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  • il y a 10 mois
Tout savoir sur les grandes tendances du marché de l'immobilier avec les meilleurs experts et notre journaliste maison, Marie Coeurderoy, et vous !

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00:00BFM Business présente les experts de l'IMO, Marie-Cœur Deroura.
00:08Et il est midi une sur BFM Business, c'est le grand retour des experts de l'IMO,
00:12mais avant cela, un rappel des principaux titres de l'actualité.
00:15Et à la une évidemment nos considérations politico-budgétaires,
00:18avec d'abord François Bayrou qui entame une série de consultations politiques à une semaine du vote de confiance.
00:24Ça démarre cet après-midi avec les représentants du parti communiste,
00:26alors que les insoumis et les écologistes ont refusé l'invitation,
00:30les centristes, la droite et l'extrême droite seront également reçus ces prochains jours.
00:34Ce sera jeudi pour le parti socialiste, mais un compromis paraît peu probable à ce stade,
00:40François Bayrou s'étant déjà attaqué aux dernières propositions budgétaires du PS.
00:45Dans ce contexte, notez cette déclaration de Christine Lagarde ce matin,
00:48tous les risques de chute de gouvernement dans tous les pays de la zone euro sont préoccupants.
00:53Voilà ce que dit la patronne de la BCE en référence à la probable chute du gouvernement Bayrou.
00:58Pas d'inquiétude pour autant sur le système bancaire français chahuté ces derniers jours sur les marchés.
01:03Il est bien capitalisé, bien structuré, bien supervisé, assure Christine Lagarde.
01:08Enfin l'actualité internationale, c'est ce sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai,
01:13sommet qui réunit notamment les présidents chinois, russes et indiens.
01:17Et déjà quelques déclarations fortes à l'égard de l'Occident.
01:20Xi Jinping dénonce notamment une mentalité de guerre froide et des actes d'intimidation
01:25évoquant à mot couvert la politique américaine.
01:28Narendra Modi, côté indien, lui, a tenu à afficher sa solidarité avec Vladimir Poutine,
01:34le président russe, qui a de nouveau accusé l'Occident d'avoir provoqué le conflit en Ukraine.
01:40Allez, c'est parti pour les experts de l'IMO.
01:41BFM Business présente les experts de l'IMO, Marie-Cœur Deroura.
01:48Et oui, c'est lundi 1er septembre, c'est le grand retour des experts de l'immobilier en direct tous les jours sur BFM Business.
01:56Une demi-heure pour parler de nos logements, de notre immobilier.
02:00Et j'espère que dès la saison dernière, vous en avez pris l'habitude, ça démarre toujours par cette séquence.
02:04Le pro de l'IMO, quelques minutes par téléphone, en visio avec un professionnel de ce secteur
02:10pour nous apporter un témoignage terrain de son métier.
02:14Ça peut être un coup de cœur, ça peut être un coup de gueule, ça peut être une histoire à nous raconter.
02:18Ça peut être aussi une histoire de bouleversement d'une profession.
02:22En l'occurrence, aujourd'hui, on parlera de la profession d'agent immobilier.
02:25Comment elle se réinvente aussi pour s'adapter aux nouvelles exigences de certains clients haut de gamme.
02:31On en parlera dans quelques instants.
02:33Et puis après, vous en avez l'habitude également, c'est le débat du jour.
02:36Une thématique, on va passer du temps.
02:38On aura deux invités, souvent les plus prestigieux d'ailleurs, pour parler d'une thématique qui nous intéresse.
02:43En l'occurrence, je l'ai dit, c'est la rentrée.
02:45Et si on parlait crédit immobilier, tout le monde nous promet que la baisse des taux, c'était déjà terminé.
02:49On était sur une stabilité. Est-ce que c'est le retour de la hausse des taux ?
02:53On essaiera de prendre nos boules de cristal et de répondre à cette question.
02:56Mais avant cela donc, c'est l'heure du pro de l'IMO.
03:00Les experts de l'IMO, le pro de l'IMO.
03:03Et on est en ligne avec Ronan Lebas, directeur de l'agence L'Adresse, dans le 7e arrondissement de Paris.
03:10Bonjour Ronan.
03:12Bonjour.
03:13Alors vous êtes avec nous, je disais, pour parler d'une évolution.
03:16C'est presque du B2B qu'on va faire ce matin dans le pro de l'IMO.
03:19Comment votre métier peut évoluer aussi en fonction de ce que vous vendez et de la clientèle à laquelle vous vous adressez.
03:26Et là, on va voir que le réseau l'adresse, qu'on connaît bien sur BFM Business.
03:29On salue Brice Cardi qui sera sur le plateau demain d'ailleurs.
03:32Comment votre métier a évolué ? Comment vous, à l'adresse, vous avez dû créer finalement une filière dédiée à ce marché du haut de gamme ?
03:40Tout simplement par des constats sur le terrain, comme vous le dites.
03:43On s'est rendu compte que dans le réseau l'adresse, partout en France, il y avait de plus en plus une demande sur l'activité de prestige.
03:50C'est-à-dire qu'on s'est rendu compte, en fait, qu'on visite certains biens avec des particularités plutôt prestiges qu'on peut connaître,
03:59genre des caractéristiques plus abouties, des mises en avant de travaux beaucoup plus spécifiques, une histoire, la rareté des choses.
04:09Enfin bref, on s'est rendu compte qu'effectivement, la démarche finalement qu'on devait avoir avec ce type de clientèle était complètement différente
04:15qu'une démarche un peu classique qu'on peut avoir de manière habituelle.
04:19Mais ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il y a des sous-clients ? Je me fais l'avocate du diable.
04:23Ça veut dire que typiquement, moi, je ne fais pas partie de cette clientèle haut de gamme à mon grand regret.
04:28Mais si un jour, je devais devenir propriétaire...
04:31Mais vous voyez la différence ? C'est-à-dire qu'on est plus exigeant.
04:34Ça paraît assez logique quand on le dit, quand on achète des biens qui coûtent une fortune.
04:38Mais en même temps, quand c'est l'achat d'une vie, peu importe les moyens financiers qu'on a, c'est l'achat d'une vie.
04:45Oui, bien sûr. Après, il n'y a pas de sous-clients, ça c'est clair.
04:50Maintenant, il y a deux marchés. On en a assez à parler dans la presse pour voir qu'il y a un marché clairement du prestige
04:56avec des valeurs de prix au mètre carré ou des valeurs de biens qui sont quand même nettement plus élevées que d'autres.
05:01Et puis vous avez effectivement des prix de marché classiques.
05:04Alors, cette différence, elle vient d'où ? Elle vient tout simplement de la géocolisation.
05:08Elle vient évidemment de ce qui a été mis dans le bien.
05:10Elle vient bien évidemment des particularités du bien en termes d'architecture, ce genre de choses.
05:17Donc forcément, un bien n'est pas valorisé de la même façon en fonction de ses caractéristiques.
05:22Et c'est là où la clientèle qui est derrière, il faut avoir une démarche un peu plus spécifique.
05:26Mais justement, Renan, et ce sera ma dernière question, mais je veux du concret, Renan, c'est en quoi vous, vous faites votre métier différemment ?
05:32En quoi vous, vous devez être formé différemment ?
05:35Au-delà du simple fait qu'on ne s'adresse pas à la même clientèle, on a bien compris.
05:38Mais est-ce qu'il y a des compétences que vous devez vous-même acquérir qui sont différentes ?
05:43Absolument, absolument. Et pour parler concrètement, et c'est là toute l'évolution du service, l'adresse de prestige au sein du réseau L'Adresse,
05:49c'est qu'on met en place une formation spécifique pour maîtriser ce qu'on appelle les codes du prestige,
05:54c'est-à-dire savoir parler type de matériaux, savoir parler dimension architecturale,
06:00savoir parler œuvres d'art, savoir reconnaître quelques tableaux, quelques objets d'art,
06:05savoir effectivement connaître les marques un peu de mobiliers haut de gamme,
06:09qui ne sont pas forcément les mêmes qu'on peut retrouver effectivement dans un bien classique,
06:14savoir aussi reconnaître une cuisine très haut de gamme par rapport à une cuisine, on va dire, classique.
06:19Aujourd'hui, on peut faire des très très belles cuisines avec des marques que je ne vais pas citer,
06:23qui ne sont pas forcément haut de gamme, donc savoir faire la différence là-dessus,
06:27et pourquoi savoir reconnaître aussi des marques d'électroménager haut de gamme ?
06:31Bref, il y a tout un discours qu'il faut mettre en place et qu'il faut connaître pour maîtriser ces codes.
06:36Et ça, c'est sur la partie technique.
06:38Après, deuxième volet, il y a un autre discours aussi qu'il faut connaître,
06:41c'est sur la partie un peu juridique, fiscale des choses.
06:44C'est sûr que quand vous êtes confronté à ce type de clientèle,
06:47vous n'avez pas le même discours, il faut savoir parler à la différence entre un ISF et un IFI,
06:52savoir parler patrimoine, savoir parler fiscalité, juridique.
06:57En fait, il y a des notions de droit et autres qui sont un peu particulières,
07:00qu'on doit connaître de manière un peu plus poussée dans ce marché de prestige.
07:04Et dernier volet, aussi, la compréhension du client.
07:07Un client de prestige, il va construire son bien de manière différente,
07:12parce qu'il y a toute une émotion, il y a toute une atmosphère de vie
07:14qui va encore être beaucoup plus poussée qu'un bien classique.
07:18Donc, le profilage client, la compréhension du client est d'autant plus important
07:21dans ses habitudes spécifiques.
07:24Et c'est là où on va devoir aller faire vraiment du sur-mesure
07:26pour comprendre cette clientèle.
07:29Merci Renan. Renan Lebas, j'ai failli vous appeler Madame de Rothschild,
07:32mais bon, je n'ai pas osé parce que quand même, on est rentré sur un disque.
07:34Moi, d'habitude, on m'appelle De Prestige.
07:37Merci Renan. Renan Lebas, directeur de l'agence L'Adresse,
07:42dans le 7e arrondissement de Paris.
07:44Si comme Renan, vous avez un témoignage terrain à nous apporter,
07:47vous n'hésitez pas, on a toujours notre adresse mail.
07:49lesexpertsdelimo.fr
07:52Tout de suite, on passe au débat.
07:55Les experts de l'IMO, le débat.
07:59Et à mes côtés, un duo de choc pour parler de ce crédit immobilier
08:02qui nous passionne tous, qu'on soit client haut de gamme
08:03ou client comme moi.
08:05Merci à tous les deux d'être sur le plateau pour cette rentrée.
08:07Sandrine Allonnier, porte-parole de Vous Financez.
08:10Bonjour Sandrine.
08:10Bonjour Marie.
08:11Et Olivier Landrevy, fondateur de Money Smart.
08:13Bonjour Olivier.
08:14Bonjour Marie. Quel honneur de faire la rentrée des classes.
08:16Je suis tellement heureuse de vous avoir.
08:18D'autant qu'en plus, on a beaucoup de choses à dire.
08:20Et alors, en plus, quand on s'est écalé le rendez-vous,
08:22je ne dis pas que l'ambiance politique était parfaitement stable et au beau fixe.
08:26Mais enfin, quand même, là, ça c'est un tout petit peu
08:28complexifié.
08:29On a un vote de confiance dans une semaine.
08:31On a une dette de l'État français qui se retend un petit peu.
08:35Bref, on va essayer de démêler tout ça et de se dire
08:38bon, quel est notre crédit immobilier en cette rentrée ?
08:41On va faire déjà un petit état des lieux, Sandrine.
08:43Le taux moyen en ce moment, c'est combien en ce mois de septembre ?
08:46Vous avez reçu, là, vous êtes en train de recevoir les grilles
08:49de vos partenaires bancaires.
08:50Oui, alors tous ne sont pas encore rentrés de vacances.
08:53Enfin, en tout cas, ils n'ont pas encore transmis tout leur barème.
08:56Mais en effet, on en a reçu quelques-uns.
08:58Déjà, si on ne reçoit pas de barème, c'est que les taux restent stables.
09:02Donc, toutes les banques, évidemment, ne vont pas renvoyer de barème.
09:04On reste sur un mouvement de fonds de stabilité.
09:07Mais il y a quand même des points saillants avec une banque nationale
09:10qui a remonté ses taux de 0,10.
09:13Rentrant tout de suite dans le vif du sujet.
09:14En écrivant en noir sur blanc que c'était en raison du contexte
09:19de remontée des taux anticipés et observés.
09:22Et en citant aussi le terme d'instabilité politique.
09:24Donc voilà, on est au cœur du sujet.
09:27Évidemment, les banques vont scruter de très près ce qui va se passer.
09:30Et ça peut, évidemment, influer négativement sur les taux.
09:33Et donc là, très concrètement, le taux moyen,
09:35allez, on va prendre la REF qu'on a tout le temps, c'est 20 ans.
09:38Le taux moyen sur 20 ans, qu'est-ce que je peux espérer obtenir aujourd'hui
09:41versus le printemps et début de l'été ?
09:43Alors là, on est à 3,20 en moyenne sur 20 ans.
09:47C'est stable par rapport au début de l'été.
09:50Mais voilà, en début d'année, on était plutôt à 3,40, 3,50.
09:54Donc voilà, il y a du mieux.
09:56Mais évidemment, on peut anticiper une remontée dans les prochaines semaines.
10:00Ce qui est très important, mais on va le détailler,
10:02c'est que ce taux moyen cache évidemment des grandes disparités
10:05entre des banques qui ont déjà beaucoup prêté,
10:06celles qui restent en forte conquête.
10:08Mais c'est ça vraiment qui va faire la différence.
10:10Il y a vraiment une différence entre les taux affichés et les taux accordés.
10:13On peut avoir encore des taux à moins de 3% sur 20 ans avec un très bon profil.
10:17On va revenir sur ces profils qui bénéficient des meilleures
10:20et des pires conditions d'emprunt.
10:22Olivier, j'ai envie de dire, gna gna gna, vous aviez raison quand même.
10:25Parce que, alors, ça a mis du temps.
10:27Mais je me souviens d'un Olivier qui me disait
10:29« Vous emballez pas, ça va remonter ».
10:31Tu connais le dicton.
10:33Même les horloges en panne sont à l'heure deux fois par jour.
10:36Donc, voilà, j'étais l'horloge en panne.
10:39Mais j'ai eu raison à la fin.
10:41Là, ça y est.
10:41Là, on peut se dire.
10:42Parce qu'en fait, en gros, si on refait le film des derniers mois,
10:45effectivement, on a eu une baisse qui s'est poursuivie,
10:47qui s'est un tout petit peu amenuisée.
10:49Puis, on a eu une parfaite stabilité à partir de l'été.
10:52Et là, on sent les prémices d'une hausse.
10:55Sandrine parlait de 0,10 pour une grande banque nationale.
10:57Ça n'a l'air de rien.
10:58Mais c'est peut-être le signe que ça y est.
11:01Oui, je pense que ce qu'il faut rappeler aussi,
11:02c'est que depuis le mois de mars, maintenant,
11:04on est dans une configuration qui est quand même assez inhabituelle,
11:07où les Français empruntent pour leurs projets immobiliers
11:10à des taux qui sont marginalement inférieurs
11:13à ceux auxquels l'État français emprunte lui-même.
11:15Ce n'est pas la première fois que ça arrive,
11:17mais ce sont des périodes qui, généralement, ne durent pas très longtemps.
11:22Donc, j'étais déjà surpris que les banquiers n'aient pas remonté plus tôt.
11:23Oui, c'est ça.
11:24C'est pour ça que vous disiez, très concrètement,
11:26ça va remonter compte tenu de ce qu'on appelle l'OAT à 10 ans,
11:29donc la dette de l'État français sur 10 ans.
11:31Voilà.
11:32Et effectivement, l'agitation politique de ces derniers jours,
11:35malheureusement, ne va pas dans le bon sens de ce point de vue-là,
11:38puisqu'on a vu que l'OAT à 10 ans a repris déjà 20 centimes.
11:40On est à combien, là, à peu près ?
11:42On était à 3,51 ce matin quand j'y regardais.
11:46Donc, voilà, ça risque d'être le catalyseur de la décision de certains banquiers,
11:55peut-être pas tous, de commencer à remonter.
11:58Mais moi, il y a un truc que je ne comprends pas, Sandrine, Olivier,
12:00c'est que quand on a eu cette instabilité-là, il y a encore quelques mois,
12:05parce qu'on ne vit que de ça aujourd'hui,
12:07il n'y avait pas eu de gros mouvements sur la dette de l'État français, en fait.
12:10Pas aussi rapidement, parce que là, on a vu, bim, vote de confiance,
12:13quasi-certitude, on verra bien, après tout,
12:17mais quasi-certitude que le gouvernement actuel va tomber,
12:20et bim, réaction sur la dette de l'État français.
12:22Or, la fois dernière, ce n'est pas ce qui s'est passé.
12:24C'est quand même, parce qu'au mois de juin,
12:28juin 2024, la dissolution et vote dans la foulée,
12:33On parlait plutôt de la chute du gouvernement Barnier.
12:35La chute du gouvernement Barnier, elle avait provoqué moins de remous sur la dette de l'État français.
12:39Parce qu'il y avait déjà eu cette première dissolution,
12:41où là, les OAT étaient passés de 3 à 3,30% en moins d'un mois.
12:46Mais à cette époque-là, donc on était en juin 2024,
12:48le marché immobilier reprenait des couleurs,
12:50la BCE venait de procéder à sa première baisse de taux,
12:54donc le contexte était bien différent,
12:55et là, les banques avaient continué à baisser leurs taux.
12:58Là, c'est vrai que cet été, ce qu'on a vu était bien différent,
13:01puisque le 24 juillet, réunion de la BCE,
13:04la BCE annonce une stabilisation de ces taux,
13:07et a priori, une stabilisation qui pourrait durer quand même une ou deux réunions.
13:10Ça veut dire quoi ? Plus de baisse en gros ?
13:12Plus de baisse, après huit baisses de taux de refinancement et de taux de dépôt successives.
13:17Donc forcément, ça, les banques le prennent en compte également.
13:20Et puis le contexte aussi qui est différent,
13:22c'est qu'en 2024, on était en phase de reprise du marché.
13:25Là, les banques ont quand même prêté sur le premier semestre
13:2847% de plus de volume que l'année dernière au premier semestre 2024.
13:34Donc là, on peut dire qu'elles ont fait quand même une partie de leurs objectifs,
13:37et pour certaines, elles sont moins en conquête de clientèle.
13:40Donc c'est vrai que ce qui joue dans la formation des taux,
13:44c'est évidemment, on l'a dit, les taux d'emprunt d'État,
13:46la BCE et aussi la stratégie commerciale des banques.
13:49Et c'est vrai que de ce point de vue-là,
13:50il n'y a vraiment plus rien qui pèse en faveur d'une baisse des taux, en tout cas.
13:55Donc on a eu une grande banque nationale qui a remonté en août.
13:58Là, une seconde qui le fait là, en septembre.
14:00On attend les prochains barèmes.
14:02Mais c'est vrai que là, pour l'instant, on est plutôt sur cette tendance.
14:04C'est terminé la baisse là, on est d'accord, Olivier ?
14:06La baisse des taux de crédit, oui, je pense que c'est terminé pour cette année, en tout cas.
14:12Le point bas est derrière nous, sauf accident, sauf bonne surprise, mais je n'y crois pas beaucoup.
14:18Et ça veut dire quoi concrètement demain ?
14:20Moi, ma question, elle est là, c'est la baisse, ok, a priori, elle est terminée.
14:24On va vers une hausse, mais dans quelle mesure ?
14:26Est-ce qu'on va retrouver, fin 2023, on avait tapé quoi, les 4,20, 4,30 ?
14:32Oui, c'est ça, 4,20.
14:33Au plus haut, on avait atteint 4,20 de taux moyen.
14:37Je ne vois pas non plus ça arriver.
14:39Moi, je pense qu'on est plutôt sur un plateau avec des petites remontées marginales
14:44entre maintenant et la fin de l'année.
14:45Il ne faut quand même pas oublier qu'à l'échelle de l'histoire,
14:49emprunter à 3,20, 3,30, même peut-être 3,40,
14:53ça n'a rien de très inhabituel et ça reste des conditions qui sont plutôt favorables
14:58par rapport au taux qu'ont pu connaître nos parents dans les années 80.
15:05Dans le sommaire, je parlais des boules de cristal, parce que ça m'intéresse quand même.
15:09Je sais à chaque fois que ça ne nous engage pas réellement,
15:11mais quand même, vous êtes les spécialistes de ce crédit immobilier,
15:14vous savez à peu de choses près comment fonctionne ce système-là.
15:18Est-ce que vous pourriez vous engager sur une prévision en fin d'année,
15:22disons à décembre ?
15:24Est-ce qu'on pourrait s'attendre à ce que cette moyenne de 3,20 aujourd'hui,
15:27qui n'est qu'une moyenne affichée, on va rentrer dans le détail,
15:30puisse remonter à 3,40, 3,50 ?
15:32Il faudrait être un oracle de la vie politique française.
15:37On est à ce point indépendant de la vie politique française, Olivier ?
15:40Oui, bien sûr.
15:41Si Emmanuel Macron arrive à stabiliser à peu près la situation
15:47en trouvant un nouveau volontaire de centre-droite, disons,
15:52pour calmer les choses et réussir à passer un budget d'ici la fin de l'année,
15:57on peut penser que les taux ne monteront pas beaucoup plus.
16:01si on va vers encore plus d'instabilité par rapport à ce qu'on a...
16:08Dissolution, par exemple ?
16:09Par exemple, nouvelle dissolution ou impossibilité d'établir un budget
16:13pour l'année 2026.
16:17Là, on peut imaginer que les taux poursuivent leur remontée.
16:23On aura d'ailleurs une décision importante la semaine prochaine
16:25d'une agence de notation sur la note française.
16:31Tout ça, ça a des impacts sur les taux d'emprunt d'État
16:35et par effet de ricochet sur les coûts de financement de l'ensemble.
16:39Mais donc, on se dit, dans le meilleur des mondes,
16:40c'est-à-dire que si on maintient l'instabilité dans une forme de stabilité,
16:44on peut taper les 3,40 en fin d'année.
16:46Si, en revanche, ça se dégrade beaucoup plus,
16:49on pourrait aller au-delà ?
16:513,50 ? 3,60 ?
16:52Aussi vite que ça ?
16:53Il y a toujours des effets de latence assez importants
16:55entre ce qui se passe sur les marchés financiers et le marché de crédit.
17:00Donc, il reste 3 mois.
17:01C'est très court.
17:02C'est court, oui, c'est pour ça que je vous dis ça.
17:03C'est pour remonter les grilles.
17:04Donc non, moi, je ne pense pas qu'on reverra du 4 % à la fin de l'année.
17:07Ça me paraît beaucoup trop rapide.
17:10L'année prochaine, par contre.
17:11Voilà, au fur et à mesure que le temps passe,
17:13au fur et à mesure qu'on va se rapprocher de l'échéance présidentielle 2027,
17:17si l'instabilité du paysage politique s'aggrave encore,
17:23on peut imaginer de revoir des taux à 4 %, tout à fait.
17:26C'est votre prévision, Sandrine, également ?
17:27Non, je n'irai pas jusque-là.
17:29Non, mais je suis d'accord qu'il va falloir étudier plusieurs choses.
17:33En effet, le 8 septembre, puis la notation le 12,
17:36et la réunion de la BCE le 25 septembre.
17:39Mais on n'attend rien de la réunion de la BCE.
17:40Non, là, on attend une stabilité à nouveau.
17:43Mais certains parlent quand même de baisse de taux à nouveau après cette réunion
17:48ou bien l'année prochaine.
17:50Donc ça, évidemment, les banques vont aussi le scruter de près.
17:54Et j'ai confiance en la capacité à cette institution
17:57à essayer de maintenir les volumes de crédit pour maintenir la croissance.
18:03Donc là, on l'a bien dit, Christine Lagarde est très attentive à ce qui se passe
18:07et va l'être évidemment comme nous tous le 8 septembre.
18:10Donc ça, ça va également jouer.
18:12Mais surtout, et je reviens sur cette stratégie commerciale des banques,
18:16certes, là, on a des banques qui ont augmenté leur taux,
18:18mais on en a une qui nous a sorti de son chapeau ce matin
18:21une offre commerciale à moins de 3% pour tous les profils.
18:252,99, c'est les soldes !
18:272,99 pour les moins de 36 ans, pour toutes les durées et tous les profils.
18:33Donc ça, ça montre bien qu'on a des banques qui restent en forte conquête.
18:36Et il ne faut pas oublier qu'à partir du mois de novembre,
18:38les crédits demandés seront ceux qui seront débloqués en 2026.
18:42Et on sera de nouveau, du coup, sur la production 2026.
18:45À comparer avec une production 2025 qui s'est bien reprise quand même.
18:48Donc aucune banque ne va avoir le souhait de sortir du marché
18:51en proposant une hausse des taux de 0,20, 0,30.
18:55Donc on a quand même cette concurrence interbancaire
18:57qui joue très fortement en ce moment, et ce, depuis quelques années déjà.
19:01Olivier ?
19:01Rappelons aussi, pour être un peu positif,
19:03que là, on se focalise sur le taux du crédit principal.
19:08Mais dans un plan de financement, il y a très souvent des crédits complémentaires.
19:11Les prêts bonifiés.
19:12Et en particulier pour les primo-accédants, les prêts à taux zéro.
19:15Et des aides.
19:15Et ça a quand même été la bonne nouvelle de l'année.
19:18Il ne faut pas être ingrat, il faut quand même le redire.
19:21Depuis le 1er avril, les conditions d'accès au PTZ
19:24ont été de nouveau assouplies après 7 ou 8 ans de conditions.
19:29Vache maigre.
19:30Oui, de vache maigre.
19:31Il est évident, quand on arrive en tant que primo-accédant
19:34à mettre un PTZ dans un plan de financement,
19:37ça fait considérablement baisser le coût total de l'opération.
19:41Et à côté de ça, le fait que le taux du crédit principal
19:44remonte de 0,10 ou 0,20,
19:47ça a relativement plus d'impact par rapport au fait
19:50d'avoir retrouvé l'accès aux prêts à taux zéro.
19:52Mais c'est important ce que vous dites.
19:53Vous parlez des primo-accédants.
19:55Sandrine me parlait des moins de 36 ans
19:57avec cette fameuse offre d'une grande banque nationale à 2,99.
20:00Profitez-en, c'est les soldes.
20:02Qui sont aujourd'hui, justement,
20:04ceux qui bénéficient des meilleures conditions d'emprunt ?
20:06On l'a dit, les jeunes primo-accédants.
20:08C'est tout ?
20:09Si je suis vieille et que je ne suis pas primo ?
20:11Les jeunes primo-accédants,
20:13surtout que là aussi,
20:14ça rejoint ce que dit Olivier,
20:17une banque régionale qui a remonté de 0,10
20:19insiste bien qu'elle fait toujours son offre booster
20:22primo-accédant à 1,99 en prêt complémentaire
20:27pour les primo.
20:27Donc, ça veut dire qu'elle reste quand même
20:30en forte conquête, notamment sur les primo.
20:32Donc, clairement, les primo peuvent bénéficier
20:34des meilleures conditions.
20:36Et après, on va être sur les couples en CDI
20:39avec 20% d'apport et des hauts revenus
20:41qui seront amenés à prendre des produits complémentaires,
20:46des produits d'épargne, rapatriés de l'épargne, etc.
20:48C'est ça qui intéresse les banques
20:50pour rentabiliser le crédit.
20:51Et ajoutons aussi la question du DPE.
20:53C'est ce que j'allais dire.
20:54Parce que là, sinon, vous m'avez sorti de là.
20:55Moi, je ne suis plus intéressée.
20:56C'est-à-dire que si je suis plus jeune
20:58et plus primo, enfin, si, moi, en bref,
21:01on ne rentre pas dans les détails de mon cas personnel.
21:04Mais effectivement, passer 40 ans,
21:06si vous êtes plus primo-accédant,
21:07il y a quand même des possibilités
21:08pour obtenir des prêts bonifiés, quand même.
21:10Il y a souvent accès à des taux marginalement meilleurs
21:14si on présente un projet avec une note
21:18de diagnostic de performance énergétique
21:21qui est de A ou B.
21:23Donc, souvent, ça veut dire du neuf
21:24ou de l'ancien avec...
21:26Très, très rénové, oui.
21:27Mais ça, ça marche encore, toujours ?
21:29Parce que là, le flou sur le DPE,
21:30MaPrimeRénov' suspendu,
21:32je vous le rappelle qu'on rouvre MaPrimeRénov'
21:33RénoGlobal au 30 septembre.
21:36Donc, j'espère que...
21:36Oui, mais vraiment pour les modestes
21:38et les très modestes.
21:38Oui.
21:39C'est-à-dire ceux qui, théoriquement,
21:40ne pourront pas acheter
21:41compte tenu de la remontée des taux.
21:42Donc, ça va concerner quand même
21:44très, très peu de personnes.
21:45Non, mais il y a des gens, quand même,
21:46qui peuvent rénover
21:47en étant déjà propriétaires.
21:48C'est ce que je veux dire.
21:49Pour MaPrimeRénov', j'entends.
21:50Oui, oui, oui.
21:51Mais il y a quand même,
21:53il y a toujours cet enjeu
21:54diagnostic de performance énergétique
21:56pour les banques.
21:56Oui, oui, tout simplement
21:57parce que c'est ce qui va impacter
21:59le risque, finalement.
22:00Et que, finalement,
22:01dans le niveau des taux
22:02est inscrite une prime de risque.
22:04Donc, si on achète un bien
22:05avec un DPE, F ou G,
22:07la banque va demander
22:08à ce que soit mis une ligne de prêts
22:11pour financer des travaux
22:12de rénovation énergétique.
22:13Et dans ces cas-là,
22:14on peut avoir 0,25 de moins sur le taux.
22:17Donc, oui, les banques récompensent
22:18ceux qui vont rénover les biens
22:19puisque ça rendra le bien plus liquide
22:21et du coup, le prêt moins risqué.
22:24Voilà.
22:24Et le bien plus valorisé à l'avenir.
22:27Donc, ça, ça joue aussi, évidemment.
22:28D'un mot sur les investisseurs locatifs
22:31dont on va évidemment beaucoup parler
22:33en cette rentrée
22:33parce que les étudiants galèrent
22:35comme tous les ans
22:35depuis un paquet d'années.
22:37Est-ce qu'on sent qu'il y a aussi,
22:39là aussi, du côté des banques,
22:41une volonté peut-être
22:42de mieux prêter
22:43à ces candidats à l'investissement ?
22:45Moi, ce qui m'inquiète le plus,
22:46ce sont en effet
22:47les investisseurs locatifs
22:48puisque ce qu'on a constaté,
22:49c'est qu'avec cette période d'instabilité
22:51qui, on peut dire,
22:51dure depuis un an maintenant
22:53puisque la première dissolution
22:54en juin 2024,
22:56eh bien, finalement,
22:57les Français,
22:58ceux qui achetaient
22:58leur résidence principale,
23:00sont revenus.
23:01On a une part des primo-accédants
23:02qui a augmenté,
23:02on est à plus de 45%.
23:04On a une production de crédit
23:05qui a augmenté de 47%.
23:07Des transactions en hausse de 10%.
23:09Donc, on a bien des acheteurs
23:11qui sont revenus
23:11et pour la résidence principale,
23:13finalement,
23:13ils se sont faits
23:14à cette instabilité politique
23:15et ceux qui veulent acheter
23:16pour se loger,
23:17finalement,
23:18ne diffèrent plus leur achat.
23:19En rejouvant les investisseurs,
23:21ce sont eux
23:21qui sont le plus pénalisés
23:23ou le plus freinés
23:24par ce manque de visibilité.
23:25Et là,
23:26si de nouveau,
23:26on n'a pas de budget,
23:28qu'on n'a pas de visibilité,
23:29ni sur la fiscalité,
23:30C'est ce que j'allais dire.
23:31Là, ça va être les enjeux fiscaux aussi.
23:33Voilà.
23:33Et là, c'est vraiment eux
23:34qui, les premiers,
23:36sortent du marché
23:36et en tout cas,
23:37ne sont que très peu revenus
23:39à part vraiment marginalement.
23:40Les investisseurs,
23:41ce n'est même pas
23:4110 à 15% des acheteurs.
23:43Donc, ça reste quand même
23:45un gros problème.
23:47Rappelons qu'on attendait
23:48pour ce budget 2026
23:49le fameux projet
23:50du statut du bailleur privé,
23:55qui est le serpent de mer
23:56dont on parle depuis des années.
23:57Bon, c'est quand même chaud
24:00pour un investisseur,
24:01enfin, pour quelqu'un
24:02qui a un projet d'investissement
24:03aujourd'hui,
24:04d'y aller sans savoir
24:05ce que sera la fiscalité
24:07à horizon de l'an prochain.
24:09Après, on ne peut pas se dire,
24:10alors encore une fois,
24:11on n'est tellement,
24:12voilà, on n'est plus
24:13à l'abri d'une surprise,
24:14mais il y a eu quand même
24:15un certain consensus
24:17autour de ce statut
24:18du bailleur privé
24:18et de la nécessité
24:20de réinciter les Français
24:22à investir
24:22dans de la location nue,
24:24sur du long terme.
24:26Je crois qu'il y avait
24:26consensus sur le fait
24:28qu'il y avait un travail nécessaire
24:29pour resimplifier,
24:32réaligner les différents régimes
24:34et remettre de la cohérence
24:35là-dedans.
24:36Ça, je crois que personne
24:36ne le conteste.
24:37Ensuite, la solution
24:39qui se dessinait,
24:41qui était en fait
24:42une reprise
24:43de ce qu'on a
24:44sur le meublé,
24:45avec un amortissement,
24:47mais qui serait réintégré
24:49à la fin.
24:49À la sortie, à la revanche.
24:51Moi, je trouvais ça bien.
24:52Très honnêtement,
24:54oui, enfin,
24:54c'est juste un différé
24:55d'imposition.
24:56Et un différé d'imposition
24:58dans un pays
24:59qui s'enfonce,
25:01dont les finances publiques
25:02s'enfoncent au rythme
25:03des nôtres,
25:04je ne suis pas sûr
25:04que ce soit génial
25:05de différer d'imposition.
25:06Moi, je voudrais rendre hommage
25:07à Jean-Pascal Michaud,
25:08avocat fiscaliste,
25:10qui a participé
25:11à l'émission
25:11très régulièrement
25:12la saison dernière
25:12et qui va revenir
25:13avec Stéphane Descartier
25:15cette saison
25:16et qui me disait
25:17quand même
25:17que ce n'était pas si mal.
25:19Lui-même regardait
25:20quand même
25:20ce statut
25:21avec plutôt
25:23beaucoup de bienveillance
25:24et comme beaucoup
25:25d'investisseurs.
25:26Alors, ce qui était proposé
25:27était intéressant
25:28pour des investisseurs
25:29de long terme,
25:30des gens qui prévoyaient
25:31de porter au moins 15 ans
25:34le bien
25:35parce que là,
25:35du coup,
25:36comme on a l'abattement
25:37sur les plus-values,
25:39du coup,
25:39on échappe
25:40à la réintégration
25:41des amortissements.
25:42Mais pour quelqu'un
25:43qui aurait investi
25:44sur une période plus courte,
25:45comme on le voit aussi...
25:46Oui, mais il ne faut pas
25:47investir en immobilier
25:48sur une période plus courte.
25:49On est d'accord quand même,
25:50c'est un investissement
25:51long terme.
25:52Mais rien que le fait
25:52de dire qu'on veut
25:53améliorer la situation
25:54et inciter de nouveau
25:55le bailleur privé,
25:57moi, je n'ai pas envie
25:58encore d'en parler au passé
25:59parce que gardons quand même
26:01un peu d'espoir.
26:02Et l'autre espoir
26:03qu'il va y avoir aussi
26:04pour fluidifier
26:04ce marché locatif,
26:06c'est la réforme aussi
26:07du DPE,
26:07notamment sur tout ce qui est
26:08chauffage électrique,
26:10qui là,
26:10va quand même réintégrer
26:11des biens considérés
26:13comme des passoires thermiques
26:14qui ne le seront plus.
26:15Donc, ça va aussi quand même
26:16fluidifier un petit peu
26:17si on veut essayer
26:18de chercher
26:18les points positifs.
26:20Et puis, de toute façon,
26:21même si nos taux d'intérêt
26:22devaient prendre,
26:22allez, 10 centimes,
26:2420 centimes,
26:24ce n'est pas ça
26:25qui va complètement bloquer.
26:27Non, mais ce qui pourrait bloquer,
26:28et là, on va revenir
26:29sur un mot
26:30qu'on n'avait pas utilisé,
26:31qu'on n'avait pas entendu
26:31depuis longtemps.
26:31Le taux d'usure,
26:32elle va nous refaire
26:33le taux d'usure !
26:34Non, mais là,
26:34c'est vrai que si les taux
26:35remontent trop rapidement,
26:37dans le scénario que vous aimeriez
26:38qu'on vous décrive,
26:40qu'on n'a pas fait,
26:40mais si jamais les taux
26:41remontent trop rapidement,
26:42on va avoir ce blocage
26:44du taux d'usure,
26:45sauf s'il est recalculé
26:46à nouveau tous les mois.
26:47Mais ça, ça pourrait
26:48vraiment poser problème.
26:49On en parlera,
26:49parce que du coup,
26:50le taux d'usure,
26:51c'est technique,
26:51ceux qui nous écoutent
26:52et qui nous regardent.
26:53C'est ça qui pourrait
26:55être plutôt problématique
26:56sur 2026,
26:58et freiner les banques
26:59dans leur capacité à prêter.
27:00Eh bien, vous savez quoi ?
27:01On en reparlera ou pas,
27:02parce que ça se trouve,
27:03ça ne posera pas de problème.
27:05Mais de toute façon,
27:05on reviendrait tous les deux
27:07pour qu'on reparle
27:07de ce crédit immobilier
27:08qui reste quand même
27:09l'alpha et l'oméga
27:10de ce marché de l'immobilier.
27:12Demain, on parlera
27:13prix, volume de vente.
27:14On aura deux agents immobiliers
27:16formidables sur le plateau.
27:17D'ici là,
27:18je vous remercie Sandrine Allonnier,
27:19porte-parole de Vous Financez,
27:21Olivier Landreville,
27:21fondateur de Monisme,
27:23je vous retrouve demain
27:23pour les experts de l'IMO
27:25sur BFM Business,
27:26il est midi 28.
27:28Les experts de l'IMO
27:30sur BFM Business.
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