- il y a 4 mois
Ce jeudi 11 septembre, Xavier Chapard, stratégiste chez LBP AM, et Vincent Juvyns, responsable de la stratégie d'investissement de ING, ont échangé sur les thèmes des taux de la Fed et de la BCE, de la dette française, et de la hausse du CAC40, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00Face à face avec Vincent Juvin, ce qui est avec nous à distance, responsable de la stratégie d'investissement de ING et en plateau, Xavier Chapard, stratégie chez LBPAM.
00:09Bonjour Xavier Chapard, merci d'être avec nous. Dans un instant, on sera avec Aude Kersulek qui nous attend depuis Francfort au siège de la BCE où Christine Lagarde prendra la parole cet après-midi.
00:18Ça sera bien sûr l'événement du jour sur les marchés avec bien sûr le chiffre d'inflation qui sera publié cet après-midi aux Etats-Unis à 14h30.
00:26Commençons d'ailleurs justement sur la situation aux Etats-Unis. Comment vous la regardez Xavier Chapard ?
00:32Hier on a eu des chiffres d'inflation, c'était des prix à la production, avant-hier c'était des chiffres d'emploi.
00:38Bon là le marché action en tout cas est sur un petit nuage, la situation se détériore aux Etats-Unis mais bad news is good news, tout va bien, la fête va baisser ses taux.
00:45C'est un petit peu la petite musique sur les marchés action depuis quelques jours.
00:49Tout à fait, en fait depuis le milieu du mois d'août, on a des chiffres d'emploi qui sont moins bons et qui poussent à penser que la fête va reprendre ses baisses de taux à partir de septembre,
00:58ce qui est quasiment certain, voire même les baisser un peu plus vite que ce qu'on pensait avant.
01:03Et donc ça soutient le marché action qui en plus bénéficie du rebond de l'appétit pour la tech, on l'a vu hier.
01:10Donc voilà, on est un petit peu sur un nuage sur le marché boursier américain.
01:16À court terme ça devrait continuer parce que l'économie tient.
01:20C'est ça le problème qu'on a en ce moment, c'est qu'on a des données d'emploi qui montrent un très fort ralentissement de l'emploi,
01:25mais en même temps les données de conjoncture, de confiance et tout ça remontent un petit peu et suggèrent qu'on a plutôt une croissance qui tient au troisième trimestre.
01:34Donc si la croissance tient à court terme et que la fête baisse les taux, évidemment c'est bon pour les actions à court terme.
01:41On va voir avec les chiffres d'inflation cet après-midi s'il n'y a pas une limite à ce que peut faire la fête à cause des pressions inflationnistes.
01:47Oui, l'inflation qui est toujours collante aux États-Unis.
01:50Vincent Juvins, bon les statistiques parlent, mais il y a une parole qui est pour l'instant rare, c'est la parole des entreprises,
01:56parce que c'est bien beau tout ce scénario autour des baisses de taux, mais à la fin il faut que la croissance des profits soit là,
02:01il faut que le consommateur américain soit toujours là, or s'il perd son emploi, forcément il consomme moins.
02:07Oui, néanmoins tout est assez lié, on note une résilience en effet de la croissance aux États-Unis,
02:13et elle est le fait des investissements des entreprises, ces investissements soutiennent les bénéfices des entreprises.
02:21On a encore vu de très très beaux résultats des entreprises technologiques ces derniers jours,
02:25et ceux-ci sont drivés par les investissements colossaux qui sont réalisés en data center aux États-Unis,
02:31et dans tout ce qui est de la filière intelligence artificielle.
02:34A tel point qu'aujourd'hui aux États-Unis, on construit presque autant de data center,
02:39on a investi presque autant en data center qu'en immobilier de bureau,
02:42ce qui montre que finalement ce qui drive la croissance aux États-Unis,
02:46ce n'est plus tellement cette année en tout cas l'emploi ou la consommation,
02:49mais davantage les investissements des entreprises.
02:52On estime d'ailleurs qu'en 2025, le capex des grandes entreprises de la tech
02:57pourrait en tout cas être responsable d'à peu près la moitié de la croissance américaine.
03:01Donc, les entreprises, elles s'expriment, j'ai envie de dire,
03:04et elles s'expriment surtout aujourd'hui par les investissements colossaux
03:07qu'elles réalisent dans la filière intelligence artificielle,
03:11et les résultats de cette semaine nous confirment en tout cas
03:13que les CEOs de ces entreprises n'entrevoient à ce stade
03:18pas de fin à ce cycle d'investissement.
03:21Ça, bien sûr, c'est le cas américain, puisque nous, en Europe,
03:23on a beaucoup moins de valeurs technologiques, d'entreprises technologiques,
03:26qu'elles soient cotées ou non,
03:27et bien sûr, cette tendance est beaucoup moins forte
03:29par rapport à l'investissement dans l'intelligence artificielle.
03:34Dans un instant, on sera avec Haute-Carsulek,
03:35mais pour finir sur ces problématiques monétaires,
03:38elle, la Fed, elle a déjà très largement baissé ses taux
03:41ces derniers mois, Xavier Chapard,
03:44au point même qu'on a eu 200 points de base de baisse de taux
03:47en l'espace d'un an, si on regarde juin 2024, juin 2025.
03:51On a eu, en fait, 100 points de base de baisse de taux fin 2024,
03:55et là, depuis le début de l'année, elle était en pause,
03:58en disant, on va attendre de voir l'impact des tarifs
04:00et de toutes les mesures de Trump,
04:05et donc là, elle va reprendre les baisses de taux.
04:08En fait, on a un taux qui est encore à 4,3%,
04:11un taux directeur,
04:12elle devrait le ramener assez rapidement à 3,5%,
04:15c'est-à-dire un niveau qui est moins restrictif,
04:17mais qui est quand même encore assez élevé, en fait.
04:21Et la question, le marché commence à pricer,
04:23que la Fed peut même baisser en dessous.
04:25Je parlais de la BCE.
04:26Vous étiez sur la BCE, pardon.
04:27La BCE, oui, elle a normalisé ses taux à 2%,
04:30et pour l'instant, elle va dire,
04:32je suis à l'aise d'attendre maintenant que les taux
04:34sont à un niveau normal.
04:37Moi, je pense qu'elle peut encore baisser les taux
04:39une fois d'ici à la fin de l'année,
04:40mais elle ne va pas l'annoncer tout de suite.
04:42Donc, aujourd'hui, on risque de ne pas avoir
04:44beaucoup d'informations supplémentaires.
04:46Est-ce que c'est un point de vue que vous partagez,
04:47Odker Sulek, vous êtes avec nous depuis Francfort,
04:49quels sont les signaux, puis surtout les questions
04:52que vous allez poser à la présidente de la BCE
04:54cet après-midi ?
04:58Oui, effectivement, la BCE, elle risque de dire
05:00qu'elle est encore dans une position confortable,
05:02à la bonne place, avait dit Christine Lagarde,
05:04confortable sur les taux, sur les données macroéconomiques,
05:08parce que l'inflation est revenue à l'objectif,
05:10globalement, en zone euro à 2%.
05:12La croissance, elle est positive,
05:15même si elle est quand même très morose.
05:17Alors, confortable sur les taux longs,
05:18là, ce sera intéressant de l'interroger,
05:20parce que oui, ils sont repartis à la hausse,
05:23mais notamment sous l'impulsion américaine,
05:25à cause du taux dix ans américain
05:27qui s'est lui aussi envolé,
05:28et puis aussi la prime de risque par pays,
05:30elle a augmenté, notamment dans le cas de la France,
05:33mais là, la BCE dira que c'est du ressort des États,
05:36et que c'est à la politique française
05:37de redresser les finances publiques françaises.
05:41Donc, on n'attend pas de message de soutien spécifique de la BCE,
05:46qui devrait continuer sur son satisfait site,
05:48finalement, d'avoir géré les crises passées,
05:51l'inflation passée,
05:53et ne pas donner de signaux sur ce qu'elle va faire dans les mois à venir.
05:57D'ailleurs, les économistes, maintenant,
05:58ils sont quand même beaucoup à estimer
05:59qu'il n'y aura pas forcément de baisse de taux,
06:01et que même, certains estiment que le prochain mouvement
06:04pourrait être une hausse.
06:05Alors, une question peut-être à poser cet après-midi
06:07sur le rythme de réduction du bilan,
06:11parce qu'on sait que ça va très vite pour la BCE,
06:12bien plus vite que du côté des États-Unis,
06:15que ça pèse sur les liquidités en Europe
06:17et que ça pèse sur la demande intérieure.
06:19Donc, à regarder le bilan.
06:213,46 ce matin pour le 10 ans français.
06:23Comment vous regardez ces taux, Vincent Juvinz,
06:26depuis la Belgique où vous êtes installé ?
06:28Parce que c'est vrai que c'est également le sujet.
06:30Alors, il y a deux sujets.
06:31Les anticipations de baisse de taux aux États-Unis
06:33et puis, bien sûr, le sujet budgétaire
06:35qui est présent en France, bien sûr, Vincent Juvinz.
06:38Mais pas uniquement.
06:38Quand on regarde les différents pays en Europe,
06:40c'est une question qui est récurrente.
06:43Oui, en effet.
06:44Depuis Bruxelles, on regarde l'évolution de ces taux
06:47avec, évidemment, beaucoup d'attention
06:48pour différentes raisons.
06:49Tout d'abord, signalons que, finalement,
06:51la Belgique est quasi aussi endettée que la France
06:54et qu'on a vu, évidemment, que c'est l'un des rares pays
06:56où le spread, en tout cas par rapport à l'Allemagne,
06:58a suivi le mouvement qu'on a pu observer en France.
07:01Donc, déjà, pour cette simple raison, évidemment,
07:03c'est important de suivre ce qui se passe
07:05en termes d'évolution des taux dans l'Hexagone.
07:08Par ailleurs, Bruxelles, siège de la Commission européenne,
07:11qui veille, évidemment, à ce que les États membres,
07:13France et Belgique, respectent, évidemment,
07:15leurs engagements budgétaires,
07:16c'est-à-dire, finalement, de réduire le déficit
07:18à 3% dans un horizon relativement proche.
07:22Donc, prudents, je pense qu'aujourd'hui,
07:24ça reste, évidemment, une semaine de tous les dangers,
07:28dans la mesure où on a, évidemment, demain,
07:30Fitch qui devra s'exprimer,
07:32notamment sur la notation française.
07:34Alors, on sait, évidemment, que la situation s'est détériorée
07:37depuis la dernière review de l'Agence de notation.
07:40En Belgique, on a cette même épée de Damoclès,
07:42puisque là, mi-octobre, on aura également
07:44une révision de notre éthique.
07:45Je pense qu'il est absolument primordial, évidemment,
07:48en Europe, qu'on continue, évidemment,
07:50à maintenir les équilibres budgétaires
07:53tant que faire se peut,
07:54et que tant en France qu'en Belgique,
07:55évidemment, on continue, évidemment,
07:57à essayer, évidemment, de réduire
07:59le train de vie des États
08:01pour essayer d'arriver le plus rapidement possible,
08:04non pas à l'équilibre,
08:06mais à un déficit budgétaire de 3% du PIB,
08:09tel qu'il est prévu par le pacte de stabilité de croissance.
08:11Et des écarts de taux qui sont toujours très minces.
08:14Ce matin, entre la France et l'Italie,
08:16nous sommes à moins de 3 points de base,
08:18Xavier Chapard.
08:19Bon, il n'y a pas de panique sur le 10 ans français.
08:21Néanmoins, la prime de risque se renforce.
08:23La prime de risque se renforce,
08:25et a priori, elle va rester,
08:26parce qu'on ne voit pas à court terme.
08:28Il y a deux choses importantes pour les marchés.
08:30Il y a la trajectoire budgétaire
08:32et l'engagement sur la trajectoire budgétaire,
08:34et il y a le risque politique.
08:35Et en France, à court terme,
08:36on a du mal à avoir une vraie amélioration
08:39sur ces deux drivers.
08:41Donc, on pense que la prime va rester.
08:43Après, on est à 80 points de base
08:45au-dessus de l'Albaï,
08:46ça semble raisonnable.
08:47On pourrait même, une fois que
08:49toutes les risques de court terme sont passées,
08:51avoir un léger reflux.
08:53Par contre, ce qu'on voit,
08:54vous avez raison,
08:55c'est par rapport à d'autres pays
08:56comme l'Italie,
08:57où il y a une vraie trajectoire
08:59d'amélioration des fondamentaux en Italie.
09:01Et donc, ça serait normal
09:02de voir le spread italien
09:03passer égal, voire en dessous,
09:06du spread français,
09:08vu l'amélioration des fondamentaux.
09:09On l'a déjà vu avec l'Espagne,
09:11qui est en dessous,
09:12ou le Portugal,
09:13qui emprunte moins cher que la France.
09:16Et c'est déjà le cas,
09:16notamment sur le 5 ans italien,
09:18qui, ces dernières semaines,
09:19s'inversait avec le 5 ans français.
09:24Est-ce qu'en termes d'allocations,
09:25c'est une opportunité,
09:26aujourd'hui, du 3,5 %
09:28Vincent Juvin
09:29sur du 10 ans français ?
09:31On a vu, notamment,
09:31des acteurs japonais se dire,
09:33bon, finalement,
09:34c'est une opportunité,
09:363,5 % en euros,
09:37la France ne va pas faire faillite.
09:38Bon, après, bien sûr,
09:39il y a des plus ou moins
09:40valuables d'attente,
09:41mais en termes de coupons,
09:42c'est confortable.
09:44Oui, tout à fait.
09:45Alors, dans une dynamique
09:45qu'on va le qualifier
09:47de « buy and hold »,
09:47je pense que ça a du sens.
09:49En effet, la France,
09:50c'est la France,
09:51comme le disait Jean-Claude Juncker
09:52à l'époque,
09:53on ne peut pas imaginer
09:54que celle-ci fasse défaut
09:55sur sa dette publique,
09:57et je ne l'imagine pas
09:58à l'instant.
09:58Donc, je pense qu'en effet,
10:00on peut être relativement confiant
10:01pour le futur.
10:03Néanmoins,
10:03pour les investisseurs
10:04en fonds d'investissement ouverts,
10:06il faut quand même être conscient
10:07que l'impact marché,
10:08évidemment,
10:09des tensions
10:10qu'on pourrait encore avoir
10:11dans les prochains jours
10:11pourraient donner lieu
10:12à des performances négatives.
10:13Je reste persuadé
10:14que les taux qui sont,
10:17certes, peut-être attractifs
10:18par rapport à d'autres niveaux de taux
10:20dans d'autres classes d'actifs
10:21ou dans les segments mieux notés
10:23pourraient quand même remonter.
10:24Notre conviction chez l'ING
10:26est que les taux longs en Europe
10:28devraient continuer à monter
10:29du fait de ces craintes
10:32par rapport à la soutenabilité
10:33des finances publiques,
10:34mais du fait également
10:34que la BCE,
10:36dont on parlera cet après-midi,
10:37se désengage également
10:38des marchés obligataires.
10:39À cela s'ajoute
10:40le fait qu'on a une réforme
10:42aux Pays-Bas
10:43de l'industrie
10:44des fonds de pension
10:45qui fait que ces derniers
10:46qui étaient des pourvoyeurs
10:47de capitaux à long terme
10:48pour pas mal d'hectats européens
10:50vont moins le faire
10:51dans les mois et les années
10:52qui viennent.
10:54Qu'on peut se réjouir
10:54qu'à court terme
10:55les investisseurs japonais
10:56soient répondent toujours présents
10:57mais prudence également
10:59puisque évidemment,
11:00on le sait,
11:00l'inflation est élevée au Japon,
11:02la banque centrale devrait également
11:04continuer à normaliser
11:05sa politique monétaire
11:06et donc on peut imaginer
11:08que les investisseurs
11:09institutionnels japonais
11:10aient finalement
11:10presque autant d'opportunités
11:12à la maison au Japon
11:14qu'à l'étranger,
11:15ils ne doivent pas
11:15prendre le risque
11:16évidemment de prendre
11:16une exposition à l'étranger.
11:18Donc attention,
11:20oui,
11:20ça peut sembler attractif
11:21mais ça ne doit pas,
11:22évidemment,
11:23la France ne peut pas
11:24faire l'économie
11:25de réformes budgétaires
11:27pour assurer la soutenabilité
11:29de ses finances publiques
11:30dans le temps
11:30et s'assurer en tout cas
11:31du soutien des investisseurs
11:33dans le futur également.
11:34Que faites-vous
11:35en termes d'allocations
11:36aujourd'hui,
11:37Vincent Juvins
11:38chez ING ?
11:39Est-ce que vous continuez
11:40d'accompagner les records
11:42du côté de Wall Street
11:43ou à l'inverse,
11:44vous voyez,
11:44des opportunités en Europe
11:46mais aussi sur les émergents,
11:47d'en parler il y a quelques minutes
11:48des émergents ?
11:50Alors oui,
11:50clairement,
11:51dans notre stratégie d'investissement,
11:52on est neutre
11:53sur les marchés d'action
11:54mais avec une préférence
11:55marquée pour le secteur technologique
11:57à la fois aux Etats-Unis
11:58et dans les émergents.
11:59Ce qui nous permet
12:00d'équilibrer un petit peu
12:01la valorisation moyenne
12:02de notre exposition
12:03au secteur technologique.
12:04C'est vraiment une stratégie
12:05qui a vraiment bien fonctionné.
12:07En Europe,
12:07notre intérêt va particulièrement
12:08au niveau du secteur financier.
12:10On a aujourd'hui
12:11une courbe des taux
12:12qui est relativement pentue
12:14et on a une bonne demande
12:15de crédit
12:16de la part des particuliers
12:17et des entreprises.
12:18Ça soutient la rentabilité
12:19du secteur financier
12:20en particulier.
12:21Et puis,
12:21on est dans un contexte
12:23où on devrait avoir
12:23une fête
12:24qui va baisser les taux
12:25la semaine prochaine,
12:26qui devrait le faire
12:27encore davantage
12:28au mois de décembre.
12:29Ceci exerce évidemment
12:30une pression baissière
12:31sur le dollar.
12:32On sait évidemment
12:33que c'est une clé
12:33qui est toujours évidemment
12:34un élément favorable
12:35pour une surperformance
12:37des émergents
12:38qui est également
12:38un marché
12:39qu'on surpondère aujourd'hui
12:40essentiellement
12:41dans sa dimension croissance.
12:43Je pense notamment
12:44aux technologies chinoises
12:45qui sont de notre point de vue
12:46particulièrement attractifs.
12:48Alors sur les marchés obligataires,
12:49vous l'aurez compris,
12:50on est prudent
12:50en termes d'exposition
12:51au taux d'intérêt.
12:52On préfère parier
12:53sur les entreprises
12:54qui aujourd'hui affichent
12:55de meilleurs fondements
12:56que l'on d'a.
12:57Courte est au bienvenu
12:59dans le contexte actuel.
13:00Du côté de LBPM,
13:01comment ça se passe,
13:02Xavier Chapard ?
13:03Alors on reste
13:04très très diversifié
13:05vu que les incertitudes
13:07et que le marché
13:07est un peu optimiste
13:08surtout.
13:09On reste exposé
13:10aux Etats-Unis
13:11à cause de la tech
13:13et à cause
13:14de la dynamique
13:15de court terme
13:16qui est encore favorable,
13:17même si les actions
13:18sont très très chères.
13:19donc on fait attention
13:21à tous les signes,
13:22notamment si l'inflation
13:24accélère un peu plus
13:25sur des prêts à sortir,
13:26mais pour l'instant
13:27on reste investi.
13:28Sur l'Europe,
13:29on n'est plus confiant
13:30sur le moyen terme
13:31avec notamment
13:32les plans de relance
13:32allemands
13:33qui devraient vraiment
13:34soutenir la croissance
13:36à partir de la fin de l'année
13:37et l'année prochaine.
13:39Donc plutôt les cycliques
13:39en Europe ?
13:40Oui, tout à fait
13:41et les small caps
13:43qui sont un peu moins exposés
13:44aux droits de douane
13:45et qui sont encore
13:47très très décotés.
13:48Alors vous me direz
13:49ça fait longtemps
13:49qu'on espère
13:51une reprise des small caps
13:52européennes
13:52mais ça commence
13:53à marcher
13:55et entre la relance
13:56en Allemagne
13:57et l'amélioration
13:58du sud de l'Europe
13:59comme je disais
14:00sur les fondamentaux
14:00italiens et espagnols
14:01il y a un potentiel.
14:03Par contre on réduit
14:04notre exposition
14:04sur les émergents
14:06qui ont très bien
14:07performé cet été
14:08et donc on trouve
14:08qu'ils commencent
14:09à être un peu chers.
14:10En effet nous en parlions
14:11tout à l'heure
14:12avec Michel Audban
14:12très bonne interview
14:13d'ailleurs si ça vous intéresse
14:14vous pouvez la retrouver
14:14sur notre site internet
14:16avec le MSCI émergent
14:18qui fait plus 18%
14:19depuis le début de l'année
14:21en dollars bien sûr
14:21puisque si on regarde
14:23en euros
14:23la performance est moindre.
14:24Merci beaucoup
14:25à tous les deux
14:25de nous avoir accompagnés
14:26donc avec nous en plateau
14:26ce matin
14:27Xavier Chappard
14:27stratégie chez LBPAM
14:29et Vincent Juvins
14:30responsable de la stratégie
14:31d'investissement de ING.
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