- il y a 5 mois
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00:01Donc, si on écoute Mme Pannot, Mathilde Pannot, qui représente le groupe insoumis à l'Assemblée nationale,
00:00:05le 8 septembre, le jour du vote de confiance, c'est la date à laquelle le gouvernement de François Bayrou tombera.
00:00:13Sauf que là, c'est un scénario qu'il faut que l'on étudie précisément, qu'on regarde les forces en présence.
00:00:18Je me tourne vers vous, Marie Chantret, parce qu'on n'est pas sur du 49-3, sur un texte classique.
00:00:23Là, on est sur un vote de confiance, sur une déclaration sur les finances publiques.
00:00:28Et il faut que tous ceux qui sont présents votent.
00:00:32Or là, si j'ai bien compris, les communistes, la France insoumise a dit, nous ne voterons pas la confiance, on votera con.
00:00:38Le Rassemblement national, qu'est-ce qu'il dit alors, Marie ?
00:00:41Par la voix de Jordan Bardella, son président désormais, François Bayrou, voilà ce qu'il écrit à l'instant,
00:00:46vient d'annoncer la fin de son gouvernement, miné par son immobilisme satisfait.
00:00:51Jamais le RN ne votera la confiance à un gouvernement dont les choix font souffrir le peuple français.
00:00:56Jordan Bardella, plutôt malin et habile à cette heure, parce qu'il dit aussi, peut-être entre les lignes, que le RN s'abstiendra.
00:01:06Vous me posez une colle, quand même.
00:01:07Parce que je parle à côté d'un constitutionnalisme.
00:01:10On a dit des mots ce qu'il était avec vous.
00:01:11On a dit des mots ce qu'il était avec vous.
00:01:12Non, mais parce qu'on est dans la stratégie politique, là.
00:01:14On est dans la stratégie politique et parlementaire.
00:01:16Mais il faut faire des comptes d'apothicaires.
00:01:18Absolument.
00:01:19Et on va les tenir...
00:01:19577 députés, il faut regarder qui va voter pour, qui va s'abstenir, qui va voter contre.
00:01:25Mathématiquement, ça donne quoi, comme ça, dans l'absolu, Didier Mauss ?
00:01:28Écoutez, ça donne quelque chose qu'on n'est pas en état de déterminer pour l'instant, à la minute où nous sommes sur ce plateau.
00:01:35Parce qu'il faut faire des comptes extrêmement précis.
00:01:36Ce que l'on sait, c'est qu'il y a 193 députés, grosso modo, du nouveau Front populaire.
00:01:43Bon, ceux-là, ils votent contre, il n'y a pas de problème, sans hésitation, sans murmure, et tous d'une seule voix.
00:01:50Bon, après, on a l'ensemble pour la République 99, on a les démocrates 36, horizon indépendant 31, liberté indépendante Outre-mer et territoire 22.
00:02:02Qu'est-ce qu'ils vont faire, tous ces gens-là ?
00:02:04Bon, il y en a au moins la moitié qui vont voter pour, ça c'est sûr, mais est-ce que ça ira au-delà ?
00:02:09Et à premier compte, si vous voulez, comme ça, et je ne compte pas les amis d'Éric Ciotti, on est à quelques voix près, à mon avis.
00:02:18Je le dis franchement.
00:02:20Quelques voix près qui font que le gouvernement Bayrou reste, qu'il s'en sort, qu'il tombe ?
00:02:25Quelques voix près, on n'en sait rien.
00:02:28M. Bardella a dit qu'il ne voterait pas la confiance, ça me paraît assez logique, très franchement.
00:02:34Mais ne pas voter la confiance ne veut pas dire qu'il votera contre le gouvernement.
00:02:39Si le Rassemblement national vote contre, alors là, l'affaire est cuite, enterrée, il n'y a pas de difficulté.
00:02:45Mais s'ils s'abstiennent, ce qui serait assez logique, en réalité...
00:02:50Pardon Didier Mousse, mais il faut bien écouter ce qu'écrit Jordan Bardella.
00:02:54Il dit que le RN ne votera pas la confiance, mais en même temps, il prédit la fin du gouvernement Bayrou.
00:03:00Oui, mais parce qu'il compte sur les autres, éventuellement.
00:03:02C'est très subtil. C'est ambigu.
00:03:03C'est très ambigu et c'est à dessein, c'est volontairement ambigu à cette heure.
00:03:09Parce que, franchement, la carte parlementaire institutionnelle que joue le Premier ministre cet après-midi,
00:03:16peu de monde l'avait vu venir.
00:03:18Donc, il surprend son monde, il surprend ses oppositions,
00:03:22et il est quand même un peu temps de se positionner.
00:03:24Mais aujourd'hui, à cette heure, le parti de Marine Le Pen joue la carte à dessein de l'ambiguïté
00:03:31et ne se positionne pas clairement.
00:03:33Donc, difficile pour nous d'être absolument certain des calculs.
00:03:37On ne peut pas être affirmatif.
00:03:38On ne peut pas être affirmatif.
00:03:39On échafaud des hypothèses.
00:03:42Si le RN vote contre, l'affaire est réglée.
00:03:46S'il s'abstient, il faut aller chercher...
00:03:49On va arriver à quelque chose de 190 sur 190, ou quelque chose de ce genre-là,
00:03:53et, bon, vous ne pouvez pas savoir ce que ça donne.
00:03:56J'allais dire, il y a le gars qui est malade, celui qui ne vient pas...
00:04:00Parce que seul est pris en compte ceux qui sont présents et qui votent.
00:04:03Ceux qui votent, c'est un peu réexprimé.
00:04:05Donc, les abstentionnistes, il peut y en avoir trois que plus,
00:04:08et c'est favorable globalement à M. Beyrou.
00:04:11Donc, honnêtement, à l'heure actuelle, moi, je ne peux rien dire,
00:04:15parce qu'il faut vraiment faire des comptes d'apothicaires.
00:04:20Et il faut aussi tenir compte du fait, notamment pour le RN,
00:04:23de faire des hypothèses sur qu'est-ce qui se passe
00:04:26si M. Beyrou est renversé.
00:04:29Est-ce que M. Macron cherche un autre Premier ministre
00:04:32qu'il aura du mal à trouver ?
00:04:33Ça ne sera pas Mme Manot, ça, je suis trop...
00:04:36Il peut y avoir une solution avec M. Lecornu, dont le nom est revenu souvent.
00:04:39– Déjà, vous l'annoncez, ça. – Le ministre des Armées.
00:04:42– Où est-ce qu'on fait une dissolution ?
00:04:43– Non, mais le président de la République a dit qu'il n'y aurait pas de nouvelle dissolution.
00:04:47– Oui, mais il avait dit avant qu'il y ait un événement nouveau.
00:04:50– Enfin, il devait savoir, quand même, le président de la République, pardon,
00:04:53il devait savoir ce qu'il a annoncé François Beyrou,
00:04:55puisqu'ils se sont vus jeudi à Brégançant.
00:04:57– Ils ont dit non, bien sûr.
00:04:58– Ce qui est sûr, c'est que c'est un deuxième coup de tonnerre.
00:05:00Il y a eu le coup de tonnerre de la dissolution
00:05:02qui a électrisé à la fois l'Assemblée nationale et les Français.
00:05:05Il faut se souvenir, ces élections convoquées à la hâte,
00:05:08sans vraiment avoir le temps de faire campagne.
00:05:09Et là, deuxième coup de tonnerre, parce que...
00:05:11Alors c'est intéressant, vous avez entendu ce qu'a dit Mathilde Panot,
00:05:13elle parle d'auto-censure du Premier ministre.
00:05:16Donc, elle dit que le gouvernement va s'auto-dissoudre le 8.
00:05:21Alors effectivement, c'est beaucoup plus compliqué que ça.
00:05:23– C'est-à-dire l'avant-veille de ce fameux mouvement du 10 septembre, du bloc contre.
00:05:28– Et d'ailleurs, ce qui est intéressant, c'est que pour l'instant,
00:05:29le gouvernement minimisait plutôt ce mouvement.
00:05:31– Il était attentif, mais personne ne peut prévoir l'ampleur pour le moment,
00:05:34bien que des syndicats commencent à entrer dans la danse.
00:05:36– Non, mais il y avait aussi...
00:05:39Et il a dit aussi que c'était inatteignable de faire voter son budget.
00:05:43C'est quand même... Ce qu'on peut retenir,
00:05:44les réflexions de François Bayrou de cet été, c'est qu'il ne s'en sortait pas.
00:05:47Il était pris dans ce labyrinthe, dans ce piège du budget.
00:05:50Donc, il essaie de s'en dégager.
00:05:52On joue un coup de poker.
00:05:53– Attendez, il joue un coup de poker ou il organise sa sortie ?
00:05:55Parce que jouer un coup de poker, c'est une chose.
00:05:57C'est-à-dire qu'on en appelle à la responsabilité des différentes formations politiques
00:06:00qu'il va rencontrer dans les prochaines 24 heures.
00:06:04Organiser sa sortie, on est sur autre chose.
00:06:07C'est-à-dire qu'il sait qu'il est dans une position intenable,
00:06:10et puis il essaie de voir comment il peut sortir peut-être par la grande porte
00:06:13avec panache en disant, j'avais le courage, il suffit de le réécouter,
00:06:16c'est ce que nous allons faire lorsqu'il dit notre pays est en danger
00:06:18parce qu'au bord du surendettement.
00:06:20Il prend la notion et il dit, mais désolé, ce n'est pas de ma faute,
00:06:23moi j'ai vu le défi, c'est les formations politiques qui ne m'ont pas suivi.
00:06:26Au revoir.
00:06:27Ce qui est intéressant, c'est de voir aussi le calendrier,
00:06:29parce qu'il est très très serré le calendrier.
00:06:31Là, on est donc, aujourd'hui, vous avez, là, il va parler devant la CFDT,
00:06:36donc le 26 août devant l'université de la CFDT.
00:06:41Après, il va parler devant les grands patrons, ça sera le 28.
00:06:44Là, on va attendre des annonces aussi, peut-être qu'on aura des précisions,
00:06:46parce que là, finalement, aujourd'hui, on n'a aucune précision sur le budget lui-même.
00:06:50C'est donc une rentrée politique pour l'instant,
00:06:52ce n'est pas du tout une rentrée sociale ou économique.
00:06:54Donc la rentrée économique et sociale, ça sera mardi, jeudi.
00:06:58Le 1er septembre, vous avez tous les syndicats qui se réunissent
00:07:00pour décider, justement, de la stratégie à suivre pour le 10 septembre.
00:07:03Et donc maintenant, il y a une date qui s'ajoute,
00:07:05qui est le 8 septembre, donc avec le vote de confiance de François Béroud,
00:07:09et le 10 septembre, et le blocage pour la France ou pas.
00:07:14Et puis après, il ira le 23 septembre.
00:07:15Donc on voit bien qu'il a quand même bien calculé son coût
00:07:18par rapport à la date de ce vote de confiance.
00:07:22Reste à savoir, après, qu'est-ce qui va se passer pour le 10.
00:07:24Si jamais il est effectivement éjecté, enfin, il perd son pari,
00:07:29à ce moment-là, Mathilde Panot et Daud diront, ça y est, le 10, nous avons gagné.
00:07:33Voilà, donc ils vont tout revendiquer.
00:07:35Et puis à l'inverse, s'il remporte la mise,
00:07:39ce qui n'est pas évident, comme vous venez de le dire,
00:07:40on va se retrouver avec le 23 septembre, un éventuel 49-3 ou pas,
00:07:45après une discussion budgétaire.
00:07:47Un mot sur la question que vous posiez.
00:07:50Grosso modo, est-ce qu'il prépare sa sortie ?
00:07:53Ou est-ce que finalement, il a encore une carte à jouer ?
00:07:57Je pense qu'en réalité, il se rattache à cette phrase,
00:08:01sur un malentendu, ça peut encore marcher.
00:08:03C'est un petit peu ça.
00:08:04C'est-à-dire que les espoirs sont extrêmement ténus.
00:08:06Il en demeure quand même certain,
00:08:09mais il est aussi là pour écrire une partie de son récit
00:08:13et d'une sortie possible.
00:08:14Être l'homme, celui qui aura tout essayé,
00:08:17celui qui aura porté la nécessité de l'effort.
00:08:18Oui, il est convaincu quand même.
00:08:19Celui qui aura porté la nécessité de l'effort jusqu'au bout.
00:08:22C'est une constante depuis 20 ans, ses prises de position sur la dette.
00:08:25Et là, il était vraiment dans un moment, un discours solennel de gravité.
00:08:28C'est ce qu'il a dit au français.
00:08:29C'était même tragique.
00:08:31Il y avait tout intérêt, c'est ce qu'on pouvait se dire.
00:08:32Et je ne pense trahir aucun secret ici en ayant cette parole.
00:08:37On pouvait même penser qu'il valait mieux
00:08:39ne pas être un investisseur français ou étranger ou un jeune
00:08:43et écouter ce discours.
00:08:44Parce que le sens de tragique était poussé quand même à son paroxysme.
00:08:47Je prends mes responsabilités pour ceux dont on ne parle jamais,
00:08:51c'est-à-dire nos enfants.
00:08:52C'est ce qu'il a dit.
00:08:53Les générations futures.
00:08:54Les générations futures à qui on ne peut pas laisser la situation telle qu'elle.
00:08:57Un proche du président de la République avec qui j'échange en ce moment me dit
00:09:00s'il tombe, il ne tombera pas sur telle ou telle mesure impopulaire.
00:09:05Flécher les jours fériés par exemple.
00:09:06Parce qu'il refuse d'en discuter là.
00:09:09Non, parce qu'il dit ce n'est pas moi, ce sont les partenaires sociaux et le Parlement.
00:09:12Et tout est amendable et négociable.
00:09:13Et si on ne peut pas arriver à aboutir à quelque chose,
00:09:17je constaterai que l'action est impossible.
00:09:19Mais sur la volonté, dit-il, de réformer dans un sens vertueux le pays.
00:09:23En disant, et si, parce qu'on voit le vieux renard en politique qu'est François Bayrou,
00:09:28ça lui permettra de partir la tête haute pour préserver ses chances pour 2027.
00:09:33Alors, avant que nous continuions notre discussion
00:09:35et qu'on écoute aussi toutes les réactions qui vont arriver au fil de la soirée.
00:09:38Parce que là, c'est un moment effectivement que personne n'a vu venir.
00:09:40On pensait qu'on allait discuter, les journalistes avec François Bayrou,
00:09:43des différentes mesures dont on a eu vent au cœur de l'été.
00:09:46Or là, il annonce un discours de politique générale sur les finances publiques
00:09:51le 8 septembre prochain et en vote de confiance du Parlement.
00:09:54Guillaume Daré et Néla Latrou sont au site Ségur, sont des locaux gouvernementaux.
00:09:58D'où François Bayrou, le chef du gouvernement, a prononcé son discours.
00:10:01On imagine l'atmosphère.
00:10:03Et maintenant, il faut faire des calculs, Guillaume Néla.
00:10:07Les calculs, effectivement, et un effet de surprise.
00:10:10Comme on le disait juste avant ce discours,
00:10:11il y avait eu quelques petites informations,
00:10:13quelques pistes qui avaient filtré chez certains parlementaires,
00:10:16comme je vous le disais,
00:10:17qui évoquaient la possibilité de cet engagement d'une responsabilité.
00:10:20Mais il y avait bien peu de responsables politiques qui y croyaient.
00:10:23Et effectivement, ils ont été, tous ceux avec qui on a pu échanger,
00:10:26assez sidérés de cette annonce.
00:10:29Je vais vous prendre une formule assez imagée.
00:10:31Un ministre me disait il y a quelques instants,
00:10:33c'est couillu, ça ressemble à Bayrou.
00:10:36Alors on ne peut pas lui en vouloir là-dessus.
00:10:37Effectivement, François Bayrou, ça fait deux fois Néla,
00:10:39deux conférences de presse mi-juillet et celle-ci où on se disait avant,
00:10:42même nous, il ne va pas dire grand-chose, il ne va pas se passer grand-chose.
00:10:45François Bayrou, il fait de la politique et il a fait des annonces.
00:10:48Donc plutôt qu'effectivement être passif dans cette action politique,
00:10:52il a décidé d'essayer de mener le jeu, d'être le meneur de jeu sur le terrain,
00:10:56voir si effectivement ce sera payant ou pas.
00:10:59Mais c'est vrai que les ministres qu'on a vus sortir nous ont dit,
00:11:03pour l'une d'entre elles, ça va se couer.
00:11:05Ça, c'est le programme pour les prochains jours dont beaucoup,
00:11:08franchement, ne pensaient pas que la rentrée allait se faire si tôt.
00:11:10– Forcément, de fait, tout le monde se livre au jeu des pronostics.
00:11:13Et quand je dis tout le monde, c'est y compris les membres de ce gouvernement
00:11:15et ceux qui les conseillent.
00:11:17Les plus pessimistes évoquent une chance de passer l'obstacle le 8 septembre de 10%.
00:11:22Les moins pessimistes de 20%.
00:11:25On reste quand même très très loin d'une franche confiance dans cette date-là,
00:11:31pour la simple et bonne raison que, d'abord, il y a la question du modalité du vote.
00:11:35Il a été précis, François Bayrou, en évoquant l'article 49.1 de la Constitution.
00:11:40Donc, il demande la confiance du Parlement.
00:11:43C'est une modalité de vote très différente de ce que l'on a vu plusieurs fois
00:11:47lorsqu'il y a des motions de censure.
00:11:48Vous savez, lorsqu'il y a des motions de censure, il faut 289 voix de députés.
00:11:52Que les députés soient présents, pas présents, qu'il y ait des abstentions ou pas.
00:11:56Il faut une majorité stricte du nombre de parlementaires qui composent l'Assemblée nationale.
00:12:01Là, vraisemblablement, déjà, c'est un vote différent.
00:12:05Puisqu'on nous parle de majorité simple, ça veut dire qu'en fait, on prend les présents, les absents.
00:12:11On voit qui a voté.
00:12:12Si, dans les présents, il y a plus de gens qui votent pour que François Bayrou s'en aille,
00:12:16bon, très bien.
00:12:17Il y aura beaucoup de monde, ce jour, dans l'hémicycle.
00:12:18S'il n'y a que 100 parlementaires dans l'hémicycle et qu'il y en a 51 qui votent pour le départ, ça suffira.
00:12:22Donc, ça veut dire que ceux qui ne viennent pas, que ceux qui font le choix de s'abstenir, etc.,
00:12:27ils ne comptent pas dans les modalités de vote.
00:12:29La barre peut être beaucoup plus basse que lors des précédents votes.
00:12:34Et ça change quelque chose dans la perception du risque pour ce 8 septembre.
00:12:38Il y a ensuite cette date du 10 septembre, effectivement,
00:12:40ce rendez-vous qui est donné dans la rue par un certain nombre de collectifs.
00:12:44Et c'est ce qui fait penser à un certain nombre, là aussi, de membres du gouvernement
00:12:47ou leur conseiller, qui sera difficile pour les groupes politiques de dire
00:12:51« je soutiens François Bayrou, je veux qu'il continue sa mission »
00:12:55parce qu'il suffirait que dans les jours prochains, cette vague du 10 septembre
00:12:58grossisse, qu'il y ait des bataillons de Français qui rejoignent cette contestation.
00:13:04Et là, les parlementaires n'auront pas d'autre choix, en quelque sorte,
00:13:08que d'en tirer les conclusions et que de faire chuter le gouvernement de François Bayrou
00:13:11plus vite que prévu.
00:13:12Et ça a été confirmé, effectivement, que tout s'est joué jeudi soir à Brégançon,
00:13:14effectivement, entre le président de la République et François Bayrou,
00:13:17le président de la République qui a reçu dans sa résidence d'été le Premier ministre.
00:13:21Et un conseiller de François Bayrou me disait il y a quelques instants
00:13:23que c'est effectivement à ce moment-là que François Bayrou a mis cette idée sur la table,
00:13:27idée à laquelle a souscrit le président de la République.
00:13:30Guillaume Daré et Naila Latrouz, donc, du côté du site Ségur à Paris,
00:13:35d'où François Bayrou a prononcé son discours, s'est adressé aux journalistes.
00:13:40Donc, c'était un discours aux accents très solennels sur l'État de la France.
00:13:44Notre paix est en danger, dit-il, parce qu'il est au bord du surendettement.
00:13:47C'est notre liberté, notre souveraineté qui sont en jeu.
00:13:51On réécoute François Bayrou.
00:13:52Un danger immédiat pèse sur nous, auquel nous devons faire face,
00:14:00non pas demain ou après-demain.
00:14:03Notre pays est en danger parce que nous sommes au risque du surendettement.
00:14:09Notre pays est en danger parce que nous sommes au bord du surendettement.
00:14:17Le surendettement est pour prendre la mesure de l'État dans lequel est notre pays.
00:14:25François Bayrou veut que les partis politiques prennent leurs responsabilités.
00:14:28C'est-à-dire que le constat, c'est ce qu'il dit, moi je l'ai fait, il est gravissime,
00:14:32c'est un enjeu pour nos enfants, pour notre liberté, pour notre souveraineté, dit-il.
00:14:36Il avait dit et répété que les 44 milliards d'euros d'économie, c'était intangible.
00:14:41C'était le terme qu'il avait employé.
00:14:43Et maintenant, chacun devra prendre ses responsabilités.
00:14:46Est-ce que vous l'avez trouvé un peu détendu, relâché dans son scénario ?
00:14:52C'est-à-dire qu'il sait précisément ce qu'il est en train de faire,
00:14:54et peut-être d'organiser sa sortie, tu que du Halle de Nice ?
00:14:57Qu'est-ce que vous en pensez ?
00:14:57J'ai trouvé que sur la forme, en tout cas, c'était quand même du François Bayrou,
00:15:00tel qu'on le connaît depuis la première minute où il est à Matignon,
00:15:04c'est-à-dire un peu lénifiant, clairement désuet,
00:15:07lisant son compteur, s'adonnant à des exercices très formels.
00:15:15La conférence de presse aujourd'hui, la discussion avec la CFDT et le MEDEF cette semaine.
00:15:23Bon, François Bayrou fait comme si les règles du dialogue social
00:15:27et de la vie politique française étaient les mêmes aujourd'hui
00:15:30qu'il y a 5 ans, 10 ans ou 15 ans.
00:15:32Sauf qu'aujourd'hui, il n'a pas de majorité au Parlement,
00:15:36qu'il est à la tête d'une assemblée ingouvernable.
00:15:41Moi, je trouve qu'il y a un décalage, si vous voulez.
00:15:42Je ne sais pas si c'est un pari conscient ou pas,
00:15:44ou si c'est de toute façon la seule manière de faire la politique qu'il sait faire,
00:15:49et que donc il s'entête entre guillemets là-dedans.
00:15:52Après, ça c'est pour le verre à moitié vide.
00:15:55Maintenant, il y a une forme de panache quand même,
00:15:56justement de refuser les codes de l'époque,
00:15:59de refuser de voir, entre guillemets, l'impossibilité d'agir
00:16:05et de tracer quand même son sillon là-dedans.
00:16:08Mais ce scénario est de concert avec le président de la République.
00:16:12Oui, d'ailleurs, puisqu'ils se sont vus jeudi soir,
00:16:15il y a eu une publicité autour de cet événement,
00:16:17de cette rencontre, de ce dîner à Brégançon.
00:16:19L'idée, c'était vraiment de dire,
00:16:21il a parlé avec le président de la République,
00:16:23le président de la République, d'ailleurs,
00:16:24qui l'encense dans les colonnes de Paris Match cette semaine,
00:16:26le président est en courant,
00:16:28il explique qu'il a demandé l'autorisation au président de la République,
00:16:31enfin, a demandé au président qu'il y ait une session parlementaire extraordinaire,
00:16:34parce que normalement, le Parlement ne siégeait pas au mois de septembre,
00:16:36juste à la fin du mois de septembre,
00:16:38donc là, ce sera le 8.
00:16:39Donc, tout ça est de concert avec le président de la République.
00:16:42Ce qui est très intéressant,
00:16:43on est deux ans avant la présidentielle.
00:16:44Marie Chantret parlait tout à l'heure de l'éventualité.
00:16:46Certains disent peut-être que François Bayrou
00:16:48se sent poussé des ailes pour la présidentielle.
00:16:50Je pense que le sujet, là,
00:16:52c'est de la part de François Bayrou,
00:16:54c'est de dire au RN,
00:16:55vous voulez le désendettement
00:16:57ou vous ne voulez pas le désendettement ?
00:16:59On sait que les questions économiques,
00:17:00Marine Le Pen s'est positionnée dessus
00:17:02lors de la dernière campagne présidentielle,
00:17:04il y avait notamment une tribune, justement,
00:17:05sur la dette de la France,
00:17:06vous vous en souvenez,
00:17:07dans l'opinion,
00:17:07ça fait couler beaucoup d'encre,
00:17:09parce que c'était un sujet
00:17:10qu'elle laissait sur le côté jusqu'à présent.
00:17:12Donc, l'idée, ça va être de dire,
00:17:13vous voulez faire un référendum parlementaire,
00:17:16en tout cas un vote,
00:17:17pour ou contre François Bayrou,
00:17:18mais en fait,
00:17:19vous allez le faire sur le désendettement.
00:17:20Il va essayer de déplacer le débat,
00:17:22ça va être très compliqué.
00:17:23– Oui, mais ce soir,
00:17:24il a désigné son adversaire aussi,
00:17:25François Bayrou, on l'a entendu,
00:17:27son adversaire politique,
00:17:29c'est la France insoumise.
00:17:30Il l'a dit,
00:17:30c'est le parti de la bordélisation,
00:17:32c'est le parti du désordre,
00:17:34ce sont ceux qui ne veulent pas
00:17:35que la France s'en sorte, quoi,
00:17:36en fait, c'est ce qu'il a dit.
00:17:37– Il l'a dit,
00:17:38il l'a répété en citant, d'ailleurs,
00:17:40les propos qu'avait tenus Mélenchon
00:17:42et son entourage.
00:17:43En ce sens,
00:17:44on voit le petit accent un peu à la De Gaulle,
00:17:47c'est moi ou le chaos,
00:17:48là, c'est la ligne,
00:17:49ou le chaos quelque part,
00:17:50et le chaos entraînant la destruction de l'État.
00:17:53Donc il y a quelque chose de presque apocalyptique
00:17:55qu'il annonce
00:17:57et qui est extrêmement fort.
00:17:58Un mot quand même,
00:17:59parce que ce n'est pas anodin,
00:18:02symboliquement, c'est très fort.
00:18:03Le fait que ce soit lui
00:18:04qui se rende, par exemple,
00:18:06à l'université de rentrée de la CFDT,
00:18:10il aurait pu envoyer la ministre du Travail.
00:18:12– Il ira au MEDEF aussi.
00:18:13– Il ira au MEDEF, bien sûr.
00:18:14– C'est classique au MEDEF,
00:18:16c'est moins classique à la CFDT.
00:18:17– À la CFDT, c'est beaucoup plus rare.
00:18:19À la CFDT, c'est beaucoup plus rare.
00:18:20Normalement, on envoie le ministre du Travail.
00:18:22Et donc, il y a un côté,
00:18:23jusqu'au bout, je me battrai,
00:18:24encore une fois,
00:18:25pour montrer que je suis l'homme responsable
00:18:27devant des gens qui ne comprennent pas,
00:18:29qui ne mesurent pas l'ampleur de la liste.
00:18:31– Mais là aussi, il y a quand même
00:18:32un côté exercice hostile,
00:18:33parce que qui peut penser
00:18:34que de discussions fustales longues
00:18:36avec le MEDEF, la CFDT ou qui sais-je,
00:18:39sortira un plan passablement amendé ?
00:18:43– À la fois, il veut renoncer quasiment à rien, finalement.
00:18:48– Didymos ?
00:18:48– Oui, non mais le problème de la France insoumise,
00:18:50il est simple, je veux dire,
00:18:52il ne faut pas trop épiloguer là-dessus.
00:18:54La France insoumise a un objectif,
00:18:56bon, on le sait,
00:18:57c'est faire tomber M. Beyrou,
00:18:58et les alliés de la France insoumise
00:19:00sont bien obligés de suivre.
00:19:03– PC écologiste.
00:19:04– Oui, non mais de toute façon,
00:19:05les écologistes, les socialistes, etc.
00:19:07Bon, j'allais dire, là,
00:19:09François Beyrou peut dire
00:19:10ce sont eux qui nous empêchent,
00:19:11mais ce n'est pas vrai,
00:19:13parce que je dirais,
00:19:14l'opposition, elle est connue depuis longtemps.
00:19:16Bon, le véritable interlocuteur,
00:19:18c'est le Rassemblement National,
00:19:20et c'est quand même une fois de plus
00:19:21le Rassemblement National
00:19:22qui va tenir les clés de l'affaire.
00:19:25Alors, si le Rassemblement National dit,
00:19:28en fin de compte,
00:19:28on nous demande de voter sur des principes,
00:19:31mais pas sur des décisions,
00:19:32et attendons de voir les décisions concrètes,
00:19:34notamment à la fin de la discussion budgétaire,
00:19:36et puis on verra à ce moment-là,
00:19:37ou s'il dit, on joue dès maintenant
00:19:40la carte du nom,
00:19:42ce n'est pas du tout la même chose.
00:19:44Une des difficultés de cette situation politique
00:19:46complètement extravagante,
00:19:48il faut quand même voir les choses
00:19:49comme elles sont,
00:19:51c'est l'historien qui parle là,
00:19:53c'est qu'il n'y a aucun interlocuteur
00:19:55pour le gouvernement avec qui discuter.
00:19:58M. Beyrou peut dire tout ce qu'il veut,
00:20:01il n'y a personne en face de lui.
00:20:04On avait pensé à un moment
00:20:05qu'il y aurait M. Olivier Faure et les socialistes,
00:20:07on s'est aperçu à la suite du Congrès socialiste
00:20:10que c'est la France insoumise
00:20:11qui en réalité...
00:20:12Et il n'y a même pas Gabriel Attal.
00:20:13Pardon ?
00:20:14Il n'y a même pas Gabriel Attal.
00:20:15Oui, mais attendez.
00:20:16C'est vraiment ça,
00:20:18un gouvernement dans cette situation
00:20:20se cherche des alliés.
00:20:23Or, M. Beyrou n'a pas d'allié,
00:20:25et ce qu'il cherche en fin de compte,
00:20:26c'est de ne pas avoir trop d'ennemis.
00:20:27D'accord, mais attendez.
00:20:28Je voudrais qu'on résume la situation
00:20:29pour ceux qui nous rejoignent en ce moment-là
00:20:31et qui voient 8 septembre,
00:20:33« RN et LFI ne voteront pas la confiance ».
00:20:35On sait déjà que LFI, Parti communiste,
00:20:37ils voteront contre.
00:20:39RN, pour le moment,
00:20:41ils disent « nous ne voterons pas la confiance »,
00:20:43mais on ne sait pas s'ils voteront contre
00:20:44ou s'ils s'abstiendront.
00:20:45Précision juste alors,
00:20:46parce qu'un cadre, à l'instant,
00:20:48du Rassemblement national dit
00:20:49« pour moi, abstention,
00:20:51vos confiances ».
00:20:52Ce qui explicite quand même un peu
00:20:54le message posté par Jordan Bardella,
00:20:58qui ne va pas dans le sens donc
00:20:59d'une abstention,
00:21:01mais d'un non-vote de la confiance.
00:21:04C'est subtil,
00:21:05mais ça s'additionnerait.
00:21:06Ce qui serait contraire,
00:21:07pardon,
00:21:08j'ai essayé de prolonger la pédagogie,
00:21:10mais ce qui serait contraire
00:21:11à ce que le Rassemblement national
00:21:13laissait entendre
00:21:15quant à une motion de censure
00:21:16déposée par les Insoumis,
00:21:18qu'ils avaient d'ores et déjà annoncé
00:21:21en cas de l'ouverture des débats,
00:21:25et donc le Rassemblement national
00:21:26avait plutôt dit
00:21:27qu'ils attendraient l'ouverture des débats,
00:21:30fidèles à leur tradition,
00:21:31de voir de quoi ressortirait
00:21:33le débat parlementaire,
00:21:34et que donc ils s'attiendraient.
00:21:35En fait, ce qui change peut-être,
00:21:37c'est le poids de l'opinion, finalement.
00:21:40Lorsque Jordan Bardella dit
00:21:42« on ne votera pas la confiance
00:21:43à un gouvernement
00:21:43dont les choix font souffrir les Français »,
00:21:46on le voit quand même plus
00:21:47dans un vote contre
00:21:48que dans une abstention.
00:21:50Mais quand Didier Mousse
00:21:50dit qu'on est dans un moment
00:21:51totalement extravagant,
00:21:53ce qu'il faut voir,
00:21:53c'est que ça n'est jamais arrivé
00:21:55sous la cinquième
00:21:56qu'il n'y ait pas un vote de confiance
00:21:59à un gouvernement
00:21:59qui la sollicite
00:22:00auprès de l'Assemblée nationale.
00:22:02Ce n'est jamais arrivé.
00:22:03Normalement,
00:22:04on ne sollicite pas la confiance
00:22:05si on n'est pas en état
00:22:06d'avoir une majorité.
00:22:07C'est pour ça que c'est important
00:22:08de préciser à ceux qui nous regardent
00:22:10qu'on est vraiment dans un temps
00:22:11qu'on ne voyait pas venir.
00:22:13C'est-à-dire qu'il y a
00:22:13le vote du budget
00:22:14qui est pour octobre,
00:22:15et là, si le gouvernement
00:22:18est toujours en place,
00:22:18on discutera de ces fameuses mesures.
00:22:20C'est-à-dire les jours fériés,
00:22:21le durcissement des conditions
00:22:23d'indemnisation du chômage,
00:22:25notamment.
00:22:25Or là,
00:22:26le discours qu'a tenu
00:22:27François Bayrou,
00:22:28on va dire que c'est presque
00:22:29un discours de politique générale.
00:22:31Ce qu'il a dit
00:22:31sur la gravité de la situation.
00:22:33Il pourrait le prononcer
00:22:35de nouveau à l'Assemblée nationale
00:22:37le 8 septembre
00:22:38et dire à soi...
00:22:40Parce qu'en fait, c'est ça.
00:22:41Il va dire aux parlementaires
00:22:41qui seront présents
00:22:42au Palais Bourbon,
00:22:43vous êtes d'accord avec moi ?
00:22:44La situation est grave,
00:22:45notre pays est en danger
00:22:46parce qu'au bord du sur-endettement,
00:22:48nous devons prendre
00:22:48des mesures fortes.
00:22:49Et là, ceux qui sont présents
00:22:50dans l'hémicycle disent
00:22:51oui, non.
00:22:52S'ils disent
00:22:53oui, nous sommes d'accord avec vous,
00:22:54ils restent
00:22:55et on entame la discussion du budget.
00:22:57S'ils disent non,
00:22:57nous ne sommes pas d'accord avec vous,
00:22:59le gouvernement Bayrou,
00:23:00il plie ses serviettes
00:23:01et il quitte ma pignon.
00:23:02Et on s'en rapproche.
00:23:03Qu'est-ce qu'on fait ?
00:23:04Et qu'est-ce que fait M. Macron
00:23:05si le gouvernement Bayrou est renversé ?
00:23:07Ce que je veux dire,
00:23:08c'est que ce sera un vote
00:23:08de pure forme.
00:23:09On ne sera pas dans les mesures
00:23:10et dans les discussions.
00:23:11Oui, puisqu'il est présumé du budget.
00:23:13Je me permets juste d'intervenir.
00:23:14Il n'y a pas de problème.
00:23:15Marine Le Pen, à l'instant,
00:23:17vient de réagir sur son réseau social X.
00:23:20Nous voterons évidemment
00:23:21contre la confiance
00:23:22au gouvernement de François Bayrou,
00:23:24à l'instant.
00:23:24Maintenant, c'est clair.
00:23:25Et elle remet sur la table
00:23:26la demande de dissoudre.
00:23:28Elle avait appelé ses troupes
00:23:29à ne pas tergiverser.
00:23:31Eh bien, elle dit
00:23:32seule la dissolution permettra désormais
00:23:34aux Français de choisir leur destin,
00:23:36celui du redressement
00:23:37avec le Rassemblement National.
00:23:39Il n'y a donc plus d'ambiguïté.
00:23:41Le RN ne votera pas cette...
00:23:43Donc, ce qui veut dire
00:23:44qu'à partir d'aujourd'hui,
00:23:45lundi 25 décembre,
00:23:47dans 15 jours,
00:23:48c'est ce fameux vote de conscience.
00:23:49À 17h49.
00:23:50À 17h49.
00:23:51On peut quasiment dire
00:23:52que les jours du gouvernement Bayrou,
00:23:55maintenant, sont comptés
00:23:56et que le chrono est enclenché
00:23:58et que le 8 septembre,
00:23:59sauf miracle,
00:24:01il tombera.
00:24:02Et que l'endettement de la France,
00:24:03ça va coûter plus cher.
00:24:05Oui, parce qu'il y a ça aussi.
00:24:06Ça, évidemment.
00:24:07Et honnêtement, moi,
00:24:08je ne crois pas du tout
00:24:09à une espèce de harakiri politique
00:24:11conscient de François Bayrou.
00:24:12Je pense qu'il misait vraiment
00:24:13sur le fait que le RN
00:24:14allait continuer
00:24:15dans cette politique d'abstention
00:24:16plutôt que de votre...
00:24:17Pour ne pas passer
00:24:18pour le parti du désordre.
00:24:20Oui, parce que tous les signaux
00:24:22envoyés par le RN
00:24:23avant l'été
00:24:25laissaient penser
00:24:26qu'effectivement,
00:24:26ils seraient dans l'abstention
00:24:27avant la tenue des débats.
00:24:28Écoutez, on va voir un peu
00:24:29ce qu'en pensent les Français.
00:24:30On va retrouver Alexis Plouyette
00:24:31à Marseille.
00:24:32Il était avec des personnels
00:24:34de santé
00:24:34qui ont suivi l'intervention
00:24:36de M. François Bayrou,
00:24:37du chef du gouvernement,
00:24:38et qui devaient peut-être
00:24:38s'attendre à ce que...
00:24:40Voilà, on commence
00:24:40à entrer dans le dur
00:24:41à ce qu'il y ait quelques mesures.
00:24:43Quel est leur sentiment,
00:24:44justement, à propos
00:24:44de ce 8 septembre, Alexis ?
00:24:47Écoutez, ils sont en colère,
00:24:50les soignants à vie qui on est.
00:24:51On est notamment avec
00:24:51Kader Benayet
00:24:52de Sud Santé.
00:24:53Bonjour Kader.
00:24:54Qu'est-ce qui vous a mis en colère
00:24:55dans cette conférence de presse ?
00:24:57Ce qui m'a mis en colère,
00:24:58c'est ce Premier ministre
00:24:59qui nous prépare psychologiquement
00:25:00à saigner encore
00:25:01les plus précaires.
00:25:02C'est-à-dire que là où
00:25:03on attendait des vraies annonces,
00:25:05on a vu qu'il nous a préparés
00:25:06psychologiquement à nous dire
00:25:08que ça allait être très compliqué
00:25:09pour les plus précaires.
00:25:10Et bien évidemment,
00:25:12c'est-à-dire,
00:25:12en fait, les autres
00:25:13allaient s'engraisser,
00:25:14c'est-à-dire les plus aisés,
00:25:15encore et encore.
00:25:16Il y aura ce vote de confiance
00:25:17le 8 septembre.
00:25:18Est-ce que pour vous,
00:25:19il faut que Bayrou tombe ?
00:25:20Complètement.
00:25:21Il faut qu'il tombe.
00:25:22Ce monsieur est très mou.
00:25:24Et aujourd'hui,
00:25:25les travailleurs,
00:25:26vous savez,
00:25:27c'est un petit peu comme
00:25:28le cocu qui paye
00:25:29la chambre d'hôtel.
00:25:29C'est très compliqué
00:25:30à supporter.
00:25:32Voilà.
00:25:32C'est deux jours
00:25:33avant le 10 septembre.
00:25:34Vous, vous êtes soignant.
00:25:35Vous allez vous mobiliser
00:25:36le 10 septembre ?
00:25:37À partir du 10 septembre.
00:25:38Ce n'est pas le 10 septembre.
00:25:39À partir du 10 septembre,
00:25:40on va se mobiliser.
00:25:41Tous les quartiers populaires,
00:25:43les travailleurs,
00:25:44je veux dire,
00:25:44on va tous se mobiliser
00:25:45et ça va être
00:25:46le prémice de quelque chose
00:25:46en France
00:25:47qui va être très compliqué,
00:25:48je pense.
00:25:48Cette allocution de François Bayrou,
00:25:50ça n'a rien changé
00:25:50sur votre détermination ?
00:25:52Ça nous a même déterminés
00:25:53et enragés
00:25:54parce qu'en fait,
00:25:54on voit très bien
00:25:55qu'ils nous prennent
00:25:55pour ce qu'on n'est pas.
00:25:57Au-delà de la colère,
00:25:59est-ce que vous êtes inquiet
00:25:59pour l'avenir de l'hôpital public ?
00:26:01Très inquiet.
00:26:02C'est-à-dire qu'on est en train
00:26:02de nous dire clairement
00:26:03que tous les services publics
00:26:04vont fermer
00:26:05et aujourd'hui,
00:26:06c'est le dernier amortisseur social
00:26:07avant le néant,
00:26:07je le dis clairement,
00:26:08on a vu ce qu'ont donné
00:26:09les Gilets jaunes,
00:26:09on a vu la crise Covid
00:26:10et aujourd'hui,
00:26:11ça va être pire.
00:26:12Donc, on est vraiment enragés.
00:26:14Enragés et vraiment,
00:26:15je ne sais pas quoi vous dire,
00:26:16à part vraiment
00:26:17qu'on est très enragés.
00:26:18Merci beaucoup.
00:26:21Merci.
00:26:21Et est-ce que vous allez donc
00:26:23vous mobiliser le 10 septembre
00:26:25même si le gouvernement
00:26:26tient toujours ?
00:26:27Ah mais à partir du 10 septembre,
00:26:28ce n'est pas le 10 septembre.
00:26:29À partir du 10 septembre,
00:26:30on va se mobiliser
00:26:31et on va vraiment se mobiliser
00:26:34pour faire tomber ce gouvernement
00:26:35et qu'on comprenne enfin
00:26:36parce qu'on a un président
00:26:37de la République
00:26:38qui depuis 8 ans
00:26:39nous bassine
00:26:40et je veux dire,
00:26:40on voit qu'il n'y a rien
00:26:41qui avance.
00:26:42Sur quelle forme
00:26:42vous allez vous mobiliser ?
00:26:43Il y aura beaucoup de formes
00:26:45de quoi bordéliser.
00:26:47Les quartiers nord de Marseille
00:26:48en tout cas seront pré-bloqués.
00:26:50Bon, merci beaucoup
00:26:51Kader Benayel.
00:26:51Voilà, vous aurez compris
00:26:52l'état d'esprit
00:26:53des soignants ici
00:26:54donc prêts à se mobiliser
00:26:55à partir du 10 septembre.
00:26:57Mais, merci Alexis Plouette.
00:26:58On a entendu
00:26:59l'interlocuteur d'Alexis Plouette
00:27:00reprendre le terme
00:27:01bordéliser aussi.
00:27:04Vous voyez ?
00:27:05Donc, est-ce que
00:27:05François Bayrou aussi
00:27:07ne veut pas être...
00:27:08Enfin, je ne sais pas.
00:27:09Le ministre qui doit affronter
00:27:11le 10 septembre le bordel.
00:27:13Et c'est-à-dire,
00:27:14c'était peut-être un moyen
00:27:15pour lui d'essayer
00:27:16de désamorcer cette crise.
00:27:19Oui, il en sera néanmoins comptable.
00:27:21Il sera néanmoins comptable.
00:27:22C'est-à-dire que ce sera
00:27:22un petit peu court de dire
00:27:24vous voyez, le 8,
00:27:25le vote de confiance
00:27:27n'est pas passé
00:27:28et à partir de ce moment-là
00:27:29je me désengage.
00:27:30Parce qu'il y a quelque chose
00:27:31sur lequel...
00:27:32Tu as du Aldenis
00:27:33et notre constitutionniste
00:27:34ont insisté
00:27:34et il faut revenir là-dessus.
00:27:37C'est que...
00:27:38Alors, attendez.
00:27:39On va écouter le RN.
00:27:40Député du RN,
00:27:41Thomas Unager.
00:27:41S'il vous plaît.
00:27:42Un soutien du RN.
00:27:44Nous ne voterons pas
00:27:45la confiance à François Bayrou.
00:27:47Nous ne pouvons pas voter
00:27:48la confiance à un gouvernement
00:27:49qui est composé
00:27:50des républicains,
00:27:52des socialistes,
00:27:52des macronistes,
00:27:53de tous ceux
00:27:53qui ont ruiné le pays
00:27:55depuis plus de 30 ans.
00:27:57Et donc,
00:27:58vraisemblablement,
00:27:58sauf si les socialistes
00:28:00étaient amenés
00:28:01à sauver
00:28:02la peau
00:28:03de François Bayrou,
00:28:05en ne votant pas
00:28:07cette non-confiance,
00:28:09il devra partir
00:28:10le 8 septembre.
00:28:12Parce qu'il y aurait pu
00:28:12y avoir un débat,
00:28:13ce que nous souhaitions
00:28:14sur le budget.
00:28:15Mais aujourd'hui,
00:28:16quand il s'agit
00:28:17d'un vote de confiance,
00:28:18nous n'avons pas
00:28:19volonté
00:28:20de soutenir
00:28:21ce gouvernement.
00:28:22Nous n'avons jamais
00:28:23soutenu le gouvernement
00:28:23de François Bayrou.
00:28:24Nous sommes dans l'opposition,
00:28:25c'est très net.
00:28:26Et il n'a pas de majorité
00:28:28à l'Assemblée nationale,
00:28:29pas de majorité
00:28:29dans le pays.
00:28:31Et donc,
00:28:31il n'a pas notre confiance.
00:28:32Vous ne voterez pas la confiance,
00:28:34c'est-à-dire que vous voterez
00:28:35contre ?
00:28:36Est-ce qu'on peut avoir
00:28:37une vérification là-dessus ?
00:28:38Oui, nous voterons
00:28:39contre la confiance
00:28:40à François Bayrou.
00:28:42Aujourd'hui,
00:28:43il y aura un vote
00:28:45contre,
00:28:45très net.
00:28:46C'est-à-dire qu'il n'y a
00:28:47pas d'ambiguïté.
00:28:48Nous sommes en opposition
00:28:49à ce gouvernement,
00:28:51à son projet.
00:28:53Il a en plus très clairement
00:28:54dit qu'il ne souhaitait
00:28:55pas débat, négocier,
00:28:56qu'il ne faisait
00:28:57aucune annonce
00:28:58de retour en arrière
00:28:59sur les mesures
00:29:00de cas social,
00:29:02de purge fiscale
00:29:03qu'il avait proposées.
00:29:04Donc, il n'y a
00:29:05aucune ambiguïté.
00:29:06Aujourd'hui,
00:29:07si tout le monde
00:29:08est cohérent,
00:29:09si les socialistes
00:29:10le sont,
00:29:10si tous ceux
00:29:11qui se disent
00:29:12dans l'opposition
00:29:14comme nous le ferons
00:29:15votent contre la confiance
00:29:16à François Bayrou,
00:29:18il devra partir.
00:29:20Voilà,
00:29:20il a fait le choix
00:29:21de s'entêter,
00:29:22il a fait le choix
00:29:22de dire qu'il ne voulait
00:29:23pas changer de cap,
00:29:24pas négocier,
00:29:25pas débattre.
00:29:27Voilà,
00:29:27c'est son choix,
00:29:28c'est sa responsabilité,
00:29:29mais c'est aussi
00:29:29une responsabilité
00:29:30de dire qu'il n'a pas
00:29:31la confiance des Français.
00:29:33Et s'il part,
00:29:34il faudra,
00:29:34je pense,
00:29:36que les Français
00:29:36puissent s'exprimer
00:29:37à nouveau,
00:29:38retournent aux urnes,
00:29:39qu'il y ait une dissolution,
00:29:41nous l'appelons de nos voeux
00:29:41depuis maintenant
00:29:43près d'un an,
00:29:44parce que la situation actuelle,
00:29:46c'est ce pseudo-front républicain,
00:29:48ces magouilles politiciennes
00:29:49qui a mené
00:29:50à une absence nette
00:29:51d'une majorité,
00:29:52une majorité
00:29:53du Rassemblement national,
00:29:54comme ça a été prévu
00:29:55dans tous les sondages
00:29:56et sur le terrain
00:29:57avant ces retraits successifs
00:29:59des candidats LFI
00:30:00pour les macronistes
00:30:01ou des macronistes LR
00:30:02pour des candidats
00:30:04d'extrême-gauche.
00:30:05Donc,
00:30:05il faudra un retour
00:30:06aux urnes,
00:30:07c'est ce que prévoit
00:30:08la Constitution
00:30:09et quand il y a un blocage,
00:30:11il faut que les Français
00:30:11puissent s'exprimer à nouveau.
00:30:13François Bayrou,
00:30:14il s'entête
00:30:14parce qu'il sait
00:30:15qu'il ne passera pas le budget,
00:30:17selon vous,
00:30:17c'est quoi ?
00:30:17Pourquoi il fait ça ?
00:30:18Ça,
00:30:19vous lui poserez la question,
00:30:19moi je ne suis pas là
00:30:20pour faire la psychologie
00:30:21de François Bayrou,
00:30:21j'avoue que je ne comprends pas,
00:30:23alors même qu'il n'a pas
00:30:24de majorité,
00:30:25alors même qu'il est minoritaire,
00:30:26pourquoi il demande
00:30:27un vote de confiance
00:30:28qui est là dans la Constitution
00:30:29pour s'assurer
00:30:30et se confirmer
00:30:31une majorité ?
00:30:32Il est minoritaire
00:30:33dans le pays,
00:30:34il est minoritaire
00:30:34à l'Assemblée nationale
00:30:35et à la fois
00:30:36il refuse
00:30:37de changer de cap,
00:30:39de débattre,
00:30:40de revenir en arrière,
00:30:41d'écouter
00:30:41les propositions alternatives
00:30:43que font les oppositions
00:30:44comme le Rassemblement national.
00:30:45Nous avions fait
00:30:45un contre-budget
00:30:46l'année dernière,
00:30:47nous allions reproposer
00:30:48un nouveau contre-budget
00:30:49pour bien entendu
00:30:49tenir compte des nouveaux équilibres.
00:30:52Nous avions
00:30:52des propositions
00:30:53d'économies structurelles
00:30:54sur un certain nombre
00:30:55de tabous
00:30:55qu'est l'immigration,
00:30:56qu'est la contribution
00:30:58à l'Union Européenne,
00:30:59on peut parler aussi
00:31:00du train de vie de l'État,
00:31:02des agences,
00:31:02des autorités administratives
00:31:04indépendantes,
00:31:05des économies
00:31:05qui étaient possibles de faire.
00:31:07Il fait choix
00:31:07de s'entêter,
00:31:09d'être dans un monde parallèle
00:31:10où il oublie
00:31:10qu'il est minoritaire
00:31:11et que ce bloc central
00:31:14constitué
00:31:15de plusieurs mouvements politiques
00:31:18qui s'entraidaient
00:31:19pour garder,
00:31:20conserver le pouvoir
00:31:21sont minoritaires
00:31:22dans le pays.
00:31:22Et aujourd'hui,
00:31:23je pense qu'il n'y a pas
00:31:24d'autre solution
00:31:24qu'une dissolution
00:31:26pour que les Français
00:31:27puissent s'exprimer,
00:31:28que nous ayons une majorité nette
00:31:29et qu'on puisse faire
00:31:30les réformes structurelles
00:31:31qui sont bien entendu
00:31:32attendues,
00:31:33nécessaires
00:31:33et un redressement
00:31:34des finances publiques
00:31:35mais qui passera
00:31:36par de la justice fiscale
00:31:36et de la justice sociale
00:31:37et pas par ce budget de purge.
00:31:39Si vous parlez du fait
00:31:41que les Français
00:31:41puissent s'exprimer,
00:31:43il semblerait que
00:31:44certains d'entre eux
00:31:44aillent le faire.
00:31:45Voilà,
00:31:46donc c'est Thomas Ménagy,
00:31:47le porte-parole
00:31:47du Rassemblement National
00:31:48qui s'exprime.
00:31:49Et alors,
00:31:50on était dans un véritable coup de théâtre
00:31:53puisque François Baru,
00:31:54dans sa conférence de presse,
00:31:56a dit que le 8 septembre,
00:31:57il demanderait le vote de confiance
00:31:58de l'Assemblée Nationale
00:31:59sur une déclaration
00:31:59de politique générale
00:32:00à propos des finances publiques,
00:32:01la maîtrise de nos finances.
00:32:03Et on avait du mal
00:32:04à comprendre
00:32:05qui allait voter
00:32:07et qui s'abstiendrait.
00:32:08Bon,
00:32:08maintenant,
00:32:08c'est clair,
00:32:10la France Insoumise,
00:32:11le Parti Communiste
00:32:12votera en contre,
00:32:13le Rassemblement National
00:32:14n'accordera pas la confiance
00:32:16au gouvernement Baru
00:32:16et votera en contre.
00:32:17Et alors là,
00:32:17en plus,
00:32:18il franchit un cap supplémentaire.
00:32:19C'est-à-dire que
00:32:20dans le camp de Marine Le Pen,
00:32:21on dit maintenant,
00:32:22nous,
00:32:22ce que nous voulons,
00:32:22soit-y,
00:32:23c'est la dissolution.
00:32:24Donc,
00:32:25la balle part vers Matignon
00:32:28et puis en même temps,
00:32:30elle part vers l'Elysée.
00:32:31C'est maintenant,
00:32:32M. Macron,
00:32:32vous nous avez déjà plongé
00:32:33il y a plus d'un an
00:32:35dans une situation
00:32:36inextricable.
00:32:37Elle l'est encore plus maintenant
00:32:38avec ce que dit
00:32:38votre Premier ministre.
00:32:39Tout le monde doit prendre
00:32:40ses responsabilités.
00:32:41Oui,
00:32:41effectivement,
00:32:42la pression,
00:32:42vous avez raison,
00:32:43revient vers le Président
00:32:44de la République.
00:32:45Il avait dit
00:32:45qu'il ne procéderait pas
00:32:46à une deuxième dissolution.
00:32:48Là,
00:32:48il va falloir trouver
00:32:49un nouveau...
00:32:50Si François Bayrou tombe,
00:32:51c'est quand même l'hypothèse
00:32:52qui a le plus de chances
00:32:54d'arriver
00:32:55au moment où je vous parle.
00:32:56Il va falloir trouver
00:32:57un nouveau Premier ministre.
00:32:58Alors,
00:32:58qu'est-ce qu'on fait ?
00:32:58On recommence,
00:32:59c'est-à-dire avec quelqu'un
00:33:00issu du socle commun,
00:33:01du bloc central,
00:33:02quelqu'un comme Sébastien Lecornu,
00:33:04par exemple,
00:33:05qui patiente à la porte
00:33:06de Matignon
00:33:07depuis des mois et des mois.
00:33:08Est-ce que ça change
00:33:09quelque chose
00:33:09pour le vote du budget ?
00:33:11Quelles que soient
00:33:11les qualités
00:33:12du nouveau Premier ministre
00:33:13qui serait nommé,
00:33:14on se retrouve encore
00:33:15dans la même situation
00:33:16et encore avec un budget
00:33:17qui va être décalé
00:33:18parce qu'on ne peut pas imaginer
00:33:19qu'un budget puisse être voté
00:33:20dans ces conditions-là
00:33:21avant la fin de l'année.
00:33:22Donc là,
00:33:23on est d'accord...
00:33:23En ce lundi 25 août,
00:33:28quelques minutes
00:33:29après la déclaration,
00:33:30après l'intervention
00:33:31de François Bayrou,
00:33:32on peut d'ores et déjà dire
00:33:33que les jours
00:33:34de François Bayrou
00:33:35à Matignon
00:33:35sont comptés
00:33:36et qu'ils sont en train
00:33:37de se terminer, quoi.
00:33:38Oui,
00:33:38le compteur est enclenché
00:33:39très clairement,
00:33:40même si les mois,
00:33:43les dernières années
00:33:44que nous avons tous vécu ensemble
00:33:45nous ont appris aussi
00:33:47à être prudents.
00:33:48Ce qui sera intéressant
00:33:49d'analyser,
00:33:50c'est la réaction
00:33:51des ministres
00:33:52et de faire quelques arrêts
00:33:53sur image
00:33:54lors de la prise de parole
00:33:55de François Bayrou.
00:33:56Ils étaient tous au premier rang.
00:33:58Des applaudissements
00:33:59à la fin de sa prise de parole
00:34:00ont eu lieu.
00:34:01Mais on a quand même
00:34:02assisté
00:34:03à un gouvernement
00:34:04un peu stupéfait
00:34:06de cette annonce.
00:34:07Il les a visiblement
00:34:08mis dans la boucle
00:34:08la demi-heure précédant
00:34:10cette prise de parole.
00:34:11Il y a eu une réunion
00:34:12où il les a avertis
00:34:13de cette décision.
00:34:16Mais des remontées
00:34:17des conseillers ministériels,
00:34:19on ne s'attendait pas
00:34:20du tout
00:34:20à cette carte
00:34:22du vote de confiance
00:34:24brandi
00:34:25ce jour
00:34:26par François Bayrou.
00:34:27Il y a une petite formule
00:34:28qui vient de la part
00:34:29des écologistes.
00:34:30C'est Mme Tondelier
00:34:30qui dit que les écologistes
00:34:31se prononceront
00:34:32contre le vote de confiance.
00:34:34Et voilà ce qu'elle ajoute.
00:34:34Elle dit qu'il y a de fait
00:34:35une démission.
00:34:38Ça pourrait presque
00:34:38s'apparenter à ça.
00:34:39C'est-à-dire que le scénario
00:34:41semblait écrit.
00:34:41C'est comme si Bayrou
00:34:42avait dit cet après-midi
00:34:43« Bon, écoutez, Matignon,
00:34:45c'est plus pour moi. »
00:34:46La version panache,
00:34:47c'est le harakiri.
00:34:48Il se sacrifie.
00:34:49Et la version
00:34:50un peu plus grotesque
00:34:51entre guillemets,
00:34:52c'est un tapis
00:34:53au poker raté.
00:34:54C'est-à-dire que vous
00:34:55mettez tous vos jetons
00:34:55d'un coup
00:34:56en espérant que ça
00:34:57impressionne l'adversaire.
00:34:58Et puis finalement,
00:34:59si l'adversaire devine
00:35:00que vous bluffez,
00:35:01c'est vous qui vous retrouvez
00:35:03sur le carreau.
00:35:04En tout cas,
00:35:05ce qui est sûr,
00:35:05c'est que
00:35:06cette petite stratégie,
00:35:09cette petite nouveauté
00:35:10dans la stratégie
00:35:10de François Bayrou
00:35:11cet après-midi
00:35:12et qu'on a découvert
00:35:12a un effet domino incroyable.
00:35:15C'est-à-dire que
00:35:15je vais vous laisser
00:35:16avec votre direct.
00:35:18On va écouter
00:35:19Arthur Delaporte.
00:35:23Merci.
00:35:24Bonne vacance.
00:35:25Votre de confiance
00:35:26le 8 septembre,
00:35:27c'est une bonne chose
00:35:28selon vous ?
00:35:30Le 8 septembre...
00:35:31Voilà, je suis bête.
00:35:32Désolé.
00:35:32On recommence.
00:35:33Non, non, mais...
00:35:34Mais voilà, regarde, voilà.
00:35:35Votre de confiance
00:35:35le 8 septembre,
00:35:36est-ce que c'est une bonne chose
00:35:37selon vous ?
00:35:38On dirait que c'est comme ça.
00:35:38Les députés sont face aux caméras
00:35:40et maintenant,
00:35:41on va écouter sa prise de parole.
00:35:42Pour le pays,
00:35:43c'est un moment
00:35:44qui permettra
00:35:45aux Françaises
00:35:45de voir si François Bayrou
00:35:47a cherché tout l'été
00:35:48à créer les conditions
00:35:49de la défiance,
00:35:50ce que nous supposons,
00:35:51ou s'il a réellement
00:35:52cherché à négocier
00:35:53quelque chose pour la France,
00:35:54un budget qui aurait été
00:35:55une forme de compromis
00:35:56en entendant
00:35:56les revendications
00:35:57des uns et des autres
00:35:58et d'abord les demandes
00:35:59des Françaises et des Français.
00:36:00Aujourd'hui,
00:36:00moi, j'ai vu un Premier ministre
00:36:02qui était sourd
00:36:03à la colère du peuple,
00:36:05un Premier ministre
00:36:05qui s'était entêté
00:36:07tout l'été
00:36:07à faire un château de cartes
00:36:09de son budget.
00:36:11Mais finalement,
00:36:12aujourd'hui,
00:36:12on voit bien
00:36:12que c'est un château de cartes
00:36:13extrêmement fragile
00:36:14parce qu'il n'a pas de majorité
00:36:15pour le défendre,
00:36:17parce qu'il refuse finalement
00:36:18toutes les critiques
00:36:19qui peuvent être faites
00:36:19à son encontre.
00:36:20Bien sûr qu'il y a
00:36:21un problème de soutenabilité
00:36:23de la tête,
00:36:23bien sûr qu'il y a
00:36:24des enjeux
00:36:25de responsabilité budgétaire,
00:36:28mais cela ne peut pas
00:36:28se faire au détriment
00:36:29des catégories populaires,
00:36:30ça ne peut pas se faire
00:36:31au détriment des travailleurs,
00:36:32au détriment des retraités.
00:36:34Quand on a une politique
00:36:34qui a été menée
00:36:35par Emmanuel Macron
00:36:37depuis 2017,
00:36:38qui a favorisé
00:36:38les ultra-riches,
00:36:39qui a permis
00:36:4060 milliards d'euros
00:36:41chaque année
00:36:41de cadeaux
00:36:42aux plus grandes entreprises
00:36:43et aux plus riches,
00:36:45qu'est-ce qui se passe ?
00:36:45On a évidemment
00:36:46un problème budgétaire,
00:36:48mais ce problème,
00:36:48on ne peut pas le résoudre
00:36:49avec les mêmes solutions,
00:36:51en faisant payer
00:36:52toujours plus
00:36:52ceux qui ont moins.
00:36:53Et donc nous,
00:36:54nous considérons que
00:36:55cette défiance
00:36:56qui a été instillée,
00:36:57distillée
00:36:58par les gouvernements
00:36:59successifs
00:36:59depuis 8 ans,
00:37:00cela doit cesser.
00:37:02Et donc voilà,
00:37:03aujourd'hui on verra
00:37:03si d'ici le 8 septembre,
00:37:05le Premier ministre
00:37:06est capable d'écouter
00:37:07qu'il y a
00:37:07une autre voie possible.
00:37:09Pour l'instant,
00:37:09il m'a paru
00:37:10plutôt entêté.
00:37:10Justement,
00:37:11sur les deux jours fériés
00:37:13notamment,
00:37:13François Bayrou a semblé
00:37:15très clair,
00:37:17ça ne bougera pas.
00:37:19Est-ce que,
00:37:20en l'espèce,
00:37:21vous ne votez pas
00:37:22la confiance
00:37:23comme la France insoumise
00:37:24et comme le Rassemblement national ?
00:37:26Aujourd'hui,
00:37:26je ne vois pas comment
00:37:27nous pourrions voter la confiance.
00:37:29Il reste une quinzaine de jours
00:37:31d'ici le 8 septembre.
00:37:32Il reste 15 jours
00:37:33pour ce Premier ministre
00:37:34de changer d'avis,
00:37:35changer de position,
00:37:36mais je ne crois pas.
00:37:37Je crois qu'il est finalement
00:37:38en train de préparer sa sortie,
00:37:40en train de dire finalement
00:37:41qu'il préfère être
00:37:42le martyr d'une prétendue cause
00:37:44qu'il ne fait que desservir
00:37:46puisque c'est assez irresponsable
00:37:47de n'avoir jamais cherché
00:37:49à concilier,
00:37:50à considérer
00:37:50qu'il n'était pas majoritaire
00:37:52tout simplement
00:37:53et que,
00:37:53pour faire voter un budget,
00:37:54ce qui est quand même
00:37:55la condition première
00:37:56de la stabilité
00:37:57dans un régime démocratique,
00:37:59il fallait savoir s'ouvrir.
00:38:00Aujourd'hui,
00:38:01on a un Premier ministre
00:38:01qui est buté,
00:38:02borné,
00:38:03arrogant,
00:38:04et donc je ne crois pas
00:38:04que cela soit de nature
00:38:05à faire évoluer son destin
00:38:08d'ici le 8 septembre,
00:38:09mais nous verrons
00:38:09ce que l'avenir nous réserve.
00:38:10Qu'est-ce que vous répondez
00:38:11à certains ministres
00:38:12ces derniers jours ?
00:38:13Ces dernières heures,
00:38:14juste avant même
00:38:15la prise de parole
00:38:15de François Bayrou,
00:38:16qui disent que
00:38:18si le gouvernement tombe,
00:38:19si le gouvernement est censuré,
00:38:21il y a un risque
00:38:22de chaos en France.
00:38:24Aujourd'hui,
00:38:25est-ce qu'il n'y a pas déjà
00:38:25un risque de chaos en France ?
00:38:27Je crois que
00:38:28ceux qui sont responsables
00:38:29sont ceux qui sont au gouvernement,
00:38:31ce c'est à eux
00:38:32de chercher les voies de sortie.
00:38:33Ce n'est pas simplement
00:38:35à eux de décréter
00:38:36que c'est eux ou le chaos.
00:38:37Et j'ai l'impression
00:38:38qu'on avait un Premier ministre
00:38:39cet après-midi
00:38:40qui était dans ce déni-là,
00:38:42avec l'idée
00:38:42que les mêmes recettes
00:38:43allaient produire
00:38:44des effets miracles.
00:38:46Sauf qu'aujourd'hui,
00:38:46on a vu ce que leurs recettes
00:38:47ont produit,
00:38:48elles ont produit
00:38:48du déficit public.
00:38:50Et donc,
00:38:50s'il faut passer par une censure,
00:38:53on passera par une censure.
00:38:54Et ça produira tout simplement
00:38:55un nouveau gouvernement
00:38:56qui pourra présenter
00:38:57un nouveau budget,
00:38:58peut-être dans un esprit
00:38:59de dialogue plus ouvert.
00:39:00Aujourd'hui,
00:39:00je ne l'ai pas remarqué.
00:39:01Qu'est-ce que vous pensez
00:39:02du choix de cette date
00:39:03deux jours avant un mouvement
00:39:04qui est en train de naître
00:39:05celui du 10 septembre ?
00:39:06C'est une tentative
00:39:06de contre-feu ?
00:39:07Ou alors,
00:39:07si jamais François Bayrou tombe,
00:39:09au contraire,
00:39:09ça pourrait embraser le pays ?
00:39:10Ce qui est sûr,
00:39:11c'est que ça replace
00:39:12le débat sur la question politique
00:39:14et sur le Parlement.
00:39:16Aujourd'hui,
00:39:16c'est au Parlement
00:39:17que doit se construire le budget.
00:39:19C'est donc dans un régime
00:39:20où finalement,
00:39:20il n'y a pas de majorité absolue.
00:39:22Et donc,
00:39:22les macronistes
00:39:23ne peuvent pas continuer
00:39:24à gouverner
00:39:24comme s'ils étaient majoritaires.
00:39:26Et moi,
00:39:26je vois aujourd'hui
00:39:31tout simplement l'idée
00:39:32que c'est ici
00:39:33que ça se jouera.
00:39:34Évidemment,
00:39:35deux jours avant
00:39:35un mouvement social d'ampleur,
00:39:37mais aussi au début
00:39:38du mois de septembre,
00:39:39au moment où il est encore temps
00:39:40d'avoir un nouveau gouvernement
00:39:41pour former un nouveau budget.
00:39:42Et quelle est votre position
00:39:43sur ce 10 septembre ?
00:39:44Vous soutenez ce mouvement ?
00:39:45Qu'est-ce que vous allez faire
00:39:45vous-même au 10 septembre ?
00:39:46Vous venez d'entendre
00:39:47député de la Porte
00:39:49pour les socialistes
00:39:51qui nous le dit.
00:39:51Ils ne voient pas comment
00:39:52ils pourraient voter la confiance.
00:39:53Donc,
00:39:53ça s'ajoute quand même.
00:39:54François Bayrou,
00:39:55on voit bien là maintenant
00:39:56le chronomètre est enclenché.
00:39:58Combien de temps
00:39:58il restera à Matignon ?
00:40:00Ça paraît acquis maintenant
00:40:01le 8 septembre prochain.
00:40:03Il chute Mme Diaz.
00:40:04Bonsoir Edwige Diaz.
00:40:05Vous êtes députée.
00:40:06Donc,
00:40:07le 8 septembre,
00:40:09vous voudrez dégager
00:40:10François Bayrou.
00:40:11En fait,
00:40:12je crois que c'est la traduction
00:40:13de l'expression populaire.
00:40:14François Bayrou
00:40:15est le Premier ministre
00:40:17le plus impopulaire
00:40:18que la France ait connu
00:40:19depuis très longtemps.
00:40:22Il ne cesse
00:40:23de proposer des mesures
00:40:24qui ne correspondent pas
00:40:25aux attentes des Français.
00:40:27Et je voudrais rappeler
00:40:28que si nous en sommes
00:40:29dans cette situation...
00:40:30C'est-à-dire qu'il est sorti
00:40:30avant même qu'elles soient discutées
00:40:31ces mesures ?
00:40:32En fait,
00:40:33je pense qu'il a vu
00:40:34qu'il n'avait pas de soutien.
00:40:34Il avait dit tout est négociable,
00:40:35tout est amendable
00:40:36par le Parlement
00:40:37et les partenaires sociaux.
00:40:38Vous n'attardez même pas.
00:40:39En fait,
00:40:39sur la question des deux jours fériés,
00:40:40moi je suis venue cet été
00:40:41sur votre plateau
00:40:42et même des députés macronistes
00:40:44étaient contre la suppression
00:40:45des jours fériés.
00:40:46Donc en fait,
00:40:47je pense que M. Bayrou
00:40:48s'est bien rendu compte
00:40:49que même dans son camp,
00:40:51il n'avait pas de soutien.
00:40:53Et nous,
00:40:53oui,
00:40:53nous sommes des opposants
00:40:54à M. Bayrou
00:40:55et ça fait un an
00:40:57en fait que nous avons alerté
00:40:58l'année dernière.
00:40:59Vous vous souvenez
00:41:00quand il y a eu
00:41:00les alliances de la honte
00:41:01entre les LR
00:41:03et la France insoumise ?
00:41:04Nous avions dit
00:41:05la situation serait bloquée
00:41:06parce qu'il n'y aura pas de majorité,
00:41:07ça sera ingouvernable.
00:41:08Et c'est exactement
00:41:09ce qui est en train de se passer.
00:41:10Pourquoi le renverser maintenant ?
00:41:12Eh bien parce que là,
00:41:13en fait,
00:41:13c'est lui finalement
00:41:14qui démissionne tout seul.
00:41:15Mais vous savez,
00:41:16nous,
00:41:16nous sommes des gens raisonnables,
00:41:18responsables avec Marine Le Pen.
00:41:20On n'est pas comme
00:41:21au nouveau Front populaire
00:41:22où on fait de l'agitation
00:41:23ces mêmes députés
00:41:25qui passent leur temps
00:41:25à transformer l'Assemblée nationale
00:41:27en ZAD.
00:41:27Vous voyez ?
00:41:28Donc là,
00:41:28maintenant,
00:41:29M. Bayrou nous dit
00:41:30qu'il va soumettre
00:41:31sa présence
00:41:32à un vote de confiance.
00:41:33Il ne l'avait pas fait
00:41:34la dernière fois.
00:41:35Et donc,
00:41:36je vais vous renvoyer
00:41:37vers le tweet
00:41:37de Marine Le Pen
00:41:38qui a dit que oui,
00:41:40nous voterons
00:41:40contre le vote de confiance.
00:41:43En tout cas,
00:41:43je pense que c'est ce que
00:41:44les Français attendent.
00:41:45Et je pense que
00:41:45pour redresser la France
00:41:46avant qu'il ne soit
00:41:47vraiment trop tard,
00:41:48c'est un changement politique
00:41:49qu'il faut opérer
00:41:50et donc un changement de politique
00:41:51avec des autres politiques
00:41:52et donc pas avec M. Bayrou.
00:41:54Oui, la dissolution,
00:41:55nous l'appelons de nouveau.
00:41:55La dissolution,
00:41:56donc voter pour une nouvelle Assemblée,
00:41:57c'est ce que vous souhaitez.
00:41:58Exactement,
00:41:58c'est ce que nous vous répétons
00:42:01depuis un an
00:42:01sur tous les plateaux télé.
00:42:03La seule manière
00:42:04de donner une majorité
00:42:07à cette Assemblée nationale,
00:42:08c'est de repasser
00:42:09par un vote,
00:42:09de repartir aux urnes
00:42:11pour que le Rassemblement national
00:42:13dispose d'une majorité
00:42:14à l'Assemblée nationale
00:42:15parce que je pense
00:42:15que beaucoup de Français
00:42:16ont regretté
00:42:17de faire ce barrage
00:42:18de l'indignité.
00:42:20Ils se sont rendus compte
00:42:20que ça ne menait à rien
00:42:21sinon à la paralysie,
00:42:23à l'immobilisme
00:42:24et même à l'effondrement
00:42:25de l'économie
00:42:26de notre pays.
00:42:27Donc je pense que les Français
00:42:27ne se feront pas avoir
00:42:28voyés par les appels au barrage
00:42:30et en tout cas,
00:42:30je le dis,
00:42:31nous au Rassemblement national,
00:42:32nous sommes prêts,
00:42:32nous n'avons pas peur du peuple
00:42:33et nous sommes prêts
00:42:34à affronter une dissolution
00:42:36de l'Assemblée nationale.
00:42:37Sans Marine Le Pen,
00:42:38puisqu'actuellement,
00:42:39alors elle a fait appel,
00:42:40mais actuellement,
00:42:41elle est inéligible
00:42:41donc elle ne peut pas être candidate
00:42:43à des élections législatives.
00:42:44Alors, il y a deux aspects.
00:42:45Déjà, je voudrais saluer
00:42:46le courage de Marine Le Pen
00:42:48qui a toujours dit
00:42:49avec beaucoup de sincérité
00:42:50et beaucoup de détermination
00:42:52que jamais sa situation personnelle
00:42:54n'aurait d'influence
00:42:55sur ses choix politiques.
00:42:56Et donc, elle l'a dit,
00:42:57si elle devait être empêchée
00:42:58de se présenter
00:42:59même à une élection législative,
00:43:00ça ne conditionnerait pas
00:43:02son choix de maintien
00:43:03ou non
00:43:03de François Bayrou
00:43:04à Matignon.
00:43:05Ça, c'est le premier point.
00:43:06Et le deuxième point,
00:43:07je voudrais juste vous dire
00:43:08que nous n'avons pas épuisé
00:43:09tous nos recours.
00:43:10Cet été, nous avons déposé
00:43:11un recours devant la CEDH
00:43:12qui nous a en référé,
00:43:15qui nous a répondu
00:43:16que, comment dire,
00:43:18en l'absence de dissolution
00:43:19de l'Assemblée nationale,
00:43:20la CEDH ne pouvait pas
00:43:21se prononcer en référé
00:43:22s'il y a une dissolution
00:43:23de l'Assemblée nationale.
00:43:24Bien sûr que nous redéposerons
00:43:25ce recours
00:43:25et la CEDH sera obligée
00:43:27de se présenter.
00:43:27Mais c'est vrai,
00:43:28vous n'êtes d'accord avec rien
00:43:29de ce qu'a dit François Bayrou
00:43:30cet après-midi
00:43:31sur la situation
00:43:32du surendettement de la France ?
00:43:32Ah mais si,
00:43:33je suis tout à fait d'accord
00:43:34avec lui et d'ailleurs
00:43:34je voudrais même lui dire
00:43:35que...
00:43:36C'est la question qui va poser.
00:43:36Exactement, mais en fait,
00:43:37M. Bayrou, tout à l'heure,
00:43:39s'est transformé en commentateur,
00:43:40en spectateur de son propre bilan.
00:43:43Vous voyez, il a dit
00:43:44oui, il y a de la dette.
00:43:46La dette s'est alourdie
00:43:47de 1 000 milliards d'euros
00:43:49depuis 2015.
00:43:50Eh bien tiens,
00:43:51c'est l'arrivée
00:43:52de M. Macron au gouvernement.
00:43:54Donc oui, M. Bayrou,
00:43:56en bon macroniste,
00:43:57a fait le bilan du macronisme,
00:43:59c'est-à-dire qu'on se pose
00:43:59la question dix ans après
00:44:01où sont passés
00:44:02les Mozart de la finance.
00:44:03En tout cas,
00:44:04ils ne sont pas au gouvernement.
00:44:04Si vous permettez,
00:44:05on va bien évidemment
00:44:06continuer la discussion
00:44:07parce que l'actualité
00:44:08est éminemment politique ce soir.
00:44:09On a ce vote de confiance
00:44:11le 8 septembre.
00:44:12Mais je vois du côté
00:44:13de toutes les formations politiques
00:44:14qu'on dit
00:44:14on ne votera compte,
00:44:16pas question de donner
00:44:16la confiance à Bayrou.
00:44:17Mais il faut faire de l'arithmétique.
00:44:19Il faut regarder
00:44:19570 députés,
00:44:2117 députés,
00:44:21on regarde les groupes.
00:44:22Marie-Chanteret,
00:44:22on en est où alors ?
00:44:24Je vais essayer
00:44:24d'être le plus pédagogique possible
00:44:26grâce notamment
00:44:27à Alexis Cuvelier,
00:44:28l'adjoint du service politique
00:44:30qui a sorti sa calculette.
00:44:32En l'état,
00:44:33des informations que nous avons,
00:44:35si l'on additionne
00:44:36les 123 députés
00:44:37du Rassemblement national,
00:44:39ceux de leur allié
00:44:39avec Éric Ciotti,
00:44:41ils sont 15 plus 123,
00:44:43plus les 17 du Parti communiste,
00:44:45plus les 38 écologistes,
00:44:47plus les 71 insoumis,
00:44:49on arrive à 264 députés
00:44:52qui ne voteraient pas la confiance.
00:44:55On additionne maintenant
00:44:56ceux qui vont voter
00:44:58la confiance.
00:44:59EPR,
00:45:00Ensemble pour la République,
00:45:0191,
00:45:02LR, 49,
00:45:03le Modem, 36,
00:45:04Horizon 34,
00:45:06on arrive à 210 députés.
00:45:08Donc,
00:45:09avec ces forces
00:45:10qui se sont positionnées ce soir,
00:45:12le gouvernement
00:45:13de François Pérou
00:45:14tombe le 8 septembre.
00:45:16Tout,
00:45:16encore une fois,
00:45:17est entre les mains
00:45:18de qui ?
00:45:19Du Parti Socialiste
00:45:21et de ses 66 députés.
00:45:23On a entendu Arthur Delaporte
00:45:25qui le dit ce soir,
00:45:26en l'état,
00:45:27je ne vois pas comment le PS
00:45:29vote la confiance.
00:45:31Donc,
00:45:33Pérou tombe le 8.
00:45:34Une inconnue cependant,
00:45:36qui sera présent
00:45:37ou qui ne le sera pas ?
00:45:38Voilà,
00:45:38et bien justement,
00:45:39ce sont les hypothèses
00:45:40que l'on va regarder
00:45:41avec Benjamin Morel,
00:45:41le constitutionnaliste
00:45:42qui nous a rejoint.
00:45:44François Bayrou,
00:45:45lors de sa prestation,
00:45:47de sa prise de parole,
00:45:48qui a parlé d'un pays,
00:45:49la France en danger
00:45:50parce qu'au bord du surendettement,
00:45:51mais il a donné rendez-vous
00:45:52le 8 septembre
00:45:53pour qu'on lui vote
00:45:54la confiance ou non
00:45:55sur un discours
00:45:55de politique générale
00:45:56sur les finances publiques.
00:45:58Est-ce qu'il va tenir ?
00:45:59François Bayrou ?
00:46:00Est-ce qu'il va être sauvé
00:46:01par le Parti Socialiste ?
00:46:02On en discute dans un instant.
00:46:03Et donc,
00:46:09il y a une date
00:46:10à retenir aujourd'hui
00:46:11en cette rentrée
00:46:11dans l'histoire politique française
00:46:13en 2025.
00:46:14La date,
00:46:15c'est celle du 8 septembre
00:46:16parce qu'aujourd'hui,
00:46:17après un peu plus
00:46:18d'une heure d'intervention,
00:46:20François Bayrou l'a dit,
00:46:21il posera la question
00:46:22de confiance
00:46:23sur les finances publiques.
00:46:26C'était un discours,
00:46:27la prise de parole
00:46:27de François Bayrou
00:46:28tout à l'heure
00:46:29du chef du gouvernement
00:46:30qui était axé
00:46:31sur le danger
00:46:32qui menace
00:46:33notre pays.
00:46:34Danger du sur-endettement.
00:46:36Je ne laisserai pas
00:46:36notre pays
00:46:37s'enfoncer dans cette crise.
00:46:38Les propositions
00:46:39que je fais
00:46:40seront amendables,
00:46:41négociables,
00:46:42dit François Bayrou.
00:46:43Donc,
00:46:43on pensait
00:46:44qu'on se dirigeait
00:46:44vers des moments
00:46:45de tractation,
00:46:46de négociation,
00:46:47au moment du budget
00:46:47au Parlement.
00:46:48Sauf que non.
00:46:49François Bayrou a dit
00:46:50le 8 septembre
00:46:51sur les finances publiques,
00:46:53il faudra
00:46:53que le Parlement
00:46:54se prononce,
00:46:56que l'Assemblée nationale
00:46:56se prononce.
00:46:57Ce sera la question
00:46:58de confiance.
00:46:59On l'écoute.
00:47:00Cette clarification,
00:47:02pour moi,
00:47:02elle est urgente
00:47:03et il y a un lieu
00:47:06pour cette clarification,
00:47:08une institution,
00:47:09c'est le Parlement.
00:47:10C'est la raison
00:47:11pour laquelle
00:47:11j'ai demandé
00:47:12au président
00:47:12de la République
00:47:13qu'il a accepté
00:47:14de convoquer
00:47:16le Parlement
00:47:17en session extraordinaire
00:47:18le lundi 8 septembre
00:47:20dans 15 jours.
00:47:21« J'engagerai ce jour-là
00:47:24la responsabilité
00:47:25du gouvernement
00:47:26sur une déclaration
00:47:28de politique générale
00:47:29conformément
00:47:30à l'article 49
00:47:31alinéa 1er
00:47:32de notre Constitution. »
00:47:34C'est-à-dire,
00:47:34est-ce que vous me faites
00:47:35confiance pour régler
00:47:36cette question
00:47:36des finances publiques ?
00:47:38Oui ou non ?
00:47:39Marine Le Pen
00:47:39leur a déjà écrit
00:47:41« Non ».
00:47:41Du côté de la France
00:47:42insoumise,
00:47:43on le savait,
00:47:44ils l'ont dit,
00:47:44l'objectif,
00:47:45c'était la censure.
00:47:46Marine Le Pen dit
00:47:46« Nous voterons
00:47:47évidemment contre la confiance
00:47:48au gouvernement
00:47:49de François Bayrou
00:47:49et elle est déjà
00:47:51dans l'étape suivante,
00:47:51c'est-à-dire celle
00:47:52de la dissolution
00:47:53qui permettra,
00:47:54dit-elle,
00:47:54aux Français
00:47:54de choisir leur destin,
00:47:56celui du redressement
00:47:57avec le Rassemblement National.
00:47:58Nous retournons
00:47:59au site Ségur
00:48:00d'où François Bayrou
00:48:01a fait son discours
00:48:03tout à l'heure.
00:48:04C'est « Questions-réponses
00:48:04avec le journaliste ».
00:48:05Retrouvez Naïla Latrousse
00:48:07et Guillaume Daré
00:48:08parce qu'on a l'impression
00:48:09ce soir
00:48:09que le chronomètre
00:48:11est enclenché
00:48:12et que les jours
00:48:12du gouvernement Bayrou
00:48:14sont comptés
00:48:15et qu'il tombera le 8.
00:48:19En souriant,
00:48:21un ministre
00:48:21qui partait tout à l'heure,
00:48:22je ne vais pas te donner
00:48:22son nom,
00:48:23m'a dit « Je cherche du travail ».
00:48:24C'est un petit peu
00:48:24l'état d'esprit
00:48:25effectivement à la sortie
00:48:26de cette conférence de presse
00:48:27parce que,
00:48:28comme Naïla le disait
00:48:29tout à l'heure,
00:48:29le pourcentage de chances
00:48:31données ce soir
00:48:31y compris par les membres
00:48:32du gouvernement
00:48:33à la survie politique
00:48:34de François Bayrou
00:48:35est extrêmement faible
00:48:37et effectivement,
00:48:38on a senti
00:48:38qu'ils ont quitté
00:48:38cette conférence de presse
00:48:40en ne voyant pas bien
00:48:42par quel chemin
00:48:42François Bayrou
00:48:43pourrait passer.
00:48:45Sur quoi il compte
00:48:46dans les deux semaines
00:48:47Naïla,
00:48:47François Bayrou
00:48:48pour s'en sortir ?
00:48:49Sur un miracle.
00:48:49À ce stade,
00:48:50sur un miracle,
00:48:50le pessimisme
00:48:51de ses ministres
00:48:52précédait les réactions
00:48:54que l'on a pu voir
00:48:55sur les réseaux sociaux
00:48:56de Marine Le Pen,
00:48:57des insoumis,
00:48:59des écologistes
00:49:00et en fait,
00:49:01à eux trois,
00:49:02ça suffit
00:49:03pour faire tomber
00:49:03François Bayrou
00:49:04puisque,
00:49:05en somme,
00:49:06sur ce vote de confiance,
00:49:07à supposer que
00:49:07dans deux semaines,
00:49:08l'intégralité des soutiens
00:49:09du Premier ministre
00:49:10se trouve dans l'Assemblée,
00:49:11il suffirait de 211 voix
00:49:13pour que le Premier ministre
00:49:15retombe.
00:49:15Il a 210 députés
00:49:16avec lui
00:49:17il suffirait
00:49:18que 211 députés
00:49:20votent contre la confiance
00:49:21pour qu'il ne soit plus
00:49:22Premier ministre
00:49:23dans 15 jours
00:49:24et en réalité,
00:49:26lorsque l'on additionne
00:49:26les voix
00:49:27de tous ceux
00:49:27qui ont annoncé ce soir,
00:49:29alors on verra
00:49:29ce qu'ils feront
00:49:30dans deux semaines,
00:49:30mais qui ont annoncé
00:49:31en tout cas
00:49:31qu'ils ne comptaient pas
00:49:33voter cette confiance
00:49:33et pire,
00:49:34qu'ils ne comptaient pas
00:49:34s'abstenir
00:49:35mais voter contre,
00:49:36on les a.
00:49:37on les a,
00:49:38on les a,
00:49:38et effectivement,
00:49:39vous avez raison
00:49:39de parler de comptes
00:49:40à rebours,
00:49:41du suspense,
00:49:42non Alain,
00:49:43je ne dirais pas ça,
00:49:44je ne dirais pas
00:49:44qu'il y ait du suspense,
00:49:45le seul suspense,
00:49:46c'est est-ce que
00:49:46ceux qui ont annoncé
00:49:47aujourd'hui
00:49:48que dans deux semaines
00:49:48leur bulletin sera contre
00:49:50ou en tout cas
00:49:50qu'ils appuieront
00:49:51sur le bouton contre
00:49:52à l'Assemblée nationale,
00:49:53est-ce qu'ils peuvent
00:49:53changer d'avis ?
00:49:54Il est là le suspense,
00:49:55franchement,
00:49:56au regard des réactions
00:49:57très claires,
00:49:59très nettes,
00:50:00des prises de parole
00:50:01sans espoir
00:50:04des uns et des autres
00:50:06dans l'opposition,
00:50:07je ne vois pas
00:50:07comment ce miracle
00:50:08pourrait se produire
00:50:09puisque désormais,
00:50:10ceux qui annoncent
00:50:11voter contre,
00:50:11ils votent non pas
00:50:12contre la situation financière
00:50:13ou le plan de François Bayot,
00:50:14contre sa personne,
00:50:16contre son gouvernement,
00:50:17contre l'idée même
00:50:17de confiance en ce gouvernement
00:50:19pour redresser la situation.
00:50:20C'est ça Guillaume.
00:50:20J'ai un étonnement
00:50:22dans l'entourage du premier
00:50:22ministre.
00:50:24Pardon,
00:50:24je vous coupe
00:50:25parce qu'on est
00:50:26dans les conjectures
00:50:27quand même
00:50:27et on va reparler en plateau
00:50:28mais vous dites
00:50:29tous ceux qui sont prononcés,
00:50:30est-ce que vous avez compris
00:50:31clairement ce que va faire
00:50:33le parti socialiste ?
00:50:35Il va voter contre,
00:50:36il y en a certains
00:50:37qui vont s'abstenir,
00:50:38est-ce que vous avez compris ?
00:50:43Ils ont dit qu'en l'État,
00:50:44ils ne pouvaient pas
00:50:45donner la confiance,
00:50:46il y a toujours les termes
00:50:47c'est en l'État
00:50:47mais le projet
00:50:49pour l'instant
00:50:50dont François Bayrou,
00:50:52sur lequel François Bayrou,
00:50:52Bayrou s'appuie
00:50:53qui est celui du 15 juillet,
00:50:54le 15 juillet au soir
00:50:55sur notre plateau
00:50:56Olivier Faure avait dit
00:50:57que François Bayrou
00:50:57était sur le chemin
00:50:58de la censure.
00:51:00Donc si sur la même base
00:51:01du même projet
00:51:02qui pour l'instant
00:51:03n'a pas été amendé,
00:51:05le parti socialiste
00:51:05tient effectivement
00:51:06la même position,
00:51:07le parti socialiste
00:51:08va vers la censure
00:51:11de François Bayrou.
00:51:12Et puis là,
00:51:12il y aura aussi un enjeu
00:51:13évidemment
00:51:13interne à la gauche,
00:51:16on le sait,
00:51:17c'est que le parti socialiste
00:51:18a beaucoup pâti
00:51:19quand même de son détachement
00:51:20entre janvier
00:51:21et le mois de mai
00:51:22de la France insoumise,
00:51:23la France insoumise
00:51:24qu'il a clairement
00:51:24traité de traître
00:51:26à la gauche
00:51:26et que ne pas voter
00:51:28la censure
00:51:29cette fois-ci
00:51:30ou en tout cas
00:51:30voter la confiance
00:51:32ou s'abstenir,
00:51:33ce qui serait la même chose
00:51:34François Bayrou,
00:51:36ça ne passerait pas
00:51:37auprès d'un certain
00:51:38nombre d'électeurs.
00:51:39Pour être encore plus précise
00:51:40dans la réponse
00:51:41que vous avez adressée
00:51:42à Alain,
00:51:43en tout cas sur les chiffrages
00:51:44qui sont les miens,
00:51:45je n'ai calculé que les voix
00:51:46du Rassemblement national,
00:51:47celles des insoumis
00:51:48et celles des verts.
00:51:49Il y a d'autres groupes
00:51:50de gauche qui peuvent voter
00:51:51contre la confiance
00:51:52à François Bayrou.
00:51:53Il y a notamment
00:51:53le groupe communiste
00:51:55que je n'ai pas compté.
00:51:56Au sein du parti socialiste,
00:51:57certains disent
00:51:58je n'ai pas confiance
00:51:59en François Bayrou.
00:52:01Certains députés,
00:52:01ce n'est pas le parti
00:52:02en lui-même
00:52:03ou ce n'est pas le président
00:52:04de groupe qui le dit
00:52:04mais on a vu des tweets
00:52:05ici ou là
00:52:05dire qu'il n'y aura pas
00:52:06de confiance pour François Bayrou.
00:52:08Le parti socialiste,
00:52:09s'il vote pour la confiance,
00:52:11c'est qu'il bascule
00:52:12en quelque sorte
00:52:13dans la majorité
00:52:13de François Bayrou.
00:52:14C'est un choix
00:52:15très important à faire
00:52:16avant le 10 septembre.
00:52:17Donc à supposer
00:52:18qu'il fasse le choix
00:52:19le moins coûteux
00:52:19pour lui politiquement,
00:52:20c'est-à-dire qu'il s'abstienne,
00:52:21ça ne changera rien
00:52:22au chiffrage que je vous ai donné.
00:52:23Après Alain,
00:52:23là où il y a un étonnement fort
00:52:24ce soir dans l'entourage
00:52:26du Premier ministre
00:52:26et dans la réaction immédiate
00:52:27du Rassemblement national.
00:52:29Ils pensaient
00:52:29qu'ils prendraient
00:52:30un petit peu plus de temps
00:52:31avant de donner
00:52:32leur position.
00:52:32C'est vrai qu'ils ont été surpris
00:52:33par la réponse immédiate
00:52:35de Jordan Bardella,
00:52:36de Marine Le Pen
00:52:36qui disent
00:52:37nous ne voterons pas la confiance
00:52:38et ce sera le départ
00:52:39de François Bayrou
00:52:39le 8 septembre prochain.
00:52:41Et ils veulent une dissolution.
00:52:42Merci Guillaume
00:52:43et Neila Latrousse.
00:52:44Puisqu'on évoque
00:52:44le parti socialiste,
00:52:46on va en parler
00:52:46avec le député socialiste
00:52:48du Val d'Oise,
00:52:48Romain Esquenazi
00:52:49qui est en direct avec nous.
00:52:50Bonsoir monsieur
00:52:51le député Esquenazi.
00:52:52Est-ce que le parti socialiste
00:52:54fera chuter François Bayrou
00:52:56ou aidera à sa chute ?
00:52:58Est-ce que vous voterez
00:52:58contre la confiance ?
00:53:00Bonsoir.
00:53:02Alors effectivement
00:53:02on est un groupe démocratique
00:53:03donc l'annonce vient d'être faite.
00:53:05On doit se réunir.
00:53:06Une réunion de groupe
00:53:07est d'ores et déjà annoncée
00:53:08entre les députés socialistes
00:53:09pour avoir,
00:53:10comme on l'a pour chaque décision,
00:53:12un débat ouvert et éclairé
00:53:14avant de prendre
00:53:14une position commune.
00:53:16Mais je peux déjà
00:53:16effectivement vous dire
00:53:17quel est notre état d'esprit
00:53:18aujourd'hui.
00:53:20Voter une censure,
00:53:21c'est une chose
00:53:22donner ou ne pas la voter
00:53:23mais donner la confiance
00:53:25à ce gouvernement.
00:53:26J'imagine difficilement
00:53:27aujourd'hui
00:53:28au regard du comportement
00:53:30qu'a été celui de François Bayrou
00:53:31ces derniers mois
00:53:32à ne pas respecter
00:53:32un certain nombre d'engagement
00:53:33qui avait été près de nous
00:53:35au moment des débats budgétaires.
00:53:37Au regard surtout
00:53:37des annonces
00:53:38qu'il a fait cet été
00:53:39qui est pour nous
00:53:40absolument inadmissible.
00:53:41On a fait le calcul cet été
00:53:4275% des efforts budgétaires
00:53:45sont demandés
00:53:46aux travailleurs,
00:53:47sont demandés aux retraités,
00:53:48sont demandés aux plus modestes.
00:53:49Donc nous,
00:53:50on a même refusé
00:53:51d'engager la conversation
00:53:52et les discussions,
00:53:53les négociations
00:53:54sur la base
00:53:55de ce projet-là
00:53:56qui est selon nous
00:53:57absolument et totalement
00:53:58injuste et inadmissible.
00:53:59Nous avons travaillé
00:54:00pour d'autres...
00:54:01Donc il n'y a pas de suspense
00:54:02monsieur le député
00:54:03est-ce qu'il n'y a pas de suspense.
00:54:05Vous ne voterez pas
00:54:06la confiance à François Bayrou.
00:54:08Alors, nous ne voterons pas
00:54:09la confiance,
00:54:09il n'y a pas de suspense.
00:54:10Le seul suspense
00:54:11c'est est-ce qu'il y a abstention
00:54:12et est-ce qu'on votera contre ?
00:54:13Mais très franchement,
00:54:14je n'imagine pas
00:54:15dans quelle mesure
00:54:16nous pourrions même
00:54:17nous abstenir
00:54:18au regard des orientations
00:54:20qui ont été annoncées cet été
00:54:21et sur lesquelles
00:54:22François Bayrou
00:54:22a annoncé
00:54:23qu'il resterait intransigeant
00:54:24comme si ces gens
00:54:25avaient la majorité
00:54:26à l'Assemblée nationale
00:54:27alors même qu'une majorité
00:54:28de Français
00:54:28ont exprimé
00:54:29une volonté
00:54:30de plus de justice fiscale,
00:54:31de relance
00:54:32de notre économie
00:54:33pour relancer l'emploi
00:54:34et les recettes fiscales
00:54:36et de renforcement
00:54:38d'un centre de service public
00:54:39je pense à la santé
00:54:40et l'éducation évidemment.
00:54:41Comment vous analysez
00:54:42justement cette volonté
00:54:43de François Bayrou
00:54:44de faire voter la confiance
00:54:45le 8 septembre prochain ?
00:54:47Alors, on peut lire
00:54:48ça et là
00:54:49sur les réseaux sociaux
00:54:49Arrakiri, Kamikaze
00:54:51au contraire
00:54:52c'est très digne
00:54:53il soigne sa sortie
00:54:54qu'est-ce que vous en dites
00:54:55vous ?
00:54:56Moi, je rejoins
00:54:58un peu cette d'analyse
00:54:58je pense que
00:54:59François Bayrou
00:55:00n'est pas un grand stratège
00:55:01mais c'est un tacticien
00:55:02je pense qu'il avait vu
00:55:04la fin se profiler
00:55:05avec ce mouvement social
00:55:06qui peut être
00:55:07d'ampleur le 10
00:55:08avec le rejet
00:55:09des orientations budgétaires
00:55:10largement exprimées
00:55:11par la majorité
00:55:12des groupes à l'Assemblée
00:55:12je pense que François Bayrou
00:55:14a vu qu'il fonçait
00:55:15dans le mur
00:55:15et qu'il prépare
00:55:17sa sortie
00:55:18mais je n'imagine pas
00:55:20que le gouvernement
00:55:21de François Bayrou
00:55:21puisse être sauvé
00:55:22alors même que
00:55:24après avoir fait
00:55:24des annonces
00:55:25avant la pause estivale
00:55:26il n'a fait aucun
00:55:27infléchissement
00:55:28alors même que
00:55:29la majorité des groupes
00:55:30à l'Assemblée
00:55:31lui ont indiqué
00:55:31qu'il ne pourrait pas
00:55:32soutenir une telle politique
00:55:34donc je considère
00:55:35effectivement
00:55:35peut-être qu'il prépare
00:55:36de futures gestion
00:55:37François Bayrou
00:55:37je ne sais rien
00:55:38mais en tout cas
00:55:39je considère
00:55:40qu'il soigne aujourd'hui
00:55:41sa sortie
00:55:41je ne vois pas comment
00:55:42le gouvernement de François Bayrou
00:55:44pourrait survivre
00:55:45à un vote de confiance
00:55:45après des annonces budgétaires
00:55:47comme celle-là
00:55:47en l'état
00:55:48à vous écouter
00:55:49pas une voix socialiste
00:55:50enfin du groupe socialiste
00:55:51n'ira en faveur de François Bayrou
00:55:53tel que je vous écoute
00:55:54alors aucune voix socialiste
00:55:57ça je peux vous confirmer
00:55:58n'ira à la confiance
00:55:59de François Bayrou
00:55:59ça je vous le confirme
00:56:00même quand on a voté
00:56:01la non-censure
00:56:02c'était pour être une opposition
00:56:03exigeante et vigilante
00:56:04mais aucun socialiste
00:56:06n'est rentré au gouvernement
00:56:06on a voté contre
00:56:08la plupart des textes
00:56:09on est contre la politique
00:56:10qu'il mène
00:56:11on a essayé de préserver
00:56:12les français
00:56:13les collectivités
00:56:14les retraités
00:56:14les travailleurs
00:56:15la dernière fois
00:56:15là il nous fait des annonces
00:56:17qui sont totalement inadmissibles
00:56:18et on n'a même pas le temps
00:56:19nous de faire nos contre-propositions
00:56:20qu'il annonce un vote de confiance
00:56:22sur la base de l'annonce
00:56:23donc selon moi
00:56:24la discussion de groupe
00:56:26que nous aurons
00:56:27conclura nécessairement
00:56:28sur un vote
00:56:29ferme
00:56:30contre la confiance
00:56:31mais je vous dis
00:56:32la seule discussion
00:56:33qu'on aura entre nous
00:56:34c'est est-ce qu'on s'abstient
00:56:34ou qu'on vote contre
00:56:35il n'y aura aucun vote
00:56:36sur les 66 députés socialistes
00:56:38pour ce gouvernement
00:56:39et pour ce problème
00:56:40il pourrait y avoir
00:56:41des abstentions
00:56:42merci monsieur le député
00:56:43Esquenazi
00:56:44merci d'avoir été
00:56:44avec nous
00:56:45Benjamin Morel
00:56:45constitutionnaliste
00:56:46là il faut quand même
00:56:47qu'on regarde un peu le schéma
00:56:48qui va se présenter
00:56:49aux députés
00:56:50et donc aux français
00:56:51le 8 septembre prochain
00:56:52en l'état
00:56:53est-ce que François Bayrou
00:56:54est-ce que le gouvernement
00:56:55de François Bayrou
00:56:55tombe
00:56:56on n'est pas sur du 49-3
00:56:58sur des mesures budgétaires
00:56:59ou quoi que ça
00:56:59on est sur du 49-1
00:57:00c'est-à-dire la confiance
00:57:02c'est ça
00:57:02c'est une toute autre procédure
00:57:04en fait
00:57:04on a l'habitude
00:57:05depuis la dissolution
00:57:06de se concentrer sur un chiffre
00:57:07et ce chiffre
00:57:08c'est 289
00:57:09il faut que vous ayez
00:57:10289 députés
00:57:11qui ne votent pas
00:57:12contre vous
00:57:13pour arriver à tenir
00:57:13parce que c'est le chiffre
00:57:15qui est nécessaire
00:57:16pour qu'une motion de censure
00:57:17soit adoptée
00:57:17soit dans le cadre
00:57:18d'une motion de censure
00:57:19dite spontanée
00:57:20un 49-2
00:57:20soit dans le cadre
00:57:21d'une motion de censure
00:57:22qui suit le fameux
00:57:2349-3
00:57:24mais le 49-1
00:57:25ce qu'a déclenché ici
00:57:27François Bayrou
00:57:27c'est très différent
00:57:28c'est en fait
00:57:29une demande de confiance
00:57:30la question elle est simple
00:57:31c'est mesdames, messieurs
00:57:32les députés
00:57:33est-ce que vous me faites confiance
00:57:34et pour arriver
00:57:35à emporter cette confiance
00:57:37il faut une majorité simple
00:57:38en d'autres termes
00:57:39si le jour J
00:57:40vous avez
00:57:41400 députés
00:57:42en séance
00:57:43les absents
00:57:44il peut y en avoir
00:57:45et que de l'autre côté
00:57:46et bien admettons
00:57:47100 s'abstiennent
00:57:48et que 300 uniquement
00:57:50votent oui ou non
00:57:51il faut qu'il y ait
00:57:52151 députés
00:57:53qui votent pour vous
00:57:54et donc dans ce cadre là
00:57:55vous voyez que c'est
00:57:56beaucoup plus difficile
00:57:57pour un premier ministre
00:57:57c'est pas un hasard
00:57:58si François Bayrou
00:57:59n'a pas utilisé
00:58:00le 49 à l'année 1er
00:58:01quand il a été nommé
00:58:02c'est pas un hasard
00:58:03si avant lui
00:58:04Elisabeth Borne
00:58:05Gabriel Attal
00:58:06Michel Barnier
00:58:07ne l'ont pas fait non plus
00:58:07parce que par définition
00:58:09quand vous n'avez pas
00:58:10de majorité au sein
00:58:10de votre Assemblée Nationale
00:58:11c'est la mort assurée
00:58:13et donc dans ce cadre là
00:58:14sauf en effet
00:58:15à ce que des groupes
00:58:16importants s'abstiennent
00:58:17le Rassemblement National
00:58:19le Parti Socialiste
00:58:20et donc s'il perd la confiance
00:58:22il est obligé de démissionner
00:58:23il est obligé de démissionner
00:58:23vous vous souvenez
00:58:24de Michel Barnier
00:58:24la dernière fois
00:58:25et il peut être renommé
00:58:26alors il peut tout à fait
00:58:27être renommé
00:58:28après tout De Gaulle
00:58:29a bien renommé
00:58:30Georges Pompidou
00:58:31après qu'il ait été renversé
00:58:32néanmoins
00:58:33vous comprenez bien
00:58:34que le fait d'être tombé
00:58:35quelques jours plus tôt
00:58:36ne va pas aider ensuite
00:58:37à faire passer un budget
00:58:38et à ce que les députés
00:58:39ne votent pas une notion de censure
00:58:40donc c'est peu probable
00:58:41Monsieur le député Port
00:58:42vous attendiez à ça
00:58:43Monsieur le député
00:58:44France Insoumise
00:58:44Vous vous aviez dit
00:58:47à vos journées d'été
00:58:48on veut la démission
00:58:49de Bayrou
00:58:50enfin on veut la censure
00:58:51de Bayrou
00:58:51c'était 10 septembre
00:58:52on bloque tout
00:58:53et ensuite on le dégage
00:58:54à l'Assemblée Nationale
00:58:55là il vous précède
00:58:56Le fait qu'on veuille
00:58:57censurer Bayrou
00:58:58n'est pas une nouvelle
00:58:58on a déposé 8 motions
00:59:00de censure
00:59:00pour le faire tomber
00:59:01donc je crois que
00:59:01la mobilisation du 10 septembre
00:59:03les différentes annonces
00:59:04y compris de centrales syndicales
00:59:05elles ont mis une pression énorme
00:59:06sur François Bayrou
00:59:07qui est quelque part
00:59:08revenu à la raison
00:59:08et qui a fixé la date
00:59:09Donc c'est courage fuyant
00:59:10selon vous François Bayrou
00:59:11là ?
00:59:11Il a fixé la date de son départ
00:59:12aujourd'hui
00:59:13le départ de François Bayrou
00:59:15il est nééluctable
00:59:16au regard des prises de position
00:59:17des différents groupes parlementaires
00:59:18François Bayrou va partir
00:59:19et c'est une bonne nouvelle
00:59:20y compris avec son budget
00:59:21mais la question qui se pose après
00:59:22si Emmanuel Macron pense
00:59:23qu'on va oublier
00:59:24que le premier responsable
00:59:25c'est quand même lui
00:59:25nous ce qu'on demande depuis des mois
00:59:27c'est une élection présidentielle anticipée
00:59:29et le départ d'Emmanuel Macron
00:59:30Vous ne voulez pas une dissolution
00:59:31pour avoir une nouvelle législative ?
00:59:32Mais écoutez
00:59:32s'il y a une dissolution
00:59:33nous on n'a pas peur
00:59:34de revenir devant les électrices
00:59:35et les électeurs
00:59:35et d'aller aux urnes
00:59:36mais vous avez vu
00:59:37il y a une dissolution
00:59:37est-ce que ça a réglé
00:59:38le problème politique du pays ?
00:59:39Absolument pas
00:59:40le premier responsable
00:59:41celui qui a mis le pays
00:59:41dans la situation
00:59:42c'est Emmanuel Macron
00:59:43la responsabilité
00:59:44elle n'est pas forcément
00:59:45que de François Bayrou
00:59:45ou de Michel Barnier à l'époque
00:59:46celui qui a nommé ces hommes-là
00:59:48qui n'a pas respecté
00:59:48le résultat des élections
00:59:49c'est le président de la République
00:59:50donc il est comptable
00:59:51de la politique du pays
00:59:52Pourquoi une présidentielle anticipée
00:59:54réglerait-elle le problème
00:59:55selon vous alors ?
00:59:56Parce que celui qui est responsable
00:59:57celui qui aujourd'hui
00:59:58donne les orientations politiques
00:59:59dans ce pays
00:59:59c'est Emmanuel Macron
01:00:01on parle de la dette du pays
01:00:02on parle des 1000 milliards
01:00:03mais qui a généré
01:00:041000 milliards de dettes
01:00:05sur les 7 dernières années ?
01:00:06Qui était le président de la République ?
01:00:08Qui a soutenu ces budgets ?
01:00:09Qui a nommé les gouvernements
01:00:09qui ont creusé le déficit de la France ?
01:00:11C'est Emmanuel Macron
01:00:12nous ce que nous demandons aujourd'hui
01:00:13c'est oui le départ de François Bayrou
01:00:15et on votera pour le 8
01:00:16et après le départ
01:00:17il faut que la mobilisation du 10
01:00:19elle continue
01:00:19et y compris après
01:00:20pour demander à ce qu'Emmanuel Macron
01:00:21quitte le pouvoir
01:00:22Vous êtes sur le même scénario
01:00:23Madame Diaz vous aussi ?
01:00:24Présidentielle anticipée aussi ?
01:00:26Nous au Rassemblement National
01:00:27nous sommes prêts
01:00:27à toutes les éventualités
01:00:29et en tout cas
01:00:30ce que je peux vous confirmer
01:00:31c'est que oui
01:00:31le 8 septembre
01:00:33nous voterons
01:00:34alors j'ai déjà répondu sur ça
01:00:35mais je vais vous le redire
01:00:36mais en tout cas
01:00:37le 8 septembre
01:00:38nous voterons
01:00:39contre la confiance
01:00:40de M. Bayrou
01:00:41nous souhaitons
01:00:42qu'il parte
01:00:43comme l'immense majorité
01:00:44des Français
01:00:45et nous souhaitons ensuite
01:00:46qu'il y ait une dissolution
01:00:47de l'Assemblée Nationale
01:00:48mais si Emmanuel Macron
01:00:49qui est quand même
01:00:50à l'origine
01:00:51de tous les problèmes
01:00:52rencontrés par les Français
01:00:54décide de dire
01:00:55ok ça ne coince pas
01:00:56parce que de toute façon
01:00:56je n'ai personne
01:00:57à renommer
01:00:58et puis de toute façon
01:00:59nous nous n'avons pas peur
01:01:00de recensurer par la suite
01:01:01si jamais Emmanuel Macron
01:01:04décide de présenter
01:01:06un autre Premier ministre
01:01:07insatisfaisant
01:01:08et c'est très probablement
01:01:09ce qui se passera
01:01:09en tout cas
01:01:10un Premier ministre insatisfaisant
01:01:11et bien on recensurera
01:01:13donc peut-être
01:01:13qu'Emmanuel Macron
01:01:14finira par se dire
01:01:15au final
01:01:16le problème
01:01:17c'est moi
01:01:18et donc je pars
01:01:18et dans ce cas-là
01:01:19oui je vous le dis
01:01:20nous présenterons
01:01:22un candidat
01:01:23et sur la candidature
01:01:24de Marine Le Pen
01:01:24je voudrais vraiment
01:01:25répéter
01:01:26que Marine Le Pen
01:01:27est une femme politique
01:01:28courageuse
01:01:29qui a des convictions
01:01:30qui mène un combat
01:01:31avec une très grande sincérité
01:01:33et donc elle l'a dit
01:01:34jamais une considération
01:01:36juridique
01:01:37personnelle
01:01:38ne
01:01:38comment dire
01:01:39n'aura d'impact
01:01:40sur l'une de ses décisions
01:01:42politiques
01:01:42parce que
01:01:43le seul objectif
01:01:44de Marine Le Pen
01:01:45c'est de protéger
01:01:46les Français
01:01:47leur pouvoir d'achat
01:01:48leur sécurité
01:01:48et la compétitivité
01:01:49des entreprises
01:01:50Monsieur Péricard
01:01:51vous revoilà
01:01:51vous alors maintenant
01:01:52du côté d'Horizon
01:01:53ou de ceux qui soutenaient
01:01:54François Barraud
01:01:54dans une drôle de situation
01:01:56non alors peut-être
01:01:57que je ne partagerai pas
01:01:58mais ça ne va pas vous surprendre
01:02:00les opinions
01:02:01des deux parlementaires
01:02:03ici présents
01:02:05moi je trouve
01:02:05qu'il y a une sincérité
01:02:06dans ce qui a été exprimé
01:02:08par le Premier ministre
01:02:09il y a un diagnostic
01:02:10qui est fait
01:02:10on le partage
01:02:11il est avéré
01:02:12il y a une situation
01:02:13qui est grave
01:02:14elle est presque critique
01:02:15il y a un mot important
01:02:16qui a été évoqué
01:02:17par le Premier ministre
01:02:18si vous me permettez
01:02:18c'est le mot de surendettement
01:02:19alors quand on est maire
01:02:20ce qui est mon cas
01:02:21quand vous êtes élu local
01:02:22une commission de surendettement
01:02:23des ménages
01:02:24vous savez ce que c'est
01:02:25vous savez les conséquences
01:02:26que ça emporte
01:02:27vous savez ce que c'est
01:02:28que de devoir échelonner
01:02:29des loyers
01:02:30de ne plus pouvoir payer
01:02:31la cantine scolaire
01:02:32donc je ne souhaite pas
01:02:33que mon pays
01:02:33passe en commission
01:02:34de surendettement
01:02:35et chez Horizon
01:02:36en tout cas
01:02:37dont je suis le porte-parole
01:02:38ce qui a toujours présidé
01:02:39c'est l'esprit
01:02:40de responsabilité
01:02:41et avoir
01:02:42dans la situation
01:02:42qui est la nôtre
01:02:43que tout le monde connaît
01:02:43je pense que oui
01:02:46il a pris ses responsabilités
01:02:48je pense que c'est un pari
01:02:49qui est peut-être osé
01:02:50en tout cas
01:02:51il a dressé un constat
01:02:52vous pensez qu'il sera sauvé ?
01:02:54je l'espère
01:02:54je le souhaite
01:02:55on est pour le minimum
01:02:56d'instabilité
01:02:57je ne dis pas
01:02:58que je suis pour la stabilité
01:02:59je dis que je suis
01:03:00pour le minimum
01:03:00d'instabilité
01:03:01pour notre pays
01:03:02c'est un luxe
01:03:03qu'on ne peut pas avoir
01:03:03et petite adresse
01:03:05pour nos deux parlementaires
01:03:06c'est que
01:03:07dans six mois
01:03:08alors personne n'en parle
01:03:09parce que peut-être
01:03:09que les filles
01:03:10et le rassemblement national
01:03:11ça ne les concerne pas
01:03:13ou ça ne les intéresse pas
01:03:13il y a des élections municipales
01:03:15et ça sera le temps
01:03:16des territoires
01:03:16et ça sera le moment
01:03:17où nous justement
01:03:18élus locaux et maires
01:03:19on va pouvoir
01:03:20et on devra
01:03:21revenir vers nos électeurs
01:03:22et vers nos territoires
01:03:23et nous on n'a pas envie
01:03:24que ce moment-là
01:03:25de retour aux urnes
01:03:26soit confisqué
01:03:27par des conjonctures politiques
01:03:30par des tactiques
01:03:30politiciennes
01:03:31on a aussi besoin
01:03:32d'avoir ce temps
01:03:33démocratique
01:03:34et qu'il ne soit pas
01:03:35en tout cas
01:03:36privatisé par vos discours
01:03:37là on va tomber
01:03:39dans l'instabilité
01:03:40c'est-à-dire qu'Emmanuel Macron
01:03:41le président de la République
01:03:42et François Bayrou
01:03:42son chef de gouvernement
01:03:44se sont mis d'accord
01:03:45si j'ai bien compris
01:03:46ensemble
01:03:46pour cette date du 8 septembre
01:03:48au risque de faire tomber
01:03:49le gouvernement
01:03:50ça paraît assez baroque
01:03:51quand même
01:03:52ça paraît étrange
01:03:53mais franchement
01:03:53c'est difficile de croire
01:03:54qu'ils ne sachent pas
01:03:55faire des calculs
01:03:56tous les deux
01:03:57Emmanuel Macron
01:03:58et François Bayrou
01:03:59c'est donc
01:04:00qu'ils ont quand même
01:04:01à peu près admis
01:04:02que le plus possible
01:04:04probable aujourd'hui
01:04:05était que François Bayrou
01:04:06s'en a
01:04:07et peut-être François Bayrou
01:04:09ne croyait-il pas
01:04:09un instant
01:04:10plus un instant
01:04:11que faire des concessions
01:04:13aller le sauver
01:04:14et qu'il allait repartir
01:04:15comme Michel Barnier
01:04:16pendant des semaines
01:04:17de fausses négociations
01:04:18pour in fine partir
01:04:20je pense que
01:04:22c'est ce que disait Guillaume Darré
01:04:24pardon Amandine
01:04:25François Bayrou
01:04:26avait tordu le bras
01:04:27du président de la République
01:04:28pour aller à Matignon
01:04:29oui
01:04:30et là maintenant
01:04:31ils se mettent
01:04:32tous les deux d'accord
01:04:33pour une sortie
01:04:34de François Bayrou
01:04:35c'est-à-dire que
01:04:36le Premier ministre
01:04:37lui aurait dit
01:04:37écoutez vous voyez
01:04:38il y a le 10 septembre
01:04:39je vais sauter moi
01:04:40sur les jours fériés
01:04:41donc autant
01:04:41autant que je sors
01:04:42par la grande porte
01:04:44de la responsabilité
01:04:45je crois que c'est ça
01:04:46je crois que le message
01:04:47c'est de dire aux Français
01:04:47vous voyez
01:04:48la situation est catastrophique
01:04:49et dramatique
01:04:50et nos responsables politiques
01:04:51ne sont pas à la hauteur
01:04:52et c'est souvent ce qu'a fait
01:04:53Emmanuel Macron
01:04:54c'est de dire
01:04:54ce n'est pas ma faute
01:04:56ce qui se passe
01:04:57tous les tracas
01:04:58aujourd'hui de la France
01:04:59ne me sont pas imputables
01:05:01et il se trouve
01:05:01que nous avons
01:05:02des responsables politiques
01:05:03qui ne sont pas à la hauteur
01:05:04c'est ce que François Bayrou dira
01:05:05si les socialistes
01:05:07ne le sauvent pas
01:05:08un parti de gouvernement
01:05:09qui ne s'en gâche pas
01:05:10pour être très clair
01:05:12pour ceux qui nous écoutent
01:05:13ce qui aurait pu sauver
01:05:14François Bayrou
01:05:15c'était le Rassemblement National
01:05:16si le Rassemblement National
01:05:18s'était abstenu
01:05:19quoi que fassent les autres
01:05:20François Bayrou était sauvé
01:05:21je pense que François Bayrou
01:05:22est très surpris
01:05:23de la rapidité
01:05:23en tout cas avec laquelle
01:05:24aujourd'hui
01:05:25le Rassemblement National
01:05:26dit qu'il votera contre
01:05:27François Bayrou
01:05:27comptait certainement
01:05:28sur une forme
01:05:29à minima peut-être
01:05:29de suspense
01:05:30de piège
01:05:31dans lesquelles
01:05:32les uns et les autres
01:05:33allaient se mettre
01:05:34ça n'est pas du tout le cas
01:05:35le Rassemblement National
01:05:36a fermé la porte
01:05:36ils ne sauveront pas
01:05:37François Bayrou
01:05:38qui peut aujourd'hui
01:05:39le sauver
01:05:39les socialistes
01:05:40si les socialistes
01:05:42s'abstiennent
01:05:43très bonne question
01:05:45parce que même si
01:05:46tous les socialistes
01:05:47s'abstiennent
01:05:47François Bayrou tombe
01:05:49il faudrait que
01:05:49beaucoup de socialistes
01:05:51il faudrait que
01:05:52beaucoup de socialistes
01:05:53votent pour
01:05:53pour sauver François Bayrou
01:05:54dans un groupe de 66
01:05:55il faudrait qu'au moins 20
01:05:57entre 20 et 50
01:05:58votent pour François Bayrou
01:05:59pour qu'il soit sauvé
01:06:01et on ne voit pas pourquoi
01:06:02parce que ça voudrait dire
01:06:03que les socialistes
01:06:04en effet
01:06:04participeraient
01:06:07à cette majorité
01:06:08entendraient
01:06:08gouverner
01:06:09avec François Bayrou
01:06:10ça n'en prend pas
01:06:11le chemin
01:06:11donc il est vraiment
01:06:12très peu probable
01:06:13que François Bayrou
01:06:14passe le 8 septembre
01:06:15alors avant de continuer
01:06:16notre discussion
01:06:17si vous le permettez
01:06:18on va justement
01:06:18voir le ressenti
01:06:19des Français
01:06:20puisque nos reporters
01:06:20ont suivi l'intervention
01:06:22de François Bayrou
01:06:23auprès de quelques-uns
01:06:24de nos concitoyens
01:06:25à quelques encablures
01:06:27d'ici dans les Hauts-de-Seine
01:06:27à Montrouge
01:06:28c'est Elie Philips
01:06:29qui est sur place
01:06:30quels sont les commentaires
01:06:31que dit-on Elie ?
01:06:33Pour l'instant
01:06:35c'est compliqué
01:06:36pour beaucoup de Français
01:06:37de se faire une opinion
01:06:38très affirmée
01:06:40sur ce qui s'est passé
01:06:41tout à l'heure
01:06:42parce qu'on est allé demander
01:06:43à des habitants
01:06:44ici à Montrouge
01:06:45après la conférence de presse
01:06:46de François Bayrou
01:06:47ce qu'ils pensaient
01:06:47de cette annonce surprise
01:06:48on en a entendu
01:06:49certains nous dire
01:06:50que selon eux
01:06:51c'est une bonne chose
01:06:51François Bayrou
01:06:52selon ces personnes
01:06:54doit partir
01:06:54il prenait de toute façon
01:06:55le risque
01:06:56d'être censuré
01:06:57un peu plus tard
01:06:58au moment du vote
01:06:58du budget
01:06:59mais il y a aussi
01:07:00on l'entend dans la bouche
01:07:00de certains
01:07:01cette crainte
01:07:02de l'instabilité chronique
01:07:04on va aller demander
01:07:04à Jules
01:07:05qui a 27 ans
01:07:06ce qu'il pense
01:07:07tout à l'heure
01:07:08François Bayrou
01:07:08a annoncé
01:07:09qu'il remettait
01:07:09sa légitimité en jeu
01:07:10dans deux semaines
01:07:11est-ce que vous pensez
01:07:12qu'il a raison
01:07:13ou c'est se jeter
01:07:13dans la gueule du loup
01:07:14je pense que c'est
01:07:15un petit peu
01:07:16se jeter dans la gueule du loup
01:07:17parce qu'on a un gouvernement
01:07:18qui change quand même
01:07:18énormément ces dernières années
01:07:20surtout cette dernière année et demie
01:07:21et c'est dangereux
01:07:24et ça mène beaucoup
01:07:25d'insécurité
01:07:25je pense au niveau
01:07:26des français
01:07:26de voir un gouvernement
01:07:28qui tourne autour
01:07:29et c'est peut-être
01:07:30très rapide
01:07:32trop rapide
01:07:33de faire ça maintenant
01:07:34plutôt que d'attendre
01:07:34les décisions
01:07:35qui arriveraient dans l'année
01:07:36il y a donc potentiellement
01:07:38dans deux semaines
01:07:39on n'a plus de gouvernement
01:07:40il y a aussi cet appel
01:07:41à bloquer le 10 septembre
01:07:42qu'est-ce que vous pensez
01:07:43de la situation
01:07:44qu'on est en train de vivre
01:07:45est-ce que selon vous
01:07:46on va vers potentiellement
01:07:48quelque chose de très chaotique
01:07:49dans les semaines à venir
01:07:50je n'irais pas jusqu'à dire chaotique
01:07:52mais on va vers
01:07:53beaucoup d'instabilité
01:07:54je pense
01:07:54surtout si effectivement
01:07:55on est en train de jouer
01:07:56le gouvernement à pile ou face
01:07:57relancer tout ça
01:07:59maintenant
01:08:00c'est peut-être pas une bonne idée
01:08:01avec tout ce qui va se passer
01:08:02au 10 septembre
01:08:03tout le monde qui est incité
01:08:05à geler
01:08:06tout le système économique français
01:08:09et qui ne va pas amener à grand chose
01:08:11selon moi
01:08:12ça va surtout être à nous
01:08:14après qu'ils gelons
01:08:14de rattraper tout ce jour de perdu
01:08:17donc je ne pense pas
01:08:18que ça amène à grand chose
01:08:19malheureusement
01:08:19tout à l'heure
01:08:20on a entendu François Bayrou
01:08:21pendant la conférence de presse
01:08:22utiliser un ton très dramatique
01:08:24il a dit que les français
01:08:26n'avaient peut-être pas encore
01:08:27compris totalement
01:08:27la nécessité de faire
01:08:29toutes ces mesures
01:08:29est-ce que selon vous
01:08:30c'est la bonne stratégie
01:08:31qu'utilise le Premier ministre
01:08:32pour convaincre
01:08:33d'utiliser ce ton
01:08:34assez dramatique
01:08:36je pense qu'on a été
01:08:38trop habitué à ce ton
01:08:40justement trop dramatique
01:08:40trop sérieux
01:08:41trop solennel
01:08:42et que ça perd de l'impact
01:08:44qu'il aurait dû avoir
01:08:45on a eu trop de situations
01:08:47d'urgence
01:08:48qui ont été amenées
01:08:49ces dernières années
01:08:49on nous a trop monté
01:08:52des situations
01:08:54qui selon moi
01:08:55ne méritaient pas
01:08:55d'être aussi grosses
01:08:57qu'elles nous l'ont été présentées
01:08:58et je pense que ça perd
01:08:59de son intérêt
01:09:00d'utiliser ce ton
01:09:00amener un discours
01:09:02qui était plus factuel
01:09:03amener des solutions
01:09:04dans le discours
01:09:05qu'il a fait aujourd'hui
01:09:05aurait été plus intéressant
01:09:06et m'aurait plus convaincu
01:09:08que le ton
01:09:09utilisé dans le discours
01:09:10Merci beaucoup Jules
01:09:11on entendait le ressenti
01:09:13de Jules
01:09:14c'est vrai que c'est encore
01:09:14une fois assez compliqué
01:09:15de se faire un avis définitif
01:09:16sur ce qui va se passer
01:09:17dans les prochaines semaines
01:09:18cette conférence de presse
01:09:19devait être axée
01:09:20principalement sur le budget
01:09:21finalement c'est cette annonce
01:09:23de la remise en jeu
01:09:24de la légitimité
01:09:25en tout cas ce vote de confiance
01:09:26qui interviendra dans
01:09:27nos deux semaines
01:09:28qui a pris le dessus
01:09:29lors de cette conférence de presse
01:09:31et qui va alimenter
01:09:31les conversations
01:09:33et peut-être les inquiétudes
01:09:34aussi de la population
01:09:35dans les deux prochaines semaines
01:09:36Merci Elise Philippe
01:09:37à Montrouge
01:09:39avec Dorine Jariens
01:09:39pour BFM TV
01:09:40Madame Edwiger
01:09:41du Rassemblement National
01:09:42Oui
01:09:42il n'y a pas de quoi
01:09:44être surpris
01:09:45par la rapidité
01:09:46de la décision
01:09:47annoncée par Marine Le Pen
01:09:49c'est-à-dire que
01:09:49nous voterons
01:09:50contre la confiance
01:09:51parce qu'en fait
01:09:52on n'a pris personne
01:09:53en traître
01:09:53et si on refait le film
01:09:54depuis un an
01:09:56nous depuis un an
01:09:57nous appelons
01:09:58à une nouvelle dissolution
01:09:59parce que nous disons
01:10:00que l'Assemblée Nationale
01:10:00est bloquée
01:10:01parce qu'il y a eu
01:10:02des alliances de l'indignité
01:10:03qui ont eu lieu
01:10:04l'année dernière
01:10:05entre tous les partis
01:10:07pour empêcher
01:10:07Jordan Bardella
01:10:08d'arriver à Matignon
01:10:09donc ça fait un an
01:10:10que nous réclamons
01:10:10la dissolution
01:10:11notre slogan
01:10:12de rentrée politique
01:10:13l'année dernière
01:10:14c'est la campagne permanente
01:10:15donc c'est exactement
01:10:16ce que nous sommes
01:10:17en train de faire
01:10:18je vous informe
01:10:19que la commission nationale
01:10:20d'investiture
01:10:21du Rassemblement National
01:10:22a très bien travaillé
01:10:24sur des pré-investitures
01:10:26parce que nous nous préparons
01:10:27à cette dissolution
01:10:28et enfin
01:10:29Marine Le Pen
01:10:31cet été a adressé
01:10:32une lettre
01:10:33à François Bayrou
01:10:33elle lui a dit
01:10:34voici ce que nous vous demandons
01:10:36voici ce que nous n'accepterons jamais
01:10:38et si vous ne respectez pas
01:10:39le premier groupe parlementaire
01:10:41à l'Assemblée Nationale
01:10:42et les 11 millions de Français
01:10:43qui nous ont honoré
01:10:44de leur confiance
01:10:44et bien nous vous censurerons
01:10:46donc en fait là
01:10:48c'est juste la suite logique
01:10:49elle disait aussi
01:10:50on ne censure pas
01:10:50a priori
01:10:51nous au Rassemblement National
01:10:52on écoute les propositions
01:10:54on en discute
01:10:54sauf que là
01:10:56du coup c'est un vote de confiance
01:10:57il n'a pas eu lieu
01:10:58l'année dernière
01:10:58nous l'avons regretté
01:10:59là M. Bayrou
01:11:00nous propose de voter
01:11:02ou non sa confiance
01:11:03évidemment on ne peut pas voter
01:11:04pour la confiance
01:11:05de M. Bayrou
01:11:06pourquoi en fait
01:11:07pour faire durer la douleur
01:11:09moi ce que j'entends
01:11:11pour donner un budget au pays
01:11:12oui
01:11:12enfin un très mauvais budget
01:11:14un budget qui inquiète
01:11:15ah bah non pas
01:11:16peu importe monsieur
01:11:17parce qu'en fait
01:11:17si vous ne voulez plus
01:11:17vous votez des mauvais budgets
01:11:19c'est à dire des budgets
01:11:20comme vous êtes en train
01:11:23de les préparer là
01:11:24cher monsieur
01:11:24mais en fait
01:11:25vous aggravez la situation
01:11:26alors vous
01:11:26vous êtes ma pronise
01:11:27vous vous en fichez
01:11:27en 2027
01:11:28vous ne serez plus au pouvoir
01:11:29c'est peut-être pire
01:11:30c'est le monsieur
01:11:31de la retraite
01:11:31en 67 ans
01:11:32vous voyez
01:11:32donc vous savez
01:11:34nous on pense
01:11:34à l'avenir de nos enfants
01:11:35on pense à 2027
01:11:37et en fait
01:11:37plus le Rassemblement National
01:11:38arrivera rapidement
01:11:39au pouvoir
01:11:40moins la situation du pays
01:11:41sera catastrophique
01:11:42le cas où l'instabilité
01:11:44c'est vous qui l'instaurerai
01:11:45monsieur
01:11:45je suis désolé de vous le dire
01:11:45mais sortez dans la rue
01:11:47écoutez allez voir
01:11:47moi dans ma circonscription
01:11:48en Gironde
01:11:49je suis tout le temps
01:11:51si monsieur
01:11:52vous n'êtes pas en responsabilité
01:11:56vous ne direz pas
01:11:57vous ne connaissez pas
01:11:59du tout
01:11:59ce que je vais vous dire
01:12:00c'est que le chaos
01:12:01la peur
01:12:02les inquiétudes
01:12:03le chaos sécuritaire
01:12:05migratoire
01:12:05institutionnel
01:12:06économique
01:12:07budgétaire
01:12:07c'est de votre responsabilité
01:12:09monsieur
01:12:09et au regard de votre bilan
01:12:10vous pourriez faire preuve
01:12:11d'un peu de modestie
01:12:12alors Charles Consigny
01:12:13que l'on retrouvera désormais
01:12:14sur BFM TV
01:12:15tous les soirs à 18h30
01:12:16pour signer Consigny
01:12:17Charles Consigny
01:12:19François Béroux
01:12:20était le premier ministre
01:12:23le plus impopulaire
01:12:25de la cinquième
01:12:26alors même qu'il n'avait encore
01:12:27pas agi
01:12:28et rien fait
01:12:29donc c'est le dernier sondage
01:12:31qui montrait 80%
01:12:32d'impopularité
01:12:34ce sondage
01:12:34élabe pour les échos
01:12:35qui datait de la fin
01:12:36du mois de juillet
01:12:37il a soigné sa sortie
01:12:39il dit
01:12:39mieux vaut que je m'en aille
01:12:40maintenant
01:12:40avec panache
01:12:41plutôt que
01:12:42me faire blackbouler
01:12:43au moment du budget
01:12:44c'est ça ?
01:12:44il y a plusieurs choses
01:12:45d'abord je trouve très intéressant
01:12:47d'entendre
01:12:47madame Diaz
01:12:48rétorquer au soutien
01:12:51d'Edouard Philippe
01:12:53à monsieur le maire
01:12:54de Saint-Germain-en-Laye
01:12:55que
01:12:56Edouard Philippe
01:12:57ça va pas
01:12:58parce que c'est l'homme
01:12:59de la retraite
01:12:59à 67 ans
01:13:00donc il faudrait savoir
01:13:02je veux dire
01:13:02soit
01:13:02on est un parti
01:13:04à peu près responsable
01:13:05et intéressé
01:13:07par l'avenir de la France
01:13:08et l'avenir des enfants
01:13:09même de France
01:13:10tel que vous le dites
01:13:11et dans ce cas là
01:13:12on s'inquiète quand même
01:13:13de la dette
01:13:13on s'inquiète
01:13:14de l'équilibre
01:13:15des comptes sociaux
01:13:16et donc on est pour
01:13:17la retraite
01:13:18à 67 ans
01:13:19et donc
01:13:20et donc
01:13:21ouais mais
01:13:22déjà
01:13:23je l'ai lu
01:13:25mais je l'ai lu
01:13:27restons sur la situation
01:13:28de ce soir
01:13:28et lui septembre
01:13:29d'accord
01:13:30mais je trouve
01:13:30que c'est quand même intéressant
01:13:31le RN
01:13:32était resté très longtemps
01:13:33pour la retraite
01:13:34à 60 ans
01:13:35a changé simplement
01:13:37vers la retraite
01:13:37à 62 ans
01:13:38il y a peu de temps
01:13:39donc au fond
01:13:40psychologiquement
01:13:41vous voulez quand même
01:13:42la mettre
01:13:42la plus tôt possible
01:13:43donc je suis désolé
01:13:44c'est pas responsable
01:13:44c'est ça qui fait
01:13:45que les salaires sont bas
01:13:48c'est ça qui fait
01:13:49que les salaires
01:13:49enfin bon
01:13:49c'est
01:13:50bah oui mais c'est une réalité
01:13:52c'est ça qui pourrit
01:13:53notre pays
01:13:54mais bon
01:13:54je me suis renseigné
01:13:57je me suis renseigné
01:13:58et vous savez
01:14:00je paye les charges
01:14:01qui financent
01:14:01ce genre de non-réforme
01:14:03on en est là
01:14:04parce qu'on ne réforme pas
01:14:05et moi Bayrou
01:14:06je le trouve un peu décevant
01:14:07sur le papier
01:14:07on peut se dire
01:14:08oui il a du panache
01:14:09après tout
01:14:10il met les députés
01:14:11face à leur responsabilité
01:14:12sauf qu'en fait
01:14:13c'est effectivement
01:14:14une démission déguisée
01:14:15et je pense qu'il fait
01:14:16jusqu'au bout de la politique
01:14:18c'est à dire
01:14:18il se débrouille
01:14:20d'abord pour entraîner
01:14:21Macron avec lui
01:14:22dans sa chute
01:14:22parce qu'il va forcer
01:14:23Macron à dissoudre
01:14:24derrière assez vite
01:14:25ça ça paraît quand même
01:14:26assez inévitable
01:14:27et ensuite
01:14:28il ne se donne pas
01:14:29vraiment la chance
01:14:30d'essayer
01:14:30alors je veux bien
01:14:31que ce soit peut-être
01:14:31peine perdue
01:14:32mais d'essayer quand même
01:14:34de négocier quelque chose
01:14:35puisqu'après tout
01:14:36le RN a miscéline rouge
01:14:37les socialistes
01:14:38on comprenait
01:14:39qu'il y avait quand même
01:14:40une petite ouverture
01:14:41avec les socialistes
01:14:42et finalement
01:14:42il n'y avait que LFI
01:14:43qui était
01:14:44quoi qu'il arrive
01:14:45on le renverse
01:14:46donc il y avait peut-être
01:14:47un trou de souris
01:14:48il a jugé
01:14:49je pense que c'était
01:14:50trop étroit
01:14:51comme voie de passage
01:14:52et donc il se dit
01:14:53je me casse
01:14:54moi je pense que
01:14:55ça n'a pas pris
01:14:55depuis le début
01:14:56parce que
01:14:56pour vous François Bayrou
01:14:57c'est je me casse
01:14:58là ce soir
01:14:58pour moi c'est une démission
01:15:00déguisée
01:15:00oui oui oui
01:15:01pour moi c'est une manière
01:15:02de démissionner
01:15:03et d'attirer Macron
01:15:04dans la
01:15:05alors là on nous dit
01:15:06que c'est une
01:15:06concerté avec Macron
01:15:08je pense que ça ne rend
01:15:09quand même pas
01:15:09grand service à Macron
01:15:11pour vous
01:15:12le coup d'après
01:15:13là maintenant
01:15:14c'est pas de dissolution
01:15:16de l'Assemblée nationale
01:15:17vous voulez
01:15:17puisqu'il risque d'entraîner
01:15:19Emmanuel Macron
01:15:19dans sa chute
01:15:20ça fait longtemps
01:15:20qu'il a entraîné
01:15:21c'est vers l'Elysée
01:15:23mais ça va apporter
01:15:24de l'instabilité au pays
01:15:25est-ce que le pays
01:15:26peut s'offrir
01:15:27cette instabilité
01:15:28monsieur Porte
01:15:29mais qui est responsable
01:15:30de l'instabilité dans le pays
01:15:31qui nomme
01:15:31qui nomme
01:15:33de gouvernement
01:15:33qui tombe
01:15:34et s'il vous tend la main
01:15:35et s'il le président de la République
01:15:36vous tend la main
01:15:37s'il respecte le résultat
01:15:38des élections
01:15:38ce que nous avons demandé
01:15:39vous ira matignon
01:15:40évidemment que nous irons
01:15:41et nous avons toujours dit
01:15:42nous l'avons redit
01:15:42en université d'été
01:15:43que nous étions prêts
01:15:44à gouverner
01:15:45et à exercer les responsabilités
01:15:46que nous ont confié
01:15:46les électrices et les électeurs
01:15:47en nos moments en tête
01:15:48aux élections législatives
01:15:49mais force est de constater
01:15:50que l'instabilité
01:15:51vient aussi du fait
01:15:51que deux premiers ministres
01:15:53issus de forces politiques
01:15:54qui n'avaient été élus
01:15:55par quasiment personne
01:15:56et ne représentaient rien
01:15:57étaient absolument illégitimes
01:15:58et je crois qu'il n'y a pas
01:15:59que la pression
01:15:59des groupes parlementaires
01:16:00qui ont fait bouger
01:16:01François Bayrou
01:16:02il y a aussi quand même
01:16:02la mobilisation du 10 septembre
01:16:04qui a quand même joué
01:16:05un rôle important
01:16:05parce qu'il y avait 70%
01:16:07des Françaises
01:16:07des Français
01:16:08qui soutenaient cette mobilisation
01:16:09en santé
01:16:10qu'il y avait des assemblées générales
01:16:11et l'intersyndical
01:16:11qui devait se réunir
01:16:12le 1er septembre
01:16:13vient d'avancer la date
01:16:14au 28 août
01:16:15parce qu'on a bien compris
01:16:16que le départ de François Bayrou
01:16:17ce n'était pas
01:16:17la solution miracle
01:16:18oui il faut qu'il parte
01:16:19avec son budget
01:16:20mais il faut que le président
01:16:20de la République
01:16:21parte et qu'on arrête
01:16:22avec ses politiques
01:16:22donc oui l'étape d'après
01:16:23c'est le départ de Macron
01:16:24Monsieur le député
01:16:25prenons l'hypothèse
01:16:26ou le scénario
01:16:26qu'Emmanuel Macron
01:16:28tende la main à quelqu'un
01:16:29de votre force politique
01:16:30vous pensez franchement
01:16:32qu'il aurait la confiance
01:16:32ou il tomberait peut-être
01:16:34dans les semaines
01:16:35qui suivraient aussi
01:16:35c'est pareil
01:16:36c'est le jeu démocratique
01:16:37c'est à dire que là
01:16:38on a commencé à l'envers
01:16:38on a commencé par
01:16:39nommer Premier ministre
01:16:40des gens qui n'avaient pas
01:16:41gagné les élections
01:16:41pour au final
01:16:42après peut-être
01:16:43deux dissolutions
01:16:44ou deux départs
01:16:45de Premier ministre
01:16:45appeler ceux qui avaient
01:16:46gagné les élections
01:16:47vous ne trouvez pas
01:16:47qu'il y a un problème
01:16:48dans le fonctionnement
01:16:48démocratique
01:16:49évidemment que les gens
01:16:50trouvent illégitime
01:16:50un budget d'un Premier ministre
01:16:52qui vient
01:16:52personne n'a gagné
01:16:53là aujourd'hui
01:16:54enfin personne n'a la majorité
01:16:55de toute façon
01:16:56on dirait de démission
01:16:57en démission
01:16:57au-dessus de en-dessus
01:16:58quel pourcentage
01:16:58de la population française
01:16:59qui est allée aux urnes
01:17:00aux élections législatives
01:17:01représente François Bayrou
01:17:02il faut être un peu sérieux
01:17:03mais je le redis
01:17:04Bayrou part
01:17:05et c'est une bonne nouvelle
01:17:06je crois que
01:17:07M. Consigny a raison
01:17:08c'est un départ
01:17:09où il va aussi
01:17:10faire payer la note
01:17:11à Emmanuel Macron
01:17:12quelque part en partant
01:17:13et nous ce qu'on dit
01:17:14c'est oui Bayrou départ
01:17:14le 8
01:17:15mobilisation le 10
01:17:16et toutes les mobilisations
01:17:17seront nécessaires
01:17:18pour faire tomber
01:17:18Emmanuel Macron
01:17:19et changer de président
01:17:19Oui mais vous voyez
01:17:20sur le 10 septembre
01:17:21c'est quand même intéressant
01:17:22parce que d'abord
01:17:23je trouve que cette date
01:17:24est montée en épingle
01:17:25quand même
01:17:25si ça se trouve
01:17:27il ne va rien se passer
01:17:27le 10 septembre
01:17:28mais moi ce que je trouve dingue
01:17:29Il y a quand même des syndicats
01:17:30qui annoncent des blocages
01:17:31Oui mais justement
01:17:32ce que je trouve hallucinant
01:17:33c'est qu'au départ
01:17:34cette date du 10 septembre
01:17:35est venue de nébuleuses
01:17:37un peu non identifiées
01:17:38sur Twitter notamment
01:17:40sur X
01:17:40et c'était plutôt
01:17:41un mouvement
01:17:42contre la surfiscalisation
01:17:44de notre pays
01:17:45C'était le Nicolas
01:17:46qui paye
01:17:46Voilà
01:17:46c'était
01:17:47on en a marre
01:17:48de se faire tondre
01:17:49etc
01:17:49et qui récupère
01:17:51ce mouvement
01:17:51des forces politiques
01:17:53ou des syndicats
01:17:53qui sont des forces politiques
01:17:55qui sont pour
01:17:56en réalité
01:17:57encore plus
01:17:58de fiscalité
01:17:59encore plus
01:18:00de
01:18:01de fiscalité
01:18:02différente
01:18:02de prélèvement
01:18:03obligatoire
01:18:03vous savez
01:18:05j'ai consulté
01:18:05votre site
01:18:06il n'y a pas très longtemps
01:18:07puisque je suis venu
01:18:08à votre université
01:18:09d'été
01:18:09et j'ai pu
01:18:11avoir la joie
01:18:12de tester
01:18:13votre simulateur
01:18:14fiscal
01:18:14que vous utilisiez
01:18:15à l'époque
01:18:16du nouveau front populaire
01:18:17bon c'est quand même
01:18:18c'est en tout cas
01:18:19pas ce que souhaitent
01:18:21les gens
01:18:21qui ont initié
01:18:22ce mouvement
01:18:22du 10 septembre
01:18:23donc on est quand même
01:18:24dans une situation
01:18:25où au fond
01:18:26le pays je trouve
01:18:27dit quelque chose
01:18:28petit à petit
01:18:29on le voit
01:18:29dans les sondages
01:18:30dans les scrutins
01:18:32dans ce qui naît
01:18:33sur internet
01:18:33en gros il dit
01:18:34on en a marre
01:18:36qu'on nous vole
01:18:36le fruit de notre travail
01:18:37on en a marre
01:18:38de cette classe politique
01:18:39fatiguée
01:18:40on en a marre
01:18:41de cette fonction publique
01:18:43et autres fonctions publiques
01:18:44surprivilégiées
01:18:46on aimerait
01:18:46desserrer cet étau
01:18:48et à chaque fois
01:18:49les artisans
01:18:49de cet étau
01:18:50réenfoncent le pays
01:18:51et c'est pour ça
01:18:52que moi quand j'entends
01:18:53le RN
01:18:53je suis un peu désolé
01:18:54parce que
01:18:55je me dis
01:18:55si c'est eux
01:18:56qui remportent
01:18:57les prochaines législatives
01:18:59par hypothèse
01:19:00parce que
01:19:01ils ont le vent
01:19:02dans le dos
01:19:03sur un certain nombre
01:19:03de sujets
01:19:04la sécurité
01:19:04l'immigration
01:19:05etc
01:19:05sur tout ce qui va être
01:19:06social et économique
01:19:07ils vont toujours pas
01:19:09faire de réformes
01:19:10et donc on sera
01:19:10toujours dans la même
01:19:11mouise
01:19:12de budgétaire
01:19:14il faut bien comprendre
01:19:16qu'il va y avoir
01:19:17un problème de calendrier
01:19:18c'est à dire que
01:19:19admettons que
01:19:19François Bayrou
01:19:20tombe le 8
01:19:21ça veut dire que
01:19:22le mois suivant
01:19:23quasiment jour pour jour
01:19:24il faut présenter un budget
01:19:25dans le conseil des ministres
01:19:26donc le temps
01:19:26que vous nommiez
01:19:27un nouveau gouvernement
01:19:28le temps
01:19:29on est sur quel budget
01:19:29la France fonctionne
01:19:30avec quel budget
01:19:31alors actuellement
01:19:31c'est sur le budget
01:19:32qu'on a voté au mois de février
01:19:33c'est à dire que
01:19:34le budget Bayrou
01:19:34qui a fait passer
01:19:35François Bayrou
01:19:36et bien c'est notre budget
01:19:37jusqu'au 31 décembre
01:19:38mais qui pourrait
01:19:40de nouveau reconduer
01:19:40alors si jamais
01:19:41on a des lois spéciales
01:19:42comme l'année dernière
01:19:43oui mais attention
01:19:44l'année dernière
01:19:45on n'avait pas
01:19:46des élections municipales
01:19:47au mois de mars
01:19:47donc imaginez
01:19:48qu'à ce moment là
01:19:49on part sur des lois spéciales
01:19:50très bien
01:19:51ça veut dire qu'on retrouve
01:19:52le même cafarnum
01:19:53que l'année dernière
01:19:54il va falloir qu'il y ait
01:19:56une majorité
01:19:56pour à minima
01:19:57ne pas faire tomber
01:19:58un gouvernement
01:19:58sur deux budgets
01:19:59projet de loi
01:20:00de la sécurité sociale
01:20:01projet de loi de finances
01:20:02en pleine élection municipale
01:20:04le pire moment
01:20:05où les oppositions
01:20:05n'ont absolument aucun intérêt
01:20:07à faire un cadeau
01:20:08au gouvernement
01:20:09plus vous tournez
01:20:10avec des lois spéciales
01:20:11plus ça a des conséquences
01:20:12pour le pays
01:20:12la dernière fois
01:20:13ça s'est bien passé
01:20:13parce qu'on a fait passer ça
01:20:14au mois de février
01:20:15mais si c'était au mois de juin
01:20:16au mois de juillet
01:20:17derrière
01:20:17il y a des vraies conséquences économiques
01:20:19donc si jamais
01:20:20on n'a pas de budget
01:20:21au 31 décembre
01:20:22et que derrière
01:20:23on a des municipales
01:20:24la situation risque d'être
01:20:25très très compliquée
01:20:26donc la responsabilité
01:20:27le 8 septembre
01:20:28et ensuite
01:20:29un peu plus tard
01:20:29au mois d'octobre
01:20:30elle va être très lourde
01:20:31sur le dos des parlementaires
01:20:33et du gouvernement
01:20:34Arnaud Pericard
01:20:35non mais
01:20:36je veux bien
01:20:37qu'on parle de tactique
01:20:39politicienne
01:20:39de départ
01:20:40anticipée
01:20:41déjà
01:20:41la réalité du pays
01:20:43c'est le surendettement
01:20:44c'est le surendettement
01:20:45c'est l'état
01:20:45dans lequel
01:20:46on est
01:20:48donc on pourra tourner
01:20:49le problème
01:20:49dans tous les sens
01:20:50il faudra bien résoudre
01:20:51il faudra bien résoudre
01:20:55si on n'a plus personne
01:20:56après le 8
01:20:57je ne sais pas comment
01:20:58on résout le problème
01:20:58et je vais vous dire
01:20:59on est tous
01:21:00tous
01:21:01et je pense qu'il y a
01:21:01un consensus large
01:21:02pour dire que
01:21:03l'instabilité politique
01:21:05elle découle de l'absence
01:21:06de majorité claire
01:21:07de l'absence de programme clair
01:21:09au sein d'une majorité claire
01:21:10il n'y a qu'une clarification politique
01:21:12on est tous d'accord là-dessus
01:21:13qui interviendra
01:21:14lors de l'élection présidentielle
01:21:16dans 18 mois
01:21:16vous n'êtes pas
01:21:17pour une présidentielle anticipée
01:21:18non je ne le souhaite pas
01:21:19je ne souhaite pas
01:21:20qu'il y ait davantage
01:21:21d'instabilité
01:21:22pour notre pays
01:21:23on aura ce temps
01:21:23de clarification
01:21:24on aura ce temps
01:21:25d'explication
01:21:26on se retrouvera
01:21:27à ce moment-là
01:21:28et je redis
01:21:28ce que j'ai dit tout à l'heure
01:21:29il y a un temps
01:21:30de retour au territoire
01:21:32qui va commencer
01:21:32depuis le 1er septembre
01:21:34laissez-nous aussi
01:21:35le temps de revenir
01:21:36vers les territoires
01:21:37c'est pas vous qui faites
01:21:37les budgets
01:21:38c'est pas vous qui faites
01:21:38la loi
01:21:39on fait nos budgets
01:21:39dans nos territoires
01:21:40et je rappelle
01:21:41qu'il y a une règle d'or
01:21:41dans les collectivités
01:21:42donc il nous faut
01:21:45un minimum d'instabilité
01:21:47un minimum d'instabilité
01:21:50je dis bien
01:21:51d'instabilité
01:21:51c'est-à-dire qu'on est bien
01:21:53dans un schéma
01:21:53qui est aujourd'hui instable
01:21:55il faut qu'il soit
01:21:55le moins instable possible
01:21:57et qu'on recherche
01:21:57ce petit dénominateur commun
01:21:59qui est difficile à trouver
01:22:00mais que va faire
01:22:01le président de la République
01:22:02Emmanuel Macron
01:22:03j'allais vous le dire
01:22:03la grande question
01:22:04c'est quand ils se sont vus
01:22:05avec François Bayrou
01:22:06et que donc a priori
01:22:07ils ont conclu
01:22:09que la fin de François Bayrou
01:22:10était certainement
01:22:11inévitable
01:22:12quelle solution
01:22:13envisage maintenant
01:22:14Emmanuel Macron
01:22:15il n'a que deux choix
01:22:16soit il reconduit à nouveau
01:22:18quelqu'un qui ressemblera
01:22:19beaucoup à François Bayrou
01:22:21comme par exemple
01:22:21Sébastien Lecornu
01:22:22mais ça fait deux fois
01:22:23qu'on est face à un échec
01:22:25ce sera un pays rubis
01:22:26ce sera la même situation
01:22:27donc ça paraît
01:22:28inenvisageable
01:22:30enfin pourquoi faire ça
01:22:31on ne s'en sort pas
01:22:33la seule autre option
01:22:34c'est la dissolution
01:22:35mais alors qui dit dissolution
01:22:37et c'est peut-être
01:22:37le pari d'Emmanuel Macron
01:22:38dit possiblement
01:22:40une victoire
01:22:42ou du moins
01:22:42le rassemblement national
01:22:43en tête
01:22:43et peut-être
01:22:44un rassemblement national
01:22:46qui prend les rênes
01:22:47jusqu'à l'élection présidentielle
01:22:49et peut-être
01:22:49le président se dit-il
01:22:51c'est déjà une pensée
01:22:52franchement
01:22:53qui lui avait traversé l'esprit
01:22:54et bien
01:22:55ils veulent
01:22:56ils veulent gouverner
01:22:57ils veulent gouverner
01:22:57mettons-les face maintenant
01:22:59à la réalité
01:23:00et les français vont voir
01:23:02qu'eux non plus
01:23:03n'y arrivent pas
01:23:03et peut-être qu'il se dit
01:23:05qu'avant 2027
01:23:06finalement il faut couler
01:23:08le rassemblement national
01:23:09et que c'est la seule façon
01:23:10d'y parvenir
01:23:10avec une dissolution
01:23:12enfin de soi
01:23:12ce sont des supputations
01:23:13parce que le seul fait
01:23:14dont on dispose pour l'instant
01:23:15c'est qu'Emmanuel Macron
01:23:16a dit qu'il ne songeait pas
01:23:18à dissoudre
01:23:18puisque sa dernière dissolution
01:23:19n'avait pas apporté
01:23:20de clarification
01:23:20et qu'il avait élaboré
01:23:21lui-même
01:23:22les mesures
01:23:23que François Bayrou
01:23:24aurait normalement
01:23:25dû présenter
01:23:25lors du prochain budget
01:23:26ils avaient étroitement
01:23:28travaillé tous les deux
01:23:29oui et il disait
01:23:30qu'il trouvait
01:23:30François Bayrou courageux
01:23:31il s'était engagé
01:23:32à ses côtés
01:23:33mais ils ont visiblement
01:23:36constaté
01:23:37que François Bayrou
01:23:37ne s'en sortirait pas
01:23:38cet automne
01:23:39au mois d'octobre
01:23:40alors bien évidemment
01:23:40on va continuer
01:23:42d'évoquer ce fait politique
01:23:45du jour avec vous
01:23:45dans un instant
01:23:46Marc Fauvel
01:23:46bienvenue
01:23:47avec votre nouvelle émission
01:23:4960 minutes Fauvel
01:23:50oui vous aimez les maths
01:23:51on va faire des petits calculs
01:23:53ce soir
01:23:53pour voir si François Bayrou
01:23:54peut sauver
01:23:55son poste de premier ministre
01:23:57c'est compliqué
01:23:57a priori
01:23:58vous en avez parlé
01:23:59brillamment depuis tout à l'heure
01:24:01on s'est amusé
01:24:02à reconstituer
01:24:03une sorte de mini-assemblée nationale
01:24:04dans à peu près
01:24:05trois quarts d'heure
01:24:06vous aurez des représentants
01:24:07de toutes les grandes formations
01:24:08politiques autour du plateau
01:24:09on va voir
01:24:09qui parle encore à qui
01:24:10sur quel ton
01:24:11si François Bayrou
01:24:12peut effectivement
01:24:13prolonger son bail
01:24:14à Matignon
01:24:14et puis on sera avec
01:24:16Sophie Binet
01:24:16pour sa première réaction
01:24:17après cette intervention
01:24:18de François Bayrou
01:24:19à quoi va ressembler
01:24:20ce...
01:24:21qu'est-ce que j'ai dit ?
01:24:22non non non
01:24:22je vous en rappelle
01:24:23Sophie Binet
01:24:23de la CGT
01:24:25je m'étais trompé
01:24:25pour ma première intervention
01:24:26vous ne m'auriez rien
01:24:27laissé passer
01:24:28j'en étais sûr
01:24:29on va regarder cette mini-assemblée
01:24:31avec vous
01:24:31Marc Fauvel
01:24:32mais d'abord
01:24:32on va aller à Brégançon
01:24:33puisque c'est de Brégançon
01:24:35que visiblement
01:24:36tout a été élaboré
01:24:37entre le président de la République
01:24:38et le Premier ministre
01:24:40François Bayrou
01:24:40et c'est à Brégançon
01:24:41que nous retrouvons
01:24:42Sophie Dupont
01:24:42Oui parce qu'on va refaire
01:24:47un peu le fil de l'histoire
01:24:49cette conférence de presse
01:24:50qu'on a suivi cet après-midi
01:24:51sur BFM TV
01:24:51c'est ici qu'elle a été actée
01:24:52entre le président de la République
01:24:54et le Premier ministre
01:24:54c'est ce qu'a laissé entendre
01:24:55Matignon
01:24:56et plus précisément
01:24:57jeudi soir
01:24:58quand Emmanuel Macron
01:24:58a reçu à dîner
01:24:59son Premier ministre
01:25:00c'est ce que je peux vous dire
01:25:01ce soir
01:25:01selon un proche conseiller
01:25:03du chef de l'Etat
01:25:04c'est à cette occasion
01:25:05que François Bayrou
01:25:06a demandé donc
01:25:07à Emmanuel Macron
01:25:07de convoquer le Parlement
01:25:09en session extraordinaire
01:25:10le 8 septembre prochain
01:25:11donc pour pouvoir engager
01:25:12la responsabilité du gouvernement
01:25:14chose que le président
01:25:15de la République
01:25:16a donc accepté
01:25:17le même Emmanuel Macron
01:25:18qui pourtant
01:25:18il y a une semaine
01:25:19tout pile
01:25:19a affirmé son soutien
01:25:20à son Premier ministre
01:25:22en disant
01:25:22il est mon ami
01:25:23il a les capacités
01:25:24pour tenir ce gouvernement
01:25:26affirmait-il alors
01:25:27le pari est risqué
01:25:28pour l'exécutif
01:25:29car ce soir
01:25:30le sort de François Bayrou
01:25:31il est entre les mains
01:25:32du parti socialiste
01:25:33car le Rassemblement National
01:25:34a d'ores et déjà annoncé
01:25:35vouloir voter
01:25:36contre la confiance
01:25:37mais le même proche
01:25:38du président de la République
01:25:39affirme
01:25:40qu'il faut mettre les partis
01:25:40face à leur responsabilité
01:25:42le risque d'être reversé
01:25:45honnêtement
01:25:45on vit avec depuis 2022
01:25:46et a fortiori
01:25:47depuis 2024
01:25:49Emmanuel Macron
01:25:50qui vous l'aurez compris
01:25:50lui
01:25:51joue les prolongations
01:25:52cet été
01:25:53il poursuit son séjour
01:25:54à Brégançon
01:25:54même s'il va devoir
01:25:55pas tarder à rentrer
01:25:56car il a attendu mercredi
01:25:57pour un conseil des ministres
01:25:59en présentiel
01:25:59à l'Elysée
01:26:00qui est pour l'heure
01:26:01maintenu
01:26:02avant un départ
01:26:02en Moldavie
01:26:03toujours sur fond
01:26:04de guerre en Ukraine
01:26:05il devrait revenir
01:26:06jeudi et vendredi
01:26:07ici dans la région
01:26:08pour un conseil des ministres
01:26:09franco-allemands
01:26:10Emmanuel Macron
01:26:11qui devra peut-être
01:26:11retrouver un nouveau
01:26:13Premier ministre
01:26:13aussi en cette rentrée
01:26:14en cette rentrée
01:26:14pour l'Elysée
01:26:15pour l'Elysée
01:26:16pour l'Elysée
01:26:17pour l'Elysée
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