00:00Manon Aubry, il y a plusieurs choses dans ce que dit François-Olivier Gisbert, si vous voulez répondre peut-être
00:04sur, d'abord revenons à ce qui nous intéresse en ce moment, les mobilisations.
00:08Est-ce que ça a un sens de manifester tous les samedis aussi près d'une élection ?
00:14Bien sûr que ça a un sens parce qu'aujourd'hui personne n'a le luxe d'attendre six mois
00:20à la prochaine élection présidentielle
00:22et on laisse perdre la victoire de Jean-Luc Mélenchon pour augmenter le SMIC à 1 700 euros net, pour
00:28bloquer les prix des produits de première nécessité,
00:30pour investir dans l'éducation à hauteur de 10 milliards d'euros comme le demandent les jeunes de notre pays.
00:35Avec de l'argent qu'on n'a pas d'ailleurs.
00:36Rassurez-vous, on va arriver à la partie financement.
00:39Contrairement à ce que vous avez dit, vous avez dit la France insoumise n'a pas conscience de la dette.
00:44Ça m'a échappé M. Gisbert, c'est nous qui gouvernons la France ces dix dernières années.
00:48Ou alors on s'est un peu trompé sur l'identité du président de la République.
00:51Je vous l'accorde, j'aurais bien aimé que ce soit Jean-Luc Mélenchon qui soit président de la République
00:55ces dix dernières années.
00:56Je pense qu'on n'aurait pas eu les 1 300 milliards de dettes supplémentaires qu'on a eues,
01:01tout simplement parce que le président de la République, Emmanuel Macron, a multiplié les cadeaux fiscaux aux plus riches ces
01:07dernières années.
01:07Donc il a grévé les recettes publiques et il a grévé aussi l'économie.
01:12Ça c'est votre petit catéchisme.
01:13Mais parce que vous comparez les choux et les patates M. Gisbert.
01:17Mais non, mais non, mais non.
01:19On peut parler d'économie un peu sérieusement si vous voulez.
01:21Si on parle d'économie sérieusement, il y a dans ce programme que j'ai lu, les 1069 mesures.
01:27Vous y arrivez déjà ?
01:28Voilà, c'est ça.
01:29Il y a un passion, vous voyez M. Fouvel, il ne veut plus parler de la colère sociale.
01:32Parce que la dette n'est pas, enfin vous en parlez, vous parlez, la décision.
01:35Il y a un champion de rentier.
01:36Oui bien sûr, j'ai lu, j'ai lu. Mais enfin, c'est absolument pas convaincant.
01:40D'une certaine manière, vous vous en foutez comme si ce n'était pas un problème.
01:42Or c'est un problème absolument vital pour la France.
01:45Bon, c'est peut-être la BCE qui réglera les problèmes en nous prêtant de l'argent et en nous
01:51demandant de faire ceci ou cela.
01:52Mais je veux dire, en attendant, les politiques, ils doivent aussi envisager une chose fondamentale, fondamentale je vais vous dire.
02:00On s'en sortira qu'avec un choc de croissance. Il faut retrouver la croissance.
02:04Pour retrouver la croissance, il faut réduire le déficit budgétaire.
02:07Le déficit budgétaire qui est à 5,4, vous savez très bien qu'il faut le réduire à toute vitesse
02:11si on veut retrouver de la croissance.
02:13Et pour retrouver de la croissance, il faut baisser les dépenses publiques, il faut avoir ce courage-là comme tous
02:17les autres pays.
02:18Et il faut aussi baisser les prélèvements obligatoires pour vous dire, créer un choc, ça a toujours marché.
02:24Et ça a très bien marqué.
02:25Je vous signale quand même, je vous rappelle que De Gaulle en 1958, il arrive dans une situation à peu
02:30près semblable.
02:31Et qu'est-ce qu'il fait ? Il fait ce célèbre plan, on appelait ça un plan d'austérité,
02:35mais enfin ça ne durait qu'un an.
02:36Et après vous avez une croissance de 5, 6, 7 et même 8% en 1960.
02:42La réponse de Manon Bré.
02:43C'est ça, ce genre de politique.
02:44Quand on fait ces politiques sérieuses, elles donnent des résultats parce que la France n'attend que ça.
02:49La France a plein d'énergie, il faut libérer ses énergies.
02:53Il est sorti ce matin, donc peut-être que vous n'avez pas eu l'occasion de le lire en
02:56entier.
02:57Je serai ralé de vous ouvrir cette copie-là.
02:58Je peux témoigner, je vais servir de témoin de moralité à François-Olivier Gisbert.
03:02Quand on a préparé ce rendez-vous ces derniers jours, François-Olivier Gisbert m'a dit, je veux le livre,
03:06je veux le lire, je l'ai envoyé et il l'a lu et on en a parlé.
03:09C'est tout à votre honneur et donc je vous invite à relire une partie qui s'appelle « Une
03:13économie consacrée au service des besoins ».
03:17Et dans cette partie-là, il y a précisément une partie qui parle de la question fiscale et de la
03:23dette.
03:23C'est tout à fait.