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  • il y a 5 mois
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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00:00François Bayrou, le toujours chef du gouvernement, toujours Premier ministre, en attendant lundi prochain, a commencé les consultations à l'hôtel de Matignon.
00:07Justement, rue de Varennes, nous allons trouver Hugo Capelli en direct pour BFMTV parce que c'est le Parti communiste qui s'y colle en ce moment dans les discussions avec le Premier ministre.
00:18Oui, cette consultation avec François Bayrou et les communistes qui a commencé il y a une vingtaine de minutes.
00:24Fabien Roussel, le patron des communistes qui est arrivé avec Stéphane Peu, très détendu, les deux hommes qui ont pris quelques secondes devant la presse pour dire qu'ils n'avaient absolument aucune attente de cet entretien,
00:35que ça ne changera rien par rapport à leur vote le 8 septembre prochain concernant la confiance à ce gouvernement qu'ils n'accorderont pas.
00:42Ils sont venus, disent-ils, avec des propositions.
00:46François Bayrou qui a un agenda assez chargé puisqu'il recevra également une autre formation de gauche, ce sont les socialistes jeudi,
00:52les autres comme les écologistes ou les insoumis n'ont pas répondu à cette invitation.
00:57Demain, six formations politiques qui vont venir ici à Matignon, ce sera par exemple le cas de Marine Le Pen et Jordan Bardella pour le Rassemblement National,
01:04de Bruno Retailleau pour les Républicains, des anciens premiers ministres s'y sont attendus, Gabriel Attal pour Renaissance, Edouard Philippe pour Horizon.
01:11Alors vous allez me dire à quoi servent toutes ces consultations sachant que le sort du gouvernement semble scellé.
01:17Et bien ce matin, à Pau, où François Bayrou qui est le maire de la ville faisait la rentrée des classes a dit qu'il y avait encore un chemin
01:23et qu'il appelait les partis politiques surtout à être lucides au vu de l'état de nos finances publiques.
01:29On verra si le message a été entendu.
01:31En réalité, François Bayrou est en train de soigner sa sortie et montrer qu'il se sera battu, quoi qu'il arrive, jusqu'au bout.
01:39Voilà, Hugo Capelli en direct de Matignon pour BFM TV.
01:42On parlait de l'après-Bayrou, vous dites dissolution et pourquoi pas démission du président de la République.
01:47On dit surtout démission du président.
01:48Surtout.
01:49Mais quand on regarde les sondages, la France ne veut pas forcément de la gauche au pouvoir en ce moment.
01:55Les personnalités qui sont en pointe, c'est plutôt Jordan Bardella, Edouard Philippe ou encore Marine Le Pen.
02:02Et puis derrière, très loin, vous avez vu, code de confiance, 15% seulement pour Jean-Luc Mélenchon, c'est quasiment le score de Bayrou.
02:0815% également pour Olivier Faure, 12% donc pour François Bayrou. C'est quand même une réalité, ça ?
02:13Moi, je ne pense pas regarder en juillet dernier tous les sondages, 27 sondages sur 27, prédisaient la victoire du Rassemblement national à l'Assemblée nationale.
02:22Ils prédisaient la majorité des sièges. Cela ne s'est pas passé.
02:25Nous avons fait à la France Insoumise une commission d'enquête sur comment sont réalisés les sondages,
02:29quels sont leurs éventuels biais dans leur capacité à vraiment tester la population.
02:34Et même le président de l'Ipsos a avoué qu'il n'arrive pas à saisir suffisamment l'échantillonnage,
02:41notamment chez les jeunes et chez les habitants des quartiers populaires.
02:43Vous n'avez pas empêché le RN d'arriver au premier tour ?
02:46Ce qui explique qu'en 2022, Jean-Luc Mélenchon était sous-sondé de 5% la veille de l'élection, la veille du premier tour.
02:57Donc vous ne croyez pas ces sondages ?
02:58Non, ce n'est pas que je n'y crois pas. Ça ne veut pas dire que l'extrême-droite n'est pas très forte dans ce pays.
03:02Ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas une bataille qui va se jouer entre la gauche et l'extrême-droite.
03:06Ça veut dire que la bataille n'est pas perdue.
03:08Ce que je suis en train de vous dire, c'est ce que l'on a fait l'année dernière.
03:11On peut le refaire et encore mieux.
03:12Car l'abstention a reculé de 25% chez les jeunes.
03:15Et ça, personne ne l'a dit.
03:17Si les jeunes votent, ils voteront à gauche, ils voteront pour vous.
03:19Et ils sauveront la France de l'extrême-droite, bien sûr.
03:21Non, ils votent aussi les Rennes, je crois.
03:22Monsieur, 50% des moins de 25 ans, je ne laisserai plus dire ça aussi, parce que c'est des fake news et ça désespère les gens.
03:2950% des moins de 25 ans votent à 50% pour la France Insoumise seule, même sans alliance de la NUPES.
03:36Ce sont les derniers sondages.
03:38Donc, une mobilisation de la jeunesse...
03:39On va vérifier.
03:40Ah, vous pourrez vérifier.
03:41Une mobilisation de la jeunesse pourra sauver ce pays de l'extrême-droite et faire gagner la gauche.
03:45Est-ce que le parti souci n'a pas tout à perdre s'il y avait une dissolution ?
03:48En plus, vous ne voulez visiblement pas vous allier comme avant avec la France Insoumise.
03:51Donc, vous iriez sur la seule étiquette PS.
03:55C'est à Paris, hein ?
03:56Il y a deux choses.
03:57D'abord, je pense que là où Mme Dufour a raison, c'est que les Français, globalement, veulent une alternance.
04:02Ça, c'est la réalité.
04:03Et d'ailleurs, c'est ce qu'ils ont exprimé à travers leur vote.
04:05Ils sont venus massivement voter, je rappelle, l'année dernière.
04:09On a eu des taux de participation historiques à cette élection législative.
04:12Mais moi, on ne fait pas de politique fiction.
04:17En attendant, ce qui a fonctionné, le barrage républicain a fonctionné, les gens ont rejeté Marine Le Pen et Jordan Bardella.
04:24Et la réalité, c'est que les gens veulent une alternance.
04:26Moi, je pense, et comme une majorité des gens au Parti Socialiste, il me semble, qu'on respecte quand même les institutions qu'on a beaucoup malmenées ces derniers mois et ces dernières années.
04:34Il y a des échéances.
04:35Je pense qu'il faut les respecter.
04:37Donc, effectivement...
04:38Donc, pas de démission du président Macron ?
04:39Nous, nous n'avons pas appelé la démission du président de la République.
04:41Et la dissolution ?
04:42Par contre, là où je rejoins Mme Dufour aussi, c'est que je pense qu'effectivement, les choses sont tellement complexes en ce moment.
04:47Il y a un tel chaos politique que j'ai du mal à voir l'issue politique tant qu'on ne change pas la tête de la présidence de la République.
04:54Ça, c'est vrai.
04:55Cependant, je pense qu'il faut laisser le temps aux oppositions de se constituer avec de vraies propositions, de travailler sur un projet politique pour le pays.
05:01Et donc, je pense qu'il faut attendre 2027. L'année prochaine, on a des élections municipales qui sont des élections intermédiaires, si on peut dire, mais très importantes,
05:09où ce sera aussi projet contre projet, ce sera important.
05:12Et donc, il faut respecter ces échéances.
05:14Est-ce que le monde économique peut attendre 2027 dans une situation chaotique ?
05:19Non, clairement, on ne peut pas attendre 2027 tel que ça se passe en ce moment.
05:23On pourrait attendre 2027, parce que 2027, ça vient assez vite.
05:27C'est terriblement court pour des entreprises qui sont en difficulté, qui ont besoin d'une stabilité pour savoir si on investit, si on n'investit pas, si on embauche ou si on n'embauche pas.
05:38Mais il y a aussi le temps pour les projets politiques.
05:42C'est-à-dire qu'arrêter d'avoir cette fascination pour les hommes.
05:45C'est-à-dire que vous vous dites, ah bah tiens, il va y avoir Jean-Luc Mélenchon, il va y avoir Bardella.
05:49Il y a un moment, on s'en fout.
05:50C'est-à-dire pour faire quoi ? Le PS a expliqué quelque chose économiquement.
05:54Je pense qu'on pourrait beaucoup dialoguer.
05:57Jean-Luc Mélenchon a expliqué qu'il était pour le collectivisme et la planification écologique.
06:02La relance keynésienne et la planification des investissements.
06:05Le collectivisme, c'était l'autre jour.
06:07Mais qu'est-ce que Renaissance qui va devenir, je ne sais pas quoi, va proposer quoi ?
06:12La droite, qui n'est jamais d'ailleurs sur les débats des plateaux télé.
06:17C'est-à-dire qu'ils sont absents parce qu'ils ont trouvé les migrations, ils ne parlent que des migrations.
06:21Mais l'économie est à la base de tout.
06:24C'est là où je suis d'ailleurs en désaccord avec la gauche.
06:26C'est-à-dire que la gauche a besoin d'entreprises pour pouvoir faire une politique de gauche.
06:29Mais nous aussi, monsieur Mélenchon, pour pouvoir redistribuer, il faut créer de la richesse.
06:33Et pour faire une politique de droite, il y a besoin d'entreprises fortes.
06:38Ça, c'est...
06:39Manifio, voulez-vous répondre sur ça ?
06:40Oui, juste parce qu'en fait, nous, on s'entend là-dessus.
06:43La question pour nous, c'est que s'il y a autant de défauts d'entreprise, si on bat le record historique de faillite,
06:48c'est que les fondamentaux économiques ne sont pas bons.
06:51Les dépôts de bilan y précédaient la dissolution à la décision d'Emmanuel Macron.
06:55Ce n'est pas l'instabilité politique, même si elle aggrave considérablement les choses.
06:58La réalité, c'est que pour les TPE, les PME et les ETI, depuis des années et dans beaucoup de secteurs, ça va mal.
07:04Ça va mal parce qu'on n'a pas assez de protectionnistes.
07:06Et la solution, c'est d'augmenter leurs impôts et leurs charges.
07:07Ça va mal parce qu'il y a trop de distorsions dans le partage de la valeur.
07:12Mais monsieur, parce qu'il y a trop de distorsions dans le partage de la valeur entre grosses et petites entreprises.
07:17Et ça va mal parce que oui, les grands groupes ne contribuent pas assez.
07:21La fiscalité des entreprises...
07:22Mais c'est bien ce que je dis, nous, on veut augmenter l'impôt sur les grandes entreprises, pas sur les TPE et les PME.
07:27Ce qu'on aurait aimé entendre hier du Premier ministre, c'est d'expliquer que les 44 milliards d'euros d'économie,
07:32c'est un chemin direct vers la récession.
07:35Et qu'au bout d'un moment, c'est la question du carnet de commandes, c'est basique.
07:38La politique de l'offre a montré ses limites.
07:40Aujourd'hui, il faut travailler sur une politique de la demande.
07:42Et même François Hollande, qui lui-même avait appliqué à l'époque une politique de l'offre,
07:46a reconnu qu'aujourd'hui, il faut qu'on aille sur une politique de la récession.
07:49Ça signifie que quand vous avez un pouvoir d'achat des ménages qui est asphyxié,
07:52avec des gens, avec l'inflation, qui ne peuvent plus remplir leur caddie de supermarché,
07:56vous avez un problème.
07:58Donc vous entendrez, il faut qu'il y ait de la consommation.
08:01Et donc, on vous espère que c'est une politique de la relance et de la demande.
08:04Le problème, c'est que les grands groupes, comme d'ailleurs les milliardaires,
08:07vous pensez qu'ils sont des poissons dans un aquarium, ils sont dans un océan.
08:10C'est-à-dire qu'ils partent immédiatement.
08:12Ils font absolument ce qu'ils veulent, comme ils veulent.
08:15La taxe du commun repose sur l'extraterritorialité, monsieur, vous le savez bien.
08:19C'est comme ça qu'on l'a fait appliquer, comme les Etats-Unis le font.
08:21Comme les Etats-Unis le font, bien sûr.
08:23Sauf que les Etats-Unis ne sont pas au milieu d'une Europe.
08:26sur lesquelles il y a la liberté des biens et la libre circulation des biens.
08:28Et voilà, vous pointez le doigt sur quelque chose de l'Union Européenne aujourd'hui.
08:32Donc ça va changer les traités, ça reste la projeté.
08:34Ça veut dire que l'Europe, qui est la seule chance de pouvoir emprunter à peu près en France,
08:38vous voulez dire, aujourd'hui, oui, si vous allez tout seul emprunter,
08:44vous allez avoir quelques surprises sur les...
08:46La France n'emprunte pas seule.
08:49Ah non, mais la France, c'est parce qu'on a l'euro,
08:53si vous voulez, qu'on arrive à emprunter à des taux,
08:56enfin qu'ils sont maintenant au-dessus même de la Grèce et de l'Espagne.
08:59Mais le problème de la France, c'est qu'avec tout l'argent que vous avez jeté à la tête des grands groupes,
09:01justement, on n'a pas assez de croissance.
09:03Ça, c'est le problème de la France.
09:04Non, 211 milliards...
09:05Non, mais c'est vrai, vous pouvez revenir...
09:06Ce chiffre de 211 est très contestable.
09:11C'est quand même formidable.
09:13Parce qu'il mélange tout, il mélange les prévents sociaux...
09:15Mais ce débat est intéressant, il faut juste qu'Emmanuel Macron mette un gouvernement technique
09:23qui va gérer les affaires courantes pendant un an, pour qu'il tente la campagne,
09:26et que ce temps de la campagne ne peut pas être fait en trois semaines ou en quatre semaines,
09:30parce qu'effectivement, il y a des sujets.
09:33Je suis... Moi, je ne suis pas politique, je suis chef d'entreprise.
09:36Je dis que ce que vous proposez ne fera que faire déposer le bilan plus vite à des PME.
09:42Mais je comprends bien que vous n'êtes pas d'accord.
09:44Mais il faut le temps du débat.
09:46Or, on n'a pas le temps du débat.
09:48Il nous fait maintenant une question de confiance, après une dissolution qui se fait.
09:54François Bayrou n'a strictement rien proposé.
09:57C'est-à-dire que la seule chose que François Bayrou nous a dit, c'est qu'on avait 3300 milliards de dettes.
10:01Ce qui n'est quand même pas génial.
10:02C'est-à-dire que n'importe qui était au courant.
10:04Non, n'importe qui n'était pas au courant.
10:06Il a permis de remettre vraiment le sujet du déficit sur le plan de la salle.
10:11Mais regardez, je vais vous dire pourquoi.
10:13Parce que là, encore une fois, on a dit qu'il faut une relance de la demande.
10:17Et on est dans une politique d'austérité.
10:18Alors que même si on passe 40 milliards d'économies,
10:20on va quand même dépenser 150 milliards de plus que ce qu'on a.
10:23Bien sûr, on dépense déjà 150 milliards de plus que ce qu'on gagne.
10:26Donc vous dites que le plan n'est pas suffisant.
10:28Non, mais c'est juste qu'on se remette un tout petit peu ce que c'est les ordres de grandeur.
10:32Est-ce que c'est 5% de déficit avant de demander ?
10:34Monsieur Ronc, on vous a longuement écouté.
10:35Donc c'est quand même formidable de prendre des leçons d'économie
10:38par des gens qui vous expliquent que pour aider les entreprises,
10:40il faut absolument augmenter leurs charges, absolument augmenter leurs impôts.
10:43Pourquoi ?
10:43Non, mais j'ai parlé des TPE, PME, M. Cazeneuve.
10:47Les TPE, PME, elles travaillent pour les...
10:49Mais attendez, vous savez combien il leur laisse de marge ?
10:51On vous a écouté très longuement raconter des INFC.
10:54S'il vous plaît, laissez un tout petit peu parler les autres.
10:56Et ça s'appelle le débat démocratique.
10:58Bon, donc moi, je veux dire, vous me demandez ce que c'était que le problème d'Emmanuel Macron.
11:01Ça a permis de baisser de 2,1 000 chômage.
11:03On l'oublie un petit peu plus rapidement.
11:05On a rebaissé quand même de...
11:07300 milliards d'euros les impôts, notamment 30 milliards sur les entreprises.
11:10Ce que vous avez oublié de faire, c'est de baisser les dépenses publiques.
11:14Aujourd'hui, est-ce qu'aujourd'hui, vous pouvez l'admettre ?
11:16C'est-à-dire qu'effectivement, il y a une politique de l'offre avec une baisse des impôts,
11:19mais une baisse des impôts qui n'étaient pas financées.
11:22Aujourd'hui, on se retrouve dans une situation compliquée.
11:24Si je peux me permettre, c'est un tout petit peu plus compliqué que ça.
11:25Parce que ça a été rappelé, je ne sais plus, hier.
11:28C'est-à-dire qu'en fait, si on regardait 2007, 2018, 2019,
11:31ces années, on réduit fortement la dépense publique, on réduit fortement le déficit.
11:34Si vous ventilez le 1 000 milliards de dettes,
11:36tout le monde dit, voilà, la Macronie, les génies de la finance,
11:38ils ont fait 1 000 milliards de dettes.
11:39Vous avez autour de ce plateau des personnes qui veulent la retraite à 60 ans,
11:43deux qui ne veulent pas bouger à 62.
11:45500 milliards sur les 1 000 milliards, c'est les retraites.
11:47Et vous avez des personnes qui sont dans le déni absolu.
11:49C'est faux, monsieur.
11:49Après, vous avez 200 milliards, c'est sur les crises.
11:51Bon, écoutez, s'il y a des personnes ici, sur ce plateau, qui disent
11:54qu'on n'aurait jamais dû aider les entreprises...
11:55C'est seulement 200 milliards sur les 1 000 milliards, on va vous dire.
11:58Le reste, c'est la dépense, c'est trop de dépenses.
12:01200 milliards de manque à gagner fiscal, c'est tout à fait vrai,
12:04parce qu'on a baissé les impôts.
12:05Et vous n'avez pas baissé les impôts sur les Français.
12:06Qui ici veut remettre la taxe d'habitation pour que les Français...
12:09Non, sur les grands roues, monsieur, sur les grandes fortunes, monsieur.
12:11J'ai pas entendu des gens dire qu'il fallait remettre la taxe d'habitation
12:13pour qu'il paie plus d'impôts.
12:14J'ai pas entendu, encore une fois, les autres représentants.
12:16Vous savez, vous entendez souvent, aujourd'hui, les Français
12:21répondre, on va sûrement nous demander des efforts,
12:24mais qu'est-ce que l'État, lui, fait comme effort ?
12:26Question toute simple, basique.
12:28Est-ce que vous, vous seriez pour la suppression
12:30du Conseil économique, social et environnemental, par exemple ?
12:33À titre personnel, j'en suis favorable.
12:35Mais il faut juste les ordres de grandeur.
12:37Parce que le CGE, c'est une goutte d'eau.
12:40À chaque fois, tout le monde évacue en disant que c'est une goutte d'eau.
12:42C'est extrêmement important, parce que les gens vous disent
12:44« Attendez, j'ai un super plan pour redresser les finances publiques,
12:46on va supprimer les agences. »
12:47Mais ça veut dire quoi ?
12:48On a un président de la France de Saracnafot qui veut dire
12:49« C'est 50 milliards d'économies sur France Travail. »
12:51Non mais, il raconte n'importe quoi.
12:53Oui, mais vous ne le faites pas.
12:54Oui, mais à force de dire, c'est n'importe quoi, vous ne le faites pas.
12:58Évidemment qu'on a fait beaucoup de...
13:02À mille égards, plein d'efforts sur la dépense de l'État.
13:04Pas assez, je suis d'accord avec vous.
13:05On n'a pas fait d'égards.
13:06Mais les grandes masses aujourd'hui de ce que c'est le déficit,
13:09c'est la dépense sociale, c'est les retraites, c'est la santé.
13:12Et alors, qu'est-ce que vous attendez ?
13:13Qu'est-ce qu'on attend ?
13:14Vous avez un prochain sujet sur les arrêts de complaisance.
13:17Le sujet des retraites, on en a quand même parlé matin, midi et soir.
13:20Oui, mais vous avez reculé.
13:20Si c'était 65, vous vous êtes passé à 64.
13:22Oui, mais nous, on est les seuls à avoir le courage à le voter à 64 et à le faire passer.
13:25Et aujourd'hui, on le paye très cher électoralement.
13:27Mais je pense que c'est aussi important de se rappeler.
13:29Donc je veux bien qu'on dise...
13:30On va résoudre le problème du déficit public en supprimant le CESE.
13:34Mais une fois que vous avez supprimé le CESE,
13:36vous allez toujours vous retrouver avec 150 milliards de déficit par an.
13:38Et là, vous allez dire, on est juste court, on a juste supprimé le CESE.
13:39Mais il faut rappeler que le premier poste, c'est le remboursement des intérêts de la dette.
13:43Oui, oui.
13:44Par ailleurs.
13:45Monsieur le député, vous avez raison de supprimer les agences d'État,
13:50ça ne va pas économiser beaucoup.
13:51Par contre, ça va débureaucratiser.
13:53C'est-à-dire que quand on a toutes ces couches du Conseil économique,
13:57de l'ADEME, dont le but est de faire des campagnes de pub
14:01contre les commerçants, ça, c'est de la folie.
14:04Donc, il faut qu'effectivement...
14:06Ah si, si, si, ça, le coup...
14:07Le but de l'ADEME, c'est de la campagne de pub.
14:09Vous ne l'avez pas vu cette conférence ?
14:12Non, mais j'ai sans doute vu...
14:12Quand on provient le réemploi, on n'est pas contre...
14:15Non, c'est une polémique de il y a deux ans, ça.
14:16C'est pas le temps, ils ont fait...
14:18Non, mais ils financent les réseaux de chaleur pour les villes,
14:20ce qui leur permet de payer moins en facture d'électricité,
14:22pour les industries aussi, l'ADEME.
14:24Non, mais c'est l'ADEME qui donne les crédits de décarbonation
14:26aux grands groupes de CAC 40 dans les zones industrielles,
14:28Donc, l'État ne doit surtout pas se réformer
14:31et il faut aller chercher sur les entreprises...
14:33Mais on passe peu de temps à réformer l'État ?
14:34Il nous reste très peu de temps.
14:37Non, non, parce que je voudrais qu'on avance un peu.
14:40Mais l'État se réforme tout le temps et c'est formidable.
14:42Regardez tout ce qui se fait aujourd'hui,
14:43regardez ce qu'on fait sur MonEspaceSanté,
14:44regardez impôts.gouv, regardez l'impôt à la source,
14:46regardez, vendez une bagnole aujourd'hui,
14:48il n'y a rien de plus facile.
14:49Mais l'État se réforme en permanence, innove,
14:51mais bien sûr que oui.
14:52L'État se réforme, mais il dépense toujours plus.
14:54Mais non, on aurait dû ne dépenser pas.
14:56Alors, Amandine Attalaya,
14:58l'après-Bayrou, est-ce que ça s'organise en ce moment ?
15:00C'est-à-dire, est-ce qu'on est en train de faire la liste
15:02des premiers ministrables possibles du côté de l'Élysée ?
15:05Emmanuel Macron, on ne sait pas.
15:07On ne sait pas quel est le nom aujourd'hui du président.
15:08Nous, oui, on fait la liste.
15:09C'est-à-dire, nous, les journalistes politiques.
15:11Alors, allez-y.
15:11Oui, c'est ça.
15:12Quels sont vos favoris ?
15:13Je vais vous décevoir, parce qu'on fait toujours la même liste.
15:15C'est toujours le même nom.
15:16Non, Gérald Darmanin est davantage cité, par exemple,
15:20que Sébastien Lecornu, qui est toujours sur cette liste,
15:24Catherine Vautrin, enfin, le reste, je ne vais pas m'aventurer.
15:26Donc, plutôt le bloc central.
15:27Oui, voilà.
15:28Donc, on ne change pas, finalement.
15:29Ce qui est plus sérieux, en tout cas,
15:30c'est que les proches du président ou de François Bayrou
15:33disent qu'Emmanuel Macron, bon, ce n'est pas une certitude,
15:37mais penchent davantage pour nommer un premier ministre
15:39plutôt que pour dissoudre rapidement.
15:42Après, personne, enfin, vous n'allez pas me contredire, je pense,
15:45n'a la moindre idée de là où le président veut aller aujourd'hui,
15:48puisqu'on ne sait même pas pourquoi il a accepté, à vrai dire,
15:51que François Bayrou fasse ce vote de confiance.
15:53Mais tu veux, Denis, d'accord, mais je ne comprends pas.
15:55Pourquoi ça marcherait avec Darmanin, Vautrin ou Lecornu,
15:59alors que ça n'a pas fonctionné, ni avec Michel Barnier,
16:01ni avec François Bayrou ?
16:02C'est-à-dire qu'on recommence à même erreur
16:04en pensant que ça va fonctionner à un moment donné ?
16:06Ils vont s'acheter un peu de répit,
16:07parce que là, François Bayrou saute pour des histoires
16:10de, entre guillemets, rigueur budgétaire.
16:12Donc, on a vu comment Gérald Darmanin, ce week-end, à Tourcoing,
16:15rappelait, ce qui est vrai, que sa ligne,
16:18c'est celle d'une droite très sociale,
16:19avec un grand souci, si je me mets de ce point de vue
16:24de la répartition des richesses,
16:26et effectivement, envoyer quelques signaux aux socialistes.
16:29Mais ce qui ne résoudra en rien,
16:31d'une part, la crise de la représentativité,
16:33parce qu'on est quand même un pays,
16:34si vous regardez les résultats des élections européennes
16:37qui ne remontent pas si longtemps que ça,
16:38vous avez plus de 50% des gens qui ont voté
16:40pour Bardella, plus Marion Maréchal, plus Bellamy,
16:43ils vont se retrouver avec Bernard Cazeneuve à Matignon,
16:45un an et demi après, c'est quand même assez baroque,
16:48et ça ne résoudra rien sur le plan politique,
16:50parce que ce sera un gouvernement
16:52qui sera appelé à être démissionnaire
16:55à un moment ou à un autre,
16:56par une absence de majorité,
16:58et en fait, Emmanuel Macron lui-même le sait
17:00que la dissolution est inéluctable.
17:02Donc en fait, c'est quoi ?
17:03C'est tenir jusqu'en 2027 ?
17:04Oui, c'est acheter quelques mois de tranquillité encore,
17:07parce qu'il sait qu'une dissolution sera...
17:09Vous avez vu les intentions de vote,
17:11et je suis désolé,
17:11ce n'est pas par inamitié pour vous que je le dis,
17:13mais les intentions de vote pour renaissance
17:14en cas de dissolution, 14%.
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