- 8 months ago
Category
📚
LearningTranscript
00:00On n'a aucun moyen de voir s'il y a bien quelque chose sur la Lune.
00:04Quand Buzz Aldrin a allumé la caméra, la qualité de l'image s'est dégradée.
00:10La disparition d'une preuve inestimable de l'allunissage...
00:13Que sont devenues ces bandes ?
00:15Cache-t-elle une mise en scène ?
00:17C'est bien louche tout ça.
00:19Wow !
00:21Pourquoi la technologie moderne ne permet-elle pas d'attester clairement de la présence de l'atterrisseur sur la Lune ?
00:26S'il y était, pourquoi on ne le voit pas ?
00:28Tiens, ça c'est une preuve.
00:30Et quels détails cruciaux mentent aux photographies officielles de la NASA ?
00:34Pourquoi on n'en voit sur aucune photo ?
00:36Attendez !
00:39Un ancien agent du FBI, un ancien consultant en aérospatial et théoricien du complot,
00:44et un astronaute américain mènent l'enquête.
00:55On est plongé au cœur d'un nouveau mystère.
00:58Et cette fois, le complot porterait sur l'absence de traces physiques d'un allunissage.
01:02Et dans ce cas, une question se pose.
01:04Est-on vraiment allé sur la Lune ?
01:07Pour contrecarrer les théoriciens du complot, on doit analyser minutieusement les preuves matérielles,
01:12vidéos et photos de l'allunissage, pour prouver qu'il a bien eu lieu.
01:15Oui, et pour te paraphraser, revenons-en au fait.
01:19S'il n'y a pas de traces de l'allunissage, peut-être qu'il n'y a pas eu d'allunissage.
01:23Le meilleur point de départ, à mon avis, c'est la première preuve visuelle qu'on a, le film de l'allunissage.
01:28Il faut quand même savoir que les images qu'on a vues en juillet 69 n'étaient pas en direct.
01:34C'était en fait une copie.
01:36Les chaînes de télévision ont en effet filmé dans leur régie les images que leur avait fourni la NASA.
01:41Et on peut se demander si ces images sont fiables.
01:45Les théoriciens du complot ont toujours eu du mal avec la diffusion du 20 juillet 69.
01:50Elles peuvent avoir été truquées.
01:51Alors il suffit d'examiner les bandes d'orichines.
01:54D'accord, et elles sont où ?
01:56Sûrement aux archives nationales.
01:58C'est un véritable trésor national.
02:00Cette vidéo est absolument historique.
02:04Franklin Delano Roosevelt a fondé la National Archives and Records Administration en 1934
02:09pour archiver et conserver les documents historiques des États-Unis.
02:13Le pays se développant, les archives ont peu à peu occupé plus de 40 sites dans tout le pays
02:17qui abritent de multiples trésors, comme les originaux de la Déclaration d'indépendance et de la Constitution
02:22ou encore les documents vidéo, photos ou numériques les plus importants de l'histoire américaine.
02:28Les images de l'alunissage de 1969 y sont forcément.
02:32Et ça prouve à quel point elles sont précieuses.
02:37Il nous faut quelqu'un qui a l'habitude de traiter ce type de support.
02:40On a donc fait appel à Joe Harris.
02:42Depuis 20 ans, Joe effectue des recherches aux archives nationales et à la bibliothèque du Congrès
02:48et il a consacré ces dix dernières années aux documents fournis par la NASA
02:52et à la mission Apollo 11 en particulier.
02:55J'ai pas mal travaillé sur les documents de la NASA,
02:58plus précisément sur Apollo 11, en préparation du 50e anniversaire de l'alunissage.
03:04Joe pourra peut-être nous raconter ce qu'il a vu sur les bandes
03:06et nous en fournir une copie pour qu'on puisse regarder nous aussi.
03:09Vous avez eu accès à quelle quantité de données ?
03:12Combien de documents ont été transférés de la NASA aux archives ?
03:15Pour l'intégralité du programme, ça se compte en milliers de milliers de milliers de films.
03:22Dès le début du programme spatial, la NASA a absolument tout filmé.
03:27Mais tout.
03:28Les essais, les recherches scientifiques, la construction du matériel
03:31et même l'entraînement des astronautes.
03:32Vous avez tout regardé ?
03:37Eh bien, non.
03:40Non, je n'aurais pas eu assez d'une vie.
03:43Mais j'en ai vu beaucoup.
03:46En particulier, ce qui concernait Apollo 11.
03:49Pour immortaliser le module lunaire d'Apollo 11
04:01et les premiers pas de l'homme sur la Lune,
04:03la NASA disposait de deux caméras 16 mm.
04:07Il y avait aussi une caméra à bord de Columbia en orbite autour de la Lune
04:10et une caméra en noir et blanc posée à l'extérieur du module lunaire
04:14pour diffuser les premiers pas sur la Lune.
04:15Apollo 11 comptait deux appareils photo Hasselblad.
04:20Un qui restait à bord du vaisseau pour prendre l'habitacle
04:22et réaliser des prises de vue depuis ses hublots.
04:25L'autre appareil Hasselblad était pour l'extérieur.
04:28Il avait été radicalement modifié
04:30pour pouvoir supporter l'atmosphère lunaire
04:32et pas en argenté pour éviter la surchauffe.
04:39Qu'avez-vous appris sur Apollo 11 ?
04:42Je vous ai apporté un petit extrait pris dans le poste de contrôle.
04:45C'est un gros plan de l'alunissage.
04:49Regardez.
04:56Joe, l'image n'est pas nette.
04:58En effet.
04:59Mais c'est un moment exceptionnel.
05:01C'est tout ce qu'on a.
05:03C'est affreux.
05:04C'est un pied, ça ?
05:06Oui, c'est un pied.
05:07C'est aussi la Lune.
05:08Bien reçu.
05:10Si vous le dites, Joe.
05:11Les images de l'alunissage existent indéniablement,
05:14mais elles sont d'une qualité immonde.
05:16On dirait une piètre copie.
05:18Elles sont illisibles.
05:19Pour notre enquête, il nous faut les images d'origine.
05:22C'est tout ce que vous avez ?
05:24Et qu'est-il arrivé aux films originaux d'Apollo 11,
05:26ceux qui ont servi de support à ça ?
05:28Les bandes magnétiques, vous voulez dire ?
05:32Je vois.
05:33Eh bien, j'ai fouillé de fond en comble
05:35et je n'ai pas trouvé les fameuses bandes que vous cherchez.
05:40Elles n'existent pas.
05:42En tout cas, pas aux archives.
05:47C'est l'argument de base des théoriciens du complot.
05:50Quand des documents, des preuves matérielles ou des témoins disparaissent,
05:52c'est qu'on nous cache quelque chose.
05:55C'est bien louche, tout ça.
05:56Comment ça, c'est louche ?
05:59Mike, ici présent, est notre théoricien du complot.
06:02Ah, c'est donc ça, ce petit air ?
06:04Mais oui.
06:07Est-il possible que les bandes magnétiques d'Apollo 11 aient disparu ?
06:09Si elles ne sont pas aux archives nationales, alors où sont-elles ?
06:14À votre avis, où est-ce qu'on doit les chercher en premier ?
06:19Apparemment, il y a déjà une équipe qui les cherche
06:22depuis le début des années 2000.
06:23Je prendrai contact avec elles.
06:24Bien, c'est donc par là qu'on va poursuivre nos investigations.
06:28C'est parti.
06:30Joe nous a orientés vers John Sarkissian,
06:32un expert en recherche opérationnelle
06:34à l'Observatoire de Parks du CSIRO en Australie.
06:39Le CSIRO est l'agence fédérale australienne
06:42en charge de la recherche scientifique.
06:44L'Observatoire de Parks faisait partie des stations d'observation
06:47disséminées dans le monde entier
06:48pour capter les transmissions vidéo de la Lune.
06:50Au moment où Neil Armstrong a ouvert la trappe
06:54du module lunaire et a marché sur la surface de la Lune,
06:57l'Observatoire de Parks était la station d'observation
07:00en droite ligne par rapport au signal.
07:02On lui passe un appel vidéo ?
07:04Bonjour John, c'est Chad Jenkins des Etats-Unis.
07:10Ça va ?
07:11Ça va, merci.
07:12Je suis avec Leland Melvin et Mike Barra.
07:16John ?
07:17Quelle était votre implication dans le programme
07:19et quelle démarche avez-vous entreprise ?
07:21Je travaille à l'Observatoire Parks du CSIRO
07:25et en 1969, c'était une des stations
07:27qui ont reçu directement le signal du module lunaire
07:30avant de le transmettre à Houston
07:32qu'il a ensuite dispatché dans le monde entier.
07:36Si je comprends bien, vous êtes en mesure de nous expliquer
07:56où les images originales d'Apollo 11 ont été reçues et stockées.
07:59Quand Buzz Aldrin a allumé la caméra placée sur le flanc du module lunaire,
08:04son signal a été reçu par trois stations d'observation dans le monde.
08:09C'était ce qu'on appelle de la télévision à balayage lent
08:11sur une télévision en noir et blanc,
08:14seulement 10 images par seconde et 320 lignes par image.
08:29La largeur de bande nécessaire à la transmission télévisuelle depuis l'espace
08:33était déjà utilisée pour communiquer à la Terre
08:35des données de navigation vitale,
08:36la position d'Apollo 11 et l'état de son électronique.
08:39Ils ne pouvaient pas transmettre la quantité de données nécessaires
08:42à un signal de télévision standard.
08:44Il a donc fallu réduire le flux de données transmis via les caméras.
08:47Alors, ils ont développé un nouveau format,
08:49plus petit et plus lent, avec une plus petite largeur de bande
08:52et seulement 320 lignes de balayage par image
08:54pour 10 images par seconde.
08:56C'est pour ça que l'image est aussi instable.
08:59C'est trois fois plus lent que pour une caméra de télévision classique.
09:03Comment s'y sont-ils pris pour convertir le signal
09:05et faire en sorte que tout le monde puisse voir les images ?
09:08La NASA ne pouvait pas transmettre ça tel quel au monde entier.
09:11Il fallait le convertir dans un format commercial
09:13et ils l'ont fait de façon très simple en 1969.
09:16Les récepteurs télé de l'époque avaient des écrans
09:19de 25 cm en noir et blanc, à peu près grands comme ça.
09:22C'est très petit.
09:23Et eux ont utilisé une caméra de conversion vidéo
09:26qui filmait ces écrans et par conséquent,
09:28la qualité de l'image s'est perdue.
09:30Ce n'était évidemment pas aussi net
09:32que ce qui avait été directement reçu depuis la Lune.
09:35La meilleure façon de transmettre ça à la télé,
09:37c'était de filmer un écran ?
09:39C'est la fameuse technique de la photocopie de photocopie
09:41et on sait tous ce que ça donne.
09:43Si c'était ça la meilleure technologie audiovisuelle
09:45dont disposait les États-Unis,
09:47comment pouvait-il avoir la science nécessaire
09:49pour envoyer des hommes sur la Lune ?
09:51Apparemment, il y a eu une vidéo de sauvegarde
09:53de l'alunissage enregistrée à l'époque.
09:56Vous pouvez nous en dire plus à ce sujet ?
09:59Quand les signaux, tous les signaux,
10:02ont été reçus depuis la Lune,
10:03ils ont été enregistrés directement
10:05sur des bandes magnétiques d'enregistrement de données
10:08et ça comprenait aussi le signal télé,
10:11en plus de la télémétrie du vaisseau spatial,
10:13des systèmes et des informations biométriques des astronautes.
10:17Que sont devenues ces bandes ?
10:19À la fin de la mission,
10:21tous ces enregistrements ont été rassemblés
10:23et remis au Goddard Space Flight Center
10:26qui gérait tout ce qui était enregistrement de données
10:29et réception de signaux.
10:33Pour toute la période d'Apollo,
10:35il n'y avait pas moins de 250 000 bandes
10:37toutes soigneusement consignées aux archives
10:39par mesure de promotion.
10:41C'est dingue !
10:42Je pense que c'est là qu'elles sont,
10:44y compris celles d'Apollo 11.
10:46Qu'est-ce qui vous a poussé à les chercher ?
10:50On s'est dit que si on retrouvait ces bandes
10:5230 ans après les événements,
10:54avec les techniques d'imagerie moderne,
10:56on pourrait les montrer au grand public
10:58pour la toute première fois.
11:01Ce ne sont pas que des trésors historiques,
11:03ce sont aussi des preuves tangibles
11:04qui permettraient de faire taire tous les sceptiques,
11:06dont Mike.
11:07D'après les informations que nous avons recueillies
11:10à la fin des années 1970,
11:13à cause des restrictions budgétaires de la NASA,
11:15elles manquaient de bandes magnétiques
11:17pour certaines de ces futures missions.
11:19Quelqu'un s'est souvenu qu'il existait
11:20250 000 bandes de la période d'Apollo
11:22aux archives nationales.
11:24Elles ont donc été retirées des archives nationales.
11:27Elles étaient toutes porteuses de codes complexes,
11:29et une personne lambda qui ne connaissait pas ces codes
11:32n'avait aucun moyen de savoir ce qu'il y avait dessus.
11:36Nous en sommes donc venus à la conclusion
11:37que ces fameuses bandes ont été effacées et perdues.
11:46Wow !
11:46Effacées ?
11:49Non, mais...
11:51Ils ont encodé ces enregistrements essentiels
11:53avec un code trop complexe pour pouvoir les identifier ensuite.
11:56Merci beaucoup, John.
11:57Mais je vous en prie,
11:58les recherches continuent pour retrouver ces bandes.
12:01J'espère que votre enquête aboutira favorablement.
12:03On croise les doigts.
12:04Je vous remercie.
12:05Merci, John.
12:06Merci, John.
12:07C'est quand même bizarre le coup de l'encodage des vidéos
12:10dont personne n'a le secret.
12:13Évidemment, on aurait pu se dire
12:14qu'ils auraient mis une étiquette
12:15« Mission Apollo 11, la luneissage ».
12:18Mais enfin...
12:20Ou tirer le petit taquet
12:21pour qu'on ne puisse pas réenregistrer par-dessus.
12:23C'est confondant.
12:25Sans ces bandes, existe-t-il une preuve
12:27qu'on est bien allé sur la lune en 69 ?
12:29Eh bien, on a des photos.
12:32Le problème pour Mike et sa bande de théoriciens du complot,
12:35c'est que les fameux clichés dont on dispose
12:37leur semblent truqués.
12:39Pourquoi n'y voit-on pas d'étoiles ?
12:41Si les théories du complot fleurissent
12:49autour de l'alunissage de 1969,
12:52c'est à cause d'une foule de détails illogiques.
12:54Du coup, les gens s'interrogent.
12:57Tout de suite, c'est signe d'un complot.
12:59Évidemment.
13:00La théorie de Mike se construit
13:02sur son manque de connaissances
13:03des rudiments même de la photographie.
13:06Alors je l'ai emmené à Palm Ridge,
13:08dans l'état de New York,
13:09pour rencontrer un expert.
13:16Stan Honda est un vieil ami à moi.
13:18Il est photojournaliste
13:19et ses clichés du cosmos et de la nature
13:21ont été publiés dans de nombreux magazines,
13:23journaux et sites web.
13:26Il a effectué une mission de 5 ans
13:28pour photographier le programme spatial.
13:30La NASA a d'ailleurs utilisé
13:31ses clichés sur son site.
13:33Nous avons besoin de ses lumières
13:35en astrophotographie
13:36pour expliquer à Mike
13:38pourquoi il n'y a pas d'étoiles
13:39sur les clichés de l'alunissage.
13:45Stan, ça va bien ?
13:46Bien !
13:46Je suis content.
13:47Moi aussi.
13:48Tu sais, Mike,
13:49ce type m'a photographié
13:51quand j'allais monter dans l'astrovan
13:52pour aller dans la navette spatiale
13:55pour mes deux missions.
13:57La toute première,
13:58STS-122
13:59et la 129.
14:01Vous pouvez donc prouver
14:02qu'il a bien embarqué
14:03dans la navette spatiale ?
14:04Il ne nous a pas baladé ?
14:05Absolument pas.
14:06La fameuse théorie du complot.
14:08Cool !
14:09Je suis peut-être
14:10le théoricien du complot de la bande,
14:12mais je ne doute pas
14:12que Leland soit bien parti dans l'espace.
14:15J'ai vu des preuves.
14:16Je respecte.
14:17Ce type-là a besoin
14:18d'être convaincu
14:19de pas mal de choses.
14:19Vous êtes photographe professionnel.
14:22Vous avez réalisé
14:23des clichés extraordinaires
14:24d'astrophotographie de nuit.
14:26Nous, les photos qui nous titillent,
14:27ce sont celles
14:28où on voit la Terre
14:28depuis la Lune.
14:30Et ce sceptique-là
14:31qui est à côté de moi
14:32pense qu'elles sont truquées.
14:34C'est plus compliqué que ça.
14:36En fait, chez les sceptiques,
14:37ce qui ressort souvent
14:38par rapport à ces photos,
14:40c'est qu'on dirait
14:40qu'il y a quelque chose
14:41qui cloche.
14:43Et ce qui frappe en particulier,
14:44c'est qu'on n'y voit
14:45pas d'étoiles dans le ciel.
14:46C'est vrai,
14:49on s'attend à voir des étoiles,
14:51des planètes,
14:51des galaxies,
14:52la Voie lactée.
14:53Du coup, on se demande
14:54pourquoi on ne voit rien
14:55de tout ça
14:55sur aucune des photos.
14:57En l'occurrence,
14:57c'est comme si on avait jeté
14:59un grand rideau noir
14:59derrière les astronautes
15:00sur le site d'alunissage
15:01et pour bien des gens,
15:03c'est très suspect.
15:05C'est tout bête.
15:06S'ils étaient bien sur la Lune,
15:07pourquoi on ne voit
15:08aucune étoile dans le fond ?
15:09Le pire,
15:10c'est que dans toutes
15:11les petites représentations
15:12que la NASA avait faites en amont
15:13pour présenter
15:14la mission au public,
15:16on voyait les étoiles
15:17et la Voie lactée.
15:20Les images de présentation
15:22de la mission
15:22donnent aux théoriciens
15:23du complot
15:24envie de creuser encore plus.
15:25Si l'alunissage
15:27a été reproduit en studio,
15:28pourquoi les étoiles
15:29n'auraient pas été truquées aussi ?
15:30Ça aurait été facile.
15:31L'explication des sceptiques
15:32est simple.
15:33Des astronomes
15:34auraient sans doute remarqué
15:35que les constellations
15:36n'étaient pas à la place
15:37qu'elles occupaient ce jour-là.
15:39Pour commencer,
15:39la NASA forme
15:40ses astronautes
15:41à la photographie.
15:42Je crois,
15:42l'élan,
15:42que vous avez été formé.
15:43Oui,
15:44ça s'appelait d'ailleurs
15:45photo-vidéo.
15:46Et je sais que les astronautes
15:48de la mission Apollo
15:48ont eu des mois de formation
15:50pour bien régler
15:51les appareils
15:51Hasselblad
15:52qu'ils allaient emporter
15:53sur la Lune.
15:56L'équipage de la mission Apollo
15:58a reçu une formation intensive
16:00pour parer à tout ce
16:00qu'impose une mission spatiale.
16:01Et comme Leland
16:04et les autres astronautes
16:05qui ont par la suite
16:06embarqué sur des navettes spatiales,
16:07il a aussi été préparé
16:09à l'utilisation
16:09du matériel photographique
16:11qu'il emportait sur la Lune.
16:15Ces astronautes
16:16ont passé des années
16:16à se familiariser
16:17et à manipuler
16:18les appareils photos
16:19qu'ils allaient embarquer
16:19en mission.
16:24Ils ont dû réaliser
16:25des exercices
16:26en conditions réelles
16:27avec leur équipement
16:28en combinaison intégrale
16:29sur un sol
16:31qui reproduisait
16:31celui de la Lune.
16:37Éclairez-nous
16:38sur la technique photographique
16:39appliquée à la Lune,
16:40à l'espace
16:40et sur l'astrophotographie.
16:42Quelles sont
16:43les différences majeures
16:44entre des prises
16:44de vue terrestre
16:45ou lunaire ?
16:46Il n'y en a pas tant que ça.
16:47Le Soleil brillait
16:48sur la Lune
16:48quand ils ont fait leur sortie.
16:50Ils avaient prévu
16:51de la faire, je pense,
16:52quand la Lune
16:52était sur sa face éclairée
16:54parce que quand cette face
16:55de la Lune
16:56est plongée dans l'obscurité,
16:58ça dure 14 jours.
16:59C'est ça une nuit lunaire.
17:00C'est assez long.
17:01Ils avaient du Soleil.
17:02Si vous regardez les clichés,
17:04on y voit l'ombre
17:04des astronautes
17:05et l'ombre du module lunaire.
17:07C'est l'obscurité
17:08et la lumière
17:09qui jouent sur l'exposition
17:10de la pellicule
17:11utilisée par les astronautes.
17:12L'objectif de la NASA
17:13était de photographier la Lune.
17:15Alors Stan va utiliser
17:16les mêmes réglages
17:17que les astronautes
17:17à l'époque.
17:18Il y a trois choses
17:19qui contrôlent l'exposition
17:20d'une pellicule
17:21et donc la qualité d'un cliché.
17:22Il y a d'abord
17:23l'ouverture du diaphragme
17:24ou f-stop
17:25au niveau de l'objectif.
17:26C'est la taille du trou.
17:27C'est ça,
17:27la taille du trou.
17:28La vitesse d'obturation,
17:29c'est la vitesse
17:30à laquelle l'obturateur se ferme.
17:31On peut le fermer
17:32vite ou lentement,
17:33même le laisser ouvert
17:34quelques secondes.
17:35Pour un décor
17:36comme celui-ci,
17:37ensoleillé,
17:38avec un beau petit coteau,
17:39des arbres,
17:40le ciel bleu
17:40et quelques beaux nuages.
17:42C'est la journée idéale, non ?
17:44En effet,
17:44c'est une très belle journée.
17:45Le posemètre m'indique
17:46que je peux utiliser
17:47une vitesse d'obturation
17:48d'un cinq centième de seconde
17:50et une focale de 10 f10.
17:52C'est une exposition
17:53de jour assez classique
17:54pour ce type d'iso.
17:56Je vais donc prendre
17:57quelques clichés
17:57de notre scène.
18:00Il faut qu'on garde ça en tête.
18:02Il fait beau.
18:03C'est le jour.
18:04Et la journée sur la Lune,
18:05le soleil doit briller
18:06encore plus fort.
18:08Pour un sujet très éclairé
18:10comme la surface de la Lune,
18:11extrêmement réfléchissante,
18:12on utilise une grande vitesse
18:13d'obturation
18:14et une faible ouverture.
18:15Les astronautes d'Apollo
18:16avaient réglé
18:17leurs appareils photo
18:17pour prendre ce qu'il y avait
18:19de plus brillant,
18:20la Lune,
18:20au détriment des éléments annexes
18:21comme les étoiles
18:22plongées dans l'obscurité.
18:23Je vais laisser ce réglage
18:25et on reviendra
18:26après le coucher du soleil
18:28quand il y aura des étoiles.
18:31On prendra des photos
18:32au même endroit exactement
18:33et on verra
18:34si on aperçoit
18:35des étoiles
18:36avec ce réglage.
18:37D'accord.
18:38La démonstration de Stan
18:39est très utile,
18:40mais pour mener
18:41l'enquête à fond,
18:42on va réitérer
18:42l'opération de nuit.
18:44Je veux qu'il me prouve
18:45que les astronautes
18:45n'avaient pas moyen
18:46de capturer les étoiles
18:48ce jour-là.
18:48Le ciel est dégagé,
18:57il y a des étoiles.
18:58Ah oui,
18:58on voit bien les étoiles.
19:00Ouais, c'est bien.
19:01Le club d'astronomie
19:02de Rochester
19:02vient ici
19:03avec ses télescopes
19:04pour observer les étoiles
19:05qui brillent un peu moins
19:06et qu'on ne voit pas
19:07de New York.
19:08J'ai toujours mon appareil
19:09avec les mêmes réglages
19:10que tout à l'heure
19:10en journée.
19:12Exposition de jour,
19:13faible ouverture,
19:14grande vitesse d'obturation
19:15ainsi qu'un faible ISO.
19:16Je vais donc prendre une photo.
19:18Allez.
19:20Pour sa prise de vue de jour,
19:22Stan a eu recours
19:22à une faible ouverture
19:23pour une grande vitesse
19:24d'obturation.
19:25Maintenant, de nuit,
19:26Leland et Mike
19:27vont constater ce qui se passe
19:28avec ces mêmes réglages.
19:30Vous voyez ?
19:31Ça ne donne rien.
19:32C'est le noir complet.
19:33Cette exposition
19:34n'est pas suffisante
19:35pour une faible lueur d'étoiles.
19:39En utilisant les mêmes réglages
19:40que les astronautes
19:41d'Apollo 11,
19:42on se rend compte
19:43que les plus petites étoiles
19:44ne génèrent pas suffisamment
19:45de lumière
19:46pour imprimer la pellicule.
19:48D'accord.
19:49Donc, je résume.
19:50Sur la Lune,
19:50il y a énormément de lumière
19:52qui sature le premier plan,
19:53ce qui fait qu'on distingue
19:54très bien les sujets
19:55au premier plan.
19:56En quoi notre petite démonstration
19:58va dans le sens
19:58de ce postulat ?
20:00C'est une très bonne comparaison
20:01parce que quand les astronautes
20:03se sont photographiés
20:04entre eux,
20:05qu'ils ont photographié
20:06des formations géologiques
20:07en capturant
20:08un bout de ciel au passage,
20:09ils n'ont pas changé
20:10de réglage
20:11pour prendre des clichés du ciel.
20:12Et du coup,
20:15qu'ils remplissent totalement
20:16ou partiellement
20:17le cadre,
20:18le ciel rendait
20:19exactement pareil.
20:21Tout noir,
20:22sans détails,
20:23sans étoiles.
20:24D'accord,
20:25je vois.
20:26Je fais beaucoup
20:27de photos de ciel nocturne
20:29et évidemment,
20:30de nuit,
20:31mes réglages sont différents
20:32parce que les étoiles
20:33ne brillent pas
20:34très intensément.
20:36Je règle donc
20:36mon appareil.
20:37Je veux augmenter
20:38l'ouverture,
20:39diminuer la vitesse
20:39d'obturation.
20:40J'avais choisi
20:41une exposition
20:41de 15 secondes
20:42ou plus.
20:44Tout à l'heure,
20:45on avait 1 500ème
20:46de seconde
20:46et là,
20:46on passe à 15 secondes
20:47de vitesse d'obturation.
20:49La différence est énorme.
20:50Oui.
20:51Comme l'œil humain,
20:53les appareils
20:53de nos astronautes
20:54n'ont pas pu s'adapter
20:55à la fois à la réflexivité
20:56de la surface lunaire
20:57et au faible rayonnement
20:58des étoiles.
21:00Quand on est dans un concert
21:01et qu'on nous brague
21:02subitement le projecteur
21:03dans les yeux,
21:04on ne voit plus
21:05le chanteur sur scène.
21:06C'est exactement
21:07ce qui s'est passé là.
21:09On garde le même décor.
21:11Il y a un peu
21:12de végétation
21:13au premier plan.
21:14Ça devrait donner
21:15comme une silhouette
21:16et on a nos étoiles
21:17dans le ciel,
21:18juste au-dessus.
21:20Je vais donc
21:20avoir une exposition
21:23de 15 secondes.
21:24L'appareil emmagasine
21:26la faible lueur
21:26des étoiles.
21:27Pendant 15 secondes ?
21:28On a besoin
21:29de ce temps assez long.
21:31Si on avait utilisé
21:31ce réglage en plein jour,
21:33avec un maximum
21:34de soleil,
21:35la photo serait probablement
21:37apparue intégralement blanche.
21:38on n'y aurait rien vu.
21:41Il a ouvert son obturateur
21:42pendant 15 secondes
21:44avec les réglages de nuit
21:45et on a aperçu
21:46des étoiles sur le cliché.
21:48On regarde la photo
21:49si vous voulez.
21:50Voilà,
21:51on a nos étoiles.
21:52Ah ouais ?
21:53Regarde-moi ça.
21:54Alors,
21:55est-ce que Stan
21:56et son savoir-faire
21:57ont répondu
21:58à tes élucubrations ?
21:59Mes élucubrations ?
22:02Stan,
22:02vous avez prouvé
22:03qu'il est très difficile
22:04d'avoir une image
22:05d'un fond étoilé
22:06à moins d'avoir procédé
22:07aux réglages adéquats
22:08et visiblement,
22:09ce n'était pas
22:09l'objectif des astronautes.
22:11Je reconnais
22:12que vous nous avez fourni
22:13une bonne explication
22:14au fait qu'il n'y ait
22:14aucune étoile présente
22:15sur les images
22:16de la surface lunaire.
22:18C'est la science
22:19qui a parlé.
22:20Sa science,
22:21pas la tienne.
22:21Certes,
22:21mais ça reste de la science.
22:23Pas de complot à ce niveau-là.
22:25Ça fait un point pour l'élan.
22:29Il faudra plus qu'un petit cours
22:30de photographie
22:31pour me convaincre
22:32qu'on a bien mis le pied
22:33sur la Lune en 69.
22:34Tout le matériel
22:35que les astronautes
22:36d'Apollo 11
22:36ont laissé derrière eux,
22:37par exemple.
22:38Pourquoi n'en a-t-on
22:39jamais vu d'image ?
22:43Il doit y avoir
22:44toutes sortes de pièces
22:45et d'objets
22:46qui ont été abandonnés
22:47sur place en 69,
22:48comme par exemple
22:48les tâches de descente.
22:50C'est quand même
22:50une boîte
22:51de plus de 4 mètres
22:52la taille d'un utilitaire.
22:53Mais quand on regarde
22:54des photos
22:54de cette portion de la Lune,
22:55on ne le voit pas.
22:56Pourquoi ?
22:58Il nous faut
22:59un télescope assez puissant
23:00pour voir la surface
23:01de la Lune.
23:02Si on arrive
23:02à repérer
23:03cet étage de descente
23:04ou toute autre pièce
23:05en allule
23:05et c'est à l'époque,
23:06on pourra rabattre
23:07le caquet
23:07de tous les médisants.
23:11Le plus gros télescope
23:13à ma connaissance
23:14se trouve ici,
23:15à Washington,
23:16à l'Observatoire naval
23:16des États-Unis.
23:18En service
23:18depuis 1830,
23:20il analyse
23:20les données astronomiques
23:21qui aident
23:21à la localisation,
23:22la navigation
23:23et la temporalisation
23:24essentielles
23:25du ministère
23:25de la Marine
23:26et de la Défense.
23:27Depuis 1977,
23:29tous les vice-présidents
23:29résident dans une aile
23:30de l'Observatoire naval.
23:31Mais c'est un autre résident
23:33qu'on est venu voir,
23:34une des plus grosses lunettes
23:35astronomiques au monde.
23:37Moi, je suis de l'armée de terre,
23:41mais je dois reconnaître
23:42que cet observatoire naval
23:43en jette un max.
23:50Jeff ?
23:51C'est moi.
23:51Bonjour, Leland.
23:53Bonjour, Leland.
23:54Enchanté.
23:54Bonjour, Chad.
23:55Enchanté.
23:56Également.
23:56Je vous en prie.
23:57C'est sympa, ça.
23:58C'est un instrument magnifique,
23:59n'est-ce pas ?
24:00Nous avons rendez-vous
24:01avec Jeff Chester,
24:03un astronome rattaché
24:04à l'Observatoire naval
24:04depuis 22 ans.
24:05Voici notre lunette
24:06de 30 centimètres
24:07Alvan Klaak-George-Seggmuller.
24:10Elle nous permet
24:10de superbes vues
24:11de la Lune et autres planètes.
24:13On va commencer par la base.
24:15Montrez-nous.
24:15D'accord.
24:16Faut qu'on se rende compte.
24:20Génial !
24:21Le ciel nocturne.
24:23On aligne donc la lunette
24:25et l'ouverture du toit.
24:26Exact.
24:31Heureusement,
24:32la Lune est facilement accessible,
24:33du moins avec une lunette astronomique.
24:35Le site d'alunissage
24:37d'Apollo 11
24:37se trouve quelque part
24:38au centre
24:39de ce champ d'observation.
24:41C'est la mer de la tranquillité.
24:42C'est la mer de la tranquillité.
24:48On l'appelle
24:49la mer de la tranquillité
24:51parce que les premiers astronomes
24:52ont confondu
24:53ces larges étendues sombres
24:54avec des points d'eau.
24:59Le site d'alunissage
25:00du module lunaire
25:01d'Apollo 11
25:02est désormais baptisé
25:03la base de la tranquillité.
25:04A titre indicatif,
25:19les plus petits cratères,
25:20les espèces de cicatrices
25:22que l'on voit là,
25:23ce sont les fameuses
25:24mers lunaires.
25:26Et elles sont en réalité
25:27assez grosses.
25:28Elles sont de l'ordre
25:29de 8 à 16 kilomètres
25:30pour les plus petites
25:31que vous voyez là.
25:33Les plus grosses
25:34peuvent faire
25:34plus de 150 kilomètres.
25:37Il y a un moyen
25:39de zoomer encore plus ?
25:40Oui, je change d'oculaire,
25:42ça devrait grossir l'image.
25:43C'est un grossissement
25:44de combien ?
25:45Là, on est sur un grossissement
25:47de 90 fois.
25:50Vous remarquez
25:50que l'image
25:51est un peu trouble.
25:52comme si on regardait
25:55quelque chose
25:56au fond d'une piscine.
25:58C'est l'atmosphère ?
25:59C'est à cause
26:00des turbulences
26:00de notre atmosphère.
26:03Chad et Leland
26:03pensent que le télescope
26:04est assez grand
26:05pour sonder la surface
26:06de la Lune
26:06et retrouver des vestiges
26:07d'Apollo 11.
26:08Même s'ils trouvent
26:09la bonne lunette,
26:10pour moi,
26:10c'est peine perdue.
26:11On ne peut pas voir
26:12quelque chose
26:12qui n'existe pas.
26:14On est à quelle distance
26:15de ce qu'on observe là ?
26:17Là, on est
26:17à 965 kilomètres.
26:21965 kilomètres ?
26:22Il ne faut pas oublier
26:24que la Lune
26:25n'est quand même
26:26pas tout près.
26:28Vous avez plus
26:28de 380 000 kilomètres
26:30de vide sous les yeux.
26:33Notre champ de vision
26:34représente plus
26:35de 900 kilomètres.
26:36C'est comme si on prenait
26:38une image satellite
26:38de la Nouvelle-Angleterre
26:39et qu'on essayait
26:40d'y repérer un SUV.
26:42On ne peut évidemment
26:43pas voir un atterrisseur
26:44de 4 mètres.
26:46Là, on est au maximum
26:47niveau détail ?
26:48On n'aura pas mieux.
26:49Donc, je ne verrai pas
26:50d'atterrisseur lunaire
26:51ni de drapeau américain.
26:52avec cet appareil ?
26:54Avec celui-là, non ?
26:55D'accord.
26:59La lunette astronomique
27:00de l'Observatoire naval
27:01est énorme
27:02et pourtant,
27:02elle ne nous permet pas
27:03de voir l'atterrisseur
27:04ni aucun autre élément
27:05de la mission.
27:05Ça m'étonne.
27:09Ça m'étonne quand même
27:10beaucoup qu'avec la lunette
27:11astronomique
27:11de l'Observatoire naval,
27:13on n'ait pas pu voir
27:14la moindre trace
27:14du site d'alunissage.
27:16Il va nous en falloir
27:17une bien plus grosse.
27:19Exactement.
27:20J'ai entendu parler
27:21d'une astronome,
27:22Alicia Wenberger,
27:23qui est ici,
27:24à Washington.
27:25Elle travaille avec Hubble.
27:26Le 24 avril 1990,
27:33la navette spatiale Discovery
27:34a réussi à mettre en orbite
27:35le télescope Hubble.
27:44Hubble est le premier
27:46grand télescope
27:46qui a été envoyé
27:47dans l'espace
27:47au-dessus des modulations
27:48imposées par l'atmosphère
27:50et le climat terrestre,
27:51ainsi que par la lumière.
27:52Avec une vue sans obstacle
27:54de l'univers,
27:55les chercheurs se sont appuyés
27:56sur Hubble
27:57pour observer des étoiles,
27:58galaxies et planètes
27:59les plus lointaines
28:00de notre système solaire.
28:01Il a même permis
28:02de voir des sites
28:03à plus de 13 milliards
28:04d'années-lumière de la Terre.
28:06Apparemment,
28:07la puissance du Hubble
28:08reviendrait à observer
28:09une luciole à Tokyo
28:10depuis Washington.
28:12Il devrait pouvoir nous montrer
28:13des objets sur la Lune.
28:15Va-t-il le faire ?
28:17Alicia est astrophysicienne
28:19à la Carnegie
28:20Institution for Science.
28:22dont les recherches
28:23se basent sur l'observation
28:24et l'étude de galaxies lointaines
28:25permises par le télescope
28:27spatial Hubble.
28:28La Lune,
28:29toute proche,
28:30ne devrait pas poser
28:30de difficultés.
28:31On espère qu'elle nous aidera
28:32à apercevoir les éléments
28:33laissés par les astronautes
28:34sur la Lune.
28:35Alicia,
28:36vous allez bien ?
28:37Moi, c'est Tchad.
28:38Enchantée.
28:39Pareillement.
28:39Leland, bonjour.
28:40Bonjour, bienvenue.
28:41Nous investiguons
28:42quelques mystères
28:43ayant trait à l'alunissage
28:44de 1969.
28:47Une de nos plus grosses questions,
28:49peut-être pourrez-vous
28:49y répondre,
28:50c'est de savoir
28:51avec précision
28:52où s'est posé
28:53Apollo 11.
28:54C'est très difficile
28:55d'avoir ce niveau
28:56de détail
28:56sur une photo
28:57de la Lune
28:57prise depuis la Terre.
28:59On peut toujours
29:00regarder une image
29:01et voir approximativement
29:02le site en question.
29:03D'accord.
29:04Faisons cela.
29:05Là,
29:06nous avons donc
29:07notre zone
29:08de la tranquillité.
29:09C'est la mer
29:09de la tranquillité ?
29:10Oui.
29:11Elle représente
29:12876 kilomètres de large.
29:13L'atterrisseur
29:15n'affichait que
29:15quelques mètres
29:16de diamètre,
29:17soit 300 000 fois
29:18moins que la mer
29:19de la tranquillité.
29:21C'est une image
29:21magnifique prise
29:22depuis la Terre.
29:24Par contre,
29:25on a du mal
29:25à distinguer
29:26tous les détails
29:27à cause
29:27de l'atmosphère
29:28terrestre
29:28qui brouille
29:29notre vue.
29:31On peut bien sûr
29:32tenter de passer
29:32par-dessus
29:33l'atmosphère terrestre
29:34et c'est pour cela
29:35que le télescope spatial
29:37Hubble
29:37a été conçu.
29:38D'accord.
29:40Voilà.
29:40Ceci dit,
29:41Hubble n'était pas
29:42destiné
29:42à pointer vers la Lune.
29:44Normalement,
29:45il doit se repérer
29:46aux étoiles
29:47pour rester bien aligné
29:48sur sa trajectoire initiale.
29:50Mais il n'a pas réussi
29:51à trouver la moindre étoile
29:52parce que la Lune
29:53remplit intégralement
29:54son champ de vision.
29:56Le télescope
29:57ne peut se fixer
29:57que sur un point précis
29:59sans dériver
29:59autour de la Lune.
30:01Cependant,
30:02il peut prendre
30:02des clichés en mouvement.
30:06Le télescope spatial Hubble
30:09reste un télescope
30:10de taille moyenne.
30:11et il fait
30:122,5 mètres de diamètre.
30:15On a quand même
30:16un mieux avec Hubble.
30:17Mais même si
30:18la mer de la tranquillité
30:19lui apparaissait
30:20en énorme,
30:21les quelques mètres
30:23de l'atterrisseur lunaire
30:24n'en représenterait
30:25qu'un pixel
30:26sur le meilleur cliché
30:28capturé
30:29par le télescope spatial Hubble.
30:31Un pixel ?
30:32Oui,
30:33même moins
30:33qu'un pixel,
30:34à dire vrai.
30:35Et le drapeau américain,
30:36alors ?
30:36Je veux retrouver
30:37un peu de notre gloire passée.
30:38Vous imaginez
30:39sa taille
30:40par rapport à l'atterrisseur ?
30:41Il était encore plus petit.
30:42Même pas un mètre.
30:44On n'a toujours
30:44aucune preuve.
30:45Pas là, en tout cas.
30:46Vous croyez
30:47qu'il y est ?
30:47Je pense qu'il y a
30:48quelque chose.
30:49Mais on ne peut pas
30:50le photographier d'ici.
30:52Dans ce cas,
30:52l'enquête n'est pas close.
30:57On va devoir
30:58recentrer nos recherches
30:59si on veut
30:59si on veut apercevoir
30:59un peu de matériel
31:00laissé sur la Lune.
31:03Quel que soit
31:03le télescope
31:04que l'on ait testé,
31:05on n'a pas réussi
31:06à trouver
31:06de traces éventuelles
31:07de l'alunissage
31:08d'Apollo 11.
31:09On manque toujours
31:10de netteté.
31:12C'est un des points
31:13qui animent
31:13les théoriciens
31:14du complot
31:14et qui leur font dire
31:15« S'il y était,
31:16pourquoi on ne le voit pas ? »
31:17Le souci,
31:17c'est que Chad et Leland
31:19se sont adressés
31:20qu'à des gens
31:20qui travaillent
31:21pour le gouvernement
31:21ou le programme spatial.
31:23Moi,
31:23je vais leur présenter
31:24une personne indépendante
31:25en qui j'ai confiance
31:26et qui ne se contentera pas
31:27de recracher
31:28des éléments de langage
31:29ou des demi-vérités.
31:30Il pourra nous expliquer
31:31pourquoi on ne voit pas
31:32de traces de la NASA
31:33sur la Lune.
31:35Ah, on a de la compagnie.
31:36Le voilà.
31:37Messieurs, bonjour.
31:37Moi, c'est Alex.
31:39Bonjour, Mike.
31:40Moi, c'est Leland.
31:41Mike nous a emmenés
31:41à San Francisco
31:42à la rencontre
31:43d'Alex Filippenko.
31:44Astrophysicien
31:45à l'Université de Berkeley,
31:46il s'est beaucoup servi
31:47de Hubble
31:47et du télescope
31:48de l'Observatoire Keck
31:49à Hawaï,
31:50une des plus grosses lunettes
31:51astronomiques au monde.
31:51On compte sur son expertise extérieure
31:54pour confirmer
31:55ou infirmer
31:55la ligne directrice
31:56du gouvernement.
31:57À savoir,
31:58on n'a pas les moyens
31:59de voir ce qui a été laissé
32:00près de la mer de la tranquillité.
32:02Alex, vous allez bien ?
32:03Très bien.
32:04Soleil brille.
32:05Vous avez l'habitude
32:05d'étudier les galaxies
32:06les plus éloignées.
32:08À des milliards d'années-lumière.
32:09On a besoin de votre aide
32:10pour un satellite
32:11un peu plus proche de nous,
32:12la Lune.
32:13Pas de souci.
32:13C'est vrai,
32:14c'est une voisine.
32:16384 000 kilomètres,
32:17mais quand même un peu loin
32:18pour voir les détails.
32:19Le plus gros point d'achoppement,
32:22je pense,
32:23c'est qu'on dispose
32:24de tous ces télescopes
32:25surpuissants
32:25et pourtant,
32:26ils ne nous permettent pas
32:27de voir ce qu'il y a
32:28sur la Lune.
32:30C'est un simple jeu
32:31de lentilles et de miroirs.
32:32Nos télescopes sont très pointus,
32:34mais c'est un peu comme
32:35quand on va chez l'ophtalmologue
32:37et qu'il nous demande
32:38de lire les petites lignes.
32:40La dernière petite ligne
32:41est très difficile à déchiffrer.
32:43Les lettres se troublent
32:44et on a du mal à les lire.
32:45C'est parce que
32:46toutes les lentilles,
32:47celles de nos yeux,
32:48comme celles des télescopes,
32:49ont leurs limites.
32:51À moins d'avoir une lentille
32:52ou un miroir gigantesque,
32:54on ne pourra pas voir
32:55les détails
32:55les plus minuscules.
32:56Il faudrait au minimum
32:57le télescope spatial Hubble
32:59avec son miroir
33:00de 2,50 m de diamètre,
33:02posté à seulement
33:0323 000 km de la Lune
33:04pour voir l'atterrisseur.
33:06Et encore,
33:07ce ne serait qu'un point.
33:07Hubble n'est qu'à 570 km
33:10de la Terre,
33:12soit à près de 400 000 km
33:13de la Lune.
33:15Bien loin des 23 000 km
33:16qu'Alex préconise
33:18pour pouvoir apercevoir
33:19quelque chose
33:20de la taille
33:20de l'atterrisseur lunaire.
33:23L'idée à retenir,
33:24c'est que même aujourd'hui,
33:25avec nos meilleurs télescopes,
33:27notamment Hubble,
33:28qui est en orbite
33:28au-dessus de l'atmosphère terrestre,
33:30avec une vue très dégagée,
33:33ou encore celui de 10 mètres
33:34de l'Observatoire Keck à Hawaï,
33:37qui a une grande précision,
33:38on ne peut pas voir
33:39le type de détail
33:40qu'il faudrait
33:41pour distinguer
33:42l'atterrisseur sur la Lune.
33:44On aperçoit
33:45les cratères de la Lune,
33:46mais ces cratères
33:47représentent
33:48plusieurs dizaines
33:49de kilomètres de diamètre.
33:51L'atterrisseur
33:52fait la taille d'un SUV.
33:54On est encore loin du compte.
33:56Il nous faudrait
33:56un télescope
33:57d'une cinquantaine de mètres
33:58de diamètre pour le voir.
34:00Et encore,
34:01on n'en distinguerait
34:02même pas la forme exacte.
34:05Regardez ce ballon,
34:06par exemple.
34:07Il a en son centre
34:07des fils de 2,5 cm environ.
34:10Pas bien gros,
34:11mais de près,
34:11on les voit
34:12très distinctement.
34:13On peut même
34:14discerner quelques détails.
34:16Maintenant,
34:16on a aussi
34:17ce super objectif
34:18de 1000 millimètres.
34:19Et on va voir
34:20si on distingue
34:21les fils du ballon
34:21à mesure que l'îlande
34:23s'éloigne de nous.
34:24Ça fera un parallèle
34:25avec les télescopes terrestres
34:26et leur distance
34:27par rapport à la Lune.
34:28C'est ça.
34:29Pour voir si on l'aperçoit
34:30des éléments concrets.
34:31Moi, ça me va.
34:32Super.
34:32Allez, Chad,
34:34donne tout.
34:34Go.
34:41Je peux jeter un oeil ?
34:43Pas de souci.
34:44Ah ouais,
34:45je vois même
34:45le grain du ballon.
34:46Je vois tous les détails
34:47des fils.
34:48Allez,
34:48on le fait reculer.
34:51Allez, allez,
34:52active.
34:53En profondeur.
34:55Continue.
34:55Je ne sais pas
34:57si je le sélectionnerai
34:58pour mon équipe
34:58de foot américain.
35:00Il a du jus
35:00quand il s'y met.
35:02Il ne s'arrête plus.
35:05C'est bon.
35:08Arrête-toi.
35:10C'est bon pour lui,
35:10je pense.
35:11On est au maximum, là ?
35:14Je dirais qu'il est
35:15à peu près à 700 mètres.
35:17Et en yard ?
35:18Je parle en mètres, moi.
35:19Je suis un gars de l'armée.
35:20On ne parle pas
35:21en yard, non ?
35:22Je vois très bien
35:23le ballon.
35:24Je ne vois plus
35:25le grain du cuir,
35:26mais je vois le lassage.
35:28Cool.
35:29Vas-y, Leland,
35:30reprends ta course.
35:32Un peu de sport.
35:34Juste là.
35:35On le voit, là ?
35:36Regardez.
35:37Oui.
35:37Je veux bien voir.
35:39Je vois Leland,
35:40mais je ne saurais pas dire
35:40s'il tient un ballon.
35:43On dirait juste
35:43une silhouette.
35:45C'est vrai ?
35:45Oui.
35:47Je distingue
35:48ce qui ressemble
35:49à un polo bleu.
35:50Tu arrives à voir
35:50que c'est bleu ?
35:52Mais je ne vois pas
35:53du tout le ballon.
35:54Tout comme on peut voir
35:55la Lune sans distinguer
35:55les détails.
35:57On récupère Leland
35:58pour lui faire un topo ?
36:04Je suis content
36:07de vous voir.
36:08Le temps a changé
36:08d'un coup.
36:09Alors, vous avez vu quoi ?
36:10Parce que j'ai fait
36:11bien plus qu'un kilomètre.
36:12Je t'ai vu toi.
36:13J'ai vu du bleu.
36:14T'as vu mon polo bleu ?
36:16Exactement.
36:16Mais quand tu es arrivé
36:17tout au bout,
36:18je ne distinguais plus
36:19du tout le ballon.
36:20Quand tu étais
36:21à ton dernier poste,
36:23on voyait ta silhouette,
36:25on voyait ton polo bleu,
36:27mais peut-être à peine
36:27une bande blanche
36:28du ballon.
36:29Et c'est tout.
36:31Et mon sourire ?
36:32Oui, ton sourire.
36:34Avec cet objectif
36:35de 1000 millimètres,
36:36ça nous donne une idée
36:38sur...
36:401,5 km.
36:401,5 km.
36:41En fait,
36:42ça reproduit à notre échelle
36:43les 23 000 km
36:44entre Hubble et la Lune.
36:45Oui, si Hubble était posté
36:48à 23 000 km de la Lune,
36:50on aurait ce type d'image.
36:52Et encore,
36:52on parle de Hubble.
36:54Mais rappelez-vous,
36:55depuis la Terre jusqu'à la Lune,
36:57il y a 384 000 km.
36:59Concrètement,
37:00on n'a aucun moyen
37:01de voir le site
37:01d'alunissage.
37:03On a eu des éléments
37:03de réponse ici.
37:05Mais on n'a pas réussi
37:05à prouver qu'il y a encore
37:07des morceaux d'Apollo 11
37:08sur la surface lunaire.
37:09On va devoir faire appel
37:10à ce type de technologie,
37:12à ce type de test
37:13pour trouver si,
37:14oui ou non,
37:14il y a la preuve
37:15qu'on est allé sur la Lune.
37:17En l'absence
37:17de télescopes terrestres
37:18ou en orbite,
37:19suffisamment puissants
37:20pour voir tout objet
37:21inhabituel sur la Lune,
37:23je reste convaincu
37:24qu'il n'y a aucun module
37:25Apollo 11 sur la Lune
37:26et que l'alunissage de 69
37:28n'a jamais eu lieu.
37:29Même si nos lunettes
37:30astronomiques terrestres
37:31ne détectent pas
37:32l'atterrisseur Apollo,
37:34il y en a en orbite
37:35autour de la Lune
37:36qui l'ont capturé.
37:37On peut regarder
37:39les images ?
37:40Il est là !
37:42Alex nous a donné
37:43un conseil formidable.
37:45Passez outre
37:45les données télescopiques
37:47et analysez
37:47les découvertes
37:48de la sonde orbitale
37:49et d'un des appareils
37:50photo les plus perfectionnés
37:51actuellement en orbite.
37:53Désormais,
37:54on va s'intéresser
37:55à des clichés de l'espace
37:56pris depuis l'espace.
38:03Eh bien,
38:04quelle épopée !
38:05On est allés
38:05dans des observatoires,
38:06on a regardé
38:07dans des lunettes astronomiques,
38:08on a parlé
38:09à des astronomes,
38:10à des astrophysiciens,
38:11on a découvert
38:11que les bandes magnétiques
38:12de l'alunissage
38:13avaient disparu
38:14et pourquoi il n'y a pas
38:15d'étoiles sur les photographies
38:16de la Lune.
38:17Et malgré tout ça,
38:17on n'a toujours pas
38:18la preuve irréfutable
38:19de cet alunissage.
38:21Un point pour moi.
38:22Mais à San Francisco,
38:23on s'est rendu compte
38:24qu'il n'existait pas
38:25de télescope suffisamment puissant
38:26pour voir le site
38:27d'alunissage d'Apollo.
38:28C'est trop petit.
38:30Laissons un instant
38:31les lunettes astronomiques
38:32pour passer aux appareils photographiques
38:33les plus évoluées actuellement
38:34dans l'espace.
38:38Le Lunar Reconnaissance Orbiter,
38:41ou LRO,
38:41est une sonde orbitale
38:42lancée par la NASA
38:43en 2009
38:44à bord de la fusée Atlas V.
38:51La première phase d'exploration
38:53de la mission,
38:54photographier l'intégralité
38:55de la surface lunaire
38:56et rechercher des terrains exploitables
38:58pour de futurs alunissages,
39:00a duré un an.
39:00Depuis,
39:02le LRO est entré
39:03dans sa phase scientifique
39:04de collecte de données
39:05pour permettre à la NASA
39:06de mieux comprendre la Lune.
39:08Son tableau de bord
39:09effectue des liaisons
39:10descendantes
39:10d'environ 460 gigaoctets
39:12de données par jour
39:13avec le système
39:14de données planétaire
39:15de la NASA.
39:21La sonde est équipée
39:23de trois appareils photo
39:24haute résolution,
39:25deux avec un téléobjectif
39:27qui fournissent des images
39:28sur un rayon de 5 kilomètres
39:29et un grand angle
39:31qui couvre, lui,
39:32un champ de 60 kilomètres.
39:35En orbite à seulement
39:37quelques dizaines
39:37de kilomètres de la Lune,
39:39les images photographiques
39:40que renvoie le LRO
39:40sont en théorie
39:41infiniment plus détaillées
39:42que les images de télescope
39:43que l'on a vues jusque-là.
39:47Le LRO a permis
39:48aux chercheurs de la NASA
39:49de faire quantité de découvertes.
39:51La présence de dépôts
39:52d'hydrogène sous la surface
39:53dans des régions suffisamment froides
39:55pour conserver de la glace.
39:56La première preuve directe
39:58de la présence
39:59de roches volcaniques
39:59riches en silice
40:00et les toutes premières mesures
40:02radars de la face cachée
40:03de la Lune.
40:06Le programme de l'orbiteur lunaire
40:09a démarré par la mise en orbite
40:11de cinq sondes autonomes
40:12entre 1966 et 1967.
40:15Elles ne transportaient pas
40:16que des appareils photo
40:16pour les prises de vue.
40:18Elles étaient de véritables
40:19laboratoires photo
40:20entièrement mécanisés
40:21et autonomes.
40:21La pellicule de 70 mm
40:24a été traitée
40:25et imprimée
40:25par la sonde orbitale
40:26qui a envoyé ensuite
40:28les images sur Terre.
40:29En plus des photographies
40:30de la Lune,
40:31les sondes orbitales
40:32des années 60
40:32ont fourni
40:33les toutes premières images
40:34du globe terrestre
40:35vues de l'espace.
40:39Voyons le résultat.
40:42Pardon,
40:42mais je reste sceptique.
40:44Tiens,
40:44ça c'est une preuve
40:45de l'alunissage d'Apollo 11
40:47prise par le LRO.
40:49Pour moi,
40:50c'est juste la trace
40:50d'un gros caillou.
40:51On continue à chercher.
40:52Ces photos
40:52semblent plus détaillées
40:54mais je ne sais toujours pas
40:55ce qu'on regarde exactement.
40:57Ça peut être une roche,
40:58une ombre
40:58ou même une poussière
40:59sur l'objectif.
41:01Leland montre un tas de choses
41:02en espérant que ce soit
41:03ce qu'on cherche.
41:06Concentrons-nous.
41:08Caméra.
41:08C'est mieux.
41:09Attendez.
41:09Module lunaire.
41:10Regardez.
41:11Le module lunaire.
41:12Juste là.
41:12Il y a même des empreintes.
41:14Mike, du rover.
41:15C'est la première fois.
41:16Attends.
41:16C'est quoi ?
41:17Qu'est-ce qu'on a d'autre ?
41:19Station.
41:20Station 11.
41:22Etage de descente de l'aigle.
41:23Tiens, juste là.
41:26Toujours sceptique ?
41:26C'est un point.
41:27Bon, d'accord.
41:28Regarde le drapeau.
41:29Oui.
41:30Il y a des empreintes ici
41:31qui sont clairement
41:31le fait de l'homme.
41:32Tenez, le contour
41:33du module lunaire.
41:34C'est l'étage de descente.
41:35Oui, l'étage de descente.
41:37Là, on commence à voir
41:38des éléments,
41:39des preuves de l'alunissage
41:40d'Apollo 11.
41:41Les images du L.Héros
41:42montrent indéniablement
41:43les objets qu'on cherche
41:44depuis le début.
41:45On peut même voir
41:46leur ombre portée.
41:47Les gars ?
41:50Pour la première fois
41:50depuis le début
41:51de cette enquête,
41:52on a des preuves photographiques
41:53et vérifiables
41:53de la présence de l'homme
41:54sur la Lune.
41:56Oui.
41:56D'accord, je reconnais
41:57que sur ce plan,
41:59c'est un point pour vous.
42:00Mais ce qu'on a là,
42:02c'est la preuve
42:03que la NASA
42:03est bien allée
42:04sur la Lune
42:04à un moment.
42:05Ça ne veut pas dire
42:07que la mission
42:07Apollo 11
42:08a été un succès.
42:10Les photos du L.Héros
42:11prouvent qu'on est allé
42:12sur la Lune,
42:13mais pas que ce sont bien
42:15les vestiges
42:15d'un allunissage
42:16de 1969
42:17et pas que la NASA
42:18a respecté
42:19la date fixée
42:20par Kennedy.
42:21On n'a donc
42:21aucune preuve visuelle,
42:23aucune vidéo
42:24d'Apollo 11
42:25qui prouverait
42:26qu'on est bien allé
42:26sur la Lune
42:27en 1969,
42:28tout simplement
42:29parce qu'on n'était
42:30pas prêt à l'époque.
42:32On a obtenu
42:33des preuves solides
42:34et des factuels
42:35de l'allunissage
42:35de 1969
42:36et pourtant,
42:37Mike refuse encore
42:38d'y croire.
42:39On doit guérir
42:40cet indécrotable sceptique.
42:41Notre enquête
42:42se poursuit.
Comments