- il y a 12 heures
Ce vendredi 26 juin, Valentine Ainouz, responsable de la stratégie taux chez Amundi Institute, Denis Ferrand, directeur général de Rexecode, Romain Burnand, président de Moneta AM, et Pascale Seivy, directrice commerciale Banque Privée France du Groupe Lombard Odier, se sont penchés sur le bilan du premier semestre, l'état et les perspectives de l'économie mondiale, et la déflation, dans la semaine de Marc dans l'émission C'est Votre Argent présentée par Marc Fiorentino. C'est Votre Argent est à voir ou écouter le vendredi sur BFM Business.
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00:02BFM Business présente
00:06C'est votre argent
00:08Marc Fiorentino
00:10Oui je sais, on ne sait pas si c'est le réchauffement climatique
00:12ou l'explosion de notre dette qui nous détruira en premier
00:15mais moi j'ai trois bonnes nouvelles, je commence fort
00:19C'est votre argent, c'est votre week-end
00:21et c'est une émission exceptionnelle, exceptionnelle
00:23parce qu'on va analyser les événements majeurs
00:24que marquait la semaine et aussi le semestre
00:27puisqu'on est en fin de premier semestre
00:29qu'est-ce qui s'est passé comme truc depuis le début de l'année
00:32sur l'économie, la finance, les marchés, votre argent au sommaire
00:35aujourd'hui, le mot de la semaine, ça va être guère et fait
00:37et puis on va introduire une petite rubrique
00:40on va la tester avec vous, c'est mon parti pris de la semaine
00:43je vais affirmer un truc, évidemment clivant
00:46et puis on va voir comment vont réagir nos invités
00:49le chiffre de la semaine, c'est 1000 milliards de dollars
00:52c'est devenu l'unité aux Etats-Unis
00:54c'est la fluctuation à la hausse puis à la baisse
00:56en quelques jours de la capitalisation de SpaceX
01:00ça a pris 1000 milliards après l'intro en 3 jours
01:03ça les a reperdus en 4 jours
01:05comme si c'était des roupies, voilà, 1000 milliards comme ça
01:10créés et envolés en deuxième partie de l'émission
01:14où va la bourse au deuxième semestre de l'année
01:16comment on va finir l'année ?
01:18on a des gérants qui vont nous donner le niveau du CAC
01:21surtout un qui adore donner des niveaux d'indices
01:24on va lui demander où il voit le CAC à la fin de l'année
01:27la question d'argent, quel est le placement de la semaine ?
01:29le top ou le flop ?
01:30le top 3 des gérants pour le premier semestre
01:32les actions à acheter ou vendre
01:34mais vous le savez maintenant, bah oui
01:36ah oui, oui, pour une émission exceptionnelle
01:38il faut des invités exceptionnels
01:39j'ai pu dire de vous présenter
01:40notre Jedi de l'économie et de la finance
01:41c'est la championne olympique
01:44incontestée de triathlon
01:45économie, finance, taux d'intérêt
01:47Valentin Ennouz, vous êtes responsable
01:48de la stratégie taux chez Amundi Institute
01:51et pour ceux qui vous écoutent à la radio
01:52vous êtes venus avec une superbe tenue blanche
01:55c'est l'été
01:55c'est l'été
01:56c'est la forme
01:57c'est notre
01:58on peut créer énormément de valeurs
02:02avec la bonne allocation d'actifs
02:04et ça tombe bien
02:05c'est sa spécialité
02:06Pascal Séville
02:07vous êtes directrice commerciale
02:08de la banque privée
02:09du groupe Lombardier
02:10bonjour
02:11vous allez nous donner
02:12l'allocation qu'il faut avoir
02:14pour partir tranquille
02:15en vacances
02:16oui
02:17et revenir serein
02:18à la rentrée
02:19et terminer Noël
02:20passer Noël
02:22dans les meilleures conditions
02:22c'est pas mal
02:25moi je voulais juste l'été
02:26mais là vous nous donnez tout
02:27c'est notre Warren Buffett national
02:29il dirige une magnifique
02:31société de gestion
02:32qui affiche d'ailleurs
02:33des performances
02:33tout aussi magnifiques
02:34Romain Burnan
02:35toujours très bon
02:35cette année
02:36président de Moneta AM
02:37ça va
02:38on sourit
02:39on sourit chez vous
02:40oui on sourit
02:41ceci dit
02:41on n'est pas des fonds tech
02:43on est très raisonnable
02:45là où se défonce
02:46c'est 10%
02:47c'est pas 50%
02:48comme ça au paillette
02:49si on était spécialiste
02:50de secteur
02:51en vogue
02:52ça serait 50%
02:53et puis peut-être
02:54moins 50%
02:55c'est simple avec lui
02:57j'ai l'impression
02:57de comprendre l'économie
02:58et pour ceux qui me connaissent
02:59c'était pas gagné d'avance
03:00Denis Ferrand
03:01vous êtes directeur général
03:02de Rex et Code
03:03bravo déjà de me faire comprendre
03:04l'économie
03:05je suis vos postes
03:06et puis après je répète
03:07ce que vous avez dit
03:08puis j'ai l'air intelligent
03:09c'est quand même sympa
03:09oui c'est sympa
03:10mais bon franchement
03:11la base est déjà très bonne
03:13ouais c'est gentil
03:13allez le mot de la semaine
03:15guerre et paix
03:17quel début d'année
03:18on a eu en quelques mois
03:19une drôle de guerre
03:20on a maintenant
03:21une drôle de paix
03:22on s'est aperçu
03:22que l'économie mondiale
03:23dépendait encore trop
03:24du pétrole
03:25qui dépendait trop
03:26du détroit d'Ormuz
03:27on s'est aussi aperçu
03:28que l'économie mondiale
03:29dépend trop
03:29de l'économie américaine
03:30qui dépend trop
03:31de l'IA
03:32qu'est-ce que ça vous a inspiré
03:34ce premier sommet
03:35c'était dingue non
03:36Denis
03:37vous qui parlez
03:38à des entrepreneurs
03:39à des chefs d'entreprise
03:40tout le temps
03:40j'imagine
03:41c'était quand même
03:42un peu la panique
03:42et l'imprévu quoi
03:46le brouillard quoi
03:47c'est l'imprévu
03:49c'est l'imprévu
03:49par rapport aussi
03:50à des mécanismes
03:51de propagation
03:52qui sont peut-être
03:53un petit peu compliqués
03:53parce qu'on se retrouve
03:55avec de l'activité
03:57qui est vraiment empêchée
03:57c'est de l'activité physique
03:58qui est empêchée
03:59c'est des approvisionnements
04:00qui ne se font plus
04:01et donc d'un seul coup
04:02il faut s'adapter
04:03en vitesse
04:04et c'est là où justement
04:05je trouve que
04:06la leçon principale
04:07de cette période
04:09alors bon c'est un terme
04:10tarte à la crème
04:11qui est employé tout le temps
04:12mais franchement
04:13là c'est utile
04:14c'est le mot résilience
04:15je suis quand même
04:16assez impressionné
04:17quand vous regardez
04:17on a perdu 15%
04:19de l'approvisionnement
04:20du marché pétrolier
04:21en potentiel
04:22parce que
04:22les pays de l'OPEP
04:24font à peu près
04:2430% des exploitations mondiales
04:26mais tout ne passe pas
04:26par Ormouz
04:27ça ne sort pas que par Ormouz
04:28il y a aussi des oléoducs
04:30on a perdu donc
04:31grosso modo
04:31il y a 15%
04:32qui ne pouvaient pas sortir
04:33donc en général
04:34quand vous perdez 15%
04:35d'un marché
04:35c'est le choc de 73
04:37celui de 79
04:38c'était 10%
04:40du marché
04:40qui était bloqué
04:4010% des approvisionnements
04:42là on en a perdu 15
04:43et on aurait dû avoir
04:44d'un prix du pétrole
04:45qui aurait dû monter
04:45à 250 dollars
04:47à peu près
04:48ça n'a pas été le cas
04:49ça a réagi très rapidement
04:50pourquoi ?
04:51parce que l'économie
04:52s'est adaptée
04:52à une vitesse absolument incroyable
04:53ça a été l'augmentation
04:55de la production américaine
04:56ça a été un peu
04:57de baisse de production
04:58ça a été surtout
04:59de l'épuisement
05:00ou en tout cas
05:01du prélèvement
05:02dans les stocks
05:02qui avaient été constitués
05:04et donc l'économie
05:05en fait a trouvé
05:06très rapidement
05:06c'est palliatif
05:07c'est pas résilient
05:09c'est peut-être plus
05:10ce que vous êtes en train
05:10de dire
05:11c'est plus flexibilité
05:13les capacités d'adaptation
05:14c'est ça qui est très fascinant
05:15et puis on en parlera
05:16avec Romain
05:17et avec Pascal
05:18les entreprises aussi
05:20cette capacité
05:21aujourd'hui
05:22parce qu'on a eu le Covid
05:23on a eu la guerre
05:24en Ukraine
05:24qu'on a toujours
05:25on a eu la guerre
05:27en Iran
05:27et on a l'impression
05:28c'est vrai que les entreprises
05:30en fait surplombent
05:31les chocs
05:32en fait elles ont bien compris
05:34que désormais
05:34on était face à ce qu'on appelle
05:35les permacrises
05:36enfin là aussi
05:36c'est un terme assez consacré
05:38les permacrises
05:39et venant d'éléments
05:40qui sont tout à fait inconnus
05:42sanitaires, géopolitiques
05:42enfin vous les avez rappelés
05:43puis les changements technologiques
05:45et face à cela
05:46si vous ne développez pas
05:47vos capacités d'adaptation
05:49vous serez quand même ça
05:49d'accord
05:49alors ça je suis d'accord
05:51mais d'un autre côté
05:51le choc qui a eu lieu
05:53il a un impact sur la croissance
05:55il a un impact sur la croissance
05:57et probablement
05:58Vous dites oui
05:58le pétrole n'est pas monté
05:59à 250 dollars
06:00on va quand même perdre
06:01la moitié de notre croissance
06:02en Europe
06:03on va peut-être perdre
06:05une partie de la croissance mondiale
06:07Effectivement
06:07mais surtout
06:08ce que l'on ne sait pas
06:09bien tracer
06:10c'est précisément
06:11parce qu'il y a eu
06:12à un moment
06:13cette production
06:14qui est empêchée
06:16elle va petit à petit
06:18enclencher des pénuries
06:19qui vont se faire
06:19parce que ça ne se rétablit
06:20pas tout de suite
06:20vous avez parlé
06:21d'une drôle de guerre
06:21mais c'est aussi
06:22une drôle de paix
06:22exactement
06:23et donc on ne va pas avoir
06:25un rétablissement des canaux
06:26qui va se faire très rapidement
06:27et donc il va y avoir
06:28des productions
06:28qui vont se retrouver
06:30contraintes
06:30à un moment
06:31ou à un autre
06:32et il y a des effets
06:33de diffusion
06:34qui vont s'installer
06:35Attention aussi
06:36à un autre élément
06:37que l'on ne regarde pas beaucoup
06:38mais le taux de remplissage
06:39des réserves de gaz
06:41en Europe
06:41est très faible
06:42et on est parti
06:43pour au 1er novembre
06:45qui est le moment
06:45où on commence à taper
06:46dans les réserves de gaz
06:47compte tenu de l'hiver
06:48si tout le monde parlait
06:49de l'hiver en ce moment
06:49mais bon
06:50je vous rappelle
06:50qu'après la canicule
06:51l'hiver reviendra
06:52et bien on est sur
06:53un taux de remplissage
06:54qui est exceptionnellement bas
06:56qu'après la canicule
06:57l'hiver reviendra
06:57ça c'est au moins un truc
06:59c'est au moins une certitude
07:00je pense en tout cas
07:01de toute façon
07:01il faut bien aller jusqu'à Noël
07:02pour avoir pascal
07:03donc attention
07:05on va avoir
07:06il y a d'autres pénuries
07:07qui peuvent se manifester
07:09et qui vont contribuer
07:10à des chiffres de croissance
07:12qui sont plus faibles
07:12contraintes physiques
07:13nous dit Denis
07:14mais aussi incertitudes
07:16qui pèsent encore
07:17sur l'activité
07:19qui pèsent sur l'activité
07:20en Europe
07:20qui pèsent moins
07:21sur l'activité aux Etats-Unis
07:23qui pèsent sur l'activité
07:24en Asie
07:25oui mais globalement
07:26on a une croissance mondiale
07:27donc on attend toujours
07:27autour de 3%
07:29et moi ce qui m'a marqué
07:30certes
07:31il y a cette histoire
07:31de hausse du prix de l'énergie
07:33mais c'est aussi
07:34ce cycle
07:35d'expansion de l'IA
07:36et des surprises positives
07:37sur l'économie américaine
07:39on a l'économie américaine
07:41aujourd'hui
07:41toutes les données économiques
07:42qui ont été publiées
07:43ont surpris positivement
07:45les investisseurs
07:46et cette économie
07:47elle est tirée aujourd'hui
07:48essentiellement par l'IA
07:49si on regarde la consommation
07:50c'est de l'effet richesse
07:51les ménages consomment
07:53parce qu'ils font
07:54des performances positives
07:55sur les marchés actions
07:56on a l'investissement
07:57c'est l'investissement
07:58l'économie aussi tirée
07:59par l'investissement
08:00grâce aux hyperscalers
08:03qui investissent
08:04aujourd'hui massivement
08:05donc c'est ça votre surprise
08:06vous depuis le début de l'année
08:08pour moi ce qui est marquant
08:09ce qui est marquant
08:10c'est cette surprise positive
08:11et dans un an
08:13pour moi la question
08:13qu'on doit se poser aujourd'hui
08:15c'est jusqu'à combien de temps
08:17ce cycle de l'IA
08:18va pouvoir porter
08:19l'économie américaine
08:20pour moi c'est la question
08:21qu'on doit se poser
08:21sur ce deuxième semestre
08:22parce que du coup
08:23ça porte une partie
08:24de l'économie mondiale
08:25parce que ça porte
08:25l'économie coréenne
08:26on rappelle qu'il y a
08:27deux boîtes coréennes
08:28qui font 50% de la liste
08:30ça porte l'économie japonaise
08:32ça porte en partie
08:34l'économie chinoise
08:36exactement
08:36donc c'est un risque
08:37pour moi c'est vraiment
08:38un risque ou opportunité
08:40pour le deuxième semestre
08:41si on regarde aux Etats-Unis
08:42il y a cette partie
08:43de l'économie américaine
08:43qui cartonne
08:44à côté en parallèle
08:45on a une partie
08:46de l'économie américaine
08:47qui est quasi en récession
08:47si on regarde
08:48les revenus réels
08:49des ménages américains
08:50ils dégringolent
08:51les ménages américains
08:52aujourd'hui
08:53perdent du pouvoir d'achat
08:55si on regarde
08:56les taux de défauts
08:56sur les petites entreprises
08:57aux Etats-Unis
08:58ça grimpe
08:58l'immobilier résidentiel
09:00est quasi à l'arrêt
09:00donc on a vraiment aujourd'hui
09:02deux économies
09:03qui s'opposent
09:04la fameuse croissance en cas
09:05la croissance en cas
09:06mais la question
09:08qu'on doit se poser
09:08combien de temps
09:09ça peut tenir
09:09parce que pour l'instant
09:10on est toujours sur
09:11et là ce qui est très important
09:12c'est que si on regarde
09:13les CAPEX
09:14on va avoir des dépenses
09:15d'investissement solides
09:16cette année
09:17ils vont être encore
09:19solides l'année prochaine
09:20mais avec un niveau
09:21de risque très élevé
09:22les attentes des investisseurs
09:24sont élevées
09:24et moi mon point clé
09:26c'est le risque
09:27aujourd'hui aux Etats-Unis
09:28c'est que pour avoir
09:29cette expansion des CAPEX
09:30qui sont aujourd'hui
09:31juste tirés par quelques
09:32grosses boîtes
09:33sur le reste de l'économie
09:34il faut des taux plus bas
09:35donc le vrai risque aujourd'hui
09:37c'est si on a de l'inflation
09:37et la Fed ne baisse pas ses taux
09:39pour moi il y a un risque
09:40aujourd'hui sur la croissance
09:40On va parler par
09:41Pascal
09:41qu'est-ce qui vous a marqué
09:42sur l'économie au premier semestre ?
09:44Ce qui m'a marqué
09:45c'est qu'on a commencé l'année
09:46avec un ciel plutôt clément
09:48pas de récession prévue
09:49une croissance qui se tient
09:50des banques centrales
09:51plutôt accommodantes
09:52et des perspectives
09:53sur la croissance
09:53des bénéfices par action
09:54qui sont très encourageantes
09:56en plein milieu
09:57on fait une guerre quasi mondiale
09:58qui implique
09:59la plus grande puissance au monde
10:00un choc pétrolier
10:01même si ça ne monte pas à 250
10:03on a quand même eu
10:04des petites craintes
10:04on termine ça
10:05la drôle de paix
10:06comme vous l'appelez
10:07et puis finalement
10:08c'est la même chose
10:09qu'en début d'année
10:10le seul petit bémol
10:11en effet
10:11c'est que les banques centrales
10:13sont peut-être
10:13un peu moins accommodantes
10:14puisqu'on a quand même
10:15une hausse de taux
10:16peut-être une seconde
10:17côté BCE
10:17et une Fed en pause
10:18mais il n'y a pas de changement
10:19de braquet manifeste
10:20donc on reprend les mêmes ingrédients
10:22la croissance
10:23qui reste résiliente
10:24pour toutes les raisons
10:24qui viennent d'être évoquées
10:25les résultats des entreprises
10:27non mais on n'est pas en récession
10:29non plus
10:29dans aucune des zones
10:30ni Chine ni Europe
10:31il y a des zones de faiblesse
10:32bien entendu
10:32mais on continue
10:33avec les mêmes ingrédients
10:34et surtout
10:35c'est vraiment la micro
10:36qui tire et la macro
10:38et les marchés cette année
10:39et ça reste encore
10:40avec des bénéfices par action
10:42qui se tiennent extrêmement bien
10:43par cette vague colossale
10:46d'IA et de CAPEX
10:47Romain
10:48Denis soulignait
10:50la résilience
10:51des dirigeants d'entreprises
10:52vous le ressentez
10:53vous êtes en contact
10:54tous les jours
10:55avec des dirigeants d'entreprises
10:56comment ils ont traversé
10:57cette période
10:59ils traversent la période
11:00alors il y a toujours
11:02une forte attention
11:03sur les coûts
11:04donc on parlera
11:05de l'inflation
11:06mais effectivement
11:06les sociétés ont
11:07pour toutes
11:08des objectifs
11:09de coûts
11:11d'externalisation
11:12des services
11:12et aussi une forte attention
11:14et on en parle aussi
11:15avec l'inflation
11:16sur la capacité
11:17à répercuter
11:18très rapidement
11:18la hausse des prix
11:19la hausse des intrants
11:20dans leur prix de vente
11:21ce qu'ils ont appris
11:23avec la guerre en Ukraine
11:24et donc là
11:25c'est allé très vite
11:26et il y a cette volonté
11:27parfois de privilégier
11:28les prix
11:29et les marges
11:30par rapport au volume
11:31d'accord
11:32mais pour revenir
11:32sur la marque
11:34de nos confrères
11:35ce que je vois
11:37quand même
11:38dans le cycle
11:39économique actuel
11:40c'est sa grande dépendance
11:41que vous avez souligné
11:42à la hausse du marché
11:45donc la hausse du marché
11:46bien sûr
11:47se nourrit
11:47la hausse des marchés financiers
11:48des marchés financiers
11:49se nourrit des bonnes nouvelles
11:50se nourrit des résultats
11:51qui sont importants
11:52mais la consommation
11:55on voit l'effet richesse
11:56on voit les ventes
11:56de produits de luxe
11:57aux Etats-Unis
11:57c'est des niveaux très forts
11:59alors ça se concerne
12:00nous plus français
12:01que l'économie en général
12:02mais quand même
12:03la hausse des dépenses
12:04du consommateur aisée
12:05et aussi
12:06le financement
12:07des investissements
12:08ne pourra venir
12:09que par les marchés
12:10et donc il ne faut pas
12:11que la chose s'enraye
12:12car comme vous l'avez signé
12:14la croissance
12:15des investissements
12:16en IA tire l'économie
12:17mais encore faut-il
12:18que ces investissements
12:19puissent être financés
12:20et qu'ils soient rentables
12:21un jour
12:21alors qu'ils soient rentables
12:22un jour
12:22déjà le marché
12:23commence à en douter
12:23puisqu'on voit que
12:25ceux qui s'engagent
12:27ces investissements
12:27sont ceux qui en général
12:28le pâtissent
12:29par rapport à ceux-ci
12:30ceux qui fournissent
12:32les matières
12:33de ces investissements
12:34donc
12:34Denis Vouliez
12:35oui je voulais ajouter
12:36un point sur
12:37effectivement
12:38enfin deux points
12:39sur la répercussion
12:40très rapide
12:41dans les prix
12:41des chocs de coût
12:42effectivement
12:42ça c'est vraiment
12:43la leçon de 2022
12:44on l'a vu dans
12:44beaucoup d'entreprises
12:45et puis le deuxième point
12:46sur la consommation américaine
12:47vous avez vu cette étude
12:48de Moody's
12:49qui évoquait
12:50qui évaluait à peu près
12:51à 50%
12:52de la dépense
12:53en consommation des ménages
12:54faite par les 10%
12:55les plus riches
12:55aux Etats-Unis
12:56c'était 33%
12:57il y a 20 ans
12:57donc pendant combien de temps
12:59est-ce que on a
13:00cette croissance en cas
13:02c'est vraiment
13:02une dispersion énorme
13:04à l'intérieur
13:05de cette économie américaine
13:06et s'il a fait mon déto
13:07pour moi ça va exacerber
13:08ces fragilités
13:09de l'économie américaine
13:10alors justement
13:11on va en parler
13:12parce que c'est mon parti pris
13:13de la semaine
13:13ma préoccupation
13:15pour l'avenir
13:18ce n'est pas
13:19l'inflation
13:20c'est la déflation
13:22Denis
13:23entre la démographie
13:25l'IA
13:26la robotique
13:27l'abondance de pétrole
13:28le ralentissement
13:29de la croissance mondiale
13:30je m'inquiète plus
13:31de la déflation
13:32que de l'inflation
13:33est-ce que vous êtes d'accord
13:33ou pas d'accord Denis ?
13:35alors sur la robotique
13:36sur l'IA
13:37ces éléments-là
13:38sont des éléments
13:40désinflationnistes
13:41plutôt
13:41à moyen long terme
13:43c'est-à-dire
13:43il faut regarder
13:44quand même la temporalité
13:45parce qu'on l'a évoqué
13:46la démographie
13:47c'est aujourd'hui
13:48en Corée c'est aujourd'hui
13:50au Japon c'est aujourd'hui
13:51mais pour moi
13:51la démographie
13:52a quand même
13:52un peu plus
13:53un potentiel
13:54inflationniste
13:54je suis plutôt
13:56tenant des thèses
13:57à la Charles Goodhart
13:58qui était un ancien
13:59membre du conseil
14:01du gouverneur
14:01de la Banque d'Angleterre
14:02qui avait justement
14:03évoqué combien
14:04en fait
14:04par la transformation
14:05de l'économie
14:06que cela induit
14:06par le fait
14:07que vous avez besoin
14:08de main d'oeuvre
14:08extrêmement abondante
14:09sur des activités
14:10qui génèrent
14:11c'est très vrai
14:12quand il n'y avait pas l'IA
14:13il n'y avait pas la robotique
14:14oui mais en même temps
14:15sur les services
14:16à la personne
14:16j'ai découvert ce chiffre
14:17bah oui bah non
14:18j'ai découvert ce chiffre
14:19complètement dingue
14:20de 1000 robots
14:21pour 10 000 salariés
14:22en Corée
14:24c'est à dire qu'on a
14:24une robotique
14:25qui est en train
14:25d'exploser
14:26oui mais
14:27est-ce que vous les avez
14:28aussi dans les activités
14:29par exemple
14:29de services à la personne
14:30certainement en partie
14:31et on le voit
14:32pour l'instant
14:32on est dans l'industriel
14:33mais on va la voir
14:35ça viendra peut-être
14:36donc vous vous dites
14:36un peu pas
14:37vous n'êtes pas d'accord
14:39avec moi donc
14:40vous pouvez
14:41vous ne reviendrez pas
14:42mais c'est pas grave
14:44je vais l'affirmer
14:45alors allez-y
14:46non mais
14:46de toute façon
14:47vous êtes grillé
14:48donc au fond
14:50autant lâcher
14:51toutes les cartouches
14:52mais peut-être
14:53je pense qu'il y a
14:54quand même
14:54un cheminement
14:55c'est à dire
14:56moi ce qui m'inquiète
14:57beaucoup
14:57c'est ce qui se passe
14:58actuellement
14:58sur le prix des
14:59semi-conducteurs
14:59plus 26%
15:00sur les prix
15:01des semi-conducteurs
15:02parce que
15:02tous ces afflux
15:04d'investissement
15:04massifs
15:05dans l'intelligence
15:05artificielle
15:06ça draine
15:07une demande
15:08sur les biens
15:08qui est absolument
15:09exceptionnelle
15:09quand il y a eu
15:10la vague internet
15:11à la fin des années 90
15:12début 2000
15:12on était sur le moment
15:13où ces prix de l'électronique
15:14baissaient
15:15et ça n'a pas empêché
15:16quand même
15:17des investissements
15:18qui ne se sont pas réalisés
15:19là les projets
15:20d'investissement
15:20dans l'intelligence
15:21artificielle
15:21ils n'ont pas été faits
15:22avec des hypothèses
15:22de prix
15:23des investissements
15:25des prix des CAPEX
15:26qui faisaient
15:26plus 26%
15:27ils étaient faits
15:28avec l'hypothèse
15:29et donc
15:29on est quand même
15:30sur une zone
15:30extrêmement fragile
15:32donc on a de l'inflation
15:33locale
15:34à court terme
15:35mais qui n'empêche pas
15:37qu'à long terme
15:38on aura plutôt
15:39par l'intelligence
15:39artificielle
15:40parce que ça va faire
15:41du gain de productivité
15:41de la désinflation
15:43qui peut intervenir
15:43donc vous dites
15:44plutôt inflation
15:45pour l'instant
15:45avec de la désinflation
15:47à venir
15:47mais pas de déflation
15:48non
15:49Valentine
15:50vous êtes d'accord
15:51ou pas d'accord avec moi ?
15:52j'ai nuancé le débat
15:53en Europe
15:53il y a moins de débat
15:54il n'y a pas de nuance
15:54en cette émission
15:55aux Etats-Unis
15:56il y a beaucoup plus
15:57de débat
15:58sur cette trajectoire
15:59de l'inflation
15:59je vous parle pour moi
16:00je dirais
16:00des deux prochaines années
16:01on va mettre
16:02quand même un terme
16:04l'inflation
16:05aujourd'hui
16:05elle s'explique
16:05par trois chocs
16:06on a eu la hausse
16:07des droits de douane
16:08prix du pétrole
16:08et ce cycle
16:09sur l'investissement
16:10si on regarde
16:11les moteurs
16:11droits de douane
16:12et droits de douane
16:14hausse du prix du pétrole
16:15le choc
16:16il est derrière nous
16:16maintenant
16:17on va avoir
16:18de la désinflation
16:19à cause de ces deux chocs
16:20la question se pose
16:21maintenant
16:21sur ce cycle
16:22d'investissement
16:22énorme
16:23sur les CAPEX
16:24déjà ce cycle
16:25il est monstrueux
16:26l'année prochaine
16:26c'est 1000 milliards
16:27c'est 3% du PIB
16:28et on voit
16:28aujourd'hui déjà
16:29des pressions
16:30sur certains segments
16:32prix de l'électricité
16:33le prix des semi-conducteurs
16:35le prix de certaines
16:36matières premières
16:36pour la transition énergétique
16:37il y a des hausses de prix
16:38ça c'est pas de l'inflation
16:40c'est des hausses de prix
16:41sur certains segments
16:42pour moi on bascule
16:43vraiment dans une histoire
16:44ce cycle d'investissement
16:45dans l'IA
16:46amène de l'inflation
16:47si ce cycle
16:48dans l'investissement
16:49dans l'IA
16:49pour moi
16:49à cause de cet effet richesse
16:51amène à une demande
16:52accrue sur les services
16:53et c'est là où vraiment
16:54on voit le risque
16:55aujourd'hui
16:55si on regarde
16:56l'évolution du prix
16:57sur les biens aux Etats-Unis
16:58on est à 1% de croissance
17:00sur les prix
17:00il y a vraiment aujourd'hui
17:01une consommation aux Etats-Unis
17:03qui est faite par les plus riches
17:04et les pressions sur les prix
17:05c'est beaucoup plus
17:06sur les services
17:07sur le luxe
17:08que sur les biens standards
17:09il n'y a pas de pression
17:10sur les prix
17:10sur les biens standards
17:11donc pour moi
17:13pour l'instant
17:13nous on n'est pas
17:14dans une histoire d'inflation
17:15on est dans une histoire
17:16de désinflation
17:17de retour à 2%
17:18à 2 ans
17:18pour moi on bascule
17:20on est faux
17:21si on voit des pressions
17:22sur les bas salaires
17:22ce que l'on ne voit pas
17:23aujourd'hui
17:26sur les prix des services
17:28en tout cas en zone euro
17:29oui il y a eu
17:29un petit peu d'accélération
17:30mais c'est exclusivement
17:31les prix des services de transport
17:33il n'y a pas de réaction
17:34il n'y a pas du tout
17:35d'effet de capillarité
17:36jusqu'à présent
17:37qui s'est vu
17:38les prix des services de transport
17:38à cause des prix de l'énergie
17:39à cause de cette hausse passée
17:40sur le prix du fait
17:41Romain
17:42est-ce que les entreprises
17:43répercutent les hausses de prix
17:44déjà ?
17:45alors oui
17:45elles les répercutent
17:46de manière très
17:47maintenant
17:48il y a des contrats
17:48qui sont quasiment automatiques
17:50alors ça dépend
17:51des industries
17:52et encore faut-il
17:53que les clients
17:54acceptent ces prix
17:56on n'est pas dans l'ambiance
17:58de 2022
17:59de la gridflation
18:00c'est-à-dire
18:01où on montait les prix
18:02et puis il y avait
18:03la demande
18:04ne baissait pas
18:05je suis d'accord
18:05avec Valentin
18:07quand elle dit
18:07il y a une différence
18:07entre l'Europe
18:08et les Etats-Unis
18:09où là il y a peut-être
18:10plus de capacité
18:10à augmenter les prix
18:11sur certains biens
18:12parce qu'il y a une demande
18:13qui est plus forte
18:14mais on voit sur les
18:15les sociétés
18:16enfin on ne voit pas
18:17de baisse de marge
18:17dans les sociétés
18:18au contraire
18:18il y a une forte confiance
18:19avec un accent
18:20sur les coûts
18:22qui effectivement
18:24reste fort
18:25des installations
18:27dans des pays
18:28par exemple en Europe
18:29dans les pays
18:30d'Europe centrale
18:33externalisation
18:33de services importants
18:35qui continuent
18:35mais j'ai noté
18:36un truc qui était
18:37quand même intéressant
18:37jeudi
18:38c'est que Apple
18:39a dit
18:40qu'ils allaient
18:42augmenter leurs prix
18:43le cours a baissé
18:44parce qu'on commence
18:45à rentrer dans le dur
18:46c'est-à-dire qu'à partir
18:47d'un certain prix
18:47on commence à se dire
18:48maintenant
18:49finalement
18:49il y aura moins d'achats
18:51ce qui n'était pas le cas
18:52en 2022
18:54alors moi je ne crois pas
18:55à la déflation
18:56la désinflation
18:57oui clairement
18:57on est en train de la vivre
18:58la déflation
18:59j'y crois pas
18:59d'autant plus que
19:01si je puis me permettre
19:02une petite chose
19:03à ajouter dans votre analyse
19:04il ne faut pas oublier
19:05qu'on est en train aussi
19:06d'aller vers beaucoup plus
19:07de souveraineté
19:08d'un monde qui est
19:09beaucoup plus fragmenté
19:09moins de mondialisation
19:10qui a quand même
19:11beaucoup de ressources
19:12qui sont assez rares
19:13aujourd'hui
19:13on a parlé de la main d'oeuvre
19:14mais pas que
19:15il y a des métaux rares
19:16aussi qui sont recherchés
19:17tout ça ça crée
19:18de la pression
19:18sur les prix
19:19il y a régionalisation
19:21des chaînes de production
19:22les investissements massifs
19:23qui à terme
19:24vont peut-être en effet
19:25créer des pressions
19:26un peu déflationnistes
19:27mais en attendant
19:27moi je ne crois pas
19:28du tout à la déflation
19:29donc je crois plutôt
19:31à une inflation
19:31qui va s'installer
19:32dans le temps
19:33pas non plus
19:34sur des niveaux ingérables
19:36mais en tout cas
19:37clairement pas de déflation
19:38Denis vous voulez
19:39oui vous avez dit
19:40tout à l'heure
19:412026
19:41c'est pas 2022
19:42et pour des raisons
19:43d'équilibre de marché
19:45une enquête
19:46que l'on fait
19:46chaque trimestre
19:47avec BPI France
19:48nous montrait
19:48qu'en 2022
19:49vous aviez à peu près
19:4960% des boîtes
19:50qui se déclaraient
19:51contraintes
19:51par une capacité
19:52à produire
19:53problème de recrutement
19:54problème d'accès
19:55à de la matière première
19:55vous en aviez
19:5630% qui se disaient
19:58contraintes
19:58par niveau de la demande
20:002026
20:00c'est exactement
20:01les proportions inversées
20:02et donc dans un espace
20:03où la contrainte
20:04qui s'exerce
20:04c'est en premier lieu
20:05un contraint
20:05de niveau de demande
20:06là je parle
20:06d'entreprise française
20:08pour dire simplement
20:09c'est à dire
20:09qu'en 2022
20:11on sortait du post-Covid
20:13il y avait énormément
20:14de demandes
20:15et donc il y avait
20:16la capacité
20:17d'augmenter les prix
20:17parce que de toute façon
20:18la demande était tellement forte
20:19là c'est plus du tout le cas
20:20exactement
20:21oui oui là on a vraiment
20:22parce qu'il est dans
20:22un autre environnement
20:23et donc qui laisse
20:24beaucoup moins de place
20:24pour avoir un cycle
20:26haute entretenue d'inflation
20:27et maintenant je suis d'accord
20:28avec Pascal
20:29il faut faire très attention
20:29avec que toutes ces réorganisations
20:31de chaînes de valeur
20:31le dérisking
20:32vis-à-vis de la Chine
20:33tous ces éléments-là
20:34qui sont au cœur
20:35des processus productifs
20:36sont plutôt facteurs inflationnistes
20:37plus la transition énergétique
20:39qui vient aussi ajouter
20:40des facteurs
20:41plutôt inflationnistes
20:42c'est pas un cycle
20:44d'investissement traditionnel
20:46un cycle d'investissement
20:46traditionnel
20:47c'est quand il y a
20:47beaucoup de demandes
20:48il y a un manque
20:50de capacité de production
20:52il y a des conditions
20:53de financement
20:53qui sont pas chères
20:54et que les entreprises
20:55à cause de cette demande forte
20:56décident de faire
20:58des dépenses d'investissement
20:59là ce sont des dépenses
21:00d'investissement
21:00parce qu'on rentre
21:01dans un nouveau monde
21:02c'est totalement différent
21:03ce que vous voulez dire
21:04c'est qu'en fait
21:05on fait de l'investissement
21:05mais il n'y a pas encore
21:06il n'y a pas cette demande
21:07en face encore
21:08il n'y a pas de demande
21:08si il y a une demande
21:09mais je dirais
21:10c'est pas pour répondre
21:11à une demande
21:11qui est très forte
21:12c'est une demande
21:13qui est attendue
21:13donc c'est totalement différent
21:15et en plus
21:15les gains de productivité
21:17c'est le propre
21:17de l'investissement
21:18dans une révolution industrielle
21:19exactement
21:21et en plus
21:22ces gains de productivité
21:23ils vont quand même être fait
21:24au détriment
21:25du marché du travail
21:26même si on a une amélioration
21:28du marché du travail
21:28aux Etats-Unis aujourd'hui
21:29c'est juste sur ces segments
21:32de services à bas revenus
21:34la restauration
21:35l'hôtellerie etc
21:36ce qu'on voit
21:37dans le secteur de la tech
21:38dans le secteur
21:38des services financiers
21:39c'est qu'il y a
21:40un recul des embauches
21:41vous êtes spécialiste des taux
21:42votre anticipation
21:43sur les taux en Europe
21:44et aux Etats-Unis ?
21:45pour moi
21:45les banques centrales
21:46aujourd'hui
21:46vont devoir rebaisser leurs taux
21:48à horizon 2027
21:49là elles sont en mode pause
21:50on aura peut-être
21:51en mode pause
21:52parce qu'il y a
21:53aujourd'hui
21:54un pic d'inflation
21:55il y a un risque que la BCE
21:55fasse une deuxième erreur
21:56elle remonte encore
21:57ses taux d'intérêt ?
21:58il y a quand même
21:58un espèce de mea culpa
22:00de la BCE aujourd'hui
22:01et avec cette
22:03mea culpa
22:03je ne l'ai pas entendu
22:05quand même
22:05ils ont dit que
22:06les risques d'effet de second tour
22:07étaient quand même
22:08beaucoup moins importants
22:09ils ont monté les taux
22:10pour une question d'assurance
22:13on est d'accord
22:14je pense qu'on partage
22:15tous la même opinion
22:16sur cette hausse des taux
22:17de la BCE
22:17mais cette baisse du prix
22:18du pétrole aujourd'hui
22:19si elle est confirmée
22:20limite quand même
22:21vraiment le risque
22:21d'avoir une nouvelle
22:22hausse des taux
22:22de la BCE en septembre
22:23et pour moi
22:24la Fed
22:25elle va devoir à nouveau
22:26baisser ses taux
22:26fin de l'année prochaine
22:27il fait un bon boulot
22:28le patron de la Fed
22:29parce qu'en fait
22:30il ne monte pas ses taux
22:31mais il tient un discours
22:32qui est très ferme
22:34en disant
22:35retenez-moi
22:35je vais monter les taux
22:36mais il ne fait rien en fait
22:37et du coup
22:38sur les marchés
22:39il n'a même pas besoin
22:39de remonter les taux
22:40pour une raison très simple
22:41c'est qu'il a besoin
22:42de montrer son indépendance
22:44qu'il n'a pas
22:45donc entre nous
22:47c'est à peu près
22:47la même chose
22:48du côté du gouverneur
22:49de la Banque de France
22:49qui a révisé drastiquement
22:51les prévisions de croissance
22:52à la baisse
22:53parce que là aussi
22:54c'était pour montrer
22:55une indépendance
22:56vis-à-vis du pouvoir exécutif
22:58et donc
22:59les banques centrales
23:00sont aussi toujours
23:01dans ce que
23:02elles ne sont pas indépendantes
23:02on est d'accord ou pas ?
23:04si
23:05plutôt
23:06mais attendez
23:07Kevin Warch
23:07il n'est pas indépendant
23:08c'est Trump
23:10mais il doit montrer
23:11quand même des gages
23:12des gages d'indépendance
23:13ça c'est quand même
23:14dans le discours
23:14mais pas dans les axes
23:15c'est facile
23:16c'est ce qu'il fait
23:16non vous n'êtes pas d'accord
23:18mais je pense qu'il va tout faire
23:20pour essayer de retenir
23:21de montrer qu'il n'a pas la main
23:23qui tremble
23:23c'est tout
23:23il y a une sentence
23:24qui est très simple
23:26indépendance
23:26pas indépendance
23:27pour moi le débat
23:28je ne sais pas s'il doit y être
23:29il y a une sentence
23:29qui est très simple
23:30des marchés
23:30si les marchés sentent
23:31que les banques centrales
23:32ne sont plus indépendantes
23:33on a une hausse
23:34des anticipations d'inflation
23:35donc je veux dire
23:37mais vous pensez vraiment
23:37que les marchés pensent encore
23:39que les banques centrales
23:39sont indépendantes
23:40non vraiment
23:40les marchés sont convaincus
23:42aujourd'hui
23:42que les banques centrales
23:43à moyen terme
23:44ramèneront une inflation
23:45à 2%
23:45que les banques centrales
23:46feront leur job
23:47vous ne pensez pas
23:48qu'ils se disent
23:48que l'inflation
23:49elle va retourner à 2%
23:50naturellement
23:50parce qu'ils ne sont pas idiots
23:52ils savent que si le prix
23:52du pétrole rebaisse
23:53l'inflation rebaisse
23:54dire pour moi
23:55ce concept d'indépendance
23:56il est un peu spécial
23:57si par exemple
23:57on a aujourd'hui
23:58en Europe
23:59si on avait mené
24:00dans cette crise énergétique
24:01une politique coordonnée
24:03et très forte
24:03de soutien à la demande
24:04et bien la BCE
24:09il y a une dépendance
24:10implicite du fait
24:11de l'action budgétaire
24:12l'action monétaire
24:13d'une certaine façon
24:14elles sont coordonnées
24:14elles ont des conséquences
24:15les unes sur les autres
24:16donc parler d'indépendance
24:17pour moi
24:18elles doivent faire leur job
24:20les acteurs économiques
24:21doivent être confiants
24:22que les banques centrales
24:22fassent leur job
24:23pour ramener à moyen terme
24:24l'inflation à 2%
24:25et dans ce sens là
24:26oui elles sont indépendantes
24:27Alors sur le parti prix
24:28Romain était très prudent
24:29parce qu'il veut revenir
24:29la prochaine saison
24:31Valentine, Pascal et Denis
24:32je vous dis au revoir
24:33vous restez pour la deuxième partie
24:34puis après
24:36je vous souhaiterai
24:38un bon été
24:39et puis restons quand même
24:40en contact
24:40on s'appellera de temps en temps
24:41on se retrouve en deuxième partie
24:43de l'émission encore
24:43avec ses invités
24:45avec on va se demander
24:46où va aller la bourse
24:47on a Romain
24:48qui va nous donner
24:49le niveau du CAC
24:49à la fin de l'année
24:50le placement de l'année
24:51le top ou le flop
24:52le 3D gérant
24:53et les actions à acheter ou vendre
24:54et les actions à acheter
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