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À la veille d'une nouvelle journée de mobilisation, Laurent Nuñez a annoncé un dispositif de sécurité mobilisant à nouveau "70.000 effectifs" demain. Les gilets jaunes ont maintenu leur rassemblement place de la Concorde et Sébastien Lecornu a annoncé réunir à Matignon les syndicats et le patronat le 9 novembre prochain.
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00:00163 jours désormais du premier tour de la campagne présidentielle, on va en parler évidemment, le projet, les idées, d
00:07'abord le climat social,
00:09François-Olivier Gisbert, Manon Aubry, les semaines se répètent, les manifestations aussi,
00:14hier entre 600 000 et 1 600 000 personnes qui manifestent selon les sources pour le pouvoir d'achat,
00:20nouvel appel à manifester pour demain, samedi, les gilets jaunes, les étudiants, les lycéens, les syndicats dans la rue,
00:26vous dites stop ou vous dites encore ?
00:28– Ben non, je ne dis ni l'un ni l'autre, mais simplement, moi je respecte le droit de
00:33grève, le droit de manifestation,
00:35et c'est tout à fait normal que les gens s'expriment, et c'est vrai que ce mouvement, il
00:38tient, il tient la route.
00:39Bon, après, il est gangréné, cochonné, je dirais presque, par les casseurs et les pilleurs qui s'y sont mêlés
00:46le 17 octobre,
00:47et même les autres jours, parce qu'il y en a toujours un peu, mais ça c'est vraiment un
00:50problème,
00:51c'était de cette manière, c'est un autre problème. Donc moi, ce que j'observe, c'est qu'il
00:55y a une grogne,
00:55mais il dit de toute façon, c'est normal. Il y a une grogne, parce que la vie devient chère,
01:00tout est compliqué, et il y a une espèce d'épée de Damoclès qui est au-dessus,
01:04et qui va finir par tomber, qui est la crise de la dette, la crise financière, etc.
01:08Et les Français, comme vous le savez, sont plus conscients d'ailleurs que la France a soumise de ce problème,
01:12puisque vous avez 9 Français sur 10, d'après un sondage de l'IFOP, paru ces jours-ci dans le
01:18Figaro,
01:18qui montent 9 Français sur 10, sont très inquiets de la crise de la dette.
01:23Donc, ils voient les prix augmenter, et ils voient un gouvernement qui ne fait rien,
01:26avec un projet de budget qui était lamentable, qui ressemblait d'ailleurs à un projet de budget LFIS,
01:31c'est-à-dire, on augmente les prélèvements obligatoires, on augmente les dépenses publiques,
01:36dépenses publiques, on est déjà en bas des records, 57%, des records de l'Europe évidemment,
01:42et puis un des plus importants au monde, et puis également, les prélèvements obligatoires,
01:45les taxes, les impôts, on est à 46%, d'après les statistiques d'Eurostat,
01:52ce qui est quand même...
01:52On est redevenu le pays européen qui taxe le plus cette année.
01:56Manon Aubry, il y a plusieurs choses dans ce que dit François-Olivier Gisbert,
01:59si vous voulez répondre peut-être sur...
02:00D'abord, revenons à ce qui nous intéresse en ce moment, les mobilisations.
02:04Est-ce que ça a un sens de manifester tous les samedis, aussi près d'une élection ?
02:09Bien sûr que ça a un sens, parce qu'aujourd'hui,
02:14personne n'a le luxe d'attendre six mois, la prochaine élection présidentielle,
02:18et on l'espère, la victoire de Jean-Luc Mélenchon pour augmenter le SMIC à 1 700 euros net,
02:24pour bloquer les prix des produits de première nécessité,
02:26pour investir dans l'éducation à hauteur de 10 milliards d'euros,
02:29comme le demandent les jeunes de notre pays.
02:31Avec de l'argent qu'on n'a pas d'ailleurs !
02:31Rassurez-vous, on va arriver à la partie financement.
02:35Contrairement à ce que vous avez dit,
02:37vous avez dit que la France insoumise n'a pas conscience de la dette.
02:39Ça m'a échappé, M. Gisbert.
02:41C'est nous qui gouvernions la France ces dix dernières années ?
02:43Ou alors, on s'est un peu trompé sur l'identité du président de la République.
02:47Je vous l'accorde, j'aurais bien aimé que ce soit Jean-Luc Mélenchon
02:50qui soit président de la République ces dix dernières années.
02:52Je pense qu'on n'aurait pas eu les 1 300 milliards de dettes supplémentaires qu'on a eues,
02:56tout simplement parce que le président de la République, Emmanuel Macron,
03:00a multiplié les cadeaux fiscaux aux plus riches ces dernières années,
03:03donc il a grévé les recettes publiques.
03:04Et comment expliquez-vous alors que les prélèvements obligatoires soient si élevés ?
03:08Ça, c'est votre petit catéchisme.
03:09Mais parce que vous comparez des choux et des patates, M. Gisbert.
03:13Mais non, mais non, mais non.
03:14On peut parler d'économie un peu sérieusement, si vous voulez.
03:17Mais attendez, excusez-moi, si on parle d'économie sérieusement,
03:19il y a dans ce programme que j'ai lu, les 1069 mesures.
03:23Vous y arrivez déjà ?
03:25Il y a un passion, vous voyez, M. Fouvel, il ne veut plus parler de la colère sociale.
03:28Mais j'ai remarqué que la dette n'est pas...
03:30Enfin, vous en parlez, vous parlez, la décision...
03:31Il y a un chapitre entier.
03:32Oui, bien sûr, j'ai lu, j'ai lu.
03:34Mais enfin, c'est absolument pas convaincant.
03:36D'une certaine manière, vous vous en foutez comme si ce n'était pas un problème.
03:38Or, c'est un problème absolument vital pour la France.
03:40Bon, c'est peut-être la BCE qui réglera les problèmes en nous prêtant de l'argent
03:46et en nous demandant de faire ceci ou cela.
03:48Mais je veux dire, en attendant, les politiques, ils doivent aussi envisager une chose fondamentale.
03:54Fondamentale, je veux vous dire.
03:56On s'en sortira qu'avec un choc de croissance.
03:58Il faut retrouver la croissance.
04:00Pour retrouver la croissance, il faut réduire le déficit budgétaire.
04:03Le déficit budgétaire qui est à 5,4, vous savez très bien qu'il faut le réduire à toute vitesse
04:07si on veut retrouver la croissance.
04:09Et pour retrouver la croissance, il faut baisser les dépenses publiques.
04:11Il faut avoir ce courage-là, comme tous les autres pays.
04:14Et il faut aussi baisser les prélèvements obligatoires pour vous dire, créer un choc.
04:19Ça a toujours marché.
04:20Et ça a très bien marqué.
04:21Je vous signale quand même, je vous rappelle que De Gaulle, en 1958,
04:24il arrive dans une situation à peu près semblable.
04:27Et qu'est-ce qu'il fait ?
04:27Il fait ce célèbre plan, on appelait ça un plan d'austérité, mais enfin ça ne durait qu'un an.
04:32Et après, vous avez une croissance de 5, 6, 7 et même 8% en 1960.
04:38La réponse de Manon.
04:38C'est ça, ce genre de politique.
04:40On fait ces politiques sérieuses.
04:42Elles donnent des résultats parce que la France n'attend que ça.
04:45La France a plein d'énergie.
04:46Il faut libérer ces énergies.
04:49Il est sorti ce matin, donc peut-être que vous n'avez pas eu l'occasion de le lire en
04:52entier.
04:52Je serai ralé de vous ouvrir cette copie-là.
04:54Je vais servir de témoin de moralité à François-Livier-Gisbert.
04:58Quand on a préparé ce rendez-vous ces derniers jours,
05:00François-Livier m'a dit, je veux le livre, je veux le lire, je l'ai envoyé.
05:04Et il l'a lu, on en a parlé.
05:05C'est tout à votre honneur et donc je vous invite à relire une partie qui s'appelle
05:09« Une économie consacrée au service des besoins ».
05:12Et dans cette partie-là, il y a précisément une partie qui parle de la question fiscale et de la
05:19dette.
05:19Je vous redis ce que j'ai dit.
05:21La situation que nous allons prendre si nous arrivons au pouvoir au mois d'avril prochain
05:25est l'héritage laissé par Emmanuel Macron.
05:28Tout simplement parce que la logique économique qui a été celle d'Emmanuel Macron ces dernières années,
05:33c'est-à-dire de faire des cadeaux fiscaux aux plus riches et de penser...
05:36Monsieur Jusper, vous avez laissé vous exprimer ?
05:38Donc laissez-moi répondre, je vous en prie.
05:40Donc le problème de cette logique économique, c'est qu'il a multiplié les cadeaux fiscaux aux plus riches
05:45en pensant que ça allait ruisseler dans l'économie.
05:47Non seulement ça n'a pas ruisselé dans l'économie, mais ça a agrévé l'économie française.
05:51Pourquoi ? Parce que 50% du PIB français, il est composé de quoi ?
05:54De la consommation populaire.
05:55Et donc si les gens, et notamment les plus pauvres, qui ont ce qu'on appelle une propension à consommer
06:00la plus importante,
06:00c'est-à-dire que si vous réinjectez 100 euros dans l'économie,
06:04si vous le donnez, je caricature volontairement, à Bernard Arnault d'un côté
06:07ou à quelqu'un qui est au SMIC ou au RSA de l'autre,
06:10la personne qui est au SMIC ou au RSA va consacrer l'ensemble de ces 100 euros-là à consommer,
06:15qui va donc participer à des recettes du côté de l'État et à du carnet de commande du côté
06:20des entreprises.
06:20Si vous donnez ces 100 euros à parmi les personnes les plus riches du pays,
06:23Bernard Arnault entre autres, mais ça peut être n'importe qui d'autre à ce niveau de revenu,
06:28eh bien cette personne-là, elle ne va pas consommer,
06:31elle ne va pas même investir contrairement à ce qu'on pensait,
06:34parce qu'on en a eu la démonstration pragmatique
06:37avec la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune
06:39qui ne s'est pas traduit par une augmentation d'investissement.
06:42Donc vous voyez, ce modèle économique que vous défendez, M. Gisbert,
06:45c'est le modèle économique des macronistes de ces dix dernières années
06:48qui nous a conduits à l'échec économique dans lequel nous nous trouvons aujourd'hui
06:51d'un niveau d'inégalité jamais atteint dans notre pays
06:54et auquel nous nous attaquerons avec ce problème.
06:55– Vous êtes l'homme du passé, François-Olivier Gisbert.
06:58– Il y aura peut-être une question générationnelle.
07:00– Vous savez, vous vous dites, ça n'a jamais été plus grand les inégalités,
07:03vous savez très bien qu'il y a une grande majorité de Français, en fait,
07:07qui touchent plus d'allocations qu'ils ne...
07:09Enfin, c'est quand même ça le sujet, qu'on leur ponctionne d'argent.
07:13C'est-à-dire qu'ils sont bénéficiaires nets du système social,
07:16qui est un bon système social.
07:18Je ne critique pas du tout ce système social.
07:20Il y a un seul problème, c'est qu'il faut le remettre d'aplomb
07:22parce que pour l'instant, on le finance en grande partie par la dette.
07:25– Je vous propose une expérience, M. Gisbert.
07:27– Attendez, non, non, mais attendez, parce que là, juste, je vais aussi terminer...
07:30– Je vous laisse finir, je vous laisse finir.
07:31– Moi, j'ai lu ce texte avec grand intérêt, je dois dire,
07:34parce que c'est une sorte de... Comment dire ?
07:38Il ne s'en cache pas, il utilise les mots, d'ailleurs.
07:40Il n'utilise pas le mot communisme, parce qu'il est un peu dégoûtant maintenant,
07:43avec les 100 millions de morts, etc., c'est connoté.
07:46Donc, c'est le mot un peu originaire du communisme,
07:48c'est-à-dire le collectivisme s'en sortira comme ça.
07:51Et je vais vous dire, il y a même des très bonnes choses,
07:53mon cœur bat quand j'entends ça, quand je lis ça,
07:56protéger le tissu économique des fonds vautours.
07:58C'est une très bonne idée.
08:00Mais alors, quelle est la solution ?
08:01On va faire une agence placée sous la tutelle du Conseil
08:04à la planification écologique avec un plan de relocalisation pour chaque filière.
08:08C'est-à-dire, on voit très bien, cette collectivisation,
08:11ça veut dire, évidemment, bureaucratie, fiscalité,
08:15et de toute façon, à la fin, ça ne marche jamais, ça n'a jamais marché.
08:18C'est-à-dire, aujourd'hui, vous dites, effectivement,
08:20les 3620 milliards de dettes, c'est évidemment Macron,
08:24vous n'y êtes absolument pour rien.
08:26Mais il le reconnaît, c'est tellement évident,
08:29et je l'ai assez écrit, assez dit.
08:31Je veux dire, c'est lui le seul...
08:32Enfin, il y en a eu avant.
08:34Enfin, lui, c'est le principal responsable,
08:36il n'y a aucun doute là-dessus.
08:37Donc, vous n'y êtes pour rien.
08:38Le seul problème, c'est que maintenant, on doit faire France,
08:40on doit se remettre tous au travail,
08:42et l'intérêt de la gauche, aujourd'hui,
08:45ça devrait être d'essayer d'apporter des solutions,
08:48de, comment dire, pour créer de la richesse,
08:51pour pouvoir, non pas rembourser la dette,
08:53parce que ça, ça se discute toujours,
08:54mais au moins payer la charge de la dette.
08:56Vous savez très bien que la charge de la dette,
08:59officiellement, dans les sites officiels,
09:01c'est 60 milliards par an,
09:03ce sera 60 milliards par an,
09:05ce ne sera même pas le cas,
09:06on va être à 70, peut-être davantage,
09:08l'année prochaine à 80, 90,
09:10l'année d'après à 100, 120,
09:12il faut arrêter ça,
09:13et la charge de la dette,
09:14vous le savez quand même,
09:15je suis sûr que vous le savez,
09:17la charge de la dette,
09:18on peut dire, bon, la dette,
09:19on peut rediscuter,
09:21renégocier tout ce qu'on veut,
09:22la charge de la dette,
09:23on est obligé de la payer,
09:24parce que sinon, le ciel,
09:25enfin, comment dire,
09:26le ciel nous tombe sur la tête.
09:27– Manon Aubry vous répond,
09:28et après, je voudrais qu'on vienne
09:30deux des images fortes de ces derniers jours,
09:32si vous le permettez.
09:32– Je vous réponds,
09:34et j'ai pris des notes volontairement
09:35pour essayer de répondre point par point.
09:36D'abord, vous semblez offusquer
09:38de l'utilisation du terme collectivisme.
09:40Le terme collectivisme,
09:41M. Gisbert,
09:42il fait référence à l'utilisation de biens communs.
09:44Et oui, je pense que l'air que l'on respire,
09:46c'est un bien commun.
09:47L'eau que l'on consomme,
09:49qui ne devrait pas être polluée,
09:51c'est un bien commun.
09:52Et la vocation d'un État,
09:54c'est de le protéger.
09:55Et donc oui, si nous arrivons au pouvoir,
09:57nous abrogerons par exemple la loi Duplon,
09:59nous nous battrons contre la réautorisation à vie
10:02d'un certain nombre de pesticides au niveau européen
10:04pour qu'on puisse vivre en bonne santé.
10:06Et j'assume ce mot de collectivisme
10:08parce qu'on doit remettre du commun
10:10de la solidarité dans notre société.
10:11– Vous répondez à côté là, vous avez raison là.
10:13– Je ne vous ai pas interrompu point par point.
10:14– Non, mais vous répondez à côté quand même.
10:15– Je réponds point par point.
10:16Ensuite, vous avez parlé du problème de la France,
10:20je vous cite,
10:21ce sont ces gens qui toucheraient davantage d'allocations
10:24– Je n'ai pas dit que c'était un problème.
10:25– Mais non, au contraire,
10:27j'ai dit que c'était un modèle,
10:28non, non, j'ai parlé du modèle social français.
10:30Je suis désolé là,
10:30vous ne pouvez pas transformer ma pensée comme ça.
10:32– Vous aviez l'air…
10:33– C'est la caricature, je n'ai pas dit ça.
10:34– Vous aviez l'air de vous plaindre…
10:37– Non, non, non, repassez l'émission,
10:38vous verrez que je n'ai pas dit ça.
10:39– D'un système d'allocations sociales.
10:40– Je ne me suis pas plaint.
10:41– Tout va bien.
10:43Donc je propose de faire un test
10:46pour tous ceux et toutes celles
10:48qui pensent que l'on vit bien aujourd'hui
10:50dans notre pays
10:51avec le SMIC ou avec le RSA.
10:52– Je n'ai pas dit ça,
10:53mais attendez, je n'ai pas dit ça.
10:54– Je n'ai pas dit que vous avez dit ça,
10:56je me permets de m'exprimer.
10:57– Je n'ai pas dit ça.
10:57– Mais je propose un test à tout le monde.
11:00C'est de vivre aujourd'hui
11:01avec le niveau du SMIC en français.
11:031 477 euros net,
11:04pour être extrêmement précise.
11:06Oui, nous proposons de l'augmenter
11:08à 1 700 euros net,
11:09contrairement à ce que se semble
11:11à quoi faire penser le gouvernement,
11:14qui propose une maigre augmentation
11:16potentiellement de 8 euros.
11:18De 8 euros par mois.
11:19Qu'est-ce qu'on fait avec 8 euros
11:20de plus par mois ?
11:21Comment on paye son logement ?
11:22Comment on paye l'essence
11:23qui a un prix exorbitant ?
11:24Comment on survit au quotidien,
11:26ne serait-ce que pour faire plaisir
11:27à ses enfants ?
11:29Et vous voyez, c'est ça
11:29qui va relancer l'économie
11:30parce que ce sont des gens
11:32qui derrière vont aller au cinéma,
11:34vont pouvoir retourner au restaurant,
11:35vont pouvoir consommer.
11:36Et enfin, j'arrive sur un dernier point
11:38sur la charge de la dette,
11:39M. Gisbert.
11:40Je prends très au sérieux
11:41la question de la dette.
11:42Il se trouve que moi,
11:43en tant que députée européenne,
11:44j'ai aussi beaucoup travaillé
11:45et j'ai aussi travaillé
11:45sur le chapitre économie.
11:47Vous avez raison de dire
11:48qu'aujourd'hui,
11:48la charge de la dette
11:49représente une somme trop importante.
11:52Raison pour laquelle nous pensons
11:53qu'il faut reprendre
11:54le circuit de rachat de dette
11:56qui n'avait pas été mis en place
11:58par nous,
11:59mais par les libéraux,
12:00sous la direction de Christine Lagarde.
12:02Je dis rarement du bien
12:04des économistes libéraux.
12:05C'est bien de le faire.
12:06Il y a 18% de la dette française
12:08qui est détenue
12:08par la Banque Centrale Européenne.
12:10Ce taux-là,
12:11il va baisser dans les prochains mois
12:12parce que la Banque Centrale Européenne
12:14revend ses titres de dette.
12:15Je pense que nous avons intérêt
12:16à avoir davantage de titres de dette
12:18qui sont détenus
12:19par la Banque Centrale Européenne
12:20à un taux moindre,
12:22précisément pour payer
12:22moins de charges de la dette.
12:23Et la question de la dette
12:24et de ce que les candidats
12:25choisissent d'en faire,
12:26elle sera sans doute cruciale
12:28dans la campagne.
12:29Je voulais vous montrer
12:31deux images.
12:32La première,
12:33c'était hier dans le cortège
12:34à Paris.
12:35Raphaël Glucksmann
12:36qui avait dit d'ailleurs
12:37il y a quelques semaines
12:37« Ma place n'est pas dans les cortèges »
12:39a décidé d'y retourner
12:40dans ces cortèges
12:42et il y est resté
12:43une petite heure
12:44et il a dû finalement
12:45en repartir
12:47prématurément
12:48après avoir essuyé
12:50quelques sifflets,
12:51des insultes.
12:51On a vu tout à l'heure
12:53dans le 2027
12:54également l'image
12:54de cette pancarte
12:56qui montrait la tête
12:56de Raphaël Glucksmann
12:57au milieu d'une cuvette
13:00de toilettes.
13:01Lui dit depuis des semaines
13:02« Je suis harcelé
13:03par la France insoumise ».
13:05On se souvient
13:05qu'il a été enfariné
13:06le soir de sa victoire
13:07à la primaire.
13:09Qu'est-ce que vous...
13:09Pas pour un militant insoumis.
13:10Je n'ai pas dit ça.
13:11J'ai dit enfariné.
13:13« harcelé par la France insoumise ».
13:14Virgule.
13:15C'était dans la même phrase.
13:16Qu'est-ce que ça dit
13:18le fait que
13:20le candidat
13:20d'un parti social-démocrate
13:22ne puisse pas manifester
13:23exactement comme il le veut
13:24aujourd'hui ?
13:25François-Olivier Gisbert,
13:26qu'est-ce que ça dit
13:27de l'état de la gauche ?
13:28C'est dégoûtant.
13:29Moi, je trouve
13:30ça absolument honteux.
13:31Je suis complètement...
13:31Je suis scandalisé.
13:32C'est-à-dire que, voilà,
13:33vous avez un candidat
13:34qui n'a pas le droit
13:35de circuler,
13:36qui n'a pas le droit
13:36de s'exprimer.
13:37C'est-à-dire,
13:38c'est une pratique totalitaire.
13:40Et là-dessus,
13:41on peut quand même
13:41interroger les filles
13:42parce que vous avez raison,
13:43il n'y a pas d'ordre
13:44visiblement.
13:44Mais je pense que
13:45si des dirigeants,
13:46comme vous disiez,
13:47on arrête ça,
13:48c'est antidémocratique,
13:50c'est scandaleux,
13:51c'est la honte.
13:52Et je pense que
13:53certains militants
13:54écouteraient
13:54parce que ce sont
13:55des militants d'extrême-gauche
13:56qui font ça, évidemment.
13:57Et ce sont des gens
13:58qui sont certainement
13:59amis de...
14:00Oui, qui sont des amis
14:01de la France insoumise,
14:02qui militent pour Mélenchon.
14:04Donc, dans un cas comme ça,
14:05les dirigeants de LFI
14:06devraient se prononcer.
14:08Je vois Clémence Guettet
14:09ne s'est pas prononcée.
14:10Peut-être que vous,
14:10vous pouvez prononcer
14:11en disant
14:12arrêtez, stop,
14:13c'est honteux,
14:14c'est antidémocratique.
14:15Vous savez,
14:15moi, j'ai aucun problème
14:17à dire...
14:17Raphaël Glucksmann
14:17a le droit de s'exprimer.
14:18J'ai aucun problème
14:19à vous dire
14:19que ce n'est pas nos méthodes
14:21et bien sûr,
14:22dans une démocratie,
14:23un candidat a le droit
14:23de s'exprimer.
14:24La question qu'on devrait
14:25se poser,
14:26c'est pourquoi Raphaël Glucksmann
14:28est accueilli
14:29de cette manière-là
14:29en manifestation ?
14:31Et vous l'avez dit
14:32à juste titre,
14:33M. Fauvel,
14:33le problème,
14:34c'est que Raphaël Glucksmann,
14:36ces dernières années,
14:37quand Jean-Luc Mélenchon
14:38était présent
14:42c'est un peu facile
14:43de revenir en temps
14:44de campagne présidentielle,
14:45vous souvenir que votre place
14:47peut être aux côtés
14:48des mobilisations sociales,
14:49mais le problème de fond,
14:50c'est celui-là.
14:51Et je vais vous raconter
14:51une anecdote.
14:52Je me souviens d'Olivier Faure
14:53au moment où on a fait
14:54l'accord de la NUPES,
14:55donc le premier accord
14:57d'union de la gauche
14:57après l'élection présidentielle
14:59de 2022.
15:00Je me souviens d'Olivier Faure
15:01qui a dit à une tribune
15:02d'un meeting
15:02qu'on a fait en commun,
15:03grâce à l'accord de la NUPES,
15:05nous sommes de nouveau
15:06les bienvenus en manifestation.
15:08Parce que oui,
15:09la gauche se souvient
15:10d'un certain nombre
15:13qui ont fait mal à la gauche.
15:14Moi, je le regrette.
15:15J'étais la première partisane
15:16de la NUPES
15:17du nouveau Front Populaire
15:18et je regrette qu'ensuite
15:19le Parti Socialiste
15:20n'ait pas appliqué ce programme,
15:22n'ait pas été fidèle
15:23à ce programme.
15:24Et donc oui,
15:25Raphaël Glucksmann
15:26n'a pas l'habitude
15:26d'être en manifestation
15:28et je pense que
15:29s'il avait été présent
15:30à nos côtés...
15:31Raphaël Glucksmann et moi,
15:32on a démarré la politique
15:33en même temps.
15:34Il y a les bons
15:35et les mauvais manifestants.
15:36Non, il y a les bons
15:36et les mauvais.
15:37Vous savez, nous,
15:38les manifestations,
15:39on en fait des centaines
15:40qui pleuvent,
15:41qu'ils ventent,
15:42qu'ils neigent.
15:42On est là,
15:43aux côtés des lycéens.
15:45Très tôt le matin,
15:45je ne l'ai pas vu du tout
15:47aux côtés des lycéens non plus.
15:48Et les manifestants
15:49savent le reconnaître
15:51tout simplement.
15:51Madame Aubry,
15:52je suis désolé
15:52parce que tout ce que
15:53vous venez de dire,
15:54en fait,
15:55ça valide l'idée
15:56que c'est normal
15:58de le chahuter,
15:59de l'empêcher de circuler,
16:01même le droit de circulation,
16:03le droit d'expression,
16:04le droit de circulation.
16:04Mais non,
16:04vous dites que vous n'êtes pas...
16:05Mais pourquoi vous ne dites pas...
16:07Non, mais attendez,
16:07je finis.
16:08Pourquoi vous...
16:09parce que vous n'avez pas répondu
16:10à ma question.
16:11Pourquoi vous ne dites pas,
16:12vous, chère madame,
16:13pourquoi vous ne dites pas
16:15qu'en tant que responsable,
16:16ça serait quand même entendu,
16:18il faut arrêter ça.
16:19Ce n'est pas possible.
16:20C'est-à-dire que ça ressemble,
16:21si vous voulez,
16:22au comportement
16:22qu'avaient les bolcheviks
16:23au temps de la révolution russe
16:24avec les mencheviks.
16:26Mais ça va mal terminer.
16:27Mais comment vous allez finir avec ça ?
16:28Mais ce n'est pas normal.
16:30Je vous propose une chose...
16:30Mais on n'est pas...
16:31Il y a quelque chose
16:32qui ne colle plus dans ce pays
16:33quand on voit ça.
16:34Même Luxman.
16:35Monsieur Gisbert,
16:36est-ce que vous entendez
16:37un des responsables
16:38de la France Insoumise
16:38parler de M. Glucksmann
16:39sur les plateaux télé ?
16:40Non, parce que c'est bien fait.
16:41Moi, ce que j'invite,
16:42M. Glucksmann,
16:43c'est à parler
16:44de son programme,
16:45de fond,
16:45de nous confronter
16:46sur nos idées,
16:47sur ça.
16:48Franchement,
16:48tout le reste,
16:49Donc il n'a pas le droit de sortir.
16:50Mais bien sûr qu'il a le droit
16:51de sortir,
16:51il a le droit de faire ce qu'il veut.
16:52Dites-le.
16:53Dites aux gens d'arrêter,
16:54de laisser...
16:54Mais je viens de vous dire
16:55que ce n'était pas nos méthodes.
16:56Il faut le dire
16:57sous quel ton
16:57et sous quelle forme.
16:58Il faut leur dire
16:59arrêtez.
17:00Il faut leur dire
17:00parce que ce sont vos amis
17:01qui le font.
17:02Peut-être que si M. Glucksmann
17:03parlait un peu plus
17:04de son projet,
17:05de son programme
17:05et de la manière
17:06dont il allait...
17:07Il ne peut pas, parce qu'on ne laisse pas
17:07répondre aux vondications.
17:09Pardon, il faut un certain nombre
17:10de médias.
17:10Les meetings, excusez-moi,
17:11on l'empêche même
17:12de faire des meetings.
17:13Mais à quel moment
17:13on l'a empêché
17:14de faire un meeting ?
17:15Non, mais attendez,
17:15c'est évident.
17:16Il ne va pas faire des meetings
17:17pour se faire s'y faire.
17:18Vous voyez, c'est vous
17:19qui colportez ces mensonges.
17:21Ce ne sont pas des mensonges.
17:22Vous savez très bien.
17:23Mais à quel moment
17:23on a interrompu ces meetings ?
17:25Un exemple, M. Gisbert.
17:26Comment peut-il faire
17:27des meetings aujourd'hui ?
17:29Vous en avez aucun.
17:30Vous en voyez,
17:31vous en avez aucun.
17:32Donc en fait,
17:32c'est trop facile
17:33de venir sur les plateaux télé
17:34et de dire, regardez...
17:35Mais là, on est dans
17:36les faits alternatifs.
17:37Mais c'est vous
17:38qui êtes dans les faits alternatifs.
17:39Vous vous rendez compte ?
17:40On est dans les faits alternatifs.
17:41Vous êtes dans les faits news, etc.
17:43Non, mais attendez.
17:44D'ailleurs, il y a une espèce de...
17:45Enfin, entre Trump et vous...
17:46Franck, ça n'a pas eu
17:46d'interdiction de faire
17:47des meetings de Raphaël Bloussman ?
17:48Non, je n'ai pas dit ça.
17:49J'ai dit simplement
17:50que quand on est chahuté
17:51comme ça partout,
17:52évidemment, on évite
17:53de se déplacer,
17:54on évite de faire des meetings.
17:55Et j'ai remarqué
17:56qu'il n'a pas fait de meetings.
17:57Et je sais,
17:58parce que j'ai entendu dire
17:59par des proches
18:00qu'il est très embêté
18:02parce que même de ce point de vue,
18:03il n'est pas très sûr.
18:04Donc, si vous voulez,
18:05ça ne tient qu'à vous.
18:06Mais vous ne le dites pas.
18:08Vous ne le dites pas
18:10à vos sbires et à vos siquaires.
18:15La faiblesse de Raphaël Bloussman
18:17vient de sa faiblesse à lui.
18:19Et pardon,
18:20nous, nous faisons campagne.
18:21On fait campagne.
18:22Moi, je n'ai pas vocation
18:23à venir sur ce plateau télé
18:24pour parler de lui.
18:25Je viens ici parler
18:25des Françaises et des Français.
18:27Je viens parler de notre programme.
18:28Je viens parler de comment
18:29la suite de la mobilisation sociale
18:31doit donner des réponses
18:32aux gens qui souffrent.
18:33De comment on va augmenter le SMIC.
18:35De comment on va bloquer
18:36les prix des produits
18:36de première nécessité.
18:37De comment on va remplacer
18:38tous les profs qui sont absents.
18:40Voilà, moi,
18:40ce sur quoi je vais parler
18:43et faire campagne.
18:43Et donc, si M. Bloussman,
18:45veut parler de nous,
18:45qui continue à parler de nous,
18:46mais moi, je ne suis pas disposée
18:48à utiliser notre temps d'antenne
18:49pour parler de lui.
18:51Je vais vous parler
18:51de notre grand meeting
18:52de demain
18:53et qui lui se passera très bien.
18:55Meeting de Jean-Luc Mélenchon
18:56au Bourget à 15h.
18:57Et vous aurez remarqué
18:58qu'on a débuté
18:59ce face-à-face
19:00par les propositions,
19:01par la dette
19:01et par les propositions.
19:02Et pour être parfaitement complet,
19:05Raphaël Bloussman
19:05sera l'invité
19:06du grand oral
19:07de l'émission de BFM
19:08avec le Figaro
19:09ce dimanche à 18h.
19:11Et à midi,
19:11c'est Manuel Bompard,
19:12le coordinateur
19:13de la France Insoumise
19:15le sera.
19:16Une autre image,
19:17je l'avais dit,
19:18deux images à commenter
19:18dans l'actualité,
19:19c'est ce qui s'est passé hier
19:20à Strasbourg
19:20dans le cortège.
19:22Vous l'avez sans doute vu,
19:24Manon Aubry,
19:25ce mannequin
19:27imitant un CRS
19:28avec écrit sur les cuissons
19:29CRSSS
19:30qui a été brûlé
19:31par certains manifestants.
19:32Il y a une plainte
19:33qui a été déposée
19:34par le préfet.
19:37Un mot,
19:38France,
19:39pour définir ça.
19:40Et je vous poserai
19:40la même question,
19:41Manon Aubry.
19:41Un mot,
19:42qu'on mette le feu
19:43à un mannequin
19:43en forme de CRS.
19:45C'est honteux,
19:46simplement.
19:46Évidemment,
19:47maintenant,
19:47il y a beaucoup de Français
19:48pour croire
19:49les balivernes
19:50de la France Insoumise
19:51sur comme quoi
19:52la polistue.
19:53La polistue.
19:54Ben oui,
19:54ce sont des balivernes,
19:55je suis désolé.
19:55La polistue.
19:57Critiquez-nous
19:57pour nos propositions,
19:59M. Schisberg,
19:59si vous avez lu notre programme.
20:02Mille blessés
20:03le 14 octobre
20:04dans les forces de police
20:05pour arrêter.
20:06Bon,
20:07moi,
20:07j'ai...
20:0817 octobre.
20:08Un mot pour ce qu'on fait.
20:0917 octobre.
20:10Je pense que ça va
20:11au-delà de la question
20:12d'un mot.
20:13Je peux vous dire
20:13que ce n'est pas malin.
20:15De nouveau,
20:16ce n'est pas nos méthodes.
20:17C'est juste pas malin ?
20:18Oui,
20:18ce n'est pas malin.
20:19Il n'y a pas mort de main.
20:21Par contre,
20:21pardon M. Fauvel,
20:23mais les jeunes
20:24qui se sont retrouvés
20:24avec un oeil en moins,
20:26avec une main en moins
20:27et qui se sont retrouvés
20:28estropiés à vie,
20:30pour eux,
20:30les conséquences,
20:31elles vont être à vie.
20:32Il y a des policiers aussi.
20:33Il y a des policiers aussi.
20:34Vous ne le voulez pas.
20:34Il y a des policiers aussi.
20:36C'est un sujet sérieux.
20:37La question,
20:38c'est comment,
20:40et là aussi,
20:40on fait des propositions
20:41sur le sujet,
20:42on arrive à sortir
20:44de la défiance
20:45qui s'est installée
20:46aujourd'hui
20:47entre les forces de l'ordre
20:48et la population française.
20:50Vous parliez
20:50de la manifestation
20:51à Strasbourg.
20:51Une partie de la population
20:52française, madame.
20:53Ce que vous n'avez pas dit,
20:54ce qui s'est passé aussi
20:55à Strasbourg,
20:55c'est que vous avez
20:5650 jeunes
20:57qui se sont fait arrêter,
20:58qui ont été mis
20:59dans un bus,
21:01la plupart qui n'ont pas
21:02fait l'objet de poursuites
21:03et que ce mouvement
21:04connaît le niveau
21:05de répression
21:05le plus élevé
21:06de l'histoire
21:07des mouvements sociaux.
21:08Que la France
21:09est un des seuls pays
21:10qui utilise des armes
21:11de guerre
21:11contre ses enfants.
21:13Les LBD,
21:14les grenades
21:15de désencerclement,
21:16je vous le dis,
21:16en tant que députée européenne,
21:17on est le seul pays
21:18européen à les utiliser.
21:19Est-ce que vous trouvez
21:19ça normal ?
21:20Les manifestations
21:21vénézuéla,
21:21qui est un pays
21:22que vous adorez,
21:23franchement,
21:23vous avez vu
21:24comment ils traitent ça.
21:25Ils ne sont pas
21:25des caricatures.
21:28C'est de vous prendre
21:29un petit peu au sérieux.
21:30Je vous demande
21:31de le prendre au sérieux.
21:33Vous avez tous écrit
21:34sur les deux oeufs.
21:34C'est formidable.
21:35N'oubliez pas
21:35ce que vous avez dit.
21:36Là, on fait campagne
21:37pour le Venezuela.
21:38Ça m'a échappé.
21:38La boîte à meufs.
21:39Allez, on revient en France.
21:40Soyez un peu original.
21:41Je ne sais pas.
21:43Renouveler vos attaques
21:44au moins.
21:45C'est toujours la page vierge.
21:46C'est toujours la page vierge.
21:48C'est le niveau du passé,
21:48quand même.
21:49Attendez, la page vierge,
21:50il y a 220 pages.
21:52Non, non, mais d'accord.
21:531060 pages propositions.
21:55Je peux vous dire
21:56comment on va réformer
21:58la police de la cave au grenier
22:01précisément pour établir
22:02ce lien de confiance.
22:02Par exemple,
22:03en remettant des polices
22:04de proximité.
22:05Par exemple,
22:06en faisant en sorte
22:07qu'il y ait des récipicés
22:08quand il y a des contrôles
22:09d'identité
22:09pour qu'ils ne se fassent
22:10plus au faciès.
22:11Parce que,
22:11M. Gisbert,
22:12vous avez peut-être la chance
22:13que quand vous vous baladez
22:14dans la rue,
22:15vous ne subissiez pas
22:16des contrôles d'identité.
22:17Mais un certain nombre
22:18de nos concitoyens en France,
22:19parce qu'ils n'ont pas
22:20la bonne couleur de peau,
22:21parce qu'ils ne viennent pas
22:22du bon quartier,
22:22ont 20 fois plus de chances
22:23de se faire contrôler.
22:24Vous voyez,
22:25c'est ça qui sape
22:26la confiance
22:27dans nos forces de l'ordre.
22:29Et de la même manière,
22:30dans le maintien de l'ordre,
22:31vous avez peut-être vu
22:32ces images
22:33dans la manifestation
22:33à Paris hier,
22:34où vous avez
22:35des forces de l'ordre,
22:36des gendarmes,
22:37et de l'autre côté,
22:38des CRS.
22:39Les CRS fonçant
22:40sur les gendarmes,
22:40avec des manifestants
22:42qui sont pris en étau
22:43au milieu,
22:43et les gendarmes
22:44qui engueulent les CRS
22:46littéralement pour leur dire
22:47« Mais attendez,
22:47qu'est-ce que vous faites ?
22:48C'est n'importe quoi. »
22:49C'est une stratégie
22:50de maintien de l'ordre
22:51qui ne fonctionne pas.
22:52Vous n'êtes d'accord,
22:52mais vous ne pouvez pas,
22:53comme moi,
22:54ne pas être ému,
22:55par exemple,
22:56quand vous allez
22:56dans les rues de Paris
22:57et que vous voyez
22:58tous ces commerçants
22:59ruiner qui pleurent.
23:00Bien sûr,
23:00je le suis.
23:01Qui pleurent !
23:01Je le suis,
23:02M. Gisbert.
23:03Leurs boutiques
23:04ont été massacrées.
23:05Je le suis,
23:05M. Gisbert.
23:06Ils n'ont pas de trésorerie,
23:07ils appellent les assurances
23:09qui leur disent
23:09« Ah, on ne peut rien faire,
23:10on est débordés en ce moment,
23:11rappelez-nous dans un mois. »
23:12Ils n'ont pas d'argent,
23:13qu'est-ce qu'ils font ?
23:14Ils vont fermer.
23:14Mais là aussi,
23:15ça m'a échappé,
23:16c'est nous qui étions
23:17en charge du maintien
23:18de l'ordre ce jour-là.
23:19Donc la responsabilité,
23:21elle est celle du gouvernement
23:21d'avoir été en incapacité
23:24de protéger les biens,
23:25de protéger les magasins.
23:26C'est juste pour amener
23:27un peu de complexité
23:28dans cette histoire.
23:29Je n'ai pas de problème,
23:30vous voyez,
23:30je l'adresse cette complexité
23:31en vous disant
23:32« Oui, il y a eu un échec
23:33dans le maintien de l'ordre,
23:34non, ce n'est pas normal
23:35qu'en marge d'une manifestation,
23:37ce type d'événement se produise
23:38et de la même manière,
23:39ce n'est pas normal
23:40que des gens soient estropiés à vie
23:42pour avoir participé
23:43à une manifestation
23:44et ce n'est pas normal
23:45qu'on attaque,
23:46comme ça a été le cas
23:47ces dernières semaines,
23:48le droit de manifester
23:48dans notre pays
23:49qui est protégé
23:50de manière constitutionnelle
23:51avec des manifestations
23:52qui sont tout bonnement interdites
23:53parce que le pouvoir
23:54est incapable
23:55d'en assurer la sécurité.
23:57Eh bien, vous voyez,
23:58vous qui avez tendance
23:59à parler de beaucoup
24:00d'exemples étrangers,
24:01comment on appelle un pays
24:03où vous multipliez
24:04les mesures d'état d'urgence ?
24:05Comment on appelle un pays
24:06dans lequel vous avez
24:08des couvre-feux
24:08qui sont décidés ?
24:09Comment on appelle un pays
24:10dans lequel des services
24:11de renseignement ?
24:13Non, c'est la France
24:14d'Emmanuel Macron.
24:14Un pays communiste ?
24:15Allez en Chine !
24:16Vous adorez la Chine !
24:17Non, j'adore pas la Chine !
24:18Vous verrez !
24:19C'est la France d'Emmanuel Macron
24:20Jean-Luc Mélenchon aime la Chine !
24:21Vous qui feignez
24:23de vouloir défendre la démocratie,
24:25c'est ça qui devrait vous inquiéter,
24:26c'est cette pente autoritaire
24:27que notre pays
24:28est en train de prendre.
24:29C'est ça qui devrait
24:30vous inquiéter, monsieur Gisler.
24:31Vous savez très bien
24:31que c'est la faiblesse
24:32de ce pouvoir.
24:33C'est un pouvoir
24:34qui est par terre.
24:35Enfin, il ne faut pas...
24:36Ce n'est pas un pouvoir fort
24:38qui est là aujourd'hui.
24:39Oui, sauf que c'est un pouvoir
24:40qui est censé diriger
24:41et donc qui est censé garantir
24:42le droit de manifester,
24:43qui est censé garantir
24:45la sécurité des biens,
24:46des personnes.
24:47Il n'y a pas de pilote
24:47dans l'avion,
24:48ça c'est clair depuis longtemps.
24:49Au moins, on va...
24:50Si vous le permettez,
24:51arrêtez de parler
24:52et d'Emmanuel Macron
24:53et de Jean-Luc Mélenchon,
24:54deux noms qui ont été
24:55beaucoup prononcés ce soir
24:56sur ce plateau,
24:56pour parler d'Edouard Philippe
24:57et de ce qu'il a dit
24:58il y a quelques jours
24:58qu'a suscité une levée
25:00de boucliers.
25:01Je voudrais vous entendre
25:01là-dessus.
25:02C'était au sujet
25:03des pilleurs du 17 octobre
25:05et Edouard Philippe
25:07a estimé qu'il avait vu
25:09dans les images
25:10une surreprésentation,
25:12je cite ces mots,
25:13des Français issus
25:14de l'immigration
25:14parmi les casseurs.
25:15Ça lui a valu
25:16des accusations de racisme
25:18de la part de Jean-Luc Mélenchon.
25:21On voit bien
25:21que la classe politique
25:22se déchire sur ce sujet,
25:24sur ses propos.
25:24Y a-t-il eu
25:25une surreprésentation
25:26des Français
25:26et issus de l'immigration
25:28parmi les casseurs ?
25:29Il n'y a pas
25:29de chiffre officiel
25:31tout simplement
25:32parce qu'en France
25:32il n'y a pas
25:32de statistique ethnique.
25:34Les seuls chiffres
25:34dont on dispose
25:35ce sont ceux
25:38des personnes
25:38qui ont été arrêtées
25:39le 17 octobre
25:40pour lesquelles
25:41on a des chiffres.
25:42Un peu moins de 200,
25:43c'est un échantillon
25:43assez faible
25:44dont 30% étaient étrangers.
25:46Donc on n'est pas
25:46dans les Français
25:47issus de l'immigration,
25:48on est dans les étrangers.
25:49Est-ce que vous considérez
25:50maintenant que j'ai tenté
25:51de poser le débat
25:52que c'est une erreur
25:53de la part d'Edouard Philippe
25:54qu'il s'est trompé ?
25:56Et est-ce que vous considérez
25:56qu'il y a même
25:57un fond de racisme
25:58dans ses propos ?
25:59Franz Olivier Gisbert.
26:00Évidemment,
26:00ce ne sont pas des propos racistes.
26:02Il faut quand même
26:03là-dessus
26:04se libérer
26:05de tous les tabous.
26:06Il a parlé
26:08naturellement
26:08de choses
26:09qu'il a vues.
26:10Alors après,
26:10simplement,
26:11il n'y a pas de statistique.
26:12C'est-à-dire que
26:13moi, je trouve
26:14à partir du moment
26:14où il n'y a pas de statistique,
26:15ce débat
26:16est effectivement
26:17extrêmement compliqué.
26:18je le reconnais.
26:21Mais si vous voulez,
26:21dans l'affaire,
26:22il y a quand même toujours
26:24des cris d'orfraie.
26:25Dès qu'il y a quelqu'un
26:26qui dit ça,
26:27alors bon,
26:28c'est quelque chose
26:28qu'il a vu,
26:29que beaucoup de Français
26:30ont vu,
26:31disent,
26:31mais après tout,
26:33rien ne le prouve
26:33d'une certaine manière
26:34parce qu'il n'y a pas de chiffres.
26:36Après,
26:36c'est vrai qu'il y a eu
26:37l'étude
26:38qui a été très contestée
26:39de Jérôme Fourquet
26:40qui dit
26:40oui,
26:41mais quand on regarde
26:41les prénoms,
26:42des gens arrêtés,
26:42etc.
26:43Mais là non plus,
26:44ce n'est pas une preuve.
26:46Mais j'ai vu comme tout le monde
26:48la télévision.
26:49Et si vous voulez,
26:50il faut arrêter.
26:51Il faut toujours dire
26:52ce que l'on voit,
26:54disait très justement
26:55Charles Péguy,
26:55je vous signale
26:56qu'il était un homme de gauche,
26:57qu'il était même socialiste.
26:58Que cite Édouard Philippe.
27:00Il faut toujours dire
27:02ce que l'on voit.
27:03Surtout,
27:04il faut toujours
27:05ce qui est plus difficile,
27:07voir ce que l'on voit.
27:09Et si vous voulez,
27:10il faut en finir un petit peu
27:11avec le déni de réalité.
27:12En même temps,
27:12si vous voulez,
27:13ces problèmes-là,
27:14ce n'est pas
27:14juste,
27:15ce n'est pas eux,
27:17ce n'est pas leur faute.
27:18Mais quand il y a des problèmes,
27:19il faut le dire.
27:19Voilà, c'est tout.
27:20Moi, je ne vois pas pourquoi.
27:21Il y a des choses
27:22dont on ne pourrait pas parler
27:22dans ce pays.
27:24Vous êtes fort quand même,
27:25M. Gisbert,
27:25parce que vous nous dites
27:27qu'il n'y a aucune preuve,
27:28on n'a aucune donnée,
27:29mais il faut quand même
27:30dire ce qu'on voit.
27:32C'est ce qu'on voit à la télé.
27:33Vous avez bien compris.
27:34Vous ne faites pas semblant
27:35de ne pas comprendre.
27:36Vous étiez avec les pieurs
27:38le 17 octobre.
27:39Peut-être que vous étiez déguisé
27:40en pieurs.
27:41Peut-être même
27:41que vous avez participé
27:43au piège,
27:44M. Gisbert.
27:45Il y en avait chez moi.
27:46Je suis désolé,
27:47il y en avait chez moi.
27:48J'ai vu.
27:49Pardon, c'est quand même fort.
27:50On a des gens
27:50qui réussissent à dire
27:52j'ai tout vu
27:53et quand on leur dit
27:54mais vous avez vu quoi ?
27:55Ah mais j'ai vu les images
27:56à la télé.
27:56Et dans le même temps,
27:57ils vont se plaindre
27:58que c'était des gens
27:58qui étaient cagoulés
27:59dont on ne voit rien.
28:00Première chose.
28:01Non, non, non.
28:01Ils ne se sont pas cagoulés.
28:02Laissez-moi finir,
28:02M. Gisbert.
28:03Deuxième chose.
28:04Vous dites sur la base de quoi
28:06que ce sont des gens
28:06issus de l'immigration ?
28:07J'ai pas vu ça.
28:08C'est la couleur de peau.
28:10On ne peut rien dire.
28:11Oui, monsieur.
28:12Vous faites ce numéro.
28:13Non, mais arrêtez avec le
28:13on ne peut rien dire.
28:14Monsieur Fauvel,
28:15moi j'assume de dire
28:16que oui, c'est un fond raciste.
28:18Parce que ça veut dire quoi
28:19en fait, un Français
28:20issu de l'immigration ?
28:21À partir de combien de générations
28:23on a un bon Français,
28:23M. Gisbert ?
28:24Ma mère est née en Algérie.
28:25Ne faites pas ça.
28:26Ma grand-mère est au Maroc.
28:27Moi aussi.
28:27Je suis une Française
28:28issue de l'immigration
28:29ou je suis une Française
28:29à part entière ?
28:36Moi, ça me dégoûte.
28:37Ça me dégoûte
28:38parce que ça vise
28:38à faire plusieurs catégories
28:40de Français
28:41dans notre pays.
28:41Entre les bons Français
28:42et les mauvais Français.
28:44Oui, c'est raciste.
28:46C'est raciste.
28:46Ce n'est pas faux là-dessus
28:47parce que je ne dirais pas
28:49que c'est totalement faux
28:50les différentes catégories
28:51mais dire que c'est raciste
28:53c'est complètement daïe.
28:55Prenons dans le sens.
28:57Prenons de manière rationnelle.
28:58Il y a des choses
28:59que je ne veux pas le droit.
29:00Je vais vous poser
29:00juste une question.
29:02Moi, j'ai vu.
29:03J'étais parce que moi
29:04je pouvais voir de chez moi
29:05je suis désolé.
29:06Oui, c'est sûr.
29:06Vous avez fait
29:06une belle analyse sociologique
29:08etc.
29:09Attendez, c'était dans ma rue
29:09et je peux vous montrer
29:11les commerces
29:11qui n'ont été massacrés
29:12des gens qui ont été ruinés.
29:14Je vais vous faire un tour
29:15vous viendrez avec moi
29:16si vous voulez, rue Bleu
29:17dans le 9ème siècle.
29:18J'en ai rencontré.
29:19Vous avez des gens
29:20qui sont...
29:21Voilà, c'est fini.
29:22Ils n'ont plus qu'à fermer
29:23à faire leur valise.
29:25C'est affreux.
29:26Monsieur Gisbert ?
29:27Ça n'a pas l'air
29:28de vous émouvoir beaucoup
29:28mais c'est très intéressant.
29:29Si et on a été les premiers
29:30à demander à ce qu'un fonds d'urgence
29:31soit débloqué
29:32le plus rapidement possible.
29:33Mais il n'y a pas d'argent.
29:35On en revient au débat
29:36sur l'argent
29:37et moi je peux vous trouver
29:39l'argent
29:39mais je vous propose
29:40qu'on termine ce débat
29:41avant d'ouvrir une nouvelle page.
29:43Je vous aide, monsieur Fauvel.
29:44Mais pour terminer
29:45sur celui-là,
29:46essayez de vous mettre
29:47à la place
29:48de millions de Françaises
29:50et de Français
29:51qui se sont dit
29:51on parle encore de moi.
29:53Donc ce qu'on va sous-entendre
29:55c'est que les Françaises
29:56et les Français issus
29:57de l'immigration
29:58dont on ne sait pas très bien
29:59ce que ça recoupe,
29:59dont on ne sait pas très bien
30:00de combien de générations
30:01on parle,
30:02on va sous-entendre
30:03que ce sont des pilleurs
30:04et des casseurs.
30:04Et vous voyez,
30:05c'est cet amalgame-là
30:08auquel participe
30:08Édouard Philippe
30:09qui est insupportable.
30:11S'il y participe.
30:12Non, c'était...
30:12Il s'est mal exprimé.
30:14Et c'est ce même racisme...
30:15Il hésitait sur les mots.
30:16Il voulait juste dire
30:17qu'il l'avait vu.
30:18Je termine,
30:18juste termine.
30:19C'est ce même racisme
30:20qui a conduit
30:21à l'attentat raciste de Trave.
30:23Alors moi, c'est un truc qui est raciste,
30:23un truc, mais j'ai raciste.
30:24C'est comme ça.
30:24Excusez-moi.
30:25Votre façon de faire la politique,
30:26c'est...
30:26Pardon, c'est le racisme
30:28d'Édouard Philippe.
30:28Ce sont les faits...
30:30Pardon, mais le fait
30:31de banaliser
30:32un certain nombre
30:33de discours
30:34qui considèrent
30:36les personnes issues
30:37d'une immigration
30:38comme les personnes problématiques.
30:39Vous avez entendu
30:41le tireur à Trave,
30:43le terroriste de Trave.
30:44Qu'est-ce qu'il a dit ?
30:45Il a dit
30:45je veux venger
30:46les commerçants du 17 octobre
30:47en s'en prenant
30:48à des personnes considérées
30:50comme issues de l'immigration.
30:51Donc, on est en plein
30:52dans précisément
30:53là, le cœur du problème.
30:55Pardon, et vous, Madame Brie,
30:56vous faites le raccourci
30:57Édouard Philippe Trappe.
30:58Non, je ne dis pas
30:59Édouard Philippe
31:00est égal Trappe.
31:01Je dis ce type de discours
31:02qui vise à banaliser
31:03le racisme
31:05participe
31:05à un certain nombre
31:08de faits racistes
31:09dont ce tragique
31:10attentat terroriste.
31:11Et je crois...
31:11Édouard Philippe,
31:12il a beaucoup de défauts
31:13et il n'est pas raciste.
31:13Je crois même
31:14savoir que même à BFM,
31:16il y a eu
31:17une interrogation plus large
31:18sur la manière
31:19de traiter ces événements.
31:20Je sais qu'il y a
31:20une mobilisation des journalistes
31:21que je veux saluer
31:22parce que journalisme
31:24c'est un beau métier,
31:24c'est informé,
31:26c'est faire en sorte
31:27c'est un pilier
31:27de la démocratie,
31:28le journalisme
31:28et le fait qu'il y ait
31:29des interrogations
31:30y compris au sein
31:31des rédactions
31:31parce que je pense
31:32que personne ne fait
31:33rien parfaitement,
31:34c'est la démonstration
31:35que chacun a sa part
31:36de responsabilité
31:36dans ce qui s'est passé.
31:37Je vais vous donner
31:37un scoop,
31:38Madame Aubry,
31:38des interrogations.
31:39Il y en a à BFM
31:40dans les autres rédactions
31:41où j'ai le plaisir
31:42de travailler
31:42et je trouve que c'est
31:43même plutôt sain
31:44qu'il y ait de rédactions
31:44sur la façon
31:46dont on informe.
31:47Mais c'est très bien
31:48qu'il y ait des interrogations,
31:49vous savez dans les journaux
31:50il y a toujours des discussions.
31:51Mais ça ne ramènera pas
31:51l'avis à ceux
31:52qui ont été frappés
31:53par cet attentat malheureusement.
31:55Une image,
31:56encore une,
31:57elle va vous faire plaisir
31:58celle-là Manon Aubry,
31:59celle-là nouvelle affiche
32:00de Jean-Luc Mélenchon
32:00qui est sans doute
32:02découverte vous aussi
32:03Manon Aubry,
32:03liberté, égalité, solidarité.
32:05Je précise que ce n'est pas
32:06l'affiche qu'on verra
32:07sur les panneaux électoraux
32:07parce qu'on n'a pas le droit
32:08de mettre du bleu blanc rouge
32:09vous savez juste avant
32:10l'élection sur les panneaux.
32:11Liberté, égalité, solidarité.
32:13Il est devant
32:14le plateau de Gergovie
32:16pas très loin
32:17des volcans d'Auvergne
32:18où il était
32:19il y a quelques jours
32:20Jean-Luc Mélenchon.
32:21Il y a un petit côté
32:22la force tranquille
32:23et Mitterrand
32:24dans la volonté
32:25dans l'image
32:26qu'il veut donner.
32:26Il n'y a pas l'église derrière.
32:28C'est un très bon slogan.
32:29Le seul truc,
32:30liberté,
32:31la liberté d'expression
32:32ce n'est pas trop votre truc.
32:33Pardon ?
32:33La France Insoumise
32:34je suis désolé.
32:35Liberté, liberté.
32:36Pourquoi ?
32:37Pourquoi ?
32:38Parce que
32:39on vient de parler
32:41de Glucksmam.
32:42Qu'est-ce qu'il y a
32:42dans notre programme
32:42qui est contre
32:43la liberté d'expression ?
32:44On vient de parler
32:45de Raphaël Glucksmam.
32:45Peut-être pas dans votre programme
32:46non plus.
32:46On progresse déjà.
32:47Fugez-nous sur nos idées,
32:49sur nos propositions.
32:50Vous n'êtes pas de billes
32:50sur le compte.
32:51Vous savez très bien
32:52les demandes d'interdiction
32:54de chaînes de télé,
32:55les trucs comme ça,
32:56les pétitions.
32:57Vous êtes un peu comme ça.
32:58Il se trouve que
32:59ces news a été
32:59beaucoup plus sanctionnées
33:00que BFM par l'Arcum.
33:02Vous voulez interdire
33:03les chaînes,
33:03vous voulez virer
33:04des journalistes,
33:05ou vous attaquez
33:05à des journalistes.
33:06Mais oui, oui, oui.
33:07Monsieur Gisbert,
33:09parlons...
33:09Je ne m'attaque pas
33:10nommément aux gens
33:11de la France insoumise.
33:12Parlons de la question
33:13des médias.
33:14Vous n'avez pas envie
33:15de parler de l'affiche.
33:16Si, si, je vous parlerai
33:17de l'affiche,
33:17mais j'aime bien répondre
33:18à monsieur Gisbert.
33:19Vous avez organisé ce débat
33:20et moi, je prends
33:21toutes les interrogations
33:22qui nous sont faites
33:23au sérieux,
33:24contrairement à vous,
33:24monsieur Gisbert.
33:25Non, non, je vous écoute.
33:26Dans les interrogations
33:27que vous portez à notre rencontre,
33:28il y a celles que nous nuirions
33:30à la liberté d'expression.
33:31Qu'est-ce qui nuit
33:32à la liberté d'expression ?
33:33La France insoumise
33:34qui propose
33:35une véritable indépendance
33:36des médias
33:37ou 90% des médias
33:38dans notre pays
33:39qui sont détenus
33:39par 9 milliardaires ?
33:40Qu'est-ce qui nuit
33:41à la liberté d'expression ?
33:42Une agence comme l'Arcom
33:43qui n'a pas un véritable
33:45pouvoir de sanction
33:47ou une chaîne
33:49comme CNews
33:49qui a multiplié
33:51les combattations
33:51pour racisme ?
33:55C'est vous qui parlez de lui ?
33:57Vous voyez, moi,
33:57j'en parlais plus.
33:58Je reviens à l'affiche.
33:59Je vous explique
34:00le sens un petit peu
34:01de cette affiche.
34:02Vous l'annulez,
34:03c'est ça le truc.
34:04C'est une façon
34:04de faire la politique.
34:06Vos prédécesseurs
34:07faisaient ça autre chose.
34:08Ça s'appelle
34:09une pratique totalitaire.
34:10Vous voyez,
34:11moi j'ai un petit peu
34:11un côté old school
34:12finalement,
34:13monsieur Gisbert.
34:14Vous voyez,
34:15je fais de la politique
34:16à l'ancienne
34:16sur les idées
34:17sur le programme.
34:18Donc finalement,
34:19c'est moi qui vous aurais pris
34:20le vieux modèle.
34:22Non, non, mais
34:22chère madame,
34:23je suis d'accord,
34:23c'est un peu rétrograde.
34:25J'ai une longue expérience
34:26mais ça a quelques avantages.
34:28Non, excusez-moi.
34:30Et je sais qu'il y a
34:31beaucoup de choses
34:31qu'ils ont toujours cachées
34:32dans les programmes.
34:33Ah bah oui,
34:33il faut savoir lire
34:35à travers les programmes
34:36et surtout ce qu'il n'y a pas
34:37dans les programmes.
34:38Parce que là,
34:38par exemple,
34:39vous offrez des choses
34:40absolument merveilleuses.
34:41On rase gratis,
34:43c'est le Père Noël.
34:43C'est quand même génial.
34:43Vous n'arrivez pas
34:44à critiquer notre programme ?
34:45Du coup, vous dites
34:45qu'il y a des choses cachées
34:47dans notre programme.
34:47Non, parce que c'est un programme
34:48qui a été écrit par le Père Noël.
34:49Mais avec quel argent ?
34:50Avec quel argent ?
34:51Puisqu'il n'y a pas de chiffrage.
34:53On ne sait pas l'argent.
34:54Mais monsieur Gisbert,
34:55vous n'avez pas suivi
34:56l'actualité politique ?
34:56On a déjà fait un premier exercice
34:58de chiffrage.
34:59Je vous l'enverrai.
34:59Allez, je vous fais le cadeau
35:01du programme
35:02et d'un premier chiffrage.
35:03Là, pour le coup,
35:03je vais donner le point
35:04à François Gisbert
35:05qu'il n'y a pas de chiffrage.
35:06Alors ?
35:07Il y a 1069 mesures
35:08mais il n'y a pas
35:09de milliards d'euros.
35:10Oui, bien sûr.
35:10On a fait un premier exercice
35:12de chiffrage qui a été présenté
35:13il y a un peu moins d'un mois.
35:14C'est un document
35:15qui est complet
35:15pour l'année 2027.
35:17Et donc, je crois,
35:23je veux bien
35:23que vous nous reprochiez ça.
35:24Je crois que le RL
35:24l'a fait aussi pour être précis.
35:26N'hésitez pas à aller le dire
35:28aux autres formations politiques.
35:29Pour le reste, nous sommes
35:29et j'y travaille personnellement,
35:32nous travaillons au chiffrage
35:33de l'ensemble du quinquennat.
35:36Donc, rassurez-vous,
35:37on aura l'occasion.
35:37Il reste quelques mois de campagne.
35:39Donc, vous me réinviterez.
35:41C'est comme le dernier programme,
35:41100 milliards, 200 milliards, 300 milliards.
35:43Vous viendrez le challenger
35:44et je vous fais le pari, monsieur Gisbert,
35:47je vous fais le pari
35:47que vous allez nous dire
35:49à peu près la même chose.
35:50Non, mais finalement,
35:51il n'y a pas grand-chose à critiquer
35:52mais le problème,
35:53c'est ce que vous ne dites pas.
35:54Bon, déjà, regardez ce qu'on dit.
35:56Il se trouve que dans la proposition
35:57qu'on a faite de budget
35:59pour l'an prochain,
36:00on prévoit 100 milliards d'euros
36:01de recettes
36:02et 80 milliards de dépenses.
36:03Vous voyez ?
36:04On récupèrera 20 milliards.
36:05Parce que c'est toujours pareil.
36:06Pourquoi l'impôt de solidarité
36:07sur la fortune ?
36:08Ce n'est pas faisable, monsieur Gisbert ?
36:10Les gens, ils se barrent.
36:11Vous n'êtes pas au courant ?
36:11Alors, ils veulent que vous mettiez
36:12des barbelés.
36:13Les gens se barrent.
36:15Mais oui.
36:16Alors, qu'est-ce qu'il faut faire ?
36:17Attendez, ça m'a échappé.
36:18Quand on a supprimé
36:19l'impôt de solidarité
36:20sur la fortune,
36:21les gens sont vachement revenus.
36:22Quand il a été mis en place,
36:23les gens se sont vachement barrés.
36:25En fait, ce que vous ne comprenez pas,
36:27c'est que vous pensez que...
36:29Il y a beaucoup de choses
36:29que je ne comprends pas.
36:30Je ne suis pas alléphiste.
36:32Vous annulez tout de suite.
36:33Le pouvoir doit être au service
36:35d'un petit nombre de milliardaires.
36:36Eh bien, ça, je suis désolé.
36:38Ça va changer, monsieur Gisbert.
36:39On va mettre un pouvoir politique
36:41au service du plus grand nombre.
36:42Ce sera le mot de la fin.
36:43L'avenir en commun,
36:44c'est le nouveau programme.
36:45Dans toutes les librairies ?
36:46Dans toutes les librairies ?
36:47Ça, c'est pour ceux
36:48qui ont envie d'en savoir plus
36:49sur le programme de Jean-Luc Mélenchon.
36:50Ou autre choix lecture
36:51pour ce week-end qui va débuter.
36:53La France est-elle
36:53un pays communiste ?
36:54C'est chez Plomb.
36:55Ah non, puis il y a le dernier.
36:56Ah, c'est quoi le dernier ?
36:57Je l'ai raté.
36:57C'est...
36:58Ça s'appelle...
36:59C'est Histoire intime
37:01de mes chefs-d'oeuvre préférés.
37:02Ce sont les 20 livres
37:03qu'il faut avoir lus à 20 ans
37:04pour gagner 20 ans dans la vie.
37:06Les livres utiles,
37:07notamment pour les jeunes gens.
37:09Et c'est un...
37:09Voilà, j'ai écrit ça.
37:11Ça vient de sortir chez Gaïma.
37:12Merci.
37:13Vous mettrez celui-là
37:14dans les 20 livres utiles ?
37:16Je ne pense pas.
37:17Je suis désolé.
37:17Merci à tous les deux.
37:18Je suis désolé,
37:19mais je ne peux pas.
37:20Non, parce que...
37:20Il est...
37:20J'ai pris vraiment
37:21des livres utiles, vous voyez ?
37:22Oui, ce sera utile pour la France.
37:24Allez, ça s'est fait.
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