- il y a 10 heures
Avec Jean-Gabriel Mollard, Vincent Ballot, Stéphanie Corsiglia, Valéry Miéral, Franck Chaumès
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Catégorie
🦄
Art et designTranscription
00:00Les Halles Métro, premier fournisseur et livreur de produits frais et locaux aux restaurateurs partout en France, vous présente
00:08Sud Radio, Fergnaud fait le marché
00:11Bonjour les amis, bon dimanche à tous. Alors, bon dimanche à tous, je le souhaite, chaque semaine, vous le savez
00:17si vous écoutez l'émission.
00:18Aujourd'hui, je voudrais avoir une pensée particulière et souhaiter vraiment un bon dimanche tranquille aux commerçants
00:25et en particulier ceux qui tremblent sur le parcours des cortèges, des manifestations et parfois des manifestations qui sont carrément
00:34du vandalisme.
00:35Donc, ceux qui ont eu leur boutique, leur magasin, leur petite entreprise impactée, je pense à vous.
00:42Ça ne changera peut-être pas grand-chose, mais c'est dire que vous n'êtes pas tout seul, au
00:46moins par la pensée.
00:47Et puis, cette émission, c'est aussi le moyen de vous apporter un petit peu de joie, de bonheur
00:52dans cette France un peu troublée et difficile en ce moment.
00:55Il se trouve que cette semaine, j'étais à Paris au Cial.
00:59Le Cial, c'est le salon international de l'alimentation, le plus grand salon mondial de l'alimentation, oui.
01:07Et c'est français. Alors, un petit cocorico pour dire, voilà, l'alimentation française, elle est encore là et elle
01:14rayonne sur le monde.
01:15J'ai été tendre mon micro au directeur du salon.
01:21Alors, je suis avec Jean-Gabriel Mollard. Bonjour Jean-Gabriel.
01:24Salut Vincent.
01:25Jean-Gabriel, vous êtes le directeur général de ce salon, de ce beau salon du Cial, le salon international de
01:29l'alimentation.
01:31C'est un énorme paquebot qui a pris place pour cinq jours à Paris-Nordville-Pinte.
01:39Est-ce que vous avez été impacté par l'ambiance générale en France ou est-ce que vous êtes un
01:44îlot de tranquillité ?
01:46Les deux, mon capitaine. En fait, c'est vrai qu'en étant à Ville-Pinte et surtout sur un salon
01:50qui est une ville en soi, on avait fait le pari d'avoir 300 000 visiteurs professionnels.
01:55On y est. Donc, c'est l'équivalent de Strasbourg, en fait, ce salon. Et c'est vrai qu'on
01:59vit un petit peu à part, en dehors du temps.
02:02Donc, de ce point de vue-là, on a été épargné. Et puis surtout, on n'a pas été impacté
02:06physiquement en Ville-Pinte étant à l'extérieur de Paris.
02:10Maintenant, on a eu un tout petit peu d'impact sur le Visitora le samedi après-midi, qui s'est
02:15largement rattrapé dans la suite des jours.
02:17Donc, de ce point de vue-là, ça a été. C'est plus une question d'image de la France.
02:21On accueille près de 180 pays visiteurs, 130 pays exposants. Ce n'est pas à l'image qu'on a
02:27envie de refléter de la France.
02:29Et surtout que ça se passe pendant le salon. Bon, maintenant, c'est passé.
02:34Et globalement, tout le monde ici a pu faire son salon comme il le souhaitait, dans une ambiance qui, globalement,
02:41est une ambiance très affairée.
02:42Et c'est ça qui compte, même si, bien évidemment, les événements sont sur toutes les lèvres.
02:47La particularité du Cial, c'est que c'est évidemment un salon international et ouvert énormément sur les autres pays
02:55du monde,
02:55sur les autres agroalimentaires, sur les autres gastronomies, sur les autres cuisines, sur les autres produits.
03:03Et donc, c'est un salon professionnel. Est-ce que le fait d'être un salon professionnel n'a pas
03:09aidé, justement, à ce qu'il n'y ait pas de baisse de fréquentation ?
03:11Parce que quand on vient de loin, on a prévu longtemps à l'avance, peut-être que le grand public
03:16aurait plus boudé un salon comme celui-là.
03:20De manière générale, le grand public est plus volatile dans sa participation à un salon, c'est certain.
03:24Les visiteurs qui viennent de l'international comme de France, je rappelle quand même que les Français sont les premiers
03:31visiteurs du salon,
03:32avec 30% de visiteurs du salon. Oui, bien sûr, ils ont un intérêt à venir au salon.
03:37La première raison de visite, c'est de rencontrer des nouveaux fournisseurs, de trouver des nouveaux produits.
03:42La deuxième, c'est de découvrir les nouvelles tendances et de bien comprendre le marché et les inflexions de marché.
03:49Et la troisième, c'est de faire du networking.
03:50Donc quand on est un professionnel, bien sûr, on réfléchit à deux fois avant de ne pas venir sur un
03:54événement qui est le plus grand événement mondial du secteur.
03:58Oui, c'est bien que ça soit en France d'ailleurs.
04:01Alors, ma question, c'est pour que nos auditeurs appréhendent un petit peu la taille énorme de ce salon voué
04:09à l'alimentation dans son ensemble.
04:12Combien d'exposants et combien de visiteurs vous avez eu sur cinq jours ?
04:17On a réussi notre pari. On a accueilli 8000 exposants et 300 000 visiteurs professionnels.
04:22C'est concrètement la première fois qu'on est aussi gros en 2024.
04:26Donc ça a lieu tous les deux ans. En 2024, on était à 7500 exposants.
04:28Donc on continuait d'être en croissance.
04:31Et d'ailleurs, c'est à la fois un plaisir et un sujet,
04:35puisque en 2028, on va devoir s'étendre sur un second site pour continuer de croître.
04:40Je le rappelle, c'est le plus gros salon de France, toute industrie confondue, très largement.
04:46Et c'est le plus grand salon mondial de l'agroalimentaire.
04:488000 exposants.
04:49Comment est-ce qu'on arrive de passer de 7500 qui remplissaient déjà l'espace à 8000 ?
04:54Est-ce qu'on pousse les murs ou alors on fait des stands plus petits ?
04:58Alors, on pousse les murs. En fait, surtout, on construit des structures supplémentaires.
05:04Le parc d'exposition de Paris-Nord-Ville-Pinthe est le plus grand à disposition ici en région parisienne.
05:10Quelle surface ?
05:11Il fait 240 000 m² à peu près, sauf qu'il est trop petit pour nous.
05:15Donc on a construit, et c'est un exploit, il faut saluer nos équipes des opérations, un exploit événementiel,
05:20près de 40 000 m² de structures additionnelles.
05:23Le salon, au total, fait 280 000 m².
05:25C'est 4 fois la superficie du Louvre, pour donner une idée.
05:28C'est 30 hectares, quoi. Enfin, pratiquement 28 hectares.
05:3128 hectares, 28 hectares.
05:32Et donc on construit des structures supplémentaires.
05:35Le montage dure plus d'un mois du salon pour ça.
05:37Des structures qu'il faut monter, chauffer, éclairer, mettre du Wi-Fi, apporter de l'eau, etc.
05:42Pour que les exposants qui soient dans ces structures aient le sentiment d'être aussi bien traités
05:46que ceux qui sont dans des halls en dur, en fait.
05:49Et après, on optimise le moindre espace.
05:52Tout ce qui est animation, scènes de conférence, etc.
05:54On le sort des halls pour les mettre dans les galeries, par exemple.
05:56Voilà, c'est comme ça qu'on gagne un petit peu.
05:59Mais on a anticipé qu'en 2028, ce ne serait pas suffisant.
06:02C'est pour ça qu'on s'étend sur un deuxième site.
06:03Comment est-ce que vous, vous arrivez à faire cohabiter dans cet espace des gens qui n'ont rien à
06:08voir ?
06:08Une industrie agroalimentaire extrêmement productiviste pour souvent des pays comme la Chine,
06:15avec des petits artisans français, avec quelques employés, presque des micro-entreprises.
06:20Et tout ça cohabite en bonne intelligence.
06:23Moi, je pense qu'on a tort d'opposer la taille des entreprises.
06:27Mais c'est surtout qu'il faut avoir en tête que la participation des pays,
06:32comme la Chine, comme l'Inde, comme les États-Unis, comme le Canada,
06:35mais comme l'Italie ou comme l'Espagne,
06:37se font beaucoup sous l'égide de pavillons nationaux.
06:41Et donc, quand on arrive, on voit ces grands pavillons.
06:43Donc, on a l'impression que ce sont des énormes entreprises italiennes, chinoises, etc.
06:47Sauf qu'à l'intérieur de ces pavillons, ils ont pour mandat d'amener des entreprises de ces pays-là.
06:52Et quand on regarde les entreprises qui sont à l'intérieur,
06:54ce sont pour beaucoup également des petites ou moyennes entreprises,
06:57pas forcément des gros mastodontes qui ont des spécialités locales
07:01et qui sont tout aussi passionnées que peuvent l'être certains de nos artisans.
07:05Ce qui est, en revanche, une réalité, c'est qu'on a un salon généraliste.
07:09Donc, on a tous les secteurs de l'alimentation.
07:13Certains ont un côté plus industriel et plus transformé que d'autres.
07:17Ce qui nous intéresse, c'est de pouvoir accueillir tout le monde et de voir les évolutions.
07:21On a à cœur d'accompagner aussi les changements et les évolutions des sociétés
07:26et la manière dont elles se retranscrivent dans l'industrie agroalimentaire.
07:30C'est pour ça qu'on a lancé, par exemple, Cial4Change,
07:33qui valorise les entreprises autour de la RSE de nos exposants.
07:37Pour valoriser, justement, ce qui nous paraît le plus intéressant en matière de RSE.
07:44Pourquoi ? Parce que c'est souvent considéré comme des réglementations, comme des contraintes,
07:48alors qu'il y a aussi des opportunités en termes de business.
07:50Mais ce qui nous tient, nous, à cœur, c'est de montrer que des gens qui font des choses vertueuses,
07:55de manière environnementale, mais aussi sociétale,
07:58sont des entreprises qui méritent la lumière et qui ont du succès dans leurs affaires.
08:03Et c'est ça, et ce n'est pas non plus antinomique.
08:06Après, quand on en revient à l'international, c'est vrai qu'un salon très international comme le Cial,
08:11on a ce sentiment de concurrence entre les pays.
08:14Et il ne faut pas être naïf.
08:15C'est-à-dire que l'industrie agroalimentaire, c'est quelque chose qui est très, très, très mondialisé,
08:20au sens que les échanges sont absolument colossaux.
08:24Il faut avoir en tête que c'est vital pour certains pays d'exporter leur production agroalimentaire,
08:29parce que c'est ce qui fait rentrer, et c'est parfois le principal levier pour obtenir des devises étrangères
08:34et pour pouvoir soutenir leur PIB.
08:37Donc, ce n'est pas simplement une question d'énormes industries sans visage,
08:41c'est une question parfois de survie pour l'économie de certains pays.
08:45Et il faut toujours revenir à ce qui compose le paysage de ces pays-là.
08:49Oui, il y a des grandes entreprises, mais on peut voir aussi dans notre pays
08:53que les grandes entreprises ne sont pas fondamentalement opposées aux artisans.
08:58et c'est un débat qui est complexe.
09:00Nous, on cherche justement à montrer ce que chacun fait de bien.
09:04Les artisans font des choses extraordinaires.
09:06Des grands groupes ou des grandes entreprises font aussi des choses extraordinaires.
09:10Il y a bien évidemment des opinions très variées qui cohabitent sur le salon.
09:15Et j'en donnerai pour preuve l'opposition qu'on a depuis à peu près une décennie
09:19entre les alternatives végétales versus les protéines animales.
09:23Nous, ce qui est intéressant, c'est qu'on voit dans les tendances cette année
09:28cette montée finalement du flexitarisme,
09:31non pas parce qu'il n'était pas présent,
09:32mais parce que l'offre s'élargit de plus en plus
09:36et qu'on commence à voir beaucoup plus de produits végétaux
09:39qui s'assument en tant que produits végétaux
09:40ou comme occasion de consommation purement végétale
09:43ou un mix entre les deux avec un plat qui comporte de la viande
09:46et des légumineuses ou des fruits et légumes,
09:49voire même des fruits en effet.
09:51Et ce n'est pas antinomique.
09:52Et on le voit dans des acteurs du secteur carné.
09:55Et donc c'est intéressant parce qu'on est témoin de toutes ces évolutions
09:59qui sont en général des points de tension quand un sujet commence à arriver
10:03et qui progressivement trouvent leur marché en termes d'offres,
10:07en termes de demandes.
10:08Et finalement, le juge de paix, ça reste encore et toujours le consommateur,
10:13la personne qui va acheter le produit.
10:16Il va l'acheter une fois.
10:17Si ça lui plaît, si ce n'est pas trop cher,
10:18si ça correspond à ce qu'il recherche, il va le racheter.
10:21Et ces produits, donc, ils vont perdurer ou disparaître.
10:24Et c'est ce qui finalement conduit à l'évolution de notre salon.
10:30Voilà pour le ciel.
10:31J'étais bien heureux quand même que ce salon ait donné une image
10:34au monde entier un peu différente de la France cette semaine.
10:37Eh oui, parce que ce qui voyage sur les images, les réseaux
10:42et les chaînes de télé dans le monde entier,
10:44ce n'est pas toujours très glorieux.
10:45Mais là, c'est la France qui gagne.
10:47Allez, mes amis, on se retrouve dans une minute
10:48et on va continuer au ciel avec des petits artisans français
10:52qui étaient là et qui faisaient valoir leur droit à exister.
10:58Léal Métro, premier fournisseur et livreur de produits frais et locaux
11:02aux restaurateurs partout en France, vous présente.
11:05Sud Radio, Fergnaud fait le marché.
11:08Voilà, mes amis, en première partie de l'émission,
11:10nous y étions déjà au Cial, au Salon international de l'alimentation.
11:14J'y suis retourné pour interroger des artisans,
11:18des artisans français qui, dans ce grand salon,
11:21avaient leur droit à exister, à être et à montrer leurs beaux produits.
11:26J'ai d'abord été trouver un torréfacteur.
11:29Sud Radio, Fergnaud fait le marché.
11:32Vincent Ballot, vous êtes maître torréfacteur en Haute-Saône
11:36et vous êtes présent au Cial.
11:39Alors, je vous pose la question, est-ce que c'est la place d'un artisan
11:43au milieu de toute cette industrie agroalimentaire ?
11:46Est-ce que c'est la place d'un artisan ?
11:47Est-ce que c'est la place d'un mof d'être dans le temple de l'alimentation ?
11:51Ma réponse est oui.
11:52Parce qu'ici, c'est aussi le temple de l'innovation.
11:57C'est le temple des découvertes de tous les pays.
12:02C'est surtout un creuset formidable où on sent les tendances
12:05et tout ce qui arrive de partout.
12:06C'est un champ de jeu particulier pour tous les ingrédients de la terre.
12:11Donc oui, c'est intéressant d'être là.
12:13Et pour des toutes petites entreprises comme nous,
12:16c'est l'ouverture possible à l'exportation.
12:18Alors oui, parce que c'est un mélange des deux.
12:20Si vous ne vous intéressiez qu'aux autres,
12:23c'est-à-dire avoir l'innovation autour de vous,
12:25le progrès dans l'industrie agroalimentaire, etc.,
12:29vous pourriez être simple visiteur.
12:30Mais le fait d'avoir un stand ici
12:32fait que vous êtes aussi ouvert
12:35à de nouvelles formes de commercialisation de votre café ?
12:38Absolument. On devient des acteurs de cette commercialisation
12:42en essayant effectivement de trouver des débouchés
12:44à l'international qui est l'objectif
12:46de ce type de salons internationaux
12:50avec en plus des aides et des partenaires de la région
12:54qui sont aussi très importants
12:56pour aider les entreprises comme nous,
12:59locales, régionales, à avoir une ouverture sur le monde.
13:02Il faut l'expliquer parce qu'ici, c'est un salon professionnel
13:05donc le grand public n'a pas accès
13:06et ne voit pas comment ça se passe.
13:09Mais c'est grâce aux régions de France
13:11et vous à la région Bourgogne-Franche-Comté
13:13que vous avez la possibilité financière d'être là
13:16parce que ça coûte très cher un stand au Cial.
13:18Exactement. Il faut imaginer le Cial
13:19comme une immense planisphère
13:22dans laquelle il y a des stands de pays,
13:24des stands de régions, c'est le cas de la France,
13:28avec toutes les régions représentées,
13:30notamment celle de Bourgogne-Franche-Comté
13:32qui nous accueillent sur leur stand,
13:34sur leur pavillon
13:35pour mettre en avant les savoir-faire de la région.
13:39La question que je me pose,
13:40c'est évidemment un salon,
13:42ça sert aussi à donner un rendez-vous
13:44à ses clients,
13:46à ses grands clients
13:47ou à ses petits clients
13:49qui vont passer,
13:50qui savent où vous trouvez,
13:51qui vont pouvoir vous joindre.
13:52Vous êtes en région parisienne
13:53puisqu'on est à Paris-Nord-Villepeintre.
13:55Est-ce que c'est aussi une vitrine
13:57pour des gens qui n'ont jamais entendu parler
14:00des produits que vous faites,
14:01ni de vous d'ailleurs,
14:01et qui vont découvrir le temps
14:04d'une dégustation vos produits ?
14:05Bien sûr,
14:06c'est vraiment l'occasion pour nous
14:08de faire découvrir des innovations,
14:11des choses nouvelles,
14:12notre façon particulière
14:14de mélanger les infusions,
14:15torréfier certains cafés
14:16et de les faire découvrir
14:18à des personnes qui viennent d'autres pays,
14:20notamment pour se fournir,
14:23se sourcer,
14:24comme on dit,
14:25sur un café original
14:27qu'ils ne trouveraient pas partout ailleurs
14:29et pour eux être à leur tour
14:32originaux dans leur pays.
14:34C'est ça, le Cial.
14:35Vous êtes meilleur ouvrier de France,
14:37torréfacteur.
14:38Les gens qui passent du monde entier
14:40et reconnaissent le col bleu blanc rouge,
14:41ça veut dire quelque chose
14:42hors de nos frontières ?
14:44Test France,
14:46le goût français,
14:47la French Touch,
14:47comme on dit en mauvais anglicisme,
14:50parce que je ne parle pas très bien anglais,
14:52c'est quelque chose d'encore reconnu.
14:55La France est encore un pays
14:58qui brille par certains de ses aspects.
15:00La gastronomie en est une
15:02et effectivement,
15:03le col bleu blanc rouge,
15:04cette reconnaissance-là,
15:06nous aide à nous faire connaître et reconnaître
15:09et on est fiers, effectivement,
15:11de porter ces couleurs
15:13et on est fiers de notre pays,
15:14tout simplement.
15:15Ça veut dire qu'à une époque
15:17où l'image de la France était cornée,
15:19parce que toutes les images
15:20qui sont dans les médias du monde entier,
15:23on y voit la France qui brûle,
15:24vous préférez qu'on y voit le café qui brûle,
15:28qu'on torréfie.
15:29On espère y voir, effectivement,
15:31la France qui cuisine
15:33et oublier, effectivement,
15:35le plus vite possible
15:36sans, bien sûr,
15:38nier les difficultés de chaque jour
15:40qui sont mondiales.
15:42Il faut imaginer que le coût du gasoil
15:45est aussi élevé
15:46dans les pays en voie de développement.
15:48Ils ont les mêmes difficultés que nous.
15:50Ils n'y répondent pas, sans doute,
15:51de la même manière
15:52ou ne réagissent pas de la même manière.
15:53Mais nous, en tout cas,
15:54on est fiers d'être français
15:55et si encore aujourd'hui,
15:58on me proposerait un passeport,
15:59je sais lequel je choisirais.
16:00Ça fait combien de temps
16:00que vous venez au Cial
16:02avec La Grange Café ?
16:04Moi, ça fait 32 ans
16:05que je viens au Cial.
16:06Avec La Grange,
16:07on y vient depuis
16:08plus d'une dizaine d'années maintenant.
16:10La Grange a bientôt
16:12à 30 ans cette année
16:13puisqu'on a créé cette structure
16:16en 1996.
16:18C'est un rendez-vous incontournable.
16:21Ça veut dire qu'au vu du salon
16:23de cette année,
16:24vous serez encore là la prochaine fois ?
16:26Oui, c'est clair.
16:27Les innovations qu'on a proposées
16:30seront peut-être des choses
16:32qui deviendront des traditions de demain.
16:34Donc, on sera au Cial en 2028.
16:38Allez, pour terminer,
16:40je vais vous demander
16:41la grande innovation couleur jaune
16:44de cette année chez vous
16:45parce que là,
16:46vous savez bien que ça me cause.
16:48Oui, on n'a pas inventé la roue
16:51parce que l'imprégnation du café
16:52existe depuis longtemps
16:53mais on a eu l'envie en tout cas
16:55de travailler avec des producteurs
16:57du Jura, de vin jaune
16:59et on a fait effectivement
17:02vieillir quelques grains de café vert
17:04dans un tonneau de vin jaune,
17:05dans des tonneaux de vin jaune
17:06et cette fameuse molécule
17:08que vous connaissez bien, Vincent,
17:10le Sotolon a réussi
17:12à imprégner notre café vert
17:14et lors d'une torréfaction
17:16un peu maîtrisée,
17:17on doit le dire,
17:17on arrive à redonner
17:18ce petit goût de Jura
17:20dans la tasse de café.
17:21Et c'est une des innovations
17:21qui a été primée
17:23à un salon en début d'année,
17:24le salon des Épicures d'ailleurs,
17:25qui a en tout cas intéressé
17:27pas mal de clients
17:29et pas mal de visiteurs.
17:31Sud Radio,
17:32Ferniaud fait le marché.
17:33Comme quoi on peut innover
17:34en restant attaché
17:35à sa région.
17:37J'ai changé de région
17:38direction Provence-Alpes-Côte d'Azur
17:40avec un produit emblématique
17:41des fêtes de fin d'année
17:42qui arrivent bientôt,
17:43le marron glacé.
17:45Sud Radio,
17:46Ferniaud fait le marché.
17:48Bonjour Stéphanie Corsiglia.
17:49Bonjour Vincent Ferniaud.
17:51Alors vous êtes ici au Cial
17:52avec vos marrons
17:54parce que Corsiglia,
17:56c'est une société
17:57qui fabrique,
17:58à mon sens,
17:59ce qui se fait de mieux
18:00en marron glacé
18:01et confit en France.
18:03Vous êtes en Provence,
18:04Alpes-Côte d'Azur.
18:05Comment est-ce que vous appréhendez
18:07un salon comme celui-là ?
18:10Alors effectivement,
18:11Vincent,
18:11on reste des artisans
18:14dans le process de fabrication
18:16et on est des industriels
18:18dans l'organisation.
18:20Donc aujourd'hui,
18:21pourquoi on est présent
18:22sur le Cial ?
18:24parce que tout simplement,
18:26le Salon International
18:27de l'Alimentation,
18:28c'est le salon incontournable
18:31pour trouver nos distributeurs
18:33et nos clients à l'export.
18:35C'est la porte ouverte
18:37dans le monde,
18:38dans le commerce mondial
18:39des denrées alimentaires ?
18:40À l'heure actuelle,
18:42ça reste un salon incontournable.
18:44En plus,
18:44nous avons la chance
18:45d'être sous un pavillon
18:47de la région
18:48et les étrangers
18:50sont très à la recherche
18:53de produits régionaux.
18:55Donc étant sous le pavillon
18:56de la Provence-Alpes-Côte d'Azur,
18:58ça a tout son sens.
19:00Stéphanie Corcivillien,
19:01qui mange des marrons glacés
19:03en France et à l'étranger ?
19:05En France,
19:05avant tout,
19:06les Français.
19:08Les grands-parents
19:09et les parents
19:10pour découvrir aux enfants
19:11lors des fêtes de Noël.
19:13C'est génétique,
19:14on transmet dans les gènes
19:15le goût du marron glacé ?
19:16Je pense que
19:17que les enfants,
19:19si on leur apprend
19:20le bien manger
19:21dès leur enfance,
19:22c'est quelque chose
19:23qu'ils continueront
19:24à apprécier
19:25en grandissant
19:26et en étant adultes
19:27et avec eux-mêmes
19:28leurs enfants.
19:29Les étrangers,
19:30le marron glacé,
19:31c'est avant tout
19:32un produit français
19:33que l'on peut manger
19:35toute l'année.
19:36Français et un peu italien
19:37aussi quand même, non ?
19:39Alors,
19:39avec l'Italie,
19:40on partage le fond.
19:42Parce que c'est vrai
19:43que les plus beaux fruits
19:45se trouvent en Italie,
19:47que ça soit la forme,
19:48que ça soit le goût.
19:50Malheureusement,
19:50en France,
19:51on n'a pas des fruits
19:54assez gros,
19:55assez bien formés
19:56pour les utiliser
19:57pour la fabrication
19:58des marrons glacés.
19:59On rappelle que
20:00quand on parle
20:00de marrons glacés,
20:02le marron,
20:02c'est une châtaigne,
20:03c'est pas le marron
20:04du marronnier.
20:05Effectivement,
20:06c'est la reine
20:06des châtaignes.
20:07Le marron d'Inde,
20:09c'est un fruit
20:10non-combestible
20:11que l'on trouve
20:11dans les jardins,
20:13dans les cours d'école,
20:14dont on s'amuse
20:15mais qu'il ne faut
20:16surtout pas manger.
20:17Il n'y a que les cochons,
20:18paraît-il,
20:19et encore,
20:19ils préfèrent les châtaignes.
20:21Donc,
20:22ce goût du marron glacé,
20:24on le partage
20:25avec les Italiens.
20:26C'est un peu
20:26comme la noisette.
20:28En fond,
20:28les meilleures noisettes
20:30et les meilleurs marrons,
20:31le produit,
20:32sont en Italie,
20:32mais les meilleurs transformateurs
20:34sont en France.
20:35Alors,
20:35je suis absolument d'accord
20:37avec vous,
20:37Vincent.
20:38Les Italiens
20:39et les Français,
20:40nous apprécions
20:41les mêmes fruits
20:42qui se trouvent en Italie
20:44et ça,
20:45il n'y a rien à dire.
20:47Maintenant,
20:47en termes de fabrication,
20:48c'est les Français
20:49qui avons
20:51une fabrication
20:52la plus artisanale.
20:54Les Italiens
20:55ont une fabrication
20:56beaucoup plus industrielle.
20:59Stéphanie Corsiglia,
21:01ici,
21:02l'accent est mis
21:02sur l'innovation.
21:04On sait,
21:04le Cial,
21:05il y a en filigrane
21:06le mot innovation.
21:07Est-ce que vous,
21:08vous êtes sensible à ça
21:09parce que vous avez
21:10un produit extrêmement traditionnel ?
21:12Vous cherchez tout le temps
21:13à trouver
21:13des nouvelles façons
21:15d'aromatiser naturellement
21:16vos marrons ?
21:18Alors,
21:18le salon,
21:19c'est un moyen
21:20de trouver aussi
21:21de nouvelles tendances,
21:24de nouveaux ingrédients
21:26qui nous permettraient
21:27de faire évoluer
21:28notre produit
21:29parce qu'on reste
21:32et on veut rester
21:33dans les tendances
21:35de consommation actuelles
21:37parce que le marron glacé
21:38qu'on consomme aujourd'hui
21:39est un marron glacé
21:40qui a subi
21:44quelques changements
21:45moins sucrés,
21:47un goût plus grand de fruits,
21:48alors qu'avant,
21:49on recherchait vraiment
21:50un produit
21:50qui était ultra moilleux
21:52mais qui était plus sucré.
21:53Donc oui,
21:54l'innovation,
21:55on tente toujours vers ça
21:56et on se remet en question
21:58pour trouver
22:00des produits
22:02qui s'adaptent
22:03et c'est vrai
22:04qu'aujourd'hui,
22:05on cherche à trouver
22:06des produits
22:07qui seraient moins sucrés.
22:09Sud Radio,
22:10Fergnaud fait le marché.
22:12Voilà mes amis,
22:13le Cial,
22:13c'était cette semaine.
22:15Alors,
22:15le sucre,
22:16comme le disait
22:16Stéphanie Corsiglia,
22:18on cherche à en mettre
22:19de moins en moins,
22:20en tout cas,
22:20quand on travaille bien.
22:21On en reparlera
22:22parce qu'avec les taxes
22:24sur le sucre
22:25que prévoit notre gouvernement,
22:26on rappellera
22:28des confiseurs.
22:28Allez,
22:29je vous laisse deux minutes
22:30et on va se retrouver
22:31avec un autre produit
22:32emblématique
22:33de nos terroirs de France,
22:34la volaille de Bresse.
22:37Léal Métro,
22:38premier fournisseur
22:39et livreur
22:40de produits frais
22:40et locaux
22:41aux restaurateurs
22:42partout en France,
22:43vous présente
22:44Sud Radio,
22:45Fergnaud fait le marché.
22:47Mes amis,
22:48je vous avais dit,
22:49on va parler
22:50de la volaille
22:51de Bresse.
22:52Alors,
22:52pourquoi est-ce qu'on parle
22:53de la volaille de Bresse aujourd'hui ?
22:54D'abord,
22:54parce que c'est un produit
22:56magnifique,
22:57emblématique,
22:58appellation d'origine protégée
22:59pour une volaille,
23:00c'est déjà exceptionnel.
23:01C'est peut-être
23:02la plus belle volaille de France,
23:04mais surtout,
23:04elle vient d'accrocher
23:06un nouveau macaron
23:07à son plastron,
23:09à son jabot,
23:10on va dire,
23:11pour une volaille.
23:12Elle vient d'être choisie
23:14par le prestigieux concours,
23:16le Bocuse d'or,
23:17pour être le produit
23:19emblématique
23:20du prochain Bocuse d'or
23:21dont la finale sera
23:22à Lyon
23:22fin janvier.
23:24Alors,
23:25j'ai passé tout de suite
23:26un petit coup de fil
23:27à un spécialiste.
23:28Et quand je dis
23:29un spécialiste,
23:30là,
23:30c'est pratiquement
23:31le pape de la volaille de Bresse.
23:33Sud Radio,
23:34Fergnaud fait le marché.
23:35Enfin,
23:36Valérie Mieral,
23:37très honnêtement,
23:38pape,
23:38ça ne vous va pas très bien,
23:39le prince,
23:39je dirais,
23:40parce que vous n'êtes pas
23:41encore en âge d'être pape.
23:42Mais ça viendra.
23:44Oui,
23:45bonjour Vincent Fergnaud.
23:46Non,
23:46Valérie,
23:46ça ira.
23:47Valérie,
23:48ça ira ?
23:48Je vous remercie.
23:49Ça ira bien.
23:51Alors,
23:52Valérie Mieral,
23:53en tout cas,
23:53pour ceux qui ne vous connaissent pas,
23:54on peut dire que vous êtes
23:55le plus important
23:58sélectionneur
23:59et distributeur
24:00de volailles de Bresse.
24:01C'est cohérent ?
24:05Oui,
24:05mais artisanale,
24:06maison artisanale,
24:07sache qu'il y a bien à le préciser.
24:08Ah,
24:08bien sûr.
24:09Petite maison.
24:10Toujours.
24:10Process artisanal.
24:11Maison,
24:12mais petite.
24:12Process artisanal,
24:14manufacture,
24:14pratiquement la manufacture
24:15des volailles
24:17chez Mieral,
24:18de père en fils.
24:19Et donc,
24:20ça,
24:21c'est un peu votre œuvre aussi,
24:23le fait que le Bocuse
24:24dort et choisit
24:26la volaille,
24:26parce que c'est une longue
24:27histoire d'amour
24:28entre Paul Bocuse
24:29que l'on regrette toujours,
24:32mais qui a gardé
24:33cette empreinte
24:34sur le concours
24:34d'inspirer
24:36par les produits
24:37qu'il aimait.
24:40Alors ça,
24:40c'est certain.
24:41On peut avoir
24:43une pensée
24:44pour ceux qui l'ont
24:44connu tous les jours,
24:45pour M. Paul,
24:46Bocuse.
24:48en 87,
24:49il crée un concours
24:50qui s'appelle
24:51le Bocuse d'or,
24:52qui était un premier
24:54petit concours
24:55qui tenait dans
24:56le quart d'un hall
24:59de Rexpo.
24:59Ça a bien changé.
25:01Avec pas beaucoup de membres,
25:02c'était en 1987.
25:04Si ma mémoire est bonne,
25:05moi j'étais jeune à l'époque,
25:06mais ça m'avait déjà marqué,
25:07c'est Jacques Yfréon,
25:08je crois,
25:08qui avait gagné le...
25:09Premier Bocuse d'or,
25:11avec de la volaille de Bresse.
25:13Donc là,
25:14c'est le 40e anniversaire,
25:16du coup,
25:16on replonge dedans
25:17parce qu'on aime bien
25:19fêter les anniversaires
25:19avec des belles volailles.
25:21C'est clair
25:23et puis j'ai l'impression
25:24que le comité
25:27d'organisation
25:29a choisi un bon sujet.
25:30Je crois que c'est
25:31Béli Tissot
25:31qui a dû oeuvrer pour ça.
25:34Il a bien compté
25:36les années,
25:36les décennies
25:37pour fêter
25:38le 40e
25:39avec la volaille de Bresse
25:41qui était le premier produit
25:43du premier concours.
25:44Vous,
25:44ça va vous obliger
25:45à fournir
25:46un nombre de poulets
25:47entre les entraînements
25:48des candidats
25:49et le concours lui-même.
25:52Il y a une grosse production
25:53qui va être faite
25:54pour le concours
25:54parce qu'il y a
25:55un nombre de candidats
25:57qui vont vous réclamer
25:58pour les essais
25:58des poulets de Bresse.
26:00C'est bien.
26:02Alors,
26:02oui,
26:03en fait,
26:03c'est le genre
26:04de situation
26:07qui booste tout le monde
26:09et puis qui nous met
26:10un petit pas dans la panique.
26:12Mais il faut vraiment
26:12être organisé
26:13quand ce genre
26:14de sujet tombe
26:15parce que là,
26:16bien évidemment,
26:17je crois qu'il va y avoir
26:1724 pays.
26:19Les derniers
26:20ne sont encore pas
26:22sélectionnés.
26:24Il y a encore
26:25deux sélections,
26:26je crois,
26:26Asie
26:27et Riyad
26:28qui sont
26:30la semaine prochaine
26:31pour l'Asie
26:32et dans trois semaines
26:33pour Riyad.
26:34Riyad,
26:35dont je tiens
26:35que c'est aussi
26:36en Asie.
26:37Enfin,
26:38je veux dire,
26:38géographiquement,
26:39mais c'est deux
26:40aires différentes.
26:41effectivement.
26:42Exactement.
26:42Donc,
26:42il reste encore
26:43quelques équipes
26:44qui ne sont pas qualifiées.
26:46Néanmoins,
26:47il y a déjà
26:47un paquet
26:47de pays
26:48qui sont
26:50dans la partie
26:51et qui,
26:52pour certains d'entre eux,
26:53nous ont déjà appelés.
26:54Il y a un quart d'heure,
26:55j'avais la Suède
26:55qui me demandait
26:57et la Lituanie hier.
26:59Eh bien voilà.
26:59Donc oui,
26:59c'est une grosse organisation.
27:01C'est parti.
27:01Ce qu'il faut arriver
27:02à faire
27:03dans ce genre
27:04de concours,
27:06encore plus
27:07peut-être
27:07que dans certains concours
27:08parce que c'est
27:08un très grand concours.
27:09Le Bocule d'or,
27:10c'est pour moi
27:11le concours mondial.
27:12On a pas photo,
27:13c'est championnat du monde.
27:15Il faut être juste
27:16en fait avec tout le monde.
27:17Donc,
27:17il faut pouvoir
27:19envoyer
27:20et expédier
27:20à l'entraînement
27:21de toutes les équipes
27:23pour lesquelles
27:23ce sera possible
27:24parce qu'il y a des pays
27:25où on ne pourra pas,
27:25bien évidemment.
27:26Les États-Unis,
27:27ce sera compliqué.
27:28Mais il faut être juste
27:29et il faut que tout le monde
27:29puisse recevoir
27:30les volailles
27:31qui seront bien prévues
27:32le jour du concours
27:33pour qu'ils puissent
27:34s'entraîner correctement
27:36que ça soit
27:37la Team France
27:38ou les autres.
27:39Donc,
27:40ça va demander
27:41une grosse organisation
27:42chez nous
27:42et ce qui est important
27:43c'est que le jour du concours
27:44s'il faut,
27:45je crois que ça fait
27:4624 équipes,
27:47il faudra peut-être
27:474 ou 5 volailles par équipe.
27:49Ça fait beaucoup de volailles
27:50le même jour.
27:51Il faut absolument avoir
27:52des volailles
27:53qui soient des petites sœurs
27:55calibrées
27:55du même élevage,
27:57du même abattage.
27:57Alors,
27:58attendez,
27:59excusez-moi Valérie,
27:59mais ça,
28:01c'est votre spécialité
28:02en Bresse
28:02parce que dans
28:03les Glorieuses de Bresse
28:04qui seront faites
28:05avant les fêtes,
28:06ces concours
28:07des volailles festives,
28:08il y a des concours
28:10de couples
28:10et de trios
28:11où justement,
28:12il faut une régularité,
28:14non seulement,
28:14enfin,
28:15une qualité du produit,
28:16mais une régularité
28:17d'une bête
28:18à l'autre,
28:19pouvoir servir
28:19en fait,
28:20tout le monde
28:20de la même façon.
28:23Exactement.
28:23En fait,
28:23le concours,
28:24il est basé là-dessus,
28:25c'est qu'un lot
28:26de quatre volailles,
28:27que ce soit quatre chapons,
28:28quatre poulards,
28:29il doit être parfait,
28:29c'est-à-dire qu'on doit avoir
28:30des clones presque,
28:33mais au moins des jumeaux.
28:36Sans intelligence artificielle,
28:37là,
28:37c'est vraiment
28:38l'intelligence humaine,
28:39il faut vraiment avoir
28:40des volailles
28:41qui soient identiques,
28:43donc je vous laisse imaginer
28:44que si c'est pour avoir
28:45150 volailles identiques,
28:47il faut en avoir
28:48beaucoup,
28:49beaucoup,
28:50pour pouvoir trier,
28:51trier,
28:51trier des lots
28:52qui soient équitables
28:54pour tout le monde.
28:55D'accord.
28:57Alors ça,
28:57c'est le côté lumineux
28:59et solaire
29:01de votre activité,
29:02le plus beau poulet
29:04qui soit en France.
29:05À côté de ça,
29:06vous êtes largement impacté
29:09par les conditions économiques
29:11qui touchent tout le monde,
29:13mais en particulier
29:14des produits,
29:15je dirais,
29:16haut de gamme,
29:17parce que tout se répercute
29:19dans les coûts
29:19et notamment
29:19les coûts d'énergie
29:22qui impactent vos transports,
29:23qui impactent aussi
29:25l'élevage,
29:26du coup,
29:27la filière ne va pas très bien.
29:30En fait,
29:30la filière est dans
29:31des périodes
29:32extrêmement compliquées,
29:33alors je dirais
29:34que les choses
29:35se compliquent
29:36depuis 2020,
29:37on vient de passer
29:396 ou 7 ans
29:40avec tout le temps
29:41des complications,
29:42en fait,
29:43depuis ce fameux Covid,
29:45et dire que oui,
29:46depuis 2020,
29:48les choses se dégradent.
29:50Il n'y a pas une année
29:50où vous êtes tranquille
29:51ou vous refaites la cerise ?
29:54Non.
29:55Chaque fin d'année,
29:57on souhaite un joyeux Noël
29:58et une bonne année
29:59et on se dit
30:00que ça ne pourra pas être
30:01pire que l'année d'après
30:01et finalement,
30:03c'est rebelote.
30:04Donc,
30:05oui,
30:05ce n'est pas pire,
30:06c'est rebelote.
30:06En fait,
30:07ce qui manque beaucoup
30:08depuis 2019,
30:09c'est de la sérénité
30:10et c'est compliqué
30:11de travailler
30:12sans sérénité.
30:13Donc,
30:13oui,
30:14on est impacté
30:14par plein de choses.
30:16On est déjà impacté
30:18cette année
30:19par la sécheresse
30:20qui a été absolument
30:20terrible en Bresse
30:22où on a des récoltes
30:23de maïs
30:24qui sont absolument
30:25catastrophiques.
30:25Parce que le maïs,
30:26ça demande de l'eau,
30:27il faut le savoir.
30:29Alors,
30:29oui,
30:29ce qui est paradoxal,
30:30c'est qu'en Bresse,
30:31on a la chance
30:31d'avoir des sols
30:33très argileux
30:33avec des très bonnes
30:34quantités d'argileux.
30:35On conserve quand même
30:36une humidité naturelle
30:37mais là,
30:38on est arrivé à un stade
30:39où cette année,
30:40ça a été vraiment terrible.
30:41Donc,
30:42on a,
30:42je pense,
30:43entre 20 et 25% maximum
30:46de récolte de maïs
30:47par rapport à d'habitude.
30:49Et là,
30:50c'est très compliqué
30:50puisqu'on a interdiction
30:52de nourrir de la volaille
30:53de Bresse
30:53avec un maïs
30:54qui est d'appellation
30:56d'origine protégée.
30:58Donc,
30:59en fait,
31:00pour résumer,
31:00l'année 2027,
31:02le nombre de poulettes Bresse
31:03va dépendre
31:04du nombre
31:05de kilos de maïs.
31:06Voilà.
31:07Aïe, aïe,
31:08pour commencer avec.
31:09Eh oui,
31:10vous êtes
31:11trop t'injanté
31:11par la nourriture,
31:13en fait.
31:13On a donc un souci,
31:15c'est que
31:18le maïs et le lait
31:19qui sont nécessaires
31:20à l'engraissement
31:20des volailles de Bresse,
31:23ça coûte quand même
31:24assez cher.
31:26Et là,
31:27on va se retrouver
31:27vers une pénurie
31:28de matières premières.
31:29Donc,
31:29en fait,
31:30la pénurie de matières premières
31:31va empêcher
31:32un certain volume
31:33de volailles,
31:33tout simplement.
31:35Et sans compter,
31:36évidemment,
31:37le transport
31:38directement impacté
31:39par les prix
31:40des carburants,
31:41parce que chez vous,
31:43ce n'est pas des SMI
31:43qui quittent
31:45vos ateliers,
31:46c'est souvent
31:47des petits camions,
31:48des camionnettes,
31:49des fourgonnettes.
31:51Donc,
31:51ça coûte cher
31:52parce qu'il n'y a pas
31:52d'économie d'échelle.
31:53C'est ça que je veux dire,
31:54on ne transporte pas
31:54des palettes,
31:55des multi-palettes
31:56de volailles de Bresse.
31:58Non,
31:58parce que nous,
31:59on a une diversité
32:00de clients
32:01qui peuvent être
32:02des restaurants,
32:04des petits,
32:05des plus grands
32:06en taille,
32:07des boucheries traditionnelles,
32:09des grossistes.
32:10Néanmoins,
32:11on va d'un point A
32:12à un point B
32:13et le point A
32:15qui est le nôtre
32:16pour le client
32:17qui est le point B
32:18se fait par des transporteurs
32:19frigorifiques.
32:20Et là,
32:20on se retrouve
32:21avec des schémas
32:21qui sont très complexes
32:23parce que le coût
32:24de la course,
32:25on va dire,
32:26est en train de flamber
32:28mais d'une manière
32:29considérable.
32:31Et les positions
32:31de nos clients
32:32sont souvent
32:33entre 30,
32:3440,
32:3450 kilos,
32:35donc ça coûte
32:36très cher.
32:37Pour faire simple,
32:41chez le détaillant,
32:43chez le volailler,
32:43chez le bon boucher
32:44où on trouvera
32:45au moment des fêtes
32:46des volailles festives
32:47de Bresse,
32:48ça va représenter
32:49en pourcentage
32:50combien de plus cher
32:52que l'année dernière ?
32:53Pour que les gens
32:54s'y préparent en quelque sorte
32:55et qu'ils ne vous rendent
32:57pas responsables
32:57de ça ?
32:59Je ne suis pas certain
33:00que ça coûte
33:02terriblement plus cher
33:03si tout le monde
33:03s'est resté raisonnable.
33:04Oui,
33:04mais ça veut dire
33:05que vous rogniez vos marges,
33:06vous.
33:06Enfin,
33:07tout le monde
33:07rogne ses marges.
33:08C'est-à-dire qu'en fait,
33:10les hausses qu'on est en train
33:11de passer à notre clientèle
33:13dans les jours
33:13qui arrivent,
33:14elle a vraiment été calculée
33:17sur des euros centimes.
33:20Donc,
33:20on vient répercuter
33:21en fait simplement
33:23les coûts
33:23qu'on nous répercute
33:24en amont.
33:25Voilà.
33:26Donc,
33:26on rogne quelque part
33:27un peu tous sur nos marges.
33:28On essaie juste
33:29de tenir la tête
33:30hors de l'eau.
33:32Bon,
33:32Valérie Miral,
33:33c'est tout le mal
33:34qu'on vous souhaite
33:35en tout cas
33:35que la qualité
33:37soit au rendez-vous
33:38et ça,
33:38c'est le minimum
33:40pour une volaille
33:40comme la volaille de Brest.
33:42Vous savez quoi ?
33:42Je vous interrogerai
33:44à nouveau
33:44au moment des Glorieuses de Brest,
33:46de ces grands concours
33:46de volailles festives
33:47qui sont un des points d'acmé
33:51de l'actualité
33:52de l'agroalimentaire français
33:54juste avant les fêtes.
33:56Merci d'avoir été
33:57avec nous ce matin
33:57et courage aussi
34:00avec les équipes
34:00du Bocuse d'Or.
34:02Pas de souci.
34:02Merci Vincent Charméau.
34:03Bon dimanche.
34:04A bientôt.
34:04Mes amis,
34:05on va changer de région
34:07direction le Bordelais.
34:08Je vais vous présenter
34:09un homme important
34:10dans la restauration française.
34:12C'est le nouveau président
34:13de l'UMIH.
34:15A tout de suite.
34:17Léal Métro,
34:18premier fournisseur
34:19et livreur
34:20de produits frais
34:21et locaux
34:21aux restaurateurs
34:22partout en France,
34:23vous présente
34:24Sud Radio,
34:26Fergnot fait le marché.
34:27Oui, mes amis,
34:28j'ai dit qu'on changeait
34:29de région effectivement
34:30parce qu'on part
34:31en direction
34:31de la Gironde,
34:33Bordeaux,
34:34pour parler
34:35d'un homme
34:36qui maintenant
34:38pèse énormément
34:38dans la restauration française.
34:41C'est le nouveau président
34:42du plus important syndicat
34:44de la restauration
34:46c'est l'UMIH.
34:48L'UMI.
34:48Sud Radio,
34:50Fergnot fait le marché.
34:51On dit l'UMI,
34:52l'UMI ou l'UMIH.
34:53D'ailleurs,
34:54bonjour Franck Chomès.
34:56Bonjour Vincent.
34:56On dit l'UMI
34:57ou on dit l'UMIH
34:58où les deux se disent ?
35:00L'UMI,
35:01maintenant qu'on a eu
35:02la chance
35:02d'avoir eu
35:04un président
35:05qui a été emblématique,
35:07je crois que les gens
35:08ont pris l'habitude
35:10de dire l'UMI.
35:10C'est à vous
35:11d'être emblématique maintenant
35:12puisque vous venez
35:14de prendre la présidence
35:15après avoir été président
35:16de votre région,
35:18enfin ça fait longtemps
35:19que vous êtes à l'UMI,
35:21vous êtes enfin
35:22le président national,
35:25confédéral on pourrait dire,
35:26de ce beau syndicat
35:28qui regroupe alors
35:29les métiers de la restauration,
35:30de l'hôtellerie,
35:31d'ailleurs c'est dans l'acronyme,
35:33mais aussi les métiers
35:34de la nuit,
35:35les cafés,
35:37les restaurants,
35:37les bars,
35:37tabacs,
35:38enfin tout ce qui est
35:39des commerces
35:40autour de la restauration
35:41et de la boisson.
35:42C'est exactement ça,
35:44c'est ce qu'on appelle
35:44le métier
35:46CHR d'été,
35:48donc café,
35:48hôtel,
35:49restaurant,
35:50traiteur
35:51et nuit.
35:53Bon,
35:53alors c'est assez large.
35:54Combien d'adhérents
35:55en France
35:56l'UMI,
35:57Franck Chomès ?
35:58On est le premier
36:00syndicat patronal
36:01de notre secteur
36:02d'activité
36:02avec un peu plus
36:04de 35 000 adhérents
36:07et si tout se passe bien,
36:09nous risquons d'avoir
36:11l'ex-CHR
36:14Île-de-France,
36:15GHR Île-de-France
36:16qui va venir nous rejoindre
36:17et qui sont 2 000 de plus,
36:18donc nous pensons
36:19d'ici la fin de l'année
36:21passer à 37 000 adhérents
36:24sur tout le territoire français
36:26et nous sommes
36:26le troisième syndicat patronal
36:28de tous secteurs confondus.
36:29Bon,
36:30alors c'est un secteur
36:32qui est important,
36:32qui est particulièrement impacté,
36:34j'allais vous dire,
36:35un sacré cadeau
36:36dans la corbeille
36:37de la mariée
36:39du nouveau président,
36:40arrivé dans ces périodes
36:42aussi troublées
36:44avec nombre de commerces
36:46et notamment,
36:47ça peut être étonnant
36:48parfois,
36:48des commerces justement
36:49de bouche
36:50et de restauration
36:52qui sont impactés
36:53par les manifestations
36:54et les actes de vandalisme.
36:55C'est d'ailleurs assez étonnant
36:57parce qu'on pourrait se dire
36:57que les pilleurs,
37:00comme on les appelle,
37:01vont plutôt vers
37:02des biens de consommation,
37:03il n'y a pas grand-chose
37:04à voler dans un restaurant
37:05ou dans un hall d'hôtel
37:07ou enfin voilà.
37:09Donc c'est du saccage
37:10pur et simple.
37:12Oui,
37:13mais c'est pour cela
37:14qu'on est extrêmement meurtris
37:16et que notre profession
37:18est déçue
37:18puisque toutes les manifestations
37:20qu'il y a eu auparavant,
37:21même les Gilets jaunes
37:22en 2018,
37:24on n'a rien subi
37:25comme vous le dites,
37:26Vincent,
37:27il n'y a rien à voler
37:28à part des couteaux,
37:29des fourchettes
37:29et des panières à pain.
37:30On a toujours été épargnés
37:31et puis je crois
37:32que même
37:33on a connu
37:34dans l'ancien temps
37:35les manifestants
37:36venir prendre un verre
37:38dans un café
37:39même si c'était
37:40le chemin
37:40de la manifestation.
37:42Et là,
37:42aujourd'hui,
37:43on est confronté
37:44à une nouvelle
37:48vague
37:49de destruction totale
37:51et bien évidemment
37:52on est meurtris
37:53au plus profond
37:54de nous-mêmes.
37:54Parce qu'avant,
37:55effectivement,
37:56c'était en principe
37:58et je dirais
37:59en majorité
38:00des manifestants.
38:01Aujourd'hui,
38:01il vient de s'ajouter
38:02des casseurs
38:03souvent politisés
38:05et des pilleurs
38:06pour d'autres raisons,
38:08pour simplement
38:10le vol
38:10et la dégradation
38:12qui s'ensuit.
38:12Donc,
38:13c'est la typologie
38:14des gens
38:16qui manifestent
38:17et ceux
38:17qui sont autour
38:18qui a bien changé
38:19et qui vous impacte
38:20directement,
38:21vous et vos adhérents.
38:23Exactement.
38:24C'est exactement ça.
38:26Nous,
38:26bien évidemment,
38:29on comprend,
38:31dirons-nous,
38:31les gens
38:32qui manifestent
38:33et d'ailleurs,
38:34c'est un droit français
38:34qu'il faut préserver.
38:36Bien sûr, bien sûr.
38:37Mais comme je vous le disais,
38:39avant,
38:40c'était bon enfant,
38:42c'était manifester,
38:44ça veut dire
38:44ce que ça veut dire
38:45dans la définition du mot
38:47et les gens s'arrêtaient,
38:48mangeaient,
38:49buvaient dans un bar
38:50et continuaient le contexte.
38:51Oui,
38:51même si on...
38:52On dit sa colère,
38:53même si on dit sa déception,
38:54même si on gueule,
38:57ça n'a rien à voir
38:58avec ce que nous avons vécu
38:59depuis trois semaines.
39:01Oui,
39:02je crois que là,
39:03on est face
39:05à une nouvelle,
39:07dirons-nous,
39:09habitude de manifester
39:10qui devient
39:11assez clivante.
39:12Les Gilets jaunes,
39:13déjà,
39:14sur la fin,
39:15ça avait été un peu
39:16dur quand même,
39:17alors pas trop pour nous,
39:18mais déjà pour
39:19le secteur du commerce
39:21en général.
39:22Et puis nous,
39:22vous savez,
39:22on avait besoin
39:23de commerces de proximité,
39:24c'est-à-dire que
39:25toutes ces boutiques
39:26qui ont été vandalisées,
39:28pillées,
39:29volées,
39:30si elles n'ont pas
39:30de marchandises
39:31pendant les fêtes de Noël,
39:33qui est la plus grosse période,
39:34les gens ne viendront pas
39:35dans les centres-villes
39:36et ne viendront pas
39:37dans nos établissements.
39:38Donc on est extrêmement
39:39solidaires avec ces gens-là.
39:40Oui,
39:41et puis il faut penser aussi
39:42à vos adhérents hôteliers
39:44parce qu'évidemment,
39:45ça impacte le tourisme
39:46en dehors de,
39:47en direct,
39:48les commerces
39:49qui sont touchés.
39:49C'est aussi l'image
39:50de la France
39:51et donc le tourisme
39:52et donc un manque
39:53à gagner énorme
39:54pour l'hôtellerie française.
39:56Alors là,
39:57on a déjà enregistré
39:58entre,
39:59dirons-nous,
39:5940-45%
40:01d'annulations
40:02pour les vacances.
40:04Donc c'est
40:04assez catastrophique.
40:05Vous avez vu cette vidéo
40:07d'un Chinois
40:08qui fait le tour de Paris
40:09comme on fait
40:09un Paris Tour,
40:10mais un Paris Tour
40:11qui brûle
40:12avec des voitures roulées,
40:14etc.
40:14C'est terrible,
40:15c'est terrifiant.
40:16Non, c'est terrible
40:16et puis bon,
40:17on est quand même
40:18la première destination mondiale
40:20du tourisme.
40:21Donc comment on peut
40:23envoyer une image
40:24comme ça
40:25à tous les autres pays
40:27qui adorent notre culture,
40:28qui adorent notre pays,
40:29qui adorent notre richesse
40:31que l'on a
40:32sur ce merveilleux territoire.
40:35Donc aujourd'hui,
40:36bien évidemment
40:36qu'il va y avoir,
40:37alors il y a l'impact
40:39immédiat,
40:40bien évidemment,
40:41mais il va y avoir
40:42un second impact
40:43après puisqu'on commence
40:44à avoir une réputation
40:45d'être les champions
40:48du monde
40:48de la manifestation.
40:49Alors avant d'être
40:50le président de l'UMI,
40:51vous êtes vous-même
40:52restaurateur
40:53et traiteur
40:54à Bordeaux,
40:55comme je le disais,
40:56donc vous êtes un homme
40:56de terrain.
40:57Vous avez fait frémir
40:58certains en prenant
40:59des positions.
41:00La semaine dernière,
41:01je vous ai entendu dire
41:02j'ai peur
41:02parce que j'entends dire
41:03que certains seraient prêts
41:06à s'armer,
41:08à prôner l'autodéfense,
41:10évidemment,
41:10quand il y a une rupture
41:11du contrat républicain
41:12qui est d'être protégé
41:13par l'État
41:15et par la police.
41:17Et moi,
41:19je l'ai vécu
41:20en me disant
41:20c'est plutôt
41:21un appel du pied
41:23au gouvernement,
41:23dire occupez-vous de nous,
41:25restaurez cette sécurité
41:26plutôt qu'un appel aux armes.
41:28On est d'accord ?
41:29Mais bien sûr,
41:30Vincent.
41:31Chacun a interprété
41:33comme il a voulu,
41:34mais comme il entend.
41:36Nos opposants
41:37vont vous dire
41:38que j'ai fait
41:38un appel aux armes.
41:39Bien au contraire.
41:40Tous les gens
41:41qui me connaissent
41:42savent très bien
41:43que j'ai pu tôt.
41:44C'est pas votre genre.
41:45C'est pour ça
41:45que je voulais le redire.
41:47Écoutez,
41:48c'est gentil
41:48de me le faire préciser
41:50sur l'antenne
41:50parce que
41:51chez vos confrères
41:52du journal Estudio
41:53je l'ai redit.
41:54Mais je rappelle
41:56que le président national
41:58des chambres de commerce
41:59l'a dit également.
42:01Je rappelle
42:01que le président
42:02de la CED
42:03qui représentait
42:04les boulangers
42:05en France
42:05l'a dit également
42:06parce qu'ils ont eu
42:07les mêmes remontées
42:08que moi.
42:08Et nous,
42:09en fait,
42:09notre rôle,
42:09c'est quoi ?
42:10C'est d'alerter
42:11les pouvoirs publics
42:12et l'État
42:12de dire attention.
42:15Attention,
42:15n'allons pas
42:18franchir le pas de trop.
42:19Oui, bien sûr.
42:20Parce que moi,
42:20je suis un père de famille,
42:22j'ai ma fille
42:22qui est étudiante
42:23et je n'ai pas envie
42:24qu'un crétin
42:25de mon métier
42:26ou pas
42:27ou de notre métier
42:28sorte une arme,
42:30une batte de baseball
42:31ou quoi que ce soit.
42:31Ça va vite.
42:33Voilà,
42:33exactement.
42:34Quand on a peur.
42:35J'ai envie de dire
42:36que ça va vite
42:36quand on a peur en plus.
42:38Parce que c'est bien
42:39ça dont il s'agit.
42:39et quand on veut protéger.
42:40Et quand on veut protéger,
42:41c'est bien.
42:42Parce que je rappelle
42:43qu'il y a des gens
42:43qui ont toute leur vie dedans.
42:46Financièrement,
42:47socialement,
42:47ils font vivre une famille,
42:49c'est des économies.
42:51Certains qui ont pris
42:52des affaires récemment,
42:53ils ont des emprunts,
42:54ils ont mis en caution
42:56leur bien personnel.
42:58Et aujourd'hui,
42:59on ne se sent pas protégés.
43:01Donc,
43:02bien évidemment,
43:02on est là,
43:03nous les représentants,
43:06ce que je vous ai cité,
43:08on est là pour alerter
43:09les pouvoirs
43:10en disant
43:10protégez-nous
43:11parce que demain,
43:12si vous ne nous protégez pas,
43:13il peut y avoir
43:14franchement une dédicte de fait.
43:17à exclure,
43:18à exclure,
43:20effectivement.
43:20Je ne trouvais pas le mot,
43:21merci,
43:22mais je suis un peu ému
43:23parce que moi aussi,
43:24ça me bouleverse.
43:25En un mot,
43:27Franck,
43:28moi,
43:29j'avais envie de savoir,
43:30au fond,
43:30vous arrivez à l'UMI,
43:32c'est quoi le projet
43:34que vous portez ?
43:35Sur quel projet
43:37vous avez été élu ?
43:38Qu'attendent vos adhérents ?
43:40Hormis,
43:40évidemment,
43:41toute cette période
43:42à passer
43:43et à passer
43:44dans les meilleures conditions ?
43:46Alors,
43:47déjà,
43:47on a fait une campagne
43:48sur trois mots,
43:50c'est-à-dire défendre,
43:51continuer les dossiers
43:53qui sont,
43:53bien évidemment,
43:54engagés
43:55dans toutes les branches,
43:56que ce soit dans l'hôtellerie,
43:57dans la restauration,
43:58chez les traiteurs,
43:59les cafés-bars,
44:00il y a des dossiers
44:00tous les jours.
44:01Donc cela,
44:02il faut continuer
44:02à les défendre,
44:03bien évidemment,
44:04et monter au créneau
44:06avec l'État.
44:08Bon,
44:09je ne vais pas
44:11vouloir faire
44:11une différence
44:12avec mon prédécesseur
44:13parce que j'ai beaucoup estimé.
44:13Donc la continuité,
44:14ça c'est votre premier...
44:16La continuité,
44:17la continuité,
44:18après c'est l'être humain
44:20qui changera,
44:21le tempérament de la personne.
44:23On connaît
44:23les remarques
44:24plus qu'il ne faut,
44:25ses qualités
44:26sont indiscutables
44:28et on a eu la chance
44:29d'avoir un président
44:30de cette envergure.
44:32Après,
44:32il a fait son caractère
44:33et j'ai le mien.
44:34et oui,
44:35je suis plus dans le frontal
44:36parce que j'ai fait
44:37du sport collectif
44:39et content.
44:41Évidemment,
44:42on est obligé
44:42d'aller à l'affrontement
44:44et lui,
44:45il avait un autre affrontement,
44:46il était sur un sport individuel
44:48puisque c'est...
44:50Vous êtes moins zen,
44:51vous.
44:51Vous êtes plus rugby
44:52et vous êtes de bègle,
44:53non ?
44:54Je crois.
44:54Oui,
44:55c'est ça,
44:55exactement Vincent.
44:56C'est l'UBB
44:57qui coule dans vos veines.
44:59Exactement,
45:00vous avez raison.
45:01Ça,
45:01c'est le premier mot.
45:01Le deuxième mot,
45:02c'est s'adapter.
45:05S'adapter,
45:06ça fait maintenant
45:07quelques années
45:08qu'on s'aperçoit
45:08que le changement
45:10de consommation
45:11est là,
45:12les gens veulent
45:13se loger différemment,
45:14les gens veulent
45:15se restaurer différemment,
45:18l'IA est arrivée,
45:21tout ce qui est,
45:22dirons-nous,
45:23réseaux sociaux sont là.
45:24Donc,
45:24il faut qu'on arrive
45:25à s'adapter,
45:26il faut qu'on prenne
45:26le train en marche
45:27et qu'on évite
45:29de rester à quai
45:29et qu'on monte dans le train.
45:30Donc,
45:30ça,
45:31c'est le deuxième mot,
45:31s'adapter.
45:32Et puis,
45:33le troisième mot
45:33qui est pour moi
45:35presque le plus important
45:36et qu'on aurait pu mettre
45:37en premier,
45:38c'est rassembler.
45:39Ah,
45:40bah oui.
45:40Il faut qu'on soit unis
45:41et pour arriver
45:43à gagner des combats,
45:43ça fait trois ans et demi
45:44que je suis,
45:47dirons-nous,
45:48face au ministère,
45:49je rappelle que j'ai eu
45:50quatre ministres
45:51en trois ans et demi,
45:53donc je sais
45:53comment ça fonctionne
45:55et ils savent nous dire
45:56que des fois,
45:57nous ne sommes pas unis
45:58et ils jouent
45:59de cette,
46:00dirons-nous,
46:01de cette position.
46:02Donc,
46:02rassemblons-nous,
46:04soyons unis,
46:05l'avant-m'entre-linge de salle
46:06en famille,
46:07entre quatre murs
46:08et puis après,
46:09ça ira mieux
46:10pour défendre
46:11les adhérents
46:12et s'adapter.
46:13Ça veut dire que bientôt,
46:14l'UMI changera de nom
46:15et s'appellera l'Uni.
46:17Il n'y a qu'un N.
46:19Enfin,
46:20quelque chose comme ça.
46:23J'ai un slogan,
46:24je crois que,
46:24je vous l'avais dit
46:25lors d'un congrès,
46:27vous étiez notre,
46:28dirons-nous,
46:29notre speaker préféré.
46:32Restons unis,
46:33restons UMI.
46:34Eh ben voilà.
46:36Merci.
46:37Donc,
46:37vous avez deviné,
46:38Vincent,
46:39comment je vois
46:41cette belle maison
46:41que l'on partage
46:43tous ici.
46:43Bon,
46:44je souhaite
46:46un dimanche
46:47tranquille,
46:48enfin,
46:48si possible,
46:49à vos adhérents
46:50et à tous les commerçants
46:52partout en France.
46:53Le plus tranquille possible,
46:54l'émission s'achève.
46:55Je me sens bien évidemment
46:56solidaire
46:57et plein de compassion
46:58pour tous ces commerçants
46:59qui ont été
47:01saccagés
47:01souvent
47:02juste parce que
47:02leur établissement
47:03était au mauvais endroit
47:04sur le chemin
47:05des vandales.
47:06Allez,
47:07on se dirige
47:07vers le flash de 11h
47:08et ensuite,
47:09vous retrouverez
47:10la vie devant nous,
47:11l'émission de Laurent Pernas
47:12qui vous assure
47:13des lendemains
47:14qui chantent un peu.
47:15On en a tous besoin.
47:17Bon dimanche à tous.
47:18Un dimanche
47:19plus tranquille,
47:20comme je disais,
47:20enfin,
47:20j'espère.
47:22Léal Métro,
47:23premier fournisseur
47:24et livreur
47:25de produits frais
47:26et locaux
47:26aux restaurateurs
47:27partout en France,
47:28vous a présenté
47:29Sud Radio,
47:31Perniaud fait le marché.