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  • il y a 6 semaines
Ce lundi 22 décembre, Xavier Patrolin, président d'Albatros Capital, et Mabrouk Chetouane, responsable de la stratégie globale de marché chez Natixis Investment Manager, se sont penchés sur le bilan boursier de l'année 2025, l'examen par la Cour suprême de la légalité des droits de douane aux États-Unis, ainsi que la FED et son futur président, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Paul. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Allez c'est parti pour le club avec Antoine bien sûr qui est toujours avec nous,
00:06Xavier Patrolin, bonsoir Xavier, président fondateur d'Albatros Capital
00:10et puis Mabrouk chez Antoine qui est avec nous.
00:12Bonsoir Mabrouk, bienvenue responsable de la stratégie globale de marché
00:15chez Natixis Investment Manager.
00:18Bon, ce qu'on est alors des bilans de l'année 2025,
00:21comment est-ce que vous trouvez nos indices finalement sortir de cette année ?
00:25Vous dites quoi ? Résilience dans l'adversité ?
00:27Comment est-ce que vous regardez la performance d'ensemble sur 2025 Mabrouk ?
00:32C'est plutôt bien, non ?
00:34C'est pas mal !
00:34C'est pas mal, qui aurait pu penser finalement avec ces hauts et ces bas en quelque sorte
00:41et puis ces offensives multipliées de la part de l'administration américaine
00:45sur le reste du monde, finalement qu'on s'en tire finalement assez bien.
00:48Alors à bien moment il y a une hiérarchie dans tout ça,
00:50donc on n'est pas du tout allogé à l'homme enseigne,
00:52vous le rappeliez lors de ce sommaire,
00:54on a l'Espagne qui caracole effectivement avec des performances qui sont stratosphériques,
00:59la France qui est finalement un peu,
01:02qui ferme un peu le peloton en quelque sorte,
01:04les Etats-Unis qui sont un peu au milieu du guel, en devise locale bien sûr,
01:07donc là encore c'est utile de le préciser,
01:09mais pareil, quand on regarde finalement la trajectoire de la devise américaine,
01:13on aurait pu penser finalement avec tout ce qu'on a pu entendre
01:17et tout ce qu'on a pu lire à propos de l'exceptionnalisme,
01:19de la dédollarisation et tous ces fantasmes,
01:22qu'on allait finalement se diriger vers un effondrement du dollar,
01:26un effondrement de l'économie américaine,
01:28une explosion de l'inflation,
01:29il ne s'est absolument rien passé de tout ça.
01:31Donc on a eu une tendance à l'exagération,
01:34bien sûr, à la surréaction,
01:36ça c'est comme d'habitude,
01:37et puis fondamentalement on se rend compte
01:39qu'il y a des marchés qui sont drivés,
01:40dont on voit la performance,
01:43pilotée par des fondamentaux et d'autres par du sentiment,
01:45et en fait, nous on se dit, dans cet environnement,
01:49bien évidemment, on va essayer toujours de privilégier
01:52dans nos expositions les marchés
01:54qui sont plus poussés par des fondamentaux que par des sentiments.
01:57On va en parler bien sûr.
01:58Xavier, vous êtes d'accord,
01:59on a été courageux dans l'adversité finalement en 2025 ou pas ?
02:03Non, surtout il y a une baisse des primes de risque.
02:05Le facteur explicatif essentiellement sur le seul marché français,
02:10les perspectives bénéficiaires seront négatives,
02:13en contribution négative sur l'ensemble de l'année.
02:15Donc c'est donc que les ratios de valorisation
02:17sont le seul facteur explicatif de la progression.
02:20C'est aussi valable pour d'autres pays européens,
02:23moins, alors c'est pas vrai pour l'Espagne.
02:25L'Espagne c'est une prime de risque rattachée à son statut,
02:28qui c'est au fond,
02:30qu'elle était le canard boiteux de l'Europe
02:33il y a une petite décennie,
02:34où l'un des hommes malades de l'Europe,
02:36c'est une infirmerie assez remplie.
02:37Et nous revendons Tadda à la croix économique.
02:39Voilà, et donc il y a un secteur bancaire
02:41qui est en bénéficie, il est performant.
02:42Mais globalement, ce qu'il faut retenir pour le marché français,
02:45c'est une performance qui est essentiellement due
02:47à la baisse de la prime de risque.
02:49Pour que vous ayez une idée de la baisse de la prime de risque,
02:50la prime de risque au 31 décembre de l'année dernière
02:54était aux alentours un peu plus de 4%,
02:55aujourd'hui elle est à 2,5%.
02:57Donc c'est-à-dire que la baisse de risque
02:59a été comprimée d'une trentaine de pourcents.
03:01Alors c'est vrai que l'un des gros contributeurs
03:02de cette prime de risque,
03:03on le retrouve partout en Europe,
03:06ça permet de boucler avec le marché obligataire,
03:08c'est le secteur bancaire.
03:10C'est le secteur bancaire,
03:11c'est un secteur qui a, depuis les mains de Browser en Europe,
03:15qui avait bénéficié, si j'ose dire, d'une forte décote,
03:19notamment par rapport à ses pairs européens,
03:20et qui a enclenché un très gros rattrapage,
03:24et la meilleure performance depuis le début de l'année
03:25sur le seul indice français,
03:27c'est la Société Générale,
03:28avec 140 ou 152%.
03:30Alors il y avait à la fois le secteur bancaire,
03:33plus la prime de risque spécifique à la Société Générale.
03:36Pour le marché américain,
03:38on a une bulle en formation,
03:40alors après on peut diverger l'un de l'autre,
03:43mais les ratios de valorisation du marché américain,
03:46alors là il y a des perspectives bénéficiaires,
03:48je ne vais pas le contester,
03:49mais il y a à la fois des perspectives bénéficiaires,
03:51mais une inflation des ratios de valorisation.
03:53Alors certes c'est porté par certains secteurs emblématiques,
03:56on ne va pas échapper au tsunami de l'intelligence artificielle,
04:00mais pas que,
04:01et donc là il y a une interrogation sur la durabilité de tout.
04:04Au fond, quand vous faites des comparaisons sur très longue période,
04:07vous avez deux contributeurs dans les performances pour un investisseur,
04:11c'est le fondamental,
04:13les ratios de valorisation,
04:13les bénéfices nets ou les grands agrégats,
04:15quels qu'ils soient,
04:16mais disons le bénéfice net par action,
04:18puis ensuite le multiple qu'on applique à ce bénéfice net ou aux agrégats.
04:22Là,
04:22si aujourd'hui vous investissez sur le marché américain,
04:25ou si aujourd'hui vous investissez sur le marché français,
04:28vous investissez sur des ratios de valorisation qui sont,
04:30alors sur le marché américain,
04:31qui sont très très élevés historiquement,
04:33donc là il faut prendre des dates de référence assez exceptionnelles,
04:35il faut prendre les années 1929,
04:38ou il faut prendre 2000,
04:40donc il y a un petit souci,
04:42parce qu'on sait que quand on a des ratios de valorisation à ce niveau-là,
04:44normalement sur les 5, 6, 7, 10 prochaines années,
04:47la contribution des ratios de valorisation va être négative.
04:50On balaye ça d'un revers de mer,
04:52puis de toute façon la vague IA va te remplir ça en termes de perspectives bénéficiaires.
04:57Alors c'est peu probable,
04:58et on pourra en discuter,
04:59et en tout cas sur le marché français,
05:00moi je suis relativement prudent,
05:01parce que les ratios de valorisation ne sont peut-être pas extrêmes,
05:04mais sont quand même dans des déciles très au-dessus de la moyenne,
05:08et les performances de l'économie française,
05:11alors même si le CAC 40 n'est pas fait que de valeurs françaises,
05:14ou de valeurs européennes,
05:15de valeurs dites internationales,
05:17les ratios de valorisation commencent à être soutenus.
05:20Mais alors,
05:20puisqu'on parlait du marché américain,
05:22et de la bulle en formation,
05:24où est-ce qu'on en est ?
05:25Il y a le sentiment d'une trajectoire pas brisée,
05:28mais un peu mise sur pause là finalement.
05:31Alors juste pour...
05:34Où est-ce qu'on en est finalement ?
05:34La zone de fragilité que je vois,
05:37que j'avais la décrite,
05:38c'est-à-dire qu'en gros,
05:39moi je vois un marché français effectivement
05:40qui est tiré par le secteur bancaire,
05:43qui est drivé par un seul facteur,
05:44à mon sens,
05:45enfin deux,
05:46qui est la courbe des taux,
05:47voilà,
05:48bon très bien,
05:49et globalement une croissance économique
05:51qui n'est pas vraiment anémique en Europe,
05:53mais qui n'est pas non plus spectaculaire.
05:54Alors donc effectivement,
05:55il y a cette thématique redondante
05:57de la bulle américaine,
05:58etc.
05:59Bon alors,
05:59pour nous il n'y a pas de bulle,
06:00tout simplement,
06:01une raison très simple,
06:02c'est qu'il y a de la croissance du bénéfice...
06:04Il n'y a pas de bulle,
06:04mais il y a une forte dynamique
06:05qui peut...
06:05Oui mais encore une fois,
06:06je vais remettre ma casquette de profs
06:08et de statisticiens à un moment donné,
06:09parce qu'il faut remettre
06:10quelques métriques un peu en place,
06:12c'est-à-dire qu'en gros,
06:12quand on parle de bulle,
06:13et vous regardez en fait,
06:14les épisodes de bulle
06:15se caractérisent par un facteur commun,
06:16c'est surtout la vitesse
06:24que ces ratios de valorisation montent,
06:26c'est une croissance qui est certes heurtée,
06:27je suis d'accord avec vous,
06:28mais qui est,
06:29somme toute,
06:30assez linéaire.
06:30Quand vous comparez 2000,
06:31quand vous comparez 2021,
06:33notamment quand on est sortis
06:34de la crise du Covid
06:34et qu'on a vu des ratios de valorisation exploser,
06:37c'est parce qu'on a eu une croissance
06:38quasiment avec une pente infinie.
06:40Alors qu'en gros,
06:40c'était une croissance verticale
06:41de ces ratios de valorisation.
06:43Et donc là,
06:44globalement,
06:44on en est à des années-lumière.
06:46Avec,
06:47a fortiori,
06:47enfin,
06:47ce qui moi,
06:48effectivement,
06:48me fascine,
06:49c'est qu'on a,
06:49encore une fois,
06:50une tendance européenne
06:52à sous-estimer
06:53la capacité des Américains
06:54à nous surprendre.
06:54Ils n'ont fait que ça,
06:55cette année.
06:56Ils n'ont fait que ça.
06:57Donc du coup,
06:57quand on regarde
06:58pique-tout-valet,
06:59le Nasdaq,
07:00le S&P,
07:00etc.,
07:01c'est 30%.
07:01Bon,
07:02nous,
07:02on n'a pas été,
07:03effectivement,
07:03capable de générer
07:0430% de croissance
07:05des cours boursiers,
07:07même avec,
07:08effectivement,
07:09tout ce qui a pu être positif,
07:12notamment,
07:13on pense au plan allemand,
07:14etc.,
07:15où là encore,
07:16je pense,
07:16malheureusement,
07:17pour nous,
07:17européens,
07:18qu'on va avoir des déceptions.
07:19Pourquoi ?
07:19Puisqu'effectivement,
07:20un plan d'une telle ampleur,
07:21ça met beaucoup de temps,
07:22finalement,
07:22au moment de produire
07:23des effets positifs
07:23et on ne verra ces effets
07:25que se matérialiser
07:26dans le temps long
07:2726-27.
07:29Tous ceux qui voient,
07:29effectivement,
07:29la croissance allemand
07:30ou le lot de 1%,
07:31à mon avis,
07:31se mettent le doigt dans l'œil.
07:32Alors, Xavier,
07:33sur cette course en avant
07:34du secteur de l'IA américain,
07:36comment est-ce que vous regardez
07:37les choses aujourd'hui ?
07:37Je vois votre avis aussi
07:39là-dessus.
07:40Je crois qu'on assiste
07:41à un délire de financement.
07:43Un délire de financement.
07:45Oui,
07:45c'est une bulle de financement.
07:46Pour que vous venez,
07:48on va reprendre les métriques
07:50puisque tu aimes ça.
07:52Ah oui,
07:53c'est la seule vérité.
07:54Tu as raison,
07:55c'est un des moyens
07:56d'aborder le problème.
07:58On considère que
07:59pour la seule économie américaine,
08:01le nombre de data centers
08:03qui sont construits
08:05à construire,
08:06c'est à peu près
08:06une centaine.
08:08L'unité de mesure
08:09d'investissement
08:10pour un data center,
08:11il y a un purement dédié
08:12à l'IA,
08:13c'est 80 milliards de dollars.
08:15Donc,
08:15ça fait 8 000 milliards de dollars
08:16et sachant que
08:18ces data centers,
08:19il faut les amortir
08:20sur 5 à 6 ans.
08:228 000 milliards de dollars.
08:23Au niveau mondial,
08:25on rajoute quasiment le double.
08:27Ça se répartit
08:28pour l'essentiel
08:28sur l'Asie
08:29et très peu sur l'Europe.
08:30Il y a un peu sur l'Europe
08:31mais c'est totalement négligeable.
08:32Pour qu'on ait un ordre d'idée
08:34de l'investissement
08:34qui a commencé
08:37sur les 3-4 prochaines années,
08:39c'est de l'ordre
08:39de 15 à 16 000 milliards.
08:43Par rapport
08:44aux PIB mondial,
08:45ça doit se situer
08:47aux alentours
08:47de 13 à 14 %
08:49du PIB mondial.
08:49Donc,
08:50c'est du délire.
08:52La question
08:53qu'on doit se poser,
08:53c'est
08:53quelle est la valeur économique
08:55qu'on doit mettre en face ?
08:56Parce qu'au fond,
08:57c'est ça que tu dis,
08:58Bavrouk,
08:59on fait cet investissement
09:01mais il y a une valeur économique
09:02en face
09:02et cette valeur économique...
09:04Alors,
09:058 000...
09:05Prenons la seule
09:07économie américaine.
09:088 000 milliards
09:09d'investissements
09:10sur les 5 ans,
09:11ça a commencé
09:11sur 5 ans,
09:12c'est amorti sur 5 ans.
09:14Donc,
09:14tu as amorti
09:141 600 milliards.
09:16Quel est
09:16l'excédent brut
09:18d'exploitation
09:19hors amortissement
09:20des GAFA ?
09:21Dans les GAFA,
09:22je vais prendre Amazon,
09:23je vais prendre Google,
09:23je vais prendre Alphabet,
09:25je vais prendre Meta,
09:27je ne prends pas
09:29évidemment Nvidia,
09:30il m'en manque deux autres,
09:31je prends
09:31les cinq principaux.
09:33ils ont un excédent brut
09:35d'exploitation
09:35pour 2027,
09:38tu vois,
09:38je suis généreux,
09:39je prends 2027,
09:40de 790 milliards.
09:43Un résultat net,
09:44un bénéfice net
09:44de 720 milliards.
09:46Donc,
09:46ça veut dire que le seul
09:47amortissement
09:47des 100 data,
09:49alors,
09:49tu vas me dire,
09:49ils ne vont pas le porter,
09:51mais imaginons qu'ils le portent,
09:53ils le portent par des engagements
09:54divers et variés.
09:55Ça veut dire que le seul
09:56amortissement,
09:561 600 milliards,
09:57n'est absolument pas couvert,
09:59il faut deux années,
10:00plus de deux années,
10:01de bénéfices
10:02des principaux GAFA
10:03pour supporter ce truc-là.
10:05Supposons qu'ils n'emportent
10:06que 50%,
10:06ça veut dire que les bénéfices
10:08des principaux GAFA
10:09vont être quasiment détruits
10:10par l'amortissement,
10:11d'accord ?
10:12Donc,
10:13why not ?
10:14Donc,
10:14ça veut dire qu'il y a
10:15un excédent brut d'exploitation
10:16qui va arriver en imprimant,
10:18donc un chiffre d'affaires.
10:19Si c'est le cas,
10:21ça veut dire qu'ils vont détruire
10:22des verticales complètes
10:24de l'économie américaine
10:26en termes de métiers.
10:27Ça peut être
10:27le métier de l'information,
10:29ça peut être le consulting,
10:30ça peut être la banque d'affaires,
10:31ça peut être ce que tu voudras.
10:32Donc,
10:32c'est de la destruction,
10:33c'est de la création-destruction.
10:35Là,
10:35on est typiquement dans ce cas-là.
10:36Donc,
10:36ça veut dire que,
10:36de toute façon,
10:37sur la cote américaine,
10:38il y a un dilemme.
10:39Où cette nouvelle économie
10:40absorbe ces nouvelles verticales
10:42et à ce moment-là,
10:43ça peut se financer
10:44et on voit bien que c'est...
10:46On trouve tout de suite
10:46les cas d'usage, quoi.
10:47C'est pas le cas.
10:49Et il y a quelque chose
10:49qui doit nous mettre
10:50la puce à l'oreille
10:51parce que tout ça,
10:52c'est ce qu'on a appelé
10:53le financement
10:53de l'économie circulaire.
10:54Quand on a vu débarquer
10:55au cours de l'automne dernier,
10:56Nvidia qui commençait,
10:58c'est-à-dire que le vendeur
10:59de pelles commence
10:59à prendre des actions,
11:01à devenir actionnaire
11:01de la mine du coin
11:03et à lui dire
11:04OK,
11:05tu vas m'acheter mes pelles
11:07mais moi,
11:08en contrepartie,
11:08je t'avance de l'argent
11:09et pire,
11:09je vais prendre une partie
11:10de ton capital.
11:11La question qu'il faut
11:13se poser,
11:14c'est cette circulabilité
11:15de l'information.
11:16Qu'est-ce qu'elle cache ?
11:17Elle cache quelque chose
11:18qu'on commence à voir,
11:19c'est-à-dire que les banques,
11:21les principales banques américaines
11:22se désengagent
11:24du financement
11:24des data centers.
11:26Et il y a le petit canarie
11:27dans la mine
11:27qui est en train d'apparaître,
11:28un gros canarie,
11:29là c'est même une escadrille
11:30de canaries,
11:31qui est oracle,
11:32qui voit son endettement
11:33totalement explosé
11:34et qui n'arrive plus,
11:35là qu'il commence
11:36à faire des annonces
11:37en disant qu'il n'arrive plus
11:38à trouver des investisseurs privés
11:40qui participent
11:42à leur pool de financement
11:43sur des data centers.
11:44C'est donc qu'il y a quelque chose
11:45qui est en train de se passer.
11:46Juste un tout petit point,
11:47en fait.
11:48Encore une fois,
11:48c'est typique.
11:49des pans entiers
11:51de l'économie
11:51qui vont disparaître,
11:52etc.
11:53Je pense que c'est plutôt
11:53des pans entiers
11:54de l'économie européenne
11:54qui ont déjà disparu
11:55et qui ne vont pas réapparaître.
11:57Et donc ça,
11:57on se préoccupe toujours
11:58du problème des Américains
11:59sans se préoccuper des nôtres.
12:00Mais fondamentalement,
12:02encore une fois,
12:03je pense qu'ils ont plus
12:05une plus grande capacité
12:06à rebondir
12:07et à créer de la valeur
12:08que nous,
12:08on en a.
12:09En fait,
12:10le point fondamental,
12:11c'est que sans ces investissements,
12:13on n'a pas effectivement
12:14la garantie,
12:15je suis d'accord avec vous,
12:16avec toi, pardon,
12:16c'est que sans ces investissements,
12:18ces investissements ne garantissent pas
12:19effectivement une croissance
12:20spectaculaire du revenu
12:21permettant de couvrir,
12:22d'amortir tout ceci.
12:24Néanmoins,
12:25le problème,
12:25c'est que là,
12:25ce raisonnement,
12:26c'est de la statique comparative.
12:27C'est-à-dire qu'en gros,
12:27on ne raisonne pas de manière dynamique
12:28en se disant finalement
12:29ces investissements
12:30vont peut-être engendrer
12:31un truc qui nous fait défaut en Europe
12:32de manière colossale,
12:34des gains de productivité.
12:35Alors,
12:35je ne dis pas tout de suite,
12:36je ne verse pas dans le clan
12:37de ceux qui estiment
12:38que IA égale
12:39gain de productivité immédiate.
12:40Mais si on rajoute
12:41seulement 0,2,
12:430,3 points de gain de productivité,
12:44à l'échelle de l'économie américaine,
12:45ça génère
12:46plusieurs centaines
12:47de milliards d'euros,
12:48de dollars, pardon,
12:50de valeurs ajoutées.
12:50Donc, encore une fois,
12:52donc, nous,
12:53et tu l'as très bien souligné,
12:54data center,
12:55IA,
12:55on n'est nulle part en Europe,
12:57donc on n'a aucune chance
12:58de voir finalement
12:58nos gains de productivité,
13:00en tout cas,
13:00si on ne fait pas
13:00quelque chose d'autre
13:02pour pouvoir compenser,
13:03augmenter,
13:03et donc générer plus de croissance
13:04et donc protéger
13:05notre potentiel de croissance,
13:07des effets démographiques,
13:08des effets climatiques,
13:09etc.,
13:09alors que finalement,
13:11aux Etats-Unis,
13:11c'est exactement le contraire.
13:12Donc, c'est pour ça que finalement,
13:14ce pessimisme relatif finalement
13:16à, comment dire,
13:18c'est un petit peu quand même,
13:19donc ce côté un peu
13:20attention,
13:21faisons,
13:22soignons prudents,
13:23il y a forcément
13:24de l'exagération.
13:25Les chiffres que tu citais
13:25sont très impressionnants,
13:27les quantités d'investissements
13:28requises,
13:29effectivement,
13:29sont colossales.
13:30Il n'y a pas que le secteur de l'IA,
13:32le secteur de l'énergie également
13:33qui va devoir,
13:34nécessiter,
13:34mais ça,
13:35en croissance endogène,
13:36on appelle ça
13:36une externalité positive.
13:38Très vite.
13:39Oui,
13:40ce qui me permet
13:41de continuer
13:43avec notre discussion
13:45avec Mabou,
13:45qui est fort intéressante,
13:46c'est quand même
13:46que simultanément,
13:47quand on ouvre
13:48ou quand on écoute
13:49les networks américains,
13:50on voit que la principale
13:51préoccupation de l'homme
13:52de la rue aux Etats-Unis,
13:54c'est la situation économique.
13:55C'est le pouvoir d'achat.
13:55Et là, il n'a rien à voir
13:56avec ce que nous décrivons là.
13:58Bien sûr.
13:58Lui, il est à l'autre extrême.
14:00Lui, il décrit
14:00une situation économique
14:01et une situation
14:02de crise,
14:06de crainte.
14:06Et donc,
14:07le paradoxe
14:08pour cette administration
14:09américaine
14:10qui, évidemment,
14:11surfinance
14:11cette vague,
14:13parce qu'au fond,
14:13cette vague se déclenche
14:15avec l'arrivée
14:15de Donald Trump.
14:17Donald Trump
14:18offre sa garantie
14:20à cette vague.
14:21c'est justement
14:23ce paradoxe.
14:24Et la crainte
14:25que l'on puisse avoir,
14:26c'est qu'on soit
14:26dans une dichotomie,
14:28c'est-à-dire une façon
14:29qu'on ait une perception
14:30idéalisée
14:33des gains de productivité,
14:35valeur ajoutée,
14:36du point de vue actionnarial,
14:37du point de vue
14:37purement financier,
14:38alors que la réalité
14:39du point de vue
14:40de l'économie,
14:42de la société américaine,
14:43c'est qu'il y a bien
14:44des gains de productivité,
14:45mais qu'on doit mettre
14:45en regard
14:46avec des destructions
14:47de filières,
14:48de verticales complètes.
14:50Et là,
14:51je te rejoins Mabrouk,
14:53c'est effectivement,
14:53tu as raison,
14:54ça ne se limite pas
14:55à la seule société
14:57ou à la seule économie américaine,
14:58ça touchera évidemment
14:59les économies européennes.
15:01On va parler
15:01de l'économie américaine
15:02à travers la thématique
15:03des droits de douane
15:03dans un instant.
15:0517h17 sur BFM Business,
15:06on accélère vers la clôture,
15:07c'est dans 18 minutes.
15:09Antoine,
15:09est-ce qu'on peut faire
15:10un petit point
15:10sur les marchés rapidement ?
15:11Bien sûr,
15:12on est toujours en baisse
15:12du côté du CAC 40,
15:14ce sera sans doute trop juste
15:15pour essayer de repasser
15:16dans le vert.
15:17Moins 0,36%,
15:188 121 points,
15:20qui est en hausse,
15:20l'Euronext Tech Leaders
15:21plus 0,03%.
15:23Francfort est dans le vert,
15:25de peu,
15:25mais plus 0,01%,
15:26moins 0,22%
15:27pour l'Eurostox 50.
15:29Legrand et Schneider Electric,
15:31signe des performances
15:32intéressantes aujourd'hui,
15:33ça sent les achats
15:34de fin d'année.
15:35Legrand plus 0,99%,
15:37on est à 127 euros,
15:38c'est la plus forte hausse du CAC.
15:39Schneider Electric plus 0,3%
15:40à 236,55 euros.
15:43Nos spécialistes
15:44de l'intelligence électrique
15:45sont en hausse.
15:46ArcelorMittal plus 0,8%,
15:4838,38 euros.
15:48Air Liquide plus 0,46%,
15:50160,24 euros.
15:52Une thématique un petit peu industrielle
15:53qui anime les titres
15:55à la hausse en ce moment.
15:56Puis à noter
15:56la belle performance de Kering,
15:58plus 0,43%,
15:593 ans,
15:593,85 euros.
16:00Total Energy,
16:02signe une hausse
16:02de 0,2%
16:03à 55,92 euros.
16:05Alors que les prix du pétrole
16:06sont un petit peu tendus,
16:07on est à 61,67 en ce moment
16:10sur le baril de Brent
16:11de Mer du Nord.
16:11A la baisse,
16:12on prend des bénéfices
16:13autour du secteur bancaire
16:14et financier,
16:15notamment BNP Paribas
16:16à moins 0,41%,
16:17à 80,27 euros.
16:18AXA à moins 0,3,
16:19à 4,106.
16:20Et à noter,
16:21Crédit Agricole
16:21à moins 0,28,
16:2317,55.
16:24Le CAC 40
16:24à moins 0,37,
16:258,121 points.
16:26L'autre chiffre du jour,
16:27c'est quand même
16:27les 3,63% de rendement.
16:30Oui.
16:30Sur le 10 ans français,
16:31on a signé
16:31un nouveau plus haut annuel,
16:33effectivement,
16:33alors qu'on se dirige
16:34tout droit vers
16:35une loi spéciale
16:35pour le budget.
16:36Absolument.
16:37au Conseil des ministres
16:37ce soir pour enterrer
16:38cette loi spéciale
16:39pour débuter l'année 2026,
16:41comme l'année 2025 d'ailleurs.
16:42Ça avait duré 6 semaines
16:43cette année,
16:44on verra ce qu'il en sera
16:44pour 2026.
16:4617h18,
16:47le club continue
16:48avec Xavier Patrolin,
16:48avec Mabrouk,
16:49chez Toine,
16:49avec nous,
16:50avec Antoine,
16:50bien sûr.
16:51Alors on va rester
16:52sur le marché américain.
16:52On va parler un peu
16:53de l'économie américaine
16:54parce qu'il y a une décision
16:55très très attendue,
16:56il faut en dire un mot,
16:56ça sera un des temps forts
16:57du début de l'année 2026.
16:59La Cour suprême
16:59des Etats-Unis
17:01qui va donner son verdict
17:03sur les droits de douane américains,
17:05enfin une partie
17:05des droits de douane américains
17:06bien sûr,
17:07se décrétaient le 2 avril,
17:08le jour de la libération.
17:10Pour vous,
17:11selon que la Cour suprême
17:12va dans un sens
17:13ou dans l'autre,
17:14est-ce que ça peut être
17:15un game changer
17:16pour les marchés finalement ?
17:17Qu'est-ce qu'on peut en attendre ?
17:19Il y a deux possibilités.
17:21La Cour suprême dit
17:22finalement tout va bien,
17:24donc on continue
17:24sur cette voie-là.
17:25Donc les tarifs douaniers
17:27qui ont été décidés
17:29effectivement au moment
17:30du 2 avril,
17:31etc.
17:31Donc ceux-ci sont
17:33conformes entre guillemets
17:34à la réglementation,
17:35à la loi américaine.
17:36Donc on continue
17:36sur cette voie-là.
17:38Et là en fait en réalité...
17:39C'est par secret des marchés
17:40que la Cour suprême
17:41invalide les vues de Trump ?
17:43Oui mais alors du coup
17:43ça c'est le deuxième scénario.
17:45Donc qu'est-ce qui se passe
17:46si c'est invalide ?
17:47En fait à mon avis
17:48il sera juste pour conséquence
17:50bien sûr d'égacer
17:51le président américain.
17:52Deuxièmement en fait
17:53d'invoquer bien sûr
17:54la protection des intérêts américains
17:55pour remettre des droits de douane
17:56de manière complètement arbitraire
17:58encore une fois.
17:58Donc en fait on risque
17:59si la Cour suprême
18:01va dans cette direction
18:02ce qui est bien sûr
18:03un scénario possible
18:04d'avoir de nouveau
18:05un épisode
18:06à la Libération Day
18:07c'est-à-dire en gros
18:07des droits de douane
18:08qui sont imposés
18:09de manière on va dire
18:10parfois un peu
18:11on va dire un peu créative
18:13pour rester poli.
18:14Et en tout cas
18:15sans fondement macroéconomique
18:16bien sûr.
18:17Et on va dire
18:18bon bah très bien
18:19on avait taxé
18:20la...
18:21Je prends le cas de la Suisse
18:22c'est le premier
18:22qui me vient en tête
18:2239, on est revenu à 15.
18:24Bon bah on va mettre 20.
18:26Protection effectivement
18:26des intérêts.
18:27Non mais en fait voilà
18:28c'est ça le risque
18:28effectivement c'est qu'on risque
18:29d'aller de nouveau
18:30vers un terrain volatil
18:32un terrain où il n'y a pas
18:33de visibilité
18:34et clairement
18:35ce que n'aiment pas
18:36les investisseurs
18:36notamment Action
18:37c'est cette absence
18:38de visibilité.
18:39Et donc de facto
18:40lorsque vous créez
18:40cet environnement
18:41il y a une incertitude aussi
18:42sur que va faire
18:43finalement le marché obligataire
18:45comment va-t-il réagir
18:46est-ce qu'on va avoir
18:46la même réaction
18:47que l'an dernier
18:47à savoir des taux
18:48qui remontent
18:49alors même que finalement
18:50on pourrait penser
18:51qu'ils aillent
18:51dans l'autre direction
18:52l'expérience prouve
18:54que au fond
18:55si vous remettez
18:55des tarifs
18:56au même niveau
18:57ou aux alentours
18:58finalement des niveaux
18:58que l'on connaît
18:59la conséquence immédiate
19:01c'est que ça génère
19:01pas trop d'inflation
19:02la seconde conséquence
19:03c'est que ça redirige
19:04les flux de commerce
19:04internationaux
19:05ça les pénalise pas
19:06mais ça les modifie
19:08en quelque sorte
19:09au bénéfice bien sûr
19:10de la Chine
19:11et la troisième conséquence
19:13c'est que ça ne détruit
19:14pas finalement fondamentalement
19:15la croissance
19:16à l'échelle macroéconomique
19:17ça entraîne
19:18pour reprendre un terme
19:19que Xavier employait
19:20c'est-à-dire
19:20une forme de bifurcation
19:21les petites entreprises
19:23celles qui ont saisi
19:24justement la Cour suprême
19:25et bien finalement
19:26vont de nouveau pâtir
19:28de cette situation
19:28les grandes
19:29trouveront des moyens
19:30de substitution
19:31par ailleurs
19:31donc on recrée finalement
19:32un cosme hyper volatil
19:34si jamais on va
19:35dans cette direction
19:35en tout cas ça ne génère pas
19:36les rentrées fiscales
19:37que ça devrait générer
19:38pour rendre du pouvoir d'achat
19:39aux américains
19:40ce qui permet de reboucler
19:40sur le pouvoir d'achat
19:41dont on parlait avant la pause
19:42Xavier finalement
19:43oui mais ça
19:44alors là pour le coup
19:44paradoxalement
19:46ce serait à l'avantage
19:47de Donald Trump
19:48puisque l'un des argumentaires
19:50de la Cour suprême
19:51il y a eu une première
19:53plaidoirie
19:54et des premières déclarations
19:55c'est justement
19:56l'avocat qui défendait
19:57les intérêts
19:57de l'administration américaine
19:59la Cour suprême
20:01a contesté
20:01la décision
20:02de l'exécutif américain
20:04en disant
20:04que ça ne relevait pas
20:05de mesures d'exception
20:07et que c'était
20:07une mesure purement
20:09à dispositif fiscal
20:10à dispositif budgétaire
20:11mais moi je pense
20:14que ce qui est le plus important
20:15c'est derrière cette décision
20:17de la Cour suprême
20:18au-delà des conséquences
20:19qu'on peut éventuellement envisager
20:20c'est au fond
20:21la prééminence
20:22du droit
20:23sur le politique
20:25ou l'inverse
20:25avec l'administration
20:27Trump
20:28la prééminence
20:30c'est la prééminence
20:31du politique
20:31sur le juridique
20:33or pour tous les investisseurs
20:35internationaux
20:37depuis
20:37que l'économie américaine
20:39depuis la première guerre mondiale
20:41l'économie américaine
20:43incarne ceci
20:44c'est qu'il y a
20:44une prééminence
20:45du juridique
20:47ce qui fait que
20:49in God we trust
20:50et c'est plus le cas
20:52avec l'administration américaine
20:53ça n'est plus le cas
20:55et donc au fond
20:55qui fait pardon
20:56que cette décision
20:56de la Cour suprême
20:57dépasse largement
20:59le cadre de la question
21:00des droits de douane
21:00voilà c'est ça
21:01et donc c'est l'équilibre
21:03institutionnel
21:03qui prévaut
21:04et ce serait une très bonne nouvelle
21:05du point de vue
21:06d'extérieur
21:08des investisseurs
21:08je dirais
21:09internationaux mondiaux
21:10que au fond
21:11la Cour suprême
21:13ne soit pas
21:14mise sous contrôle
21:15de l'administration
21:16Trump a
21:17gentiment
21:18choisi
21:19les juges
21:21il y a
21:21six juges
21:22sur neuf
21:23mais malgré tout
21:24malgré qu'il y ait
21:25six juges
21:25conservateurs
21:27sur les neuf
21:27la décision
21:29de la Cour suprême
21:29voudrait dire
21:30qu'elle reste
21:30un organisme
21:31au jour où
21:32il y a deux institutions
21:33indépendantes
21:33aujourd'hui
21:34aux Etats-Unis
21:34hormis l'opinion publique
21:36certains médias américains
21:38ils sont peu nombreux
21:39il y a deux institutions
21:40la fédérale de réserve
21:42et une interrogation
21:43sur la Cour suprême
21:44dont on va parler
21:44et la fédérale de réserve
21:46Trump entend bien
21:47la mettre sous contrôle
21:48il n'y arrive pas
21:49et la Cour suprême
21:50si elle s'opposait
21:51à l'administration américaine
21:53ça serait une révolution
21:53j'allais dire
21:54copernicienne
21:55alors ça
21:55Trump pourrait dire
21:56si c'est ça
21:58crugnoneux de crugnoneux
21:59je repars
21:59mais il faut voir
22:01que quand même
22:01le bonhomme
22:02est en train de s'effondrer
22:03du point de vue
22:04il est en train de s'effondrer
22:06par rapport à l'opinion
22:09mais il s'effondre
22:11aussi au sein
22:12de son propre camp
22:13et l'équilibre du pouvoir
22:14entre le Congrès
22:15parce que pour que ça passe
22:17il faut que le Congrès
22:17vote au fond
22:18les pleins pouvoirs
22:19c'est un espèce
22:19de coup d'état rampant
22:20il vote les pleins pouvoirs
22:22à Donald Trump
22:22et avant que le Congrès
22:24récupère les pleins pouvoirs
22:25ça ne se fera pas
22:27une majorité
22:28de 50 plus une
22:29ça se fera
22:30une majorité
22:31des deux tiers ou plus
22:32parce que là
22:32il faudra que le Congrès
22:34soit tellement puissant
22:35à la suite
22:36des élections midtermes
22:37pour pouvoir reprendre
22:39le pouvoir sur l'exécutif
22:40donc c'est une construction
22:41juridique
22:41c'est dans 11 mois
22:43c'est loin les midtermes
22:43mais c'est essentiel
22:46c'est essentiel
22:47donc moi je ne vois pas
22:47aujourd'hui
22:48la Cour suprême
22:49retourner Kazak
22:52et ne pas tenir sa position
22:55elle a compris
22:55que juridiquement
22:56elle a un peu fléchie
22:57sur certains dossiers
22:57depuis un an
22:58elle a bien compris
22:59là c'est le test
23:00vraiment c'est le crash test
23:01l'invocation du droit
23:02qui est faite
23:03par l'administration
23:04américaine
23:04c'est-à-dire la menace
23:05ne pouvait s'appliquer
23:06qu'à 1, 2, 3 pays
23:08ne pouvait pas s'appliquer
23:09à 130 pays
23:10ça n'a pas de sens
23:11c'est pas une menace
23:12c'est pas le reste du monde
23:13contre les Etats-Unis
23:14ça ça ne tient pas
23:15ça ne tient pas juridiquement
23:17il faut juste une toute petite chose
23:18c'est qu'à la limite
23:19la Cour suprême
23:20se moque littéralement
23:21du sort des 130 pays
23:22ça c'est pas un problème
23:23ce qui compte
23:24c'est l'Etat
23:25finalement
23:25qu'est-ce qui a motivé
23:26ce sont les petites entreprises
23:29qui ont saisi la Cour suprême
23:30en disant
23:30nous sommes traités
23:31injustement
23:32par notre administration
23:33parce que nous devons payer
23:34nous aussi
23:34ces droits de douane
23:34donc c'est ça
23:35qui motive la décision
23:36et l'argument invoqué
23:37c'était de dire
23:38cette décision
23:39ne relève pas
23:41de l'exécutif
23:41il relève effectivement
23:42du congrès
23:43vous avez outrepassé
23:44vos droits
23:45donc en gros
23:45c'est pas une question
23:46de rentrée fiscale
23:46c'est pas une question
23:47de traitement
23:48effectivement etc
23:48des autres pays
23:49mais en même temps
23:50si globalement
23:51on a une Cour suprême
23:53et d'un point de vue
23:54investissement
23:54parce qu'effectivement
23:55limite terme c'est loin
23:55qu'est-ce qu'on fait demain
23:56si on a une Cour suprême
23:58qui finalement dénonce
23:59cette décision
24:01mais on va avoir
24:01en fait une forme
24:02de polarisation du pouvoir
24:03dans une économie
24:05dans une même société américaine
24:06qui est déjà très fragmentée
24:07donc en fait
24:08globalement
24:08personne n'a intérêt
24:09finalement
24:10à avoir
24:11ce genre de décision
24:12en fait les droits de douane
24:13globalement
24:14le marché avait
24:15un scénario
24:1510%
24:16c'est ce qu'on a aujourd'hui
24:17en fait concrètement
24:18et le marché
24:20s'en porte très bien
24:21le marché en fait
24:22ce qu'il avait compris
24:22le marché se porte très bien
24:23quand on regarde effectivement
24:24les performances boursières
24:25on ne peut pas dire
24:26qu'elles soient catastrophiques
24:27on va voir en 2026 peut-être
24:28oui bien sûr
24:302026 sera différent
24:31mais en 2025
24:32déjà on criait
24:33effectivement la catastrophe
24:34donc du coup
24:34fondamentalement encore une fois
24:35personne n'a intérêt
24:37à rajouter de l'huile sur le feu
24:38ni la Cour suprême
24:39ni l'administration américaine
24:40etc etc
24:41maintenant il y a le droit
24:42effectivement
24:43bon bah globalement
24:44le droit s'impose a priori
24:46mais il se lit différemment
24:48comme à peu près tout
24:48il s'interprète
24:49notamment aux Etats-Unis
24:50dans le droit anglo-saxon
24:51un mot de l'autre institution
24:52puisqu'on va commencer à parler de la fête
24:53et ça aussi ça sera un des temps forts
24:54de l'année 2026
24:55ça sera au printemps en mai
24:56puisque Jérôme Powell s'en va
24:57il y a deux Kevin sur la scellette
24:59pour le succéder
25:00avec une fête qui risque d'être
25:02un peu plus à la botte
25:04de Donald Trump
25:05est-ce qu'il y a risque pour vous
25:07de désacralisation
25:08de décrédibilisation
25:09de la réserve fédérale américaine
25:10s'il arrive à nommer
25:11un de ses proches
25:12Antoine faisait remarquer tout à l'heure
25:13que c'est ce qu'on pensait
25:14à l'époque où Jérôme Powell
25:15a été nommé
25:16on pensait Antoine
25:16qu'il serait à la botte
25:17de ce qui n'est pas du tout été le cas
25:19pas du tout au contraire
25:20mais il est détesté
25:21fera-t-il la même erreur
25:22une deuxième fois ?
25:23et puis Kevin Assett
25:26qui était pressenti
25:28comme le favori de Donald Trump
25:30il y a 15 jours
25:31s'est fendu d'un
25:31non mais vous savez
25:32les propos du président Trump
25:35n'ont strictement aucun effet
25:36sur la politique monétaire
25:37et là depuis
25:38il a changé de Kevin
25:39donc là il est sur Kevin Warch
25:43donc globalement
25:44la fonction fait le discours
25:46et puis il ne faut pas oublier
25:47le conseil des gouverneurs
25:49absolument
25:49il n'est pas tout seul
25:50il reste
25:50pour le plus grand malheur
25:52de Donald Trump
25:53une forme de deep state
25:54d'administration monétaire
25:57on a 3 minutes là-dessus
25:59il y a un sujet ou pas pour vous ?
26:01il y a une question de timing
26:02les mid-terms c'est important
26:03pour que les mid-terms
26:04pour maximiser une probabilité
26:05de conserver
26:07les deux chambres
26:08il ne faut pas que le S&P dérape
26:10pour que le S&P ne dérape pas
26:11il ne faut pas une Fed illisible
26:13et non anticipable
26:15le point du marché
26:16c'est que
26:17encore une fois
26:17ce que détestent les marchés
26:18c'est les surprises
26:19et encore plus
26:20les surprises monétaires
26:21et encore plus
26:21lorsque la politique monétaire
26:23est entre guillemets
26:24non anticipable
26:25on se souvient
26:26de ce qui s'est passé
26:26effectivement
26:27le ressort monétaire
26:28a été très mal anticipé
26:28par les marchés
26:29en 2021-2022
26:31on connaît effectivement
26:32les suites
26:32que ça a donné
26:33donc à mon sens
26:34même Trump
26:36n'ira pas effectivement
26:37contre la Fed
26:37dans un premier temps
26:38et il a d'autant plus
26:39besoin d'une Fed
26:39qui fasse son travail
26:41d'accommodation monétaire
26:42puisque c'est ce qui est anticipé
26:43par le marché
26:43pour pouvoir effectivement
26:45financer ses plans
26:46ses plans de relance
26:47ses plans de soutien
26:48à la consommation
26:48son hélicoptère monnaie
26:49etc.
26:51Xavier ?
26:52Oui il y a au moins
26:53trois sujets
26:54enfin il y a plusieurs sujets
26:55le premier sujet
26:56c'est que
26:57la Fed de Dallas
26:58a publié la semaine dernière
27:00un papier expliquant
27:02que l'arme des taux
27:06devenait peu efficace
27:08le canal de transmission
27:09de la politique monétaire
27:10devenait peu efficace
27:11il fallait prendre
27:12d'autres référentiels
27:13il y avait une usure
27:14du canal monétaire
27:16et donc ça
27:17c'est un point important
27:18deuxième point
27:18pourquoi Donald Trump
27:20souhaite prendre le contrôle
27:21de la Fédérale Réserve
27:22tout simplement
27:23parce que la charge d'intérêt
27:24de la dette américaine
27:25représente quatre points de PIB
27:26il ne veut absolument pas
27:28l'avoir financée
27:28à moyen terme
27:29donc il veut qu'elle soit
27:30financée à court terme
27:31d'où le fait
27:33que la Fédérale Réserve
27:34est en train de se déplacer
27:36sur la courbe des taux
27:36se déplace du moyen long terme
27:38sur le court terme
27:39mais ça c'est une très mauvaise nouvelle
27:41pour le dollar
27:43et pour l'économie américaine
27:44parce que ça veut dire quoi ?
27:45ça veut dire que la Fédérale Réserve
27:46de toute façon
27:47est en train d'intégrer
27:48implicitement
27:49dans ces critères
27:51non pas l'inflation
27:53non pas le marché du travail
27:55mais le coût de financement
27:56de l'État américain
27:57et ça voudra dire
27:58que lorsqu'il y aura
27:59des futures tensions
28:00la Fédérale Réserve
28:02sera complètement handicapée
28:04dans sa politique monétaire
28:05puisqu'elle devra assurer
28:06prioritairement
28:07un coût de financement
28:08au budget américain
28:09qui soit compatible
28:10et ça pour les investisseurs
28:12internationaux
28:13c'est courage Fillon
28:15et d'ailleurs on le voit
28:16depuis le 2 avril
28:17les taux courts
28:18moyen terme
28:19de la courbe
28:20baissent
28:21les taux longs
28:23à partir du 10 ans
28:24augmentent
28:24alors certes
28:25on invoquera
28:25la courbe japonaise
28:26mais on trouve
28:27d'ailleurs le même phénomène
28:28en Europe
28:29les phénomènes de portification
28:30c'est à la fois
28:31baisse des taux courts
28:32et remontée des taux longs
28:34donc ça c'est quelque chose
28:35qu'il faut avoir en tête
28:35alors c'est pas très violent
28:36aux Etats-Unis
28:37c'est quelques BP
28:38mais c'est un truc à suivre
28:39donc
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