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  • il y a 18 minutes
Ce vendredi 6 novembre, Anne-Sophie Alsif, cheffe économiste chez BDO France et professeure d'économie à la Sorbonne, Jean-Marc Daniel, éditorialiste sur BFM Business, Stéphanie Maugey, gérante de portefeuilles à la Financière d'Uzès, et Romain Burnand, président de Moneta AM, se sont penchés sur les événements marquants de la semaine et leurs répercussions sur l’économie et les marchés financiers, dans la semaine de Marc dans l'émission C'est Votre Argent présentée par Marc Fiorentino. C'est Votre Argent est à voir ou écouter le vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:02BFM Business présente
00:06C'est votre argent
00:09Marc Fiorentino
00:09Oui je sais, je sais, on navigue entre grève générale, manifestations et meutes,
00:14mais moi j'ai trop bonnes nouvelles, c'est votre argent, c'est votre week-end,
00:17et devinez quoi, c'est une émission exceptionnelle,
00:21exceptionnelle parce qu'on va revenir sur les événements exceptionnels
00:24qui ont marqué une semaine exceptionnelle, là je ne mens pas,
00:26et qui ont tous, et qui ont commencé à avoir un impact sur l'économie,
00:30évidemment sur les marchés, vous en êtes aperçu jeudi,
00:33et sur votre argent, on vous expliquera pourquoi,
00:35des événements qui se bousculent, au sommaire aujourd'hui,
00:38le mot de la semaine évidemment, c'est déroute,
00:40la déroute des Républicains et la déroute de Donald Trump,
00:43le parti pris de la semaine, c'est l'élection américaine,
00:45c'est ce que je pense, évidemment tout le monde sera contre mon idée,
00:49mais ce n'est pas grave, je le dis quand même,
00:50l'élection américaine va ralentir le développement de l'IA
00:52et donc la croissance américaine, le chiffre de la semaine,
00:55c'est 4%, et là j'ai un invité qui va devoir s'expliquer,
01:00qui est le taux d'inflation, d'inflation en zone euro,
01:04deuxième partie de l'émission, où va la bourse après cette journée noire sur l'IA,
01:07la question d'argent, quel est le placement de la semaine,
01:10dans cette tourmente, tout le monde nous appelle en nous disant
01:12qu'est-ce que je fais, je mets mon argent au Luxembourg,
01:14il faut aller en Suisse, qu'est-ce qu'il faut faire, c'est la panique,
01:17tout le monde panique sur les compagnies d'assurance, surtout,
01:20donc on va essayer de vous rassurer, de vous expliquer la vérité sur tous ces produits-là,
01:24le top ou le flop de la semaine, le top 3 des gérants,
01:26les actions à acheter ou vendre, mais vous le savez maintenant,
01:28pour une émission exceptionnelle, qu'est-ce qu'il faut ?
01:30Des invités exceptionnels, j'ai donc le plaisir de vous présenter
01:32notre Jedi de l'économie et de la finance,
01:35elle analyse la macro-économie avec pertinence et talent,
01:39Anne-Sophie Assi, bonjour,
01:41vous êtes chef d'économie chez BDO France et professeur d'économie à la Sorbonne,
01:45je ne vous ai pas fait la blague habituelle,
01:47si je suis vos cours, machin, tout ça, parce que...
01:48Parce qu'il n'est toujours pas venu !
01:50Oui, je ne suis toujours pas venu, et puis bon, au bout d'un moment,
01:52vous allez vous lasser, donc vous avez pu venir,
01:54après ça sera très mauvais pour l'émission.
01:56Il co-dirige une des plus belles maisons de gestion de la place,
01:59et il est pour moi le Warren Buffett français,
02:01Robin Rompuy en an, vous êtes président de Monéta AM.
02:04Bonjour Marc, content d'être avec vous ?
02:06Bah oui, vous êtes toujours le Warren Buffett français.
02:08Je ne sais pas très bien ce que c'est qu'un Warren Buffett français,
02:10pour être franc, un Warren Buffett américain.
02:12Alors, si, c'est un homme qui investit sur l'administration,
02:16qui a des convictions, qui a une gestion de convictions,
02:20qui regarde la valeur fondamentale des entreprises,
02:23qui ne se laisse pas aller au mode du moment, c'est un peu ça, vous ?
02:26C'est un peu ça, de ce côté-là.
02:27Bon, bah voilà.
02:28Gérer des portefeuilles, conseiller des clients,
02:30pendant les périodes d'euphorie,
02:32mais aussi pendant les périodes de tempête,
02:34c'est son métier, Stéphanie Maugé,
02:36vous êtes gérante de portefeuille à la financière du ZES.
02:38Est-ce que, comme moi, ou comme d'autres,
02:40tous les clients vous appellent en vous disant
02:42« Qu'est-ce que je fais ? J'ouvre un contrat d'assurance-vie au Luxembourg ?
02:45Est-ce que j'ouvre moi un compte en Suisse ?
02:46Est-ce que je fais sortir mon argent ? »
02:48Alors, un peu, c'est pas la folie.
02:50Je pense que les clients deviennent quand même assez éduqués.
02:53Ah ouais, parce que nous, c'est vraiment la folie.
02:54Et ils savent naviguer dans la volatilité.
02:58Mais, oui, il y a toujours cette question quand même.
03:00Alors, pour des tranches d'âge, peut-être un peu plus sur
03:03est-ce que le Luxembourg, c'est une solution ?
03:06Et est-ce qu'il faut même avoir le dépositaire ?
03:08Ah oui, c'est ça.
03:09Alors, voilà, on va en parler.
03:11On va en parler.
03:13On a les roulements de tambour ou pas ?
03:15Non, on ne l'a pas.
03:16Pour un géant, pour un oracle,
03:18pour un monument de l'économie,
03:21le seul, l'unique Jean-Marc Daniel.
03:23Jean-Marc.
03:24Bonjour.
03:25Bonjour.
03:27Il manque ces roulements de tambour, là.
03:29Ça ne va pas.
03:31Je les annonce, mais ça ne vaut pas.
03:33Ça ne va pas.
03:34Est-ce que vous êtes prêt pour le mot de la semaine ?
03:36Je suis tout à fait prêt.
03:38Le mot de la semaine, c'est déroute.
03:42Bon, alors, je vous l'accorde,
03:43ce n'était pas une défaite.
03:44C'est une déroute.
03:45La Vathe démocrate a tout emporté sur son passage.
03:47La Chambre des représentants, le Sénat.
03:50Trump a été sévèrement sanctionné,
03:51même s'il dit que ce n'est pas son élection à lui.
03:53Et que les élections sont truquées.
03:55Bon, c'est son dernier truc.
03:56Les Américains n'ont pas laissé passer la baisse
03:59de leur pouvoir d'achat malgré une croissance élevée.
04:02C'est toujours « it's the economy, stupid ».
04:05C'est une nouvelle ère qui s'ouvre
04:06pendant les deux ans qui viennent.
04:08À quoi doit-on s'attendre pour l'économie américaine
04:11et l'économie mondiale ?
04:12Anne-Sophie, je me tourne vers vous.
04:14Alors déjà, c'est vrai qu'il y a une sanction
04:16qui a été très importante sur le pouvoir d'achat
04:18et parce qu'il y a une inflation
04:19qui a été plus importante qu'anticipée
04:21pour quatre éléments.
04:22Premier élément, c'est les droits de douane.
04:24On en avait parlé.
04:24Ici aussi, vous annonciez déjà la récession en 2025.
04:27Et je vous disais, non, pas de récession.
04:29Pourquoi ?
04:29Parce que toutes les entreprises ont surstocké.
04:31Et donc, en 2025, il y avait du stock.
04:33Donc, l'inflation, c'est 2026-2027.
04:35Vous avez vu, on y est.
04:37Deuxième élément, c'est les prix de l'énergie.
04:38Même si les États-Unis, depuis 2019,
04:40sont exportateurs nets,
04:41forcément, ils subissent les prix de l'énergie.
04:43Et troisième élément, c'est le logement
04:45qui a aussi une très forte contribution à l'inflation.
04:47Et Donald Trump avait fait une promesse
04:48de réduire le coût du logement
04:50sur le pouvoir d'achat des ménages.
04:51Et là aussi, ça n'a pas fonctionné.
04:53Quatrième élément, les droits de douane,
04:55l'objectif, c'était la réindustrialisation
04:56et le fait d'avoir une économie plus diversifiée.
04:59Quand on regarde la croissance,
05:00vous avez dit une croissance robuste,
05:02on est à 2-3 de 5 cette année.
05:04Vous l'avez dit, deux tiers,
05:05c'est de l'investissement en IA.
05:06On était à 3-4 sur le dernier trimestre.
05:08Oui, mais lorsque Donald Trump est arrivé,
05:10on était à plus de 4%
05:11avec une croissance potentielle
05:12qui était à plus de 3.
05:13Donc on voit qu'en deux ans,
05:15on a un potentiel de croissance
05:16qui a été divisé par deux.
05:18Avec une économie hors IA.
05:19On a connu avec la zone euro, non ?
05:20Oui, mais vous dites
05:22que vous sanctionnez la zone euro,
05:23il faut aussi sanctionner les États-Unis
05:25quand vous avez des chiffres actuels.
05:26C'est le cas ici.
05:27Et donc quand vous regardez ça,
05:28qu'est-ce que vous voyez ?
05:29Vous voyez qu'il n'y a pas eu de réindustrialisation
05:30et donc pas création de valeur massive
05:32à part l'IA,
05:33avec la bulle que l'on connaît.
05:35Par contre, quand vous dites
05:35en effet, il va y avoir un ralenti...
05:36C'est amusant de dire à part l'IA,
05:38c'est juste la révolution industrielle
05:40peut-être du siècle.
05:41On est tout à fait d'accord.
05:42Il n'y a pas de sujet là-dessus.
05:43Mais comme vous le savez,
05:45en économie, le maître clé,
05:46c'est la diversification.
05:48Et donc quand on n'est pas diversifié,
05:50s'il y a une bulle,
05:50bien sûr qu'il y aura toujours de la croissance.
05:52Et moi, je ne crois pas
05:52à un effondrement de la croissance aux US,
05:54même s'il y a un éclatement de la bulle.
05:55Pour des questions de souveraineté,
05:56on pourra y revenir.
05:57Il continuera à y avoir de l'investissement
05:58grâce à ça.
05:59Mais par contre,
06:00on risque d'avoir un ralentissement.
06:02Dans un contexte où les taux sont plus élevés,
06:04vous avez une inflation
06:04qui va durablement rester plus élevée,
06:06forcément, ça voudra dire
06:07moins de croissance mondiale
06:09et donc un ralentissement
06:10sur la zone euro
06:10qui en effet...
06:12Donc vous dites ralentissement
06:12sur la zone euro,
06:13ralentissement aux Etats-Unis aussi ?
06:15Aux Etats-Unis, on est...
06:15Vous êtes déjà d'accord
06:16avec mon parti pris de tout à l'heure.
06:17Pour une fois, on va être d'accord.
06:18Pas d'effondrement, ralentissement.
06:20Je suis modéré comme toujours.
06:21Comme toujours, oui.
06:22Jean-Marc, ça vous inspire quoi ?
06:23On parlera de l'inflation.
06:24Vous énervez pas tout de suite
06:25sur l'inflation
06:26parce que c'est le troisième thème
06:27de la première partie.
06:29Oui, oui, oui.
06:30Une anecdote,
06:31je ne vais pas faire ça
06:32trop longtemps,
06:32mais en ce moment,
06:34aux Etats-Unis,
06:34il y a tout un sketch
06:36de Ronald Reagan
06:37qui est diffusé
06:38où on voit Reagan,
06:39on le critique en lui disant
06:40vous ne comprenez rien à l'économie.
06:41Il dit je vais vous raconter
06:42une histoire,
06:43ces trois hommes
06:44qui viennent de mourir,
06:44ils arrivent devant Saint-Pierre
06:46et Saint-Pierre leur dit
06:47j'ai juste une place au paradis,
06:48je ne sais pas très bien
06:49qui je dois prendre,
06:50je dois prendre celui
06:50qui correspond au métier
06:51le plus ancien de l'humanité.
06:53Alors le premier s'avance
06:54en disant c'est moi
06:55puisque quand on a sorti
06:57Ève de la côte d'Adam,
07:01le suivant dit non pas du tout
07:02parce que pour qu'il y ait Adam
07:03il fallait qu'il y ait de l'ordre,
07:05avant il y avait le chaos,
07:06c'est quelqu'un
07:07qui a transformé le chaos en ordre,
07:09c'est un ingénieur,
07:10je suis ingénieur,
07:10donc j'étais avant Adam,
07:11c'est moi.
07:12Et le troisième arrive
07:13et il dit non non,
07:13il dit c'est moi,
07:14je suis économiste
07:15et pour qu'il y ait le chaos,
07:17forcément il faut qu'il y ait
07:18des économistes.
07:19Et donc...
07:19Merci pour la profession.
07:22Et donc tout ça,
07:24donc tout ça se diffuse
07:25abondamment en disant
07:26qu'on n'arrête pas de dire
07:27il dit économiste, etc.
07:29En fait tout ça
07:30est extrêmement désordonné
07:31et en particulier sur le fait
07:33que, pour revenir
07:35à l'essentiel quand même
07:36du sujet,
07:37je pense qu'au départ
07:38Donald Trump avait fait
07:39un bon diagnostic,
07:40c'est-à-dire que l'Amérique
07:40vit au-dessus de ses moyens
07:41et est victime de son double déficit,
07:44le déficit budgétaire
07:45qui devient un déficit extérieur.
07:47La réponse qu'il a apporté
07:48c'était le protectionnisme,
07:50c'était une aberration.
07:51Je ne sais pas si c'est
07:52les économistes qui font le chaos
07:53mais ce sont les protectionnistes
07:54qui font le chaos.
07:55C'est-à-dire que grosso modo,
07:57il a augmenté effectivement
07:58les droits de douane
07:59de façon d'ailleurs
08:01totalement désorganisée
08:02avec des conséquences
08:02qui étaient des conséquences
08:04totalement inégalitaires.
08:05Là aussi c'est ce que dit
08:06Nicolas Grigori Mankiw,
08:07le célèbre économiste
08:08qui a fait un manuel de référence.
08:10Il dit écoutez,
08:11moi je paie les droits de douane
08:12sur les produits européens
08:13parce que l'essentiel
08:14de ma consommation
08:15arrive d'Europe
08:16mais ma secrétaire
08:18elle paie les droits de douane
08:18sur les produits chinois
08:19parce qu'elle,
08:20l'essentiel de sa consommation
08:21arrive de Chine.
08:22Or, ce que Donald Trump
08:23a voulu sanctionner
08:24c'est la Chine soi-disant
08:27et c'est ma secrétaire
08:28qui l'a sanctionnée
08:28donc elle n'a pas voté pour lui,
08:30c'est clair.
08:30Donc il a mené une politique
08:32qui était une politique absurde
08:33face à des problèmes
08:34qui sont des problèmes réels.
08:36Et maintenant ?
08:36Alors, et maintenant ?
08:38Et maintenant,
08:39je pense qu'on rentre,
08:40alors,
08:41ce qu'il y a
08:41quand on regarde
08:42la nouvelle majorité
08:43et les deux discours,
08:45les deux éléments
08:45que mettent en avant
08:46les démocrates,
08:47notamment la personne
08:48qui candidate à devenir
08:49le président,
08:50le speaker de la chambre
08:51des représentants,
08:51c'est-à-dire qu'il y a deux choses
08:52qu'il faut mettre en avant,
08:53c'est la corruption
08:54et l'inflation.
08:55Donc je pense que
08:56sur l'inflation,
08:57ils vont réclamer
08:59forcément,
08:59alors ce n'est pas
09:00la bonne solution
09:01par la duchessement
09:01de la politique monétaire,
09:03mais on va vers
09:05une espèce de combat
09:06pour des chèques,
09:08des...
09:09La relance,
09:10la demande.
09:11Le classique,
09:12Keynesien,
09:12que vous adorez.
09:13Et puis on va
09:14effectivement
09:15vers une espèce de bataille
09:16qui va totalement
09:17paralyser
09:18l'exécutif américain.
09:19Alors en soi,
09:20ça c'est peut-être
09:20une bonne nouvelle ?
09:21ça c'est plutôt
09:22une assez bonne nouvelle,
09:23c'est-à-dire,
09:23là aussi,
09:24pour reprendre,
09:26la presse américaine
09:27dit c'est M. Véteau
09:28maintenant que nous avons
09:28devant nous.
09:29C'est lui qui fait...
09:30Il a une casquette
09:30qui s'appelle
09:31Mr. Véteau.
09:32M. Véteau,
09:32donc c'est-à-dire
09:33il va être tout le temps
09:34en opposition
09:34à ce qui se passe,
09:35donc après tout,
09:37ça veut dire que concrètement
09:38sur le terrain,
09:39ça ne va pas changer grand-chose.
09:41Je me tourne
09:42vers les gérants,
09:43ça change votre vie,
09:44l'élection ?
09:45Vous dites moins de volatilité.
09:46Ça peut changer la vie
09:47parce qu'on pouvait s'attendre
09:48à moins d'imprévisibilité
09:50sur la politique extérieure,
09:52sur la politique économique
09:53et puis finalement,
09:55on pouvait s'attendre
09:56à un calme
09:56mais ce n'est pas
09:56ce qu'on trouve
09:57sur les marchés.
09:57D'accord,
09:58pour l'instant,
09:58mais est-ce que vous vous dites
09:59oui,
10:00enfin sans,
10:00il n'y a pas de vision politique,
10:02ce n'est pas l'idée,
10:03c'est de dire,
10:03est-ce que vous vous dites
10:05Stéphanie,
10:05tiens,
10:06oui,
10:06on va être un peu plus tranquille
10:07parce qu'il va être
10:07un peu plus bridé,
10:08il va y avoir un statu quo,
10:10des bras de fer permanents
10:11donc il ne va rien faire
10:11donc ça va être très bien.
10:12Je pense qu'il faut toujours
10:13comme d'habitude
10:13revenir à fondamentaux
10:15de ce que font les entreprises
10:16et quand on regarde
10:17les publications des chiffres
10:18du troisième trimestre,
10:19aux Etats-Unis,
10:20il y a 84% des entreprises
10:21qui ont publié
10:22et 78% ont publié
10:24au-delà des attentes
10:25et plus de 4%
10:26au-dessus des attentes
10:26donc en fait,
10:27oui,
10:28les soins livrent leur vie,
10:29elles font très bien leur travail
10:30et en Europe,
10:31ce n'est pas tout à fait
10:31les mêmes chiffres
10:31mais c'est quand même
10:32bien meilleur qu'attendu.
10:33Donc vous dites finalement
10:35l'impact de la politique.
10:36L'impact de la politique.
10:37Parce qu'on parle de chaos
10:38là quand même.
10:39Oui, on parle de chaos
10:39mais en fait,
10:40les entreprises ont appris à vie.
10:41Les droits de douane,
10:42les entreprises ont récupéré
10:43une partie des droits de douane déjà
10:45donc bon,
10:46tout ça était déjà de balancier.
10:48Très rapidement,
10:48Sophie.
10:49Ce n'est pas toujours le chaos
10:51si on parle de ça
10:51depuis le Covid,
10:52on voit qu'on a eu
10:53plein plein de crises
10:53donc là aussi,
10:54il faut regarder toujours
10:55un peu en termes de chiffres
10:56et conséquences que ça a
10:57et sur les droits de douane,
10:58on savait qu'il allait avoir
10:59un impact inflationniste
11:00donc qui est important
11:01cette année et l'année prochaine
11:02et on savait qu'il n'y allait pas
11:03avoir de réindustrialisation massive
11:06puisque de toute façon
11:06comme on l'a dit
11:07ce n'est pas en mettant des tarifs
11:09que vous allez relocaliser
11:10la production.
11:11Donc là,
11:11c'est un peu la conséquence économique
11:13de ce qui était attendu
11:15après en termes d'anticipation
11:17et des vrais enjeux
11:18ce qui est sur la productivité,
11:20la démographie
11:20liée à la transition écologique
11:22là,
11:22c'est des sous-jacents
11:23qui sont massifs
11:24et ce n'est pas ces élections
11:25qui vont changer grand-chose
11:26à mon sens
11:26sur le long terme.
11:28D'accord,
11:28donc vous pensez
11:29que ça aura un impact limité
11:30je ne sais pas
11:31ce n'est pas mon avis
11:32mais on verra.
11:32Le parti pris de la semaine
11:33vous y avez déjà répondu
11:35moi je dis que la défaite de Trump
11:36va impacter l'IA
11:38comme l'IA
11:39c'est deux tiers
11:39de la croissance américaine
11:40directement ou indirectement
11:42ça va donc impacter
11:43la croissance américaine
11:44on l'a vu avec la journée de jeudi
11:46jeudi c'est 3500 à 4000 milliards
11:48de dollars qui sont envolés
11:50c'est 3500 à 4000 milliards
11:51qui n'iront pas
11:52dans la consommation
11:53dans l'investissement
11:53donc dans la croissance.
11:55Est-ce qu'il y a un truc
11:56qui est faux dans mon raisonnement
11:57comme d'habitude ?
11:58Non, non, le raisonnement est bon
11:59en effet
12:00il va y avoir une correction
12:01mais je pense que ce n'est pas
12:02forcément dû aux autres élections
12:03c'est qu'on voit
12:04qu'il y a un surplus d'investissement
12:05avec une rentabilité
12:06qui ne sera peut-être pas
12:07en tout cas au rendez-vous
12:08donc quand vous avez
12:08une telle vue
12:09c'est normal qu'il y a une correction
12:10si on dit que deux tiers
12:11vient de...
12:12Alors ça va ralentir la croissance
12:13n'oubliez pas que la sous-jacente
12:14de la croissance américaine
12:15c'est la consommation des ménages
12:16et c'est un pays
12:17qui consomme fortement
12:18dans un contexte de plein emploi
12:20Oui mais s'il n'y a plus
12:20l'effet richesse des marchés
12:23si la consommation des ménages
12:25perdure
12:25et à mon sens ce sera le cas
12:26on ne sera pas dans ce scénario
12:28d'effondrement ou de récession
12:29mais encore une fois
12:30justement de ralentissement
12:31c'est différent
12:32un ralentissement
12:33c'est quand même récession
12:34Alors comme on a quand même
12:35une consommation des ménages
12:36qui reste assez vigoureuse
12:38je pense qu'on est plutôt
12:38sur l'ordre de 0,5
12:40on avait calculé ça
12:41point en moins
12:42qui pourrait être
12:43à cause de la boule de l'IA
12:44et l'autre élément
12:45qui est important
12:45c'est l'aspect souveraineté
12:47je t'imagine que cet été
12:48vous avez lu la publication
12:49du 15ème plan quinquennal chinois
12:51pendant l'été sur la plage
12:54et franchement je n'ai passé
12:55le point 4 c'est quoi
12:58c'est on va devenir
12:59on continuera d'être leader
13:00en investissement artificiel
13:01donc là vous avez tu
13:02c'est à dire que
13:03la lutte sera de souveraineté
13:05et pas en termes de rentrée
13:06j'ai été très frappé
13:07par le point 4
13:08c'est vrai
13:08il m'a marqué
13:10vous moquez
13:11non jamais
13:12je ne me permettrai jamais
13:13de me moquer de vous
13:15sur l'effondrement
13:16effectivement
13:17de la valeur
13:18d'un certain nombre d'entreprises
13:19on va en parler
13:19mais est-ce qu'aujourd'hui
13:21vous dites
13:21la croissance américaine
13:23va ralentir
13:24parce que
13:24voilà
13:25les démocrates
13:26c'est anti
13:27en gros
13:27les démocrates
13:28c'est anti-IA
13:29anti-datacenter
13:31anti-leader
13:32de la tech
13:33pas anti-IA
13:34non pas anti-IA
13:35anti-IA
13:35bien sûr
13:36non non pas anti-IA
13:37vous exagerez
13:39anti-datacenter
13:40vous
13:40anti-datacenter
13:41allez anti-datacenter
13:42on est d'accord
13:43c'est la même chose
13:43c'est la même chose
13:46mais quand même
13:48l'IA c'est beaucoup
13:49la Californie
13:49si on ne peut plus dire
13:50des choses de mauvaise foi
13:51dans cette émission
13:52sans être interrompu
13:53c'est insupportable
13:54l'IA c'est beaucoup
13:55la Californie
13:56et la Californie
13:57c'est quand même
13:58devenu la quintessence
13:59de l'esprit
13:59du parti démocrate
14:00actuel
14:02alors pas de tout
14:03le parti démocrate
14:04effectivement
14:04le Texas
14:05c'est le Texas
14:07qui a retrouvé
14:08dans un discours
14:09assez bizarre
14:10puisqu'ils ont retrouvé
14:10les bons vieux réflexes
14:12sudistes
14:12en disant
14:12il ne faut pas oublier
14:13que les républicains
14:14c'est non seulement
14:15le parti de Trump
14:16mais c'est le parti
14:16de Lincoln aussi
14:17donc ça leur permet
14:19de régler
14:19des vieux comptes
14:21mais concernant
14:23les pertes
14:23c'est des pertes
14:24sur la valeur
14:25des patrimoines
14:26mais la réalité
14:27concrète
14:28c'est ce que les gens
14:29ont dans leur portefeuille
14:29c'est parce que les gens
14:30ont dans leur coffre-fort
14:31c'est pas moi
14:32qui l'ai inventé
14:33je suis persuadé
14:36que cet effet richesse
14:37a été largement surévalué
14:38ce qui est important
14:39c'est la réalité
14:40du revenu
14:40que vous détenez
14:41cet effet richesse
14:42il sert
14:43si ça vous permet
14:44de vous endetter
14:44en vous le niveau
14:46d'endettement des américains
14:47de toute façon
14:47aller au delà
14:48vous dites qu'aujourd'hui
14:48quand on parle de l'économie
14:50en cas avec tous ces gens
14:51qui ont énormément d'argent
14:52qui les ménages
14:53qui tirent la consommation
14:54qui sont investis en bourse
14:56qui ont profité
14:58de l'envolée
14:58des valorisations
14:59ça n'a pas tiré
15:00la consommation
15:01des ménages
15:01les plus fortunés
15:02et donc la consommation
15:03je suis toujours
15:04alors c'est un peu
15:04un point de désaccord
15:05que je suis avec Sophie
15:06je pense que
15:06la consommation
15:07est assez inerte
15:09je suis resté attaché
15:10au bon vieux modèle
15:11ISLM
15:12où il y a un coefficient
15:13de consommation
15:14même si c'est totalement
15:15keynesia
15:15mais j'ai été obligé
15:17de l'enseigner
15:17pendant des années
15:18c'est ça
15:18en sachant
15:19par intégrer
15:22une partie du discours
15:23qu'il y avait derrière
15:23cette idée
15:24que la consommation
15:25est relativement inerte
15:26a comme conséquence
15:27que ce qui est en jeu
15:28dans tout ça
15:28c'est effectivement
15:29l'impact du déficit budgétaire
15:31on a dépassé
15:32un déficit budgétaire
15:33de 2000 milliards
15:34de dollars
15:35le véritable
15:36plus de 6%
15:38c'est à dire
15:38oui c'est ça
15:39on est au-delà
15:40de tout ce qui avait
15:41été envisagé
15:42jusqu'à présent
15:42le véritable problème
15:43dans tout ça
15:44c'est
15:44pour revenir à ISLM
15:46au multiplicateur
15:46une question
15:48que vous aviez abordé
15:48dans une émission précédente
15:50c'est que
15:50tout ça est en train
15:51de se déverser maintenant
15:52sous forme d'importation
15:53c'est à dire que
15:54le véritable problème
15:55de l'économie américaine
15:56c'est la gestion
15:57de ses truines déficits
15:58on a 100 milliards
15:59de déficit commercial
16:00par mois maintenant
16:01et donc la question
16:02par rapport à la croissance
16:03c'est
16:03est-ce que
16:04l'économie américaine
16:05va continuer
16:06à creuser son déficit
16:07à l'extérieur
16:08ou est-ce qu'effectivement
16:09une partie
16:09de ce déficit budgétaire
16:10va de nouveau
16:12se tourner plutôt
16:13vers l'économie américaine
16:14et vers la production nationale
16:15alors quand vous regardez
16:16ce déficit budgétaire
16:18il faut voir qu'il y a
16:191250 milliards de dollars
16:20de versement d'intérêts
16:21c'est à dire que
16:22c'est colossal
16:23c'est colossal
16:24c'est presque pire que nous
16:25oui
16:26et vous avez 920 milliards
16:27de dépenses militaires
16:29dont on se demande
16:30ces dépenses militaires
16:31c'est ce que disent
16:31un certain nombre
16:32de démocrates
16:32on a le budget militaire
16:34le plus important au monde
16:35et on est incapable
16:36de gagner une guerre
16:36donc il y a une question
16:37qui se pose
16:38vous ne m'avez pas répondu
16:39si l'économie allait ralentir
16:41avec la défunte de Trump
16:42c'était ma question
16:44oui oui
16:46je ne vais pas vous revenir
16:48à Ronald Reagan
16:49ni au Texas
16:50face à Lincoln
16:51je vais répondre
16:52à deux questions
16:53que vous avez posées
16:53est-ce que le fait
16:54que les coûts
16:55les patrimoniales
16:56répondent
16:57en moins de 40 000
16:58très bien
16:59se soient effondrés
16:59ça n'aura aucune conséquence
17:01est-ce que l'économie américaine
17:02va ralentir
17:03je ne pense pas
17:04je pense qu'elle va
17:05avoir un plateau
17:06notamment parce qu'il y a
17:07un déficit budgétaire
17:08qui entretient
17:08son activité économique
17:10Romain a essayé d'en placer une
17:11oui alors sur l'IA
17:13il faut voir la réaction
17:14du marché jeudi
17:15en fait
17:16l'IA
17:17il y aura peut-être
17:18un ralentissement
17:19du rythme
17:19on va en parler
17:20des data centers
17:22mais on a bien vu
17:22la réaction de la bourse
17:24une forte
17:26jusqu'à présent
17:26les problèmes de l'IA
17:27c'était le problème
17:28du financement
17:29et le problème du financement
17:30il était accru
17:31par le fait
17:32qu'il y avait
17:32une inflation incroyable
17:33et notamment
17:34sur les semi-conducteurs
17:35parce que là
17:36on a vraiment
17:36une insuffisance
17:38de semi-conducteurs
17:39donc les prix ont explosé
17:40les résultats
17:41des sociétés
17:41de semi-conducteurs
17:42ont multiplié
17:43parfois par 10
17:44comme c'est le cas en Corée
17:45donc on avait vraiment
17:46une inflation
17:47il y a
17:48enfin jeudi
17:48la baisse
17:49des prix
17:51des valeurs
17:52de semi-conducteurs
17:53c'est plus de 10%
17:53en revanche
17:54la baisse
17:55des hyperscaleurs
17:56donc ceux qui gèrent
17:57l'IA
17:58et sont clients
17:59éventuellement
17:59des tasters
18:02et des semi-conducteurs
18:03eux ont pesé
18:04de 2-3% max
18:05donc on voit bien
18:06le marché
18:07il dit
18:08le problème du financement
18:09est finalement
18:09moins terrible
18:10que ce qui était prévu
18:11parce qu'on aura
18:12éventuellement une baisse
18:13des prix à venir
18:14des semi-conducteurs
18:15et finalement
18:16on aura une croissance
18:17qui sera peut-être
18:17un peu moins rapide
18:18mais plus saine
18:19économiquement
18:20intéressant
18:21si je peux me permettre
18:22de dire
18:22mais vous pouvez
18:23vous y permettre
18:23mais ici
18:24vous pouvez
18:25alors attendez
18:26moi je veux passer
18:27parce que ça
18:27c'est le débat
18:28que j'attendais
18:29donc il a bien fait
18:31de le dire
18:31le chiffre de la semaine
18:33Jean-Marc Daniel
18:354%
18:35l'inflation
18:36en zone euro
18:37deux fois plus
18:37que l'objectif
18:38de la BCE
18:39alors moi je vais vous dire
18:40je répète depuis des mois
18:41ce que me dit
18:41Jean-Marc Daniel
18:42bêtement
18:43je vais dans tous les plateaux
18:44je dis
18:44il n'y a pas d'inflation
18:46mais là je suis face
18:47à des gens
18:47qui me disent
18:48Marc Fiorentino
18:48il y a une inflation
18:49à 4%
18:50en zone euro
18:51je ne sais plus quoi répondre
18:52Jean-Marc Daniel
18:54alors écoutez
18:54il faut répondre toujours
18:55la même chose
18:56c'est à dire
18:57que l'inflation
18:58c'est une hausse
18:59du niveau des prix
19:00qui est générale
19:00et durable
19:01elle n'est pas générale
19:02et elle n'est pas durable
19:03on va le constater bientôt
19:04j'ai derrière moi
19:06et rassurez-vous
19:07vous avez Jean-Marc Daniel
19:08avec vous
19:08ce qui est important
19:09oui c'est important
19:09mais vous avez aussi
19:10enfin là ça ne m'aide pas beaucoup
19:12vous avez aussi
19:12Paul Krugman
19:13qui est quand même une référence
19:14c'est quand même un prix d'aubaine
19:15et Jean-Marc Daniel
19:17devrait l'être
19:17mais bon
19:18pour l'instant
19:18on milite
19:19alors pourquoi
19:22je maintiens
19:23mon point de vue
19:23mon diagnostic
19:24parce que je pense
19:25qu'effectivement
19:26vous avez eu
19:27des hausses de prix
19:28qui sont liées
19:29à des mécanismes
19:30qui sont des mécanismes
19:30essentiellement sur l'énergie
19:31et sur certains produits alimentaires
19:34mais vous avez
19:34les boucles prix salaires
19:36qui n'apparaissent toujours pas
19:37d'ailleurs
19:37avec comme conséquence
19:38que les gens
19:39effectivement
19:40subissent
19:40cette hausse des prix
19:42dans leur pouvoir d'achat
19:43ce qui explique
19:44ces mécontentements
19:44la déroute
19:45mais aussi
19:46les émeutes en France
19:47les émeutes en Belgique
19:48les émeutes en Italie
19:49un peu partout
19:50il y a une révolte
19:51sur le pouvoir d'achat
19:52et pourquoi est-ce
19:53que ça ne suit pas ?
19:54pensez vraiment
19:54que ce qui se passe
19:55en France et en Italie
19:56c'est une révolte
19:56sur le pouvoir d'achat ?
19:57ah je pense
19:58que c'est l'essentiel
19:59je pense que c'est
20:00la même logique
20:01que ce qui s'est passé
20:02en mai 68
20:03il faudra faire
20:04une vraie émission là-dessus
20:05on commence par
20:05une révolte étudiante
20:06et tout ça
20:07et après ce qui rebondit
20:08c'est effectivement
20:09la colère populaire
20:10qui est une colère
20:11qui est liée
20:12à l'évolution
20:12du pouvoir d'achat
20:13et à la condition
20:14des conditions sociales
20:15et je pense que
20:16effectivement
20:17cette situation
20:18est une situation
20:18qui traduit le fait
20:20que le salaire mondial
20:21à vocation
20:22a baissé
20:23parmi les nouvelles
20:24non pas de la semaine
20:25mais du mois
20:26il y a quand même
20:27le discours du président
20:28de la Banque mondiale
20:28à l'Assemblée générale
20:29des deux institutions
20:31FMI et Banque mondiale
20:32qui a dit
20:33nous sommes obligés
20:34de réviser
20:34nos prévisions
20:35d'évolution du marché
20:36international de l'emploi
20:37il y aura toujours
20:381 milliard de 100 millions
20:39de gens
20:39qui dans les 10 ans
20:40qui viennent
20:40dans les pays du sud
20:41vont être sur le marché du travail
20:43vont être sur le marché de l'emploi
20:45mais nous anticipions
20:46que ces pays
20:47seraient capables
20:47de créer 800 millions d'emplois
20:49maintenant on pense
20:50que dans les circonstances actuelles
20:51ils pourront créer
20:52400 millions d'emplois
20:53donc il y a 800 millions
20:54de potentiels chômeurs
20:56qui vont faire une pression
20:57colossale
20:57sur le niveau général
20:59du coût du travail
20:59sans compter les chômeurs
21:00qu'on va avoir
21:00dans les pays développés
21:01sans compter les chômeurs
21:02sans compter le fait
21:03que l'IA
21:04contrairement à ce que vous pensez
21:05va continuer à se développer
21:06et donc ça
21:07ça va effectivement
21:07moi je n'ai jamais dit
21:08que ça n'allait pas
21:09continuer à se développer
21:09j'ai dit simplement
21:10qu'il y a une bulle de l'IA
21:11sur la bourre
21:12ça n'a rien à voir
21:13c'est un autre sujet
21:15donc il y a une pression
21:16sur les coûts
21:17qui est une pression
21:17qui fait qu'il n'y a pas d'inflation
21:19je bois ces paroles
21:20je redis la même chose
21:22et puis je lis les échos
21:23voilà
21:24et les échos marquent
21:26inflation en zone euro
21:284%
21:29est-ce que c'est juste
21:30ou faux ?
21:31alors c'est juste
21:32ou est-ce que c'est la hausse
21:34des indices des prix
21:35à la consommation
21:36ou est-ce que c'est la même chose
21:37que l'inflation ?
21:38c'est la même chose
21:38et c'est une hausse
21:39comme ça a été très bien dit
21:40générale des prix
21:41qui est surtout basée
21:41en effet sur l'énergie
21:42et pourquoi il y a ce débat
21:43sur l'inflation
21:44par rapport aux Etats-Unis
21:46on l'a dit
21:46il y a d'autres facteurs
21:47le logement qu'on a expliqué
21:48mais prenons la zone euro
21:49sur la zone euro
21:50c'est vraiment sur l'énergie
21:51et on n'a pas en effet
21:53cet effet de contagion
21:54par rapport aux autres secteurs
21:56souvent vous avez
21:57donc l'inflation énergétique
21:58après les engrais
21:59on l'a
22:00ça va sur l'industrie
22:01là on commence à l'avoir
22:02c'est pour ça qu'il y a
22:03une baisse des taux de marge
22:03après ça va sur les services
22:04et ça va sur les prix
22:05et là on n'a pas ça
22:07en zone euro
22:08mais si vous voulez
22:08lui dit
22:09Jean-Marc dit
22:10il n'y a pas d'inflation
22:11ce qu'il veut dire
22:12c'est qu'il n'y a pas d'inflation
22:14classique du terme
22:14en ayant un impact
22:15sur les prix
22:16et sur les salaires
22:17là on n'a pas ça
22:18vous n'avez de l'inflation
22:19que dans un secteur
22:20qui reste contenu
22:20à ce secteur
22:20mais quand on titre
22:21dans les journaux
22:21inflation à 4%
22:22les gens sortent
22:25dans la rue
22:25alors que leur pouvoir d'achat
22:27ne baisse pas
22:27ils sortent dans la rue
22:28pour dire
22:29le pouvoir d'achat
22:30cette année en flux
22:31va baisser
22:31de 0,4%
22:32justement parce que
22:33vous avez une augmentation
22:34des coûts de l'énergie
22:34et les salaires ne suivent pas
22:36comme ça a été dit
22:37donc là cette année
22:38vous allez avoir
22:39une baisse du pouvoir d'achat
22:40ça c'est juste factuel
22:41par contre
22:42pourquoi on ne parle pas
22:43d'une crise inflationniste
22:44c'est parce que
22:45cette répercussion de l'inflation
22:46jusque là
22:47est cantonnée à l'énergie
22:48elle ne va pas sur les salaires
22:49par rapport aux économies
22:50Excusez-moi les gérants
22:51parce que je veux juste
22:52faire sur ce débat
22:52quand les échos
22:54dans lesquels vous écrivez
22:56oui
22:57d'accord
22:59mettent
22:59à côté de votre
23:01édito
23:01l'inflation
23:02est à 4%
23:04est-ce que c'est faux ?
23:06c'est-à-dire que
23:07ah ah ah
23:07il est mal
23:08pas du tout
23:09c'est un avis de langage
23:10d'ailleurs vous faites
23:11l'allusion aux échos
23:13enfin c'est
23:13ah non non
23:14c'est important
23:15c'est une mauvaise utilisation
23:17du mot inflation
23:18c'est-à-dire que
23:19si vous vous souvenez
23:21dans les échos
23:22il y a un papier
23:23que j'ai fait dans les échos
23:24je parle de l'article
23:27est-ce qu'il se trompe
23:28votre journal
23:29est-ce qu'il se trompe
23:30il se trompe
23:31mais il se trompe
23:32il a choisi un titre trop court
23:33voilà
23:33il a choisi un titre court
23:35oui mais c'est à cause de ça
23:36qu'on a des gens dans la rue
23:37vous le dites vous-même
23:38ils ont pas pour des raisons
23:40de ces moments
23:40c'est à cause des échos
23:42il n'est pas une haute générale
23:43non nous a mis des échos
23:44c'est juste
23:44ils sont dans la rue
23:45non pas parce qu'il y a
23:46une sorte d'abus de langage
23:48d'utilisation
23:48qui est une utilisation
23:50à mon avis erronée
23:51et encore une fois
23:51dans les échos
23:52mais que manie
23:54en permanence
23:54Anne Sauvier
23:55mais pas du tout
23:56elle vient de dire
23:56quand elle est à la télé
23:58elle dit
23:59il y a de l'inflation
24:00il y a de l'inflation
24:00mais après c'est commode
24:02effectivement
24:02d'utiliser ce mot
24:04même si son sens précis
24:06n'est pas exactement
24:07celui qu'on lui donne
24:08en ce moment
24:09et donc le véritable
24:10vous avez compris
24:11qu'on ne comprend rien
24:11oui oui
24:12je n'ai pas dit Romain
24:13vous êtes d'accord
24:13ils nous embrouillent les deux
24:15l'un il ne veut pas
24:16mais attendez
24:17allez vous avez 40 secondes
24:19juste un mot pour conclure
24:20là où ça devient dangereux
24:22c'est ce que j'ai dit
24:22dans les échos
24:23et sur ce plateau
24:25c'est qu'en utilisant
24:26le mot inflation
24:26on crée un mécanisme pervers
24:28on dit
24:29il faut que la banque centrale
24:30maintenant
24:31c'est ça qui est dangereux
24:32c'est que l'utilisation
24:34d'un mauvais mot
24:35a comme conséquence
24:35de générer une mauvaise
24:37si la garde
24:37elle lit les échos
24:38elle dit
24:39l'inflation est à 4%
24:40je remonte les taux
24:41voilà
24:41oui mais après
24:42son mandat c'est 2%
24:43donc elle est dans son droit
24:44de remonter les taux
24:45parce qu'elle a un mandat à 2
24:46et qu'on est à 4
24:47il ne faut pas qu'elle lise les échos
24:49il faut qu'elle réfléchisse
24:50un peu à ce qu'elle fait
24:51à ce qui se passe
24:52et qu'elle dise
24:53écoutez
24:53non mais là
24:54elle ne va pas réfléchir
24:54elle s'en va là
24:55oui elle s'en va
24:56mais elle dit
24:56écoutez
24:57voilà
24:57on me pose une question
24:58est-ce que j'ai le bon outil
24:59le bon outil
25:00c'est pas forcément
25:01celui auquel vous pensez
25:02bon je continuerai
25:03elle regarde TF1
25:03elle entend que les gens
25:04mettent des pulls
25:05parce qu'en fait
25:06se chauffer ça devient
25:07en tout cas
25:08je continuerai à dire
25:09les échos

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