai pas les parents qui vont bien derrière,
04:44comment je fais ?
04:44Donc, dans l'affinité, nous, il nous a trouvé son grand-père
04:48qui, initialement, ne voulait pas se porter candidat
04:51pour son dossier.
04:52Ah oui, dommage.
04:52Mais donc, il a réussi à le motiver.
04:55Et donc, c'est bon.
04:56C'est pas inquiétant quand le grand-père ne veut pas être garant,
04:59quand même ?
05:00Ce n'est pas une question d'inquiétude dans l'affinité,
05:03étant donné que c'était juste pour son petit-fils
05:05et qu'il n'a juste pas envie d'être porté garant en soi.
05:08C'est juste des responsabilités de leur côté.
05:10En fait, s'il y a un problème avec le loyer,
05:12c'est toujours inquiétant de savoir que ça peut tomber sur nous.
05:14Donc, voilà.
05:15Mais il a réussi à le convaincre.
05:16Donc, tout s'est bien passé.
05:17Et une dernière question, Paul-Alexandre.
05:19Typiquement, ça n'aurait pas été quelqu'un de la famille.
05:21Ce serait passé quand même ?
05:23Je dis ça à ceux qui n'ont pas la famille
05:24qui va bien derrière, encore une fois.
05:26Ça peut aller.
05:28Maintenant, c'est vraiment dépendamment du dossier.
05:30Nous, c'est vraiment un accompagnement.
05:31D'ailleurs, qu'on fait au niveau de la garantie loyer impayé.
05:34Il faut vraiment qu'on défende leur dossier par la suite.
05:36Mais ça peut, ça peut.
05:37Et j'ai une autre question.
05:39Et après, je ne vous embête plus.
05:40Si je trouve quelqu'un pour co-signer le bail avec moi,
05:42quand bien même il n'habite pas les lieux,
05:44est-ce que ça peut être aussi une solution ?
05:46Donc, un colocataire, du coup ?
05:47Un colocataire qui ne vit pas vraiment là,
05:49mais qui, du coup, est engagé sur le paiement des loyers.
05:52Un colocataire, dans la finalité,
05:54si son dossier doit passer en garantie loyer impayé,
05:57il nous faut des preuves également de salaire, etc.
05:59Mais c'est quand même mieux
06:00si derrière, l'appartement doit être assuré ou de non.
06:03Donc, c'est toujours des démarches supplémentaires, etc.
06:05C'est prendre le risque.
06:06D'accord.
06:06Ok.
06:07J'ai fini.
06:08Mais on s'en reparlera,
06:09parce que c'est toujours très intéressant.
06:10Je pense que ça répond à beaucoup de questions qu'on se pose
06:12quand on est candidat à la location,
06:13ou même propriétaire bailleur.
06:15Merci à Paul-Alexandre Bernard,
06:16agent chez Imo Direct,
06:18de nous redonner un petit peu d'espoir
06:19sur ce marché locatif quand même,
06:21au tapis, on va le dire comme ça.
06:23Merci.
06:23Si, comme lui, vous voulez investir,
06:25investir, non, pardon,
06:26intervenir,
06:27mais investissez aussi pour créer de l'offre locative.
06:30Intervenir sur l'antenne de BFM Business.
06:32On a une adresse mail,
06:33les experts de l'IMO,
06:35arrobas bfmbusiness.fr.
06:37Allez, c'est l'heure du débat.
06:40Les experts de l'IMO,
06:41le débat.
06:43Mais oui, il faut investir.
06:44J'y pense tellement à longueur de temps
06:46du matin au soir.
06:48Allez, on va parler d'un autre sujet aujourd'hui.
06:50On va construire des maisons
06:52parce que ça va un peu mieux.
06:53Ça fait du bien de parler des sujets
06:55qui vont un peu mieux
06:55sur ce marché de l'immobilier.
06:57À mes côtés, Loïc Vandrome,
06:58le directeur général d'Exahome.
07:00Bonjour, Loïc.
07:01Bonjour, Marie.
07:01Et à ma droite,
07:02Sylvain Massono,
07:03directeur de Tradimaison
07:04et vice-président
07:05pour l'habitat,
07:06maison individuelle.
07:07Bonjour, Sylvain.
07:07Et bonjour, Marie.
07:08Bon, vous êtes tous les deux sur ce plateau
07:10parce qu'on a quand même
07:11quelques bonnes nouvelles
07:12dans ce climat
07:13plus qu'incertain
07:14et compliqué
07:14pour ceux qui construisent
07:16l'immobilier de demain.
07:17Pour les constructeurs de maisons,
07:19ça va quand même un peu mieux.
07:20Je sais,
07:21ce n'est pas parfait,
07:22mais ça va un peu mieux.
07:24N'intervenez surtout pas,
07:25je me sens très seule.
07:26Oui, c'est effectivement
07:28le constat qu'on fait
07:29à l'échelle nationale
07:30pour le pôle habitat
07:31de la Fédération française du bâtiment.
07:32Les statistiques se verdissent.
07:35Nous avons enfin des chiffres
07:36qui sont plus enjoués
07:39et plus positifs
07:40sur tout le territoire,
07:41ce qui est une première
07:42depuis longtemps.
07:43Donc, c'est la totalité
07:43de la France
07:44qui passe dans le vert,
07:46zone A, B, C.
07:47Et je pense qu'un grand groupe
07:49comme celui que pilote
07:50M. Vendrome
07:50ne dimentira pas ce chiffre.
07:52Oui, Loïc, pareil,
07:53vous constatez
07:54cette espèce de reprise.
07:55Effectivement,
07:55tout est relatif.
07:57On reste sur un niveau de vente
07:59qui est quand même plus faible
08:00que ce qu'on a pu connaître,
08:01mais il ne faut pas non plus
08:02bouder notre plaisir.
08:03C'est quand même mieux
08:03que ce qu'on a connu.
08:04C'est quoi les derniers chiffres
08:05des constructions de maisons
08:06à l'échelle française entière ?
08:07Pas simplement pour Exaom,
08:09mais vraiment...
08:10Je vais laisser répondre
08:11Sylvain qui représente
08:12le Pôle Habitat.
08:13Oui, aujourd'hui,
08:14sur 12 mois glissants,
08:15nous sommes à un petit peu
08:16plus de 61 000 maisons
08:17sur un an glissant.
08:19On vient d'une zone
08:20qui était autour
08:20des 54 000, 55 000.
08:22Donc, il y a une réelle
08:23progression.
08:24Il ne faut pas oublier
08:25la moyenne long terme
08:26qui se situe, elle,
08:27à 125 000.
08:28Donc, on est encore
08:29très loin.
08:30Moitié moins.
08:30On est encore très, très loin
08:32de ce qu'est le besoin
08:33des Français.
08:34Bon, je vais changer
08:34la couleur de ce débat.
08:36Finalement, ça ne va pas.
08:37Non, mais quand même,
08:38il y a des choses à saluer.
08:40Qu'est-ce qui a permis
08:40cette reprise ?
08:42Elle est quand même là.
08:44Elle n'est pas idéale,
08:44mais elle est quand même là.
08:45Est-ce que c'est ce Préatozéro
08:46dont on a beaucoup parlé ?
08:48Je ne sais pas,
08:48je l'ai dit en préambule.
08:49Est-ce que c'est le Préatozéro
08:50qui peut sauver aujourd'hui
08:51la construction de maisons ?
08:52Alors, les chiffres
08:53dont on parle, en fait,
08:54c'est des contacts,
08:55des besoins
08:56qui ont été exprimés
08:57par nos clients
08:58il y a quelques mois.
08:59Donc, en fait,
09:00le Préatozéro pour cent,
09:01il est en place
09:01depuis le 1er avril,
09:03le temps que les banques
09:03le remettent en place, etc.
09:05Concrètement,
09:06c'est des ventes
09:06qu'on commence à faire
09:07avec le Préatozéro
09:09depuis cet été.
09:10Donc, en fait,
09:10les bons chiffres
09:11dont on parle du premier semestre,
09:12les chiffres de meilleure facture,
09:14on va dire,
09:15ne sont pas liés
09:16vraiment au Préatozéro pour cent.
09:18Alors, ils sont liés
09:19à quoi, ces chiffres ?
09:20Ils sont liés
09:20à un Préatozéro pour cent
09:22qui n'en est pas un,
09:23c'est la baisse des taux.
09:23En fait,
09:24c'est une resolvabilisation
09:25de certains ménages
09:27par la baisse des taux.
09:28Donc, il y en a toujours
09:29qui, malheureusement,
09:30ne sont pas solvables.
09:32Mais c'est peut-être
09:32justement le Préatozéro pour cent
09:34en deuxième semestre
09:35qui va ramener
09:36plus de clients
09:37ou peut-être
09:37qui va gommer
09:38la hausse des taux
09:39qui est en cours.
09:40Qui nous guette.
09:41Précisément, Sylvain,
09:42du coup,
09:43on a commencé
09:44par les bonnes nouvelles,
09:45on va aller vers
09:45les nouvelles plus inquiétantes
09:46qu'est l'instabilité politique
09:48en France,
09:49les tensions
09:49sur notre dette souveraine,
09:50la perspective
09:51d'une hausse relative
09:53pour l'instant,
09:53mais quand même
09:54des taux d'intérêt.
09:55Est-ce que c'est quelque chose
09:56qui vous inquiète
09:57pour les semaines,
09:58les mois qui viennent ?
09:58Oui, l'instabilité,
09:59c'est une très mauvaise chose.
10:00On espère que le nouveau
10:01Premier ministre,
10:03fraîchement nommé,
10:04va avoir,
10:05je dirais,
10:06désolé,
10:06mais l'intelligence
10:07de proroger
10:11Madame Létard
10:12dans le mandat qu'elle avait
10:13qui a été effectivement
10:14une ministre à l'écoute,
10:15pragmatique,
10:16efficace,
10:17qui a enclenché
10:18une dynamique
10:18qui était positive.
10:19C'est aussi cette dynamique-là
10:21qui a permis de retrouver
10:22des chiffres un petit peu
10:22positifs ces derniers mois.
10:24C'est parce que
10:24Madame Létard
10:25a redonné de la confiance
10:26aux ménages,
10:28a redonné de la visibilité
10:29aux professionnels,
10:29a recréé de l'entrain
10:30sur le marché,
10:31redonné confiance aux banquiers
10:32dans le marché de l'immobilier.
10:34Donc c'est cette perspective-là,
10:35cette dynamique-là
10:36qu'il ne faut surtout pas perdre.
10:37Et on espère
10:38que Madame Létard,
10:39si elle est reconduite,
10:41pourra mettre en place
10:42notamment le statut
10:43du bailleur privé
10:43qu'elle a initié.
10:45et puis deux,
10:46trois autres mesures
10:47qui lui sont demandées
10:48et sur lesquelles
10:48elle nous semble très à l'écoute.
10:50Deux, trois autres mesures,
10:51je vous écoute, messieurs,
10:51parce qu'effectivement,
10:52comme on dit que
10:53voilà, ça va un peu mieux
10:55mais ce n'est pas encore l'idéal,
10:56comment j'arrive
10:57à viser l'idéal
10:58ou à atteindre,
10:58flirter avec l'idéal
11:00aujourd'hui ?
11:00Alors déjà,
11:01quand on parle d'autres mesures,
11:02c'est déjà maintenir
11:03les mesures qui ont été prises.
11:04Parce qu'on est
11:05d'une telle instabilité,
11:06on parle du PTZ
11:07qui commence
11:08à apporter ses fruits.
11:09Si le nouveau gouvernement,
11:14le nouveau Premier ministre
11:15prend des positions
11:16qui réduit
11:18ou arrête
11:20le PTZ
11:20pour 2026,
11:22ce serait catastrophique.
11:23Parce que là,
11:24pour le coup,
11:24on a vraiment besoin
11:25de ce PTZ
11:25pour juguler cette hausse des taux
11:27qui va être maîtrisée
11:27mais qui va être là.
11:28À chaque fois qu'il y a
11:29une hausse des taux,
11:29il y a des ménages en moins
11:30qui ne peuvent pas
11:31accéder à la propriété.
11:33Et puis le statut
11:33de bailleur privé,
11:34c'est vraiment essentiel.
11:36Pourquoi ?
11:36Parce que tout le monde
11:37ne peut pas accéder
11:37à la propriété.
11:38Donc ceux qui ne peuvent pas accéder,
11:39il faut bien qu'il se loge.
11:40Merci.
11:41Et qu'est-ce qu'on fait ?
11:41Dans ce cas-là,
11:42on loue.
11:42Et on voit qu'aujourd'hui,
11:44l'accès à la location,
11:45c'est dramatique en France.
11:46Donc en fait,
11:46ce n'est pas une question
11:47de débat de propriétaire ou pas,
11:49c'est une question
11:49de donner accès au logement
11:50aux Français.
11:51Suivant leurs moyens,
11:52suivant les territoires,
11:53leurs envies,
11:53ils achètent de l'ancien du neuf
11:55ou ils louent de l'ancien du neuf.
11:57Mais aujourd'hui,
11:58c'est bloqué de partout.
11:58Et alors,
11:59je vais faire le cliché
12:00de la parisienne,
12:01mais comment vous,
12:01constructeur de maisons,
12:03vous êtes directement concerné
12:04par ces tensions
12:05sur le marché locatif ?
12:06Est-ce que véritablement,
12:07il y a beaucoup de maisons
12:07qu'on achète pour mettre
12:08à la location ?
12:09En fait,
12:09ça va être ma question.
12:10Aujourd'hui,
12:10il y a effectivement un marché
12:12qui est animé
12:13par les investisseurs
12:14en maisons individuelles
12:16qui les destine à la location
12:17partout dans les territoires.
12:19Il ne faut pas oublier
12:20que les mécanismes d'investissement
12:21ont été fléchés
12:22sur le logement collectif.
12:24Et malgré tout,
12:25les territoires vivent,
12:27s'industrialisent,
12:28il y a de l'économie locale.
12:29Et pour faire vie
12:30cette économie locale,
12:31il faut des logements.
12:31Comme l'a dit M. Vendrome,
12:32il y a de l'accession, certes,
12:34mais il y a aussi de la location.
12:35Et aujourd'hui,
12:36quand vous mettez en location
12:37une maison en zone C,
12:39vous avez des locataires
12:40sans difficulté
12:41parce que dans ces territoires-là,
12:42on y travaille.
12:43Les gens y vivent.
12:45Et il ne faut pas
12:45se focaliser sur le produit,
12:47mais bien sur les usages.
12:48Et je pense que M. Vendrome
12:49l'a parfaitement dit,
12:50il faut permettre aux gens
12:53d'avoir une solution de logement.
12:55Il ne faut pas se focaliser
12:56sur l'objet,
12:57c'est-à-dire le social,
12:59le collectif,
12:59la maison individuelle, etc.
13:00Ce n'est pas ça le sujet.
13:01Le sujet, c'est de loger les gens
13:02et de faire tout ce qu'il est possible
13:04de faire pour les loger.
13:05Je pense que Mme l'État
13:06a cette envie-là
13:07et elle l'apporte.
13:08Donc il faut qu'elle puisse
13:08aller au bout de cette mission.
13:09Après, il y a un sujet
13:10qui vous concerne
13:12dans votre communication
13:13auprès des gouvernants,
13:15quels qu'ils soient.
13:17C'est ces sujets
13:17d'enjeux écologiques
13:19et avec, alors je pense
13:21au zéro artificialisation nette,
13:23à la réglementation environnementale
13:242020, 2027, 2028, 2030.
13:26Est-ce qu'on peut encore
13:29construire en France
13:30des maisons
13:31compte tenu
13:31du discours aussi
13:33sur il faut arrêter
13:34l'étalement urbain,
13:35il faut arrêter...
13:36Alors, il faut
13:37maîtriser l'étalement urbain.
13:39Après, il y a un moment,
13:40si on a besoin de logements,
13:41il faudra les construire.
13:42Donc en fait,
13:43il y a la théorie
13:44et après, il y a la pratique.
13:45Et à un moment,
13:46il faut du pragmatisme.
13:47C'est un peu ce qui a été
13:48mis en place par Mme l'État
13:49et on en est très content
13:50et c'est pour ça
13:51qu'il faut continuer.
13:52Et à un moment,
13:53construire si on n'a pas de besoin,
13:54en fait, il ne faut pas
13:55construire, il n'y a pas de problème.
13:56Il y a des endroits,
13:56il ne faut pas construire,
13:57il ne faut rénover,
13:59mais la rénovation
14:00ne permettra pas
14:01de résoudre tous les besoins.
14:03Donc en fait,
14:03chaque solution,
14:04comme l'a dit Sylvain Masseneau,
14:05elle est adaptée
14:06à des territoires
14:07et à des besoins.
14:07Et parfois,
14:08les solutions sont différentes.
14:09Parfois, on a besoin
14:10de toutes les solutions.
14:11Parfois, on n'a besoin
14:11que de certaines solutions.
14:13Mais quand on oppose,
14:13par exemple,
14:14le logement collectif
14:15au logement individuel,
14:16c'est un vrai sujet.
14:17C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
14:17on dit qu'il faut densifier,
14:18il faut densifier.
14:19Est-ce que la maison
14:19peut permettre de densifier ?
14:21La maison,
14:21elle peut tout à fait le faire.
14:23Cette opposition,
14:24je pense qu'elle appartient
14:25au passé.
14:25Aujourd'hui,
14:26les métiers sont hybrides.
14:27Les promoteurs
14:28font du logement collectif
14:29pour l'accession privée,
14:30pour les investisseurs locatifs,
14:31mais aussi pour du social,
14:32pour le logement social.
14:34Ils produisent aussi des maisons,
14:36certaines fois,
14:37pour compléter
14:37des opérations d'aménagement
14:38un petit peu complexes.
14:39Les constructeurs de maisons,
14:41eux aussi,
14:41font aujourd'hui
14:42de la rénovation,
14:43de la petite promotion immobilière,
14:44parfois dans des zones
14:45qui ne sont pas fléchées
14:46par les grands-majors
14:47et les gros acteurs
14:47qui pilotent plutôt
14:49des opérations un petit peu lourdes.
14:50Donc,
14:51la porosité des métiers
14:52est extrême.
14:53Nous nous sommes tous
14:53adaptés avec beaucoup d'agilité,
14:56encore une fois,
14:56en direction des besoins
14:57des Français
14:57et pas de l'objet
14:59que l'on construit.
15:00Et je vous rassure,
15:01quand on doit construire
15:02des maisons
15:03ou des immeubles,
15:05en fait,
15:05on essaie de...
15:06On ne sait pas qu'on essaie,
15:07c'est-à-dire qu'on est contraints
15:08par la réglementation,
15:08mais en dehors de cette contrainte,
15:10on est des gens pragmatiques,
15:11sérieux.
15:12On va rationaliser ce fonds-ci,
15:13on va essayer de construire
15:14le plus de mètres carrés
15:15par rapport à la surface du terrain.
15:18Et de plus en plus aussi,
15:18on fait des divisions.
15:19On peut construire
15:20sans forcément
15:21faire des lotissements
15:22dans des chambelais.
15:23Je sais, Loïc,
15:23que c'est un sujet
15:23qui vous tient particulièrement à cœur,
15:25ce sujet de la densification douce.
15:27Est-ce que ça a de l'écho aujourd'hui ?
15:29Moi, j'ai essayé
15:30de lancer des débats là-dessus,
15:31je trouve ça à chaque fois passionnant,
15:32mais...
15:33Parlez-en aux maires de province,
15:35je peux vous dire
15:35que ça a de l'écho.
15:36S'ils se rendent compte
15:36qu'aujourd'hui,
15:37ils sont totalement verrouillés
15:38dans le développement de leur vie,
15:39alors qu'ils ont des besoins,
15:40ils peuvent accueillir,
15:41on veut industrialiser la France,
15:42on ne va pas mettre
15:43des usines dans le centre de Paris,
15:45donc les usines,
15:46on les met où ?
15:46On les met en province.
15:47Et pour faire tourner des usines,
15:49OK, il y a de plus en plus
15:50de robots,
15:50d'intérêts artificiels.
15:51Mais il y a encore des gens.
15:52Il faut des humains
15:52et puis on est bien contents.
15:53Donc, il y a un moment,
15:54il faut construire des logements
15:55ou rénover ou démolir
15:56et reconstruire.
15:57Et ce que dit M. Vandrome,
15:58nous pratiquons au quotidien
15:59partout dans le territoire,
16:00c'est-à-dire que cette
16:01densification douce,
16:02parce qu'elle est douce,
16:03elle ne se voit pas,
16:04mais elle est en cours.
16:05Ça fait déjà presque
16:06une grosse décennie,
16:07voire deux,
16:07que notre profession
16:08le pratique au quotidien.
16:10Oui, mais je salue
16:10David Mier à distance
16:11qui nous apporte souvent
16:12quelques sujets sur le sujet.
16:14Il y a quand même
16:15des problématiques
16:16avec les élus locaux,
16:17quand même,
16:17ça ne passe pas nécessairement
16:19parce qu'on oppose écologie.
16:20On va dire,
16:21oui, mais de fait,
16:22c'est bien d'avoir
16:23des grands jardins,
16:23des espaces verts.
16:24Et si je fais de la division
16:26parcellaire
16:27et que je construis sur...
16:28Quand on est au cœur
16:29d'un espace qui est déjà construit,
16:31un ancien quartier pavillonnaire
16:32des années 70,
16:33j'allais dire,
16:33le tissu urbain,
16:34il existe déjà.
16:35Le densifier de façon douce,
16:36ça ne pose pas de problème
16:37ni pour les élus,
16:38ni pour les voisins,
16:39ni pour les nouveaux habitants.
16:40Objectivement,
16:41ça fonctionne.
16:42On bute plus
16:42sur des contraintes
16:43qui sont juridiques
16:44que réellement politiques.
16:47Aujourd'hui,
16:48l'énorme souci,
16:48ce sont les cahiers des charges
16:49et les règlements
16:50des lotissements
16:51qui parfois
16:51ont 100 ans d'âge.
16:53J'ai laissé moi
16:54tomber des opérations
16:55en Auvergne
16:55parce que j'étais face
16:56à des lotissements
16:57qui avaient 100 ans d'âge
16:58et la règle écrite
17:00il y a 100 ans
17:00m'était imposée
17:01au XXIe siècle.
17:03C'est ça le problème.
17:04Ce n'est pas les élus.
17:05Et ils ne peuvent pas
17:05revoir ça les élus ?
17:07Les règles qui ont 100 ans d'âge ?
17:08Il y a des choses
17:08qui évoluent quand même
17:10mais en fait,
17:10c'est du temps long
17:11et on en revient
17:12à la politique du logement
17:12que ce soit la politique
17:13de l'urbanisme
17:14ou du logement
17:14ou des aides,
17:15c'est du temps long.
17:15La question,
17:16c'est ce qu'on a le temps
17:16compte tenu de la crise
17:17du logement qu'on traverse.
17:18Là, on la traverse
17:19mais Sylvain Massono,
17:21notre syndicat,
17:23moi-même
17:23ou d'autres acteurs,
17:24ça fait plusieurs années
17:25qu'on parle
17:25de ce qu'on est en train de vivre
17:27mais on ne nous a pas écouté.
17:28Alors maintenant,
17:28on le voit,
17:28donc maintenant,
17:29on ne peut plus le nier
17:30mais on l'a dit.
17:31Donc en fait,
17:31il faut de la stabilité
17:32et il faut avoir
17:34un maintien des aides.
17:36Peut-être qu'elles soient
17:36un petit peu moins importantes
17:38mais sur du long terme
17:39que de faire des grands coups
17:40d'annonces
17:41avec beaucoup d'aides
17:42après plus d'aides.
17:42C'est catastrophique
17:43et c'est ça qui nous pénalise
17:44et c'est ça qui pénalise
17:45les Français au bout du bout.
17:46Mais là,
17:46on parle de ceux
17:46qui votent les lois,
17:47c'est-à-dire les élus nationaux,
17:49l'Assemblée nationale,
17:50les sénateurs,
17:51notre gouvernement futur
17:53mais les élus locaux,
17:55j'en reviens,
17:55nous sommes à quelques mois
17:57des élections municipales,
17:58on parle beaucoup
17:59de cette espèce
18:00d'habitude
18:01qu'ont les élus locaux
18:03à l'aube
18:04d'une élection municipale
18:05de lever le pied
18:06sur la délivrance
18:07de permis de construire.
18:08Est-ce que vous,
18:09dans les maisons individuelles,
18:10dans la construction de maisons,
18:11vous vous confrontez aussi à ça
18:13et vous vous dites
18:13bon ben là,
18:14je sais qu'il ne va pas
18:14se passer grand-chose
18:15pour mon business
18:15dans les prochains mois ?
18:17Plus que les élections,
18:18c'est les révisions des PLU
18:19en PLU.
18:20Plan locaux d'urbanisme,
18:22plan locaux d'urbanisme
18:22intercommunaux.
18:23Exactement.
18:24C'est cette révision-là
18:25qui est lourde et longue,
18:27parfois avec un parcours
18:28incertain juridiquement,
18:30qui pèse sur nos opérations
18:31parce que ça,
18:32ça contraint l'élu,
18:33ça contraint la population,
18:34ça contraint le professionnel.
18:36Donc là,
18:36ça c'est une charge
18:37qui est très très lourde
18:38et on a besoin
18:40de trouver de l'innovation
18:42pour accélérer ce temps-là.
18:43La stabilité
18:45dont parlait M. Vendrome,
18:46c'est une stabilité politique
18:47sur le long terme
18:47parce que ce qui est paradoxal
18:48dans l'immobilier,
18:49c'est que pour innover,
18:50il faut du temps
18:50et donc pour ce temps-là,
18:52on a besoin
18:53de stabilité politique
18:54mais on a besoin
18:55à l'inverse
18:55d'accélérer
18:56sur les procédures
18:57d'urbanisme elles-mêmes
18:58qui aujourd'hui
18:59sont un parcours du martyr
19:00pour celui qui l'entreprend.
19:02Oui mais c'est un enjeu
19:02électoraliste quand même.
19:03Je reviens sur les élections
19:05effectivement,
19:06l'enjeu électoralisme
19:07c'est plutôt pour la promotion.
19:09On fait aussi de la promotion.
19:10Vous ne vivez pas dans la maison ?
19:11On vit moins dans la maison
19:12mais on peut le vivre
19:13mais moins que dans la promotion.
19:14Après,
19:15il faut aussi se dire,
19:16désolé l'expression,
19:17mais la peur a un peu changé de camp.
19:19C'est qu'avant,
19:19on était maire,
19:20constructeur,
19:21on avait des chances
19:21de ne pas être élu.
19:23Aujourd'hui,
19:24avec le déficit de logement
19:25que l'on vit,
19:26un maire
19:27qui ne veut pas
19:28faire évoluer
19:29la politique de logement
19:30dans sa commune,
19:31peut-être que c'est lui
19:32qui a une chance
19:33de bête à élu.
19:34Parce qu'aujourd'hui,
19:34les Français ont des besoins.
19:35C'est pour ça que les choses
19:36sont en train de bouger
19:37parce que le besoin
19:38il est réel
19:39et il n'est pas le cas.
19:40C'est le côté positif
19:40de cette crise en fait.
19:41C'est exactement ça
19:42ce que décrit M. Vendrome.
19:43Nous vivons en ce moment
19:44au sud de Clermont-Ferrand.
19:45Un maire a voulu
19:46par des prétextes fallacieux
19:49s'opposer à une opération
19:49d'aménagement.
19:50Cette opération d'aménagement,
19:51le porteur du projet,
19:52un professionnel
19:53est allé au tribunal
19:54jusqu'au Conseil d'État.
19:55Il a fait lourdement
19:56condamné la Commune
19:56pour ce barrage
19:58insensé
19:59alors que la population
20:01a besoin de se loger.
20:02Je rappelle quand même
20:03que le mal-logement
20:04en France,
20:04c'est 4 millions d'habitants.
20:054 millions d'habitants,
20:06c'est l'addition
20:07des aires urbaines
20:08de Lyon,
20:08de Lille
20:09et de Marseille.
20:10Imaginez mettre
20:11tous ces gens-là
20:11en situation de mal-logement
20:13instantanément.
20:13Mais c'est le feu.
20:14C'est le feu.
20:15On ne peut plus le permettre.
20:16Les chiffres,
20:162159,
20:17le nombre d'enfants
20:18à la rue
20:19en cette rentrée.
20:20Il y en a des chiffres.
20:21C'est inhumain.
20:22Justement,
20:23puisqu'on parle
20:24des élus
20:24qui vont peut-être,
20:26sans doute,
20:26espérons-le,
20:27avoir maintenant
20:27un intérêt à construire
20:28pour satisfaire
20:29la population locale,
20:30n'empêche,
20:31on a des populations
20:32qui, quand bien même,
20:33elles ont parfaitement
20:33conscience qu'il faut construire,
20:35comme eux sont logés,
20:36ils n'ont pas forcément
20:37envie qu'on construise.
20:38Chez eux,
20:39le fameux NIMBY,
20:40ça, c'est un vrai sujet aussi
20:41pour les constructeurs
20:42de maisons que vous êtes.
20:43Oui, non,
20:44mais après,
20:44il y a...
20:45NIMBY,
20:46c'est not in my backyard.
20:47J'évite de le dire
20:48trop souvent
20:48parce que j'ai un accent horrible.
20:52Ça, c'est souvent effectivement
20:52dans des communes plutôt riches
20:54avec une population vieillissante.
20:56Mais, voilà,
20:57après,
20:58la vie avance
20:59et il y a aussi
20:59des personnes qui décèdent.
21:01Donc, du coup,
21:02c'est des opportunités
21:03pour des...
21:04remembrer, on va dire,
21:05des sociétés,
21:06quoi, des...
21:07Pardon, des...
21:08Des parcelles foncières.
21:08Des...
21:09Des propriétés, pardon.
21:10Donc, en fait,
21:12les choses qui sont vraies aujourd'hui
21:13ne sont pas forcément vraies demain
21:14parce qu'en fait,
21:15la vie avance.
21:16Il y a des mécanismes d'urbanisme
21:17qui nous contraignent,
21:18qui nous facilitent,
21:19mais il y a aussi, voilà,
21:20des changements de bord politique
21:22des divorces,
21:24des mariages
21:24qui font que le bien, en fait,
21:25il évolue.
21:26Et donc, ce qui est vrai
21:26à la santé n'est pas forcément vrai
21:28le lendemain.
21:28Oui, mais le sujet,
21:28c'est d'aller convaincre
21:29non seulement, effectivement,
21:30les élus locaux,
21:31mais aussi les populations locales.
21:32Comment vous faites
21:33pour les convaincre ?
21:34Alors, il y a aussi, quand même,
21:36une façon de les contraindre.
21:37Ce n'est pas nous qui pilotons,
21:38c'est l'État.
21:39La pression fiscale
21:40sur les propriétaires fonciers,
21:42elle est quand même énorme.
21:44Elle devient même
21:44quasi insupportable.
21:46Et pour mieux la supporter,
21:47parfois, on vend
21:48un morceau de son jardin.
21:50On vend tout
21:52pour acheter plus petit ailleurs.
21:54Donc, quelque part...
21:55La pression fiscale vous aide.
21:57La pression fiscale,
21:58c'est absolument une horreur
21:59en France
22:00pour le propriétaire.
22:02Mais malgré tout,
22:03elle anime le marché.
22:04Non, mais sur la qualité aussi,
22:05parce qu'il nous reste 5 minutes,
22:06donc on parle de la qualité
22:07des maisons que vous construisez.
22:09En fait, il y a aussi ça
22:10comme argument
22:11pour essayer de convaincre
22:13aussi les populations
22:14qu'on ne va pas complètement
22:15défigurer un quartier,
22:17le paysage.
22:18Non, mais c'est sûr
22:20que déjà, en fait,
22:21on ne défigure pas
22:22des paysages.
22:23En fait, on respecte
22:24des règles qui nous sont imposées
22:25et on respecte
22:26le budget de nos clients.
22:28Et pour le coup,
22:29les divisions de terrain
22:30permettent de réduire
22:31la charge foncière
22:31et donc faire des logements
22:32de meilleure qualité
22:34d'un point de vue environnemental,
22:35même si la norme en France
22:36est très très haute,
22:37mais aussi d'un point de vue
22:37architectural.
22:39Aujourd'hui,
22:39à cause de deux maisons,
22:40il est capable de faire
22:40tout type de maisons.
22:42Mais il y a un moment,
22:43on répond à une équation.
22:44Et vous en parliez, Marie.
22:45Vous avez déjà participé, vous,
22:48au challenge du pôle
22:49de l'habitat innovant
22:50du pôle habitat de la FFP.
22:52Toujours en fin d'année.
22:53Et c'est une excellente
22:54démonstration du potentiel
22:55et de la créativité
22:56des constructeurs
22:57pour justement répondre
22:58à la fois aux besoins
22:59des clients,
22:59ce qu'a expliqué M. Vendrome,
23:01mais aussi aux attentes
23:02architecturales des territoires,
23:03des élus, des voisins.
23:05Donc aujourd'hui,
23:05nous vivons dans notre siècle
23:07et nous sommes fiers
23:07de notre métier.
23:08Cette capacité d'adaptation
23:10aussi de mettre en valeur
23:11aussi de nouveaux matériaux,
23:12c'est aussi ça, le sujet.
23:13Là, on a une vraie difficulté,
23:15c'est le poids de la norme
23:17et le sadoformalisme.
23:19Il faut l'appeler comme ça.
23:20Le sadoformalisme.
23:21On a quand même
23:22un énorme problème
23:23en rapport au CERFA en France
23:24qui est un peu irrationnel.
23:26Si on veut pouvoir avancer,
23:27je crois qu'il faut en cesser
23:28avec ce sadoformalisme.
23:31Justement, par rapport
23:31à ces normes,
23:32j'ai envie de vous dire,
23:32en fait, finalement,
23:33ce n'est pas ça le sujet
23:34puisque c'est nos dernières minutes.
23:35Est-ce que ce n'est pas ça
23:36le sujet, le message
23:37à transmettre à ceux
23:39qui vont nous gouverner demain ?
23:40Effectivement, les normes
23:40permettent de structurer les choses,
23:42d'organiser,
23:43de faire du bon travail
23:44et on n'y est pas opposé
23:45mais il ne faut pas aller trop loin
23:46parce qu'en fait,
23:47à chaque fois
23:47qu'on rajoute des normes
23:48et en France,
23:49on est déjà quand même
23:49assez leader
23:51sur tout type de normes
23:53dans le logement.
23:54Là, avec les nouvelles RE,
23:56les réglementations environnementales
23:57qui arrivent,
23:58eh bien oui,
23:59on va aller encore plus haut
24:00dans la performance.
24:01On est déjà très haut
24:01mais à chaque fois
24:02qu'on rajoute une couche,
24:03c'est une partie des ménages
24:05qui ne peuvent plus accéder.
24:06Donc ça, il faut faire attention.
24:08Il ne faut pas aller trop loin
24:09dans ce culte de la perfection.
24:13Mais justement,
24:13tous les deux,
24:13vous avez réussi à chiffrer
24:15en fait de combien
24:16ça renchérit le coût
24:17des produits
24:18que vous proposez aux Français
24:19à chaque fois
24:20qu'on vous demande davantage
24:22en termes de normes environnementales,
24:23notamment mais pas que.
24:24Oui, le pôle habitat de la FFB
24:25systématiquement
24:26évalue en amont
24:27le coût d'un seuil
24:30que souhaite imposer
24:30le gouvernement
24:32et on étudie ensuite
24:33l'impact réel
24:34dans le quotidien des Français.
24:36Les seuils sont
24:36hélas dramatiquement hauts.
24:39Le prochain qui se présente à nous,
24:40qui est le seuil
24:40de la réglementation environnementale,
24:42seuil 2028,
24:43va coûter encore
24:448 à 9%
24:45du prix d'un logement.
24:46Et ce que dit M. Vendrome,
24:47on va encore
24:48désolvabiliser 10% des ménages.
24:50Est-ce que c'est intelligent
24:52quand on a déjà
24:524 millions de mal logés ?
24:54Je ne pense pas.
24:54Et est-ce que ce ne serait pas
24:55peut-être sur le foncier aussi
24:56qu'il faudrait agir ?
24:57Le ZAN ne va pas être
24:59une solution
25:00pour faire baisser les prix
25:00puisque c'est la rareté
25:02qui fait le prix du produit.
25:03Il faut relire Astérix,
25:05le fameux album
25:07Obélix et compagnie
25:08sur la vente des méniers.
25:09Je conseille à chaque ministre
25:10de bien le relire.
25:12C'est une folie,
25:13une folie française aujourd'hui.
25:15On ne peut plus le permettre.
25:16Donc maintenant,
25:16il faut aller produire
25:18des logements pour tous.
25:19Ou trouver une fiscalité attrayante
25:20pour inciter les Français
25:21à vendre aussi
25:22leur terrain constructible.
25:23Mais effectivement,
25:24réduire la fiscalité
25:25ou quoi.
25:26Trouver une solution
25:26pour avoir un foncier moins cher
25:27pour pouvoir mettre plus
25:29dans le logement.
25:30Bien entendu,
25:31tout le monde est d'accord
25:31pour avoir plus grand,
25:32plus beau,
25:33plus performant.
25:34Bien entendu,
25:34tout le monde le souhaite.
25:35Après,
25:36il faut nous donner
25:36les leviers pour y arriver.
25:38Sylvain,
25:38vous vouliez dire un dernier mot
25:39que je vous voyais
25:39avec le doigt en l'air ?
25:40Pas du tout, non.
25:41Pas du tout.
25:42J'admire aujourd'hui
25:44le courage des entreprises,
25:45les porteurs de projets.
25:47Il faut un moral d'acier
25:48aujourd'hui
25:49pour traverser les tempêtes
25:50qu'on nous fabrique
25:51parce qu'elles sont fabriquées.
25:53Donc,
25:53j'admire les chefs d'entreprise.
25:56Les fédérations professionnelles
25:57sont là pour les aider
25:59à maintenir le moral à flot
26:00et continuer à produire
26:01des logements pour les Français.
26:02Bon,
26:02on rappelle,
26:03reprise sur la construction
26:04de maisons individuelles,
26:05bien loin encore,
26:07moitié moins que ce qu'on avait
26:08quand ça allait plutôt bien.
26:10Donc,
26:10il est temps de faire construire
26:10sa maison avant que les taux
26:11ne remontent trop fortement.
26:13Merci à tous les deux
26:14d'avoir été sur le plateau
26:15des experts de Limo.
26:16Loïc Vandrome,
26:17le directeur général d'Exahome
26:18et Sylvain Massono,
26:19directeur de Tradimaison
26:20et vice-président du pôle
26:21Habitat FFB
26:23sur les maisons individuelles.
26:24Je vais y arriver.
26:25Il faut dire qu'il faut avoir
26:26quand même des...
26:27On va raccourcir tout ça, Sylvain.
26:29Merci à tous les deux.
26:30Demain,
26:31les experts de Limo
26:32reviennent à l'heure du déjeuner.
26:33Demain, c'est vendredi.
26:34Alors, du coup,
26:34ce seront les meilleurs journalistes
26:36du secteur qui seront à nos côtés
26:37pour débriefer la semaine
26:38de l'immobilier,
26:40du logement.
26:40Merci de nous avoir suivis.
26:41À demain.
26:43Les experts de Limo
26:45sur BFM Business.

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