- il y a 10 heures
Avec Cyrine JARRETIE, Cheffe – L’Ermitage St Antoine (à Barbizon)
/ Paul-Henri CAUDRELIER, apiculteur en Forêt de Fontainebleau / Frédéric CASSEL, pâtissier à Fontainebleau / Alexandre MAZZIA Chef 3*** à Marseille
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Art et designTranscription
00:00Les Halles Métro, premier fournisseur et livreur de produits frais et locaux aux restaurateurs partout en France, vous présente.
00:08Sud Radio, 10h-11h, Fergnaud fait le marché.
00:12Mesdames et messieurs, bonjour. Je suis un petit peu bouleversé ce matin, oui.
00:17Disons les mots, je suis bouleversé.
00:19La canicule ne suffisait pas, les canicules ne suffisaient pas.
00:23Il fallait que le feu s'en mêle et qu'il vienne frapper aux portes de l'île de France,
00:29en Seine-et-Marne et en Essonne, à cheval sur les deux départements dans la forêt de Fontainebleau, qui est
00:34un site absolument exceptionnel.
00:36Mais pourquoi est-ce que ça m'a bouleversé particulièrement ? Eh bien, je vais vous le raconter tout de
00:41suite.
00:42Sud Radio, Fergnaud fait le marché.
00:45En fait, cinq jours avant ce drame, cet incendie de forêt qui a pris le week-end dernier en forêt
00:53de Fontainebleau,
00:54cinq jours avant, j'étais moi-même sur place, oui.
00:58J'avais proposé à ma famille, en pleine canicule, d'aller faire une promenade en forêt pour prendre un peu
01:04de fraîcheur.
01:05Ça faisait longtemps que je n'avais pas été en forêt de Fontainebleau
01:07et je me trouvais le mardi, juste avant l'incendie, dans les gorges d'Apremont,
01:11là où le foyer a pris, en fait, l'origine de cet incendie monstrueux qui a emporté presque 2000 hectares.
01:20Eh bien, après, nous sommes allés prendre un verre d'orangeade et une glace à Barbizon
01:27qui se trouve à quelques kilomètres de ce point.
01:29Et nous sommes tombés sur une chef-famie qui vient d'ouvrir, il y a quelques mois, un restaurant.
01:38On va vous raconter l'histoire. C'est Cyrine Jarty.
01:40Bonjour, Cyrine.
01:42Bonjour, Vincent.
01:44J'ai dit la vérité. On est vraiment tombés l'un sur l'autre.
01:48On se connaissait déjà.
01:50Donc, on était attablés dans Barbizon, bien loin de penser au drame qui se tramait.
01:57Et pourtant, il y avait des prémices parce qu'évidemment, en temps de canicule,
02:01quand la forêt est complètement sèche, j'avais vu tous les panneaux qui interdisaient les feux.
02:07Les fumeurs devaient faire attention, ne pas laisser des objets qui puissent refléter le soleil.
02:13Enfin, toutes les précautions étaient prises, sauf les précautions contre la malveillance.
02:18On est en train de le découvrir.
02:19Mais Cyrine, vous me disiez en préparant cette émission que quand je suis venu,
02:25donc la semaine précédente, qu'il y avait déjà eu une alerte autour d'un camping ou de campeurs ?
02:31Alors, sur Barbizon, mercredi dernier, nous avons eu des campeurs qui ont eu la bonne intelligence d'allumer un barbecue.
02:40Ah, super. Effectivement, c'est très malin.
02:43Alors, je dirais, heureusement pour eux, ça a été éteint et circonscrit.
02:51Malheureusement, pour les riverains de la forêt de Fontainebleau, parce que c'est immense, la forêt de Fontainebleau,
02:59c'est une catastrophe naturelle incroyable.
03:01C'est la première fois, je le rappelle, mais tout le monde vit à l'heure de cet incendie de
03:06forêt qui, maintenant, est contenu.
03:09Et je dirais que c'est la première fois qu'il y avait des Canadaires en Ile-de-France.
03:13Pour vous, ça a été un choc, évidemment, parce que ça a bouleversé la vie du massif forestier qui est
03:19le cœur de la région.
03:23Absolument. Et puis, c'est comme vous le disiez, le poumon de l'Ile-de-France.
03:28Et ça nous rappelle aussi à quel point une situation peut passer de difficile avec la canicule à catastrophique avec
03:39un feu de forêt d'une telle ampleur.
03:42Ça en est presque un corollaire, parce qu'évidemment, en temps de canicule, ça sèche.
03:46Et quand ça sèche, l'herbe flétrit, jaunit, les bois sont secs et évidemment, il suffit d'une étincelle.
03:52Mais revenons d'abord à notre sujet qui est, avant tout, l'ouverture, il y a six mois, de votre
04:01restaurant à Barbizon, l'Hermitage Saint-Antoine.
04:05Comment avez-vous eu l'envie d'aller vous installer aux abords de la forêt ?
04:12Alors, Barbizon et les alentours, c'est une région qui m'est chère à mon cœur,
04:17parce que j'ai grandi dans un petit village du parc régional du Gatinelle.
04:22Donc c'est un lieu que je connais très bien, c'est un terroir que je connais très bien.
04:28Et il y a un moment donné, ce côté où on a envie de revenir à nos racines.
04:33Et ce restaurant, ça a été une évidence, ça s'est fait.
04:37Et je crois beaucoup au destin.
04:40Oui, parce que vous avez un petit peu bourlingué, je dirais, et là, vous avez eu envie de vous fixer
04:46avec votre établissement.
04:49Exactement, absolument.
04:50J'ai vécu très longtemps à l'étranger.
04:53Après, je suis revenue sur Paris parce que Paris est une des plus belles capitales du monde, selon moi.
04:59Et j'ai fait mon temps, donc je suis revenue dans ma région.
05:04Cyrine Jarty, l'Hermitage Saint-Antoine, parlons du restaurant, c'est quel type de restauration ?
05:11Parce que Barbizon, c'est un peu particulier, c'est un village extrêmement touristique.
05:16Beaucoup de Japonais, notamment, qui ont, comment dire, une admiration sans limite pour le peintre Millet.
05:23Je veux dire, c'est presque...
05:24Il viendrait en France, ne serait-ce que pour voir le site où a été peint l'Angélus.
05:29Et donc, il y a cette admiration pour Millet qui attire des cartes de Japonais.
05:35Mais c'est aussi un village écrin, un village bijou dans cette région.
05:42Absolument, nous avons énormément de chance parce que le maire du village a su donner un nouvel élan, je trouve,
05:51après l'événement, l'épisode du Covid sur Barbizon, où les touristes reviennent.
05:58Alors, notamment les Japonais, mais également les Américains et plein de nationalités.
06:03Donc, c'est absolument incroyable.
06:05Et l'idée, en effet, pour faire un croisé avec l'impressionnisme et l'histoire du village,
06:14j'ai eu l'envie, en fait, que mon...
06:15Alors, j'ai mon restaurant gastronomique, mais j'ai également fait une partie de tapas et d'épiceries fines,
06:21un peu haut de gamme, mais à des prises abordables.
06:25Et l'idée, c'était que les plats ou les propositions culinaires reflètent l'âme du village.
06:33Donc, j'ai des plats qui sont très végétalisés, très fleuris, un peu comme un tableau.
06:40Oui, oui.
06:41Et avec aussi ce côté parfois très traditionnel, pour replonger un peu dans l'ambiance de la fin du 19e
06:49et du début du 20e,
06:51enfin, retrouver un peu de l'ambiance de Barbizon, quoi, de l'époque.
06:55Oui, exactement.
06:56Le restaurant gastronomique, il est...
07:01Alors, j'ai tout refait, mais il est dans son jus.
07:04C'est-à-dire que, pour moi, un touriste, ou d'ailleurs un local,
07:10l'idée de aller au restaurant, c'est de retrouver cette âme un peu des vieilles maisons gastronomiques qu'il
07:15y avait,
07:16comme la mer Brasier, bon, je... voilà.
07:19Et c'est ce qui m'a toujours plu, en fait, dans l'histoire de la gastronomie française.
07:24Et j'avais envie que ce restaurant-là ait une âme.
07:26Voilà.
07:26Alors, par chance, on s'est retrouvé à Barbizon parce que c'est à quelques kilomètres des gorges d'Apremont,
07:33là où je m'étais promené en famille, comme je vous l'ai dit.
07:36Par chance, le vent a soufflé plutôt vers le sud.
07:40Du coup, Barbizon a été épargné, alors que le sud du massif a été extrêmement touché.
07:47Jusqu'aux abords, on va dire, pour ceux qui connaissent un peu la région de Midi-la-Forêt,
07:51c'est-à-dire côté Essonne, parce qu'il faut savoir que ce massif,
07:54il est aussi à cheval sur le département de l'Essonne, à côté de la Seine-et-Marne.
07:58En fait, le feu a enjambé l'autoroute, ce qui explique que l'autoroute A6 a été fermée complètement si
08:04longtemps.
08:05Aujourd'hui, vous avez complètement changé votre vie quotidienne
08:14parce que vous êtes passée de restaurants ouverts au tourisme, etc.,
08:18pratiquement à cantine pour les pompiers et pour les sauveteurs pendant tout le temps de l'incendie.
08:24Alors, c'est vrai qu'il y a une mobilisation générale très importante et très touchante.
08:33Donc, par des particuliers, mais également nous, les commerçants et les restaurateurs,
08:38où nous sommes tous mobilisés.
08:40Vous êtes mis à disposition, en fait, de ceux qui venaient lutter contre le feu, c'est ça ?
08:45Oui, alors, il y a eu des listes qui ont été établies pour, notamment, les denrées alimentaires.
08:51Donc, les restaurateurs, on a beaucoup donné.
08:55Il y a également les pharmacies, le boulanger qui a apporté le pain, les madeleines, les invendus.
09:00Guillaume, celui qui est en place de chez vous, là ?
09:02Oui, exactement.
09:04Je pense à Guillaume, je pense aussi à la pharmacie du village qui a donné des kits.
09:11On n'y pense pas, mais en fait, les kits dentaires, les brumisateurs.
09:14Bien sûr.
09:15Il y a aussi la fromagerie qui a donné beaucoup de choses.
09:18Enfin, tous les commerçants, de toute façon, se sont mobilisés.
09:23Et pas que, il y a aussi les particuliers.
09:27Et on a essayé de rassembler des vivres pour les aider, parce que ça a été important.
09:34Ça a été non-sop, c'était nuit et jour pour nous protéger et nous préserver de ce terrible feu
09:40qui avançait et se propageait à une vitesse phénoménale.
09:47Je voulais vous avoir parce que, voilà, je trouve que cet effort, vous le portez, vous le symbolisez,
09:53Cyrine, ouvert il y a six mois, déjà, je dirais, dans le drame de ces feux.
09:59Et alors, vous, si Barbizon n'a pas été touchée par le feu, dans le même temps,
10:03et pour cause de canicule, vous allez nous expliquer pourquoi,
10:06vous avez eu une inondation dans le restaurant cette semaine en plus ?
10:10Oui, alors, ce sont les joies du métier.
10:13C'est-à-dire qu'en plus, j'ai la chance d'être chef et gérante de mon établissement.
10:18Donc, je suis mobilisée quasiment sept jours sur sept pour mon restaurant.
10:25Et sur la partie opérationnelle et logistique, je suis devant et derrière.
10:31Oui, oui, oui, à tous les postes.
10:33C'est rare dans un métier.
10:34Oui, oui.
10:34Voilà, c'est très rare.
10:36Mais c'est vrai qu'on a un métier extrêmement compliqué
10:40parce qu'on dépend complètement de la météo.
10:45Et quand on parle des causes environnementales que l'on subit à l'heure actuelle,
10:50eh bien, on est en première ligne.
10:52On pense toujours, en effet, aux gens du bâtiment,
10:54mais également, les personnels de la restauration sont en ligne de front
11:00parce que dans les cuisines, nous, on a eu 62 degrés.
11:03Voilà, en période de véhicule.
11:0462 degrés pendant les services, quoi.
11:07Eh oui.
11:09Et résultat, je ne trahis rien en disant que le matériel a tellement souffert,
11:15et notamment les chambres froides, les frigos, que ça a pété, quoi.
11:18Oui, exactement.
11:20Et même en réinjectant du gaz, on a les frigos qui tiennent 15 jours
11:27et puis c'est rebolote.
11:28Il faut refaire venir en urgence.
11:33Voilà, exactement.
11:34Donc, c'est terrible parce qu'on doit déjà manager des denrées alimentaires
11:40fragiles et sensibles toute l'année.
11:42Alors, vous imaginez bien quand on doit respecter nos denrées alimentaires
11:48avec des chaleurs pareilles, c'est très compliqué, c'est très difficile
11:52et on a beaucoup de pertes.
11:53Et alors, aujourd'hui, qu'est-ce qu'il en est du restaurant ?
11:56Est-ce qu'il est en activité ?
11:57Est-ce que vous servez à nouveau des repas ?
11:59Est-ce que vous accueillez à nouveau des touristes ?
12:02Bien sûr, absolument.
12:03Alors, le restaurant gastronomique, j'ai pris la décision de le fermer pendant l'été,
12:09mais ça m'a permis de me concentrer sur la partie tapas et de développer.
12:13Enfin, les clients me disent, mais ce n'est pas du tapas, c'est hyper travaillé.
12:16Mais j'ai eu envie de faire un tapas très travaillé, très joli.
12:22Avec des jolis produits de saison, locaux, pour tout ce qui touche aux fruits et légumes.
12:31Et ça fonctionne bien, les gens sont contents.
12:34Parfois, les gens sont un peu impatients, mais c'est aussi pour ça que je suis contente
12:38qu'on puisse échanger parce qu'il faut vraiment que les gens soient
12:43beaucoup plus avertis sur le métier que l'on pratique.
12:47Et surtout en période de crise, surtout en période de crise comme celle-là.
12:54Vous demandez en fait que vos clients soient indulgents,
12:57que le client ne soit pas roi et qu'il soit compréhensif.
13:01Mais c'est bien la moindre des choses, Cyrine Jarty.
13:03Restez avec moi parce que j'aimerais qu'on parle d'un autre corps de métier.
13:07Ce sont les agriculteurs qui entourent le massif forestier et qui, eux aussi, ont beaucoup souffert.
13:13Allez, à tout de suite.
13:14Les Halles Métro, premier fournisseur et livreur de produits frais et locaux
13:19aux restaurateurs partout en France, vous présente.
13:22Sud Radio, 10h-11h, Ferniaud fait le marché.
13:26Toujours au téléphone ce matin avec les riverains du massif forestier de la forêt de Fontainebleau.
13:33parce qu'on est tous sous le choc.
13:35La France est sous le choc.
13:36Alors, à chaque incendie de forêt, que ce soit ici,
13:39mais plus généralement dans les régions sud du pays,
13:43mais c'est rare que ça vienne aussi loin, aussi haut et aussi fort jusqu'en Ile-de-France
13:49comme cet incendie de forêt de Fontainebleau qui est aujourd'hui maîtrisée,
13:53mais pourtant a fait énormément de dégâts.
13:56Je suis avec Cyrine Jarty qui est restauratrice à l'Hermitage Saint-Antoine à Barbizon
14:00aux abords de la zone incendiée.
14:03Et on va passer immédiatement un petit coup de fil à un de ses fournisseurs favoris.
14:11Cyrine Jarty, quand je vous ai parlé des métiers impactés, des agriculteurs,
14:17vous m'avez tout de suite évidemment cité vos fournisseurs
14:20parce que vous fournissez principalement et je dirais de façon première
14:25dans l'entourage du massif forestier.
14:27Il faut dire que ces champs qui se trouvent autour de la forêt de Fontainebleau
14:32font partie de la fameuse ceinture verte d'Ile-de-France qui sert Paris et pas seulement,
14:37et toute la région.
14:38Et vous m'avez parlé d'un homme tout d'abord.
14:41Vous m'avez dit qu'il faut absolument que vous passiez un coup de fil à Paul-Henri Coudrelier
14:45parce qu'il est apiculteur et là je dirais qu'on cumule les problèmes de faune et de flore pour
14:53le coup
14:53parce que l'abeille est certes un animal, même s'il est élevé et il a sa part de sauvage
14:59et puis surtout il se nourrit évidemment de ce qu'il trouve dans et autour du massif forestier.
15:04Alors on lui a passé un coup de fil.
15:06Bonjour Paul-Henri.
15:07Bonjour.
15:08Je disais que votre abeille, vos abeilles, elles symbolisent un petit peu aujourd'hui
15:14les dégâts qui sont inhérents et qui sont, je dirais, causés par cet incendie de forêt
15:21parce que l'abeille, il n'y a pas un animal qui vit plus en symbiose avec son biotope.
15:28C'est tout à fait vrai. En plus d'avoir les problèmes que nous rencontrons cette année
15:35liés aux canicules successives, l'incendie qui n'est pas encore complètement éteint
15:43de la forêt de Fontainebleau n'est pas très loin de Méruches.
15:48Vous êtes situés où ? Enfin vos riches, elles sont où ?
15:52Méruches, alors celles qui sont dans la région de Fontainebleau sont situées à côté de Migné-la-Forêt.
15:56Oui, d'accord, bien sûr.
15:58D'ailleurs, le jour où ça s'est déclenché, j'étais aux ruches et j'ai vu le panache de
16:02fumée monter.
16:03Je pensais que ça venait de la plaine puisque les ruches sont en gros à 5 km, 6 km à
16:10vol d'oiseau
16:12du Vaudouais notamment.
16:15Et que je me suis dit mais là, si c'est un feu de plaine, je vais quand même aller
16:20vérifier
16:20parce que je me suis dit si c'est ça, j'enlève mes ruches tout de suite.
16:23Puisque elles sont dans un bois mais qui est limité, bordé de plaine.
16:29Et c'est là que je me suis aperçu que le panache de fumée venait de la direction de la
16:33forêt de Fontainebleau.
16:33Bah oui, du côté des gorges d'Apremont là où ça avait pris.
16:38Dites-moi Paul-Henri, vous dites qu'on était déjà impacté parce que la canicule, la chaleur,
16:45c'est déjà un gros risque pour les apiculteurs ou plutôt une grosse perte ?
16:52Oui c'est ça puisque s'il n'y a pas suffisamment d'humidité résiduelle, alors soit par la pluie
17:00qui peut tomber de temps en temps,
17:01soit par les rosées matinales qui n'existent plus là depuis un bon moment avec une très forte chaleur,
17:08la production de nectar naturel des fleurs est bien moindre puisque le nectar est en gros à 80% d
17:15'humidité.
17:16Oui, ah bah oui, c'est-à-dire qu'il faut pas mal d'eau en fait pour avoir du
17:19nectar.
17:21Voilà, il faut pas mal d'eau, certaines plantes sont un peu moins sensibles que d'autres,
17:25et comme la lavande par exemple, puisque maintenant on a la chance d'avoir autour de Mille à Forêt des
17:31champs de lavande
17:32qui sont récoltés pour la fabrication d'huile essentielle et qui nous permettent de produire du miel de lavande du
17:39coup.
17:40Mais on a fait une récolte qui est moitié moins que celle de l'année dernière.
17:45Paul-Henri, à quel moment on récolte le miel dans les ruches ?
17:50Alors peut-être plusieurs fois dans l'année, mais vous en l'occurrence, c'est quoi la saison forte de
17:54la récolte du miel ?
17:56Alors il y a plusieurs récoltes dans l'année.
17:58La première récolte, c'est la récolte de printemps.
18:01Oui, oui.
18:01Qui va en fonction des zones, ça va être du colza en début de saison,
18:09mais surtout moi c'est beaucoup d'aubépines.
18:11D'accord, l'aubépine c'est la rose sauvage, voilà c'est ça, le rosier sauvage en quelque sorte.
18:16C'est ça, voilà, le prunelier sauvage, le pissenlit, ça on va le récolter dès que l'acacia arrive en
18:24fleurs.
18:26Et quand l'acacia arrive en fleurs, après je redéplace des ruches sur d'autres ruchers que j'ai où
18:32il y a beaucoup d'acacia.
18:34Et là, la floraison, l'amieler peut durer une semaine ou dix jours, d'accord, d'accord.
18:41Et puis après, par la suite, je fais du châtaignier, donc je fais un miel de forêt,
18:47puisque j'ai aussi des ruches dans la nièvre, dans les grandes forêts.
18:49Oui, oui.
18:50Et du miel toute fleur d'été, qui est principalement de la ronce,
18:54mais on fait au moins, moi je fais au moins quatre ou cinq récoltes minimum dans l'année.
18:58La ronce aussi, c'est un peu une rose sauvage, enfin en tout cas c'est la même famille.
19:03Cyrine, vous me disiez, ces miels, les miels de Paul-Henri,
19:07ils sont extraordinaires en matière d'aromatique et de qualité.
19:14Absolument, parce que Paul-Henri veille à ce que ses abeilles déjà soient toujours bien exposées.
19:26C'est important l'emplacement.
19:28L'emplacement est extrêmement important.
19:31Et surtout, Paul-Henri en parlera mieux que moi, c'est au niveau de la reine.
19:38La reine, normalement, elle vit à peu près ses cinq ans, si je ne m'abuse.
19:43Et Paul-Henri, il échange les reines tous les deux, trois ans, c'est ça ?
19:47Pourquoi ? Vous voulez des athlètes ? Vous voulez des reines qui soient performantes ?
19:51Alors oui, puisque plus on a de reines qui sont performantes, plus elles plombent, plus la colonie est forte.
20:00Plus la colonie est forte, d'une part pour nous, plus on récolte de miel.
20:04Et oui, parce que le miel sert avant tout à nourrir les larves, en fait, les futures abeilles.
20:09Alors, à nourrir les futures abeilles, donc les larves et les œufs au départ, sont nourries au départ pendant trois
20:16jours avec de la gelée royale.
20:18Oui, oui, bien sûr.
20:19Et ensuite, qui est produite par l'abeille, mais qui demande aussi d'avoir de l'eau, d'une autre
20:25qualité.
20:26Donc c'est pour ça aussi que quand il n'y a pas suffisamment d'eau, nous, on met des
20:30abreuvoirs dans les ruchers.
20:32Oui.
20:32Pour que les abeilles puissent avoir suffisamment d'eau pour produire suffisamment de gelée royale.
20:36D'accord.
20:37Et au bout de trois jours, les larves sont nourries par les abeilles, par un mélange de pollen et de
20:44miel.
20:44Oui, qui est super nourrissant, évidemment, on s'en doute bien.
20:47C'est pas vrai.
20:48Rien que quand on imagine le mélange.
20:51Alors, moi, j'ai une question qui me paraît importante, Paul-Henri.
20:57En quoi cet incendie et la zone qui a brûlé va impacter le futur travail de vos abeilles ?
21:05Alors, il va y avoir des conséquences directes que moi, heureusement, je n'ai pas eues.
21:09C'est-à-dire que certains, je pense, avaient des ruches dans ces endroits-là.
21:13Donc, si elles n'ont pas pu fuir, les colonies ont disparu.
21:17Ah oui, même si la ruche n'était pas impactée directement par le feu, c'est-à-dire si les
21:23ruches n'ont pas brûlé, parce qu'on peut imaginer aussi que ça peut arriver, bien sûr.
21:27Mais même une abeille, elle est quoi ? Elle est dans un état de panique au moment où elle sent
21:36la fumée autour, le feu de forêt ?
21:38Ah ben ça, c'est évident. C'est un peu le même principe, évidemment, de façon moins importante.
21:43Que tous les animaux sauvages ?
21:44Oui, oui.
21:45Pour tous les animaux sauvages.
21:47En fait, en général, quand elles sentent la fumée, elles vont se gaver de miel et essayer de partir.
21:51Mais si elles sont prises dans l'incendie, qui en plus s'est développé très rapidement,
21:57donc il y a cette conséquence directe-là.
21:59Ensuite, le fait que toute la flore a été détruite, donc ça veut dire que les brouillères qui sont des
22:07plantes de fin de saison
22:09et qui peuvent leur donner du miel pour, elles, pour leur réserve hivernale, ça ne va pas exister.
22:16Et ensuite, il y a aussi, et ça c'est une question que je me pose, une autre conséquence,
22:21c'est-à-dire que moi, j'élève mes propres reines pour redévelopper mes colonies.
22:27Les futurs essaims, oui.
22:28Voilà, mais ces reines doivent être fécondées au bout du cinquième jour.
22:32Elles se font féconder deux fois dans leur vie.
22:34Et vous voyez, moi, mes ruches sont à peu près, je vous disais, à 5-6 kilomètres à vol d
22:39'oiseau.
22:40Et lundi, c'était irrespirable.
22:42Ah oui, bien sûr.
22:43Et on me demande si ça ne va pas avoir un impact sur la fécondation des reines,
22:47c'est-à-dire sur leur capacité à aller trouver les mâles.
22:49– Oui, évidemment, ça les déboussole complètement, à minima,
22:54je veux dire, parce que dans une colonie qui est super bien organisée,
22:57tout d'un coup, la qualité de l'air, la chaleur qui monte, et puis le stress.
23:02J'imagine que c'est une petite société qui ressent le stress, effectivement,
23:07de ces situations extrêmes.
23:10Qu'est-ce que vous pensez que ça risque d'impacter en termes de production de miel
23:16pour vous sur l'année qui suit, et peut-être les suivantes ?
23:19– Alors, sur l'année qui suit, toutes ces zones-là, de toute façon,
23:24il va falloir qu'elles se reconstituent, donc ça va forcément avoir un impact.
23:30Ensuite, bon, cette année, je vous dirais que malheureusement,
23:33ça n'a pas été une très bonne année due à ces canicules,
23:36mais après, il y a des choses que je pense qu'on ne pourra mesurer
23:39que dans le temps, l'année prochaine ou l'année suivante,
23:43à voir comment la nature va se régénérer,
23:46de quelle manière elle va pouvoir se régénérer,
23:49qu'est-ce qui va prendre le dessus, parce que…
23:50– Eh oui, on ne sait pas les espèces qui survivent
23:53et celles qui périclitent, quoi.
23:55– C'est ça, oui.
23:57Et puis c'est vraiment un endroit que je connais très bien,
23:59puisque moi, j'y ai passé toute mon enfance,
24:03ma jeunesse, à aller faire de l'escalade,
24:05aller aux champignons, donc je connais très bien tous ces coins-là,
24:08c'est des endroits qui sont très tableux naturellement,
24:12donc je pense qu'on ne peut pas mesurer aujourd'hui,
24:14d'un point de vue de l'apiculture,
24:16ce que ça va donner dans les…
24:17– C'est trop tôt ?
24:17– C'est un peu trop tôt, oui.
24:19– D'accord.
24:19En tout cas, merci d'avoir témoigné de ce drame de la forêt,
24:25Paul-Henri Caudelier.
24:27Merci, Céline Jarty, d'avoir été avec nous également.
24:30Je sais que vous serez fidèle, quelles que soient les difficultés,
24:33vous serez fidèle à votre apiculteur Chouchou et aux autres maraîchers.
24:37D'ailleurs, je vais passer un coup de fil immédiatement
24:40à un très grand pâtissier, Béli Fontain,
24:44c'est Frédéric Cassell qui est le pâtissier référence de Fontainebleau
24:49pour qu'il y parle aussi un peu des fruits et du maraîchage autour.
24:52Bonne journée à vous, remettez-vous un petit peu,
24:55d'autant qu'il fera un peu moins chaud cette semaine.
24:58Bonne journée à vous.
25:00– Merci à vous.
25:01– Merci, au revoir.
25:02– Les Halles Métro, premier fournisseur et livreur de produits frais et locaux
25:07aux restaurateurs partout en France, vous présente.
25:10– Sud Radio, 10h-11h, Fergnaud fait le marché.
25:14– Mes amis, comme on est évidemment encore sous le choc
25:17de cet incendie de forêt dans le massif de Fontainebleau,
25:21eh bien on continue à s'intéresser à l'avenir des métiers de bouche,
25:27des agriculteurs et de tout ce qui se mange et se boit dans le secteur
25:31et qui est forcément impacté par ce feu de forêt.
25:34J'ai passé un coup de fil à un grand pâtissier de Fontainebleau.
25:38– Sud Radio, Fergnaud fait le marché.
25:41– Bonjour Frédéric Cassell.
25:43– Bonjour Vincent, ça va ?
25:44– Oui, ben non, ça va, moi j'ai envie de vous demander à vous
25:47si ça va mieux déjà, une semaine après, ça va de toute façon mieux
25:53parce que le feu est contenu à ce qu'on dit.
25:56– Voilà, ça va mieux, le feu est enfin contenu,
25:59mais c'est vrai qu'on a vraiment paniqué, on était aux portes de Fontainebleau
26:02quand on voit que le golfe est à 500 mètres du rond-point le plus important
26:06et que les flammes étaient vraiment en ville,
26:08ben voilà, on pense au château, on pense aux habitants,
26:10on pense à tout le monde, on pense à la forêt surtout,
26:12mais la forêt, 35 000 hectares de dévassés, c'est une catastrophe,
26:17c'est une catastrophe, voilà, il n'y a pas d'autre mot.
26:19– Frédéric Cassell, je vous ai appelé parce que vous êtes la référence,
26:23je veux dire, quand on parle de vous, tout le monde vous connaît
26:27parce que le pâtissier, c'est un peu le passage obligé,
26:30c'est un peu aussi, je veux dire, vous faites œuvre sociale
26:35autant que les cafés, l'alcool en moins,
26:37c'est-à-dire que c'est un lieu de rendez-vous le pâtissier,
26:39c'est un lieu de rendez-vous le week-end,
26:40c'est un lieu de rendez-vous pour toutes les générations,
26:43c'est là où les gens se retrouvent,
26:44j'imagine que depuis, voilà, hier samedi, ça a dû être pareil,
26:49les gens viennent chez vous et ils parlent, ils se libèrent,
26:51la parole se libère dans votre boutique.
26:54– Oui, oui, c'est vrai que la parole,
26:55enfin, on a eu un choc quand même émotionnel avec ce qui vient d'arriver,
26:58et c'est vrai qu'au magasin, on n'entend parler que de ça,
27:01alors c'est vrai que le week-end, depuis vendredi,
27:03il y a eu le marché, encore, voilà, ce matin, il y a le marché,
27:06les gens parlent, et puis chez nous, le week-end,
27:08c'est quand même, les gens reçoivent, on est au bord de l'eau,
27:10on est au bord de la forêt, on va se promener,
27:13on va faire un tour en forêt, on va escalader,
27:16donc en fait, c'est un endroit le plus visité, presque, de France,
27:19en superficie, donc c'est énorme,
27:21et c'est vrai que ce côté, alors, c'est vrai que nous,
27:23ils viennent chercher des gâteaux, ils vont pique-niquer en forêt,
27:26ils emmènent des petites choses pour se retrouver,
27:29on est dans le côté plaisir sucré ou salé, en fait, dans notre boutique,
27:33et ça, c'est hyper important,
27:34et ça fait partie aussi de la vie familiale des Bélifontains
27:38et des gens qui habitent autour, surtout.
27:39Oui, d'autant qu'en dehors du choc direct,
27:44déjà lié à la canicule,
27:45parce que c'est pas facile d'entendre canicule,
27:47les gens ont trop chaud, on souffre,
27:49et puis évidemment, ce drame de l'incendie
27:53dont on sait maintenant qu'il est probablement,
27:55enfin, il faut toujours avoir cette présomption d'innocence
27:58dont on sait qu'il est probablement causé
28:01par la malveillance de différents personnages,
28:05toujours est-il que la ville de Fontainebleau,
28:08qui est une ville paisible habituellement,
28:10dans un massif forestier, donc,
28:11il y a un côté très green, très nature,
28:13et là, tout d'un coup, tout le monde est dans la résilience,
28:17dans le deuil,
28:18vous sentez cette souffrance, quoi ?
28:21Oui, je crois que le mot deuil,
28:22il est...
28:24Là, c'est important, ce mot deuil,
28:26parce qu'on ne sait pas quoi faire,
28:28on ne sait pas comment aider, on ne sait pas...
28:29Moi, je me suis retrouvé au rond-point,
28:32mardi, et puis je regardais, en fait,
28:33tous ces tracteurs, tous ces cultivateurs qui étaient là,
28:35qui donnaient un coup de main,
28:36j'ai trouvé ça très beau,
28:37pour moi, c'est l'image que j'avais gardée,
28:39tous ces tentes qui amenaient ça,
28:41enfin, moi, j'habite vraiment pas loin,
28:43donc j'entendais les hélicoptères passer,
28:44les canadaires,
28:45et puis quand j'ai vu tous ces cultivateurs
28:47qui avaient lâché, en fait, leur ferme,
28:50tout ce qu'ils pouvaient produire,
28:51tous ces chevaux qu'on a sauvés,
28:52quand même, 160 chevaux,
28:53qui ont été sauvés en une heure et demie,
28:55c'est énorme,
28:56et en fait, j'ai trouvé que cette résilience
28:58de tout le monde, elle était belle,
29:00en fait, c'était vraiment une chaîne humaine,
29:01et on aurait voulu faire plus,
29:02mais on ne savait pas quoi faire,
29:03vous pouvez parler d'à vos feux,
29:04parce qu'on ne sait pas faire,
29:05mais c'est ça qui était beau,
29:07et c'est ça qui est aussi la France,
29:09et quand on voit ça, on se dit,
29:10la France, c'est quand même un très beau pays,
29:11malgré ce qui vient d'arriver,
29:12je suis désolé,
29:13la France, ça reste quand même un très beau pays,
29:15et donc merci à tous ces gens qui ont aidé,
29:17à ces cultivateurs qui étaient là pour ça,
29:19parce qu'en fait, ils nous nourrissent,
29:20et puis là, en plus,
29:21ils nous aident à éteindre
29:22ce qui pourrait empêcher de nous nourrir.
29:25Je ne veux pas que les auditeurs
29:27qui nous écoutent pensent
29:29que j'ai une quelconque indifférence
29:32pour les autres feux de forêt,
29:33on sait bien que, malheureusement,
29:35c'est beaucoup plus habituel,
29:37j'en ai beaucoup fait l'écho
29:38quand c'était dans les Corbières l'année passée,
29:42là, il y a eu, même jusqu'en Bretagne,
29:45le Cap Fréel a été la froid des flammes,
29:48évidemment, dans le sud,
29:49dans différentes régions,
29:51et c'est dramatique partout,
29:52sauf que là, l'île de France,
29:54c'est vrai qu'on se sentait un petit peu protégés
29:57par le climat et par la nature du terrain,
30:00parce qu'on se disait,
30:01c'est des forêts qui sont à l'abri,
30:04parce qu'il fait toujours un peu humide,
30:05parce qu'il n'y a jamais cette sécheresse,
30:07et là, le choc, en fait,
30:08il vient de la surprise presque,
30:10jamais on n'imaginait qu'à Fontainebleau,
30:13ville paisible dans la verdure,
30:15il pourrait y avoir un feu d'une telle ampleur,
30:16on est d'accord ?
30:17– Ah ben tout à fait,
30:18et puis bon, on dit toujours
30:19que la forêt de Fontainebleau,
30:20c'est le poumon de la France, de Paris,
30:22enfin voilà, c'est ça,
30:23donc bon, c'est important,
30:25ça reste quand même un endroit très important.
30:26– Ah là, c'est un poumon de fumeur,
30:28c'est comme si on avait un gros poumon de…
30:30– Mais je pense que les gens,
30:32il faudra aussi se remettre un petit peu en question,
30:33parce que c'est toujours des accidents,
30:36alors peut-être de la malveillance,
30:37beaucoup de choses comme ça,
30:38– Souvent des accidents, oui.
30:39– Des fois, je me promène avec mon chien en forêt,
30:41je veux dire, il y a des gens,
30:42ils jettent un papier, ils jettent ci,
30:44mais quand on jette un papier,
30:44on jette un mégot, c'est pareil.
30:46– Oui, oui, c'est vrai, on ne se rend pas compte.
30:47– Parce qu'en fait, on ne fait pas attention,
30:48on ne se rend pas compte,
30:49enfin si, je pense qu'on se rend compte.
30:50– Enfin, nous, on se rend compte peut-être.
30:51– Mais tout le monde, voilà.
30:52– Mais il faut faire attention,
30:54parce que quand on a un truc comme ça,
30:56c'est catastrophique.
30:57– Alors, je sais que vous êtes un grand pâtissier,
30:59vous êtes vice-président des Relais des Serres internationaux.
31:01D'ailleurs, on avait Vincent Guerlet,
31:04il y a deux semaines, ici, dans l'émission,
31:06pour parler des glaces, des glaces chez les pâtissiers.
31:09Alors, j'imagine que vous êtes aussi très attentifs
31:12à vous servir, et notamment en petits fruits,
31:14parce que dans cette ceinture verte
31:16qu'est la Seine-et-Marne,
31:17il y a beaucoup de maraîchage,
31:18et notamment pour les petits fruits rouges,
31:20beaucoup de fruits qui viennent sur vos préparations,
31:22j'imagine, autour du massif forestier.
31:25– Nous, on travaille depuis plus de 25 ans
31:27avec un petit cultivateur qui s'appelle Damien Chardon,
31:31qui s'appelle les fruits rouges de mon jardin,
31:32qui est à chevin rillier,
31:33donc c'est à côté de Nemours,
31:35donc là, on est en plein dedans.
31:37C'est vrai que là, il m'a dit,
31:38bon, cette semaine, tu n'auras pas de fraises,
31:39parce que je fais autre chose.
31:41Mais c'est ça qu'il faut aussi faire comprendre aux clients,
31:43je veux dire, bon, il n'y a pas de fraises cette semaine,
31:44il n'y a pas de fraises cette semaine,
31:44c'est pas grave, il n'y a plus grave que ça.
31:47Et donc, se servir avec des gens
31:49qui travaillent autour de nous,
31:51c'est aussi ce qui nous fait vibrer
31:53aussi dans notre métier,
31:54c'est d'avoir des fruits qui sont cueillis le matin,
31:55qu'on reçoit chez nous,
31:57et puis c'est quand même,
31:57on dit Fontainebleau,
31:58c'est quand même la terre qui amène tout à Rangis,
32:01c'est le plus près.
32:02– Bien sûr, c'est la fameuse ceinture verte.
32:05– Voilà, la ceinture verte,
32:06où on produit vraiment un maximum.
32:08C'est pour ça qu'on a vraiment un très beau marché,
32:09nous, le dimanche,
32:10avec tous ces cultivateurs,
32:11tous ces producteurs qui viennent nous amener,
32:13de la marchandise qui est hyper fraîche,
32:16qui est très bonne,
32:17mais bon, comme tu dis,
32:19on est dans le poumon des matières premières
32:23d'Île-de-France.
32:24– Et vous avez senti que ça va mettre du temps
32:29à se résorber,
32:30je parle non pas de la nature,
32:32qui va évidemment prendre du temps
32:33à se renouveler,
32:34mais dans l'âme des Bély-Fontain
32:37et des communes environnantes,
32:40vous avez été durement impacté.
32:43– Je pense que oui,
32:44tout le monde est abasourdi,
32:45en fait, on ne sait pas quoi dire.
32:46On n'a pas de mots pour l'instant
32:48à mettre derrière ce qui s'est passé.
32:50C'est encore trop frais,
32:51c'est comme un décès,
32:52c'est comme tout, en fait.
32:53On est pris par la surprise,
32:54on est pris par la peur.
32:56Qu'est-ce qui pourrait arriver plus tard ?
32:57Parce que c'est ça,
32:58demain, c'est quoi pour nos enfants,
32:59ce qu'on va pouvoir leur donner ?
33:01Parce que tout ce qu'on a mis en place
33:02depuis 30 ans,
33:03nous, avec nos fraises,
33:04nos framboises,
33:05nous, tout,
33:06demain, ça fait quoi ?
33:07On arrête, on fait quoi ?
33:08Parce qu'en fait,
33:09on dit la chaleur,
33:10on dit si, on dit ça.
33:11Mais c'est quoi les solutions ?
33:12Qu'est-ce qu'on peut faire
33:13chacun de notre côté
33:14pour continuer à faire ça ?
33:15Parce que si on attend
33:17que tout le monde fasse quelque chose,
33:19il faut pousser les gens.
33:21Nous, je sais que,
33:22ben oui, nous, ça râle
33:23parce qu'il n'y a pas de fraisier
33:24en ce moment.
33:24Ben oui, il y en a sur le marché.
33:26Oui, ben, c'est pas celle
33:27avec qui je travaille
33:27depuis des années
33:28parce que je soutiens
33:29un agriculteur
33:31à me produire des bons fruits.
33:32Mais ça, c'est une démarche
33:34qu'on a tous positive.
33:35– Avec une grosse solidarité,
33:36une grosse solidarité
33:37dans les métiers de bouche.
33:39On avait tout à l'heure
33:40Cyril Jarty
33:41qui a ouvert son restaurant
33:43aux sauveteurs,
33:44qui a distribué
33:45beaucoup de repas, etc.
33:46Aux sauveteurs,
33:47je dis aux sauveteurs des arbres,
33:49aux pompiers,
33:52pour nourrir
33:53toute cette masse
33:53de la sécurité civile
33:55et puis des pompiers
33:56qui sont venus
33:57éteindre les incendies.
33:59– 100 personnes, c'est énorme.
34:00C'est énorme.
34:02Ça a été une chaîne humaine
34:04magnifique
34:04pour reprendre
34:08possession de ce feu
34:09et essayer de sauver
34:10ce qu'on pouvait sauver.
34:11Et puis, ça va repousser.
34:12Ça va être long,
34:13mais c'est comme une plaie.
34:15Quand on a un décès,
34:16c'est long
34:16et puis on va s'en remettre.
34:18Maintenant, il ne faut pas
34:18que ça recommence
34:19et on va tout faire pour ça.
34:21– Et puis, n'oubliez pas,
34:23Frédéric Cassel,
34:23que vous et vos gâteaux,
34:26vos desserts,
34:26vos douceurs,
34:27ce sont des petits pansements
34:29sur des gros bobos
34:30et qui font du bien au moral.
34:32Donc, vous participez
34:33à la cicatrisation
34:35de la population
34:37bellifontaine.
34:37– Bon, tant mieux, tant mieux, tant mieux.
34:40– Merci beaucoup
34:41de nous avoir répondu au téléphone.
34:43Je vous souhaite une belle journée.
34:46Allez, continuez.
34:47Allez vous occuper de vos gâteaux.
34:48C'est dimanche,
34:49c'est jour de gâteaux
34:49et il faut s'en occuper.
34:50– Merci beaucoup.
34:50Un bon week-end à tous.
34:51– Oui, merci à vous.
34:52Allez, mes amis,
34:53on va changer de région.
34:55On va descendre plus au sud
34:56et parler d'un incident
34:59qui s'est bien terminé.
35:01– Les Halles Métro,
35:03premier fournisseur
35:04et livreur
35:05de produits frais et locaux
35:06aux restaurateurs
35:07partout en France,
35:09vous présente.
35:09– Sud Radio,
35:1110h-11h,
35:12Fergnaud fait le marché.
35:14– Nous venons de passer
35:15trois quarts d'heure
35:16d'émission
35:17à, je dirais,
35:18à ressentir cette émotion
35:20des riverains
35:21du massif forestier
35:22de Fontainebleau
35:23à la suite de l'incendie
35:25maîtrisé,
35:26heureusement.
35:26Mais vous savez quoi ?
35:28Les pires incendies
35:29et quelle que soit leur taille,
35:31ça peut bien se terminer
35:32quand c'est terminé
35:33et que le phénix
35:34renaît de ses cendres.
35:36– Sud Radio,
35:37Fergnaud fait le marché.
35:39– Et c'est pour ça
35:40que ce matin,
35:40j'ai passé un coup de fil
35:42à un grand chef
35:44marseillais,
35:44c'est Alexandre Mazia.
35:45Bonjour Alexandre.
35:46– Bonjour, bonjour.
35:47Par la taille,
35:48par la taille,
35:48Vincent, par la taille.
35:49– Oui, oui, oui,
35:49je sais,
35:50je sais que c'est votre modestie
35:51de dire ça,
35:52mais vous êtes grande
35:53tous les côtés.
35:55Et pourtant,
35:56avec un petit foot truck.
35:57Mais voilà,
35:58comme quoi la taille
35:59n'a rien à voir
35:59dans l'histoire.
36:00Alors Alexandre,
36:01je vous ai appelé
36:02parce que,
36:04concomitamment
36:05à cet incendie
36:07dramatique
36:07à Fontainebleau,
36:08dont on espère
36:09que ça s'améliorera
36:11parce que la nature
36:12reprendra ses droits,
36:14eh bien,
36:14il y a eu
36:15au mois d'avril dernier
36:16un autre incendie,
36:18alors certes
36:18beaucoup plus modeste
36:19en taille,
36:20mais qui vous impactait
36:21énormément
36:22qu'était l'incendie
36:23de votre foot truck.
36:24Vous pouvez nous raconter
36:26à l'époque
36:26ce qui s'est passé ?
36:28– Oui,
36:28en fait,
36:29je dirais,
36:29malheureusement,
36:30celui-ci a été incendié
36:32dans la nuit
36:32à 3h du matin,
36:33donc il a été dévasté.
36:35– Par malveillance ?
36:36– Pardon,
36:37excusez-moi ?
36:37– Par malveillance ?
36:38– Oui,
36:39par malveillance,
36:40après la même personne
36:41a brûlé dans la même rue
36:42quatre autres véhicules
36:44dans la même semaine,
36:44donc il était vraiment…
36:45– Vous étiez au mauvais moment,
36:47au mauvais endroit,
36:47ce n'était pas contre vous,
36:49c'était contre les véhicules
36:50en général ?
36:51– Non, c'était contre
36:51les véhicules en général,
36:52et puis malheureusement,
36:53il y a d'autres personnes
36:54qui avaient par exemple
36:54un véhicule handicapé,
36:56peu cher,
36:56donc il y a toujours des gens
36:57qui sont…
36:59qui ont plus de…
36:59voilà, je pense qu'il faut savoir
37:01à un moment donné,
37:02voilà, c'était…
37:03nous on avait notre foot-trui
37:05qui a brûlé,
37:06mais j'allais vous dire,
37:07bon, les souvenirs sont restés,
37:08on avait ouvert ça avec Marco,
37:10alors évidemment,
37:10ça a mis un petit coup
37:11au moral aux équipes,
37:12parce qu'on avait l'habitude
37:13de devraient du mercredi
37:16au samedi,
37:17et puis bon voilà,
37:17ça s'arrêtait subitement,
37:18donc un sentiment au départ
37:20un peu de frustration,
37:23je dois l'avouer,
37:24et puis après,
37:25à peine en 24 heures,
37:26on a cherché des solutions
37:27pour pouvoir rebondir,
37:28ça c'était important pour nous.
37:30Alexandre,
37:31il faut dire quand même
37:32quelque chose,
37:33c'est que ce n'est pas commun
37:34un foot-truck
37:35pour un chef
37:36qui a trois étoiles
37:36au guide rouge,
37:38ce qui est votre cas,
37:39non mais,
37:39je veux dire,
37:40bon, on sait que
37:41beaucoup de ces restaurants
37:41gastronomiques triplement étoilés
37:43ou même doublement
37:44ont des annexes,
37:45ont éventuellement des bistrots,
37:47parce que c'est très difficile
37:48de gagner sa vie
37:50avec un restaurant
37:51de très très haute qualité
37:53gastronomique,
37:53donc il faut trouver
37:55comment faire vivre
37:55l'entreprise,
37:57je dirais,
37:57par différents moyens,
37:58c'est rarement
38:00des foot-trucks,
38:01le foot-truck c'est quand même
38:02la base,
38:03c'est le camion pizza
38:04du sud quoi.
38:06Oui,
38:07voilà,
38:07et puis je pense que
38:08le foot-truck nous au fait
38:09c'est aussi mon appétence
38:11pour la street-food
38:12et aussi la street-food saine,
38:14c'est ma culture,
38:15moi je suis issu
38:16du basket,
38:17du street-ball,
38:18donc c'est vrai que pour moi
38:18ça a été une évidence
38:20et puis c'est aussi
38:21un point d'ancrage
38:22pour le quartier,
38:23pour la ville
38:24et d'être un endroit
38:25où on n'y est pas
38:26et puis ça plaisait
38:27aussi à mes enfants
38:28donc c'est vrai que
38:29alors ça c'est sacré
38:30et puis
38:31c'est sacré
38:32et puis surtout
38:32d'avoir fait
38:33tous les travaux
38:34que j'ai eu,
38:35j'ai eu la chance
38:35de pouvoir faire
38:36par exemple
38:36pour les Jeux Olympiques
38:37pour Paris 2024
38:39en travaillant avec
38:40évidemment
38:40avec une traçabilité
38:41j'allais dire sans faille,
38:43c'était comment
38:43on pouvait remettre
38:44de la street-food saine
38:48avec un tarif abordable
38:50mais surtout
38:51avec des produits de qualité
38:52et une signature culinaire
38:53qui est vraiment
38:54la continuité du restaurant
38:55c'est important
38:56c'est pas de retrouver
38:58un hamburger
38:59ou c'est pas de retrouver
39:00une chose comme ça
39:01je voulais pas faire ça
39:02parce qu'il y en a
39:02plein partout
39:03et ils sont très très bons
39:04ils ont pas besoin de moi
39:05pour le faire
39:05et moi c'était justement
39:07d'avoir des créations
39:07un peu différentes
39:08pour pouvoir sublimer
39:10un peu notre région
39:11et notre terroir
39:11excusez-moi vous dites
39:12il y a d'autres
39:13qui sont très très bons
39:14ou pas
39:14je veux dire
39:15il y a toutes les catégories
39:16oui ou pas
39:16mais il n'y a aucune médisance
39:17c'est juste un constat
39:19mais il y a beaucoup de gens
39:19qui font quand même
39:20des choses très bien
39:22bien faites
39:23donc moi je m'intéresse
39:24plus à ça
39:24que aux autres
39:26on va dire
39:26le reste ça ne m'intéresse pas
39:28où est-ce qu'il est garé
39:29votre food truck
39:30qui s'appelle
39:30je l'appelle
39:31il s'appelle Michel
39:32c'est son prénom
39:33oui tout à fait
39:34il s'appelle Michel
39:35en hommage à mon grand-père
39:36mon grand-père Michel
39:37qui était pêcheur
39:38sur l'île de Ré
39:38donc c'était un peu
39:40voilà
39:40qui était un joyeux luron
39:42qui était très connu
39:43de rive doux
39:44qui voilà
39:45qui permettait
39:47à certains restaurateurs
39:48d'avoir des beaux bars
39:50des belles anguilles
39:51et donc j'ai eu la chance
39:52j'ai eu la chance
39:53d'être avec lui
39:55pendant de nombreuses années
39:56donc c'était pour moi aussi
39:56une évidence
39:57de pouvoir lui donner son nom
39:58voilà
39:59et puis
40:00rue Roca
40:00on est à 50 mètres
40:02du restaurant
40:03donc c'est vrai que
40:04c'est assez facile
40:05aussi pour les équipes
40:06parce que du coup
40:07c'est les équipes
40:07dans le 8ème
40:09dans le 8ème arrondissement
40:10nous sommes pas loin
40:11à la rue Roca
40:12on est une traverse
40:13de la rue Paradis
40:15d'accord
40:15très bien
40:16avec un petit trado-plage
40:17un petit trado-plage
40:18donc assez facile d'accès
40:19et donc j'ai une petite rue
40:21voilà
40:21qui est
40:22qui est assez extraordinaire
40:23parce qu'on lui propose
40:24des belles choses
40:25et puis c'est le
40:26c'est le Marseille vivant
40:27comme on l'aime quoi
40:28et multiculturel
40:30je s'entends
40:31parce que vous
40:32vous êtes déjà
40:32un produit multiculturel
40:34avec cette ascendance rétèse
40:36comme vous disiez
40:36votre naissance
40:38à Pointe-Noire
40:39et votre
40:41votre adoption
40:43par Marseille
40:44vous êtes l'exemple type
40:45du multiculturalisme
40:47ah bah moi
40:48à fond
40:48un grand-père
40:49un grand-père
40:50italien du nord
40:51un autre grand-père
40:52qui était
40:53qui était de Corse
40:54voilà donc du coup
40:55j'ai eu
40:56la chance de pas mal voyager
40:57effectivement comme vous venez
40:58de dire
40:59avec cette naissance
41:00à Pointe-Noire au Congo
41:01donc c'est vrai que
41:02la multi
41:03je dirais
41:03plurialité
41:04elle fait partie de mes attributs
41:05et alors
41:06elle se retrouve
41:07dans le food truck
41:08dans ce que vous proposez
41:09qu'est-ce qu'on mange
41:10dans votre food truck
41:11Michel ?
41:12alors en fait
41:13je dis Michel
41:13Alexandre
41:14oui bien sûr
41:14Michel
41:15bien sûr
41:15sans problème
41:16ce qu'il faut savoir
41:17c'est qu'on a la continuité
41:18de notre établissement
41:20donc on a la torréfaction
41:21les épices et le piment
41:22qui sont les principaux traceurs
41:23que l'on retrouve
41:24au food truck
41:25important
41:25là par exemple
41:26on a monté
41:27ce qu'on appelle
41:28un shuriken
41:29c'était un hommage
41:29aussi au chanteur
41:30de Hayam
41:31donc c'est un pain levé
41:33piment d'Espelette
41:34à la réglisse
41:34à l'intérieur
41:35on a
41:36attend
41:37excusez-moi
41:37je veux quand même expliquer
41:39pour ceux qui ne connaissent pas
41:40que le shuriken
41:41est une arme de jet
41:42japonaise
41:43c'est une étoile
41:44de jet
41:45en fait
41:46en quelque sorte
41:46ouais peut-être
41:47moi je faisais allusion
41:49au chanteur
41:49du chanteur
41:50de Hayam
41:51avec sa voix
41:52un peu roi
41:53et donc
41:56du coup
41:57il est cylindrique
41:59c'est un pain levé
42:00donc je disais
42:01piment d'Espelette
42:02à la réglisse
42:02à l'intérieur
42:04on va y retrouver
42:05une scarmosa fumée
42:06une patate douce
42:08fumée au saté
42:10avec une tombée
42:11de courgettes
42:12donc des tombées
42:13de courgettes
42:13qui sont
42:14qui sont
42:15relevées
42:16d'une eau
42:17de piment
42:18au gingembre
42:20voilà
42:20c'est quelque chose
42:21d'assez juteux
42:22on a un gel de piment
42:23par dessus
42:24avec
42:24avec
42:25ciboulette
42:26évidemment
42:27et tout ça
42:28tout ça
42:28passé au toaster
42:29donc on a quelque chose
42:30d'assez croustillant
42:32d'assez gourmand
42:33donc ça c'est
42:34par exemple
42:34ça c'est pour le
42:35pour le show week-end
42:36et puis on a par exemple
42:37là aujourd'hui
42:38on a mis en place
42:38le big brother
42:39donc c'est un pain
42:40un pain à la tomate
42:41avec une farine
42:42de noix de coco
42:44où à l'intérieur
42:45on retrouve
42:45une volaille fermière
42:46sans gluten
42:47évidemment
42:48une volaille fermière
42:49une volaille fermière
42:52maturée
42:52avec celle-ci
42:53avec celle-ci
42:54on y retrouve
42:56tout simplement
42:57une scarole
42:58une scarole
42:58légèrement vinaigrée
42:59fumée
43:00on a quelques
43:01on a quelques
43:02on a quelques
43:03tomates snackées
43:04quelques tomates snackées
43:06comment
43:07au cumin
43:08et au gingembre
43:09avec un peu de galonga
43:10et on a une tombée
43:11de choux au saté
43:12mélangée
43:12donc on a ça
43:13avec
43:13avec une crème légère
43:15écoutez c'est
43:16c'est dingue
43:16parce que
43:17on a l'impression
43:18de faire un tour du monde
43:19entre l'Asie
43:20l'Afrique
43:21le tour de la Méditerranée
43:23c'est vraiment
43:24un melting pot
43:25vos sandwiches
43:26ouais
43:27mais je pense que
43:28surtout ce qu'il faut
43:28c'est qu'il y ait
43:29de la gourmandise
43:30que ça soit lisible
43:31ça met évidemment
43:33en relief
43:34la saisonnalité
43:35surtout que ça parle
43:36ça parle
43:37ça parle à tout le monde
43:38c'est important
43:39que tout le monde
43:39justement quand vous dites
43:40tout le monde
43:40est-ce que c'est multigérationnel
43:41ou est-ce qu'il n'y a que des jeunes
43:42qui viennent chercher
43:43on a tout
43:44on a des collégiens
43:46des misséens
43:46on a des familles
43:47on a des gens
43:47qui viennent de Lyon
43:48de Lille
43:49de Paris
43:50pour venir
43:51et puis qu'ils l'emmènent
43:52sur la plage
43:53ou même des fois
43:53pour faire des repères
43:54le soir
43:54qu'ils le réchauffent
43:55c'est assez marrant
43:56même pour les bureaux
43:57par exemple
43:58donc c'est vrai que
43:59et ça a démarré
44:00début juin
44:01c'est ça ?
44:03on a démarré
44:04la semaine dernière
44:05et ça a démarré
44:07du feu de Dieu
44:07j'imagine
44:07parce que tout le monde
44:08l'attendait
44:09parce qu'évidemment
44:09quand on a un tel traumatisme
44:12je dirais
44:12un foot truck
44:13dans son quartier
44:14je vous dis
44:14c'est comme le camion pizza
44:15pour ceux qui le côtoient
44:18quotidiennement
44:18c'est la façon
44:19c'est comme un bouclard
44:21c'est comme un établissement
44:22dans la rue
44:23et tout d'un coup
44:24c'est un traumatisme
44:25dans un quartier
44:26quand on est content
44:27d'aller chercher son
44:29casse d'âme
44:29c'est son petit moment de plaisir
44:32donc c'est vrai
44:32quand on l'a plu
44:33c'est un peu frustrant
44:34donc du coup
44:34on a vu vraiment
44:35beaucoup d'habitués
44:36ces derniers jours
44:36qui sont de nous rendre visite
44:37nous apporter
44:38et nous apporter
44:39évidemment de la bienveillance
44:40et du courage
44:42dans tout ça
44:42mais voilà
44:43je pense que
44:44ça faisait plaisir
44:45de voir aussi
44:46toutes ces bouilles
44:46autour du camion
44:47et de pouvoir
44:48réutiliser aussi
44:49celui-ci
44:50d'une autre manière
44:50donc c'est super
44:51Alexandre Mazia
44:52une dernière question
44:53parce que moi
44:54ça me brûle les lèvres
44:55mais je vous dis
44:56ça peut faire peur
44:57parfois
44:57d'aller goûter
44:59les spécialités
45:00d'un chef
45:01qui a trois étoiles
45:01au guide rouge
45:03le ticket moyen
45:04pour ces sandwiches
45:05c'est quoi
45:06si on vient acheter
45:09entre 9 et 14 euros
45:12ah oui d'accord
45:12donc tout à fait normal
45:14comme ça on n'a pas peur
45:15on n'a pas peur
45:16ah non
45:17on n'ait pas peur
45:17surtout pas
45:18surtout pas
45:18et puis on a quelques
45:20gourmandises
45:21et quelques douceurs en plus
45:23qu'on réalise aussi
45:25évidemment sur place
45:25et effectivement
45:26qui sont entre 6 et 8 euros
45:28donc on est aux un tarif
45:29quand même
45:29relativement accessible
45:30bon merci beaucoup
45:32chef Mazia
45:33c'est moi qui vous remercie
45:34Vincent
45:34merci pour votre bienveillance
45:35toujours
45:35vous nous donnez l'exemple
45:36qu'un incendie
45:38peut bien se terminer
45:39une fois que la nature
45:40a repris ses droits
45:41pour les forêts
45:43qui vous entourent
45:44et Dieu sait que vous êtes
45:45vous n'êtes pas gâté
45:45non plus en matière
45:46d'incendie et de feux de forêt
45:48évidemment en région
45:50dans la région
45:50je pense toujours aux pompiers
45:52je pense toujours aux pompiers
45:52qui font un travail
45:53il y en a partout
45:55évidemment
45:55mais voilà
45:56quand c'est un food truck
45:58ce petit phoenix
45:59qui est renaît de ses centres
46:00ça nous fait plaisir
46:01je vous souhaite
46:03un beau dimanche
46:04à servir de vos sandwiches
46:06gastronomiques
46:06parce que moi je dis
46:07c'est gastronomique
46:08quand même
46:08à la description
46:09ça donne envie
46:10de mérite le voyage
46:11voilà le food truck
46:12de Michel
46:13bonne journée à Marseille
46:14merci Vincent
46:14c'est gentil Vincent
46:16je vous embrasse
46:17merci beaucoup
46:17et à vous qui nous écoutez
46:18j'espère que vous allez
46:21surmonter ce traumatisme
46:23des feux de forêt
46:24la canicule a l'air
46:25de se calmer
46:26pour la semaine qui vient
46:27un peu partout
46:28plus plus plus
46:29d'alertes canicules
46:31plus de zones en rouge
46:33peut-être du range
46:33du jaune
46:34même avec un peu de chance
46:35d'ici là
46:37on surveille quand même
46:38les abords
46:39surtout si on a l'hubite
46:40pas loin des forêts
46:41ou de landes
46:43qui sont sèches
46:44comme en Bretagne
46:45voilà
46:45mes amis
46:47dans un instant
46:47nous allons écouter
46:48les infos de 11h
46:49en espérant
46:50qu'il n'y ait pas
46:50de nouvelles catastrophes
46:51juste après
46:52vous retrouvez
46:53Jean-Marie Bordry
46:53et son choc des idées
46:54et moi
46:55je vais aller
46:56me mettre à l'ombre
46:57au frais
46:58enfin
46:59un dimanche au frais
47:00on l'attendait depuis longtemps
47:01bonne journée
47:02avec Sud Radio
47:02dans les oreilles
47:04Léal Métro
47:06premier fournisseur
47:07et livreur
47:07de produits frais
47:08et locaux
47:09aux restaurateurs
47:10partout en France
47:11vous a présenté
47:12Sud Radio
47:13Fergnaud
47:14fait le marché
47:14et la fin de l'ombre
47:14de la fin de l'ombre
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