- il y a 6 semaines
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.
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00:00:00Bonsoir, bonsoir à tous, ravis de vous retrouver pour 60 minutes.
00:00:02La France en surchauffe, la France à cran, même au huitième jour de cette canicule.
00:00:06Des coupures de courant, des trains annulés par dizaines, des départs d'incendie
00:00:10et surtout une très grosse fatigue générale.
00:00:13Nos infrastructures et nos organismes n'en peuvent plus.
00:00:15On fera ce soir avec un éleveur de volailles qui a perdu des milliers de bêtes ces derniers jours
00:00:20avec les habitants du Finistère également.
00:00:23Pas de courant depuis hier soir, pas de frigo, pas de clim.
00:00:25Vous verrez que la vie est très compliquée.
00:00:27On sera aussi bien sûr avec toutes les équipes de BFM sur le terrain un peu partout en France.
00:00:31Et puis, et puis les solutions pour s'adapter à la maison, dans la rue, au travail également
00:00:36avec le climatologue François Gemmène et le ministre du Logement Vincent Jean-Brun.
00:00:41Enfin, 19h30, clim ou pas clim, faut-il arrêter de travailler quand il fait trop chaud ?
00:00:46On posera la question aux députés et candidats à l'élection présidentielle, François Ruffin.
00:00:5060 minutes, c'est parti, soyez les bienvenus.
00:01:05Bonsoir à tous, on va faire le point bien sûr dans quelques instants sur cette canicule hors norme
00:01:09qui continue de toucher la France.
00:01:10Mais d'abord, c'est une information de dernière minute et elle concerne l'affaire Liana.
00:01:15Un mois quasiment après la disparition de cette fillette dans le Gers,
00:01:20fillette dont on avait retrouvé le corps quelques jours plus tard dans un silo.
00:01:24On en sait un peu plus ce soir sur son autopsie.
00:01:27Bonsoir Boris Carlamov.
00:01:28Bonsoir Marc.
00:01:29Service police-justice de BFM, qu'est-ce qu'on apprend ce soir ?
00:01:32Oui, ce rapport d'autopsie a été rendu hier au magistrat instructeur,
00:01:37trois semaines, quasiment trois semaines après la découverte du corps de la jeune Liana.
00:01:41Une autopsie qui a été conduite par trois médecins légistes
00:01:44et qui a permis de mettre en évidence notamment une absence de lésions traumatiques cervicales visibles,
00:01:52absence de lésions traumatiques internes permettant d'expliquer le décès.
00:01:57Ce même rapport note en revanche des lésions échimotiques qui ont été observées
00:02:02au niveau des membres supérieurs et inférieurs.
00:02:05Celles-ci, selon les experts, sont hautement évocatrices, je cite,
00:02:09de lésions d'entrave provoquées par des liens contraignant les bras, avant-bras, poignets et chevilles,
00:02:15des lésions qui restent superficielles et qui ne sont pas impliquées dans le mécanisme mortel.
00:02:19Élément important de ce rapport, les experts indiquent qu'à l'issue des examens réalisés,
00:02:24la cause du décès ne peut pas être déterminée avec certitude.
00:02:29Confirmation de cette information que nous vous révélions sur BFM TV concernant le viol de Liana.
00:02:35Oui, Liana a bel et bien été violée.
00:02:37C'est ce qui ressort de ce rapport.
00:02:40Et puis enfin, il y a eu des contusions aux commissures et face interne de la bouche.
00:02:44Souvenez-vous, nous vous révélions également sur BFM TV que la bouche de Liana avait été scotchée.
00:02:49Donc à retenir ce soir sur BFM TV un rapport d'autopsie qui ne permet pas de déterminer avec certitude
00:02:55les causes de la mort de cet enfant âgé de 11 ans.
00:02:57Un rapport qui a été communiqué à la famille de la fillette déjà, oui ?
00:03:01Absolument, puisque nous avons eu il y a quelques minutes une communication de l'avocat de la famille de Liana,
00:03:06Maître François Roujou de Boubée.
00:03:09Les parents, dit-il, ont pris connaissance ce jour du rapport d'autopsie de leur enfant rendu hier.
00:03:15Ils ont par ailleurs été entendus ce jour par les magistrats instructeurs en leur qualité de partie civile.
00:03:20Beaucoup reste à faire, disent-ils.
00:03:21Les investigations doivent continuer dans de bonnes conditions puisqu'il y a de nouvelles expertises qui ont été demandées,
00:03:28des expertises complémentaires en anatomopathologie et également une analyse toxicologique,
00:03:34des examens qui sont en cours, un processus scientifique mis en œuvre qui est nécessairement très long.
00:03:41Dernière information communiquée par le procureur d'agent Olivier Naboulé.
00:03:45Il a pris ce jour un réquisitoire supplétif contre Jérôme Barrella.
00:03:49Cela veut dire qu'il a élargi l'effet de cette instruction pour des faits de meurtre sur mineur de
00:03:5515 ans,
00:03:55précédé ou accompagné d'un viol, viol sur mineur de 15 ans par violence, contrainte, menace ou surprise.
00:04:01La suite logique du processus judiciaire, ce sera la convocation de Jérôme Barrella devant le juge d'instruction
00:04:07pour s'expliquer sur son éventuelle implication dans la mort de ses enfants.
00:04:11Boris, vous restez avec nous parce qu'on est en ligne avec Caroline Rambeau.
00:04:13Bonsoir Caroline Rambeau, vous êtes médecin légiste, vous prenez connaissance comme nous ce soir de ces derniers éléments de l
00:04:21'enquête.
00:04:21Comment vous expliquez qu'on ne sache pas, trois semaines maintenant après la découverte de ce corps,
00:04:27précisément de quoi a pu mourir cette petite fille ?
00:04:30Eh bien parce que les examens complémentaires n'ont pas encore été rendus.
00:04:37Les examens complémentaires, c'est l'anatomie pathologique notamment,
00:04:40pour savoir s'il y a des lésions pulmonaires, s'il y a des lésions visibles à l'échelon tissulaire
00:04:47et cellulaire.
00:04:48Le rapport d'autopsie, c'est le rapport global de l'autopsie et de toutes les investigations qui ont été
00:04:55faites autour.
00:04:56Mais là, manifestement, il n'y a pas encore le retour de l'examen anatomopathologique.
00:05:01Et peut-être que cet examen anapath, justement, permettra d'aller plus loin et de savoir exactement comment est morte
00:05:08l'IANA.
00:05:09Combien de temps pour connaître le résultat de ces analyses complémentaires ?
00:05:15Ça, ça dépend. Je ne sais pas à qui ça a été confié.
00:05:17Ça dépend à quelle pathologie ça a été confié et quel délai il va mettre pour rendre son résultat.
00:05:26Merci beaucoup. Merci Caroline Rambeau pour cette toute première réaction en direct ce soir sur BFM.
00:05:31La suite de l'enquête, maintenant. Il y a l'autopsie qui se poursuit.
00:05:34On a compris que ça pourrait peut-être être encore long.
00:05:36Côté judiciaire, qu'est-ce qui va se passer ?
00:05:38Alors, vous le savez, Jérôme Barrella, il a été mis en examen pour enlèvement et séquestration sur mineurs de 15
00:05:44ans,
00:05:44placé à l'île d'Oselement en détention provisoire.
00:05:47Aujourd'hui, nous avons donc cette information de la part du procureur Doge,
00:05:50qui a pris un réquisitoire supplétif pour désormais meurtre sur mineurs de 15 ans,
00:05:54viol sur mineurs de 15 ans par violence, contraintes, menaces ou surprises.
00:05:58À la lumière de ces nouveaux faits, Jérôme Barrella, il va être convoqué devant le juge d'instruction en charge
00:06:04de cette enquête,
00:06:05qui va devoir se prononcer sur une éventuelle mise en examen après l'avoir interrogé,
00:06:11puisque Jérôme Barrella va devoir s'expliquer tout bonnement sur son éventuelle explication dans la mort de Liana.
00:06:18Jusqu'à présent, il a nié les faits, il a gardé le silence en garde à vue,
00:06:21puis nié les faits lors de l'interrogatoire de première comparution.
00:06:24Reste à savoir si maintenant la lumière des éléments matériels de toutes ces données scientifiques
00:06:28qui ont été récoltées par les enquêteurs, le juge d'instruction va mettre sur la table tous ces éléments.
00:06:34Il va demander à M. Barrella, expliquez-vous, regardez ce que nous avons comme éléments matériels aujourd'hui.
00:06:39Est-ce que vous continuez à nuer ? Est-ce que désormais vous souhaitez passer aux aveux ?
00:06:42C'est toute la question qui va se jouer à huis clos dans le bureau du juge d'instruction au
00:06:45tribunal judiciaire d'Agin.
00:06:47Merci Boris, Boris Karlamov, Service Police Justice de BFM TV,
00:06:50voilà ce qu'on pouvait dire ce soir sur cette affaire.
00:06:52Liana, l'autre actualité, vous le savez, c'est donc cette canicule absolument hors normes
00:06:56qui s'éternise ces derniers jours sur la France.
00:06:59On a encore battu aujourd'hui le record de la journée la plus chaude jamais enregistrée en France.
00:07:04Le précédent record datait tout simplement d'hier.
00:07:07On va vous donner les dernières prévisions météo dans quelques instants,
00:07:10mais on va d'abord partir du côté du Finistère.
00:07:13Finistère où jusqu'à 70 000 personnes ont été privées de courant depuis hier soir
00:07:17après l'explosion d'un transformateur électrique.
00:07:20On est revenu aux alentours de 40 000 personnes privées d'électricité.
00:07:24Mais, Naoufel El-Kawafi, vous êtes sur place pour BFM.
00:07:26Ça rend évidemment la vie des habitants extrêmement compliquée.
00:07:32Oui, situation extrêmement compliquée.
00:07:34Alors on se parle, il y a toujours plusieurs milliers d'habitants qui sont privés d'électricité.
00:07:37C'est le cas ici dans ce village coupé du courant depuis hier à 21h.
00:07:42Pas de ventilo, pas de clim, pas de frigo également pour pouvoir se rafraîchir avec des boissons froides.
00:07:47C'est vraiment la galère.
00:07:48Et c'est ce que nous racontent justement les habitants.
00:07:50On est justement aux côtés de Michel.
00:07:51Vous voyez Michel, il a dans sa voiture pour profiter d'un peu de fraîcheur,
00:07:53un peu de clim à l'intérieur de son véhicule,
00:07:55pour en profiter aussi pour charger votre téléphone.
00:07:57Racontez-moi, c'est la galère, pas d'électricité depuis hier à 21h.
00:08:00Ça commence à faire long là.
00:08:02Ah bah oui, là il doit faire à peu près 40 degrés dans la maison.
00:08:05J'ai pas de télé, enfin j'ai pas de chargeur.
00:08:07Je me charge ici.
00:08:09Et puis voilà, quoi.
00:08:12Et on sait pas à quelle heure ça va revenir.
00:08:13Donc je sais pas, je sais pas trop.
00:08:15C'est une grosse galère.
00:08:17Ça dure depuis hier à 21h.
00:08:19On est coupé du monde sans électricité, sans téléphone.
00:08:22Comment on se sent là ?
00:08:24Tout seul.
00:08:25On se sent un peu tout seul.
00:08:26Et puis ouais, j'ai pas internet non plus.
00:08:28J'ai pas de télé, rien.
00:08:29Donc c'est un peu long, quoi.
00:08:32C'est long, très long.
00:08:33Avec la chaleur extrême, on le disait déjà, à l'extérieur, il fait presque 40 degrés.
00:08:37J'imagine qu'à l'intérieur, on suffoque chez vous ?
00:08:40Oui, oui, là on suffoque.
00:08:41J'ai pas de thermomètre, mais bon, il fait au moins 40.
00:08:44J'ai un petit ventilo, mais il n'y a pas de courant.
00:08:48Il marche pas.
00:08:49Donc voilà, c'est atroce.
00:08:51Ça veut dire que la nuit, elle était catastrophique.
00:08:53Et on redoute la nuit prochaine s'il n'y a plus d'électricité.
00:08:56Ouais, exactement.
00:08:57Là, je regardais, il doit faire au moins, il va faire 35 cette nuit ou un truc comme ça.
00:09:01Ça va être atroce pour pouvoir dormir.
00:09:03Pour aller travailler demain, ça va être dur.
00:09:06C'est compliqué.
00:09:07Merci beaucoup.
00:09:08Bon courage parce que les températures risquent encore d'augmenter.
00:09:10Situation donc très compliquée pour les habitants toujours privés d'électricité.
00:09:14L'exploitant de l'électricité ici nous explique que le personnel, les techniciens sont sur le qui-vive
00:09:19pour tenter de réparer les différents incidents.
00:09:22À l'heure où on se parle, il y a toujours près de 40 000 foyers toujours privés d'électricité.
00:09:27Voilà, bon courage si vous êtes dans cette région du Finistère.
00:09:29A priori, a priori, le retour à la normale, le retour de l'électricité est prévu d'ici demain matin.
00:09:34On va partir à Poitiers à présent.
00:09:36Là, c'est Marie Roux qui nous attend avec Alain Branger.
00:09:38Bonsoir Marie.
00:09:4039 degrés au thermomètre aujourd'hui chez vous, 43 degrés en ressenti.
00:09:44Et vous êtes avec des hôteliers qui ont vu arriver ces derniers jours des clients un petit peu particuliers.
00:09:51Oui, exactement.
00:09:52Des clients qui ne sont ni des touristes ni des voyageurs.
00:09:55Parce que vous l'avez dit, il a fait jusqu'à 39 degrés à l'ombre aujourd'hui avec un
00:09:58ressenti pouvant aller jusqu'à 43 degrés.
00:10:01Dans ces conditions, pour beaucoup d'habitants, c'est compliqué de supporter leur logement pas souvent climatisé.
00:10:06Et c'est pourquoi Catherine a vu une nouvelle clientèle arriver, des gens qui habitent à seulement quelques kilomètres d
00:10:12'ici.
00:10:13Racontez-nous Catherine, ça représente à peu près combien de personnes sur votre hôtel ?
00:10:16Là, nous avons quatre chambres qui sont là depuis...
00:10:19Enfin, ce sont des personnes qui sont arrivées depuis deux, trois nuits, quatre nuits, cinq nuits.
00:10:24Et qui nous demandent d'y rester pendant encore une semaine, de peur d'avoir trop chaud chez eux.
00:10:30Effectivement, c'est une nouvelle clientèle qui découvre l'hôtel.
00:10:35Et c'est très bien comme ça.
00:10:36Mais je les comprends, il fait très très chaud.
00:10:39C'est totalement anormal pour nous d'avoir des chaleurs pareilles.
00:10:43Invivable aussi, mais ce qui est particulier dans votre hôtel, c'est que toutes les chambres ne sont pas climatisées.
00:10:47Celles qui ont été climatisées ont été prises d'assaut.
00:10:49Et pourquoi pour vous c'est compliqué de climatiser tout l'hôtel actuellement ?
00:10:52Parce que c'est un ancien relais de poste qui date de 1810 et qui en fait n'est que
00:10:58de vieux murs.
00:10:59Et donc c'est très compliqué, très coûteux d'installer des climatisations partout.
00:11:04Parce que là, quand vous faites un hôtel neuf, vous installez une climatisation intégrale partout.
00:11:11Ça, ce sera le cas du 4 étoiles plus tard.
00:11:13Mais pour le moment, dans chaque chambre, on installe une climatisation individuelle.
00:11:18Et donc c'est extrêmement coûteux.
00:11:20Donc pour moi, est-ce qu'il faut le faire ? Je ne sais pas.
00:11:23Merci beaucoup Catherine.
00:11:25On comprend les difficultés en tout cas d'installer la climatisation.
00:11:28Alors l'épisode est quand même marginal, mais il traduit fortement cette chaleur très intense dans ces prochains jours
00:11:34qui va diminuer, mais qui risque quand même d'être très présente.
00:11:37Merci Marie.
00:11:38Clim ou pas clim, on va en parler ce soir.
00:11:40C'est vrai que c'est un débat qui traverse la société, qui fâche aussi une partie de la classe
00:11:45politique.
00:11:45Pour parler ce soir de cette canicule,
00:11:47Marc Hay, le chef du service météo-climat de BFM TV.
00:11:50Bonsoir.
00:11:51A vos côtés, un homme qui surveille la carte de France.
00:11:53C'est Éric Brocardi, porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs.
00:11:56Bonsoir.
00:11:56Bonsoir.
00:11:57Merci d'être avec nous.
00:11:58Emma Aziza qui, elle, surveille ce qu'il se parle sous terre,
00:12:01c'est-à-dire le ruissellement de l'eau, l'état des nappes phréatiques.
00:12:04Bonsoir.
00:12:04Vous êtes hydrologue, experte en adaptation climatique.
00:12:08Et Aurèle Getsch.
00:12:08Bonsoir.
00:12:09Médecin urgentiste et consultant santé à BFM TV.
00:12:13Je le disais il y a quelques instants,
00:12:14La France vient de battre son record de chaleur.
00:12:17Marc, record qui datait d'hier seulement.
00:12:18On va d'abord jeter un coup d'œil à la carte de vigilance rouge
00:12:21qui gagne du terrain chaque jour.
00:12:24C'est clairement inédit.
00:12:25Jamais autant de départements n'avaient été placés en vigilance rouge canicule.
00:12:30Donc, ils sont au nombre de 72 à présent
00:12:32puisqu'on rajoute 14 départements pour la journée de demain.
00:12:35Toute la région Grand Est, le département de la Loire.
00:12:38Les températures en effet restent caniculaires sur quasiment tout le territoire.
00:12:43Enfin, des températures caniculaires, le mot est faible en fait.
00:12:45Des températures plus que caniculaires en fait.
00:12:48Surtout à l'échelle de la France.
00:12:4940, 42, là on relève encore 44 en température maximale.
00:12:5444,6 à Chantonnette dans le département de la Vendée.
00:13:00288 records de chaleur battues ou égalées.
00:13:02Des records parfois absolus.
00:13:04Jamais il n'avait fait aussi chaud que dans certaines villes de France.
00:13:10Les premiers 40 degrés dépassés à Paris aujourd'hui, cet après-midi.
00:13:14C'est une première au mois de juin.
00:13:16La station n'est pas toute jeune.
00:13:18On relève les températures à Paris depuis 1872.
00:13:21Donc, c'est dire à quel point cette température est exceptionnelle.
00:13:24Et donc, oui, ça n'est pas terminé.
00:13:26Mais il va encore faire plus chaud durant ces prochains jours.
00:13:29Ce matin, une ministre, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbu, a dit
00:13:35il est possible que ça dure.
00:13:36Et il est même possible que ça dure jusqu'à la mi-juillet.
00:13:38Ce qui forcément a provoqué un tout petit peu d'inquiétude.
00:13:41Comme cette information a été relayée pas mal en France.
00:13:44Est-ce que ça va vraiment durer jusqu'à la mi-juillet ?
00:13:46Parce que là, on est tout juste fin juin.
00:13:48Non.
00:13:49Non, elle s'est trompée.
00:13:50Très clairement, oui.
00:13:52Donc, non, non, non, il n'y a pas de...
00:13:54En fait, il y avait encore quelques hésitations hier.
00:13:56Sur ce qui allait se passer la semaine prochaine.
00:13:59Le modèle européen voyait les températures graduellement baisser à partir de dimanche.
00:14:04Le modèle américain GFS voyait encore une France en surchauffe la semaine prochaine.
00:14:08Bon, là, tous les modèles vont dans la même direction.
00:14:13C'est-à-dire quand même une atténuation de la chaleur pour quasiment tout le monde à partir du début
00:14:18de la semaine prochaine.
00:14:19Donc, a priori, on devrait sortir progressivement de cette longue canicule.
00:14:25Ce ne sera pas non plus l'automne.
00:14:26Il ne faut pas s'attendre à...
00:14:28De toute façon, on part de très haut.
00:14:29Donc, on va...
00:14:30C'est vrai, perdre par endroit plus de 10 degrés, 10-15 degrés.
00:14:33Mais on va retrouver, en fait, des températures comprises entre 28 et 32 degrés du nord au sud.
00:14:36Ce qui sera déjà beaucoup plus normal pour la saison.
00:14:38Mais il n'y a pas de signaux, comme j'ai pu l'entendre, de chaleur extrême jusqu'au 14
00:14:43juillet.
00:14:44Ou encore de canicule jusqu'à la mi-juillet.
00:14:46De toute façon, très clairement, on n'est pas en capacité de faire des prévisions aussi fiables à un horizon
00:14:54de trois semaines.
00:14:56Déjà, ce qui va se passer en milieu...
00:14:58Déjà, on a du mal à savoir ce qui va, en termes d'orage, quelles seront précisément les régions concernées
00:15:04demain.
00:15:04Alors, vous imaginez, évaluer le niveau des températures le 14 juillet au-dessus de la France, clairement, c'est utopique.
00:15:10Éric Brocardi, quand vous voyez cette carte de France de vigilance, vous vous dites que les pompiers vont passer un
00:15:14très, très mauvais été.
00:15:16Ils passent déjà, on va dire, une mauvaise période.
00:15:18Parce qu'il y a déjà une sollicitation inédite en termes de précocité dans la saison par rapport à la
00:15:23nature des interventions que l'on effectue.
00:15:25Donc, ça veut dire que la disponibilité des sapeurs-pompiers volontaires, qui constituent 80% de nos effectifs, est déjà,
00:15:30on va dire, bien rongée.
00:15:31Sachant qu'aujourd'hui, il serait temps, par rapport à cela, de conjuguer, on va dire, les efforts qui sont
00:15:36faits par les opérationnels sur le terrain
00:15:38au rythme, on va dire, des effets caniculaires, avec tous les systèmes qui pourraient protéger leur statut, comme les pompiers
00:15:43volontaires,
00:15:43et de valoriser cet engagement citoyen comme, aujourd'hui, un vrai statut, qui leur permettrait d'avoir la liberté de
00:15:49pouvoir s'engager pleinement.
00:15:50Parce qu'aujourd'hui, on ronge sur cette disponibilité qui est déjà, on va dire, bien entamée,
00:15:55compte tenu du fait qu'ils ne sont pas les sapeurs-pompiers volontaires aujourd'hui.
00:15:58Ils viennent parce qu'ils veulent bien venir.
00:16:00Et ils veulent surtout parce qu'ils ont du temps.
00:16:02Et aujourd'hui, le temps, ils ne l'ont pas parce que ce ne sont pas des périodes de vacances.
00:16:05Donc, le sujet aujourd'hui, c'est vraiment d'essayer de faire correspondre et d'allonger ce temps et de
00:16:09disponibilité,
00:16:10et de ne pas les contraindre aujourd'hui en les soumettant à des quotas horaires, quotidiens et annuels.
00:16:15Donc, aujourd'hui, il serait temps aussi de prendre en considération que si on veut aller au bout et amortir
00:16:19le choc des effets de la canicule,
00:16:21aujourd'hui, comme les effets des feux de forêt, comme toute autre mission de sous-condigence aux personnes,
00:16:25qui augmente aussi avec ce risque-là, et de toute façon, il augmente chaque année,
00:16:29il serait temps d'essayer de les conjuguer, justement, avec une protection de leur statut.
00:16:33Le sujet aujourd'hui, c'est aussi le fait que nous avons déjà commencé, avec 15 jours d'avance,
00:16:39à mettre en place des dispositifs sur le terrain, alors qu'à un moment, on attend le début de quinzaine
00:16:44de juillet
00:16:44pour pouvoir le mettre, que ce soit dans le cadre préventif sur le terrain,
00:16:47mais aussi le déploiement des ressources nécessaires.
00:16:50Parfois, nous n'avons même pas encore fini le temps des formations.
00:16:52Donc, aujourd'hui, c'est très précoce, c'est ce qui nous inquiète,
00:16:55mais pour autant, la Fédération l'avait déjà réclamée depuis 2022 et alertée.
00:16:59Mais ça, c'est pour les moyens humains.
00:17:00Côté matériel, est-ce que vous avez tout ce qu'il faut pour cet été qui, forcément, nous inquiète un
00:17:05peu ?
00:17:05Alors, c'est toujours pareil.
00:17:06C'est vrai qu'on a toujours des camions à l'intérieur des casernes.
00:17:09Ça, c'est une bonne nouvelle.
00:17:10C'est une bonne nouvelle.
00:17:11Mais pour autant, il faut les armer, parce qu'il faut du monde pour les conduire.
00:17:13Et en même temps, les avions, il faut aussi du monde pour les piloter.
00:17:15Donc, aujourd'hui, ce que l'on souhaite, c'est effectivement une action de grande envergure sur le fait de
00:17:21favoriser l'engagement citoyen
00:17:23et que tout le monde puisse rentrer très facilement en sapeur-pompier volontaire.
00:17:26Quand je dis très facilement, c'est effectivement en fonction des effectifs et en fonction de certains critères.
00:17:32Mais pour autant, quand on sait que ce n'est pas l'âge ni la taille ni la force qui
00:17:35compte,
00:17:36c'est de faciliter et de donner un grand plan de recrutement, plutôt d'engagement,
00:17:41des gens qui peuvent donner de leur temps, parce que c'est la solidarité qui va faire naître
00:17:45et qui va convaincre et qui va contrecarrer tous les effets du dérèglement climatique.
00:17:49Ça, c'est bien sûr pour le travail des pompiers un peu partout en France.
00:17:51Ce qui inquiète aussi, aujourd'hui, c'est le secteur de la santé.
00:17:55Jusqu'à présent, tous les professionnels qu'on a reçus sur ce plateau,
00:17:57et la ministre hier ici même, disaient pour l'instant, ça va.
00:18:01Il y a eu un communiqué un peu alarmiste, aujourd'hui, des agences sanitaires qui disent
00:18:05« Nous atteignons un pic rarement, voire jamais observé aux urgences depuis le début de la semaine ».
00:18:12Ça veut dire que la vague due à cette canicule de patients commence à arriver ?
00:18:17La vague de patients, en fait, elle est un peu retardée,
00:18:20puisque quand on réfléchit aux conséquences liées à l'exposition de la chaleur,
00:18:23les conséquences qui vont être assez immédiates, assez rapides,
00:18:26ça va être le coup de chaleur,
00:18:27le coup de chaleur qui, généralement, concerne plutôt les populations jeunes,
00:18:29et c'est quand même peu de personnes.
00:18:31Et puis, on va aussi avoir les causes liées à la déshydratation.
00:18:34Mais même ça, ça va mettre un peu de temps.
00:18:36Il faut bien se rendre compte que, lorsqu'on a des périodes de canicule,
00:18:39la surmortalité liée à la chaleur,
00:18:41l'année dernière, c'était quasiment 6 000 personnes,
00:18:43il faut se rendre compte que ces 6 000 personnes,
00:18:46ce n'est pas lié directement à un coup de chaleur.
00:18:49C'est toutes les complications qu'on a en plus.
00:18:50La fatigue joue aussi, par exemple.
00:18:52La fatigue joue aussi, et puis vous allez avoir une installation.
00:18:53Il faut bien comprendre que le stress thermique induit par ces chaleurs-là,
00:18:58vous allez vous demander un effort supplémentaire au cœur,
00:19:00parce que le cœur, vu que vous allez porter du sang chaud qu'il faut refroidir au niveau de la
00:19:04peau,
00:19:04il va devoir battre plus fort.
00:19:05Et vu qu'il va devoir battre plus fort, vous avez plus de risques de faire des infarctus,
00:19:09des troubles du rythme, des troubles de la conduction,
00:19:11puisque aussi dans votre tueur, vous allez perdre des électrolytes,
00:19:13vous allez perdre certains ions qui sont nécessaires pour les battements cardiaques.
00:19:17Et puis, vous allez aussi avoir plus de complications pulmonaires,
00:19:19plus de troubles psychiatriques, toutes ces choses-là.
00:19:21Ça va mettre du temps à se ressentir aux urgences.
00:19:23On aura peut-être 5, 6 jours de décalage.
00:19:25La chose qui nous fait un petit peu peur, d'un point de vue moyen,
00:19:27c'est qu'on est déjà sous tension.
00:19:29Il faut dire la réalité, aux urgences, on est déjà...
00:19:30C'est comme chez les pompiers.
00:19:31Vous vous dites, finalement, on est déjà à fond.
00:19:33Forcément, quand on est sous tension, ils le sont certainement aussi.
00:19:35À partir du moment où, par exemple, vous prenez l'exemple des pompiers,
00:19:38à partir du moment où vous avez les pompiers qui sont en attente dans le sas des urgences,
00:19:41c'est-à-dire qu'ils ont des patients sur des brancards,
00:19:43ils doivent rester une heure à attendre pour faire enregistrer un patient hors période canicule,
00:19:47c'est-à-dire dans des périodes où, théoriquement, on n'est pas censé avoir de suractivité,
00:19:49c'est qu'on a déjà un système de santé qui a bout de souffle.
00:19:52Pour rappel, je sais qu'on dit, le Covid, il y a des choses qu'on est arrivées à gérer.
00:19:55Je ne sais pas si vous vous souvenez comment on a fait pour avoir plus de chambres d'hospitalisation pendant
00:19:57le Covid.
00:19:58On avait tout simplement déprogrammé la chirurgie.
00:20:01Il faut se rendre compte que c'est un aveu d'échec.
00:20:03Et c'est des mesures prévues dans le plan qui a été annoncé hier, le plan Orsan,
00:20:05d'éventuelles déprogrammations, c'est-à-dire les renvoyer à plus tard.
00:20:08Mais c'est un aveu d'échec, il faut dire les mots.
00:20:10C'est-à-dire qu'on sait que c'est un véritable problème des vagues de chaleur.
00:20:13On n'arrête pas de dire qu'on n'a pas assez de places d'hospitalisation.
00:20:16Ce problème, il est là depuis longtemps.
00:20:18Et dire qu'on va déprogrammer des chirurgies, certes, un cancer,
00:20:22vous n'allez pas avoir forcément une dégradation du pronostic
00:20:25parce que vous avez attendu une semaine de plus pour l'opérer.
00:20:27Mais déprogrammer des chirurgies dans une situation de crise
00:20:30qui était potentiellement prévisible, c'est un aveu d'échec.
00:20:33On voit bien en tout cas que cette canicule, elle chamboule complètement la France.
00:20:36Il y a des trains qui ne roulent pas.
00:20:38C'est le cas en région Nouvelle-Aquitaine.
00:20:40Tous les TER annulés en journée à partir de demain.
00:20:43Il y a ce qui se passe à l'hôpital, il y a ce qui se passe avec les feux
00:20:47de forêt,
00:20:47et les incendies un peu partout en France.
00:20:48Et puis, il y a également la question des agriculteurs.
00:20:50On va joindre justement un agriculteur qui est en ligne avec nous depuis la Vendée.
00:20:54C'est Stéphane Delapré qui est avec nous et que je salue.
00:20:57Bonsoir, monsieur. Merci d'être avec nous.
00:20:58Vous êtes éleveur de volailles.
00:21:00Je le précise, c'est important parce que vous venez de perdre ces derniers jours
00:21:02toute une partie de votre élevage à cause de cette vague de chaleur.
00:21:08Qu'est-ce qui s'est passé ? Combien vous en avez perdu ?
00:21:12Oui, bonjour à tout le monde.
00:21:13Oui, une vague de chaleur sur 42 années de métier que je n'ai jamais, jamais, jamais connu.
00:21:19Il s'est passé, c'est un manque d'oxygénation dans nos bâtiments.
00:21:24Pourtant, des bâtiments labels, ouverts à tout vent, avec des parcours ombragés.
00:21:29Mais vous savez, quand les volailles, elles sont dans un bâtiment parce qu'il y a trop de soleil dehors
00:21:35et qu'elles sont en manque d'air par une température atteignant les 42 degrés,
00:21:40la nuit n'a pas descendu en dessous de 37,
00:21:43et bien automatiquement, ça fait le dégât que vous voyez dans cette petite vidéo que j'ai faite
00:21:47avant de les ramasser.
00:21:50C'est une catastrophe que je demande à personne de voir
00:21:53parce que c'est quelque chose de très très dur pour un éleveur
00:21:56qui est auprès de ses volailles, travailler à longueur de jour.
00:22:0081 jours d'élevage pour faire ça, ça fait mal au cœur.
00:22:04Il n'y avait absolument rien à faire pour les sauver, ni à l'intérieur, ni à l'extérieur.
00:22:09Je ne sais pas s'il y a de l'ombre sur votre exploitation, par exemple.
00:22:13Oui, il y a de l'ombre et on a mis, je vais tourner, vous allez voir,
00:22:16on a mis des ventilateurs au grand portail et ainsi de suite.
00:22:19Mais l'air qui est chaud ne permet pas à la volaille de se ventiler convenablement.
00:22:27Et elle est self-fixi.
00:22:32Mais je pense qu'il va falloir se remettre en cause dans le processus des bâtiments,
00:22:37peut-être plus adaptés, même nos labels qui sont ouverts à tout vent.
00:22:42Il va falloir mettre, je dirais, des brumetisateurs,
00:22:46de l'hydrométrie dans l'air, plus de ventilateurs,
00:22:50ou alors peut-être arrêter de faire des volailles en période esquivale.
00:22:56Je n'en sais de rien, je n'ai pas la solution,
00:22:57mais il va falloir trouver la solution avec nos groupements.
00:23:02Emma Aziza, vous l'avez, vous, la solution pour ce monsieur ?
00:23:04On imagine la catastrophe que c'est dans son exploitation.
00:23:07Pardon ?
00:23:09Emma Aziza, hydrologue, qui vous écoute, monsieur Delapré.
00:23:12Ce qui est sûr, c'est qu'on peut analyser ce problème,
00:23:15et effectivement, ça chamboule toute notre manière de voir
00:23:18comment le changement climatique est en train de s'inviter dans nos vies.
00:23:21Déjà, premièrement, quand on regarde les départements
00:23:25qui sont en vigilance rouge,
00:23:26on se rend compte que les plus frais, c'est plutôt l'Hérault,
00:23:30le Gard, le pourtour derrière Méditerranéen,
00:23:34qui est beaucoup plus frais que le reste de la France.
00:23:36Et c'est vrai qu'on nous avait vendu un réchauffement climatique
00:23:39qui arriverait du sud et qui monterait tranquillement vers le nord.
00:23:41On nous parlait toujours du fait qu'on ferait du Bordeaux en Champagne.
00:23:44Là, la carte est presque inversée ces derniers jours.
00:23:46On voyait les seuls départements qui ne sont pas rouges,
00:23:48c'est le quart sud-est.
00:23:49Et un des territoires qui est les plus touchés
00:23:51par ces alternances d'extrêmes climatiques,
00:23:54c'est les Hauts-de-France.
00:23:55Donc déjà, c'est quelque chose qui vient complètement nous toucher
00:23:58dans notre organisation globale.
00:24:00Sur le plan de la sécurité civile,
00:24:02je me rappelle au mois de juin 2019,
00:24:04on avait des départs de feux de champ en Picardie.
00:24:07À cause de la canicule,
00:24:08on voit très bien que les renforts de sapeurs-pompiers
00:24:12ne sont pas adaptés,
00:24:13ne sont pas prévus pour être sur le porto méditerranéen.
00:24:16Et puis ensuite, il y a autre chose,
00:24:18c'est cette bascule trop violente à laquelle on n'est pas prêt.
00:24:21Pourquoi ?
00:24:22Parce qu'on a eu janvier et février
00:24:24qui étaient particulièrement pluvieux.
00:24:26On a démarré le printemps
00:24:28avec de l'excédent d'eau dans toutes nos nappes.
00:24:31Et en huit semaines,
00:24:32on a déjà basculé dans un état de sécheresse.
00:24:34Et là, on a un sèche-cheveux sur la France.
00:24:36Et qu'est-ce que ça signifie, le manque d'eau ?
00:24:38Et peut-être juste le résumer en quelques mots.
00:24:41Le manque d'eau, c'est déjà un problème énergétique.
00:24:43Et on le voit très bien déjà avec les coupures énergétiques.
00:24:46C'est un problème sur les conduites,
00:24:47c'est un problème sur le nucléaire,
00:24:48c'est un problème sur toutes les tensions
00:24:51qui vont avoir lieu.
00:24:52Bien sûr, un problème agricole,
00:24:53un problème industriel,
00:24:54et puis un problème humain.
00:24:55Donc on voit à quel point, finalement,
00:24:57on est au cœur d'une bascule sans nom.
00:25:00Et l'adaptation, elle a des réponses.
00:25:02Mais chaque problématique,
00:25:04il va falloir apporter le pansement qui va bien.
00:25:06Et en fait, il n'y a pas de solution magique partout.
00:25:08Et on voit que c'est compliqué,
00:25:09et que ce sera sans doute du cas par cas.
00:25:10Je voudrais simplement me retourner vers Stéphane Delapritte.
00:25:12En quelques mots, si vous voulez bien,
00:25:14vous savez ce que vous allez faire aujourd'hui ?
00:25:15Vous allez relancer l'exploitation ?
00:25:18Ou vous vous dites que ce n'est plus possible,
00:25:19année après année,
00:25:20d'être à la merci de ces températures ?
00:25:23Non, non, on ne va pas baisser les bras.
00:25:25J'ai installé ma fille et mon fils,
00:25:26qui sont un petit peu démoralisés aujourd'hui.
00:25:29Mais on va se remettre en cause,
00:25:31comme a dit Mme Aziza.
00:25:33On va se remettre en cause,
00:25:34avec des moyens de production peut-être
00:25:36un peu plus terre à terre.
00:25:38Et comme elle a très bien dit tout à l'heure,
00:25:40on a eu des excès d'eau phénoménales.
00:25:44S'il vous plaît, laissez-nous la stocker, cette eau.
00:25:47On pourra s'en servir,
00:25:48non seulement pour refroidir des bâtiments,
00:25:50mais arroser des cultures,
00:25:51et qui nous permettra sûrement
00:25:53de s'améliorer dans nos résultats d'exploitation.
00:25:57– Merci beaucoup Stéphane Delapré,
00:25:58donc éleveur de volailles en Loire-Atlantique.
00:26:01Merci d'avoir pris quelques minutes avec nous
00:26:02en direct sur BFM.
00:26:03Je salue le ministre du Logement
00:26:04qui vient de nous rejoindre.
00:26:06Bonsoir Vincent Jean-Marc.
00:26:07Vous présentiez ce matin au Conseil des ministres
00:26:10une loi sur le logement,
00:26:11avec notamment un volet important
00:26:12contre ce qu'on appelle les bouilloires thermiques,
00:26:14c'est-à-dire ces appartements,
00:26:16ces maisons invivables en été,
00:26:19invivables aussi d'ailleurs en hiver.
00:26:21Ça veut dire que ça y est,
00:26:22c'est une question prioritaire aujourd'hui
00:26:24pour le gouvernement ?
00:26:24– C'est évidemment une question prioritaire.
00:26:26Ça fait quelques années qu'on met en place
00:26:28un certain nombre d'outils pour avancer,
00:26:30mais là on le voit bien,
00:26:31il va falloir accélérer l'adaptation de nos logements.
00:26:34C'est vrai de nos logements sociaux,
00:26:35c'est vrai des logements libres.
00:26:37Et ce qui va être complexe
00:26:39et qu'il faut qu'on mette encore à jour,
00:26:40c'est le travail,
00:26:41parce qu'on ne prend pas toujours les mêmes décisions
00:26:44quand on lutte contre une passoire thermique
00:26:45et contre une bouilloire thermique.
00:26:46– L'un c'est l'été, l'autre c'est l'hiver.
00:26:47– Il faut qu'on puisse travailler pour les deux.
00:26:49– Je vous pose la question sur le caractère un peu prioritaire,
00:26:52parce que dans le même temps,
00:26:53le gouvernement a remis sur le marché de la location
00:26:57700 000 passoires thermiques,
00:26:58ceux qui sont les bonnets d'âne du classement F et G.
00:27:02Est-ce qu'on peut dire,
00:27:03d'un côté on lutte contre ce phénomène
00:27:05et de l'autre,
00:27:06ces logements qui devaient être interdits à la location,
00:27:08finalement ils peuvent être loués
00:27:09et tant pis pour les gens qui y habitent.
00:27:10Vous voyez le caractère un peu contradictoire de la chose.
00:27:12– Vraiment, merci de m'aider à préciser,
00:27:13parce que ce n'est pas du tout ça.
00:27:14L'idée c'est de rénover ces 650 000 à 700 000 logements.
00:27:17– Mais en attendant, ils sont remis sur le marché.
00:27:19– C'est dans le projet de loi de mettre un contrat
00:27:22gagnant-gagnant-gagnant sur la table.
00:27:24Gagnant pour les propriétaires,
00:27:25parce qu'on leur dit,
00:27:26vous allez pouvoir continuer à louer,
00:27:28mais grâce à ça,
00:27:29vous allez pouvoir solvabiliser le crédit
00:27:31ou en tout cas financer les travaux pour rénover.
00:27:34Donc ils valorisent leurs biens,
00:27:35gagnant pour eux,
00:27:36évidemment gagnant pour les locataires,
00:27:37parce que d'abord,
00:27:38ils ont un toit sur leur tête,
00:27:39on ne les met pas dehors.
00:27:40Vous imaginez ce que ça représente
00:27:41en nombre de Français,
00:27:43700 000 logements ?
00:27:44C'est considérable.
00:27:45– C'est 2 millions français.
00:27:46– On leur dit quoi ?
00:27:47Il n'y a plus de logements
00:27:48et que la crise du logement est aussi forte.
00:27:50Bon, ces logements-là,
00:27:50ce n'est plus pour personne circuler,
00:27:52il n'y a rien à voir.
00:27:53Ça va créer une tension encore pire.
00:27:55Et derrière,
00:27:56c'est évidemment gagnant pour eux,
00:27:57parce qu'on met le contrat sur la table,
00:27:59les travaux doivent être faits.
00:28:01Ils doivent être faits sous 3 ans,
00:28:02je vais vous dire ça,
00:28:03mais sous 3 ans pour l'individuel,
00:28:05sous 5 ans pour le collectif.
00:28:06Ça veut dire qu'en 3 ans ou 5 ans,
00:28:08le logement dans lequel ils sont,
00:28:09ils ont la garantie qu'il soit amélioré.
00:28:12Puis c'est gagnant pour notre économie,
00:28:13et notamment pour nos artisans,
00:28:15qui ont grand besoin
00:28:16qu'on puisse relancer aussi
00:28:18la machine de la rénovation.
00:28:19Qu'est-ce qui se passe, évidemment,
00:28:21s'ils ne le font pas ?
00:28:22D'abord, pour le faire,
00:28:23les choses sont très claires,
00:28:24il faut avoir un contrat signé
00:28:25avec une ou des entreprises
00:28:27et avoir versé les accomptes
00:28:29pour engager les travaux.
00:28:31Première chose,
00:28:32ça montre vraiment
00:28:32la bonne foi du propriétaire.
00:28:34Et ensuite,
00:28:35à tout moment,
00:28:36les locataires peuvent se retourner
00:28:38vers le juge,
00:28:39solliciter un juge,
00:28:40pour constater
00:28:41que le propriétaire
00:28:42n'a pas tenu ses engagements
00:28:43et auquel cas,
00:28:45la sanction peut aller jusqu'à
00:28:46rembourser les loyers perçus.
00:28:47Donc, vous voyez qu'on n'a pas intérêt
00:28:49à rigoler avec ça
00:28:49quand on est propriétaire en France.
00:28:51Mais encore une fois,
00:28:52ceux qui disent
00:28:53« c'est honteux,
00:28:54on remet sur le marché
00:28:55des logements, etc. »
00:28:56Je veux leur dire autre chose,
00:28:58la démagogie,
00:28:59ça n'a jamais refroidi
00:29:01l'air ambiant.
00:29:02Question.
00:29:02Et vraiment,
00:29:03j'insiste là-dessus,
00:29:04qu'est-ce qu'on fait
00:29:05sinon des 700 000 familles ?
00:29:06Qu'est-ce qu'on fait
00:29:07des 700 000 familles ?
00:29:08Moi, ce que je veux,
00:29:09c'est que dans trois ans,
00:29:09maximum cinq ans,
00:29:10elles soient logées
00:29:11dans un appartement
00:29:12qui résiste au froid l'hiver,
00:29:15qui résiste à la chaleur à l'été
00:29:16et ça fait partie
00:29:17du projet de loi
00:29:17qui a été présenté ce matin.
00:29:18Je salue François Gemmène,
00:29:19chercheur à Liège,
00:29:21professeur à HEC,
00:29:21membre du GIEC
00:29:22qui nous rejoint
00:29:23et je reviens vers vous,
00:29:24Vincent Germain,
00:29:25parce qu'il y a une mesure
00:29:26dans votre loi
00:29:26qui résonne un petit peu
00:29:27avec l'actualité du moment
00:29:28et du débat autour de la clim,
00:29:30puisque vous souhaitez
00:29:31baisser la TVA
00:29:32pour ceux qui achètent,
00:29:33il faut être précis,
00:29:34les pompes à chaleur réversibles,
00:29:37celles qui font de l'air chaud
00:29:39en hiver
00:29:41en été,
00:29:42très concrètement,
00:29:42ce sera une économie
00:29:43de combien
00:29:44pour ceux qui s'équipent
00:29:45de cet appareil ?
00:29:46Ça dépend du prix
00:29:47de l'objet au départ,
00:29:48mais jusqu'ici,
00:29:49vous aviez une TVA
00:29:50qui avait été baissée
00:29:51sur les pompes à chaleur
00:29:52air-eau,
00:29:53on capte les calories
00:29:54dans l'air,
00:29:54on les met dans le sol
00:29:56dans un tuyau d'eau
00:29:57comme la bonne vieille chaudière.
00:29:59Là, l'idée,
00:30:00c'est quand vous chauffez l'air
00:30:01à travers ces pompes à chaleur...
00:30:03R, c'est celle qu'on met
00:30:03sur le toit ou en façade.
00:30:04C'est ça.
00:30:04Elles captent les calories
00:30:06dans l'air à l'extérieur,
00:30:07elles font le chauffage
00:30:08l'hiver et à l'inverse,
00:30:09elles captent les calories
00:30:10dans l'appartement l'été
00:30:12et elles les remettent dehors.
00:30:14L'idée,
00:30:14c'est de faciliter
00:30:15l'accès à ces objets
00:30:17et donc, effectivement,
00:30:18au moment du projet
00:30:19de loi de finances,
00:30:19on a proposé
00:30:20d'aligner la TVA
00:30:24sur toutes les pompes à chaleur
00:30:25et il y a un décret
00:30:26qui est en attente
00:30:27et qu'on va pouvoir
00:30:28sortir prochainement
00:30:29pour pouvoir, là aussi,
00:30:30aligner la TVA
00:30:32et être à 5-5.
00:30:32Puisqu'on parle de clim,
00:30:34et c'est vrai
00:30:34que c'est un débat
00:30:34en ce moment
00:30:36encore plus d'actualité
00:30:37avec cette canicule.
00:30:38Je voudrais vous faire entendre
00:30:38un homme qui est en ligne
00:30:39avec nous,
00:30:40qui est un homme en colère.
00:30:41Il s'appelle Cédric,
00:30:42Cédric Boulin.
00:30:43Bonsoir, M. Boulin.
00:30:45Vous avez contacté BFM
00:30:47aujourd'hui
00:30:47pour raconter votre histoire.
00:30:48En l'occurrence,
00:30:49c'est l'histoire de votre mère.
00:30:50Elle a 83 ans.
00:30:51Elle est hospitalisée
00:30:52en ce moment
00:30:53en région parisienne
00:30:54à Colombes
00:30:55et vous vous battez
00:30:56depuis plus d'une semaine
00:30:57pour installer
00:30:58une climatisation mobile
00:30:59dans sa chambre d'hôpital.
00:31:01Je précise
00:31:01que vous êtes prêts
00:31:02à le faire à vos frais.
00:31:03C'est vous qui êtes prêts
00:31:04à payer et à installer
00:31:05cette clim.
00:31:05Et on vous dit non
00:31:07depuis une semaine.
00:31:08Petite question simple.
00:31:09Il fait combien
00:31:10dans la chambre
00:31:10de votre maman
00:31:10à l'hôpital ?
00:31:13Actuellement,
00:31:13il fait 35 degrés.
00:31:15Et quand vous dites
00:31:16je suis prêt
00:31:17à payer moi-même
00:31:17cet appareil mobile,
00:31:18qu'est-ce qu'on vous répond ?
00:31:19Je l'ai déjà acheté.
00:31:20Je l'ai en ma précession.
00:31:21Je suis prêt à l'installer
00:31:22à n'importe quel moment.
00:31:23J'avais déjà prévu
00:31:24par rapport à la canicule
00:31:26du mois de mai
00:31:27où déjà elle a souffert
00:31:28dans cette même chambre
00:31:29d'hôpital
00:31:30puisque ça fait six mois
00:31:30qu'elle est hospitalisée.
00:31:32Et donc,
00:31:33voilà,
00:31:33j'avais déjà
00:31:34le climatiseur.
00:31:35Je l'ai à disposition.
00:31:36Je suis prêt à l'installer
00:31:37à n'importe quel moment.
00:31:38Et l'hôpital
00:31:39m'a sorti
00:31:41plusieurs excuses
00:31:42toutes différentes
00:31:43qui ne me semblent pas valables
00:31:45dans une période
00:31:45aussi dramatique
00:31:46que celle d'aujourd'hui.
00:31:48Mais c'est-à-dire,
00:31:48ils vous disent quoi ?
00:31:49C'est une question de normes ?
00:31:50C'est une question de sécurité ?
00:31:51C'est une question de principes ?
00:31:53Alors,
00:31:55ma mère a demandé
00:31:56en tout premier
00:31:57au médecin-chef
00:32:00du service
00:32:01SMR gériatrie
00:32:02où elle est actuellement
00:32:03hospitalisée.
00:32:04Elle a demandé
00:32:05à ce que je puisse
00:32:06installer cette climatisation
00:32:08dans la chambre
00:32:08qu'elle partage d'ailleurs
00:32:09avec une autre patiente.
00:32:11Et donc,
00:32:11ça serait deux personnes
00:32:12qui pourraient en bénéficier
00:32:14dans cette chambre-là.
00:32:15Et donc,
00:32:16la médecin-chef
00:32:17s'est juste contentée
00:32:18de lui dire non
00:32:18sans lui expliquer pourquoi.
00:32:20Non, non,
00:32:20c'est pas possible.
00:32:21Mais sans donner
00:32:22aucune raison valable
00:32:22à ce moment-là.
00:32:24Quand ma mère m'a dit ça,
00:32:25évidemment,
00:32:26j'ai relancé l'affaire
00:32:27et j'ai moi-même
00:32:29rappelé l'hôpital
00:32:30pour obtenir satisfaction.
00:32:33Et là,
00:32:33j'ai donc eu
00:32:35une cadre de santé
00:32:37qui s'occupe également
00:32:38du même service
00:32:39SMR gériatrie
00:32:40à l'hôpital Louis-Mourier
00:32:41qui m'a dit
00:32:42dans un premier temps
00:32:43que ça serait inéquitable
00:32:44pour les autres patients.
00:32:46Comme si le fait
00:32:47que ma mère bénéficie
00:32:48de cette clim,
00:32:50c'était totalement injuste
00:32:51pour les autres
00:32:52qui ne pouvaient pas
00:32:53en bénéficier.
00:32:55Et ensuite,
00:32:56j'ai dit tout de suite
00:32:58que ce n'était pas
00:32:59une réponse valable
00:33:00à mes yeux.
00:33:01Et derrière,
00:33:03on m'a dit
00:33:04qu'on devait revenir vers moi.
00:33:05On n'est pas revenu vers moi.
00:33:06Il a fallu que je relance
00:33:07encore l'affaire.
00:33:08Et là,
00:33:08on m'a sorti une autre excuse
00:33:09comme quoi
00:33:10ça pourrait faire sauter
00:33:11toute l'électricité
00:33:12de l'hôpital,
00:33:13que l'électricité
00:33:14était tellement vétuste
00:33:16que ça serait
00:33:17extrêmement dangereux
00:33:18pour l'ensemble
00:33:19du personnel
00:33:20et des patients.
00:33:21Et que le seul moyen
00:33:22pour pallier à ça,
00:33:24il faudrait détruire
00:33:25l'hôpital
00:33:25pour reconstruire
00:33:27toute l'électricité.
00:33:28Ce qui serait quand même
00:33:28dommage aussi.
00:33:31Cédric Boulin,
00:33:32restez avec nous.
00:33:33Ce n'est pas la ministre
00:33:34de la Santé
00:33:35qui est sur ce plateau,
00:33:35c'est le ministre du Logement
00:33:37sans langue de bois.
00:33:38Qu'est-ce qu'on peut dire
00:33:38à Cédric ?
00:33:40Est-ce qu'on peut à la fois
00:33:41ne pas avoir l'argent
00:33:42aujourd'hui
00:33:42pour climatiser
00:33:45certaines chambres d'hôpital
00:33:45où vivent des personnes
00:33:47âgées ?
00:33:47Cette femme,
00:33:48elle a 83 ans
00:33:48et refuser à quelqu'un
00:33:49qui veut le faire
00:33:50de pouvoir le faire.
00:33:51Il y a eu le même exemple
00:33:52il y a quelques jours
00:33:52dans une école à Paris
00:33:53où des parents d'élèves
00:33:54sont venus avec des ventilateurs
00:33:56qu'ils avaient achetés
00:33:56et on leur a dit
00:33:57qu'ils ne sont pas aux normes.
00:33:58Il faut passer un appel d'offres
00:33:59dans l'éducation nationale.
00:34:02Je ne veux pas m'immiscer
00:34:02dans un cas particulier
00:34:03que je ne maîtrise pas
00:34:04et que je ne connais pas
00:34:04le règlement d'un hôpital
00:34:06et pour quelle raison ?
00:34:07Est-ce qu'il y a
00:34:07une vraie raison technique
00:34:08ou pas à ce refus ?
00:34:09Ce qui est sûr,
00:34:10c'est qu'à minima,
00:34:11il faut que tout le monde
00:34:12fasse un effort de dialogue
00:34:13et si on dit non,
00:34:14il faut vraiment le justifier
00:34:15donc je comprends
00:34:16la colère de votre auditeur
00:34:19mais plus largement
00:34:19ça pose la question
00:34:21de notre adaptabilité
00:34:23à quelque chose d'exceptionnel.
00:34:24Et peut-être,
00:34:25vous dites une forme de souplesse,
00:34:26peut-être une question de normes aussi
00:34:27mais au fond,
00:34:28c'est comment on s'autorise.
00:34:29On a su le faire
00:34:30au moment du Covid
00:34:31où on a dit au fond
00:34:32ça y est, on est en guerre
00:34:33et donc des choses
00:34:34qui n'étaient pas possibles
00:34:35un mois plus tôt
00:34:37sont devenues possibles.
00:34:37Je reviens dans votre secteur,
00:34:38dans le logement,
00:34:39j'ai le souvenir de décisions
00:34:40des bâtiments de France à Paris
00:34:41disant à des habitants
00:34:43des beaux quartiers à Paris
00:34:44qui ont la chance
00:34:44d'habiter à côté
00:34:45d'un bâtiment classé
00:34:46désolé mais les stores
00:34:47c'est non.
00:34:48Et ces gens-là
00:34:49ils vivent avec 30-35 degrés
00:34:51à l'intérieur.
00:34:51On a un exemple
00:34:52qui effectivement
00:34:52est très parlant
00:34:53et typiquement
00:34:55moi je ne vais pas reprocher
00:34:56aux architectes
00:34:56des bâtiments de France
00:34:57de faire ce qu'on leur a demandé
00:34:58de faire.
00:34:59Aujourd'hui,
00:35:00ils sont là pour préserver
00:35:01le patrimoine
00:35:01et on leur a passé cette commande.
00:35:03Là, je pense qu'il faut
00:35:04qu'on se mette autour de la table
00:35:05et leur dire
00:35:06vu le contexte
00:35:07comment on assouplit
00:35:08un petit peu les règles
00:35:08comment on fait preuve de bon sens
00:35:10parce qu'en plus sinon
00:35:11le patrimoine
00:35:12qu'ils sont censés préserver
00:35:13risque de s'écrouler
00:35:14sur lui-même
00:35:14parce qu'à force
00:35:15d'être indécent
00:35:16de ne plus être habitable
00:35:17de ne plus apporter
00:35:19le minimum de confort
00:35:19ils finiront par être vidés
00:35:21par finir par se dégrader
00:35:22et on aura perdu le patrimoine
00:35:24quand ils sont censés protéger.
00:35:25Donc je pense que
00:35:25ça fait partie des choses
00:35:27il n'y a même pas besoin
00:35:27d'une loi pour ça.
00:35:28Il y a besoin de changer
00:35:29un peu les règlements
00:35:30les cas d'usage
00:35:31les pratiques
00:35:32c'est vrai dans nos écoles
00:35:33c'est vrai dans tous nos bâtiments
00:35:34de manière générale
00:35:36au Japon
00:35:37pour pas trop consommer de clim
00:35:39ils disent
00:35:39on enlève tous les cravates
00:35:41petits changements d'usage
00:35:42qui peuvent faire la différence
00:35:43et de manière générale
00:35:44accepter l'idée que
00:35:45en fait ce qu'on est en train
00:35:46d'affronter là
00:35:47ça peut se reproduire
00:35:48à l'échelle du temps
00:35:49et ça va se reproduire
00:35:51on nous dit justement
00:35:52les experts du GIEF
00:35:52qui nous préparent
00:35:55psychologiquement
00:35:56à tout ça
00:35:57Vincent Gendrin
00:35:58François Gemmette
00:35:59je voudrais vous montrer
00:35:59une carte qu'on a découvert
00:36:00hier sur ce plateau
00:36:01qui a été faite par
00:36:03le New York Times
00:36:03Washington Post
00:36:05merci Raphaël Grablie
00:36:06ça c'est la carte
00:36:07hier
00:36:08des endroits
00:36:09où il fait plus chaud
00:36:10que la France
00:36:10et c'est vrai qu'il faut
00:36:11avoir de bons yeux
00:36:12pour en trouver quelques-uns
00:36:13en Iran
00:36:14en Irak
00:36:15on est aujourd'hui
00:36:17il y a 1% de la planète
00:36:18où il fait plus chaud
00:36:19qu'en France
00:36:21comment vous l'expliquez
00:36:22François Gemmette
00:36:22qu'est-ce qu'on a fait
00:36:23pour mériter ça ?
00:36:24il y a le fait que
00:36:27la température en France
00:36:28et en Europe
00:36:29se réchauffe plus vite
00:36:30que la moyenne mondiale
00:36:31à peu près deux fois
00:36:31plus rapidement
00:36:32que la moyenne mondiale
00:36:33et puis il y a simplement
00:36:34aussi le fait qu'on est
00:36:35avec une masse d'air chaud
00:36:36qui aujourd'hui est piégée
00:36:37sur le territoire français
00:36:38c'est plus un coup de pas de chance
00:36:40que de nos propres émissions
00:36:42de gaz à effet de serre
00:36:43c'est certain que
00:36:44le niveau d'impact
00:36:45du changement climatique
00:36:46que nous allons subir
00:36:47n'a rien à voir
00:36:48avec notre propre niveau
00:36:49d'émission
00:36:50il y a un décalage
00:36:51à la fois dans le temps
00:36:52puisqu'on dépend aussi
00:36:53des émissions du passé
00:36:54et un décalage dans l'espace
00:36:55puisqu'on dépend des émissions
00:36:56des autres
00:36:56ça fait des années
00:36:57que vous alertez
00:36:58sur les plateaux
00:36:59radio, télé
00:37:00François Gemmette
00:37:00ça doit faire 15 ans
00:37:01que je vous interroge
00:37:02sur cette question
00:37:03et parfois vous m'engueulez
00:37:04en me disant
00:37:04arrêtez de m'inviter uniquement
00:37:05quand il fait très chaud
00:37:06ou trop froid
00:37:07encore raté pour ce soir
00:37:08quand vous voyez
00:37:09les températures
00:37:09ces derniers jours
00:37:10où la moitié de la France
00:37:11a connu des températures
00:37:13supérieures à 40 degrés
00:37:14au moins une fois
00:37:15depuis le début
00:37:16de cette canicule
00:37:17est-ce qu'on est encore
00:37:18dans votre scénario ?
00:37:19Est-ce qu'on est encore
00:37:19dans le scénario du GIEC
00:37:20ou est-ce qu'on est
00:37:21en train d'être
00:37:22en dehors des clous ?
00:37:23Non, on est encore
00:37:24dans le scénario du GIEC
00:37:25simplement les choses
00:37:26s'accélèrent
00:37:26et effectivement
00:37:27ça va un peu plus vite
00:37:28que ce qui avait été anticipé
00:37:29mais ça faisait partie
00:37:30hélas des futurs possibles
00:37:32et c'est là où quand même
00:37:34se pose la question
00:37:35de notre impréparation
00:37:36M. Jean-Bruns
00:37:37vous avez évoqué
00:37:38la crise du Covid
00:37:39et effectivement
00:37:39les aménagements
00:37:40un peu en urgence
00:37:41qu'on avait dû faire
00:37:42suite à la crise du Covid
00:37:43il y a beaucoup de choses
00:37:44qu'on pardonnait
00:37:45à ce moment-là
00:37:46en termes d'impréparation
00:37:47au moment du Covid
00:37:48parce qu'on était face
00:37:49à un virus nouveau
00:37:50que nous ne connaissions pas
00:37:52ici nous sommes face
00:37:53à quelque chose de connu
00:37:54nous sommes face
00:37:55à quelque chose
00:37:56qui a été prévu
00:37:56depuis 20 ans
00:37:57depuis 30 ans
00:37:58et donc beaucoup de gens
00:37:59ne comprennent pas
00:38:00que nous soyons encore
00:38:01dans un tel état
00:38:02d'impréparation
00:38:03si au moment
00:38:04de la crise du Covid
00:38:04vous aviez eu
00:38:05pendant 10 ans
00:38:06des épidémiologistes
00:38:07qui vous avaient fourni
00:38:08les rapports
00:38:08les courbes
00:38:09effectivement
00:38:10de propagation
00:38:11de l'épidémie
00:38:11qui avaient dit
00:38:12voilà ce qu'il faut faire
00:38:12en termes de masques
00:38:13de vaccins etc
00:38:14vous auriez été crucifié
00:38:16au gouvernement
00:38:16si vous n'avez rien fait
00:38:18si vous n'aviez pas
00:38:18commandé les masques
00:38:19ou les vaccins etc
00:38:20et donc la question
00:38:21qu'on a le droit
00:38:22de se poser
00:38:23c'est pourquoi
00:38:23n'avoir rien fait
00:38:24en termes de préparation
00:38:25d'abord
00:38:26on me permettrait
00:38:26moi je suis ministre
00:38:27depuis 6 mois
00:38:28mais ce qui est sûr
00:38:29c'est que malgré tout
00:38:30la France
00:38:31n'a pas rien fait
00:38:32et évidemment
00:38:33quand on est tous
00:38:34en train de suffoquer
00:38:34on se dit
00:38:35il ne va quand même
00:38:35pas essayer de nous dire
00:38:36qu'on est parfaitement préparé
00:38:37non
00:38:37on n'est pas parfaitement préparé
00:38:39mais je ne peux pas subir
00:38:40à longueur de journée
00:38:42un monde économique
00:38:43qui me dit
00:38:43vous avez mis trop
00:38:44de normes environnementales
00:38:45c'est trop dur
00:38:46on fait des bâtiments
00:38:47HQE plus plus plus
00:38:49on est les mieux disants
00:38:50au monde
00:38:50en termes de normes
00:38:51de construction
00:38:51et d'isolation
00:38:52et me dire
00:38:53qu'on n'a rien fait
00:38:55mais je comprends
00:38:55ce que vous dites
00:38:56parce qu'en tant que citoyen
00:38:57on le vit aussi
00:38:58évidemment
00:38:58mais on a des normes
00:39:00bâtimentaires
00:39:00qui sont au-dessus
00:39:01de tout le reste
00:39:02j'entends des candidats
00:39:03à la présidentielle
00:39:04qui disent
00:39:04le fameux DPE
00:39:05vous savez
00:39:06les lettres ABC
00:39:08les FFG
00:39:09que vous avez remis
00:39:10sur le marché
00:39:10à condition qu'ils soient
00:39:11rénovés
00:39:11mais là
00:39:13qu'est-ce qu'on nous dit
00:39:14on nous dit
00:39:15qu'il y a des candidats
00:39:15à la présidentielle
00:39:16qui veulent les supprimer
00:39:16parce que
00:39:17ce serait vraiment
00:39:19totalement
00:39:20non mais ce que vous nous dites
00:39:21ça pourrait être pire
00:39:22non c'est pas ça
00:39:23que je veux dire
00:39:23c'est malgré tout
00:39:24je pense que si on dit
00:39:25on n'a rien fait
00:39:27on est dans la caricature
00:39:28je ne dis pas
00:39:28qu'on n'a rien fait
00:39:29et il ne faut pas le faire
00:39:31maintenant on n'est pas prêt
00:39:32et vous voyez
00:39:33moi j'étais maire
00:39:34pendant 10 ans
00:39:34de la belle commune
00:39:35de la île Rose
00:39:35dans le Val-de-Marne
00:39:37chaque fois qu'on a
00:39:38rénové une école
00:39:39on a mis le paquet
00:39:40confort d'hiver
00:39:41confort d'été
00:39:42cours Oasis
00:39:43mais effectivement
00:39:44quand dans une commune
00:39:45qui fait 30 000 habitants
00:39:46vous avez 8 groupes scolaires
00:39:48la masse d'investissement
00:39:49est colossale
00:39:50mais on a commencé
00:39:51et c'est quand même
00:39:53plutôt une bonne nouvelle
00:39:54ça veut dire que
00:39:55sur le territoire
00:39:56il y a quand même
00:39:56des gens qui s'en préoccupent
00:39:57depuis suffisamment longtemps
00:39:58et parfois
00:39:59on avait le sentiment
00:40:00qu'on était parfois
00:40:02même avant
00:40:03certains concitoyens
00:40:04qui effectivement
00:40:05quand on leur dit
00:40:07financièrement
00:40:07on va renier
00:40:08telle ou telle activité
00:40:09parce que derrière
00:40:10il faut investir
00:40:11pour le changement climatique
00:40:11c'était pas toujours simple
00:40:12de faire la pédagogie
00:40:13Emma Aziza
00:40:14sinon elle va pas réussir
00:40:15à poser sa question
00:40:16peut-être qu'Emma sera d'accord
00:40:17mais dans une crise
00:40:18au fond il ne faut pas la gâcher
00:40:19et cette prise de conscience
00:40:21là pour la canicule
00:40:22et le sortie des énergies fossiles
00:40:24avec le détroit d'Hormuz
00:40:25je pense que c'est des choses
00:40:26qui vont permettre
00:40:27de faire avancer le pays
00:40:28moi je me rappelle
00:40:29avoir été sur le même plateau
00:40:30en juin 2019
00:40:31et on avait reporté
00:40:32l'épreuve des brevets
00:40:32des collèges
00:40:33parce que les bâtiments
00:40:34n'étaient pas adaptés
00:40:35je crois que ça fait effectivement
00:40:36un certain nombre d'années
00:40:38qu'on sait
00:40:39quels seront les défis
00:40:40on a beaucoup avancé
00:40:41sur l'adaptation
00:40:42au risque d'inondation
00:40:43de manière massive
00:40:44on a même 20 ans d'avance
00:40:45sur le reste du monde
00:40:46par contre ça prend du temps
00:40:48ça prend un temps énorme
00:40:49d'adapter bâtiment par bâtiment
00:40:52et de faire des travaux
00:40:53c'est absolument colossal
00:40:55ça fait 15 ans qu'on y est
00:40:57et on est à peine en train
00:40:58de toucher les plus exposés
00:41:00on va devoir demain
00:41:01s'adapter à ce confort thermique
00:41:03au manque d'eau
00:41:04et au fait de réduire
00:41:05la question de l'usage de l'eau
00:41:07dans les bâtiments
00:41:08et aux sécheresses également
00:41:09alors qu'il y a des solutions
00:41:11extrêmement faciles
00:41:12mais il va falloir trouver
00:41:14la clé magique
00:41:15pour pouvoir accélérer la vitesse
00:41:17et aller beaucoup plus vite
00:41:18parce que ça prend trop de temps
00:41:19des millions et des millions de personnes
00:41:21si je prends juste
00:41:21la zone rouge là
00:41:22on a juste
00:41:24sur la zone en canicule
00:41:25de niveau de vigilance rouge
00:41:27on a plus de 5
00:41:28presque 5 millions de personnes
00:41:30qui ont plus de 75 ans
00:41:31dans ce secteur là
00:41:33donc et là encore
00:41:34c'est que les personnes âgées
00:41:35on sait très bien
00:41:36que ça touche la population complète
00:41:37que ça a un lien
00:41:38sur la santé
00:41:39et vous parliez de finances
00:41:40et d'argent
00:41:41il y a des tests très clairs
00:41:42qui ont été menés
00:41:43sur le plan économique
00:41:44ça a coûté entre 25 et 37 milliards d'euros
00:41:47entre 2015 et 2020
00:41:48les vagues de chaleur
00:41:49donc on sait que ça coûte
00:41:51beaucoup plus cher
00:41:51et est-ce qu'on est prêt à payer
00:41:53je crois qu'en tous les cas
00:41:54il va falloir accélérer
00:41:54merci à tous les 5
00:41:56d'être venus ce soir
00:41:57sur ce plateau
00:41:58on va repartir
00:41:58pour un tour de France
00:41:59de la canicule
00:42:00si vous le voulez bien
00:42:00d'abord avec des gens
00:42:01qui respirent un peu
00:42:03aujourd'hui
00:42:03ce sont ceux
00:42:04qui ont poussé
00:42:04les portes
00:42:05d'une salle de cinéma
00:42:06et d'ailleurs
00:42:06on constate
00:42:07que la fréquentation
00:42:08fait des bons
00:42:09j'allais dire
00:42:10tu m'étonnes
00:42:11depuis quelques jours
00:42:12parce qu'une salle de cinéma
00:42:13c'est climatisé
00:42:14vous y êtes à Paris
00:42:15pour nous
00:42:15avec d'excellents films
00:42:16à l'affiche en ce moment
00:42:16d'excellents films
00:42:17en plus
00:42:18la clim plus un bon film
00:42:19Théo Bassidana
00:42:20quel est le programme
00:42:20au cinéma
00:42:21où vous êtes Théo ?
00:42:24Alors
00:42:25on va regarder ça ensemble
00:42:26alors vous voyez
00:42:27ici sur cet écran
00:42:28on a plusieurs séances
00:42:29qui vont démarrer
00:42:30dans quelques minutes
00:42:31et c'est exactement
00:42:32ce qu'ils cherchent
00:42:32en plus de ce film
00:42:33et bien vous l'avez dit
00:42:34des salles climatisées
00:42:35ici trois salles
00:42:36elles sont toutes climatisées
00:42:37un chiffre également
00:42:382,3 millions d'entrées
00:42:40ces derniers jours
00:42:41dans toute la France
00:42:42c'est 43% de plus
00:42:43que l'année dernière
00:42:44à la même date
00:42:45un constat partagé ici
00:42:46par cet établissement
00:42:47je suis avec Alicia
00:42:48qui est programmatrice
00:42:49programmatrice ici
00:42:50au sein de ce cinéma
00:42:51vous me le disiez
00:42:51on a cherché les chiffres
00:42:53pour votre établissement
00:42:53si on compare ce mercredi
00:42:55à celui de mercredi dernier
00:42:56plus 40%
00:42:58de hausse de fréquentation
00:42:59c'est tout simplement énorme
00:42:59c'est énorme
00:43:00la journée n'est pas finie
00:43:01mais effectivement
00:43:02on l'a bien vu dans les chiffres
00:43:03et on l'a bien senti aussi
00:43:05alors cette hausse
00:43:06est aussi due
00:43:07à qui on a énormément
00:43:08de nouveautés
00:43:08aujourd'hui
00:43:09puisqu'on prépare
00:43:10la fête du cinéma
00:43:11qui démarre dimanche
00:43:13mais clairement
00:43:14depuis ce matin
00:43:15on est inondé
00:43:16des appels
00:43:17des mails
00:43:18des gens qui nous demandent
00:43:19de confirmer
00:43:19ce que les salles
00:43:20sont climatisées
00:43:21avant de soit acheter
00:43:22en ligne
00:43:22soit se déplacer
00:43:23et surtout
00:43:24on a vu les familles
00:43:25débarquer cet après-midi
00:43:27où on a vu
00:43:28que les salles climatisées
00:43:29c'était un critère
00:43:29important pour les parents
00:43:31merci beaucoup Alicia
00:43:32d'avoir été avec nous
00:43:33parce qu'il faut savoir
00:43:33qu'il y a certains établissements
00:43:34qui sont fermés
00:43:35scolaires
00:43:35certains établissements scolaires
00:43:36et donc il faut aussi
00:43:37s'occuper de ces enfants
00:43:38et les occuper
00:43:38et donc ils viennent ici
00:43:39dans ces salles de cinéma
00:43:41qui ici sont toutes climatisées
00:43:42et ça permet de souffler un peu
00:43:44merci beaucoup Théo
00:43:45avec Nicolas de Roussy
00:43:46donc dans ce cinéma parisien
00:43:48on part du côté d'Agen
00:43:49Isor de la Gorce
00:43:50mauvaise nouvelle
00:43:51pour les utilisateurs
00:43:51des transports en commun
00:43:52à partir de demain
00:43:53plus aucun TER
00:43:54ne circule
00:43:55dans toute la région
00:43:56la région Nouvelle Aquitaine
00:43:57entre 10h et 18h
00:44:01Tout à fait
00:44:02les voyageurs vont devoir
00:44:03s'armer de patience
00:44:04parce que
00:44:05tous les TER
00:44:05sont supprimés
00:44:06demain en Nouvelle Aquitaine
00:44:07entre 10h et 18h
00:44:09ces annulations
00:44:10ont déjà commencé
00:44:11aujourd'hui
00:44:12la plupart des TER
00:44:12ont été supprimés
00:44:14des perturbations
00:44:15sur les lignes
00:44:16également des retards
00:44:16en raison de ces fortes chaleurs
00:44:18la SNCF souhaite préserver
00:44:20son matériel
00:44:21ses infrastructures
00:44:22mais également
00:44:22ses utilisateurs
00:44:23et ses salariés
00:44:25résultat aujourd'hui
00:44:26des dizaines de passagers
00:44:27qui étaient laissés
00:44:28sur le carreau
00:44:29en gare d'Agen
00:44:30une gare qui n'est pas climatisée
00:44:31alors forcément
00:44:32on sentait dans l'air
00:44:32de la chaleur
00:44:33mais aussi
00:44:33de l'agacement
00:44:34et de l'inquiétude
00:44:38Arrivé en gare d'Agen
00:44:39j'ai découvert
00:44:40que mon train
00:44:40était annulé
00:44:41et donc
00:44:42je suis bloqué
00:44:43à la gare d'Agen
00:44:43j'ai reçu un mail
00:44:44de la SNCF
00:44:45qui me dit
00:44:45que je dois attendre
00:44:46actuellement 2h
00:44:47mais j'ai aucune information
00:44:48si mon train
00:44:49va repartir ou non
00:44:50là je suis assez stressé
00:44:51et je suis inquiet également
00:44:54de sentiments
00:44:54qui se mélangent
00:44:56donc ce matin
00:44:56je suis parti d'Ariège
00:44:58pour me rendre
00:44:58à Angoulême
00:44:59donc pour ça
00:45:00j'avais un TER
00:45:01et un TGV
00:45:02mais le TGV
00:45:03a été annulé
00:45:04donc j'ai dû prendre
00:45:063 TER à la place
00:45:07sauf que celui du milieu
00:45:09a été annulé
00:45:10donc pareil
00:45:10à cause des chaleurs
00:45:13et donc ça me
00:45:15ça m'empêche
00:45:15de prendre
00:45:16ma dernière correspondance
00:45:17et donc ça me retarde
00:45:18mon arrivée
00:45:19de chez moi
00:45:19de 16h
00:45:20à 21h
00:45:22et la SNCF
00:45:24précise sur X
00:45:25que compte tenu
00:45:25de la fourneige
00:45:26de ces fortes chaleurs
00:45:27tous les trains
00:45:28sont susceptibles
00:45:29d'être annulés
00:45:29et ce
00:45:29même au dernier moment
00:45:31à Agen
00:45:31Isard Delagorse
00:45:32avec Valentin Rib
00:45:33on va prendre à présent
00:45:34des nouvelles
00:45:34des animaux
00:45:35des animaux
00:45:36du Zoo de Paris
00:45:37puisque c'est le directeur
00:45:38de ce zoo
00:45:39qui est en ligne
00:45:39avec nous
00:45:40bonsoir Pierre-Yves Bureau
00:45:41merci de prendre
00:45:42quelques minutes
00:45:43on va parler des petites bêtes
00:45:44qui sont derrière vous
00:45:44dans un instant
00:45:46c'est à dire
00:45:46les manchots
00:45:47du zoo
00:45:48mais le zoo
00:45:48dans son ensemble
00:45:49ce sont je crois
00:45:493000 animaux
00:45:50comment vous les protégez
00:45:52quand il fait
00:45:5440 degrés
00:45:54c'est ça Marquet
00:45:55comme il a fait
00:45:56aujourd'hui à Paris
00:45:57comment vous protégez
00:45:58toutes ces bêtes
00:46:01alors bonsoir
00:46:02à toutes et à tous
00:46:03tout d'abord
00:46:03ce qu'il faut savoir
00:46:04c'est que
00:46:05l'immense majorité
00:46:06de nos animaux
00:46:08donc comme nous avons
00:46:09refait le zoo
00:46:09entre 2008 et 2014
00:46:10nous avons choisi
00:46:11de présenter
00:46:12des espèces
00:46:13qui sont adaptées
00:46:14à des variations
00:46:15importantes de température
00:46:17néanmoins
00:46:17on a un certain nombre
00:46:18de dispositifs en place
00:46:19pour renforcer
00:46:20leur bien-être
00:46:21en cette période
00:46:22de canicule
00:46:22qui évidemment
00:46:24est impactante
00:46:25alors derrière
00:46:25vous pouvez voir
00:46:26notre population
00:46:27de manchots
00:46:28de un bolt
00:46:29et vous pouvez voir
00:46:30un système
00:46:30à la fois de brumisateur
00:46:32et de douche
00:46:33qui permet justement
00:46:33de rafraîchir
00:46:34leur environnement
00:46:37est-ce que vous vous dites
00:46:37pas avec le réchauffement
00:46:38ces espèces
00:46:39elles seraient plus heureuses
00:46:40pardon de faire un peu
00:46:41le rabat-jouin
00:46:41mais plus heureuses
00:46:42ailleurs que chez vous
00:46:47alors il faut savoir
00:46:48que ce sont des
00:46:48je sais pas
00:46:50où serait le ailleurs
00:46:50parce que les animaux
00:46:52des parcs zoologiques
00:46:53aujourd'hui
00:46:54sont tous nés
00:46:55au sein de parcs zoologiques
00:46:56nous avons après
00:46:58lorsque cela est possible
00:46:59des réintroductions
00:46:59à l'état sauvage
00:47:00mais aujourd'hui
00:47:01on a un personnel
00:47:02qui est justement
00:47:03pleinement engagé
00:47:04pour leur bien-être
00:47:06on a par exemple
00:47:06une attention particulière
00:47:07pour aussi
00:47:08les individus âgés
00:47:09comme on peut l'avoir
00:47:10pour les êtres humains
00:47:11avec nos aînés
00:47:13on a beaucoup d'ombrages
00:47:14d'espaces
00:47:15où les animaux
00:47:16peuvent se mettre
00:47:16à l'abri
00:47:17des fortes chaleurs
00:47:18et pour les espèces
00:47:19qui sont plus sujets
00:47:20justement aux variations
00:47:21de température
00:47:22je pense aux espèces
00:47:23de reptiles et amphibiens
00:47:24elles ne sont pas
00:47:25présentées en extérieur
00:47:26elles sont dans
00:47:26des espaces adaptés
00:47:27par exemple
00:47:28à la serre tropicale
00:47:29ou au vivarium
00:47:29au sein de terrariums
00:47:31avec des températures
00:47:32qui du coup
00:47:32sont davantage constantes
00:47:34Merci
00:47:34merci beaucoup
00:47:35Pierre-Efbureau
00:47:36directeur de ce parc
00:47:37zoologique de Paris
00:47:38et de ces manchots
00:47:39qui ont fait sourire
00:47:40Marc Eyck
00:47:41qui était à mes côtés
00:47:42on a pris de leurs nouvelles
00:47:43je salue François Ruffin
00:47:44Bonsoir
00:47:45Bienvenue
00:47:45candidat à l'élection présidentielle
00:47:47député de la Somme
00:47:48fondateur de Debout
00:47:49je salue également
00:47:50Danny Cohn-Bendit
00:47:51qui est avec nous
00:47:51comme chaque mercredi
00:47:52qui va vous écouter
00:47:53attentivement
00:47:53François Ruffin
00:47:54et qui nous dira
00:47:55ce qu'il en pense
00:47:56qu'est-ce que vous êtes
00:47:57en train de faire
00:47:58François Ruffin
00:47:58Je sors une couverture
00:48:00de survie
00:48:00Pour moi ?
00:48:01Non
00:48:02parce qu'il me semble
00:48:03que c'est le symbole
00:48:04du moment présent
00:48:05et c'est le symbole
00:48:06de la nullité
00:48:06de nos dirigeants
00:48:08Pendant la crise Covid
00:48:09le symbole
00:48:09c'était
00:48:10ces sacs plastiques
00:48:11que les soignants
00:48:12ont dû enfiler
00:48:12mais qui marquaient
00:48:13que nos dirigeants
00:48:14n'avaient rien prévu
00:48:15et là
00:48:16c'est couverture de survie
00:48:18qui sont déployées
00:48:19sur les fenêtres
00:48:20de nos hôpitaux
00:48:21à l'Assemblée nationale
00:48:22aussi
00:48:23y compris sur des centres
00:48:24de gériatrie
00:48:25dans des EHPAD
00:48:26c'est-à-dire que
00:48:26pendant tout ce temps-là
00:48:27on n'a même pas eu
00:48:28un plan volé
00:48:29il n'y a même pas eu
00:48:30de se dire
00:48:31voilà on va mettre
00:48:32des volés dans tout ça
00:48:33donc quand on est dirigé
00:48:34et quand j'entends
00:48:35le ministre du logement
00:48:36juste avant
00:48:37qui dit
00:48:38ben voilà
00:48:38au Japon
00:48:39ils enlèvent leurs cravates
00:48:40les jours de canicule
00:48:41il me dit
00:48:41mais on est vraiment
00:48:42dirigé par des nuls
00:48:43votre message
00:48:44François Ruffin
00:48:44c'est
00:48:44on est nul
00:48:46on est plus nul
00:48:47que les autres
00:48:48on est nul
00:48:49c'est nos dirigeants
00:48:50elle va nous embêter
00:48:50cette couverture
00:48:51pendant l'interview
00:48:52nous dirigeants
00:48:52ça m'embête
00:48:53qu'on ait ça
00:48:53sur les EHPAD
00:48:54qu'on ait ça
00:48:55sur les hôpitaux
00:48:57qu'à l'intérieur
00:48:58il y a des soignants
00:48:58et des patients
00:48:59qui sont à 35 degrés
00:49:01que la seule solution
00:49:01qu'il aura proposé
00:49:02c'est le système D
00:49:03et allez-y
00:49:04essayez de mettre ça
00:49:05sur vos fenêtres
00:49:06voilà où on en est
00:49:07mais si c'est pas
00:49:08la couverture de survie
00:49:09c'est quoi la solution
00:49:09pour les hôpitaux par exemple
00:49:10excusez-moi
00:49:11mais moi ça fait 10 ans
00:49:12qu'en commission
00:49:13des affaires économiques
00:49:14tous les ans
00:49:14je dépose des amendements
00:49:16et je réclame une chose
00:49:17c'est 20 milliards
00:49:18d'investissements
00:49:18sur les bâtiments
00:49:20à la fois les logements privés
00:49:22et sur les bâtiments publics
00:49:25pourquoi ?
00:49:26parce que c'est la seule manière
00:49:27de sortir des 5 millions
00:49:28de passoires thermiques
00:49:28qu'on a dans le pays
00:49:29ça fait 10 ans
00:49:30que je le réclame
00:49:3010 ans
00:49:31et avec Giecky
00:49:32comme opposant
00:49:33j'ai les deux
00:49:33j'ai les macronistes
00:49:34en tout cas
00:49:35jusque la guerre en Ukraine
00:49:37qui disait
00:49:37non c'est pas possible
00:49:38c'est trop cher
00:49:39et j'ai le Rassemblement National
00:49:41pour qui le réchauffement climatique
00:49:42n'est pas un sujet
00:49:43depuis 10 ans
00:49:44le RN a changé de position là-dessus
00:49:47assez nettement
00:49:48ces dernières années
00:49:48quand le thermomètre montre
00:49:50il y a soudain
00:49:51des conversions
00:49:51et que ceux qui étaient
00:49:53les experts du GIEC
00:49:54trop pessimistes
00:49:55trop alarmistes
00:49:56d'après Marine Le Pen
00:49:57dont on se moquait
00:49:58du dieu climat
00:49:59des prophètes du désert
00:50:00et ainsi de suite
00:50:02enfin
00:50:02quand le thermomètre montre
00:50:04comme ça
00:50:04on les prend au sérieux
00:50:05mais voilà
00:50:05mais là il faut inscrire
00:50:06il faut s'inscrire
00:50:07dans un plan
00:50:07dans la durée
00:50:08on a des gouvernements
00:50:09qui font rien
00:50:10dans la durée
00:50:10donc voilà
00:50:11moi je le dis
00:50:12ça fait 10 ans
00:50:13peut-être parce qu'ils n'ont pas
00:50:13de majorité
00:50:14peut-être que la situation
00:50:15politique fait aussi
00:50:16comme vous l'avez décrit
00:50:17qu'il est incapable
00:50:18de mettre d'accord
00:50:19tout le monde
00:50:19moi je suis convaincu
00:50:20qu'on aurait dit
00:50:21d'ailleurs
00:50:22un économiste
00:50:24macroniste
00:50:24Jean Pisani Ferry
00:50:25a dit qu'il fallait
00:50:2634 milliards d'euros
00:50:27par an
00:50:28d'investissement public
00:50:29pour l'adaptation
00:50:30de nos sociétés
00:50:30au changement climatique
00:50:31pour lutter
00:50:32contre le réchauffement
00:50:33et il chiffrait
00:50:34à 24 milliards
00:50:35alors moi je disais
00:50:3520 milliards
00:50:36mais il met 4 milliards
00:50:36de plus
00:50:37sur les bâtiments
00:50:38ce qu'on doit faire
00:50:39pour sortir
00:50:40des passoires thermiques
00:50:41et des EHPAD
00:50:42des hôpitaux
00:50:43qui sont devenus
00:50:45des bouilloires
00:50:46qui sont devenus
00:50:47des bouilloires
00:50:47ça François Ruffin
00:50:48le diagnostic
00:50:49que vous posez ce soir
00:50:50c'est pour le long terme
00:50:51rénover ça prend des années
00:50:52ça coûte cher
00:50:52vous avez rappelé
00:50:53les chiffres
00:50:54non non attendez
00:50:54ma question est toute simple
00:50:55pour le court terme
00:50:56pour demain
00:50:57après-demain
00:50:57et cette année
00:50:58est-ce qu'il faut
00:50:59climatiser massivement
00:51:00les services publics
00:51:01les écoles
00:51:02les hôpitaux
00:51:02j'ai aucun souci
00:51:03à ce qu'on mette
00:51:04moi de la clim
00:51:05dans les EHPAD
00:51:05et dans les hôpitaux
00:51:06dans les crèches
00:51:07là où on sait
00:51:08qu'il y a des enfants
00:51:10des personnes âgées
00:51:11qui vont être
00:51:12beaucoup plus rapidement
00:51:13en danger
00:51:13donc il n'y a pas
00:51:14de soucis à ça
00:51:14mais vous dire
00:51:15qu'on peut faire
00:51:18de cette crise-là
00:51:19une chance
00:51:20pour notre pays
00:51:21c'est-à-dire une fierté
00:51:22vous dites
00:51:23c'est le long terme
00:51:24moi je suis convaincu
00:51:24qu'en 5 ans
00:51:25en 10 ans
00:51:25on peut en finir
00:51:27avec ces 5 millions
00:51:27de pertes sur thermique
00:51:28il faut décider
00:51:29d'y mettre les moyens
00:51:30les 20 milliards d'euros
00:51:30par an
00:51:31on les met ou pas
00:51:32pour l'instant
00:51:32le gouvernement
00:51:33ne répond pas
00:51:33on les met
00:51:34vous savez
00:51:34je les entends défiler
00:51:36sur vos plateaux télé
00:51:36il y a un fonds
00:51:37qui s'appelle
00:51:37le fonds vert
00:51:38vous savez ça
00:51:39qui a été divisé
00:51:39par 3 en 3 ans
00:51:40par 4
00:51:41oui mais d'accord
00:51:42mais quand même
00:51:44c'est l'outil
00:51:46qui est donné
00:51:46aux communes
00:51:47pour dire
00:51:47allez
00:51:49on va vous aider
00:51:50à ce que votre école
00:51:51soit isolée
00:51:51et ça
00:51:52on le divise
00:51:53par 3
00:51:53mais vous parlez
00:51:54François Ruffin
00:51:54des bouilloires techniques
00:51:55c'est un sujet
00:51:55évidemment
00:51:56essentiel
00:51:57thermique
00:51:57vous avez raison
00:51:58essentiel et complexe
00:51:59le ministre du logement
00:52:00qui était tout à l'heure
00:52:01à votre place
00:52:02Vincent Jambrin
00:52:03dit
00:52:03effectivement
00:52:04la solution
00:52:04de facilité
00:52:05c'était de les retirer
00:52:07du marché
00:52:07de l'allocation
00:52:08mais
00:52:09il n'y aurait plus
00:52:10eu personne
00:52:11dans des passoires
00:52:12thermiques
00:52:12mais elles auraient été
00:52:13ces personnes
00:52:14à la rue
00:52:14il n'y avait pas
00:52:15d'autres logements
00:52:15mais qu'on les rénoque
00:52:18qu'est-ce que vous répondez
00:52:18à ça ?
00:52:19je dis
00:52:19vous savez
00:52:20je demande
00:52:21j'ai demandé
00:52:21à un moment
00:52:21qu'on ait une économie
00:52:22de guerre climatique
00:52:23c'est-à-dire
00:52:24qu'on fasse
00:52:24ce que Rousselt a fait
00:52:25au moment de l'entrée
00:52:27des Etats-Unis
00:52:28dans la deuxième guerre
00:52:29mondiale
00:52:29pour vaincre le Japon
00:52:31et l'Allemagne nazie
00:52:32qu'on fasse la même chose
00:52:33pour notre pays
00:52:34qu'on débloque
00:52:36et qu'on passe de 2%
00:52:37du PIB
00:52:38à 42%
00:52:38c'est ce qu'avait fait
00:52:39Roosevelt
00:52:40pour affronter
00:52:41le défi majeur
00:52:41qu'est le défi climatique
00:52:42et je suis convaincu
00:52:43que les Français
00:52:44ils en tiraient une fierté
00:52:45si on faisait ça
00:52:46quand j'entends
00:52:46M. Jean Brun
00:52:47je me dis
00:52:47mais ils ne veulent pas
00:52:48il n'y a pas de volonté
00:52:49il n'y a pas de volonté politique
00:52:51d'y aller
00:52:52vous auriez fermé
00:52:53ces appartements
00:52:53ces maisons à double tour
00:52:54interdiction de les louer
00:52:55ce que j'aurais fait
00:52:56c'est que j'aurais tout fait
00:52:57pour qu'elles soient rénovées
00:52:57qu'elles soient rénovées
00:52:58le plus vite possible
00:52:59qu'est-ce que vous faites
00:52:59quand le propriétaire
00:53:00ne le fait pas
00:53:01à la limite
00:53:02vous payez
00:53:02vous le faites à sa place
00:53:03pour que le logement
00:53:04puisse continuer à être habité
00:53:05vous le payez pour lui
00:53:06mais oui
00:53:07et ensuite c'est lui
00:53:08qui récolte le loyer
00:53:09tous les mois
00:53:09et ensuite
00:53:10vous lui prélevez
00:53:11son loyer si nécessaire
00:53:12mais vous le faites
00:53:13vous dites voilà
00:53:14ces 700 000 logements
00:53:16je veux qu'ils continuent
00:53:17à être habités
00:53:17mais je veux pas
00:53:18que parce que ce sont
00:53:19des personnes modestes
00:53:20elles crèvent de chaud
00:53:20l'été
00:53:21et qu'elles crèvent
00:53:22de froid l'hiver
00:53:23voilà c'est ce qui est
00:53:23en train de se produire
00:53:24donc plutôt que de dire
00:53:25voilà je vais laisser
00:53:26faire le marché
00:53:27on a des gens là
00:53:28pourquoi ils sont nuls
00:53:29parce qu'ils laissent
00:53:30faire le marché
00:53:30et le marché ne marche pas
00:53:32c'est pas le marché
00:53:33qui va changer nos logements
00:53:35c'est pas le marché
00:53:36qui va changer nos déplacements
00:53:37c'est pas le marché
00:53:38qui va changer notre énergie
00:53:39ça sera une volonté
00:53:40une volonté politique
00:53:41et ils sont pas habités
00:53:42par une volonté politique
00:53:43vous le voyez
00:53:44ils attendent
00:53:44mais non
00:53:45c'est pas possible
00:53:46et surtout vous savez hier
00:53:47on mettait au panthéon
00:53:49Marc Bloch
00:53:49l'homme de l'étrange défaite
00:53:51mais c'est à dire
00:53:52le sentiment
00:53:53qu'à l'entrée
00:53:54dans la deuxième guerre mondiale
00:53:55l'armée française
00:53:56n'a pas vraiment convaincu
00:53:57parce qu'il y avait déjà
00:53:58une défaite morale
00:53:59une défaite intellectuelle
00:54:00des élites
00:54:00qui avaient renoncé
00:54:02qui avaient renoncé
00:54:03à engager le combat
00:54:03pour de bon
00:54:04c'est la même chose
00:54:05moi j'ai un sentiment
00:54:06monsieur Fauvel
00:54:07qu'on vit des étranges défaites
00:54:08qu'on vit des étranges défaites
00:54:10où on ne combat pas
00:54:10et donc ce que vous dites
00:54:12c'est on a renoncé
00:54:13mais oui ils ont renoncé
00:54:14mais attendez
00:54:15j'essaie d'aller au bout
00:54:15de votre raisonnement
00:54:16on a renoncé parce que quoi ?
00:54:18parce que le réchauffement
00:54:19est inéluctable
00:54:20vous pensez que la classe politique
00:54:21ceux qui dirigent aujourd'hui
00:54:23Emmanuel Macron
00:54:23se disent
00:54:23on est fichus
00:54:25de bonne foi
00:54:26parce qu'ils n'ont pas envie
00:54:27d'avanter les vrais défis
00:54:28pour le pays
00:54:29ils n'ont pas envie
00:54:30de se demander
00:54:30comme on en avait fait
00:54:31à la reconstitution
00:54:33le lendemain de la deuxième guerre mondiale
00:54:34en montant autour de la table
00:54:36les patrons et les syndicats
00:54:36on se demande
00:54:37comment on fait
00:54:38pour se retrousser les manches
00:54:39quel est le plan
00:54:40qu'on fait ensemble
00:54:40ils ont envie de rester
00:54:41dans leurs petites magouilles
00:54:42dans leurs petites affaires
00:54:43dans leurs petits amendements
00:54:44dans leurs petits trucs
00:54:45qui n'ont pas de souffle
00:54:46et je suis convaincu
00:54:47qu'aujourd'hui
00:54:48ce que désire le pays
00:54:49c'est un grand souffle
00:54:50qu'ils se disent
00:54:50voilà
00:54:51oui on a ce défi
00:54:52un défi majeur
00:54:53pour les français
00:54:54mais pour l'humanité
00:54:54qui est le réchauffement climatique
00:54:56pour que les enfants
00:54:57puissent vivre demain
00:54:58vous savez
00:54:58c'est une crise existentielle
00:54:59quand on est parent
00:55:00de se dire
00:55:01punaise
00:55:02mais dans quel monde
00:55:03j'ai mis mes enfants
00:55:04je veux qu'ils sortent de ça
00:55:06et bien donc
00:55:06mais on a des gens là
00:55:08qui ne veulent pas
00:55:09qui continuent leurs petits trucs
00:55:10François Ressin
00:55:11oui je dois me calmer
00:55:13pas du tout
00:55:14reprenez votre souffle
00:55:15très tranquillement
00:55:16ça c'est pour le logement
00:55:17on a entendu ce que vous dites
00:55:19est-ce qu'il faut
00:55:21interdire le travail
00:55:22à partir d'une certaine température
00:55:24est-ce qu'il faut dire
00:55:25aujourd'hui
00:55:25c'est une question
00:55:26qui est réglée
00:55:27dans chaque entreprise
00:55:28par chaque patron
00:55:29qui est chargé
00:55:30d'assurer la sécurité
00:55:31de ses salariés
00:55:32est-ce que vous estimez
00:55:33qu'il faut fixer une barre
00:55:34je veux dire une chose
00:55:34d'abord sur le travail
00:55:36c'est qu'on sortira
00:55:37on relèvera ce défi là
00:55:38seulement par le travail
00:55:39d'accord
00:55:40c'est pas ma question
00:55:41je sais
00:55:41mais moi je vais répondre
00:55:42d'abord à ça
00:55:43c'est par le travail
00:55:44c'est par le travail
00:55:46c'est par un travail
00:55:46respecté, valorisé
00:55:47si on a reconstruit
00:55:49au lendemain
00:55:49de la deuxième guerre mondiale
00:55:50c'est parce que
00:55:51pour les salariés français
00:55:52pour les ouvriers
00:55:52il y avait le sentiment
00:55:53qu'on allait vivre mieux
00:55:54donc d'abord
00:55:55il faut respecter le travail
00:55:56sinon on n'arrivera pas
00:55:57à mener ces grands travaux
00:55:58voilà
00:55:59donc un travail respecté
00:56:00c'est bien vivre
00:56:01de son travail
00:56:01qu'est-ce qu'on fait pour ceux
00:56:01qui aujourd'hui
00:56:02au travail qui soit à l'extérieur
00:56:03ou à l'intérieur d'ailleurs
00:56:04bien vivre de son travail
00:56:05travail par 30, 32, 33, 35 degrés
00:56:07bien vivre de son travail
00:56:08bien en vivre
00:56:09bien le vivre
00:56:10et évidemment
00:56:10quand on est dans ces tempéritures-là
00:56:12quand on a un métier physique
00:56:13vous voyez nous
00:56:13on a des boulots tranquilles
00:56:15on est dans un bureau
00:56:16on a son petit stylo
00:56:17éventuellement son ordinateur
00:56:19sa couverture de survie
00:56:20c'est climatisé
00:56:21et donc
00:56:22c'est nous qui venons parler
00:56:23la question n'était évidemment
00:56:25ni pour vous ni pour moi
00:56:26c'est nous qui venons parler
00:56:28de gens qui sont dans les travaux publics
00:56:29dans le bâtiment
00:56:30donc
00:56:30qu'est-ce qu'on fait ?
00:56:31l'Institut national
00:56:33de la recherche
00:56:34sur le travail
00:56:35nous dit
00:56:36qu'au-delà de 33 degrés
00:56:38pour des personnes
00:56:39qui ont un métier physique
00:56:40ça représente un danger sérieux
00:56:42donc voilà
00:56:43la limite
00:56:44qui devrait être posée
00:56:44dans le code du travail
00:56:45donc pour vous
00:56:45à 33 degrés
00:56:46on devrait retourner à la maison
00:56:47et être payé évidemment
00:56:48oui
00:56:49comme il y a des lois
00:56:51sur les intempéries
00:56:52de la même manière
00:56:53mais je le dis
00:56:53par exemple
00:56:54quand je rencontre un couvreur
00:56:55il m'explique
00:56:56que son patron
00:56:56le fait partir
00:56:57beaucoup plus tôt le matin
00:56:58pour qu'il y ait un certain nombre
00:57:00beaucoup d'entreprises le font
00:57:01parce que c'est du bon sens
00:57:02avant que le soleil soit au zénith
00:57:03et qu'il fasse chaud à crever
00:57:06Daniel Cohn-Bénit
00:57:06est avec nous
00:57:07je l'ai signalé
00:57:08il y a quelques instants
00:57:08vous venez d'écouter
00:57:10François Ruffin
00:57:11et de le voir
00:57:12avec sa couverture de survie
00:57:13sur ce plateau
00:57:14qu'est-ce que vous dites
00:57:15ce soir
00:57:16Daniel Cohn-Bénit
00:57:17vous qui avez incarné
00:57:18en France
00:57:18l'écologie politique
00:57:19de gauche
00:57:21pendant pas mal d'années
00:57:23donc d'un côté
00:57:24il a raison
00:57:24et son indignation
00:57:27est juste
00:57:28c'est-à-dire que
00:57:29les différents pouvoirs politiques
00:57:32de quelques pays
00:57:33n'arrivent pas
00:57:36à tirer les conséquences
00:57:38de ce que nous dit le GIEC
00:57:40depuis 10 ans
00:57:4115 ans
00:57:4120 ans
00:57:42et parce qu'on repousse
00:57:43parce que
00:57:44et c'est là que c'est difficile
00:57:45et ça serait difficile
00:57:46pour François Ruffin
00:57:47s'il était président
00:57:49ou au pouvoir
00:57:51c'est que
00:57:52la lutte
00:57:53contre le réchauffement climatique
00:57:56nécessite aussi
00:57:57des changements
00:57:59de comportement
00:58:00de mode de vie
00:58:01de toute la société
00:58:03et on le voit
00:58:04dans les sondages
00:58:05les gens disent
00:58:06oui
00:58:06il faut lutter
00:58:07contre le réchauffement climatique
00:58:09mais il ne faut pas
00:58:11que ça me touche
00:58:12moi
00:58:12personnellement
00:58:14et c'est là
00:58:15où on a une difficulté
00:58:16j'ai vu les verts
00:58:17allemands au pouvoir
00:58:18ils ont fait une loi
00:58:20par exemple
00:58:20sur le chauffage
00:58:21et ils se sont fait
00:58:23attaquer
00:58:24de toutes parts
00:58:24de la société
00:58:25ils étaient
00:58:27minoritaires
00:58:27dans la société
00:58:28même s'ils avaient
00:58:29un accompagnement social
00:58:30etc
00:58:31donc je dis
00:58:32il faut être honnête
00:58:33sur ce point là
00:58:35on n'a pas trouvé
00:58:36encore
00:58:37la manière
00:58:38de mobiliser
00:58:40la société
00:58:40pour qu'elle accepte
00:58:43les difficultés
00:58:45liées
00:58:45à la lutte
00:58:46contre le réchauffement climatique
00:58:48et ça
00:58:49c'est
00:58:49qu'on soit
00:58:50de gauche
00:58:51de toi
00:58:52qu'on soit
00:58:52rue fin
00:58:53qu'on soit
00:58:54je ne sais qui
00:58:54on aura
00:58:55toujours
00:58:56ce problème
00:58:57alors maintenant
00:58:58on n'a pas trouvé
00:58:59on n'a pas trouvé
00:59:00et je trouve
00:59:01que
00:59:02ils ne sont pas
00:59:03oui ils sont incapables
00:59:05oui mais parce que
00:59:06on voit bien
00:59:07que dès qu'il y a une mesure
00:59:08les agriculteurs
00:59:10ne sont pas contents
00:59:10qu'il y a une autre mesure
00:59:11ceux-là ne sont pas contents
00:59:13où c'est difficile
00:59:14pour eux
00:59:14et il n'y a pas toujours
00:59:17un ajustement social
00:59:18il n'y a pas
00:59:20et donc voilà
00:59:21c'est une véritable difficulté
00:59:23et ce n'est pas la peine
00:59:24d'être agressif
00:59:25parce qu'on est tous
00:59:26devant ce problème
00:59:28merci Daniel
00:59:29Cohn-Bendit
00:59:29qui vous a écouté
00:59:31ce soir
00:59:31je dirais que c'était
00:59:32votre dernière de la saison
00:59:33Daniel et que ça a été
00:59:34un grand plaisir
00:59:34de vous retrouver
00:59:35chaque mercredi
00:59:36je réponds
00:59:36bien sûr
00:59:37en un mot
00:59:38rapidement si vous voulez bien
00:59:39bonjour monsieur Cohn-Bendit
00:59:40c'est vrai
00:59:41qu'il y a un certain nombre
00:59:42de comportements
00:59:43qui vont être difficiles
00:59:44à changer
00:59:44mais il y a des endroits
00:59:45où les français sont prêts
00:59:46où on est prêt
00:59:46mais ce sera du sang
00:59:47et des larmes quand même
00:59:48non pas du tout
00:59:49au contraire
00:59:49ça sera la fierté
00:59:50ça sera la joie
00:59:51d'accomplir quelque chose
00:59:52de beau
00:59:53je reviens sur cette histoire
00:59:55des passoires thermiques
00:59:55on voit que c'est par là
00:59:57que se déroule la souffrance
00:59:59mais là on a des intérêts
01:00:00qui sont alignés
01:00:01les intérêts de la planète
01:00:02les intérêts des factures
01:00:03des gens
01:00:04l'intérêt de la souveraineté nationale
01:00:05pour ne pas dépendre
01:00:06des énergies fossiles
01:00:07l'intérêt du déficit commercial
01:00:10local, là tous les intérêts
01:00:11sont alignés
01:00:11et je le dis
01:00:12là-dessus
01:00:13les français sont prêts
01:00:14ils sont prêts
01:00:14à se retrousser les manches
01:00:15les artisans sont prêts
01:00:17les grandes entreprises
01:00:18de travaux publics sont prêtes
01:00:19donc maintenant
01:00:19il faut y aller
01:00:20il faut y aller
01:00:20il faut y aller
01:00:21je ne veux pas que ça soit
01:00:22une indignation d'un soir
01:00:24vous savez
01:00:24une affaire en chaque slot
01:00:26une actu après l'autre
01:00:27et quand le thermomètre redescend
01:00:29bon on repasse
01:00:30à nos affaires ordinaires
01:00:31une question qui va peut-être
01:00:32vous faire sourire
01:00:32François Riffin
01:00:33mais l'Assemblée nationale
01:00:34dont vous êtes membre
01:00:35a changé son règlement
01:00:36hier pour autoriser
01:00:37les députés
01:00:38à faire tomber la veste
01:00:40on a même croisé
01:00:42un député hier
01:00:43en Bermuda
01:00:44dans les couloirs
01:00:45pas dans l'hémicycle
01:00:46est-ce que les députés
01:00:47doivent donner l'exemple
01:00:48et s'adapter aussi
01:00:49montrer que
01:00:52il n'y aura pas le choix
01:00:52il faudra changer
01:00:54et après tout
01:00:55les députés peuvent
01:00:56peut-être envoyer
01:00:56un signal aux français
01:00:57je doute que les français
01:00:59regardent le moins du monde
01:01:00les députés
01:01:01et qu'ils les considèrent
01:01:01comme des modèles aujourd'hui
01:01:02loin de là
01:01:04vous on ne vous verra pas
01:01:05en Bermuda à l'Assemblée
01:01:05non j'ai pas habitué
01:01:07porter des Bermuda
01:01:07mais c'est comme ça
01:01:08quand j'ai tombé la cravate
01:01:09on a voulu me coller une amende
01:01:10bon
01:01:11mais je le dis
01:01:12j'entendais Bruno Le Maire
01:01:13il y a quelques années
01:01:14qui voulait montrer l'exemple
01:01:16avec son col roulé
01:01:17qu'il fallait porter l'hiver
01:01:19j'entends maintenant
01:01:20monsieur Jean Brun
01:01:20qui nous dit
01:01:21qu'il faut enlever la cravate
01:01:22comme on le fait au jampon
01:01:23quand il y a des temps de canicule
01:01:24excusez-moi
01:01:25tout ça c'est de l'ordre du gadget
01:01:27c'est du gadget
01:01:27mais c'est aussi du symbole
01:01:28Jean-Pierre Farandou
01:01:29le ministre du travail
01:01:29dit dans l'entreprise
01:01:31peut-être qu'il faut réfléchir
01:01:32il dit moi
01:01:32je vais continuer à porter
01:01:33une cravate et un costume
01:01:34mais dans l'entreprise
01:01:35oui
01:01:36il faut peut-être que les choses
01:01:37évoluent pour les hommes
01:01:38costume, cravate
01:01:38c'est pas obligatoire
01:01:39il dit
01:01:40si c'est un joli bermuda
01:01:41bien coupé
01:01:42et une chemisette
01:01:43qui a de l'allure
01:01:44avec des chaussures
01:01:45qui vont avec
01:01:45je pense que c'est tout à fait possible
01:01:46bon moi je ne suis pas conseiller mode
01:01:48si vous voulez
01:01:49donc
01:01:49lui il n'est pas non plus
01:01:50conseiller mode
01:01:51à ma connaissance
01:01:51je suis inquiet en fait
01:01:53je suis inquiet
01:01:54que le niveau
01:01:55de nos ministres
01:01:56que le niveau
01:01:57de nos dirigeants
01:01:57ça soit sur des codes
01:01:58vestimentaires
01:01:59voilà
01:02:00on a des réalités budgétaires
01:02:02leur réalité budgétaire
01:02:03c'est qu'ils ont divisé
01:02:03le fond vert
01:02:04par 3 ou par 4
01:02:05que maintenant
01:02:06les élus locaux
01:02:07les maires
01:02:08ils n'ont pas de quoi
01:02:10isoler leurs écoles
01:02:11que chez moi
01:02:12Amiens
01:02:12mais ça peut être vrai
01:02:13partout dans le pays
01:02:14c'est fermé l'après-midi
01:02:15que les parents
01:02:15ils cherchent des modes de garde
01:02:17que
01:02:18on ne peut plus faire de sport
01:02:19voilà où on en est
01:02:20dans notre pays
01:02:21et que
01:02:22sur les nos hôpitaux
01:02:23on met des couvertures de survie
01:02:24et on a l'autre
01:02:25qui nous donne des conseils de mode
01:02:26mais non excusez-moi
01:02:27c'est des guignols
01:02:28c'est des guignols
01:02:29ils ont beau porter la cravate
01:02:30ou pas porter la cravate
01:02:31être en bermuda
01:02:32ou pas être en bermuda
01:02:32pour moi ce sont des guignols
01:02:34merci François Ruffin
01:02:35d'être venu ce soir
01:02:36sur ce plateau
01:02:36si je vous prends
01:02:37votre couverture de survie
01:02:38j'en ai une deuxième
01:02:38j'étais sûr
01:02:39c'est pour la confier
01:02:40à celui qu'on va retrouver
01:02:41à présent
01:02:41c'est Maxime Switek
01:02:42qui va organiser ce soir
01:02:44un forum BFM TV
01:02:45consacré à la canicule
01:02:46elle est pour vous Maxime
01:02:47je vous la laisse de côté
01:02:48la France craque
01:02:49face à la canicule
01:02:50vous en aurez besoin
01:02:51tout à l'heure
01:02:52bonsoir Marc
01:02:53bonsoir à toutes et à tous
01:02:53effectivement cette France
01:02:54qui craque
01:02:55on va l'entendre ce soir
01:02:56sur le plateau de BFM
01:02:57plus de 40 degrés
01:02:58dans une cinquantaine
01:02:59de départements
01:02:59ben voilà
01:02:59on va entendre ce soir
01:03:01cette France
01:03:01qui vit dans cette fournaise
01:03:03comment ça se passe chez vous
01:03:04comment ça se passe au boulot
01:03:05on va vous entendre
01:03:06c'est le principe du forum BFM
01:03:08deux séquences notamment
01:03:09tout à l'heure
01:03:09on sera avec Marqué
01:03:10on va faire
01:03:10on va créer la météo en direct
01:03:12les cartes
01:03:13les températures
01:03:13pourquoi ces couleurs là
01:03:14on le fera en direct avec Marc
01:03:16et puis on fera un procès
01:03:16tout à l'heure
01:03:17en direct
01:03:17pour ou contre
01:03:18le procès de la clim
01:03:19ce sera sur le plateau
01:03:20du forum BFM
01:03:21va falloir vous mouiller un peu Marc
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