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Lundi 25 août 2025, retrouvez Kevin Thozet (Membre du comité d'investissement, Carmignac), Pierre-Yves Dugua (Correspondant américain), Jacques Henry (responsable de la recherche et allocation multi-actifs, SILEX) et Alain Durré (Chef économiste Europe, Natixis CIB) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:00Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart4Change pour rester plus que jamais peut-être à l'écoute des marchés.
00:16C'est le coup d'envoi de la saison 6 de Smart Bourse et de l'antenne en général de Bsmart4Change aujourd'hui.
00:22Et cette semaine nous sommes bien sûr ravis de vous retrouver pour une nouvelle saison ensemble d'analyse, de marché, de décryptage des grandes thématiques d'investissement.
00:31Nous nous retrouvons tous les jours à 17h en direct sur Bsmart4Change, sur vos box à la télévision bien sûr.
00:39Vous nous suivez également en live sur les réseaux sociaux et notamment sur LinkedIn.
00:43Et vous nous retrouvez en rattrapage bien sûr, que ce soit en replay chaque jour sur notre site bsmart.fr ou encore en podcast sur l'ensemble de vos plateformes préférées.
00:52Au sommaire de cette édition ce soir, le bilan d'un été qui aura été un été boucle d'or sur les marchés.
00:59C'est peut-être l'avis que partageront nos invités au cours de cette émission.
01:03Nous avons vu le dollar, les taux consolidés et le momentum des actions rester favorables et constructifs.
01:09Et même plus encore peut-être quand on regarde le marché américain avec une séance un peu fanfare vendredi à l'occasion du discours de Jérôme Powell lors du symposium de Jackson Hole.
01:21Jérôme Powell qui non seulement ne ferme pas la porte à des baisses de taux à l'occasion du prochain FOMC de septembre.
01:27Mais qui ouvre peut-être même la voie à une reprise des baisses de taux du côté de la réserve fédérale américaine.
01:33Qui est en pause depuis neuf mois maintenant après avoir baissé ses taux directeurs de 100 points de base il y a un an de cela.
01:40Nous en discuterons bien sûr avec nos invités de Planète Marché.
01:43Le marché a apprécié dans son ensemble le discours de Jérôme Powell.
01:47Après le discours de la Fed et de Jérôme Powell place à nouveau aux résultats de l'entreprise.
01:53Et pas des moindres puisque ce sera le marqueur, le test même peut-être pour le marché américain cette semaine.
01:58La publication des résultats de Nvidia dont la capitalisation boursière tutoie désormais les 4,5 trillions de dollars.
02:07Nvidia publiera ses résultats ce mercredi soir après la clôture des marchés américains.
02:12Pauline Grattel évidemment à nos côtés pour cette saison 6 qui vous apportera tous les détails de cette séance en cours dans un instant.
02:18Avec une petite consolidation quand même pour les indices en Europe et aux Etats-Unis qui affichent des performances négatives à ce stade.
02:26Et puis nous retrouverons comme chaque lundi notre correspondant américain Pierre-Yves Dugas pour notre quart d'heure américain hebdomadaire.
02:33Pierre-Yves Dugas qui nous livrera le bilan de l'été sur le plan de l'actualité politique et économique aux Etats-Unis.
02:40Nous le retrouverons en direct à 17h45 et bien sûr en replay également sur notre site bismart.fr.
02:46Pauline Grattel à nos côtés évidemment comme chaque jour, chaque soir dans Smart Bourse pour vous apporter les infos clés du jour sur les marchés.
03:04Bonsoir Pauline.
03:05Bonsoir.
03:05Bienvenue, ravi de vous retrouver avec des indices mondiaux qui reprennent un peu leur souffle en ce début de semaine après les gains enregistrés lors de la séance de vendredi.
03:14Oui, après le discours de Jérôme Poel à Jackson Hole, les indices étaient en hausse et le Dow Jones a même inscrit un nouveau plus haut en clôture vendredi.
03:22Le président de la réserve fédérale a renforcé les anticipations de baisse des taux lors de la réunion des 16 et 17 septembre en soulignant les risques croissants sur le marché du travail américain.
03:32Les indices qui glissent légèrement aujourd'hui un peu partout aux Etats-Unis et en Europe à l'exception du marché britannique qui reste fermé aujourd'hui pour Bank Holiday.
03:41Oui, en France, le CAC 40 cède environ 0,5% au cours de la séance et se maintient au-delà de 7900 points.
03:48Aux Etats-Unis, les indices consolident à l'ouverture et évoluent en léger repli dans les premiers échanges.
03:53En Asie, les indices sont portés par les secteurs de l'immobilier et des terres rares.
03:57Le Hang Seng gagne 2% et l'indice composite de Shanghai est au plus haut depuis 10 ans.
04:01Quel est l'équilibre, les équilibres observés en ce début de semaine sur les marchés obligataires, Pauline ?
04:06Aux Etats-Unis, le rendement à 10 ans s'établit autour de 4,30%.
04:11En Europe, le rendement allemand à 10 ans grimpe entre 2,75 et 2,80%.
04:16Et le rendement français de même échéance évolue autour de 3,50%.
04:20Sur le marché des échanges, l'euro-dollar se traite autour de 1,17% aujourd'hui.
04:24Et puis, un mot des entreprises avec deux déconvenues américaines pour des sociétés européennes,
04:30pour une société française en l'occurrence, Valneva voit son titre s'effondrer aujourd'hui.
04:35Oui, c'est la chute du jour en France.
04:37Le titre Valneva s'effondre de près de 30% au pire de la séance.
04:41Son vaccin contre le chikungunya a été suspendu aux Etats-Unis après de nouveaux cas d'effets indésirables graves.
04:47La mesure prend effet directement et bloque ainsi la vente et l'expédition du vaccin aux Etats-Unis.
04:51Et puis, autre chute à signaler effectivement sur les marchés européens, celui du titre Orsted, qui est littéralement au tapis désormais.
04:59Oui, le titre plonge en effet de 17% après que Donald Trump a annoncé la suspension d'un projet éolien offshore quasiment achevé.
05:06Depuis le début de l'année, le titre Orsted perd 45%, ce qui correspond à environ 8 milliards de dollars de capitalisation boursière envolée.
05:13Compliqué pour Orsted, qui doit lever, qui devait lever plusieurs milliards de dollars ou d'euros ou de couronnes.
05:20Choisissez votre devise pour le financement de ce projet éolien offshore à Rhode Island aux Etats-Unis.
05:27Et puis, un mot du secteur bancaire qui reste un secteur performant sur les marchés et un secteur en pleine consolidation en Europe avec de nouveaux mouvements, micro-mouvements à signaler.
05:37Oui, Unicredit a annoncé porter sa participation directe dans Commerzbank à 26% et en tenant compte des instruments qui lui restent à convertir.
05:44La participation d'Unicredit avoisine les 29%. Au-delà de 30%, il faudra lancer une offre publique d'achat.
05:51Les deux banques évoluent aujourd'hui autour de l'équilibre.
05:54Quel sera le programme de demain sur les marchés pour les investisseurs ?
05:57Les investisseurs prendront connaissance demain de la confiance des consommateurs du Conference Board du mois d'août aux Etats-Unis.
06:03Plus globalement, la semaine sera rythmée par les résultats de Nvidia mercredi soir, de la seconde estimation du PIB américain pour le deuxième trimestre jeudi.
06:11Et enfin, de l'indice PCE et Core PCE américain de juillet vendredi.
06:15Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse à 17h en direct, vous retrouvez Pauline Grattel qui vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
06:223 invités avec nous chaque soir en plateau pour décrypter les mouvements de la planète marché.
06:37Alain Duré nous accompagne ce soir, chef économiste Europe de Natixi, CIB. Bonsoir Alain.
06:41Bonsoir Alain.
06:42Merci d'être là, merci à Kevin Tozen de nous accompagner également. Bonsoir Kevin.
06:46Bonsoir.
06:46Vous êtes membre du comité d'investissement de Carmignac.
06:48Et Jacques-Henri est à nos côtés, le responsable de la recherche et de l'allocation d'actifs de Silex.
06:53Bonsoir Jacques.
06:54Bonsoir Alain.
06:54Merci d'être là.
06:55L'actualité qui nous réunit traditionnellement en cette rentrée, en cette dernière semaine du mois d'août,
07:00ce sont les résultats des discours de différents grands banquiers centraux à l'occasion du symposium de Jackson Hole
07:07qui se tenait en fin de semaine dernière organisé par la fête de Kansas City.
07:11Jacques, sans doute, très probablement le dernier Jackson Hole de Jérôme Poel,
07:15en tout cas en tant que président de la Réserve fédérale américaine.
07:19Le marché a plutôt applaudi le discours de Jérôme Poel.
07:23Il a été lui-même applaudi par la salle à l'occasion de ce discours d'une quarantaine de minutes.
07:29Qui nous dit quoi, Jacques ?
07:32Que la Fed va pouvoir reprendre à certaines conditions ses baisses de taux
07:37et peut-être même dès la prochaine réunion qui se tiendra les 16 et 17 septembre ?
07:42Alors le discours était très nuancé à l'habitude de Poel.
07:46Par contre, le marché attendait peut-être un peu plus.
07:50C'est-à-dire que l'année dernière, il avait pré-annoncé la baisse de taux du mois de septembre.
07:53Là, ça n'a pas été le cas.
07:54Par contre, il a entre-ouvert la porte et le marché s'est engouffré dans la bourse.
07:59Très clairement.
08:01Par contre, il garde aussi toujours ce billet qui va dépendre des données.
08:05Il y a deux données très attendues avant le FOMC.
08:09Ça sera l'emploi et le chiffre d'inflation.
08:12Et donc, il garde en fait les cartes en main pour pouvoir décider en fonction des prochains chiffres qui vont arriver.
08:19En tout cas, le marché, il lui fallait juste d'avoir l'option de baisser les taux pour que ça aille beaucoup mieux.
08:24L'un et l'autre, le chiffre d'emploi et le chiffre d'inflation, les prochains chiffres qui seront publiés effectivement avant la prochaine réunion de la Fed,
08:33ayant la même valeur aujourd'hui dans la fonction de réaction de la Réserve fédérale américaine ?
08:37Ou est-ce qu'il y a une attention particulière qui est portée, je pense notamment à l'emploi ?
08:42Puisque c'était d'ailleurs le grand sujet du symposium de Jackson Hole,
08:45les marchés du travail face à un certain nombre de transitions démographiques en matière de productivité ou en matière de politique économique.
08:53Est-ce que c'est l'emploi aujourd'hui qui guide avant tout la décision à venir de la Réserve fédérale américaine ?
09:00Alors, dans les précédents discours, il disait que le chiffre principal était là où il y avait le plus d'écarts par rapport à la politique, à l'objectif de politique monétaire.
09:10Donc là, clairement, il y a eu un mini-pivot.
09:13On ne parle pas de pivot, mais il y a eu une forme de mini-pivot pour dire que finalement, l'inflation, l'écart est peut-être un peu moins fort qu'attendu.
09:22Mais il y a peut-être un écart qui est en train de se créer au niveau de l'emploi.
09:26Et donc, c'est ce qui permet peut-être de faire une baisse de taux très prochaine.
09:30Qu'est-ce que vous en dites chez Silex, Jacques ?
09:32Vous adhérez à l'idée qu'il y a des fragilités dans le marché du travail américain, dans l'emploi américain,
09:38qui peuvent justifier une décision, une reprise des baisses de taux dès la réunion de septembre ?
09:44Nous, on est un peu plus prudents que le marché.
09:45Nous, on n'a pas pour l'instant changé notre scénario d'avoir une baisse de taux.
09:50D'ici la fin de l'année ?
09:50D'ici la fin de l'année.
09:51Donc là, clairement, on considère qu'on reste plus en ligne avec notre scénario plutôt qu'un vrai changement,
09:57plutôt que le mini-pivot.
09:58On n'a pas joué le mini-pivot, très clairement.
10:00Oui, parce que le marché, comme vous disiez, s'est engouffré dans la porte entre-ouverte par Poel
10:04pour dire qu'il y en aura une en septembre et il y en aura une en décembre.
10:07C'est ça l'idée du marché.
10:08C'est-à-dire que si on regarde la probabilité de baisse de taux, elle a beaucoup fluctué ces derniers temps.
10:13Lorsqu'il y a eu des révisions sur les chiffres économiques et puis ensuite des craintes de nouveau sur la croissance,
10:20les probas ont beaucoup, beaucoup bougé.
10:22Pour l'instant, il ne s'est rien passé.
10:24Oui.
10:24Bon, sur les arguments et le rationnel porté par Jérôme Poel, par d'autres membres du FOMC,
10:30on a déjà en tête que la présente réunion a vu deux dissidences au sein des gouverneurs,
10:36Bowman et Waller.
10:38Kevin, est-ce que le rationnel de Jérôme Poel paraît justifié au regard des données économiques
10:44et de la course de l'économie américaine, qui semble quand même ralentir en termes de croissance ?
10:49Oui, si je résume le discours et les arguments qui sont mis en avant, c'est que la Réserve fédérale a fait une pause,
10:56elle a attendu et elle ne peut pas attendre éternellement.
10:58Et donc, on ouvre cette porte à une possible baisse de taux.
11:04Les tarifs sont passés, ça a pris un peu plus de temps que ce qui était anticipé.
11:07Maintenant que c'est fait, on continue.
11:09Je crois quand même que dans son discours, il y avait une forme de biais plutôt accommodant.
11:14On va dire qu'il retrouve peut-être un biais un peu naturel avec lequel on a pu le connaître assez débit,
11:20ce qui nous dit quand même que le taux d'intérêt actuel, la politique monétaire actuelle, est en territoire restrictif.
11:25Modérément restrictif, c'est ça, mais quand même restrictif.
11:27Ce que ça laisse entendre, c'est que la trajectoire à venir, c'est forcément une baisse de taux.
11:32Et c'est vrai que quand on regarde l'économie américaine,
11:37on a quand même un taux de chômage qui est 4,15, 4,20, quelque chose comme ça.
11:43Pas loin du bas qu'il a pu être.
11:46Clairement, c'est un facteur qui regarde plutôt dans le rétroviseur que par le pare-brise.
11:49Mais quand même, ça fait partie de ce double mandat.
11:51Et quand on regarde l'autre volet du mandat de la Réserve fédérale, le mandat de l'inflation,
11:56on a une inflation qui est juste sous les 3%.
11:58Il le dit d'ailleurs lui-même.
12:01Il le dit au effort que ça fait 4 ans, plus de 4 ans, qu'il passe à côté de son mandat de l'inflation.
12:06Et quand on regarde les projections de la Réserve fédérale, ça devrait être encore le cas.
12:09Pendant deux ans, en tout cas, c'est ce qu'ils ont à l'esprit.
12:13Et comment il faut comprendre l'idée de cette baisse de taux qu'il promeut malgré tout, d'une certaine manière ?
12:18On va dire, si on verse dans des théories, on va dire, conspirationnistes, qu'on peut douter.
12:24C'était une question que j'avais dans ma liste, bien sûr.
12:27On y viendra, donc.
12:28Ce que le disait au point, l'ouverture à de prochaines baisse de taux coïncide, évidemment,
12:33à une demande explicite, pour ne pas dire plus, de Donald Trump depuis le début de son mandat.
12:38Et puis, vous parliez de dissidents.
12:39Il y a, a priori, de moins en moins de dissidents au sein du conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale.
12:44Et il y en aura de moins en moins dans les mois et les trimestres.
12:47Pourquoi, parce que Trump les remplace au fur et à mesure, c'est ça ?
12:49Si, on va voir M. Miriam qui va être là.
12:51Il y a une question sur, voilà, Mme Cook.
12:54Mme Gleur va être partie.
12:56Il y aura toute une question sur les directeurs de Réserve fédérale régionaux.
13:00Parce qu'une fois qu'on a le conseil des gouverneurs acquis à sa cause,
13:04on peut remettre en cause ces sept gouverneurs de Réserve fédérale régionaux
13:07qui en a changé tous les ans.
13:09Donc, ça, ça pourrait être, encore une fois, si on verse dans ces théories-là,
13:13ça peut être une explication.
13:14L'autre, c'est peut-être aussi qu'ils se calent sur, on va dire,
13:19le guidage prospectif de la Réserve fédérale, le fameux dot plot,
13:23ce que nous signale la Réserve fédérale américaine,
13:25c'est deux baisses de taux cette année,
13:27il ne fait ni plus ni moins que de dire qu'il y en aura une,
13:30au moins une, entre maintenant et décembre.
13:32Donc, ça dépend d'où on se passe.
13:35Je tends à partager le positionnement et la prudence.
13:39On garde plutôt un biais relativement prudent sur les taux américains.
13:45Sur la marge de manœuvre que la Fed aura pour aller assez loin dans son ajustement.
13:50Oui, et puis sur le marché d'ontacte, c'est dans les prix.
13:52Quand on se projette, soit les chiffres qu'on aura d'ici mi-septembre
13:58ne justifieront pas une baisse de taux, ce qui devrait faire remonter les taux d'intérêt,
14:02soit on baisse les taux d'intérêt maintenant avec une inflation à 3%,
14:08une inflation, on va dire, cœur dans les services plus élevés,
14:12une réaccélération des salaires,
14:13et ça, ça peut faire monter les taux d'intérêt à plus long terme.
14:16Parce que là aussi, M. Powell nous dit que les anticipations d'inflation,
14:19elles sont bien ancrées. C'est vrai, si je regarde des instruments obligataires
14:24alliés au marché d'inflation, si je regarde les enquêtes,
14:26c'est quand même beaucoup moins vrai.
14:30Chez Natixis, qu'est-ce que vous en dites, Alain ?
14:32Est-ce que les arguments développés par Jérôme Powell,
14:37sous-tendant l'idée quand même d'un ajustement,
14:40d'une possibilité d'ajustement du réglage de la politique monétaire,
14:43est-ce que ces arguments sont audibles, entendables ?
14:46Alors, au niveau du discours, je partage le point de vue de Jacques-Henri,
14:49on est très prudents également, parce que ce que je trouve paradoxal...
14:53Ce n'est pas un done deal, là.
14:53Non, ce n'est pas un done deal, mais le marché l'a compris comme ça,
14:57et en même temps a passé sous silence, ou est passé à côté
14:59de la révision du cadre de stratégie de politique monétaire,
15:04où le côté point de doviche a été retiré,
15:07pour mettre plus l'accent sur les tendances de moyen long terme.
15:10Donc je pense que le marché est peut-être un petit peu trop optimiste
15:13pour le mois de septembre.
15:13Oui, parce que c'était l'autre partie du discours de Jérôme Poel.
15:17Alors, on viendra à la question de l'indépendance de la Fed
15:19et des banques centrales en général,
15:21mais c'était l'occasion, cinq ans après, je crois,
15:24la revue stratégique qui avait abouti à la stratégie
15:29de ciblage flexible de l'inflation en moyenne,
15:33qui prévalait ces dernières années.
15:34Donc, nouvelle revue stratégique et nouveau cadre
15:36de stratégie de politique monétaire
15:39qui a été rapidement évoquée par Jérôme Poel.
15:42Qu'est-ce qu'il faut en comprendre ?
15:43Vous dites que ce cadre, peut-être,
15:46donne une tonalité plus au-quiche
15:48à la fonction de réaction de la Réserve fédérale américaine demain ?
15:52Au-quiche dans le sens où je pense qu'on remet un peu plus
15:55sur le pied d'égalité pour les tendances de long terme,
15:58l'objectif inflation-emploi.
16:01Et emploi maximal.
16:02Et je pense qu'effectivement, avec les données qu'on a aujourd'hui,
16:07on n'a pas vraiment d'éléments probants
16:09qui puissent permettre d'être convaincus d'une baisse au mois de septembre.
16:13D'accord.
16:14Bon, on verra ce qu'il en est.
16:16Il reste effectivement pas mal de données d'emploi et d'inflation
16:18d'ici le FOMC des 16 et 17 septembre.
16:22sur le sujet de l'indépendance de la FED
16:25et des banques centrales en général.
16:27Alain, alors je le dis,
16:28vous avez longtemps travaillé au sein du département de politique monétaire,
16:32s'il ne dit pas de bêtises,
16:33d'une grande banque centrale européenne,
16:35la nôtre en l'occurrence.
16:36Non mais, pourquoi les banquiers centraux
16:38sont si sensibles à cette question de l'indépendance là,
16:41aujourd'hui, maintenant ?
16:43C'est vrai que les attaques de Donald Trump contre la FED
16:45se multipliquent,
16:46soit la pression pour demander des baisses de taux
16:47ou des attaques directes
16:50contre des membres du board de la Réserve fédérale américaine.
16:54Enfin, d'où provient l'idée
16:56que l'indépendance des banques centrales
16:57est quelque chose d'important
16:58et pourquoi est-ce que les banquiers centraux en charge,
17:00aujourd'hui,
17:01semblent y être autant attachés ?
17:03Alors, historiquement,
17:04on a quand même plusieurs épisodes
17:06où les banques centrales
17:08qui ont finalement suivi plus un objectif de gouvernement
17:11que de stabilité des prix
17:13ont entraîné une forte inflation
17:16avec une instabilité macroéconomique.
17:18Donc, à court terme,
17:19on peut promouvoir l'emploi
17:22au détriment de l'inflation,
17:23mais on le paye à long terme.
17:24Et les deux grands exemples que l'on a
17:27dans les pays avancés,
17:28c'est évidemment la Federal Reserve
17:30après la Seconde Guerre mondiale en 1947
17:33qui, bien que par statut était indépendante,
17:38a décidé de cibler le taux de rendement
17:42des bons du trésor américain
17:44pour donner un peu d'oxygène au gouvernement
17:47et ce qui s'est passé,
17:49c'est qu'à un bon moment,
17:51la politique du gouvernement
17:51n'a pas été acceptée par le marché,
17:53le marché n'a plus voulu acheter ses bons
17:55et donc la Banque centrale a dû acheter
17:56énormément de bons
17:59qui a amené une inflation
18:00à plus de 17% en 51.
18:02L'autre exemple un peu plus vieux,
18:05c'est évidemment ce qui s'est passé
18:06avec la Reich Bank
18:07après la Première Guerre mondiale
18:10où là aussi, par statut,
18:12la Banque centrale était indépendante,
18:14mais voyant les instabilités
18:16par l'incapacité du gouvernement allemand
18:18de racheter,
18:19de payer les indemnités de guerre
18:21qui créaient de l'instabilité
18:23sur le marché d'échange
18:24et sur le marché obligataire,
18:26elle-même a aussi voulu aider le gouvernement
18:29et ça s'est traduit par une hyperinflation.
18:33Pourquoi aujourd'hui,
18:34la grosse crainte des banquiers centraux
18:36aujourd'hui,
18:37c'est que s'ils perdent cette indépendance-là,
18:39ils ont peur que les gouvernements
18:40demandent de monétiser leur dette
18:42et monétiser la dette
18:44à moyen et long terme,
18:46ça crée de l'instabilité macroéconomique
18:48et une forte inflation
18:50qu'on n'est pas sûr de pouvoir contrôler.
18:53Ce serait le basculement dans un monde
18:54de, alors les Américains
18:56ou les Anglo-Saxons disent
18:57dominance fiscale,
18:58mais on traduit toujours mal
18:59le terme fiscale,
19:00dominance budgétaire.
19:02C'est ça, oui.
19:02Mais en fait,
19:03il y a trois types d'indépendance.
19:06Il y a l'indépendance institutionnelle,
19:08donc les statuts,
19:09si on est protégé par la loi ou pas,
19:11l'indépendance opérationnelle
19:13et l'indépendance financière.
19:15L'indépendance opérationnelle,
19:16c'est en fait l'influence du gouvernement
19:20sur la prise de décision
19:23et donc ce dont il s'agit aujourd'hui,
19:26c'est de remplacer les personnes
19:27qui prennent la décision
19:28pour qu'ils prennent des décisions
19:30en faveur du gouvernement.
19:32Et c'est une ligne de crête,
19:33cette indépendance opérationnelle
19:34dans un monde
19:35où les niveaux d'endettement public,
19:37alors on peut rentrer dans le détail,
19:38mais ont globalement quand même explosé
19:40depuis ces dernières années,
19:41depuis la crise Covid.
19:43Le mandat des banques centrales,
19:46c'est aussi la stabilité du système financier,
19:49derrière la stabilité des prêts
19:50ou l'emploi maximum
19:51pour la réserve fédérale américaine.
19:54Ce niveau d'endettement,
19:55il pèse comme une responsabilité supplémentaire
19:59pour les banques centrales,
20:00pour les banquiers centraux aujourd'hui ?
20:02Ah oui, tout à fait,
20:02puisque comme je le disais
20:03dans l'exemple des années 50
20:05de la Federal Reserve,
20:06c'est exactement ce qui s'est passé,
20:08c'est qu'on avait une instabilité financière
20:11et la banque centrale s'est dit
20:12je vais temporairement essayer
20:14de stabiliser le système
20:16et on a eu en face
20:18un gouvernement qui n'était pas coopératif,
20:20qui a continué à dépenser davantage
20:22et ce qui a forcé la banque centrale
20:24à finalement renoncer son objectif
20:25de stabilité des prix.
20:27Donc c'est le gros risque aujourd'hui.
20:28Et donc elle a dû se substituer
20:30derrière ces sous-tités
20:31à tous les autres acheteurs
20:32pour permettre ce financement de l'État.
20:35De l'indépendance des banques centrales,
20:37pourquoi c'est important, Jacques ?
20:39Et est-ce qu'on est effectivement
20:40dans un moment un peu critique ?
20:42Jérôme Poil est en première ligne
20:43sous les attaques permanentes
20:46de l'administration Trump.
20:47Est-ce que déjà le marché
20:49a perçu un affaiblissement
20:54de l'indépendance
20:54de la réserve fédérale américaine ?
20:56Ou est-ce qu'on en discute
20:58dans les cercles réservés
20:59à ce genre de discussion aujourd'hui ?
21:00Je pense qu'on est toujours
21:01sur une ligne de crête
21:02et je veux faire peut-être
21:03un parallèle avec le Japon.
21:05J'ai commencé à couvrir le Japon
21:06lorsque Abe est arrivé au pouvoir
21:08et il y avait tout ce débat
21:10est-ce que la Banque centrale
21:11est indépendante ou pas ?
21:12Qu'on vient d'avoir très brièvement
21:13lorsqu'on s'est rencontrés
21:15juste avant l'émission.
21:17Et en fait, j'ai le souvenir
21:18d'une présentation de quelqu'un
21:19qui avait inspiré Avenomics,
21:21qui était Hetsuro Honda,
21:22qui faisait partie
21:23des inspirateurs de la politique,
21:25qui faisait une conférence
21:26pour présenter la politique.
21:27Et il y a bien sûr
21:27cette question qui arrive,
21:29alors est-ce que la Banque centrale
21:30est indépendante ou pas ?
21:31Et là, alors que c'est un Japonais,
21:33normalement, il ne laisse rien paraître.
21:35Et là, grand sourire, il dit
21:36la Banque centrale est indépendante,
21:38mais on se parle.
21:39Voilà.
21:39Et je pense que cette ligne de crête,
21:41elle se situe justement là.
21:43Il y avait toujours un dialogue.
21:45On savait très bien que finalement,
21:46la politique d'Abbé ne pouvait fonctionner
21:48qu'avec le soutien indéfectible
21:51de la Banque centrale.
21:52Et que cette Banque centrale
21:54a soutenu ça suffisamment longtemps,
21:56puisque c'est encore le cas
21:57plus ou moins aujourd'hui.
21:58C'est peut-être moins vrai maintenant,
22:00mais en tout cas,
22:01l'Abbé n'est plus là,
22:01mais l'héritage d'Abbé est encore là.
22:04Et aujourd'hui, on peut dire
22:05qu'autant c'était très polissé
22:07avec la Banque centrale japonaise,
22:09autant c'est vraiment pas très courtois
22:12avec la réserve fédérale américaine.
22:15C'est plus grossier, oui.
22:16Et donc, c'est vrai que ça inquiète
22:18un peu plus les marchés.
22:20La manière de faire est quand même importante.
22:21La manière de faire est importante.
22:22Se parler d'accord,
22:24s'invectiver ou en tout cas
22:26s'envoyer des jurons à la figure,
22:28parce que c'est ce qui fait Donald Trump
22:29vis-à-vis d'un certain nombre
22:30de membres de l'Abbé.
22:31Et c'est unilatéralement.
22:31Et c'est unilatéralement.
22:33Ça ne va que dans un sens.
22:34Donc, ce n'est pas très courtois.
22:36Mais par contre, ça participe
22:38à ce qui avait été aussi réalisé
22:39par Abbé à l'époque,
22:41c'est que le Yen s'était affaibli.
22:44Un Yen plus faible
22:45a permis de relancer les marchés.
22:47Et le Japon vient encore
22:49un petit peu de ça aujourd'hui.
22:50Alors, d'une certaine façon,
22:53Donald Trump, à part quelques insultes,
22:55n'a rien dépensé
22:55pour faire baisser le dollar.
22:56Est-ce que c'est un succès discutable ?
23:01En tout cas, sur la forme,
23:02c'est assez discutable, c'est certain.
23:04Oui, bon.
23:05Mais la Fed,
23:07même d'ailleurs la Banque du Japon,
23:09vous considérez que c'était
23:10une banque centrale indépendante ?
23:12Sur le papier,
23:12par rapport aux critères
23:13qui ont été définis, oui.
23:15Par contre, il y avait
23:16une vraie volonté politique
23:18et monétaire
23:20d'arriver à quelque chose.
23:21Et donc, il a nommé le gouverneur
23:23qui a mené à bien sa politique.
23:24Et après, il y a eu une forme de continuité
23:27pour que les gouverneurs
23:28ne changent pas tout du jour au lendemain.
23:29Il n'y a pas eu...
23:30Là, pour le coup,
23:30on ne peut pas dire
23:31qu'il y a eu un pivot brutal
23:32de la Banque du Japon.
23:33Et le marché a plutôt salué ça.
23:35Globalement, le marché japonais
23:37s'est plutôt mieux comporté
23:38depuis Abenomics qu'avant.
23:40Sur l'indépendance de la Fed,
23:43est-ce que ça reste quelque chose
23:45de crédible aux yeux des investisseurs ?
23:48Et s'il faut se préparer
23:49quand même à une plus grande
23:51politisation des décisions
23:53de politique monétaire,
23:54pour la Fed,
23:55mais peut-être pour d'autres banques centrales,
23:56qu'est-ce que ça implique
23:57sur les marchés, Kevin ?
23:58Alors, pour les marchés,
24:00je crois que ça implique
24:00un dollar plus bas
24:01et donc des primes de termes,
24:03si j'utilise du jargon plus élevé,
24:06en gros, des rendements obligataires
24:07à plus long terme plus élevés.
24:09C'est-à-dire que,
24:10en gros, est-ce que j'ai vraiment envie
24:12d'acheter une obligation
24:12avec une maturité 10 ans,
24:1430 ans,
24:15avec autant d'incertitudes,
24:17tant sur le volet budgétaire
24:18que monétaire,
24:19sans doute de moins en moins.
24:21Donc ça, c'est sur la réaction de marché.
24:23Sur la politisation
24:24de la Réserve fédérale,
24:25on voit quand même
24:26une forme même de magalisation
24:28de ses membres.
24:29Il y a eu l'animation
24:30d'un proche conseiller économique
24:32de M. Trump,
24:33exactement, M. Niren,
24:34qui, dans un de ses écrits,
24:36qui fait référence en tout cas,
24:37de ses écrits récents,
24:40ne se cache pas du fait
24:41que les membres
24:42de la Réserve fédérale américaine
24:45doivent pouvoir être nommés
24:46et dénommés
24:47par le président américain.
24:48Et c'est assez...
24:49Lui-même dénonçait,
24:50il y a un an de ça,
24:51la politisation
24:51des décisions
24:52de la Réserve fédérale américaine
24:53qui, à l'époque,
24:54baissait ses taux.
24:55Il n'y a que les...
24:56Il n'y a que les...
24:56Il n'y a que les...
24:56Il n'y a que les...
24:57C'est la vie politique.
24:59Exactement.
25:00Mais, donc,
25:01ça, c'est une réalité.
25:02Et c'est vrai que quand on regarde,
25:03ça me vient regarder
25:04sur, voilà,
25:05des sites
25:05Paris en ligne,
25:07tokenisation en ligne,
25:09sur quels pourront être
25:10les prochains
25:10président de la Réserve fédérale américaine
25:12parce qu'il y a quand même
25:13ça qui se joue
25:13à horizon 2026,
25:15on retombe à peu près
25:16sur une moyenne pondérée,
25:18une probabilité
25:19de plus de 50%
25:20de voir un candidat
25:21non pas acquis
25:22à cause de Trump
25:23mais acquis
25:23à la plateforme MAGA
25:24être directeur
25:26de la Réserve fédérale américaine
25:28que ce soit
25:28un des deux Kevin
25:29ou, voilà,
25:30un stratégiste
25:31que je frise
25:32qui...
25:32C'est Kevin Walsh
25:34et Kevin Asselt.
25:34Exactement.
25:35Et puis,
25:36M. Zervos,
25:36si j'ai envie d'en plaisanter,
25:38ressemble parfois
25:38à un hippie fatigué.
25:39Ça arrive très bien,
25:40je ne juge pas
25:40de sa qualité économique.
25:42Enfin, voilà.
25:43Donc, ça,
25:44c'est une possible réalité
25:46et oui,
25:47il y a des enjeux
25:48extrêmement importants
25:50dans la confiance
25:51dans le système.
25:52Ça se retrouvera
25:53ou ça se retrouve
25:54en partie dans le dollar
25:55et dans les primes de termes,
25:57dans les primes de risque
25:57du marché.
25:58Donc, voilà,
25:59ça ne résout pas tout.
26:01C'est-à-dire que là aussi,
26:03on parle des baisses
26:04de taux de politique monétaire
26:05de l'ordre de 1%
26:06qui ont commencé
26:07à y a à peu près un an.
26:08Si vous regardez
26:09les prêts hypothécaires américains
26:12à horizon 30 ans,
26:13ils ne sont pas bougés
26:14par rapport à septembre
26:15de l'année dernière.
26:16Donc, voilà,
26:17là aussi,
26:18ça ne résout pas tout.
26:21Si on en vient
26:21à l'Europe,
26:22dans ce contexte,
26:23Alain,
26:23alors ça a été aussi
26:24un des marqueurs
26:25de l'été,
26:26la signature
26:27ou en tout cas
26:28la conclusion
26:28d'un certain nombre
26:29de compromis commerciaux
26:30entre les États-Unis
26:31et leurs partenaires,
26:33tous les partenaires
26:34n'étant pas logés
26:35à la même enseigne.
26:35si on regarde
26:36effectivement
26:37ce cadre commercial,
26:38je n'ose même pas
26:39appeler ça un accord commercial,
26:40mais un compromis commercial
26:41entre les États-Unis
26:42et l'Europe,
26:43qu'est-ce qu'il en ressort
26:44et quels peuvent être
26:45les impacts
26:46sur la conjoncture
26:47ou l'économie européenne
26:49dans son ensemble ?
26:51Sachant que Christine Lagarde,
26:52qui en évoquait le sujet
26:53la semaine dernière,
26:54indiquait que finalement
26:55les termes de l'accord
26:56trouvé avec l'administration Trump
26:58correspondaient
26:58peu ou prou
26:59au scénario central
27:00de la Banque Centrale Européenne.
27:01Voilà,
27:02donc en gros,
27:03la Banque Centrale Européenne
27:04avait trois scénarios
27:07et l'état actuel
27:09désaccord,
27:10mais encore beaucoup
27:11de précisions doivent arriver,
27:13mais on est probablement
27:14dans un scénario
27:15entre le scénario central
27:17et le scénario
27:18qu'ils considéraient sévère,
27:20qui était un scénario
27:21avec des tarifs à 20%,
27:23une réaction
27:25de la part de l'Europe.
27:27Donc, pour le moment,
27:29effectivement,
27:30on a un marché du travail
27:32qui se maintient bien.
27:33À part l'Allemagne,
27:34on a quand même
27:35relativement
27:36des bonnes surprises
27:36sur le plan
27:37de l'activité économique
27:38pour la plupart des pays.
27:41Donc, il faut voir
27:42effectivement
27:43l'impact
27:44que ça aura
27:45sur la décision
27:45de la politique monétaire.
27:46D'ailleurs,
27:46le marché ne price plus rien
27:48avant au moins un an.
27:52Donc, on est vraiment
27:52dans le wait and watch
27:53ou le wait and see
27:55décrété en juillet
27:56à l'occasion
27:56de la dernière réunion
27:57du Conseil des gouverneurs.
28:00Si je peux me permettre
28:01de rebondir
28:02sur ce qui a été dit
28:02précédemment,
28:03c'est que,
28:05sauf si on part
28:06sur un scénario
28:07où le président Trump
28:08peut remplacer
28:09tous les membres
28:10du FOMC,
28:11il y a un vrai risque
28:12pour l'indépendance opérationnelle.
28:15Maintenant,
28:17il faut savoir aussi
28:19que dans les discussions
28:21du FOMC,
28:22on a d'abord
28:23vraiment trois personnes
28:25qui run the show.
28:25comme on dit,
28:27c'est le président,
28:27le vice-président
28:28et le président
28:29de la fête de New York
28:29simplement parce qu'ils ont
28:30plus d'informations
28:31que les autres noms.
28:32Sinon,
28:33c'est un homme,
28:33une voix.
28:34Donc,
28:34la dynamique peut également,
28:36la personne
28:37très en faveur
28:39du financement monétaire
28:40peut être très isolée.
28:42Sauf que dans le cas
28:42des sujets
28:43des États-Unis,
28:45elle peut plus manipuler
28:47la discussion
28:48puisqu'elle a plus
28:48d'informations.
28:49tant que ce noyau dur
28:50tient autour
28:51de trois personnes
28:52clés du bord,
28:53vous dites,
28:54il y a quand même
28:55une forme d'indépendance
28:56qui est présente.
28:56Oui,
28:56et comme le disait
28:58Kevin,
29:00c'est que si on remplace
29:01le président,
29:01le chairman,
29:02il a un pouvoir
29:03d'influence
29:03sur tout le monde.
29:05Mais voilà,
29:06dans quelle mesure
29:07les présidents,
29:08notamment des fédérales
29:09réserves régionales,
29:10se le sont faire.
29:11On a vu...
29:12Un président du FOMC
29:13qui serait en minorité,
29:14ce serait compliqué,
29:15j'imagine,
29:16à assumer.
29:17On est d'accord.
29:19Sur l'Europe,
29:19oui,
29:20je veux bien revenir
29:20quand même
29:20au compromis commercial.
29:22Quand Christine Lagarde
29:23nous dit que c'est proche
29:25du scénario central
29:26qu'on avait en tête,
29:27ça veut dire quoi ?
29:27Sur le plan macroéconomique,
29:29c'est un choc...
29:30Alors,
29:31comment vous le voyez ?
29:32C'est un choc
29:32de demande négatif
29:33pour des entreprises
29:34européennes exportatrices
29:35vers les États-Unis.
29:37C'est un choc absorbable.
29:39C'est un choc
29:40qui se cumule aussi
29:41à l'appréciation
29:42de l'euro
29:43contre le dollar
29:43et de l'euro
29:44du taux de change
29:45effectif de l'euro,
29:46même,
29:47Alain.
29:48Donc,
29:48est-ce que tout ça
29:48est gérable
29:49ou est-ce qu'il y a
29:49un risque,
29:50effectivement,
29:51d'un fort amois
29:52de respon
29:52de la croissance
29:53devant nous ?
29:54Alors,
29:54c'est un élément important.
29:56C'est que si on regarde
29:57l'inflation
29:58dans la zone euro,
30:00si pour le reste
30:01de l'année,
30:02le niveau des prix
30:03reste figé
30:04à son niveau
30:04de juillet,
30:05on termine l'année
30:06à 1,6%
30:07pour l'inflation.
30:09Largement en dessous
30:09de la cible.
30:10Si vous rajoutez à ça
30:11une augmentation
30:13de 10%
30:14du taux de change
30:14effectif,
30:15pas seulement euro-dollar,
30:17mais vis-à-vis
30:18de toutes les devises
30:19des partenaires commerciaux,
30:21si on a une augmentation
30:22de 10%,
30:23on retire encore 0,2%.
30:25Donc,
30:25on est à 1,4%.
30:26On bat moins de 1,5%.
30:27Voilà.
30:27Donc,
30:27je pense que ça va se jouer
30:29avec le chiffre
30:30d'activité
30:32que l'on aura
30:33pour le mois d'août
30:34et le chiffre d'inflation
30:35de manière à pouvoir dire
30:37s'il y a encore
30:38une fenêtre
30:39de baisse.
30:40J'entends.
30:41J'entends.
30:42Oui, c'est ça.
30:42Dans l'esprit
30:43de beaucoup de gouverneurs,
30:44je pense qu'ils ne veulent pas
30:46revenir à une situation
30:48comme la norme nationale suisse
30:49à zéro
30:50ou en négatif.
30:51Donc,
30:51ils veulent garder
30:51une marge de manœuvre
30:52si on a un choc
30:53extrêmement négatif.
30:54Les accords aujourd'hui
30:56ne permettent pas de dire
30:57que c'est un accord négatif
31:02pour la croissance
31:03mais pas autant
31:04qu'on avait en priorité.
31:05Que ce qu'on craint.
31:06Que ce qu'on pouvait craindre.
31:07J'entends.
31:07J'entends.
31:08Bon,
31:09on verra effectivement
31:10parce que là,
31:11pour le coup,
31:11la BCN n'a qu'un seul mandat.
31:12Je parle souvent de contrôle,
31:14Alain,
31:14mais plus on s'éloigne
31:15quand même de la cible
31:16d'inflation
31:16et certains pays
31:17sont déjà très en dessous,
31:18plus c'est compliqué
31:19de rester immobile,
31:22j'imagine.
31:23Ah oui,
31:23tout à fait.
31:23Et puis,
31:24il ne faut pas oublier
31:25que dans les prévisions
31:26actuelles de la Banque Centrale Européenne,
31:28elle prévoit une inflation
31:29moyenne sur l'année 2026
31:32à 1,6%.
31:33Oui,
31:33c'est ça.
31:34Alors,
31:35on peut dire
31:35qu'il y a des effets d'échelle
31:36qui se corrigent.
31:38Oui,
31:39après les deux,
31:40trois années
31:40d'inflation excessive,
31:42peut-être que c'est le bienvenu
31:43mais ça nous éloigne
31:44un peu de l'objectif.
31:45Tout à fait.
31:46Sur la Banque Centrale Européenne,
31:48qu'est-ce que vous dites,
31:50Jacques ?
31:50Est-ce qu'il y a encore
31:51la place,
31:51effectivement,
31:52pour voir la BCE agir,
31:53d'autant plus,
31:54j'ai envie de dire,
31:55si la Réserve fédérale américaine
31:56aussi à un moment
31:57se met à sortir de sa pause,
31:59est-ce qu'il y a encore de la place ?
32:00On est à 2%,
32:01je crois,
32:01pour le taux de dépôt
32:02aujourd'hui en zone euro.
32:03Alors,
32:03pour l'instant,
32:04je pense qu'on va rester un peu
32:05sur ce scénario de pause.
32:09Les indicateurs économiques
32:10ne sont pas si mauvais
32:11pour l'instant.
32:12Donc,
32:13les indicateurs
32:13issus des enquêtes
32:15sont plutôt bons.
32:17Donc,
32:17il n'y a pas
32:17urgence,
32:18en fait.
32:19Il n'y a plus urgence.
32:20Et il y a plutôt
32:22une relance.
32:22Un chapitre éclos,
32:23c'est un peu ce que nous disait
32:24Christiana Gardiel.
32:25Et je pense qu'on adhère
32:27à cette théorie,
32:27en fait,
32:28puisque les baisses de taux
32:29se sont plutôt
32:29traduites
32:31par une reprise
32:32de l'activité,
32:33puisque l'activité européenne
32:34est globalement
32:35plus sensible
32:36à la politique monétaire.
32:37Les entreprises
32:38sont plus,
32:39naturellement,
32:39un petit peu plus endettées.
32:41Et donc,
32:41ça,
32:41c'est vrai que ça participe,
32:43en fait,
32:43à avoir une petite reprise
32:45qui n'est pas très vigoureuse.
32:47Et finalement,
32:48alors,
32:49les droits de douane,
32:49c'est qu'on aurait espéré mieux,
32:52évidemment.
32:53Et clairement,
32:55le premier demanda de Trump,
32:57il y avait un seul coupable,
32:58c'était la Chine.
32:59Là,
32:59maintenant,
33:00le monde entier est coupable.
33:01Avant la Chine,
33:02oui.
33:02Voilà.
33:03Donc,
33:04ça fait que finalement,
33:05le monde entier doit payer.
33:07Donc,
33:07en relatif,
33:08c'est plus la Chine
33:09qui est en train de mieux
33:09sorti que les autres,
33:10parce que les attentes
33:11étaient particulièrement
33:12négatives
33:14sur le marché chinois.
33:16Mais globalement,
33:18économiquement,
33:19c'est à peu près
33:20absorbable,
33:22même si,
33:22déontologiquement,
33:23est-ce que c'est sain
33:24de faire payer
33:25le déficit budgétaire
33:28par les autres pays ?
33:29C'est discutable.
33:29En tout cas,
33:30c'est clairement
33:30ce qui est affiché.
33:31Et sans beaucoup de maquillage.
33:33Et petite parenthèse,
33:35d'ailleurs,
33:36sur cet aspect-là,
33:36ça va faire rentrer
33:38quand même
33:38quelques centaines
33:39de milliards de dollars
33:39cette année
33:40dans les caisses
33:40de l'État fédéral américain.
33:42Est-ce que ça enlève
33:43au moins une partie
33:44des inquiétudes
33:45que le marché pouvait avoir
33:46sur la question
33:47du déficit américain,
33:48par exemple ?
33:48Alors,
33:49ça aide un peu.
33:50Par contre,
33:51on est quand même
33:51dans une phase de croissance
33:52depuis plusieurs années,
33:54depuis la reprise
33:55après le Covid,
33:56et on tourne
33:57avec un déficit
33:58qui tourne
33:59autour de 6-7%.
34:00Et il y aurait
34:02une dizaine de pourcents.
34:03Historique en période
34:03de croissance,
34:05d'expansion ?
34:06Il y aurait une dizaine
34:07de pourcents
34:08qui sera à peu près
34:09payé par le reste du monde.
34:10Donc,
34:10est-ce que c'est bien ou pas ?
34:12Pour l'instant,
34:12le marché joue aussi
34:14le fait qu'il y a
34:15quand même plus
34:16de croissance structurelle
34:17un peu aux États-Unis.
34:18Et puis,
34:19il y a des poches
34:19de compétitivité
34:20qui ne sont qu'aux États-Unis.
34:22Voilà.
34:23Il n'y a pas le comparable
34:24ailleurs dans le monde,
34:25en tout cas,
34:25pas en Europe.
34:26Juste encore un mot
34:27de l'Europe,
34:28Alain,
34:28sur l'Allemagne.
34:31Alors,
34:32autant la France
34:32a plutôt agréablement surpris
34:33sur les chiffres du T2,
34:35plus 0,3% de mémoire
34:36pour la France,
34:37autant l'Allemagne,
34:38alors pour le coup,
34:39a vu un chiffre révisé.
34:41J'explique généralement
34:42que les chiffres allemands
34:43sont plutôt révisés
34:43à la hausse.
34:44C'est que souvent,
34:44la première lecture statistique
34:46en Allemagne
34:46est assez négative
34:47et qu'ensuite,
34:48on révise plutôt
34:49les chiffres à la hausse.
34:49Là,
34:50la deuxième lecture
34:50du pub allemand
34:51a été quand même
34:51sacrément plus négative
34:53que la première,
34:53à moins 0,3%.
34:54À quand une vraie reprise
34:56en Allemagne ?
34:56Avec tout ce qui est censé arriver
34:58et la politique de l'offre,
35:00de soutien aussi peut-être
35:01à la demande
35:02qui doit se mettre en place.
35:03Alors,
35:04le moins 0,3%
35:05est aussi en grande partie
35:07le contre-coup
35:08de tout l'avancement
35:11des commandes
35:12à l'exportation
35:13de la part du Sud.
35:13Les phénomènes d'anticipation
35:15qu'il y a eu
35:15en début d'année.
35:16Les phénomènes d'anticipation.
35:16Donc,
35:17ça c'est un phénomène
35:18assez important
35:19puisque l'Allemagne
35:20est plus exposée
35:21aux États-Unis
35:22que le reste des pays
35:24de la zone euro.
35:26Dans le même temps,
35:27il faut relativiser aussi
35:28les chiffres de croissance
35:29d'autres pays
35:30comme la France
35:30parce que l'essentiel
35:32vient d'une constitution
35:34de stock.
35:35Alors,
35:36il y a le phénomène Airbus
35:37très probablement
35:37mais derrière ça,
35:39il y a quand même
35:39un restockage involontaire
35:41qui va peser probablement
35:45sur la croissance
35:46des deux prochains...
35:47Or,
35:47stock,
35:47on n'est pas à plus 0,3%
35:48croissance,
35:48c'est ça.
35:49Exactement.
35:50Et donc,
35:51nous,
35:52on prévoit
35:53une reprise de l'Allemagne
35:54via son investissement
35:56et son plan budgétaire
35:57à horizon 2026
35:59puisque là,
36:00pour des investissements
36:02lourds,
36:02notamment dans la défense,
36:03l'année est finie,
36:04on n'a pas le temps
36:06de les implémenter
36:07en 2025
36:08et donc,
36:09potentiellement,
36:10on a quand même
36:10un point de...
36:12pratiquement un point
36:13de PIB par an
36:15jusqu'en 2029
36:17qui viendrait
36:17de ces investissements
36:18budgétaires.
36:19Donc,
36:20l'Allemagne,
36:20c'est un vrai game changer.
36:21Maintenant,
36:22tout n'est pas garanti
36:23parce qu'ils ne sont pas d'accord
36:25à comment aménager
36:27le frein à la dette
36:28et donc,
36:29la discussion du budget
36:312027
36:31sera particulièrement difficile
36:33entre ceux qui veulent
36:35vraiment laisser filer
36:36la dette
36:37et d'autres qui disent
36:37non,
36:38on fait ce plan d'investissement
36:39pour la défense
36:40mais,
36:41en contrepartie,
36:42on règle le problème
36:42par consolidation
36:44de la dette sociale,
36:46donc,
36:46sécurité sociale
36:47et par des hausses d'impôts.
36:49Si l'Allemagne
36:50a évidemment
36:51de l'espace fiscal
36:52et budgétaire
36:53pour dépenser,
36:55pour émettre
36:55de la nouvelle dette,
36:56etc.,
36:56ce n'est pas forcément
36:57le cas d'autres pays
36:58en Europe.
37:00La France,
37:00mais pas uniquement la France
37:01d'ailleurs,
37:02Alain,
37:03comment tout ça
37:04se matérialise
37:06dans des discussions
37:06stratégiques
37:08au plus haut niveau
37:09sur des programmes
37:10d'investissement
37:11que ce soit
37:11pour la transition énergétique,
37:14le verdissement
37:14toujours
37:15ou la politique
37:16de défense européenne.
37:18Ça va créer,
37:19j'imagine,
37:20un climat de discussion,
37:21ça crée d'ailleurs
37:22déjà un climat de discussion
37:23qui est compliqué,
37:26sans doute,
37:27mais fragmenté,
37:28fracturé,
37:29j'imagine.
37:29Oui,
37:29si on se remet
37:31deux ans en arrière,
37:33on avait
37:33le camp
37:34qu'on appelait
37:35les frugos,
37:36qui étaient en fait
37:37les pays plutôt du nord,
37:38vertueux,
37:39fiscalement parlant.
37:40J'appelais ça
37:41la zone marque,
37:41moi.
37:42La zone marque,
37:42voilà,
37:43où les pays
37:44satellites de l'Allemagne,
37:46avec l'Allemagne
37:47qui,
37:48justement,
37:49faisait remarquer
37:51aux autres pays
37:51plus endettés
37:52que ce n'était pas
37:54nécessaire d'avoir
37:55un budget européen
37:56tant que tout le monde
37:57ne convergeait pas
37:58au niveau des finances publiques.
38:00Paradoxalement,
38:01aujourd'hui,
38:01je pense que le fait
38:03que l'Allemagne
38:03doit s'endetter,
38:05que par vieillissement
38:06de population,
38:07l'Autriche et les Pays-Bas
38:09vont aussi avoir
38:10une dette qui augmente,
38:12je pense que,
38:12justement,
38:13il y aura probablement
38:14plus d'attention
38:16et d'impétence
38:18historiquement dure
38:19pour essayer de trouver
38:20les faucons
38:22budgétaires.
38:23C'est des positions
38:23qui pourraient s'assoublier
38:24sous l'effet
38:26de phénomènes
38:26démographiques
38:27et avoir un peu
38:29plus d'appétence
38:29pour des vrais
38:30programmes européens
38:31de long terme.
38:32Bon.
38:33Nouvel appel réitéré
38:35par Mario Draghi
38:35dans un discours
38:36qu'on peut retrouver
38:37d'ailleurs en français
38:37pour ceux qui n'iraient
38:38ni l'italien
38:39ni l'anglais.
38:40Discours prononcé
38:41à Rémini
38:41la semaine dernière,
38:42le 22 août dernier.
38:43Je vous recommande
38:44d'ailleurs la traduction
38:45faite par le Grand Continent.
38:47Sur le site du Grand Continent
38:48vous retrouvez ce nouveau
38:49discours de Mario Draghi
38:50qui n'apporte pas
38:51grand chose de plus
38:52par rapport à ce qu'il nous dit
38:53déjà depuis un an.
38:55Commentaire si vous le souhaitez
38:56Kevin
38:57et puis venons-en
38:58aux enjeux de marché.
38:59Mais tiens d'ailleurs
38:59sur l'Europe
39:00la convergence des spreads
39:01je parle des spreads souverains
39:02est-ce que ça doit être perçu
39:03comme une bonne chose
39:05au final ?
39:06On a un biais très franco-français
39:07quand on regarde le spread
39:08mais pour le reste
39:09dans son ensemble
39:10on a l'impression
39:10que le pack,
39:11l'équipe
39:12se retrouve un peu plus soudée
39:14qu'il y a quelques années.
39:15Il y a deux façons de voir
39:17si je me situe
39:18dans la zone marque
39:18ce n'est pas forcément
39:19une bonne nouvelle
39:20on a des taux allemands
39:22qui remontent
39:22c'est terrible
39:23C'est la faillite
39:25qui nous guette
39:25Ça veut quand même dire
39:26plus de croissance
39:27in fine
39:28on peut dire les choses
39:31et ça je crois
39:31que c'est quand même
39:32une vraie bonne nouvelle
39:34et puis
39:35cette convergence
39:36des primes de risque crédit
39:37c'est aussi
39:38des pays
39:39relativement
39:40très endettés
39:41plutôt au sud de l'Europe
39:43on pense à l'Espagne
39:43on pense au Portugal
39:44on pense à la Grèce
39:45l'Italie
39:46encore quelques années
39:46avec une trajectoire
39:48qui est clairement
39:48améliorative
39:49et ça c'est vrai
39:51sur le fond de la dette
39:51c'est aussi vrai
39:52sur le fond de la croissance
39:52parce que la croissance
39:54dans le sud de l'Europe
39:54la croissance en Espagne
39:55c'est une vraie reprise
39:58c'est pas
39:58un plan européen
40:00qui vient aider
40:01à faire des super bonus
40:02en Italie
40:02c'est quelque chose
40:03qui est vraiment
40:03bien plus péril
40:05que ça
40:05donc c'est plutôt
40:06une bonne nouvelle
40:07une très bonne nouvelle
40:07et sur les primes
40:08les primes attachées
40:10à la dette
40:11de l'Etat français
40:12c'est globalement
40:13vu les circonstances
40:15c'est pas très cher payé
40:16c'est plutôt bienveillant
40:17exactement
40:17d'accord
40:18bon on verra
40:19la séquence politique
40:20reprend
40:20enfin ne s'est-elle jamais arrêtée
40:21je n'en sais rien
40:22mais en tout cas
40:22on rentre à nouveau
40:23dans le dur
40:24du débat budgétaire
40:25en France
40:25on aura l'occasion
40:26bien sûr d'y revenir
40:27gardez la parole
40:28Kévin
40:28rapidement
40:29il nous reste quelques minutes
40:30avec Jacques, Henri
40:31bien sûr
40:32les aspects de marché
40:33après un été
40:34que je qualifie
40:35un peu de Goldilocks
40:35au moins pour les actifs
40:36risqués
40:37actions, crédits
40:38il n'y a pas eu de pète
40:40il n'y a pas eu de pain
40:41la vol des actions
40:42est quand même très basse
40:43et du crédit aussi
40:44bon est-ce que c'est
40:46un environnement sain
40:47pour continuer d'investir
40:48et de rendre du risque
40:49je ne suis pas sûr
40:49que ce soit le Goldilocks
40:51comme on l'attend
40:52c'est-à-dire qu'il y a quand même
40:53eu plutôt plus d'inflation
40:54Goldilocks c'est moins d'inflation
40:55et plus de croissance
40:56là on a plutôt eu
40:57un concours
40:59de billets accommodants
41:00entre Atlantique
41:00en vue de la discussion
41:02qu'on a eu tout à l'heure
41:03et par contre
41:04peut-être
41:04des meilleures nouvelles
41:05sur le front de la croissance
41:06je crois que c'est vrai
41:07c'est-à-dire qu'en Europe
41:07par les baisses de taux
41:09politiques monétaires
41:10il se voit
41:10il se voit dans la croissance
41:11du crédit
41:12crédit des entreprises
41:13pas encore
41:14mais le crédit immobilier
41:15il repart réellement
41:16en Europe
41:17les plans allemands
41:19les plans de dépense
41:19en Allemagne
41:20ça veut dire
41:21des entreprises
41:22qui vont dépenser
41:22sur 2026
41:24et ça a fortiori
41:25ou a priori
41:25avec une baisse
41:26de ce qu'on appelle
41:27l'incertitude politique
41:27parce que vous savez
41:28les tarifs douaniers
41:29c'est fait
41:30c'est fait
41:30on n'est pas content
41:31mais c'est le pédoyer
41:32de Ursula von der Reyen
41:33aujourd'hui
41:34à un moment
41:35il fallait qu'on y arrive
41:36et on ne va pas rester
41:36avec cette députation
41:37ça c'est quand même
41:38plutôt une bonne nouvelle
41:40sur le front
41:40de la croissance européenne
41:41aux Etats-Unis
41:42on a une phase
41:44un peu de suspens
41:45mais il y a bien
41:47quand même
41:47des baisses d'impôts
41:49qui vont arriver
41:49en 2026
41:51qui devraient voir
41:51sur l'exercice fiscal
41:53comptable américain
41:54donc plutôt à partir
41:54du printemps
41:56tout le mouvement
41:56qu'on a commenté
41:57sur un dollar plus bas
41:58des primes de risque
41:59qui se renchérissent
42:00des marchés d'action
42:01sur des plus hauts
42:02un dollar qui s'affaiblit
42:03des primes crédits
42:04ça veut dire
42:04un assouplissement
42:05des conditions financières
42:06et ça
42:07ça vient
42:08ça pousse les actifs risqués
42:09exactement
42:09et puis ça vient
42:10aider la croissance économique
42:11la croissance économique
42:13donc on ne peut pas
42:13être trop en face
42:14de ce genre d'augments
42:15donc voilà
42:16dans ce cadre là
42:17c'est quand même
42:17plutôt un environnement
42:18qui est prône
42:20à la prise de risque
42:20en tout cas
42:21avoir une forme
42:21d'exposition
42:22relativement importante
42:24au marché d'action
42:24dans les fonds
42:25comme on les gère chez nous
42:26comme Carminac Patrimoine
42:27on a à peu près
42:2740% d'exposition nette
42:29au marché d'action
42:30on peut aller jusqu'à 50%
42:31donc voilà
42:31on est quand même
42:31plutôt exposé
42:34ce ne sera pas le débat là
42:36parce qu'il nous reste
42:36quelques minutes
42:37et je veux passer la parole
42:37à Jacques
42:38mais sur la tech US
42:39qu'est-ce que vous dites
42:39ça a été le débat là
42:40alors on verra
42:41ce que Nvidia
42:42nous apporte
42:42comme information
42:43bon si on est dans
42:46un cycle de bulles
42:47à quel stade
42:47est-ce qu'on en aide
42:48la formation d'une bulle
42:49et c'est la vie des marchés
42:50aussi les cycles
42:51oui mais là aussi
42:52c'est-à-dire que
42:53les baisses de taux
42:54de politique monétaire
42:55alors oui
42:55il y a un moment
42:56où ça vient
42:57faire remonter
42:59la température
43:00sous la marmite
43:00mais ça vient quand même
43:03aider des valorisations
43:04ça vient quand même
43:04aider les entreprises
43:05qui ont des problématiques
43:06d'investissement
43:07à long terme
43:07et c'est le cas
43:08de ces grands groupes
43:09du secteur technologique
43:11qui sont rentables
43:12il ne faut pas l'oublier
43:14c'est des grands groupes
43:15technologiques aujourd'hui
43:16Microsoft aujourd'hui
43:18Amazon aujourd'hui
43:19c'est pas le même
43:20qu'il y a 20 ans de ça
43:22ça a beaucoup plus d'actifs
43:24ça c'est moins un actif
43:26sensible au mouvement
43:27donc c'est pas illégitime
43:28qu'on retrouve ces groupes
43:29aujourd'hui
43:30à ce niveau de prix
43:31ou de valorisation
43:31ça me semble compliqué
43:33de voir des marchés d'action
43:34dans leur ensemble
43:35donc un élargissement
43:36des moteurs
43:36de performance
43:37des marchés d'action
43:38sans que ça se fasse
43:39avec les grandes valeurs
43:40technologiques américaines
43:41d'accord
43:41donc il faut qu'elles tiennent
43:42et que la performance
43:44du marché s'élargiste
43:45parce que sinon
43:45voilà
43:46cet environnement-là
43:47enfin cette hausse des marchés
43:48là aussi
43:48c'est porté par ce qu'on appelle
43:49le FOMO
43:50et voilà
43:50cette appétence très forte
43:52pour les actifs en général
43:53des investisseurs particuliers
43:55si ces valeurs favoris
43:56ne se tiennent pas
43:57ça ne se tiendra pas
43:58Jacques
43:58la logique
44:00d'investissement
44:01ou d'allocation d'actifs
44:03qui vous anime
44:03en cette rentrée
44:04chez Silex
44:05vous savez qu'on a un billet tech
44:06et vous avez souvent
44:07reçu Thibaut
44:08il ne viendra pas
44:10pour les résultats d'Envidia
44:11ce mois-ci
44:11il ne sera pas là
44:12sur la prochaine trimestrielle
44:13bien sûr
44:14donc clairement
44:16la tech c'est ce qui pousse
44:17les actions américaines
44:18par contre
44:19c'est aussi ce qui a permis
44:21d'avoir des profits
44:22qui accélèrent
44:22les dernières publications
44:24de résultats
44:25ont permis d'avoir
44:25les profits
44:26qui ont vraiment accéléré
44:28les pré-annonces
44:30ont été très bonnes
44:30surtout sur la tech
44:31donc il y a toujours
44:33un engouement
44:34qui est toujours là
44:35par contre
44:36on rentre aussi
44:37un peu dans une zone à risque
44:38c'est-à-dire
44:39qu'on est revenu
44:40en fait
44:40sur la prime
44:41de l'exceptionnalisme américain
44:43qu'on avait
44:43après l'élection de Trump
44:44donc si on enlève
44:47les billets sectoriels
44:48on est revenu
44:48sur cette prime-là
44:49les volatilités
44:51sont basses
44:52sur les taux
44:52les spreads
44:53de crédit à yield
44:54sont au plancher
44:56la vol action
44:58le VIX
44:58est revenu
44:59sur son régime bas
45:00sous les 15
45:01donc ça veut dire
45:02que
45:03et les valorisations
45:04actions
45:04sont hautes
45:05donc ça veut dire
45:06que si on a un grain de sable
45:07ça peut changer
45:08donc nous
45:09sur ces niveaux-là
45:10de vol
45:10ça peut être intéressant
45:11de commencer à protéger
45:12un peu
45:13protéger les portefeuilles
45:14ce qu'on fait d'habitude
45:15avant l'été
45:16et qu'on peut faire
45:16pour une fois
45:17après l'été
45:17après des couvertures
45:18abaissées
45:19bon moment d'en mettre
45:20peut-être un petit peu
45:21dans les portefeuilles
45:21merci beaucoup messieurs
45:22merci d'avoir été invité
45:23de Planète Marché
45:24ce soir
45:24Jacques-Henri
45:25le responsable
45:26de la recherche
45:27et de l'allocation
45:27d'actifs de Silex
45:28Alain Duré
45:29le chef économiste
45:30Europe de Natix
45:30CCIB
45:31et Kevin Tozet
45:32membre du comité
45:33d'investissement
45:33de Carmignac
45:34nous accompagner ce soir
45:35le retour de Smart Bourse
45:41saison 6
45:42première émission
45:42de cette saison 6
45:44et le retour
45:44du quart d'heure
45:45américain
45:46comme chaque lundi
45:46notre rendez-vous
45:47hebdomadaire
45:48autour de l'actualité
45:49économique et politique
45:50américaine
45:51et notre correspondant
45:52américain
45:53Pierre-Yves Dugas
45:53qui est avec nous
45:54à distance
45:54bonjour
45:55Pierre-Yves
45:56merci beaucoup
45:57d'être là
45:57fidèle au poste
45:58ravi de vous retrouver
46:00pour évoquer avec vous
46:02le bilan de cet été
46:03encore une fois
46:04sur le plan
46:05de la politique
46:06et de l'économie
46:07américaine
46:08il y avait toujours
46:09des questions
46:10en début d'été
46:10pour les investisseurs
46:12est-ce que
46:12les questions
46:13qu'on se posait
46:13en début d'été
46:14relatives à la situation
46:15américaine
46:16ont trouvé quelques réponses
46:17au moins
46:17Pierre-Yves
46:18alors Grégoire
46:20la saison
46:21n'est pas terminée
46:22l'été américain
46:23termine après
46:24Labor Day
46:25après le premier
46:26lundi de septembre
46:27mais on va quand même
46:29essayer de vous résumer
46:29cette saison
46:31X
46:32un certain nombre
46:33d'interrogations
46:34nous avaient
46:36saisis
46:37notamment au début
46:37du mois de juillet
46:38et ces interrogations
46:41sont levées
46:42en revanche
46:42on a quelques nouvelles
46:43interrogations
46:44qui se font jour
46:45la principale
46:48interrogation
46:48en tout cas
46:49celle que j'ai choisie
46:50pour commencer
46:51tient à
46:52à la fin
46:54de la question
46:54qu'on se posait
46:55est-ce que Donald Trump
46:56veut
46:56des droits de douane
46:58pour le plaisir
46:59d'avoir des droits de douane
47:00ou est-ce que c'est
47:01un instrument
47:01de négociation
47:02pour arracher
47:03des concessions
47:04aux partenaires
47:06commerces
47:06ou les Etats-Unis
47:07en vue d'accroître
47:08l'ouverture
47:09des marchés
47:11des pays
47:11qui commercent
47:12avec les Etats-Unis
47:13et bien en fait
47:14c'est les deux
47:14mon capitaine
47:15et le chiffre
47:17est autour de 15%
47:1810% pour les Britanniques
47:2015% pour l'Union Européenne
47:2239% pour la Suisse
47:24si la Suisse n'arrive pas
47:26désespérément
47:26à proposer quelque chose
47:28on ne sait pas pourquoi
47:28nos amis helvétiques
47:30sont à ce point
47:31persécutés
47:32par Donald Trump
47:33mais Donald Trump
47:35il y a des chiffres
47:35importants
47:36qui sont tombés
47:37et qui sont validés
47:38par l'agence
47:38Standard & Poor's
47:40qui vient de confirmer
47:41la notation américaine
47:43double A plus
47:44ces droits de douane
47:45rapportent
47:46200 à 300 milliards
47:48de dollars par an
47:49et ils vont compenser
47:52au moins en partie
47:53le coût exorbitant
47:54de la Big and Beautiful Bill
47:56qui a fini par être adoptée
47:59par le Congrès
48:00et je viens à cette
48:01deuxième interrogation
48:02comment est-ce que
48:03Donald Trump a fait
48:04pour faire basculer
48:06en sa faveur
48:07les quelques récalcitrants
48:09de la droite
48:10du parti républicain
48:11et faire adopter
48:12d'un seul coup
48:12ce coup magistral
48:13d'adoption
48:15de cet énorme
48:16paquet législatif
48:17et bien il leur a dit
48:18un, si vous votez contre
48:20tout le parti est planté
48:21et on est ridiculisé
48:22et personne ne gagne
48:24deux, attendez
48:26j'ai plus d'un tour
48:27dans mon sac
48:28il y a un certain nombre
48:29de choses
48:30que j'ai entrepris
48:31et que je vais accélérer
48:32de faire
48:33au cours des prochaines semaines
48:34qui vont vous combler
48:35de joie
48:36de quoi parle-t-on
48:37un renforcement
48:40dramatique
48:41des filtres
48:44du contrôle
48:45et de l'expulsion
48:46des immigrés
48:47qui était dans le programme
48:48du président Trump
48:50et auquel
48:52la droite du parti
48:53accordait énormément
48:54d'importance
48:55qui a littéralement
48:56arrêté
48:57l'immigration
48:58illégale
48:58aux Etats-Unis
48:59maintenant plus personne
49:00dans le contexte
49:01il n'y a plus
49:01d'immigration illégale
49:02pour le moment
49:03aux Etats-Unis
49:03parce qu'on a littéralement
49:06terrorisé
49:06les millions
49:07de sans-papiers
49:08qui maintenant
49:09ont peur
49:09de se faire embarquer
49:10et de se faire
49:12envoyer
49:13au mieux
49:13dans leur pays d'origine
49:14au pire
49:15dans des centres
49:15de détention
49:16où le gouvernement
49:18fédéral
49:19finance
49:19la détention
49:21de ces immigrés
49:21dont personne ne veut
49:22ou en Honduras
49:23ou en Ouganda
49:24par exemple
49:25autre promesse
49:26faite à la droite
49:27du parti républicain
49:28un gros
49:30crackdown
49:31sur le wokisme
49:32notamment dans les universités
49:33avec une persécution
49:34systématique
49:35des grandes universités
49:37américaines
49:37qui depuis trop longtemps
49:38et ne s'en rendaient
49:39même plus compte
49:40elles-mêmes
49:40étaient complètement
49:41inféodées
49:42à la gauche
49:42du parti démocrate
49:43voilà au moins
49:44deux exemples
49:45on a appris
49:46d'autres choses
49:46au cours de cet été
49:47pendant que vous faisiez
49:48de la planchée sous-marine
49:50Grégoire
49:50on a appris
49:52que les Etats-Unis
49:52peuvent bombarder l'Iran
49:54sans que le marché pétrolier
49:55nous fasse une maladie
49:56et déclenche
49:57la troisième guerre mondiale
49:59on a appris
50:00aussi
50:01que
50:02on vient de le signaler
50:04avec
50:04nos invités
50:06que les Européens
50:07finalement
50:07n'avaient pas beaucoup
50:08de marge de manœuvre
50:09et qu'ils étaient obligés
50:10d'accepter des conditions
50:11très très dures
50:12dans ce compromis
50:13entre guillemets
50:14commercial
50:15avec les Etats-Unis
50:16ça fait pleurer
50:17et grincer les dents
50:18en Europe
50:19mais franchement
50:20qu'est-ce que
50:22Ursula von der Leyen
50:23pouvait faire de mieux
50:24que ce qu'elle a obtenu
50:26c'est très facile
50:27de la critiquer
50:27je vous signale
50:29tout de même
50:30un élément
50:31que j'ai beaucoup entendu
50:32à Washington
50:33au cours des derniers jours
50:34à propos du fait
50:36que
50:37l'Union Européenne
50:39n'a pas obtenu
50:39dans ces négociations
50:40que le vin
50:41et les spiritueux
50:42échappent à la taxation
50:43à la surtaxe
50:44de 15%
50:45certains
50:47bien informés
50:48me disent
50:48que
50:49si le président français
50:51était abstenu
50:52de se précipiter
50:53pour proclamer
50:54qu'il allait reconnaître
50:55la souveraineté
50:56de la Palestine
50:57les français
50:58auraient été
50:59en meilleure position
51:00de plaider leur cause
51:02bon on verra
51:03comment évoluent
51:04ces dossiers commerciaux
51:05mais effectivement
51:05c'est le plaidoyer
51:06la défense
51:07soutenu par Ursula von der Leyen
51:09aujourd'hui dans la presse
51:11européenne et française
51:12notamment
51:13de dire qu'effectivement
51:14il fallait un moment
51:14qu'on puisse passer
51:15à autre chose
51:16et que cet accord
51:17a au moins le mérite
51:17d'exister
51:18et de ramener
51:18un peu de visibilité
51:20avec un taux
51:21de tarifs
51:22qui reste
51:23allez somme toute
51:24on va le dire
51:24acceptable
51:25dans un monde relatif
51:27où d'autres
51:28ont été taxés
51:28ou seront taxés
51:29à des niveaux
51:30bien supérieurs
51:32dans la série
51:33des victoires
51:34de Donald Trump
51:35peut-être bientôt
51:36une baisse de taux
51:37de la réserve fédérale américaine
51:38c'était tout l'enjeu
51:39du discours de Jérôme Poel
51:40vendredi à Jackson Hole
51:42le dernier discours
51:43en tant que président
51:44de la réserve fédérale américaine
51:46que Jérôme Poel
51:47ouvre la porte
51:48à une baisse de taux
51:50dès la prochaine réunion
51:51du mois de septembre
51:52le fait que ça coïncide
51:53avec la demande pressante
51:55de Donald Trump
51:57depuis des mois
51:58est-ce que c'est une coïncidence
51:59ou est-ce qu'il y a un lien
52:00de cause à effet
52:01Pierre-Yves ?
52:03je crois que c'est une
52:04c'est une coïncidence
52:06bien entendu
52:07la réserve fédérale
52:08est soumise
52:08à la pression atmosphérique
52:10qui règne
52:12à Washington
52:12mais écoutez
52:16on a des Fed funds
52:17qui sont entre
52:194,25 et 4,50
52:21depuis
52:22le mois de décembre
52:24de l'année dernière
52:25on a
52:27une consommation
52:29qui fatigue
52:30mais qui consomme encore
52:31on a un investissement
52:33qui faiblit sérieusement
52:35on a un marché immobilier
52:39qui prend l'eau
52:41on le mesure
52:43au fait que
52:44pour prendre
52:45une hypothèque
52:46à 30 ans
52:47aux Etats-Unis
52:47il faut
52:48ce qui est courant
52:50il faut payer
52:52pas loin de 7% encore
52:536,68
52:54c'est énorme
52:55et on a une inflation
52:56qui nous dit-on
52:57est tombée en dessous
52:58de 3%
52:59même s'il est en train
53:00de repartir
53:00un petit peu à la hausse
53:01est-ce qu'on mérite
53:02vraiment des Fed funds
53:03à ce niveau-là
53:04probablement pas
53:05l'argument fondamental
53:09défendu par
53:10Michel Bauman
53:11et
53:11Christopher Waller
53:13les deux gouverneurs
53:14autour de la table
53:15du comité monétaire
53:16de la Fed
53:17qui ont été nommés
53:18par Donald Trump
53:18d'ailleurs
53:19et qui arguent
53:20depuis des semaines
53:21qu'il faut baisser les taux
53:22ces arguments
53:23finalement
53:24ont porté
53:26leurs fruits
53:26et
53:27on a vu
53:28la semaine dernière
53:29à Jackson Hole
53:30Jérôme Powell
53:32admettre
53:33que
53:34la théorie
53:35la thèse
53:36selon laquelle
53:37dans une période
53:39de faiblissement
53:40de la demande
53:40et de détérioration
53:41de l'emploi
53:42la capacité
53:45des entreprises américaines
53:46à répercuter
53:47la totalité
53:47des augmentations
53:48de coûts liées
53:49aux surtaxes
53:50était faible
53:52et que la dynamique
53:53inflationniste
53:54probablement
53:54ne se mettrait pas
53:55en marche
53:56la Fed
53:57se convertit
53:58à l'idée
53:58qu'on va avoir
53:59un sursaut des prix
54:00mais qu'ensuite
54:01il n'y aura pas
54:02de déclenchement
54:05durable
54:05de l'inflation
54:06ce qui nous promet
54:07sauf grosse surprise
54:09au cours des prochains jours
54:10dans les chiffres
54:11du PCE
54:12et du CPI
54:14ce qui nous promet
54:16une petite baisse
54:17de taux
54:18le 17 septembre
54:19lors de la prochaine réunion
54:20du comité monétaire
54:21de la Fed
54:22un ajustement
54:24est possible
54:25et peut-être même
54:26souhaitable
54:27voilà ce qu'indiquait
54:28Jérôme Poel
54:29à l'occasion du symposium
54:30de Jackson Hole
54:32sur la question
54:32de l'indépendance
54:33de la Fed
54:34Pierre-Yves
54:34il nous reste
54:35une minute trente
54:36c'est vrai qu'au moment
54:38où Jérôme Poel
54:39prononçait son discours
54:40on avait des alertes
54:41sur les écrans
54:42des chaînes d'information
54:43financière
54:44en l'occurrence
54:45américaine
54:45indiquant que
54:46Donald Trump
54:47était prêt à pousser
54:48Lisa Cook
54:49membre du directoire
54:50de la Fed
54:50vers la sortie
54:52si elle ne prenait pas
54:52la décision
54:53elle-même
54:53de quitter le board
54:54il va falloir
54:56que Lisa Cook
54:57nous explique
54:57pourquoi
54:58en quelques jours
54:59elle a déclaré
55:00avoir deux résidences
55:02principales
55:03l'une dans le Michigan
55:04l'autre en Géorgie
55:05est-ce que cela
55:06la discrédite
55:08totalement
55:08est-ce que cela
55:10mérite
55:10qu'elle soit bannie
55:11de son siège
55:14autour de la table
55:15du comité monétaire
55:16ça c'est autre chose
55:17mais tout est bon
55:17pour faire la guerre
55:18à la réserve fédérale
55:21dans l'esprit
55:21du président Trump
55:22tout ce qui peut
55:23affaiblir la réserve fédérale
55:24à ce moment crucial
55:25de tournant
55:26de sa politique
55:27est une bonne chose
55:28je regrette tout de même
55:29que la question
55:29légitime
55:31de l'infaillibilité
55:33de la réserve fédérale
55:34ait été totalement
55:35occultée
55:36par ce débat
55:37sur les attaques
55:39extrêmement dangereuses
55:41et néfastes
55:42menées par la Maison Blanche
55:43contre l'indépendance
55:44de la Fed
55:45il y a un véritable débat
55:46sur les erreurs politiques
55:48qu'a pu commettre
55:48la réserve fédérale
55:49et M. Powell notamment
55:51en 2021
55:52quand il a laissé filer
55:53l'inflation
55:53mais maintenant
55:54on n'en parle plus
55:55on ne parle plus
55:56que de ces attaques
55:58dangereuses
55:59menées par Donald Trump
56:00contre l'indépendance
56:01de la Fed
56:01la Fed en mode défense
56:03de ce point de vue-là
56:04est soutenue
56:04par les banquiers centraux
56:07de la planète
56:08on l'a vu
56:08à l'occasion
56:09de cette conférence
56:10et ce symposium
56:11de Jackson Hole
56:12merci beaucoup
56:13Pierre-Yves
56:13Pierre-Yves Duguay
56:14avec nous chaque lundi
56:15dans ce quart d'heure américain
56:16que vous retrouvez en direct
56:17dans Smart Bourse
56:19à 17h
56:20le lundi bien sûr
56:21et tous les autres jours
56:22de la semaine
56:23et en replay
56:23sur bsmart.fr
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