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  • il y a 6 semaines
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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00:00On va reprendre le fil de cette édition spéciale, le fil politique, en allant à l'Assemblée nationale au Palais Bourbon,
00:06retrouver Amandine Atalaïa et Guillaume Daré avec leur invité, toujours en attendant ce vote du volet dépense à l'Assemblée nationale.
00:14Nous sommes avec Philippe Brun, député socialiste, on parle beaucoup de Sébastien Lecornu,
00:17mais les socialistes, vous jouez aussi gros aujourd'hui que Sébastien Lecornu.
00:23Si Sébastien Lecornu perd ce vote, c'est votre défaite également ?
00:26C'est le défaite de la France de manière générale, on sait les conséquences, si le budget de la sécurité sociale n'est pas adopté,
00:31le déficit bondit à 30 milliards et dans le même temps, il n'y aurait pas de revalorisation pour les hôpitaux
00:38qui ont besoin aujourd'hui de moyens supplémentaires, pour les EHPAD, dans le budget que nous sommes en train de discuter,
00:43il y a 3 milliards d'euros de plus pour les EHPAD et les hôpitaux.
00:46Il y a donc aujourd'hui l'intérêt national qui est en jeu, il faut absolument que ce texte passe pour sauver notre sécurité sociale et puis pour avancer.
00:54Moi, j'étais dans ma circonscription ce week-end, ce que les gens me disent, c'est pitié, avancez, vous allez trouver un compromis,
01:00maintenant il faut le valider. Je rappelle que le projet de loi de financement de la sécurité sociale dont on parle,
01:03chaque article a été voté par l'Assemblée, chaque parti a été voté par l'Assemblée.
01:08Donc on est dans l'exercice le plus démocratique de l'histoire de notre Assemblée, c'est la première fois,
01:11moi depuis que je suis député, depuis 2022, qu'on a voté en entier un projet de loi de financement de la sécurité sociale.
01:17Maintenant, il faut que ça avance, il faut que ce budget soit adopté.
01:20Ceux qui veulent s'abstenir à droite et chez Horizon nous ont dit tout l'après-midi, c'est un budget exécrable,
01:27c'est un budget fait de du prix, en fait ce sont les jeunes et les retraités et les actifs qui vont tout payer plus tard ces prochaines années.
01:34Vous leur répondez quoi ?
01:35Ils ne vont rien payer du tout. Je rappelle qu'on a réindexé les pensions de retraite sur l'inflation,
01:39l'intégralité des pensions de retraite, on a réindexé aussi les minima sociaux,
01:43on a supprimé tout ce qui touchait les classes populaires et les classes moyennes,
01:47on a supprimé le doublement des franchises médicales, les déremboursements de médicaments,
01:50les déremboursements de consultations, c'est un très bon budget pour les classes populaires.
01:53Non mais précisément, en fait, ils disent que les générations futures vont finir par le payer, tout ça,
01:57il n'y a pas assez d'économies.
01:58Surtout si elles paieraient, si jamais le PLFC ne s'était pas adopté,
02:01puisque là du coup, ce rendissement serait beaucoup plus important.
02:03On divise quand même le déficit de la sécurité sociale par deux dans ce budget.
02:08Ce qui se passe aujourd'hui, c'est qu'il y a beaucoup de postures.
02:10Édouard Philippe est candidat à la présidentielle, il a peur que Sébastien Lecornu lui passe devant,
02:14et donc il souhaite lui rendre la tâche la plus difficile possible.
02:17Peut-être qu'Édouard Philippe est cohérent, si j'ose dire, avec ses idées,
02:20il a toujours été très rigoureux, dit-il, en matière de finances publiques.
02:22Oui, on l'a bien vu, double 1 000 milliards de dettes en plus sous le mandat d'Édouard Philippe,
02:28des comptes qui n'ont pas été tenus.
02:29Je rappelle que la dernière fois que les comptes ont été tenus dans ce pays,
02:31c'est quand François Hollande a quitté le pouvoir.
02:33En 2017, le déficit était à 2,5% du PIB, aujourd'hui il est à 5,4%.
02:37Il ne dit rien, ingénieur du chaos comme Olivier Faure ?
02:39On voit bien la gestion des finances publiques.
02:42Oui, bien sûr, il a raison.
02:43Édouard Philippe, on ne comprend pas ce qu'il a dit,
02:45les gens ne le comprennent pas sur le terrain.
02:47Il ne dit rien pendant trois mois alors que le budget se prépare.
02:49Et puis à la toute fin, au moment où le compromis est trouvé,
02:52où le vote doit avoir lieu, il décide de mettre la pagaille,
02:55de mettre le désordre.
02:56Pourquoi ? Parce qu'il joue la présidence C2027.
02:59Nous, on ne joue pas la présidence C2027, on joue l'intérêt national,
03:02on joue le budget de la sécurité sociale.
03:04Et j'espère vraiment de tout cœur qu'une majorité de collègues
03:06confirmeront les votes que nous avons eus depuis plusieurs semaines.
03:09Philippe Brun, sans dévoiler les coulisses de ce qui se passe,
03:12quand vous êtes arrivé, vous nous avez dit
03:14« je ne sais absolument pas ce qui va se passer ».
03:16Je vous ai dit « ah, vous dramatisez volontairement la situation ».
03:19Vous ne m'avez dit pas du tout « qu'est-ce qui se passe dans les coulisses ».
03:21Là, vous discutez y compris avec des députés LR,
03:24des députés Horizon, leur disant « il faut voter ce texte ».
03:26Comment ça se passe ?
03:27Oui, et puis c'est des députés de gauche.
03:29On essaye de faire en sorte qu'il y ait un maximum de voix pour ce texte.
03:32Ça va être extrêmement serré, ça sera en dessous de 10 voix d'écart, je pense.
03:37Et donc ça va se jouer dans les prochaines minutes qui viennent.
03:41Et c'est, je parlais ce matin avec les investisseurs,
03:44on sait que si le budget n'était pas adopté,
03:46il y aurait aussi une augmentation importante des taux d'intérêt.
03:48Enfin bref, il y a beaucoup de choses qui se jouent dans les minutes qui viennent.
03:51Et j'ai bon espoir que l'Assemblée fasse ce bon choix.
03:53– Mais vous êtes très stressé, j'ai l'impression en tout cas.
03:56Depuis que je vous vois tout à l'heure, je ne vous ai jamais vu aussi tendu à vrai dire.
03:59– Écoutez, c'est l'aboutissement aussi de mois de travail,
04:01de discussions, de nuits très courtes,
04:03à l'Assemblée de séances de nuit aussi,
04:06de jour, le matin tôt, bref.
04:08Là, on arrive au bout d'une discussion.
04:11Si ce texte n'est pas adopté, c'est quelque chose de désespérant.
04:14C'est qu'en fait, rien ne pourra être adopté à la fin.
04:17Que cette Assemblée est inutile et qu'elle ne sert à rien.
04:20Donc moi, j'espère que l'Assemblée saura saisir cette chance.
04:23On a travaillé, on a obtenu un texte de compromis.
04:26Chaque article de ce texte a été adopté par l'Assemblée.
04:28Maintenant, il faut passer au vote et le permettre d'entrer en vigueur.
04:31– Merci Philippe Brun.
04:32– Merci Philippe Brun, on va vous laisser repartir.
04:33– Merci à vous.
04:34– Convaincre les députés que vous souhaitez.
04:35– Alain Duhamel, on est dans la théâtralisation à outrance
04:41ou véritablement, ça peut basculer en fin d'après-midi ?
04:45– Je pense les deux.
04:47C'est-à-dire d'une part que chacun surjoue un petit peu son rôle.
04:50Bon, on voit Philippe Brun, mais les autres aussi, en sens inverse.
04:54Chacun prend des pauses.
04:56Mais en même temps, chacun se demande qui va vraiment gagner
05:00et personne ne peut être rassuré.
05:03D'ailleurs, on voit très bien tout ce qu'on entend.
05:05Ils se demandent comment ça va se terminer, ça va se jouer à presque rien.
05:09On sait sur quoi ça va se jouer maintenant ?
05:13On ne le sait pas depuis longtemps.
05:14On le sait que depuis hier et encore ce matin.
05:17Quel est l'enjeu réel ?
05:19Donc l'enjeu économique et social.
05:22Mais sur les votes, je pense qu'ils sont très sincères tous
05:27en disant « on ne sait pas ».
05:30Et c'est quelque chose qui se produit quand même
05:33exceptionnellement dans l'histoire parlementaire.
05:36Il faut avoir conscience, non seulement qu'on n'est pas dans une période banale,
05:41non seulement qu'on a un type de gouvernement
05:43que moi je n'ai jamais connu dans toute l'histoire de la Ve République,
05:46mais qu'en plus on est là à un type de vote.
05:49comme la dernière fois qu'il y a eu un vote qui se jouait aussi près que ça,
05:56c'était en 2008 au Congrès quand il s'est agi de changer,
06:01de modifier la Constitution et que c'est passé avec une voix de majorité
06:06qui était d'ailleurs celle de Jack Lang.
06:08Bon, mais depuis ce temps-là, on n'a jamais vu un vote de ce genre aussi
06:14parce que c'est un vote considérable quand même.
06:17On n'est pas dans une période banale.
06:19Et les décisions qu'on prend là, on dit par exemple,
06:23enfin, ceux qui sont responsables du gouvernement disent que
06:27là on est dans une hypothèse d'un déficit de 20 milliards,
06:32mais que si le vote est négatif, c'est 30 milliards.
06:35– Ça c'est le gouvernement qui dit ça pour faire peur.
06:37– Non mais attendez, je viens de dire…
06:39– On était censé le plavard de caractère qui fonctionnait.
06:41– Oui, mais ne me tombez pas dessus tous, je viens de dire,
06:46quand il y a des éléments de langage gouvernement.
06:49– Je ne suis pas en train de moi de le dire, je vous dis,
06:51le gouvernement dit que…
06:52– Mais Mme Borne disait ça l'année dernière aussi au même moment.
06:55– Bah oui, mais vous avez vu ce qui s'est passé.
06:56– Michel Barnier est tombé.
06:57Marie, on a bien compris l'enjeu, c'est de convaincre le maximum de députés de gauche,
07:04et quand je dis de gauche, c'est socialistes, écologistes, de voter pour ce budget.
07:08D'ailleurs, il est plus défendu, c'est assez amusant, par les socialistes aujourd'hui
07:11que par les macronistes.
07:12– Et ça a donné lieu…
07:13– Les macronistes ne défilent pas au micro d'Amandine et de Guillot
07:17pour défendre le budget.
07:18En revanche, M. Brun a l'impression qu'il joue sa vie.
07:20– Ça a donné lieu, juste, je vous interromps, à des petites scènes,
07:23et notamment une qui s'est répétée dans les couloirs de l'Assemblée,
07:26avec un Olivier Faure, patron des socialistes,
07:28qui est quand même allé voir des députés de la droite républicaine
07:32pour voter pour ce budget, pour sauver la peau de Sébastien Lecornu.
07:36On en est quand même arrivé là.
07:37C'est ça la révolution aussi tranquille du Parlement,
07:40voulue par le Premier ministre, c'est qu'on arrive quand même à des deals
07:42et à des négociations un peu inattendues.
07:46Juste là, ce qu'il faut savoir, c'est que l'amendement porté par le gouvernement,
07:50qui doit revoir les dépenses de santé, a été voté très, très largement.
07:57– Avec une hausse prévue, c'est ce que vous voulez, les écologistes.
07:59– Avec une hausse prévue à hauteur de 8 milliards d'euros.
08:02Ce qui doit donc finalement finir, espère-t-on du côté de Sébastien Lecornu,
08:06de convaincre les écologistes.
08:08La coulisse, c'est que les écologistes doivent prendre la parole
08:11pour annoncer la position, quelle sera la position de leur groupe,
08:15que pour le moment, c'est silence radio dans les couloirs de l'hémicycle du Palais Bourbon.
08:21On attendait une prise de parole et elle n'a pas lieu.
08:23Donc on se demande effectivement, avec Edgar Becket et tous les reporters sur place,
08:27en tenue le boss à l'Assemblée, ce qui est en train de se tramer, de se passer,
08:31parce qu'en effet là, le sort de ce texte est entre les mains des 38 écologistes,
08:38pardonnez-moi pour la liaison dangereuse,
08:39mais savoir effectivement quel va être leur comportement dans quelques heures.
08:42– La gauche aujourd'hui est complètement divisée aussi, c'est ce qu'on voit,
08:45c'est-à-dire qu'il y a vraiment deux stratégies.
08:46– Oui, oui, totalement.
08:47C'est vrai que, si vous voulez, quand on fait le décompte,
08:50quand on additionne les sûrs d'être pour ce vote,
08:54on est à peu près à 235 voix.
08:56Quand on additionne ceux qui sont sûrs de voter contre, on est à 230.
09:00Donc vous voyez, l'écart est très léger.
09:02– Un petit avantage pour le pour quand même.
09:04– Un petit avantage, mais 5 voix, c'est vraiment très léger comme avantage.
09:07Ce qui fait que, situation encore une fois inédite sous la Ve République,
09:09c'est les écologistes et leurs 38 députés qui pourraient avoir finalement la clé.
09:15– Mais ça, c'est la quatrième république, je disais la quatrième république,
09:18c'est ça, c'est en fait les petits groupes, c'est les petits groupes qui ont le pouvoir.
09:21Ils font basculer d'un côté ou d'un autre.
09:24– Parce qu'avec 38 députés, si vous voulez,
09:26s'ils décident de voter contre, les jeux sont finis.
09:29S'ils décident de voter pour, là, le texte pourrait être voté.
09:34Et si vous voulez, ce qui est intéressant, c'est qu'est-ce qui sous-tend ce vote ?
09:37C'est là où, finalement, le Premier ministre a été assez fort,
09:41c'est qu'il a vidé de sa substance politique le fait de voter contre ce budget.
09:46Pourquoi ?
09:46Parce qu'il a dit très vite, par l'intermédiaire de la porte-parole du gouvernement,
09:49Maude Bréjean, ce week-end,
09:50que si jamais il y avait un vote contre ce PLFSS, il ne démissionnerait pas.
09:55Donc, si vous voulez, toute une partie de la gauche pourrait se dire
09:57« On va voter contre, comme ça, le Premier ministre tombe. »
09:59Là, c'est une voie qui est fermée.
10:01Et deuxième chose où il a vidé, finalement, la substance de ce vote,
10:05c'est qu'imaginons que le PLFSS ne soit pas voté, qu'on vote contre.
10:10Finalement, qu'est-ce qui se passe ?
10:11La navette parlementaire continue, le texte va au Sénat,
10:15avec une promesse que des discussions recommencent quasiment de zéro après les fêtes.
10:20Et sauf que là, si vous voulez, on revient à la définition d'Einstein de la folie.
10:24C'est continuellement faire la même chose en espérant un résultat différent.
10:27Après les fêtes, ce n'est pas neutre.
10:29– Bah non, c'est pour ça que j'ai envie de rebondir sur cette perspective
10:36complètement dramatisée par le gouvernement en disant
10:38« S'il n'y a pas de PLFSS, on arrive à 30 milliards de déficits », non.
10:41– On ne peut quand même pas reconnaître comme anodin
10:46le fait de savoir que ça passe ou que ça ne passe pas.
10:49– Non mais si vous voulez, les déficits sont déjà hors de contrôle.
10:51– C'est pas une raison pour les augmenter.
10:54– On peut arrêter les baisser, franchement.
10:56– Et là, pourquoi on ne peut pas les baisser ?
10:58– Non mais si je peux juste terminer très rapidement,
11:01pourquoi ce scénario des 30 milliards est complètement grotesque ?
11:04Parce que si vous voulez, le scénario de 30 milliards,
11:07déjà les économistes disent que ce n'est pas 30, c'est plutôt 24, entre 24 et 26.
11:10– Des économistes.
11:11– Et des économistes, si jamais il n'y a pas de PLFSS.
11:14Sauf que le fait de ne pas avoir de PLFSS, c'est inédit,
11:18il n'y a qu'un seul précédent, c'est au début des années 90.
11:20Parce que pourquoi ? Parce qu'en fait, les discussions vont recommencer.
11:23Il y aura vraisemblablement un PLFSS qui sera voté au cours de l'année.
11:27Donc si vous voulez, là, l'objectif du gouvernement,
11:31c'était d'arriver à 17 milliards de déficit de la Sécurité sociale.
11:36Là, quand bien même le PLFSS serait voté, on sera aux alentours de 20 milliards.
11:39Donc on voit bien que de toute façon le déficit est à l'heure de portée.
11:41– C'est…
11:42– Ah bon, d'accord.
11:45J'avais l'impression que…
11:46– Non, non, non, je crois.
11:48– On est quand même dans une situation qui est absolument tout sauf banale
11:52et avec des conséquences qui sont tout sauf secondaires.
11:56Là, l'idée de dire, ce n'est pas tellement grave,
11:58il y aura un budget de la Sécurité sociale,
12:01ou bien il n'y en aura pas, ça sera 20 milliards,
12:04ou autrement ça sera 30 milliards.
12:06Enfin, on marche un peu sur la tête quand même quand on est en train de dire ça.
12:11On a déjà un déficit qui est ruineux et qui à terme est insupportable
12:18depuis en réalité deux ans.
12:21On ne cesse de reculer sur ce qu'on va essayer de faire pour limiter le déficit.
12:27Autrement dit, on envisage de le limiter de moins en moins.
12:30Et là, on le limite moins sous le cornu que sous Bayrou,
12:38moins sous Bayrou que sous Barnier.
12:40Je veux dire, on est à un moment…
12:43– Le compromis, c'est le coup de quoi en fait ?
12:44– Non, c'est pire que ça.
12:46C'est que là, on est en train de discuter sur le point de savoir
12:49jusqu'où on peut déraper davantage.
12:53C'est quand même un peu le monde à l'envers aussi.
12:55– Il y a un peu d'accord à l'absence de majorité ?
12:57– Oui, d'accord, mais il se trouve qu'il n'y en a pas.
12:59– Ce sera comme ça jusqu'au 27.
13:01– Jusqu'au 27, jusqu'à l'adoption.
13:04– Le fait qu'il n'y ait pas de majorité, c'est ce qu'ont décidé les Français.
13:10– Oui, c'est ça, attendez, c'est ce qui m'énerve.
13:12Parce que là, on est là sur le budget de la sécu.
13:15Mais s'il passe, en fait, le gros morceau, c'est ensuite,
13:19c'est le budget de la nation.
13:21Et là, le budget de la nation, moi j'entends les socialistes dire,
13:24pas question de le voter, parce qu'il n'y a pas de négociation.
13:26Donc, le cornu peut se sauver sur le budget de la sécu,
13:29mais ne pas passer sur le budget de la nation,
13:31d'autant plus qu'il est toujours engagé à ne pas faire le 4-2-3.
13:37– En fait, il y a un effet très pervers dans les arguments
13:40qui sont portés aujourd'hui par le Premier ministre,
13:42c'est-à-dire de dire, et par sa porte-parole,
13:45qui s'exprime ce dimanche dans la tribune dimanche,
13:47à dire, de toute façon, un budget de la sécurité sociale,
13:51ça ne vous met pas dans la majorité,
13:53donc vous pouvez y aller, vous pouvez le voter,
13:55parce qu'évidemment, quand la question va se poser pour le budget de l'État,
13:57ils vont dire, ah ben là, là maintenant,
13:59c'est question d'être dans la majorité ou pas.
14:01Donc c'est vrai que là, ils sont un peu en train de brûler leur vaisseau
14:03pour obtenir ce vote, mais n'empêche que ce vote
14:06permettrait quand même de dire qu'il y a une voie de passage.
14:08C'est-à-dire que Michel Barnier s'est cassé les dents,
14:10il a essayé d'obtenir la neutralité du Rassemblement National,
14:12il ne l'a pas obtenu.
14:14François Bayrou a essayé de passer par les partenaires sociaux.
14:16– La BG de la Sécu l'a réussi, l'année dernière.
14:18– Oui, mais après, il a échoué sur le…
14:23François Bayrou a essayé de passer par les partenaires sociaux
14:25avec ce conclave, qui n'a pas fonctionné en particulier
14:28parce que le MEDEF n'a pas voulu être suffisamment souple
14:30pour que ça passe.
14:31Et là, Sébastien Lecornu a dit, bon, on va discuter,
14:34on va y aller à petits pas,
14:35je vais inventer une nouvelle façon de discuter,
14:37je vais laisser un peu mon égo de côté,
14:39je vais être un homme politique humble
14:42et essayer d'avancer à petits pas,
14:45ne pas trop parler aux médias
14:46et essayer de discuter en coulisses de façon efficace.
14:50Donc si ça ne fonctionne pas non plus,
14:51le problème, c'est quelle est la méthode
14:54qui pourrait être utilisée aujourd'hui ?
14:55On ne la voit pas bien.
14:56Donc c'est quand même la dernière station avant la dissolution.
14:59Donc c'est quand même ça la question.
15:00– Finalement, Coulon va jouer la carte de la stabilité
15:02au moins jusqu'au municipal, pas de chaos.
15:05– Et la stabilité qui creuse les déficits quand même.
15:07– C'est le résultat des élections de 2024
15:10qui fait qu'il n'y a pas de majorité absolue
15:11et que donc, s'il n'y a pas de majorité absolue,
15:14avec une impossibilité de plus en plus prof,
15:17– Il n'y a pas de majorité pour réduire les déficits.
15:19– Il n'y a pas de majorité pour rien du tout.
15:21Pardon, hormis pour quelques textes,
15:23par exemple le statut de l'élu local
15:24qui vient d'être voté.
15:25– On pourrait être décidé de faire des économies dans cette Assemblée.
15:28– Mais vous savez que c'est bien plus simple
15:29d'entrer dans une posture d'opposition en particulier,
15:31quand il n'y a pas de majorité,
15:33qu'on n'est pas fouetté par un président de la République
15:34ou un Premier ministre,
15:36de lâcher du lest sur l'ensemble des dépenses
15:38parce que ça va beaucoup mieux en circonscription.
15:40– Mais il y a eu la place des Français.
15:41– Je partage entièrement ce que vous voulez dire.
15:44– Non mais simplement, c'est que les Français,
15:45pendant des semaines, voire des mois,
15:47ils ont eu un Premier ministre, François Bayrou,
15:49qui est venu régulièrement sur tous les plateaux télé,
15:52expliquer que l'heure était grave,
15:54qu'il y avait le mur de la dette et des déficits
15:56et qu'il fallait à tout prix s'en saisir.
15:59Et puis là maintenant, on va nous expliquer
16:01que le compromis, c'est plus important que le reste,
16:04c'est pas grave, on laisse les déficits.
16:06Les Français, la parole politique,
16:08qui a raison, c'est sûr que c'est plus agréable
16:11de dire en français qu'on peut continuer
16:13à dépenser sans compter.
16:14– Et c'est bien pour ça que Bruno Retailleau,
16:16président des Républicains, a dit
16:17qu'il était, à titre personnel,
16:19contre ce projet de loi de financement
16:20de la Sécurité sociale,
16:21que les sénateurs et les Républicains
16:22remettent dès que ça passe au Sénat
16:24l'ensemble des mesures d'économie
16:26dans ce projet de loi de financement
16:27de la Sécurité sociale,
16:28mais sauf que dans la Ve République,
16:30jusqu'à preuve du contraire,
16:31c'est quand même l'Assemblée nationale
16:32qui a le dernier mot
16:33dans le cadre de la navette parlementaire,
16:34que c'est l'Assemblée nationale
16:35qui a le pouvoir de vie ou de mort
16:38sur un gouvernement,
16:39sur un Premier ministre,
16:39parce que seul l'Assemblée nationale
16:41peut donner sa confiance
16:42et ou censurer en cas de 49.3
16:44de motion de censure un gouvernement,
16:46et que donc c'est avec l'Assemblée nationale
16:48qu'il y a forcément les négociations,
16:51ou quasiment toutes les négociations,
16:52quand on est un Premier ministre
16:53qui n'a pas de majorité.
16:55Et là où il y a un effet pervers,
16:56si on fait le lien
16:56avec le projet de loi de finance générale,
16:58pas simplement de la Sécurité sociale,
16:59c'est qu'on a un déficit aujourd'hui
17:01de 20 milliards dans le PLFSS.
17:03OK, mais il y a 5 milliards
17:04qui sont déjà fléchés de déficit
17:06sur le budget général de l'État.
17:08C'est-à-dire que s'il n'y a pas...
17:10Là, c'est un vote en fait un peu en blanc,
17:11une sorte de cavalerie budgétaire
17:12qui sera votée,
17:13puisque ce n'est pas 20,
17:14mais 25 milliards de déficit déjà
17:16dans le projet de loi
17:17qui sera voté ce soir.
17:18Et les 5 milliards,
17:19c'est des économies à faire
17:20dans le projet de budget
17:21qui doit être voté,
17:22ou 5 milliards d'impôts supplémentaires
17:24à faire là tout de suite
17:26pour le budget 2026.
17:27Donc on voit bien
17:28que les deux sont intimement liés
17:29et avoir un raisonnement
17:30de décorer l'un avec l'autre,
17:33qui n'a aucun sens.
17:34Et on est aujourd'hui dans un système
17:35où ce PLFSS, pardon,
17:37je rebondis sur ce qu'avait dit
17:38M. Brun tout à l'heure,
17:39ça attaque forcément les actifs.
17:42On a eu un dégel des prestations sociales,
17:44par exemple,
17:45donc des personnes qui ne travaillent pas
17:46pour une grande majorité d'entre elles,
17:48qui va faire qu'il y ait 1% d'augmentation
17:51de ces prestations sociales
17:52suite à la suppression du gel de ces prestations.
17:55Je ne suis pas certain
17:55que tous les salariés du pays
17:56vont avoir 1% d'augmentation
17:58sur leur fiche de paye en 2026.
18:01Quand vous avez...
18:02Et je terminerai par là.
18:03Quand vous avez une suppression
18:05de la réforme des retraites,
18:07ça veut quand même dire
18:08qu'il y aura une hausse...
18:09Un décalage.
18:09En tout cas,
18:10une suspension de la réforme des retraites.
18:12Ça veut quand même dire
18:12qu'il faudra bien trouver l'argent
18:13pour les financer,
18:14pour faire en sorte que
18:15le dégel des prestations
18:17de ceux qui sont actuellement
18:18à la retraite,
18:19il faudra bien le financer aussi.
18:20Et que donc,
18:21c'est les actifs
18:22qui vont être beaucoup plus ponctionnés
18:23et qui donc auront beaucoup moins
18:25d'argent in fine
18:26sur leur salaire net
18:27par rapport au salaire brut.
18:27Donc c'est bien ceux qui travaillent
18:29qui nous payeront tout ça.
18:30L'Assemblée nationale retrouve
18:31Edgar Becket pour BFM TV
18:32parce que l'heure tourne
18:34et on se rapproche du vote, Edgar.
18:36Oui, Alain,
18:39on attend désespérément,
18:41c'est le mot,
18:42ce vote sur la partie dépense
18:43du budget de la sécurité sociale.
18:46Les députés procèdent
18:47à ce que l'on appelle
18:48des secondes délibérations.
18:50Ils réexaminent certains articles
18:53et cette seconde délibération,
18:55eh bien,
18:55elle prend du temps.
18:56Et une fois que cette seconde délibération
18:58sera terminée,
19:00il y aura une suspension de séance.
19:02Les explications de vote,
19:03cela signifie que chaque député
19:05va prendre la parole
19:07et va indiquer la position
19:09de son groupe
19:10sur cette partie dépense
19:12du budget de la sécurité sociale.
19:14Un député par groupe,
19:16donc 11 députés,
19:17vont prendre la parole
19:18lors de ces explications de vote.
19:19Et ensuite,
19:20il y aura ce fameux vote,
19:22ce fameux vote sur la partie dépense
19:25du budget de la sécurité sociale.
19:29Un vote, donc,
19:30qui devrait avoir lieu bientôt,
19:33sûrement avant 18h.
19:34– Merci Edgar Bécémé.
19:37Soisig Alain,
19:38on se souvient de Sébastien Lecornu,
19:40lorsqu'il est arrivé à Matignon,
19:41il a dit « je suis le premier ministre
19:43le plus faible de la Ve République ».
19:44S'il tient,
19:46s'il passe,
19:47il sera toujours aussi faible
19:48ou au contraire,
19:50il sortira quand même
19:51un peu renforcé
19:52en disant « j'ai gagné
19:53grâce au compromis ».
19:55– S'il l'emporte,
19:58je ne suis pas en train de vous dire,
20:00il va l'emporter,
20:00on est bien clair.
20:01– C'est le scénario,
20:02s'il l'emporte.
20:02– S'il l'emporte,
20:04disons que les perspectives
20:06pour qui demeurent
20:08un Matignon au-delà de Noël
20:11s'éclaircissent.
20:12– Bon, on peut imaginer
20:15une fois voté
20:17le budget de la Sécurité sociale,
20:20puis une fois voté
20:21le budget de l'État,
20:23quand je dis « puis »,
20:24c'est au cas où,
20:25parce que…
20:25– Ce sera plus compliqué.
20:26– Mais c'est pour ça
20:27que je vous dis « au cas où »,
20:28parce que ce n'est pas
20:28parce que le budget
20:29de la Sécurité sociale,
20:30par hypothèse,
20:31serait voté
20:31que celui de l'État
20:32aurait plus de chances
20:33d'être voté.
20:34Non.
20:34Mais si les deux,
20:36et là,
20:36il ne reste quand même
20:36pas beaucoup de jours pour ça,
20:38si les deux sont votés,
20:40à ce moment-là,
20:41Sébastien Lecornu
20:42peut espérer rester
20:44à Matignon plus longtemps,
20:46d'autant plus qu'on entre
20:47dans la période
20:48des campagnes municipales.
20:51Quand les campagnes municipales
20:52seront finies,
20:53on sera en réalité
20:54à un an
20:56de la présidentielle.
20:58Et donc,
20:59paradoxalement,
21:00enfin non,
21:01je ne sais pas pourquoi
21:01je dis « paradoxalement »,
21:02c'est idiot de ma part,
21:04au moment où je parle,
21:06au moment où je parle,
21:08s'il perd ce vote-là,
21:10on peut imaginer
21:11qu'il saute très rapidement.
21:14S'il gagne ce vote-là
21:16et s'il l'emporte sur le budget,
21:18on peut imaginer
21:18qu'il reste jusqu'au bout.
21:20Sébastien Lemalin.
21:21C'est-à-dire
21:22encore un an.
21:23Il va falloir quand même
21:24qu'il recolle les morceaux
21:25avec le fameux bloc central
21:27qui se sent quand même
21:28maltraité, là,
21:29dans les négociations abandonnées,
21:31puisqu'on fait des yeux doux
21:33à la gauche
21:33et finalement,
21:34on n'écoute plus beaucoup
21:35ce que dit Édouard Philippe
21:36ou Gabriel Attal.
21:37Si Victoire il y a,
21:38il y a toujours des députés
21:39pour aller au secours
21:39de la Victoire.
21:40Donc, ce sera moins tendu,
21:41sans doute que ça l'était
21:42il y a encore quelques jours.
21:43Mais effectivement,
21:44la décision sur Londam
21:46a été très très mal prise
21:47au sein du...
21:48Londam, c'est donc
21:48l'augmentation
21:50des dépenses de santé.
21:51Voilà, ça a été très mal...
21:51C'est l'enveloppe générale.
21:52...très mal prise
21:53au sein du camp macroniste.
21:56Pourquoi ?
21:57Parce que ce n'était pas prévu,
21:58ce n'était pas ce qui était
21:59dans le budget au départ.
21:59Ça a donné l'impression
22:00de donner des concessions
22:02de dernier moment à la gauche
22:03aux écologistes
22:04qui n'ont jamais été
22:05particulièrement amènes
22:06avec le gouvernement,
22:07les gouvernements
22:08d'Emmanuel Macron
22:09depuis 2017.
22:10Donc, ça a donné l'impression
22:11qu'ils étaient un peu lâchés
22:12et que finalement,
22:13on regardait beaucoup plus
22:14ce qui se passait à gauche
22:14qu'essayer de solidifier son camp.
22:17Après, c'est vrai
22:18que s'il arrive à faire ça,
22:19il a réinventé
22:20d'une certaine façon
22:21le macronisme.
22:22Parce que le macronisme,
22:23c'est tout sauf le dialogue.
22:24Le macronisme, au départ,
22:25c'est Emmanuel Macron
22:26qui l'emporte
22:26avec une majorité
22:27et qui ne discute pas.
22:28Donc, c'est vrai que là,
22:29s'il arrive à faire ça,
22:30à tendre la main à la gauche.
22:31En plus, c'est une forme
22:32de tête à queue.
22:34C'est-à-dire que finalement,
22:35le macronisme
22:35était né de la gauche.
22:37C'est ensuite
22:37des électeurs de droite
22:38qui sont venus voter
22:39pour Emmanuel Macron,
22:40en particulier
22:41à la présidentielle
22:42de 2022.
22:44Et là, ce serait
22:44le macronisme
22:45qui se sauverait
22:45grâce à la gauche.
22:46Oui, ce serait
22:47un sacré pied de nez.
22:48Et du coup,
22:48à l'Élysée, par contre,
22:50silence radio aussi
22:51sur cette bataille budgétaire.
22:53Alors remarquez,
22:53ça ne regarde pas
22:54la présidence de la République.
22:55C'est la séparation des pouvoirs.
22:57Ça regarde l'Assemblée nationale.
22:58Oui, et c'était le deal
22:59de départ aussi
23:00avec Sébastien Lecornu
23:01de lui donner carte blanche.
23:02Et les rares fois
23:03où Emmanuel Macron,
23:04ces dernières semaines,
23:06s'est immiscé
23:07dans le débat parlementaire
23:08par des commentaires,
23:10on sait l'effet
23:11que cela a pu avoir
23:12par notamment
23:13un commentaire
23:13sur la suspension
23:15de la réforme des retraites
23:16qui n'était pas
23:17suspension ni abrogression
23:18mais simple décalage.
23:20Ce démenti immédiat
23:21du Premier ministre.
23:23Donc, surplomb
23:24du chef de l'État
23:25et certains dans son camp
23:27lui intimait très clairement
23:28de ne pas ouvrir la bouche
23:30là-dessus
23:30parce que venant compliquer
23:32les affaires
23:32du Premier ministre,
23:33ça aussi c'est une réalité.
23:35Néanmoins,
23:36si Sébastien Lecornu
23:37s'en sort bien là,
23:38ça sauve entre guillemets
23:39Emmanuel Macron aussi.
23:40Ça lui permet
23:40de finir sans doute
23:42son quinquennat.
23:43Et c'est aussi pour ça
23:43qu'il a été renommé
23:45parce que pour le chef
23:46de l'État,
23:47c'est finalement
23:48le meilleur des pare-feux,
23:49le moine soldat
23:50finalement
23:51qui accepte la mission,
23:52qui a sans doute
23:53mis dans la balance
23:54après sa renomination
23:56sans doute
23:57plus de conditions
23:58qu'a sa...
23:59D'autonomie.
24:00D'autonomie absolument.
24:02Et il a dit
24:02au chef de l'État
24:03finalement,
24:04laissez-moi faire.
24:05Et quitte à faire voter
24:06un budget socialiste,
24:07pourquoi par avoir
24:07nommé un socialiste
24:08à Matignon ?
24:09Parce qu'on se dit
24:09ça aurait été plus simple
24:10si ça avait été Olivier Faure.
24:10S'il fallait nommer
24:12un socialiste,
24:12il fallait le faire
24:13au lendemain des élections
24:14quand la gauche
24:15était arrivée en tête.
24:17En 2024.
24:17Ce qui, après tout,
24:19aurait été la logique.
24:20Même s'ils auraient été
24:21censurés tout de suite.
24:22Parce que, oui,
24:23mais le problème,
24:23c'était que c'était
24:24l'application du programme NFP
24:26et rien que le programme NFP
24:27et c'était LFI.
24:29Non, mais ça aurait été
24:31une nomination de 24 heures.
24:33Bien entendu.
24:35Mais le fait de l'avoir fait,
24:36ça mettait dans une bonne position
24:38en disant
24:38j'ai joué le jeu.
24:39Et puis ensuite,
24:40ils sont censurés
24:40et à ce moment-là,
24:41on revient aux affaires sérieuses.
24:42Donc, on s'achète du temps,
24:43on n'entend plus parler
24:44de dissolution,
24:45on n'entend plus parler
24:45de destitution aussi,
24:46Charles Sapin.
24:47Pour le moment.
24:48Oui, tout à fait.
24:48Et d'ailleurs,
24:49on voit que le fond de l'affaire
24:51passait les différences
24:53sur le budget,
24:55les dissensions programmatiques.
24:56On voit un clivage très clair,
24:58finalement,
24:58au sein de cette Assemblée nationale
24:59qui sépare, en fait,
25:01ceux qui se disent
25:02bon, finalement,
25:04on n'a plus qu'à se préparer
25:05pour la présidentielle
25:06dans les différents camps
25:07et le quoi qu'il en croit,
25:09c'est-à-dire qu'importe
25:10les compromissions,
25:11qu'importe les remeniements
25:12programmatiques,
25:13qu'importe le dérapage
25:14des déficits,
25:15on va faire tenir le truc
25:17avec des sparadrages
25:17jusqu'à la présidentielle
25:18en espérant qu'il n'y ait
25:19pas trop de dégâts.
25:20Mais surtout, surtout,
25:21ne retournons pas aux urnes
25:22avant.
25:23Et vous avez l'autre partie.
25:24Donc là,
25:25on retrouve LR,
25:26PS,
25:27Modem,
25:28Renaissance,
25:30Horizon.
25:30Et puis,
25:30vous avez l'autre partie
25:32d'échiquiers politiques
25:33qui veulent un programme
25:35ou radical
25:36ou des réformes de structure
25:37qui demandent une majorité
25:39et qui, eux,
25:40veulent un retour aux urnes
25:41d'ores et déjà,
25:42dès maintenant.
25:43Et là,
25:43on retrouve
25:44le Rassemblement National,
25:46l'UDR
25:47et de l'autre côté
25:48de l'échiquier politique,
25:49la France insoumise.
25:50Et finalement,
25:52là,
25:52pour l'instant,
25:53c'est vrai que
25:53si jamais il n'y a...
25:54Enfin,
25:54si Sébastien Lecornu arrive
25:56à passer ce budget
25:56et plus le temps passe,
25:58plus la dissolution,
25:59en fait,
25:59s'éloigne.
26:00Mais il y a un moment,
26:00tout cela va se payer.
26:02Déjà,
26:02les déficits vont se payer
26:03par les contribuables,
26:04financièrement.
26:05Mais politiquement...
26:06Il faut que tout le monde
26:06ait en tête qu'il y aura
26:07des hausses d'impôts, quoi.
26:08Politiquement,
26:09toutes les personnes
26:10qui ont participé
26:10à ces budgets,
26:11qui ont défendu...
26:13On aura quand même
26:13se justifié auprès
26:14des Français.
26:15Exactement,
26:15ils ont défendu
26:15le contraire
26:16de tout ce qu'ils ont...
26:17Ils ont défendu
26:19le contraire
26:19de tout ce sur quoi
26:20ils ont été...
26:21C'est là où
26:21Édouard Philippe...
26:22Et donc,
26:23ça va se payer au municipal
26:23et ça va vraisemblablement
26:25se payer à la présidentielle.
26:26C'est là où
26:26Édouard Philippe
26:27a fixé un rendez-vous,
26:28effectivement,
26:28à la présidentielle
26:29en disant
26:29« Vous voyez,
26:30moi,
26:30je n'étais pas d'accord.
26:31Je ne veux pas assumer ça. »
26:33Alors,
26:33Édouard Philippe,
26:34il y a une singularité
26:35dans son positionnement,
26:36c'est-à-dire que lui,
26:36son offre présidentielle
26:38qu'il commence à préciser
26:39par touche impressionniste,
26:41c'est la continuation
26:42du macronisme.
26:43C'est une forme
26:43d'en même temps,
26:44un peu plus à droite,
26:45mais on reste...
26:46Je termine juste.
26:47On reste sur le même
26:48logiciel idéologique
26:50pour pouvoir faire en sorte
26:51que ça passe
26:52après deux mandats
26:52d'Emmanuel Macron
26:53sur la forme
26:54« Il doit incarner la rupture,
26:55d'où ses appels
26:56à la démission du chef de l'État,
26:57d'où ses appels
26:58à une nouvelle présidentielle
26:59et d'où ses prises de liberté
27:01par rapport aux positions
27:02du Premier ministre. »
27:02Moi, je ne suis pas du tout d'accord.
27:04Je ne crois pas
27:04qu'Édouard Philippe,
27:05s'il est candidat
27:07et si, par hypothèse,
27:08il a été élu,
27:09serait la poursuite
27:10d'Emmanuel Macron.
27:12Emmanuel Macron
27:12venait de la gauche.
27:14Il venait de la gauche socialiste,
27:15modéré,
27:16mais il venait de la droite.
27:17C'était...
27:17Bon.
27:18Édouard Philippe,
27:19il vient des Républicains.
27:20Édouard Philippe,
27:21non seulement...
27:22C'est un juppéiste.
27:22Non seulement...
27:24Les juppéistes sont des...
27:26Les juppéistes,
27:28c'est quand même...
27:28C'est la droite modérée.
27:29C'est quand même...
27:29Non, mais enfin,
27:30c'est surtout le cœur du gaullisme.
27:32Enfin, c'est...
27:33Enfin, franchement,
27:33de Juppé
27:35et ceux qui les ont précédés,
27:37c'est le gaullisme.
27:38Donc,
27:39Édouard Philippe,
27:40il vient de la droite.
27:42Emmanuel Macron,
27:43il vient de la gauche.
27:44Si Édouard Philippe l'emporte,
27:46et quand Édouard Philippe
27:47était Premier ministre,
27:48les comptes étaient tenus.
27:50Autrement dit,
27:51il était cohérent
27:52budgétairement,
27:53budgétairement,
27:54oui,
27:54mais c'était plus lui.
27:55Donc,
27:56toutes les intervisions successives
27:57et vouloir faire s'empagne au centre.
27:59Il a été remercié
28:00au bon moment.
28:02Bon.
28:04Ensuite,
28:05Édouard Philippe,
28:06c'est un homme de droite
28:07qui dit qu'il est de droite,
28:08qui va proposer
28:10un programme de droite
28:11et qui serait élu par la droite.
28:14Je veux dire,
28:14c'est totalement cohérent, ça.
28:16Si vous voulez,
28:17la répartition politique...
28:18Est-ce que...
28:18D'accord avec ça ou pas ?
28:20Non,
28:20Édouard Philippe.
28:21Édouard Philippe a été
28:22Premier ministre
28:22d'Emmanuel Macron,
28:23pas n'importe lequel.
28:25Le premier Premier ministre...
28:26Le retaillot a été ministre
28:26de l'Intérieur de Macron aussi.
28:27C'est pas tout...
28:28Pardon,
28:28mais je vous dis
28:29que c'est pas n'importe lequel.
28:29C'est-à-dire que ça a été
28:30le Premier ministre
28:31quand Emmanuel Macron
28:31avait les mains libres
28:32pour faire ce qu'il voulait.
28:33C'est-à-dire que c'est
28:33l'Emmanuel Macron triomphant,
28:35post-2017,
28:36qui a une large majorité
28:37à l'Assemblée nationale
28:38et qui applique fidèlement
28:39son programme.
28:41Bon,
28:41Édouard Philippe,
28:41c'est quand même quelqu'un...
28:43Pardon,
28:43je vous entends dire
28:43que c'est un gaulliste.
28:45Non.
28:45Bah si.
28:46Bah non,
28:46les gaullistes ne trahissent pas.
28:47Bon.
28:48Et Édouard Philippe...
28:49Édouard Philippe, pardon.
28:49Non, non,
28:50mais qu'est-ce que ça veut dire ?
28:51Les gaullistes sont
28:52comme tous les autres...
28:53Non, ça veut dire...
28:54Il y en a qui trahissent
28:54et il y en a qui ne trahissent pas.
28:56Édouard Philippe,
28:56c'est quand même le type...
28:57Non, non, non, non, non, non, non, non.
28:59Écoutez...
28:59Édouard Philippe,
29:01Édouard Philippe,
29:03Édouard Philippe,
29:03c'est quand même le type.
29:04Ça ne tient pas debout
29:05de dire
29:06l'égoliste ne trahissent pas.
29:08Édouard Philippe,
29:08Édouard Philippe,
29:08Édouard Philippe,
29:09Édouard Philippe,
29:09Édouard Philippe,
29:09Édouard Philippe,
29:09Édouard Philippe,
29:09Édouard Philippe,
29:10Non, mais vous permettez que je...
29:11Bien sûr, bien sûr,
29:11mais je n'ai juste pas
29:12de finir ma phrase,
29:12c'est pas mal.
29:13L'égoïste,
29:14l'égoïste ne sont pas
29:15une race supérieure
29:18qui n'a aucun défaut
29:20et qui par nature...
29:21Vous me disiez
29:22que je pouvais terminer,
29:23alors laissez-moi terminer.
29:24Bon.
29:25Les égoïstes ne sont pas
29:25une race supérieure
29:26qui ne commettent jamais
29:27d'erreur
29:27et qui sont parés
29:28de toutes les vertus.
29:29Ils sont comme
29:30les autres Français.
29:31Il y en a qui trahissent
29:32et la preuve,
29:33c'est qu'ils se sont
29:33dans leur histoire,
29:35que je connais bien,
29:36beaucoup trahis entre eux.
29:38Donc l'idée que gaullisme
29:39et trahison,
29:40ça n'existe pas,
29:41bien sûr que tout.
29:41Je vous dis juste
29:42qu'Édouard Philippe,
29:42c'est quand même le type
29:43qui s'est carapaté
29:44du siège des Républicains,
29:45enfin de l'UMP à l'époque,
29:46planqué à l'arrière
29:47d'une voiture
29:47sous une couette
29:48pour aller rejoindre
29:49Emmanuel Macron
29:50juste après une réunion
29:51de campagne
29:52pour devenir Premier ministre.
29:53Donc,
29:54en termes de fidélité
29:55aux uns et aux autres
29:56et de courage,
29:57on est quand même
29:58très très loin
29:58de la droiture.
30:00On a quand même
30:01une petite histoire
30:01à raconter sur l'histoire.
30:02Il s'en va aussi
30:03Édouard Philippe
30:03parce qu'il n'est pas du tout
30:04d'accord avec la position
30:05de son parti,
30:06qui est dans le nini.
30:08Il y a quand même
30:08plusieurs questions là derrière.
30:10Il s'en va surtout parce qu'il sent bien
30:10que la droite va perdre
30:11et que si la droite
30:12était certaine de gagner,
30:13Édouard Philippe,
30:14il s'est resté.
30:14Il s'en va
30:15parce qu'il n'est pas d'accord
30:16avec ce qui est en train
30:17de se décider.
30:18Édouard Philippe
30:19est celui qui a appliqué
30:20le programme d'Emmanuel Macron
30:21qui était un programme
30:23qui venait principalement
30:23de la gauche.
30:24Vous l'avez dit,
30:24Emmanuel Macron a plutôt
30:25été élu par la gauche
30:26en 2017.
30:27Son programme économique
30:28il n'était pas de gauche du tout.
30:29Mais il a été plutôt élu
30:30par la gauche en 2017.
30:31La politique de l'offre,
30:31c'est ce que la droite défend.
30:32C'est la politique de l'offre.
30:33Idéologiquement,
30:34il ne vient pas du RPR.
30:35Sur la question,
30:37par exemple,
30:37de la sécurité,
30:38Édouard Philippe,
30:39c'est le Premier ministre
30:41qui avait Gérard Collomb
30:42qui,
30:43quand il démissionne
30:44du ministère de l'Intérieur,
30:45dresse ce constat terrible
30:46sur la situation en France,
30:48sur les Français
30:48qui ne vivent plus
30:49côte à côte
30:50mais face à face.
30:51D'ailleurs,
30:51lui-même qui devient
30:52ministre de l'Intérieur
30:53à l'issue de la prestation
30:53de pouvoir avec Gérard Collomb.
30:54C'est quand même Gérard Collomb
30:55loin de là.
30:56Mais ça veut quand même dire
30:57que c'est la résultante
30:58de la politique du gouvernement
30:59qui l'a menée à Édouard Philippe.
31:00Donc,
31:00n'allez pas dire aujourd'hui
31:01qu'Édouard Philippe
31:02est le parangon
31:02de la vertu de droite,
31:03que c'est la personne de droite.
31:04Ce n'est pas vrai.
31:05On a des gens
31:05qui devraient voter contre
31:06et qui s'abstiennent.
31:07On a des gens
31:08qui devraient voter pour
31:09et qui finalement
31:11vont rejoindre le macronisme.
31:13Enfin,
31:13on n'y comprend vraiment
31:14plus rien aujourd'hui.
31:15Marie-Chantrin,
31:15en attendant,
31:16le vote sur cette partie
31:17du budget
31:18de la sécurité sociale.
31:20Oui,
31:20un joli gloubi-boulga,
31:22effectivement,
31:23avec des positions
31:23pas forcément toujours
31:24très cohérentes.
31:26Juste,
31:26revenir sur le parti Horizon,
31:28on était tous
31:29à écouter l'interview
31:30de ce député
31:31faite par Amandine
31:32et Guillaume...
31:33Qui était extrêmement sévère
31:34sur le budget.
31:34Très sévère.
31:35Mais encore une fois,
31:35vous dites peut-être
31:36que sa cohérence,
31:37la cohérence d'Horizon,
31:38lui sera reconnue
31:39à l'occasion
31:40de prochaines échéances
31:41municipales
31:43puis présidentielles.
31:44Mais le discours
31:45est quand même
31:45assez difficile à entendre.
31:47Ils sont extrêmement sévères
31:48mais au final,
31:49on va s'abstenir.
31:51Sans doute.
31:52Après avoir menacé
31:53de voter contre
31:54la semaine dernière.
31:54Ça sera remunis
31:55par les électeurs.
31:57Comme LR.
31:57Comme LR.
31:58Pierre-Henri Dumont,
31:59c'est Yann Boucard.
32:00Des Républicains
32:01et ce sont nos amis
32:03Amandine Atalaya
32:03et Guillaume Daré
32:04qui sont avec nous
32:05au Palais Bourbon.
32:06Oui, effectivement,
32:07Yann Boucard
32:07qui est député LR
32:08du territoire de Belfort.
32:10Vous faites partie
32:11des groupes clés
32:11qui vont être regardés.
32:13Alors dimanche,
32:14sur BFM,
32:15Bruno Rotaillou,
32:15nous avez dit
32:15les députés LR,
32:16je les appelle à voter
32:17contre ou à s'abstenir.
32:19Vous, député
32:19et les Républicains,
32:20vous allez faire quoi ?
32:21Moi, à titre personnel,
32:22je vais voter pour
32:23parce que ce qui n'a pas été rappelé...
32:24Vous allez voter pour ce budget ?
32:25Je vais voter pour ce budget
32:26parce que j'entends
32:26ce que me disent
32:27les citoyens chez moi
32:28qui veulent qu'on sorte
32:28de cette séquence budgétaire,
32:30qu'on ait 577 députés,
32:31qu'il n'y a pas de majorité.
32:32Les citoyens,
32:32les Français,
32:33ils l'ont acté
32:33et veulent maintenant
32:34qu'il y ait un budget
32:34qui soit adopté
32:35pour notre pays,
32:36qu'on avance.
32:36Et moi, j'ai un constat simple,
32:37c'est que l'absence de PLFSS
32:39coûtera plus cher au pays,
32:40environ 30 milliards,
32:41que ce PLFSS
32:42qui n'est pas parfait,
32:42bien sûr,
32:43parce qu'il est le fruit
32:43d'un compromis.
32:44On a obtenu, nous,
32:45au sein de la droite républicaine,
32:46de vraies victoires.
32:47La défiscation des heures supplémentaires,
32:48la réindexation des retraites
32:49et toute une série de mesures
32:51qui me permettent
32:51de voter pour...
32:52C'est invotable,
32:52dit Bruno Rotaillot.
32:53Écoutez, moi,
32:54je le trouve votable.
32:56Lui, il dit que c'est
32:57un hold-up fiscal.
32:58Comment est-ce que les Français
32:59peuvent comprendre
32:59qu'il y a autant de positions
33:00différentes au sein du même parti,
33:02sachant qu'il est quand même
33:02le patron de la droite ?
33:03Moi, je ne vois pas
33:04où est le hold-up fiscal
33:05dans ce PLFSS.
33:06On a une différence
33:07d'appréciation là-dessus
33:09qui semble assez net.
33:10Mais je vous le répète,
33:11ce PLFSS est bien meilleur
33:13que l'absence de PLFSS
33:14si aujourd'hui,
33:14l'Assemblée rejetait
33:15ce projet de loi
33:16de financement
33:16de la Sécurité sociale.
33:17Il y en a beaucoup d'autres
33:18qui pensent comme vous
33:18au sein du groupe LR ou pas ?
33:20Je ne sais pas.
33:21On verra au moment du vote,
33:22mais je ne serai clairement
33:23pas tout seul à voter pour.
33:24On sera sans doute
33:24autour d'une quinzaine.
33:26Je crois que c'est vos estimations
33:27que j'ai vues aujourd'hui.
33:27Je n'ai pas fait les calculs,
33:29mais ça me semble assez juste.
33:31Et en tout cas,
33:31je vous le dis,
33:32on a obtenu des victoires
33:33et ça, ça n'a pas été assez rappelé,
33:34il me semble,
33:35dans ces débats.
33:35Donc une quinzaine,
33:36d'après vos calculs,
33:37une quinzaine de députés LR
33:38qui pourraient voter pour ce budget ?
33:40Je reprenais vos estimations
33:41parce que j'ai suivi BFM TV
33:42comme beaucoup de Français.
33:43Mais vous nous avez dit
33:44juste avant
33:44qu'on ne devait pas se tromper.
33:45Je pense que vous ne devez
33:46pas être très loin de la vérité.
33:47C'est un budget quand même
33:48où il y a plus de dépenses,
33:50pas beaucoup d'économies.
33:51Ça, ça vous convient ?
33:52Je vous l'ai dit,
33:52ce budget n'est pas parfait.
33:53J'aurais préféré
33:54qu'il y ait un PLFSS
33:54qui soit meilleur, bien sûr.
33:56C'est un budget de compromis.
33:57L'Assemblée a travaillé
33:58très sérieusement
33:59pendant des semaines.
33:59D'ailleurs, contrairement
34:00à la caricature
34:01qui est parfois faite,
34:02il n'y a pas de majorité
34:03dans cette Assemblée.
34:04Le compromis tombe
34:04sur ce budget-là.
34:06Merci, Yann Boucard
34:07qui va donc voter pour.
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