- il y a 5 mois
Mercredi 17 septembre 2025, retrouvez Estelle Dolla (Présidente et cofondatrice, Private Corner), Jean-Marie Souclier (Directeur Général, Sogenial Immobilier), Vincent Lamotte (Directeur général délégué, Perial AM) et François Aguerre (Vice-président de France Invest et co-head of investment and global head of Origination chez Coller Capital) dans SMART PATRIMOINE, une émission présentée par Nicolas Pagniez.
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00:00Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Smart Patrimoine, Smart Patrimoine l'émission qui vous accompagne dans la gestion de vos finances personnelles mais l'émission qui décrypte également avec les professionnels du secteur de la gestion de patrimoine les actualités et les évolutions donc du secteur de la gestion de patrimoine.
00:23Une émission que vous pouvez retrouver tous les jours sur BeSmart for Change en replay sur BeSmart.fr et nous écouter en podcast sur toutes les plateformes de podcast.
00:32Au sommaire de cette édition nous commencerons tout d'abord avec Patrimoine Thématique où nous nous demanderons ensemble comment flécher l'épargne des français vers les territoires.
00:40Un premier sujet que nous aborderons avec Vincent Lamotte, directeur général délégué de Perial Asset Management.
00:47Nous enchaînerons ensuite avec Enjeu Patrimoine, un enjeu patrimoine qui fera un focus cette fois-ci sur le private equity et plus spécifiquement sur les GPLED.
00:54Ces GPLED qui sont selon la presse spécialisée le moteur du marché secondaire en matière de private equity.
01:02Qu'est-ce qu'un GPLED et comment effectivement est-ce qu'il tire le marché secondaire à l'heure actuelle ?
01:07Nous en parlerons avec Estelle Dola, CEO et cofondatrice de Private Corner, mais aussi avec François Aguerre, vice-président de France Invest et co-head of investment and global head of origination chez Colère Capital.
01:20Et puis enfin nous finirons cette émission avec un focus sur les groupements forestiers dans l'œil de l'expert où nous aurons le plaisir de retrouver Jean-Marie Souclier, président de Sogenial.
01:29On se retrouve tout de suite sur le plateau de Smart Latrimoine.
01:32Comment flécher l'épargne des Français vers l'économie des territoires ?
01:40C'est le sujet qui va nous animer à présent sur Smart Patrimoine.
01:43Et pour en parler, nous avons le plaisir de recevoir sur le plateau Vincent Lamotte.
01:46Bonjour Vincent Lamotte.
01:46Bonjour.
01:47Bienvenue sur le plateau de Smart Patrimoine.
01:49Vous êtes directeur général délégué de Perial Asset Management.
01:51C'est intéressant de se poser cette question aujourd'hui du fléchage de l'économie des Français vers l'économie des territoires.
01:57Pourquoi est-ce que c'est un sujet qui vous anime chez Perial Asset Management ?
02:01Est-ce que ça remonte du terrain ou est-ce que c'est une volonté plus stratégique de votre part ?
02:05Alors effectivement, ce sont les deux raisons que vous évoquez, ce sont les bonnes raisons.
02:10Déjà, l'épargne des Français, c'est 6 000 milliards qui sont aujourd'hui épargnés, dont 50% sont sur des comptes avec très peu de rémunération.
02:17Donc il y a aussi une profondeur d'épargne qui est extrêmement forte.
02:20Et on a également des remontées de terrain, notamment de nos CGP, sur une volonté des Français de revenir sur une épargne française et d'investissement en France.
02:31Ça, c'est ce que vous disent les CGP ?
02:33Alors, il y a des remontées de terrain et puis il y a aussi des articles qui paraissent aujourd'hui, notamment les écopatrimoines très récemment,
02:39où effectivement, 8 CGP sur 10 disent que leurs investisseurs, leurs clients sont inquiets à cause du contexte géopolitique.
02:49D'accord, inquiets sur les investissements réalisés à l'heure actuelle.
02:52Exactement, et une des réponses qui est apportée, c'est que pour 60% en tout cas, c'est d'augmenter l'exposition à un investissement en France.
03:01D'accord, ça rassure.
03:03La souveraineté nationale reste quand même un investissement prioritaire.
03:07Donc, c'est une demande effectivement des clients des CGP et pourquoi est-ce que Périal se positionne du coup sur ce fléchage vers l'économie des territoires ?
03:16Alors, déjà, Périal, c'est un acteur historique, c'est 60 ans d'existence, c'est 450 actifs immobiliers, il y en a 75% qui sont en France
03:24et dans 75%, il y en a 40% qui sont aujourd'hui en territoire, donc hors Île-de-France et l'Île-de-France, c'est à peu près 30%.
03:32Donc, on est déjà un acteur historique, on connaît très bien ces territoires, ça c'est la première raison.
03:37La deuxième raison, c'est que Périal, aujourd'hui, c'est une société de gestion qui a aujourd'hui pour mission de renforcer son exposition en territoire.
03:47Il y a quand même une vraie question qui se pose aujourd'hui sur l'investissement et le fléchage hors France.
03:53Bien sûr.
03:53Aujourd'hui, les SCPI, par exemple, c'est 5 milliards de collectes, à peu près 4 milliards d'investissements.
03:58Il y en a 80% qui sont investis en territoire hors France.
04:02D'accord.
04:02Donc, nous, chez Périal, on considère quand même qu'à rendement égal, on peut investir également en France.
04:09Et ça, c'est une priorité.
04:10À rendement égal, on peut investir en France plutôt que dans d'autres pays européens ou même plus loin ?
04:14En termes de rendement, si on considère le rendement long terme, on peut trouver des rendements supérieurs à 7% en France.
04:21Le différentiel, finalement, entre la France et l'étranger aujourd'hui, c'est la fiscalité.
04:25Le sujet de fonds aujourd'hui, c'est la fiscalité.
04:27La question, aujourd'hui, elle est très claire.
04:29Est-ce que flécher 80% des investissements des SCPI hors France pour des raisons fiscales, est-ce que c'est une bonne raison ?
04:37Il faut qu'on se pose la question.
04:39Alors, effectivement, la fiscalité est plus avantageuse dans d'autres pays, l'Allemagne, etc.
04:44Mais à terme, est-ce que cette fiscalité restera plus avantageuse ?
04:48C'est une vraie question, aujourd'hui.
04:49Avec une dette à 3 500 milliards, est-ce qu'on va rester dans une situation où il y a des avantages ou des différences qui sont extrêmement fortes entre différents pays ?
04:59Est-ce que, si je reprends l'étude que vous citiez des éco-patrimoines et cette inquiétude qu'on peut avoir sur son épargne,
05:05et donc, du coup, le fait qu'investir un peu plus proche de chez soi et sur les territoires français, ça rassure ?
05:09Est-ce qu'il y a une notion de risque dans tout ça ?
05:13Est-ce que c'est moins risqué d'investir sur le territoire à côté de chez soi qu'un petit peu plus loin, par exemple ?
05:17Ça fait partie des raisons.
05:19On a voulu, nous aussi, être à contre-courant.
05:21C'est-à-dire que depuis 2-3 ans, si vous regardez le marché des SCPI,
05:25il y a beaucoup de SCPI qui se sont lancés avec une thématique qui est unique, la thématique européenne.
05:31Pas des thématiques immobilières, pas de thématiques ESG, mais une thématique rendement.
05:35Derrière cette thématique rendement, on peut s'interroger sur la qualité des investissements qui sont réalisés,
05:40notamment avec des acteurs qui ont une ancienneté de moins de 5 ans.
05:44Gérer des actifs immobiliers, leur donner du rendement, ce n'est pas uniquement acheter, c'est sur le long terme.
05:50Donc, aujourd'hui, Périal, c'est une société qui a 60 ans, qui a des SCPI qui ont plus de 30 ans pour certaines,
05:57et donc, notre volonté aussi, c'est de donner de la pérennité à nos produits d'investissement.
06:00Et alors, très concrètement, comment est-ce qu'on investit dans l'économie des territoires, Vincent Lamotte ?
06:05Aujourd'hui, nous, on a lancé deux produits qui correspondent à cette thématique-là.
06:10On a une première SCPI qui s'appelle Périal Opportunité Territoire,
06:13qui est une SCPI classique,
06:15qui propose un TRI cible de 6 à 7 %, donc un rendement cible de 6 à 7 %,
06:21Investi en France uniquement ?
06:22Investi en France uniquement, avec une vraie thématique immobilière,
06:24qui est l'accompagnement des acteurs locaux dans leurs problématiques immobilières.
06:28Donc, on va aller investir dans du commerce,
06:30on va aller investir dans du light industrial, c'est-à-dire du sell and lease back,
06:34accompagner des PME françaises qui vendent leurs actifs pour les louer,
06:38et donc investir dans tout type d'actifs immobiliers
06:41qui donnent des ressources ou de la dynamique financière dans les territoires.
06:46Ça, c'est un produit SCPI très classique.
06:49Voilà, on a un TRI cible de 7, 6 à 7 %
06:52et la fin d'année, on devrait être autour de 6, 7 à 7,5 % en termes de rendement.
06:57En période de collecte à l'heure actuelle ?
06:58Période de collecte à l'heure actuelle, ouverte depuis un petit peu moins d'un an.
07:02On a déjà investi sur deux actifs.
07:04Quand je vous dis qu'on peut trouver des rendements qui sont équivalents
07:08à ceux qu'on trouve en Europe,
07:09on a deux actifs entre 9,5 et 10 % de rendement du commerce
07:12qu'on a acquis au premier semestre.
07:15Et là, aujourd'hui, on est sous exclusivité
07:17avec un actif plutôt du type light industrial
07:19autour de 7,5 % de rendement.
07:22Donc, non seulement on peut faire du rendement en France,
07:24mais il y a des opportunités d'acquisition.
07:25Exactement, il y a des opportunités d'acquisition.
07:27Donc ça, c'est un premier produit qui est un produit retail.
07:29Et puis, on a un deuxième produit qui est un fonds professionnel, un FPCI,
07:32qui a également vocation à investir en France
07:35et qui est spécialisé dans la transformation,
07:37la rénovation d'actifs immobiliers
07:39avec une stratégie value-add.
07:41C'est un fonds fermé, 6 à 8 ans d'investissement,
07:45TRE cible de 10 %.
07:46Là, on est plutôt sur de la transformation d'actifs immobiliers.
07:49Donc, on prend des actifs obsolètes
07:51qui peuvent être des verrues dans les villes, par exemple,
07:55donc qui ne créent pas de valeur
07:56et on leur donne de la valeur du flux financier.
07:58Et avec, pour objectif, ensuite, de les revendre ou de les louer ?
08:02Avec, pour objectif, de les louer et de les revendre.
08:04Effectivement, c'est une stratégie de création de valeur.
08:08On appelle ça value-add en terminologie immobilière.
08:13Alors, vous avez cité, effectivement,
08:14cette étude des éco-patrimoines
08:15qui est allée, effectivement,
08:18dans le sens de cette stratégie de Périal Asset Management.
08:21Est-ce que vous avez des retours ?
08:22Vous nous disiez que la SCPI, par exemple,
08:24que vous mentionnez, existe depuis un an.
08:26Est-ce que vous avez des retours des conseillers en gestion de patrimoine
08:29sur ces stratégies
08:30et sur l'appétence des investisseurs
08:32sur ce type de stratégie ?
08:33Alors, les retours, ils sont très positifs.
08:36On a, effectivement,
08:38certains CGP qui nous disent
08:39qu'on manque de produits français.
08:41Alors, il y en a, effectivement,
08:42il y a des concurrents de Périal Opportunité Territoire,
08:45mais on manque de produits français.
08:47Ça, c'est le premier retour.
08:48Le deuxième retour, c'est que certains CGP nous disent réellement
08:51que certains investisseurs
08:53ne veulent pas aller à l'étranger.
08:54ont peur d'aller à l'étranger.
08:56Il y a une peur aussi d'investir
08:57pour une certaine classe d'investisseurs
08:59potentiellement âgés
09:01qui ne souhaitent pas s'exposer à l'Europe
09:03et qui préfèrent investir à côté de chez eux.
09:06Périal Opportunité Territoire, c'est cette vocation.
09:08C'est un produit qui est accessible.
09:09C'est 50 euros la part.
09:11Donc, ça permet d'investir peu d'argent,
09:13notamment un investissement programmé, par exemple,
09:15de 50 euros tous les mois,
09:17et d'investir dans un actif qui est près de chez soi.
09:19Merci beaucoup, Vincent Lamotte.
09:21On finira là-dessus.
09:22Je rappelle que vous êtes directeur général délégué
09:23de Périal Asset Management.
09:25Merci d'être venu sur le plateau de Smart Patrimoine.
09:27Et quant à nous, on se retrouve tout de suite
09:28dans Enjeu Patrimoine.
09:30Et nous enchaînons à présent avec Enjeu Patrimoine.
09:37Une question qui va nous animer durant ces 13 minutes ensemble.
09:40Qu'est-ce que les GPLED ?
09:42Alors, vous ne savez peut-être pas ce que c'est,
09:44mais si on se pose la question aujourd'hui dans Smart Patrimoine,
09:47c'est parce que plusieurs articles de la presse financière
09:49ont montré cet été que les GPLED
09:51étaient désormais un moteur central
09:54du marché secondaire, du private equity.
09:57C'est bien de private equity dont nous allons parler aujourd'hui,
09:59pour tenter de comprendre comment les CGP peuvent expliquer
10:02à leurs clients quelles sont les dynamiques à l'œuvre
10:05aujourd'hui en matière de private equity.
10:07Pour en parler, nous avons le plaisir de recevoir
10:09sur le plateau de Smart Patrimoine Estelle Dela.
10:11Bonjour Estelle Dela.
10:12Bonjour Nicolas.
10:13Vous êtes présidente et cofondatrice de Private Corner
10:15et nous avons également le plaisir d'être accompagnée
10:17en duplex et en mobilité par François Aguerre.
10:20Bonjour François Aguerre.
10:22Bonjour Nicolas.
10:23Vous êtes vice-président de France Invest,
10:25mais aussi senior partenaire chez Colère Capital.
10:27On va commencer avec vous Estelle Dela.
10:29Peut-être une toute petite question.
10:31GPLED, qu'est-ce que ça veut dire dans le monde du private equity ?
10:33Parce que là, on est presque dans l'acronyme,
10:36dans l'anglicisme qui n'est pas toujours facile à comprendre
10:38pour les investisseurs.
10:39Alors le GPLED, c'est tout simplement une typologie d'opération secondaire
10:43qui coexiste avec le LPLED.
10:46LP comme Limited Partners, GP comme General Partners,
10:51donc les investisseurs, les gérants.
10:52Et donc le GPLED, c'est tout simplement le fait pour un gérant
10:56de manœuvrer la sortie d'une société de son portefeuille
11:00pour venir la loger dans un fonds de continuation.
11:03D'accord, un fonds de continuation qui l'aurait créé lui-même, c'est ça ?
11:06C'est ça, aux côtés d'autres investisseurs,
11:08parce qu'après on va en discuter certainement plus tard,
11:10mais il y a des enjeux d'alignement, de qualité de l'actif,
11:13de valorisation de l'actif.
11:15Et donc ça, c'est vraiment les points de vigilance
11:17sur lesquels on reviendra à regarder
11:21avant d'aller investir l'argent de ses clients
11:23dans ce type d'opération.
11:26Mais juste pour bien comprendre,
11:27si on fait la différence avec le LPLED,
11:29ça veut dire que dans un schéma classique,
11:31on a un fonds de private equity qui est investi dans une entreprise
11:34et ensuite la sortie, ça peut être la vente à un autre fonds.
11:38Ou à un industriel.
11:39Ou à un industriel.
11:40Ou à une cotation en bourse.
11:41D'accord, ça c'est le schéma classique.
11:43Classique.
11:43Et le GPLED, c'est le gérant du fonds
11:46qui a envie de continuer l'histoire,
11:48mais différemment avec l'investissement qu'il a réalisé.
11:50C'est ça.
11:51Et donc la qualité de l'actif,
11:52elle est vraiment assez binaire.
11:54D'accord.
11:55Dans le sens où soit ça va être une pépite,
11:57donc un actif qui a encore un fort potentiel
11:59de création de valeur,
12:01et sur lequel le gérant va vouloir
12:04continuer à être intéressé.
12:06D'accord.
12:06Parce qu'il n'a pas envie de s'en séparer.
12:07Voilà, exactement.
12:08Mais simplement, il change de compte.
12:09Mais néanmoins, il doit rendre l'argent
12:10à ses investisseurs existants dans ce fonds.
12:12D'accord.
12:13Il va leur proposer de sortir
12:15et également leur proposer de continuer l'aventure
12:19en tant qu'investisseur dans ce fonds de continuation.
12:22Donc c'est vraiment au choix de chacun,
12:25on suit ou pas.
12:26Et puis après, vous avez des actifs un peu plus…
12:29dont la qualité est un peu plus discutable.
12:31D'accord.
12:32Et donc on précieuse de ne pas les sortir tout de suite, c'est ça ?
12:34Non, les gérants peuvent se passer les actifs entre eux,
12:37et donc c'est là où ça ne les empêche pas de faire du GPLED.
12:40En fait, c'est pour ça que je vous dis, il y a deux types de qualité…
12:42D'accord, il faut avoir en termes de GPLED.
12:45Et il y a des garde-fous, sur lesquels va certainement approfondir François,
12:49qui permettent justement de s'assurer quelque part que tous les marqueurs sont au vert
12:55pour avoir l'assurance raisonnable de la qualité de l'actif dans lequel on est en train de poursuivre l'investissement.
13:02François Aguerre, après ce point, donc définition, pour bien comprendre effectivement comment ça se passe,
13:08vous constatez, vous, aujourd'hui, chez France Invest,
13:10qu'il y a de plus en plus de GPLED par rapport à il y a quelques années
13:14et que c'est devenu une sortie de plus en plus conséquente
13:18par rapport à la cotation en bourse ou la vente à un industriel ?
13:22Oui, ce qu'il faut avoir en tête, c'est que le marché du GPLED,
13:26aujourd'hui, il y a à peu près dix ans, il a démarré aux alentours de 2015
13:30avec ampleur.
13:32Donc, ce n'était pas nouveau à l'époque,
13:34puisque ce qu'on appelle aujourd'hui GPLED,
13:36c'est les transactions qui ont existé depuis les années 90,
13:40mais la différence, c'est l'ampleur que cela a pris depuis une dizaine d'années.
13:46Le point que je ferai pour mettre en perspective,
13:49parce que je pense que c'est très important de bien comprendre,
13:52c'est lié d'abord et avant tout au développement
13:55et à la maturité du marché du private equity.
13:57L'industrie du secondaire, c'est une stratégie d'investissement
14:02qui est différente de la plupart des autres,
14:05en ce sens où notre activité consiste à fournir de la liquidité
14:11aux acteurs du marché du private equity.
14:14D'accord.
14:15Si on n'investit pas dans une société en particulier,
14:17et donc pendant longtemps, on a apporté cette liquidité aux investisseurs,
14:21donc les Alpes, et depuis dix ans,
14:23on apporte aussi cette liquidité aux autres acteurs,
14:26il n'y a que deux acteurs dans le marché,
14:27il y a les investisseurs et il y a les gérants.
14:30Donc on apporte aussi cette liquidité aux gérants.
14:32Pourquoi est-ce qu'on fait cela ?
14:34Parce qu'il y a 20 ans, un gérant, c'était quelqu'un qui levait un fonds,
14:38qui investissait ce fonds, et ensuite qui allait lever un autre fonds.
14:41Donc la mécanique dont vous parliez tout à l'heure,
14:43qui était j'achète une société, je la gère et je la vends,
14:46elle était simple.
14:47Aujourd'hui, il y a beaucoup de gérants qui ont 5, 10, 20 stratégies différentes,
14:53et qui donc se retrouvent à gérer pas seulement un fonds,
14:55mais à gérer en fait un portefeuille.
14:57Donc la réflexion de liquidité par rapport à un portefeuille,
15:01il y avait beaucoup de stratégies et beaucoup d'actifs différents.
15:04Elle-même, elle devient plus sophistiquée,
15:06elle devient plus mature,
15:09d'où la coïncidence avec cette émergence des GPLED.
15:13Mais alors, une question peut-être pour vous d'abord.
15:14Juste une dernière info,
15:17une dernière info peut-être de données,
15:19c'est qu'aujourd'hui le GPLED,
15:20ça représente un peu moins de la moitié du marché dans le monde entier,
15:23du secondaire par an.
15:25D'accord, un peu moins de la moitié,
15:26ah oui, donc ça a pris quand même…
15:27À peu près 45%, oui.
15:2845%, donc ça a pris une ampleur quand même assez conséquente,
15:31et c'est à ne pas ignorer quand on est,
15:33par exemple, conseiller en gestion de patrimoine.
15:36Même question pour tous les deux,
15:37mais on va commencer avec vous, François Aguère.
15:39Quand on est conseiller en gestion de patrimoine,
15:40qu'on voit l'essor du private equity depuis plusieurs années,
15:43et qu'on doit accompagner des investisseurs particuliers sur ce secteur,
15:46et qu'on voit effectivement que le GPLED est une sortie
15:49qui prend de l'ampleur et qui peut du coup rassurer sur le dynamisme,
15:53mais il y a aussi des limites effectivement à avoir en tête.
15:56Comment est-ce qu'on fait pour faire une sélection ?
15:58Quelles sont les questions à se poser ?
16:00Comment est-ce qu'on accompagne les investisseurs ?
16:02Oui, donc, cette transaction-là, comme l'indiquait Estelle,
16:09sont des transactions où il y a une sensibilité supérieure,
16:13puisque effectivement, quand un investisseur passe un actif d'un véhicule
16:17à un autre véhicule, et à chaque fois géré par ce même acteur,
16:23il peut y avoir des sujets qui sont des sujets de conflits d'intérêts,
16:27donc il faut être sensible à ça.
16:30Une nouvelle fois, ce n'est pas forcément nouveau,
16:33des gérants qui vendaient d'un fonds à un autre fonds,
16:36ça existe depuis longtemps,
16:38mais donc il faut avoir en tête que c'est le cas.
16:41L'industrie du private equity,
16:43elle repose sur la confiance entre le LP et le GP,
16:48puisqu'on donne du capital à gérer à un gérant
16:50qui n'a pas encore investi dans un portefeuille,
16:54et donc la raison pour laquelle je dis ça,
16:56c'est que même si ces transactions sont un petit peu différentes,
17:00c'est la même philosophie qui doit s'appliquer,
17:04donc l'intérêt de ces transactions, le plus souvent,
17:07c'est que ce sont des transactions qui sont les meilleurs actifs
17:14dans lesquelles les gérants ont investi.
17:16Donc par rapport à ces clients,
17:18quand on est un CGP,
17:19ça donne forcément envie d'essayer d'avoir accès à ces meilleurs actifs.
17:23Estelle, de là, même question,
17:25quelles sont les limites à avoir en tête
17:27quand on est un conseiller en gestion de patrimoine ?
17:29Comment est-ce qu'on fait pour sélectionner, effectivement,
17:31cette très belle histoire que le gérant a envie de continuer,
17:33et puis cette histoire moins belle
17:35que le gérant a peut-être envie de cacher pour le moment,
17:37avant peut-être d'espérer que ça devienne une belle histoire ?
17:39Oui, justement, c'est ce que je disais,
17:41ça peut être soit des actifs fatigués,
17:43soit des actifs, à contrario, de très très bonne qualité.
17:46Donc les points de vigilance,
17:47ça va être la valorisation à laquelle va être faite la transaction,
17:50et surtout pas tout seul,
17:52pour avoir quelqu'un qui vient justement challenger cette valorisation.
17:55D'accord.
17:55Donc effectivement, c'est un métier qui est basé sur la confiance,
17:57donc on peut imaginer déjà que s'il y a un tiers,
18:00ça donne d'autant plus confiance à la valorisation,
18:04et puis des sujets de gouvernance et d'alignement,
18:06justement, entre toutes les parties prenantes autour de la table,
18:10y compris les investisseurs.
18:13Après, pour donner quelques chiffres,
18:15le marché du secondaire en 2024,
18:17c'était 162 milliards.
18:20En France ?
18:20Dans le monde.
18:22Dans le monde, oui.
18:22En Europe, pardon,
18:25sur le JPLET spécifiquement, 75 milliards,
18:28et plus 173% entre 2019 et 2024.
18:33Donc c'est vraiment devenu une stratégie à part entière
18:38chez les gérants, comme le disait François,
18:40notamment du fait de la maturité du primaire.
18:44Parce que sans le primaire, naturellement,
18:45il n'y a pas de secondaire.
18:46Donc c'est quelque chose qui s'est très, très professionnalisé.
18:49Effectivement, les sessions à des industriels
18:51étant devenues plus compliquées,
18:53les introductions en bourse,
18:55pas forcément toujours plébiscitées par les entrepreneurs.
18:59C'est une voie qui est de plus en plus poursuivie.
19:03Donc après, il faut juste être vigilant
19:04à ce que soit fait pour de bonnes raisons
19:06et pas pour de mauvaises raisons.
19:07Et est-ce qu'on est souvent dans le schéma
19:09que vous décrivez tout à l'heure
19:10où le JPLET se fait finalement avec les mêmes investisseurs
19:12que lorsqu'il y a eu le premier tour ?
19:15Souvent justement du fait qu'il y a déjà
19:16cette connaissance de l'actif.
19:18Et ça, c'est aussi un gros avantage.
19:20C'est d'avoir la connaissance de l'histoire d'avant.
19:22En quelque part, le JPLET, c'est une seconde vie
19:24qui est donnée à un même investissement.
19:28Donc quand on a confiance en l'équipe de gestion
19:32qui nous a fait vivre cette première partie de l'aventure,
19:34on est souvent enclin à remobiliser
19:37une partie de son retour sur l'investissement
19:41dans ce fonds de continuation.
19:43Mais ça, ça veut dire qu'il faut suivre et connaître les gérants.
19:47Et vous l'avez dit, c'est une relation de confiance.
19:48De donner de la transparence, de l'information dans la durée
19:51pendant la première partie de la vie d'investissement.
19:54Mais ça, évidemment, c'est...
19:55Ce qui n'est pas toujours évident quand on est conseiller
19:57en gestion de patrimoine, parce qu'on fait pas mal de choses à côté.
20:00Et pour autant, il faut être capable,
20:01quand on va proposer du private equity à ses clients,
20:03de suivre et de connaître les gérants.
20:05Et c'est le rôle que Private Corner joue depuis 5 ans désormais
20:10auprès des conseils en gestion de patrimoine,
20:13des familier-office, des banques privées.
20:15C'est d'aller sélectionner ces gérants
20:16qui ont démontré leur capacité sur différentes stratégies
20:20qui vont s'intégrer en complémentarité
20:22dans la construction d'un portefeuille.
20:24Et de leur donner justement de l'information,
20:27de la transparence, des outils pédagogiques
20:28pour vraiment s'approprier cette classe d'actifs
20:31et accompagner les clients privés
20:33de manière la plus éclairée qu'ils soient
20:36pour vraiment faire de cette classe d'actifs
20:38une classe d'actifs à part entière
20:39dans la construction d'un patrimoine global
20:41sur les actions, les obligations.
20:44L'idée, c'est pas du tout d'opposer côté et non côté,
20:47c'est vraiment d'en faire une approche globale
20:49dans la gestion de son patrimoine
20:51et d'aller investir justement dans les bonnes stratégies
20:53en fonction des cycles.
20:55François Acker, une dernière question avec vous.
20:57si vous nous entendez toujours,
21:00est-ce qu'il faut s'attendre à ce que cet essor continue
21:05dans les prochaines années ?
21:06Alors, je ne sais pas si vous nous entendez, François Acker ?
21:09Alors, j'ai peur que la connexion ait été interrompue.
21:12Est-ce que le son est là ?
21:13Ah, c'est bon.
21:13Alors, est-ce que vous m'entendez, François Acker ?
21:16Oui, oui, tout à fait.
21:17Est-ce qu'il faut s'attendre à ce que cet essor continue
21:19dans les prochaines années ?
21:20Et est-ce que les CGP ou ceux qui souhaitent investir
21:23doivent se former à ce type de sortie aujourd'hui
21:26parce que ça devient de plus en plus conséquent ?
21:27Alors, sans aucun doute, l'effort va continuer.
21:33Maintenant, il faut mettre les choses en perspective
21:34par rapport aux produits qu'ils souhaitent proposer à leurs clients.
21:38Dans le monde aujourd'hui, il y a plus de 10 000 sociétés de gestion.
21:42Donc, 10 000 sociétés de gestion, ça veut dire que
21:44si chacun gère en moyenne trois fonds,
21:47il y a 30 000 fonds de private equity ou de marché privé.
21:51à aujourd'hui, après 10 ans, on est encore dans des nombres
21:56qui sont des nombres de moins de 1 000 GPLED qui ont été réalisés.
22:02Donc, 1 000 GPLED, c'est des sociétés particulières, 30 000 fonds.
22:06S'il y a 10 sociétés par fond, ça fait 300 000 sociétés.
22:09Donc, on est dans des proportions qui sont des proportions extrêmement faibles
22:12par rapport à l'ensemble du marché.
22:15Juste pour mettre un perspective quand même.
22:16Eh bien, on finira là-dessus.
22:18Merci à tous les deux.
22:19Merci François Aguerre, vice-présidente France Invest
22:21et senior partner chez Colère Capital.
22:23Merci également Estelle Dola, présidente et co-fondatrice de Private Corner.
22:26Et quant à nous, on se retrouve tout de suite dans l'œil de l'expert.
22:33Et nous enchaînons à présent avec l'œil de l'expert
22:35où nous allons faire un focus sur les groupements forestiers d'investissement.
22:39Comment et pourquoi y investir ?
22:41Nous posons la question à Jean-Marie Souclier.
22:43Bonjour Jean-Marie Souclier.
22:44Bonjour Nicolas.
22:44Vous êtes président de Sogenial,
22:46Sogenial qui propose notamment Coeur Forest,
22:48qui propose d'investir dans des forêts françaises.
22:52Alors, on en a déjà parlé sur ce plateau
22:54des groupements forestiers d'investissement,
22:55mais qu'est-ce qui fait la spécificité en cette rentrée
22:57de ce groupement forestier d'investissement
22:59et d'un groupement forestier de manière générale ?
23:02Alors, la spécificité qu'on va avoir,
23:03c'est d'abord le ticket d'entrée,
23:05parce que nous, on vient du monde de la SCPI,
23:07où on pense que l'investissement immobilier
23:08doit être offert le plus largement possible.
23:11Déjà, on a un ticket d'entrée qui est assez faible
23:12puisqu'il est à 1 000 euros.
23:14Donc, à partir de 1 000 euros,
23:15on peut se constituer un patrimoine en forêt
23:16et se diversifier dans ce domaine-là
23:18et donner du sens à son investissement.
23:20Et puis, la deuxième raison, c'est le sens,
23:21c'est qu'en fait, nous, on va essayer d'aller chercher
23:23les meilleures négociations dans les forêts,
23:26de limiter notre collecte pour justement
23:27avoir un peu de temps pour investir
23:29et pas avoir d'obligations dans ce domaine-là.
23:31Et puis, ça va être dans notre gestion aussi,
23:33puisque dans notre gestion, on va chercher
23:34ce qu'on appelle, nous, une canopée continue,
23:36un couvert continu,
23:37donc d'avoir toujours des arbres,
23:38donc pas de coupe rase.
23:39La coupe rase, ça va détruire la biodiversité,
23:41ça va détruire tous les systèmes,
23:43tous les services écosystémiques rendus par la forêt.
23:45La coupe rase qui est un des moyens de rentabiliser
23:47certains groupements forestiers,
23:48mais qui n'est pas la stratégie, du coup,
23:50si je comprends bien, de Cœur Forest.
23:51C'est un moyen de rentabiliser à certains moments,
23:53puisque finalement, oui, on va couper tout
23:55à un seul moment, on envoie des équipes,
23:57elles font tout, et puis elles n'ont pas à revenir.
23:59Le problème, c'est que quand vous faites ça,
24:00vous envoyez des machines de plusieurs dizaines de tonnes
24:02qui vont tout raser, tout couper, tout écraser,
24:05qui vont enlever toute la biodiversité,
24:07donc tous les services écosystémiques rendus par la forêt.
24:10Et c'est un des grands rapports de la forêt,
24:11ces services écosystémiques, justement.
24:13Donc, pas de coupe rase chez Cœur Forest.
24:16On évoque aussi souvent le rôle de la forêt
24:18comme puits de carbone.
24:19Ça, c'est aussi quelque chose qu'il faut intégrer
24:23dans une stratégie de gestion de patrimoine ?
24:25Alors, la forêt, c'est naturellement un puits de carbone,
24:27puisque l'arbre va naturellement séquestrer du carbone.
24:30Donc, notre travail à nous, finalement,
24:32c'est d'optimiser cette séquestration carbone
24:33et après, d'essayer de la monétiser.
24:35Alors, on l'optimise comment ?
24:37On l'optimise déjà avec une variété d'essence.
24:40D'accord.
24:40On essaie le moins possible d'être en mono-essence.
24:42Alors, on a les Landes qui sont très connues pour avoir des pains.
24:45Mais, par exemple, nous, on réintroduit des chaînes,
24:47on réintroduit d'autres essences qui existaient à l'origine
24:49et qui ont été supprimées.
24:51Et, en fait, ça, ça va déjà permettre d'optimiser
24:52la séquestration carbone.
24:53Cette séquestration carbone, on va essayer de la monétiser,
24:56puisque, finalement, on a les labels bas carbone,
24:59aujourd'hui, qui nous permettent de monétiser ces éléments.
25:01Ça commence à arriver dans les GFI,
25:03puisqu'à la base, c'était un placement purement immobilier,
25:06forestier.
25:07Et donc, on est en voie de nous de développer ces éléments dans nos fonds.
25:10Et donc, comment on les monétise, ces éléments ?
25:11C'est-à-dire qu'on vend des quotas carbone, quelque part ?
25:14Alors, on les monétise de deux façons.
25:16On va dire qu'on a une façon peu monétaire de les monétiser,
25:19si je peux me permettre.
25:19C'est d'abord, finalement, nos porteurs de part,
25:22qui sont sensibles, finalement, à toutes les actions qu'on mène.
25:25Et ça, ça va être tout le travail qu'on va mener
25:27sur les services écosystémiques rendus par la forêt,
25:29puisqu'en plus du carbone, dont on peut, en effet,
25:31vendre des certificats, donc créer des certificats
25:34et des vendes avec le label bas carbone,
25:36nous, on va aussi travailler sur tous les autres services écosystémiques
25:38de la forêt qui ne sont pas monétisables aujourd'hui.
25:41Mais on se dit qu'un jour, ils le seront peut-être,
25:42parce que la forêt rend de grands services.
25:44Elle conduit à la stabilité des sols.
25:46Elle conduit au règlement climatique,
25:47puisqu'en fait, on sait très bien, quand on a des arbres,
25:49on a plus de fraîcheur.
25:50Elle contribue à la biodiversité,
25:52elle contribue à la filtration de l'eau.
25:54Tous ces services sont rendus gratuitement aujourd'hui par la forêt.
25:57C'est assez peu valorisé aujourd'hui dans le prix d'une forêt.
26:01On espère, nous, que dans quelques années,
26:02ce sera beaucoup plus valorisé dans l'intérêt des Français
26:04et des porteurs de part de nos fonds.
26:06Il y a un terme que vous n'avez pas du tout employé,
26:07Jean-Marie Soutelier, alors que c'est souvent quand même un argument
26:09quand on parle de groupement forestier d'investissement.
26:11C'est le terme fiscalité.
26:12Ce n'est plus le premier prisme d'investissement
26:15dans un groupement forestier d'investissement ?
26:16Alors, je pense que c'est un prisme qui reste très important,
26:18puisque finalement, vous avez une exonération d'impôts
26:20de 18% à l'entrée,
26:22avec toutes les règles qui s'appliquent,
26:23qu'il faut regarder de façon précise
26:24pour être sûr qu'elles vous soient applicables.
26:26Et puis, vous avez un abattement
26:27sur les droits de mutation,
26:29non-droits de succession ou droits de donation
26:30de 75% en fonction,
26:33qui est capé par le taux d'investissement
26:34d'un GFI en forêt.
26:35Bien sûr.
26:36Voilà, donc ça, c'est des éléments qui restent importants.
26:38Et évidemment, l'exonération d'ici,
26:39qui va intéresser beaucoup de gros patrimoines.
26:42C'est des éléments importants,
26:45à la forêt, par le sens.
26:46C'est-à-dire que finalement, l'avantage fiscal,
26:47c'est un peu la carotte qui arrive,
26:49la carotte fiscale, comme on dit souvent,
26:50qui arrive à la fin.
26:51Je pense qu'aujourd'hui, les gens viennent sur la forêt
26:53parce qu'ils ont un vrai intérêt à protéger la forêt.
26:55La meilleure façon de protéger la forêt,
26:57c'est d'en être propriétaire.
26:58Et la façon la plus simple d'en être propriétaire,
27:00c'est de rentrer dans un GFI comme Cœur Forest.
27:03Merci beaucoup, Jean-Marie Souclier,
27:04de nous avoir accompagnés dans cette dernière partie
27:06de Smart Patrimoine, l'œil de l'expert.
27:07Je rappelle que vous êtes président de ce Génial.
27:09Merci beaucoup.
27:15Sous-titrage Société Radio-Canada
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