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  • il y a 6 mois
Ce mardi 19 août, Xavier Patrolin, président d'Albatros Capital, et Julien Quistrebert, gérant chez Tailor AM, se sont penchés sur la réaction des marchés face au contexte géopolitique qui prédomine actuellement, l'attente du dernier discours de Jerome Powell vendredi à Jackson Hole, la crainte d'explosion de la bulle spéculative en matière d'IA, et l'idée de l'administration américaine qui pourrait venir au secours d'Intel, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Paul. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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00:00BFM Business, vos placements, nos conseils. BFM Bourse, Guillaume Paul.
00:10Allez BFM Bourse, mardi 19 août, bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez sur BFM Business.
00:15On est à 5 petites minutes de la clôture à la Bourse de Paris.
00:18Pour l'instant, les affaires sont très très bien engagées.
00:21Regardez le CAC 40 qui s'envole d'un peu plus d'un pour cent, 1,25 pour cent, 7982 points désormais.
00:29Les choses se sont bien passées hier du côté de Washington.
00:32Ça en donnait un petit peu d'élan au marché qui garde un oeil aussi évidemment sur ce qui va se jouer.
00:37On va en parler évidemment le week-end prochain, enfin en fin de semaine du côté de Jackson Hole aux Etats-Unis.
00:42C'est plus modéré du côté des Etats-Unis.
00:44Le Dow Jones qui grappille 0,2%, 45003 points.
00:48Et puis l'indice Nasdaq, lui qui bascule dans le rouge, on perd un peu plus d'un pour cent, 21400 de points.
00:54Tout ça après deux heures de cotation.
00:56On va passer ces 20 minutes avec nos invités Xavier Patrolin.
01:00Je le salue, bonsoir Xavier.
01:01Bonjour Guillaume.
01:02Président fondateur d'Albatros Capital et Julien Kistreberg, gérant chez Taylor AM.
01:06Bonsoir Julien, bienvenue également.
01:07Bon, ce marché là qui réagisse un petit peu au jour le jour.
01:11Alors qu'on disait hier un petit peu déconnecté des enjeux géopolitiques.
01:15Et puis on voit Paris aujourd'hui qui réagit bien finalement à, je ne sais pas, on va dire quoi,
01:20l'absence de clash hier du côté de Washington.
01:22Est-ce qu'il y a une décorrélation ? C'est une question qu'on posait déjà finalement aujourd'hui en 2025
01:26entre les événements géopolitiques et la tenue des marchés.
01:30Xavier, ça c'est un sujet aujourd'hui finalement.
01:32Oui, en l'occurrence il y a plutôt une...
01:34Pardonne-moi, je vais ouvrir les paradoxes.
01:36Il y a plutôt une connexion.
01:37Oui.
01:37Puisque l'initiative de Trump est plutôt celle d'une tentative de médiation.
01:43Donc on se dirigerait plutôt, non pas vers la fin des combats sur le terrain,
01:48mais en tout cas vers une perspective de pacification, d'arrêt progressif.
01:52Donc le marché, au fond, il y a les marchés actions, il faut voir ce qui se passe sur le pétrole par exemple,
01:57c'est un bon indicateur du risque géopolitique.
01:59Ce qui se passe aussi sur l'or.
02:01Et on voit que sur les trois variables, en tout cas les marchés européens,
02:04l'or et le pétrole, on a plutôt un reflux.
02:08Ça veut donc dire que, premièrement, il n'y a pas eu de sanctions américaines en Alaska,
02:13donc on n'était pas dans une situation d'affrontement.
02:15Alors que jusqu'avant, il y avait eu des déclarations,
02:17on était une menace à 50 jours, puis une menace à 10 jours, puis après on palabre.
02:23Et au fond, ça a donné plutôt une indication.
02:25La palabre, la négociation, on reprend langue, et reprendre langue,
02:29c'est plutôt positif du point de vue géopolitique, même s'il n'y a pas eu de résultat.
02:32Ce qui a surpris probablement les marchés, c'est l'enchaînement,
02:35c'est-à-dire le vendredi en Alaska, puis le lundi à Washington.
02:39Le moins qu'on puisse dire, c'est que Donald Trump bat le fer tant qu'il est chaud.
02:44Ce qui est sorti lundi soir de Washington, probablement pas grand-chose,
02:48mais en tout cas une perspective, et la perspective importante,
02:51c'est le coup de téléphone des fameuses 40 minutes que donne Donald Trump à Vladimir Poutine,
02:55et de la perspective d'une rencontre dans les...
02:59On ne sait pas dans quel âge de temps.
03:00On nous parle de 15 jours, peut-être.
03:01Voilà, entre Poutine et Zelensky.
03:03Donc ça, c'est plutôt, du point de vue géopolitique,
03:07un risque qui aurait tendance à diminuer.
03:09Puisque s'ils reprennent langue, les deux protagonistes,
03:13c'est probablement pour essayer d'avancer sur le mode, si ce n'est pacifiste en tout cas,
03:17du dialogue et de trouver un point de consensus.
03:19Donc, je pense qu'au contraire, j'ai entendu ce que tu as dit hier,
03:23je pense qu'au contraire, les marchés ont plutôt tendance à pricer le risque géopolitique en reflux.
03:28Alors, après, ça va te surprendre.
03:29On mettait en parallèle hier ce qui s'était passé en Iran il y a de ça quelques semaines,
03:34où là, évidemment, les marchés n'avaient pas véritablement accusé le coup.
03:38Il y avait eu un petit peu d'affolement sur le pétrole,
03:39mais de manière très épidermique, finalement.
03:41Donc, comment est-ce que vous regardez ce couplage géopolitique tenu des marchés, vous, Julien?
03:46Le marché, il est assez froid.
03:48Il regarde surtout l'impact économique.
03:50Je veux dire, quand on a eu le début de la guerre en Ukraine,
03:51le gros sujet, c'était le prix de l'énergie avec l'envolée du prix du gaz.
03:55Quand on a été un petit peu rassuré, en tout cas, sur la capacité à importer du gaz liquéfié,
03:59le marché, en tout cas européen, s'est un petit peu détendu sur ce sujet-là.
04:03On avait eu le sujet aussi un moment sur l'alimentaire, notamment les céréales.
04:06Et puis, on a vu qu'on a réussi un petit peu à trouver des solutions.
04:10Et puis, sur l'Iran, c'est la même chose.
04:11S'il n'y a pas de blocage du détroit d'Ormousse, finalement,
04:15ça n'a pas d'impact réellement sur l'économie.
04:17Donc, globalement, sur la géopolitique, le marché, il est assez froid.
04:21Tant que ça n'a pas d'impact économique majeur, finalement, ça passe un petit peu à l'as.
04:27Il y avait un peu de friction, aussi, sur le marché du pétrole.
04:30Quand Trump a dit aux Indiens, si vous continuez à acheter du pétrole russe
04:34et à financer leur guerre, on va remettre des droits de douane additionnels.
04:38On a vu que les Indiens ont commencé à réduire les achats,
04:40mais à priori, ce seraient les Chinois qui en achèteraient plus.
04:42Donc, on voit que le jeu, quand même, reste extrêmement complexe.
04:46En tout cas, à ce niveau-là.
04:49Je dirais que ce qui est peut-être plus surprenant,
04:52c'est la non-réaction aux tensions sur les droits de douane.
04:54Parce que, malgré tout, quoi qu'on en dise,
04:57on est comme dans un environnement des droits de douane beaucoup plus élevé
05:00que même ce qu'on aurait pu imaginer en début d'année.
05:03Que, effectivement, on n'en voit pas encore le plein effet
05:06et qu'on fait comme s'il n'y en aurait pas.
05:09Donc, voilà.
05:10C'est plus ça qui, à mon sens, est le plus surprenant sur les niveaux de marché.
05:13Les droits de douane sont un peu passés au second rang d'un seul coup,
05:15mais on va en reparler.
05:16C'est un feuilleton à tiroir, évidemment.
05:19Un dossier à tiroir.
05:2017h35, 30 secondes.
05:22Clôture du CAC 40 en hausse de 1,23% ce soir.
05:267981 points pour l'indice parisien.
05:30A la clôture, on va regarder un petit peu le palmarès,
05:33comme on dit, des valeurs qui se sont le mieux défendues aujourd'hui sur le CAC 40.
05:36Les principales hausses, Capgemini, toujours là, qui récupère 3,43%.
05:42C'est la plus forte hausse.
05:44126,70 euros.
05:46L'action, ce soir, on gagne un peu plus de 3% également sur Pernod Ricard,
05:50Kering, Publicis ou encore Stellantis.
05:51Pernod, 100,90 euros.
05:53Kering, 216,50 euros.
05:56Publicis, 79,62 euros.
05:58Et puis Stellantis, donc plus 3,2%, 8,58 euros.
06:01Voilà pour les hausses.
06:02Les baisses ce soir pour le CAC 40,
06:04un petit peu de dégagement contrairement à hier
06:06où les valeurs de la défense étaient bien comportées.
06:08Ce soir, on a un petit peu soufflé sur ce secteur, forcément.
06:10Thalès qui perd 4% ce soir, 228,80 euros.
06:14Et puis on perd 0,3, 0,4, 0,5, 0,6%
06:18sur Orange, 14,39 euros.
06:21Saffran, 292,10 euros.
06:23Moins 0,2% pour Unibail, 90,86 euros.
06:27Et puis Airbus qui perd 0,2%.
06:28183,84 euros.
06:31Le CAC 40 en hausse de 1,23% ce soir à la clôture.
06:3417h36, on continue de refaire la séance.
06:38BFM Bourse, on refait la séance.
06:41Toujours avec Xavier Patronin et Justin Kistrobert.
06:43On a l'impression qu'on regarde évidemment
06:45ce qui se passe du côté de Washington,
06:48de Moscou, de Kiev.
06:50Mais on regarde bien sûr, surtout,
06:52on a les yeux focalisés, les esprits focalisés
06:54sur le Wyoming.
06:56Avec Jackson Hole, donc, vendredi prochain,
06:59le grand 1 août annuel des banquiers centraux
07:01et un Jerome Powell qui est de plus en plus attendu.
07:04Certains se disent, allez, va-t-il y avoir
07:05baisse des taux d'intérêt au mois de septembre ?
07:08On disait hier qu'il y avait 90%, 95%
07:10des acteurs de marché qui étaient convaincus
07:12qu'il y en a eu dans septembre,
07:13mais un peu moins convaincus pour octobre désormais.
07:16Comment vous regardez ça ?
07:17Le marché attend quand même deux baisses de taux
07:19d'ici la fin de l'année.
07:21Septembre sûr, ça vous paraît à qui, vous ?
07:23À qui ? Je n'en sais rien.
07:24Vu les statistiques économiques,
07:26je ne sais pas s'il devrait baisser ses taux,
07:28mais on sait que la pression, on va dire,
07:29politique est extrêmement forte sur lui.
07:31Donc là, c'est un autre sujet.
07:33C'est un peu plus complexe à appréhender.
07:35En tout cas, ce qu'il y a de sûr,
07:36c'est qu'on a eu cette révision
07:38sur les chiffres de l'emploi
07:39qui ont entraîné en tout cas comme conséquence
07:43un marché qui s'est dit
07:44« Finalement, le marché de l'emploi a ralenti,
07:46donc on va pouvoir baisser les taux. »
07:48Et il attend ça depuis tellement longtemps
07:49des baisses de taux aux États-Unis
07:50qu'un jour l'autre, ça ne va pas arriver.
07:54Plus sérieusement, on a ça.
07:55On a eu le CPI,
07:56on s'est focalisé sur le CPI classique.
07:58Moi, sur le corps,
07:59on a un peu balayé l'idée du PPI.
08:03Et en se disant « Finalement, l'inflation,
08:05peut-être que ce n'est pas vraiment un sujet,
08:06il faut commencer à baisser les taux. »
08:08Moi, je suis un peu plus dubitatif
08:09parce que les marchés sont très hauts,
08:10les liquidités sont là.
08:12Il n'y a pas vraiment un bon sens de précipitation.
08:15Mais c'est vrai que d'un point de vue politique,
08:17la posture est difficile à tenir pour Jérôme Powell.
08:20Malgré l'indépendance qu'on présume,
08:23en tout cas de la Fed,
08:24l'environnement est assez compliqué pour Jérôme Powell.
08:27Il y a une posture difficile à tenir.
08:28Puis il y a une inflation,
08:29on avait les chiffres de juillet à 2,7
08:31qui étaient égales à celles du mois de juin,
08:332,7 également.
08:35Puis on parlait hier des géants de la grande distrique
08:37qui commencent à délivrer.
08:39On a vu Home Depot,
08:40alors qu'il a fait un petit peu moins bien
08:41que le consensus globalement.
08:43En termes de chiffre d'affaires,
08:45on est un peu plus de 45 milliards de dollars.
08:47Mais alors, je note la déclaration du patron
08:49qui dit « La dynamique qui a débuté
08:50au second semestre de l'année dernière
08:51s'est poursuivie tout au long du premier semestre.
08:54Les clients s'étant davantage engagés
08:56dans des projets de rénovation d'habitat
08:58de moindre envergure.
08:59Est-ce qu'il commence à y avoir
09:00dans l'esprit du consommateur américain
09:02l'idée que l'inflation va repartir
09:04du fait des droits de douane ?
09:05C'est ça qu'on guette, la façon dont
09:07le consommateur américain guette les choses,
09:08finalement.
09:10Oui, en plus, ça semble totalement inévitable.
09:13Puisqu'on a eu un effet de stockage
09:15sur le premier semestre
09:16qui a amorti l'impact des tarifs douaniers.
09:20Cet effet de stockage est en train de disparaître.
09:22Et donc, les prix commencent.
09:24On est au tout début du processus.
09:25Après, jusqu'où ça va ?
09:26On l'ignore.
09:27Ça ne se sent pas encore dans les prix de l'alimentaire,
09:29mais dans certains biens intermédiaires.
09:31On observe, si on regarde par exemple
09:34l'inflation IPCH aux Etats-Unis,
09:38on voit par exemple les biens industriels.
09:40Le régime d'inflation des biens industriels
09:42depuis une double décennie,
09:44c'est négatif.
09:45Au fond, c'est de la déflation.
09:46C'est l'effet de la mondialisation.
09:48Donc, on est entre moins 1 et moins 2.
09:50Là, les prix des biens industriels,
09:52des biens matériels manufacturés,
09:54c'est devenu positif.
09:56Des services, on doit être à 3,5, 4 les services.
09:59Donc, on a des composantes de l'indice.
10:02On a le détail.
10:04Il doit y avoir peut-être 400 composantes
10:06dans cet indice.
10:07Et il y en a plus de la moitié
10:08qui sont en contribution positive.
10:11Donc, ça veut bien dire
10:11qu'on n'est pas retourné à la situation pré-Covid
10:13où c'était un petit 30%
10:15qui était en contribution positive.
10:17Là, on est toujours à 50%.
10:18Ça, c'est le premier point.
10:20Donc, forcément, Jérôme Powell l'intègre.
10:24Le problème, c'est qu'il y a deux objectifs
10:27dans la politique monétaire de la Fed.
10:28Il y a l'objectif d'inflation
10:29et l'objectif du plein emploi.
10:32Et l'objectif essentiel pour la Fed,
10:34quoi qu'on en dise,
10:35c'est le plein emploi.
10:36D'autant plus quand on a Donald Trump
10:38à la présidence.
10:40Et le taux de chômage,
10:41le taux de chômage est relativement bas.
10:44Mais moi, je le dis toujours,
10:46c'est un taux de chômage un peu faussé.
10:48Parce qu'on compare avec des taux de participation
10:50qui sont un point inférieur
10:53à ce qu'ils étaient pré-Covid.
10:54Si on réintègre,
10:55on mettait un iso taux de participation,
10:58le taux de chômage n'est pas à 4,1 ou 4,2.
11:02Il est probablement à 6 ou 7 %.
11:04C'est-à-dire le taux de chômage ressenti.
11:06D'accord ?
11:07Donc, c'est ça qui gangrène la société américaine
11:09et qui l'a poussé à voter Donald Trump.
11:11Donc, c'est pour ça que Donald Trump
11:12est aussi prioritaire.
11:13Puis, je pense que Donald Trump,
11:14en tout cas ses conseillers,
11:15lui ont dit,
11:15écoute, ce que tu as fait sur les...
11:17Ça, ça va avoir un impact d'avis.
11:19Donc, oui, il anticipe la récession.
11:23Le marché, lui, il est dans un autre trip,
11:27si j'ose dire.
11:28Il est plus court-termiste.
11:29Non, c'est pas ça.
11:30Il dit, ok, les droits de douane, c'est bien joli,
11:32mais on a l'antidote en face.
11:34On a le méga-trend de l'intelligence artificielle.
11:37On a la baisse éventuelle des taux
11:39dont on discute septembre, octobre, novembre.
11:42Peu importe.
11:42Il y aura une baisse des taux
11:43puisqu'en taux réels,
11:44ils sont les plus restrictifs
11:46quand on fait une comparaison internationale.
11:48Et puis, the last but not the least,
11:49il y a l'impact budgétaire.
11:51C'est-à-dire les baisse de taux d'impôt.
11:53La baisse de la fiscalité, ça, c'est un soutien.
11:55Donc, le marché dit,
11:56ok, les droits de douane,
11:59ça va avoir des impacts,
12:00mais on a des antidotes en face.
12:02Le méga-trend demeure
12:03et en plus, on a des éléments
12:04de stimulation monétaire
12:06et de stimulation fiscale qui arrivent.
12:08Les droits de douane ne rentrent pas encore suffisamment
12:10pour baisser suffisamment les impôts
12:12à hauteur de ce qui a été promis par Trump.
12:13Oui, non mais le marché,
12:16il peut enjamber tout ça.
12:17C'est ce qu'il est en train de faire.
12:19Est-ce que je partage ce point de vue ?
12:21Non, je ne le partage pas.
12:22Je trouve qu'on est face à une valorisation
12:26qui est excessive.
12:27Mais c'est ça qui se passe dans l'algorithme.
12:29Donc, pour en venir à Jérôme Powell,
12:31c'est le pire du pire
12:33puisque les indicateurs d'inflation
12:35vont s'apprécier
12:36et les indicateurs d'emploi
12:38vont diverger, vont baisser.
12:39Donc, il y a un V
12:41et ça, c'est le pire du pire
12:43pour la Fed
12:45et les gouverneurs de la Fédérale Réserve.
12:47Donc, il va devoir s'exécuter, alors, Julien ?
12:49Oui, a priori.
12:50En tout cas, je partage l'analyse.
12:52Et pour juste revenir sur Homme-Dépôt,
12:54c'est intéressant,
12:55c'est que lors de la publication
12:56du premier trimestre,
12:57ils disaient pas de hausse de prix.
12:59Et puis là, maintenant, ils disent
12:59il va y avoir des hausses de prix.
13:01Donc, on voit qu'il y a quand même
13:02un petit changement de discours.
13:04Même s'ils essayent de diversifier, etc.,
13:06l'impact est là.
13:07Et puis, on va avoir les autres acteurs
13:09de la grande distribution
13:10qui vont intervenir bientôt.
13:12Walmart, Target, Love, etc.
13:14On aura encore un peu plus
13:15de visibilité là-dessus.
13:17Qui ont valeur, on le lisait hier,
13:18de quasiment d'indicateurs macroéconomiques.
13:20C'est notamment le cas pour Walmart,
13:21évidemment.
13:22Puisque vous parliez des marchés de l'IA,
13:24il y avait ce commentaire
13:25que je disais de Bank of America,
13:26Merrill Lynch, qui disait
13:27c'est marrant, mais si on intègre l'IA,
13:28aujourd'hui, le S&P 500
13:29est bien plus que valorisé
13:31qu'à l'époque de la bulle Internet.
13:34Et Bank of America, Merrill Lynch,
13:36Bank of America, pardon, ajoute,
13:37qu'il faudrait mieux que ce soit différent
13:38cette fois-ci.
13:40Mais c'est différent cette fois-ci,
13:41on est d'accord.
13:42Oui, clairement.
13:43Les sociétés, les sociétés
13:44qui ont le plus investi
13:45sont rentables,
13:46ce sont les gars familiales.
13:47Elles sont rentables
13:47sur leur cœur de métier,
13:48est-ce qu'elles seront toutes rentables
13:50sur l'IA ?
13:50Ça, c'est une autre question.
13:51Alors, les fournisseurs de puces,
13:53évidemment.
13:53C'était, pardon, je le précise en écho,
13:55une déclaration Samatman
13:56qui faisait le parallèle aujourd'hui
13:57entre la dynamique actuelle des marchés
13:59et celle des années de la bulle.
14:00Il y a quand même toujours
14:01une histoire de monétisation
14:02du service de l'IA.
14:04On se souvient de l'épisode
14:05DeepSync, il n'y a pas si longtemps que ça,
14:07puisque c'était en début d'année.
14:08C'était le 20 janvier.
14:10Les Chinois parlent de lancer
14:12un DeepSync 2,
14:12donc a priori,
14:13ils auront un peu de retard
14:14parce que les puces Huawei
14:15ne seraient pas aussi efficaces
14:16que les puces Nvidia,
14:17mais ils vont arriver.
14:19Donc, il faut quand même...
14:21Alors, les investissements,
14:22certes, oui, sont là.
14:23On le voit d'ailleurs
14:23sur la construction de data center,
14:25c'est monstrueux
14:27en termes de construction.
14:28C'est même plus important
14:29que les bureaux.
14:31Enfin, c'est en train de dépasser
14:32en mètre carré
14:32les bureaux classiques.
14:34Donc, il y a une dynamique
14:35extrêmement forte là-dessus
14:36en investissement.
14:37Le sujet de la monétisation
14:38sur l'IA,
14:39plus particulièrement,
14:40il reste quand même ouvert.
14:41Mais effectivement,
14:42c'est les sociétés,
14:43des grosses sociétés
14:44qui sont rentables
14:44d'ores et déjà.
14:46Microsoft, aujourd'hui,
14:47il fait son argent par ailleurs.
14:49Donc, je veux dire,
14:50c'est noyé dans la masse,
14:51les investissements.
14:53Est-ce que ce sera monétisable ?
14:55La question encore,
14:56elle reste en partie entière.
14:58Qu'est-ce que vous en pensez ?
14:59Au passage,
14:59je revoyais ce chiffre ce matin
15:00que j'avais perdu
15:01qui nous disait
15:02qu'entre mars 2000
15:03et octobre 2022,
15:05le Nasdaq avait lâché
15:07quasiment 80% de sa valeur.
15:09Voilà, je n'avais plus
15:10l'ordre de grandeur
15:11mais c'était...
15:12Bon, on dit quoi
15:12que c'était une autre époque ?
15:13Samatman, là,
15:14est-ce qu'il agite
15:15un petit peu des...
15:16Oui, c'est peut-être
15:18une autre époque
15:20mais le comportement grégaire
15:21des marchés ne change pas.
15:22Oui.
15:23Et donc, la bulle
15:23demeure la bulle.
15:25Pourquoi il y a
15:25une interrogation ?
15:26Parce qu'au fond,
15:27que des sociétés
15:28soient rentables, oui,
15:29mais les fameux GAFA
15:30convergent tous
15:31vers le même client.
15:34Donc, ils vont
15:34s'entretuer.
15:36Jusqu'à présent,
15:37ils étaient chacun
15:38dans des filières
15:38Microsoft,
15:41Meta,
15:43Amazon...
15:44Dans leur couloir, oui.
15:45Et là,
15:46ils convergent tous
15:47par l'IA, justement.
15:49Ils convergent tous
15:50donc ils vont s'affronter.
15:52C'est-à-dire que les domaines
15:53de compétences
15:53des uns et des autres,
15:55ils étaient dans leur tour,
15:57dans leur filière,
15:58dans leur couloir,
15:59dans la piscine,
16:00ils étaient dans leur couloir.
16:01Là, on est en âge,
16:02en eau libre.
16:03Et ils vont s'affronter.
16:05Et donc, il y aura
16:05des perdants et des gagnants.
16:07D'ailleurs, la baisse de prix
16:08d'OpenEye en Inde
16:09qui a été annoncée aujourd'hui,
16:11assez importante,
16:12ça prouve bien
16:13qu'il y a quand même
16:14un début de bataille
16:15sur les prix,
16:16d'ores et déjà.
16:16Et donc, moi,
16:17je pense qu'il y a
16:17une sur...
16:18Je n'y pas l'IA,
16:20surtout que j'ai voulu
16:21en refaire
16:21quand j'étais plus jeune.
16:22mais je pense
16:24qu'on a surdimensionné
16:27les espérances.
16:28Alors, évidemment,
16:29pour l'instant,
16:29on est assis sur un méga trend.
16:31Il y a Nvidia
16:31qui met tout le monde d'accord
16:33en affichant trimestre
16:34par trimestre
16:35un carnet de demande,
16:36une rentabilité,
16:37une croissance.
16:38Mais là aussi,
16:39Nvidia,
16:39si on s'intéresse
16:40à la valorisation d'Nvidia,
16:42Nvidia, c'est
16:42the winner take all.
16:46Mais combien de temps
16:47ça dure ?
16:48C'est ça, la question.
16:49Si vous considérez
16:50que Nvidia ne sera jamais remplacé
16:52et n'aura pas d'alter-ego,
16:54on pourra peut-être
16:55parler d'Intel après.
16:56Pas d'Intel après.
16:57À ce moment-là,
16:58la valorisation est justifiée.
17:00Si vous pensez
17:00que dans quelques trimestres
17:02ou quelques années,
17:03il y aura des alternatives
17:04tout à fait concurrentielles
17:06et peut-être moins énergivores
17:07sur d'autres process
17:08technologiques,
17:09à ce moment-là,
17:10la valo
17:10n'est pas soutenable,
17:12même si Nvidia s'adaptera.
17:14Et donc,
17:14on est dans ces contradictions.
17:16Et là, pour l'instant,
17:16le marché,
17:17au fond,
17:17valorise tout.
17:18Il ne met pas
17:19la prime de risque
17:20parce que c'est dur à mettre.
17:21Il ne met pas
17:21la prime de risque
17:22au bon endroit.
17:24Et donc, pour moi,
17:24il y a évidemment une bulle.
17:27La quantifier,
17:27c'est très difficile.
17:28C'est encore trop tôt
17:29puisqu'on a...
17:30Quand tu installes
17:31des data centers,
17:32tu en es au tout début.
17:33Tu ne délivres pas,
17:34ça tourne.
17:34On ne pourra la mesurer
17:35que dans quelques années,
17:36peut-être, probablement.
17:37Mais intuitivement,
17:38on est sur des valorisations
17:39très excessives.
17:40Bon, donc ça,
17:41l'Alcman n'est pas
17:41complètement perché
17:42quand il parle de bulles
17:43aujourd'hui.
17:44La question,
17:44c'est jusqu'à quand ça dure ?
17:46Voilà, question sans réponse,
17:47évidemment,
17:47tout à fait facile et gratuite,
17:48mais que je vous pose
17:49quand même, évidemment.
17:50C'est très, très difficile
17:51de répondre.
17:52Évidemment, les events,
17:53c'est ce qu'on disait,
17:54des alternatives,
17:56peut-être moins gourmandes
17:57en puissance de calcul
17:58et ou d'autres opérateurs
18:00qui pourraient proposer
18:01des puces,
18:01en tout cas,
18:01qui seraient compétitives.
18:04Et on voit,
18:04les Chinois avancent
18:05quand même assez fortement
18:06là-dessus.
18:07Ils y mettent les moyens.
18:09Huawei a en tout cas
18:10une solution
18:10qui n'est pas parfaite.
18:12Mais bon,
18:12ils ont commencé
18:13il y a très peu de temps.
18:14Donc,
18:15il est très probable
18:15que d'ici un an ou deux,
18:16en tout cas,
18:17ils auront des solutions
18:18qui seront compétitives
18:20ou à défaut,
18:21en tout cas,
18:22compétitives en prix.
18:23Puisqu'on parle d'NVIDIA,
18:25vous avez vu qu'aujourd'hui,
18:26il y a plusieurs sources
18:27qui affirment qu'NVIDIA
18:28est en train d'élaborer
18:29une nouvelle puce
18:29à l'intention des Chinois
18:31qui serait plus puissante
18:33aujourd'hui qu'H2O,
18:34dont la commercialisation
18:35vers la Chine
18:35a repris
18:38il y a de ça
18:38quelques temps.
18:40Voilà pour les marchés.
18:41Alors oui,
18:41parlons d'Intel justement
18:43parce que c'est
18:44et c'est le groupe
18:45dont on parle beaucoup
18:45aujourd'hui aux Etats-Unis.
18:46Alors,
18:47on le rappelle,
18:47Softbank
18:48qui annonce donc
18:49qu'il va injecter
18:50l'équivalent de 2 milliards
18:52d'actions,
18:54ce qui va le rendre
18:54actionnaire à hauteur
18:55de 2-3%,
18:56je crois,
18:56du groupe à tout casser.
18:57Donc,
18:57ce n'est pas la panacée.
18:59Et puis,
19:00en parallèle de ça,
19:01ces rumeurs
19:01sur lesquelles
19:02le gouvernement américain
19:03lui-même
19:03pourrait prendre 10%,
19:0410% du capital
19:06d'Intel.
19:08C'est Bloomberg
19:08qui donne ce chiffre
19:09de 10%
19:09qui n'est pas confirmé
19:10par toutes les sources.
19:12Est-ce qu'il faut
19:12à ce point
19:13se pencher
19:13sur le cas
19:15Intel ?
19:15Est-ce qu'il y a
19:15véritablement
19:16péril en la demeure ?
19:17Pour le coup,
19:18je ne sais pas.
19:19En tout cas,
19:20Intel est un des outils
19:21pour l'administration
19:22de Trump
19:22pour développer
19:23l'activité de fonderie
19:24aux Etats-Unis
19:25puisque c'est un acteur
19:27en tout cas assez présent
19:28sur cette thématique.
19:29C'est réparer des années
19:30d'errance
19:30et d'erreur stratégique.
19:31C'est vrai qu'Intel,
19:33c'est le cas d'école
19:34d'erreur stratégique.
19:36Ils ont raté
19:37à peu près tout
19:39puisqu'on leur a proposé
19:41d'investir dans OpenA.
19:42Ils ne l'ont pas fait.
19:43On leur a proposé
19:44de travailler
19:44sur les puces
19:45pour mobile.
19:46Ils n'ont pas voulu
19:47le faire avec Apple.
19:48Ils ont laissé
19:49le champ libre à armes.
19:51Sur les nouvelles technologies
19:53de puces,
19:54ils ont laissé passer
19:55aussi certaines technologies.
19:59Ils se font attaquer
20:00par AMD,
20:01par armes
20:02sur les serveurs
20:02maintenant.
20:04C'est vrai que
20:04c'est très compliqué
20:06sur la stratégie
20:08en tout cas
20:08de technologie.
20:09Là,
20:09ils ont l'air
20:09de dire qu'ils ont compris
20:11mais il reste quand même
20:11dans une dynamique
20:12de réduction des coûts.
20:13Il y a une rencontre
20:13début août
20:14avec le patron d'Intel
20:15dans le bureau
20:16de Donald Trump
20:16qui s'est très très mal passé.
20:17En fait,
20:18il a demandé sa tête
20:18quasiment.
20:19C'est ça.
20:20Oui,
20:20pour des raisons.
20:22Manit de demander
20:22la tête de tout le monde
20:23comme ça,
20:24c'est assez impressionnant.
20:24Mais en tout cas,
20:26Intel est un des bras armés
20:27du gouvernement américain
20:28pour avancer
20:29sur l'indépendance
20:30en tout cas
20:30sur la partie
20:31fonderie
20:33et donc du coup,
20:34de ce point de vue-là,
20:35c'est assez logique
20:36en tout cas
20:36qu'il pousse Intel
20:37à avancer
20:38et à investir
20:39plus massivement.
20:40Xavier ?
20:42Oui,
20:42effectivement,
20:44c'est une situation
20:45très très particulière
20:46pour Intel.
20:47Je pense que
20:48au fond,
20:51c'est une société
20:51quand même
20:51la valorisation
20:52au plus haut,
20:53c'était
20:53pas de bêtise,
20:55400 milliards ?
20:57Aujourd'hui,
20:58c'est à peine 100 milliards
20:59sur un secteur
21:00où il y a encore
21:01beaucoup d'acteurs.
21:02Alors, c'est vrai
21:03que quand on regarde
21:03les performances
21:04depuis le début de l'année,
21:05c'est très...
21:05Au fond,
21:06il y a Nvidia,
21:06il y a tout ce qui tourne
21:07autour de l'intelligence
21:08artificielle.
21:09on voit bien avec STM
21:12en France et en Italie,
21:14on le voit avec Solitech,
21:15donc il y a des cycles
21:17assez rapides.
21:20Donc, si vous n'êtes pas
21:21sur la bonne techno
21:21au bon endroit
21:22avec les bons clients,
21:25ça peut devenir
21:25très très difficile.
21:27Donc, le problème
21:28d'Intel,
21:29c'est le risque
21:31de démembrement,
21:32d'être racheté
21:32et puis d'être dépecé.
21:34Et donc, ça,
21:34ça serait insupportable
21:36pour l'administration américaine.
21:38Il y a une rumeur
21:39d'approche de la part
21:40de Qualcomm, notamment,
21:41ça a quelques temps.
21:41Voilà, ça a été évoqué
21:42par la presse.
21:43Et donc, il faut sécuriser.
21:45Et donc, je pense
21:46que la première chose,
21:46c'est de sécuriser le capital
21:48parce que quand vous avez
21:49une valorisation,
21:50elle n'est pas au plus bas
21:51de son historique,
21:52mais elle est parmi
21:55ses plus bas
21:55et elle n'est pas au plus bas.
21:57C'est de sécuriser
21:58la présence de l'État américain,
22:00une espèce de golden share,
22:01surtout, au fond,
22:01dans la démarche de Trump,
22:02ça va les subventions,
22:04il y a un retour
22:05à meilleure fortune.
22:05Et si, effectivement,
22:07l'administration américaine
22:08est dans la partie,
22:09c'est un signal quand même
22:11très positif
22:12à moyen terme
22:13pour le marché.
22:14Mais c'est quand même
22:14un pisalet dans la stratégie
22:15de Trump
22:16de relocaliser la production
22:17de semi-conducteurs
22:18aux États-Unis.
22:21Ça se discute.
22:22Là, tu m'engages
22:23sur un sujet,
22:24ça se discute
22:24parce que,
22:25tu sais que
22:26ce qu'a dessiné
22:27le XXe siècle,
22:28c'est au fond,
22:29c'est assez rapide,
22:30à la fin du XIXe
22:30et du XXe siècle,
22:31c'est le pétrole.
22:33Le XXIe siècle,
22:36dans le cas
22:37du réchauffement climatique,
22:38c'est peut-être
22:39les minéraux,
22:40terres rares,
22:41tout ce qu'on voit,
22:41mais surtout
22:42les semi-conducteurs.
22:43On voit le sujet
22:44de Taïwan,
22:45on ne peut pas
22:45voir au travers
22:47de Taïwan
22:48la fusion,
22:50le rapprochement
22:50entre Taïwan
22:51et l'empire du milieu,
22:53simplement une logique
22:53de proximité géographique.
22:57Il y a un enjeu,
22:59il y a un enjeu
22:59de productivité,
23:01il y a un enjeu
23:01de compétitivité
23:02qui est lié
23:03aux semi-conducteurs.
23:04Les semi-conducteurs,
23:05ceux qui seront maîtres
23:07dans les semi-conducteurs,
23:08on le voit avec Nvidia
23:09aujourd'hui.
23:10Le patron d'Nvidia
23:10a rang de chef d'État.
23:12Il peut être reçu
23:13du jour au lendemain
23:14par Xi Jinping
23:14qui tu voudras.
23:16Donc,
23:16ceux qui maîtrisent,
23:18c'est les présidents
23:21du début du XXe siècle,
23:23des grandes oil compagnies
23:25américaines.
23:25Américaines.
23:26Le parallèle est intéressant.
23:27Je ne sais plus,
23:27c'est les cinq sœurs
23:28ou les...
23:28Je ne sais plus,
23:29le nombre de sœurs.
23:31Il y avait les big trees
23:31dans l'automobile
23:32et puis il y avait les...
23:33Voilà.
23:33Donc non,
23:34il y a un enjeu essentiel
23:36sur les semi-conducteurs
23:37parce qu'au fond,
23:38toute l'économie
23:39du XXIe siècle,
23:40une grande partie
23:40de l'économie
23:41va être sevrée,
23:43va être alimentée
23:44par l'information,
23:46par la gestion
23:47de l'information.
23:48Et pour avoir
23:48une bonne gestion
23:49de l'information
23:49et une bonne gestion
23:50énergétique,
23:51il faut des semi-conducteurs
23:53et il faut savoir...
23:54Il y aura probablement
23:54les robots aussi demain.
23:56Il y a eu les Jeux Olympiques
23:58des robots là en Chine.
24:00Absolument.
24:00Et on voit que c'est aussi ça
24:02demain le sujet.
24:03D'ailleurs,
24:03Nvidia en parle beaucoup.
24:05Aujourd'hui,
24:05il y a l'IA,
24:06mais demain,
24:06il y aura les robots
24:07et on sera là aussi
24:09pour fournir.
24:10Voilà pour Intel,
24:12évidemment.
24:12On continue à suivre le dossier.
24:13On en parlera d'ailleurs
24:14avec un spécialiste
24:15de la tech à 18h15
24:16dans le jeu 18h éco
24:17sur BFM Business.
24:19Et puis,
24:19on a deux,
24:19trois minutes.
24:20Alors,
24:20on avait prévu
24:20d'en parler plus largement.
24:21C'est le dossier Karmat
24:22dont vous parliez hier.
24:23On vous racontait hier
24:24que d'après nos informations,
24:26il y avait un candidat
24:27à la reprise,
24:28à savoir l'actuel patron
24:29du conseil d'administration
24:30du groupe
24:31qui était prêt
24:31via sa société belge
24:33à reprendre le groupe.
24:34Autrement dit,
24:34Karmat était parti
24:36pour passer sous pavillon belge.
24:38Il était parti
24:38parce que la justice
24:39devait se prononcer ce matin.
24:40La justice ne s'est pas
24:41prononcée ce matin.
24:42On a appris il y a une heure
24:43qu'en fait,
24:43l'audience était reportée
24:44au 30 septembre prochain.
24:47Avec peut-être
24:47une issue heureuse.
24:48On verra bien
24:49ce qui se passera
24:49dans un peu plus d'un mois.
24:50mais on est partagé
24:51entre ceux qui se disent
24:53« chouette,
24:53on va sauver Karmat »
24:54et ceux qui se disent
24:55parce qu'il faut se le dire aussi
24:56qu'il a fallu
24:57qu'on en arrive là,
24:58que cette seule alternative
24:59à la transplantation cardiaque
25:01soit menacée de disparition
25:02pour qu'enfin
25:03un acteur se réveille finalement.
25:05Vous êtes dans quel camp
25:05quand vous regardez
25:06le dossier Karmat ?
25:07Vous vous dites
25:07« quel gâchis ? »
25:09Il n'y aura pas de sauvetage
25:11en tout cas pour les actionnaires,
25:12ça c'est sûr.
25:12Oui.
25:13Actuel,
25:13je pense qu'on est tous
25:14d'accord là-dessus.
25:15L'action vaut quelques dizaines
25:16de centimes je crois
25:17aujourd'hui.
25:18De toute façon,
25:18ça sera acheté
25:19pour un million d'euros
25:20à priori.
25:21C'est le point positif
25:22quand même,
25:23c'est que c'est quelqu'un
25:23qui a déjà injecté
25:2460 millions d'euros
25:25dans la société,
25:26qui va réinjecter 150,
25:28donc 40 au mois de janvier,
25:29en tout cas s'ils sont
25:30prévalidés,
25:31avec maintien des emplois.
25:33138 emplois.
25:34Donc ça,
25:34de ce point de vue-là,
25:35en tout cas sur le sauvetage
25:36de la technologie,
25:38des compétences,
25:39etc.,
25:39il semblerait en tout cas
25:41qu'il y ait une solution
25:41durable,
25:43ça l'histoire nous le dira,
25:43mais en tout cas,
25:44il y a une solution
25:45à court terme.
25:46Mais c'est sûr
25:47qu'aujourd'hui,
25:49d'un point de vue
25:49business plan,
25:52on ne pourra plus
25:53être actionnaire
25:53de cette société,
25:54mais on peut douter
25:55en tout cas
25:55de la capacité
25:56à atteindre
25:56les volumes
25:57nécessaires
25:58pour que la société
26:00soit non pas rentable,
26:02mais au moins
26:02ne perde pas d'argent.
26:03C'est le résultat
26:05effectivement
26:05d'erreurs internes,
26:06entre autres,
26:07erreurs de stratégie interne
26:08et puis des actionnaires
26:09qui se sont,
26:10potentiels actionnaires
26:11qui se sont retirés
26:12petit à petit finalement,
26:13Kermat.
26:14C'est un groupe
26:15dont on a souvent parlé
26:15qui vivait toujours
26:16avec 6, 7, 8 mois
26:17de trésorerie
26:18à tout casser devant lui,
26:18pas plus.
26:19Voilà, c'est ça
26:19et qui est étranglé
26:20par la dette,
26:21par l'endettement.
26:23C'était un beau sujet,
26:26mais qui demande
26:28une durée d'investissement
26:30extrêmement long
26:31et peut-être même
26:32qu'à un moment,
26:34il y aura d'autres alternatives
26:35dans le reste.
26:36C'est-à-dire qu'il y a
26:37toujours cette question,
26:38est-ce qu'on continue
26:39cette techno
26:41ou est-ce qu'au fond
26:43on est dans une espèce
26:44d'impasse ?
26:45Comme tu le disais,
26:46Romain,
26:46c'est une impasse
26:47où les volumes
26:48ne passeront pas.
26:50Il y a bien eu des tests,
26:51il y a bien eu
26:51une augmentation
26:52d'espérance de vie
26:53mais qui était assez courte
26:55et puis assez douloureuse
26:56d'une certaine façon.
26:57Il y a eu des décès en 2021
26:58du fait de dysfonctionnement
27:00effectivement.
27:01C'est un peu l'histoire aussi
27:02des biothèques.
27:04On peut avoir des projets
27:05très prometteurs,
27:06très intéressants.
27:07Ça brûle trop de cash.
27:07Voilà, c'est ça.
27:08C'est le problème.
27:09Ça brûle énormément.
27:10Et donc, d'une certaine façon,
27:11on n'a peut-être pas
27:12le paysage capitalistique
27:14pour supporter
27:15une telle aventure.
27:16Peut-être que
27:16Karmat aux Etats-Unis
27:18aurait peut-être,
27:20puisqu'on voit
27:21la capacité
27:22qu'a le système financier
27:23américain
27:24à financer tout
27:24et n'importe quoi
27:25si j'ose dire,
27:26là, pour le cœur,
27:28c'est que moi,
27:28je conserve encore
27:29un souvenir ému
27:31de la première opération
27:32à cœur ouvert
27:33de ce professeur
27:35qui est sud-américain,
27:36c'est dans les années 70.
27:38Et déjà,
27:38la transplantation
27:39d'un cœur,
27:41d'un donneur
27:42à un malade
27:43était déjà
27:44une performance exceptionnelle.
27:45La Karmat
27:45transcendait la chose
27:47en passant
27:47au cœur artificiel.
27:49Ce qui serait
27:50parce que
27:51des maladies cardiaques,
27:52quand on extrapole
27:53les marchés,
27:55le marché
27:55il y a du potentiel.
27:57Ah, il y a du potentiel.
27:58Le problème,
27:59c'est de passer
27:59de l'extrapolation
28:00du produit
28:02à l'extrapolation.
28:03Et c'est ça,
28:03c'est là-dessus
28:04qu'on bloque.
28:04Et sur le financement
28:05en fonds propres,
28:06parce que là,
28:07on a vraiment failli
28:09de ce point de vue-là.
28:09Voilà pour Karmat
28:11auquel on souhaite
28:12bien sûr
28:12des meilleurs jours.
28:14Donc, nouvelle audience
28:15programmée
28:15le 30 septembre prochain
28:17pour le groupe français,
28:19la pépite française.
28:20Voilà, c'est déjà fini.
28:21Merci messieurs
28:21de venir en tout cas ce soir.
28:22Xavier Patrolin,
28:24président fondateur
28:25d'Albatros Capital,
28:26Julien Kistrober,
28:27gérant chez Taylor AM.
28:28Merci messieurs,
28:29à très vite,
28:30avec plaisir pour
28:30Nouvelles Aventures.
28:3117h58,
28:32le 18h,
28:33Éco arrive dans un instant.
28:34Toute l'information économique
28:35jusqu'à 18h30.
28:36BFM Bourse,
28:41vos placements,
28:42nos conseils
28:42sur BFM Business.
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