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  • il y a 2 mois
Mardi 1 septembre 2026, retrouvez Véronique Riches-Flores (Présidente, RF Research), Wilfrid Galand (Directeur stratégiste, Montpensier-Arbevel) et Alain Durré (Chef économiste Europe, Natixis CIB) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Pauline Gratelle.

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00:00Générique
00:05...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne consacrée à l'écoute des marchés.
00:12Vous nous retrouvez tous les jours en direct à 12h30 et 17h30.
00:17Vous nous retrouvez également en replay sur notre site bismart.fr
00:21et vous pouvez nous écouter en podcast sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute
00:26préférées au sommaire de cette édition ce soir.
00:30Les marchés obligataires poursuivent leur hausse à l'échelle mondiale aux Etats-Unis.
00:35En Europe, en Asie, c'est une nouvelle poussée générale.
00:39En termes d'équilibre, le rendement américain à 10 ans touche désormais le seuil de 4,80%.
00:46Les rendements à 20 et 30 ans sont bien installés autour de 5,30%.
00:51En Asie, le rendement japonais à 10 ans progresse pour dépasser au cours de la séance les 3%.
00:57C'est une première depuis 1996 sur la partie très longue de la courbe.
01:03Le rendement japonais à 40 ans s'envole de 10 points de base et retrouve les 4,30%.
01:09En Europe, le rendement allemand à 10 ans grimpe et s'établit à 3,35%.
01:13Et le rendement français de même échéance dépasse maintenant les 4,20%.
01:18Côté britannique, les rendements des obligations à 10 ans s'envolent de 10 points de base autour de 5,25%.
01:24Et le rendement à 30 ans atteint son plus haut niveau depuis 30 ans.
01:29Justement, tout cela dans un contexte de crainte sur la suite du conflit au Moyen-Orient.
01:35Le pétrole poursuit sa hausse entamée hier et s'établit toujours autour de 90 dollars.
01:41Ces tensions font craindre des hausses de taux d'intérêt.
01:44Et Kevin Warch a été clair à Jackson Hole en faisant de l'inflation une priorité absolue.
01:50En attendant, c'est bien en zone euro qu'on a pris connaissance des chiffres de l'inflation du mois
01:55d'août
01:55qui accélère à 3,3% sur un an.
01:58C'est ce qui était attendu en version cœur, hors alimentation et énergie.
02:03L'inflation progresse de 2,4% sur un an.
02:06C'est légèrement moins qu'attendu et moins que le mois de juillet.
02:10Un mot aussi de l'enquête Joltz qui recense les ouvertures de postes sur le marché du travail américain.
02:16Le nombre de postes à pourvoir s'établit à près de 7,3 millions d'ouvertures en juillet.
02:22C'est légèrement sous les attentes et on a aussi regardé l'ISM manufacturier
02:26qui est ressorti légèrement sous les attentes également.
02:30Enfin, Air Liquide du côté des valeurs prend la tête du CAC 40 en hausse de 2%.
02:35D'après le Financial Times, le fonds activiste américain Elliot Management est entré au capital
02:40pour pousser le groupe à améliorer sa rentabilité.
02:43Aux Etats-Unis, un mot rapide pour vous dire que John Ternus prend ses fonctions
02:47à la direction générale d'Apple aujourd'hui et succède ainsi à Tim Cook.
02:51Enfin, un détour par Hong Kong où Chine est entrée en bourse et a chuté de 10% au cours
02:57de la séance.
03:09Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
03:13Wilfried Galland, directeur stratégiste chez Montpensier Arbevel.
03:16Bonsoir.
03:17Bonsoir, Pauline.
03:18Véronique Riche-Flores, vous êtes présidente de RF Research.
03:21Bonsoir.
03:22Bonsoir.
03:22Et Alain Duré, chef économiste Europe de Natixis CIB.
03:26Bonsoir.
03:26Bonsoir, Pauline.
03:28Wilfried, je vous propose qu'on commence directement avec les marchés obligataires.
03:31On observe, je le disais, en intro, une remontée des rendements dans la plupart des grandes économies.
03:40Qu'est-ce que le marché cherche à nous dire à travers ça, selon vous ?
03:43Je pense qu'il y a plusieurs thèmes dans ce sujet qui est le sujet de marché et probablement le
03:52sujet économique de l'été et de ces prochaines semaines.
03:58L'essentiel, c'est de se dire que ce sont les taux réels qui montent.
04:03Donc en fait, on n'est pas dans des anticipations d'inflation qui sont en train d'exploser.
04:08On est véritablement sur autre chose.
04:11D'accord.
04:11On est sur de la concurrence en termes d'investissement pour avoir accès à l'épargne mondiale.
04:21Pendant très longtemps, on a été dans un espèce d'équilibre que tout le monde qualifiait de très confortable,
04:30avec un peu plus d'épargne que de projet.
04:33Et donc on avait des taux qui étaient extrêmement bas.
04:35Ça permettait aux États très impeccunieux, et je ne vise évidemment personne, de se financer à peu de frais.
04:41Et ça permettait également aux entreprises qui avaient besoin de se financer ou de se refinancer de le faire sans
04:46aucun problème.
04:47Là, on voit qu'avec les investissements massifs dans l'écosystème général de l'intelligence artificielle,
04:54avec les investissements massifs des États pour déglobaliser, pour travailler sur la défense également,
05:02et avec les dépenses sociales qui restent toujours très importantes,
05:05eh bien on a de plus en plus de concurrence sur ce paquet d'épargne mondiale qui n'a pas
05:11tendance à croître.
05:13Et donc ça pousse les coûts de refinancement et les coûts de financement de l'économie mondiale en général,
05:18public comme privé, à la hausse.
05:19Et ça, c'est quand même un sujet très important, parce qu'il va falloir voir toutes les conséquences,
05:24à la fois en termes de marge pour les entreprises, les conséquences également en termes de financement des États,
05:29c'est très important, on est dans des périodes politiques qui ne sont pas simples en général,
05:33et puis des conséquences également en termes de hausse de prix,
05:37parce qu'on sait que lorsqu'on a des hausses de coûts de financement,
05:40on peut avoir derrière des hausses de prix pour répercuter ces hausses de financement dans les entreprises.
05:45Donc on va voir comment est-ce que tout ceci se cale.
05:48mais c'est véritablement un sujet très important,
05:51et vous l'avez mentionné, il y a des taux, des seuils très importants qui ont été franchis à la
05:54hausse
05:55et qui restent désormais des planchers.
05:58Donc en fait, on n'est pas sur des mouvements un peu d'humeur,
06:01comme parfois on en voit, on en voit plus sur le marché actions,
06:03les marchés obligataires sont des marchés qui n'ont pas trop de saut d'humeur,
06:07ce sont des gens très raisonnables,
06:08mais justement, c'est vraiment une poussée très forte à la hausse,
06:11et quand on voit effectivement au Japon, aux États-Unis, en Europe,
06:16tous les pays sont touchés, et évidemment les pays qui sont les plus touchés
06:18sont les pays qui sont un peu moins crédibles en termes de financement public.
06:22Je parle évidemment des États-Unis sur leur budget général,
06:28je parle du Royaume-Uni, qui est également à des problèmes,
06:31et puis bien sûr de notre pays où on voit qu'effectivement on a un spread
06:34qui s'étend avec l'Allemagne.
06:36Donc là aussi, ça devient un sujet politique, social,
06:38mais c'est avant tout un sujet économique pour la prochaine semaine.
06:41Alain Duré, vos commentaires sur ce sujet,
06:44et puis concrètement, par exemple, si on prend le rendement américain
06:48à 10 ans à 4,80%, ça veut dire quoi ?
06:51Et est-ce que même son boule de cristal,
06:53est-ce qu'il pourrait atteindre 5% dans un futur proche ?
06:56Et qu'est-ce que ça voudrait dire ?
06:58Alors, je replace ce qui vient d'être dit dans un langage
07:02et un cadre analytique de Banque Centrale.
07:04En fait, le taux d'intérêt réel, à long terme,
07:08suit normalement ce qu'on appelle le taux d'intérêt naturel,
07:11qui est le taux d'intérêt quand on a la croissance
07:14qui se rapproche du plan emploi,
07:15et que Banque Centrale a atteint son chiffre d'impatient.
07:18Ce qui est intéressant aujourd'hui,
07:20c'est qu'effectivement, traditionnellement,
07:22le taux d'intérêt réel et le taux d'intérêt naturel
07:27augmentent au niveau des gains de productivité
07:31et par l'épargne qui est liée elle-même
07:34au vieillissement de la population.
07:36Aujourd'hui, ce qu'on voit, c'est qu'en fait,
07:37il y a effectivement une défiance sur les actifs dits non risqués,
07:42c'est-à-dire les obligations d'État,
07:44et un replacement sur les actifs risqués,
07:46ce qui explique en partie le relèvement
07:49du taux d'intérêt naturel et du taux d'intérêt réel.
07:52Donc oui, je pense qu'il n'y a pas vraiment
07:55d'amélioration à attendre dans le court terme
07:57sur les finances publiques,
07:58donc on pourrait atteindre les 5%
08:00et on pourrait avoir des hausses également en Europe.
08:04Et quel serait du coup l'impact ?
08:06On va revenir plus en détail sur les banques centrales,
08:09sur Jackson Hole et sur Kevin Warch,
08:11mais du coup, quel serait l'impact, par exemple,
08:13pour la Fed, si jamais ces taux continuaient à monter ?
08:18Alors, nous, notre vue, c'est que si la Fed
08:21pourrait ne pas bouger les taux,
08:24si on a un chiffre d'inflation pour le mois d'août
08:28qui est en dessous des attentes
08:30et qui marque une certaine amélioration,
08:34enfin, une stabilisation vers le bas.
08:37Ce que je voudrais dire, c'est que ce que fait Kevin Warch
08:39est très intelligent,
08:40parce que plus il parle de manière,
08:43je vais dire, au quiche,
08:45c'est-à-dire plutôt faucon,
08:48plus il encourage le marché à faire son job.
08:51Donc aujourd'hui, il y a un ajustement qui est fait
08:54avec un resserrement monétaire
08:56qui n'est pas issu de la Banque centrale,
08:58mais qui est issu du discours
08:59et de la communication de la Banque centrale.
09:00Alors, il y a un moment donné, il faudra délivrer,
09:02parce qu'effectivement, si le chiffre de septembre,
09:05août, septembre, octobre,
09:06en termes d'inflation, est reparti à la hausse,
09:10là, il va falloir consolider les attentes du marché.
09:12Oui, parce que ce qu'il dit, Kevin Warch,
09:14c'est qu'en fait, il va réduire la communication
09:16de la réserve fédérale
09:17et, entre guillemets, il va laisser le marché
09:19faire son boulot.
09:21Oui, oui, mais en précisant aussi
09:23dans son discours de Jackson Hole
09:25qu'il n'y aura plus de forward guidance,
09:27c'est-à-dire ses enseignements,
09:30enfin, une direction sur le taux de politique monétaire.
09:33Et ça, c'est très logique,
09:34parce que quand on a un taux d'intérêt naturel,
09:37encore une fois, qui est bas,
09:40eh bien, la Banque centrale est obligée
09:43d'utiliser ce qu'on appelle des outils non conventionnels,
09:45forward guidance,
09:47travailler sur le bilan de la Banque centrale,
09:49voire faire les taux d'intérêt négatif
09:51comme on a eu avec la BCE.
09:54Aujourd'hui, comme on est reparti vers le haut
09:56et qu'on est dans des territoires confortables
09:59au niveau positif de taux d'intérêt et d'inflation,
10:03la forward guidance ne sert plus à rien.
10:05Donc, c'est pour ça,
10:06c'est un peu son message en disant
10:08je vais moins communiquer
10:09et surtout, je n'interprétais pas mon discours
10:12comme une forward guidance,
10:16une indication de l'orientation possible
10:18des taux d'intérêt.
10:19Mais parce que vous dites que
10:21si jamais l'inflation du mois d'août
10:23était un peu inférieure à ce qui est attendu,
10:26ça pourrait changer.
10:28Mais on a bien vu que le PCE est quand même ressorti
10:31au-delà de 3%.
10:33Vous pensez que ça peut quand même...
10:37Alors, effectivement, la probabilité,
10:39le marché anticipe à 65% de probabilité
10:43une hausse de taux d'intérêt de la Fed.
10:45Quand c'était 40% il y a une semaine.
10:46Voilà, il était à 37% ou 35%,
10:50maintenant il est à 65%.
10:52Ce qui est important de regarder,
10:53ça c'est valable pour toutes les banques centrales,
10:55c'est l'évolution de l'inflation totale
10:59par rapport à l'inflation sous-jacente.
11:01Quand les deux sont avec une tendance haussière déterminante,
11:07c'est clair que là, on est dans un régime
11:10d'accélération de l'inflation.
11:12Véronique Riche-Flores,
11:13vos commentaires sur les taux peut-être
11:16et sur Jackson Hole,
11:18juste ensuite,
11:19ce qu'il fallait retenir du discours de Kevin Warch,
11:22ce qu'il fallait retenir tout court du forum ?
11:24Alors, beaucoup de choses,
11:25beaucoup de choses sur les taux.
11:26On a passé une année à écrire sur les taux d'intérêt,
11:28donc au bout d'un moment,
11:30effectivement, on a l'impression de se répéter.
11:31Mais, première chose,
11:34nous, c'est vrai qu'on a anticipé,
11:35on allait dans nos prévisions,
11:37des taux à 5% pour le 10 ans américain
11:39à horizon de la fin de l'année.
11:40Ça, c'est pas dire,
11:41c'est déjà à peu près,
11:43depuis l'élection de Donald Trump à peu près.
11:46Donc, on y arrive.
11:47Ce qui me semble avoir été des facteurs aggravants,
11:51au-delà, bien évidemment,
11:53du détroit d'Ormous,
11:54de l'accélération des phénomènes au Moyen-Orient,
11:58c'est la crédibilité de la Fed.
12:00Et c'est de ce fait-là,
12:02finalement, c'est la raison essentielle,
12:04plus la perspective de rare réfaction
12:06des ressources mondiales
12:07qui nous avait conduit à cette perspective.
12:10Et je pense que le facteur aggravant,
12:13il est venu, effectivement,
12:15du développement de cette théorie,
12:17d'un exécutif américain
12:18qui va mettre la main sur la politique monétaire de la Fed.
12:21Donc, vous créez une défiance, en réalité.
12:23Et ça se lie très bien avec les primes de risque,
12:26qui sont d'ailleurs estimées,
12:28ou les primes de termes estimées par la Fed elle-même,
12:30la Fed de New York, je crois.
12:32Et ce qu'on a vu,
12:35c'est lors de l'annonce du choix de Donald Trump
12:38en faveur de Kevin Walsh,
12:41le 31 janvier,
12:43donc, grand retour de la confiance,
12:46la vague de défiance qui s'estompe,
12:49et le cours de l'or,
12:50vous vous en souvenez,
12:51de l'argent qui chute historiquement,
12:53sur les proportions très élevées.
12:54Et puis,
12:55et puis,
12:57donc,
12:57parce que Kevin Walsh portait en lui la confiance,
13:00la confiance d'un homme du Serraï,
13:02de la Fed, etc.,
13:03qui s'était opposé d'ailleurs tellement
13:05aux politiques quantitatives,
13:06dont on a eu quand même des résultats,
13:08qui posent beaucoup de questions,
13:10que, voilà,
13:10ça faisait plaisir.
13:11Enfin,
13:12il ne fera pas ce qu'on pensait,
13:14et Donald Trump ne va pas pouvoir
13:16en faire une marionnette.
13:18Et puis,
13:20ce sentiment-là s'est évaporé au fil du temps,
13:23et moi,
13:23je vois aujourd'hui,
13:25poste pour faire plus court quand même,
13:26parce que là,
13:26je suis partie,
13:27Jackson Hole,
13:29un président,
13:29un nouveau président de la Fed,
13:31dans la personne de Kevin Walsh,
13:32qui a pris,
13:32depuis trois mois,
13:34il a eu trois occasions de prendre la parole,
13:36qui nous a fait trois faux bons,
13:38à chaque fois.
13:39Le première fois,
13:39avec un discours très hawkish,
13:41qui a surpris,
13:42parce que finalement,
13:43les semaines avant sa prise de fonction,
13:45il avait plutôt laissé penser que,
13:47oui,
13:47des baisses de taux,
13:48enfin,
13:48non,
13:49il est arrivé avec un discours très vigilant
13:51sur l'inflation,
13:51etc.
13:52Un mois après,
13:53six semaines après,
13:54exactement,
13:55next,
13:56prochain FOMC,
13:57oui,
13:58l'inflation est toujours notre objectif,
14:00mais ne vous inquiétez pas,
14:01on doit pouvoir arriver à la faire baisser
14:03sans changer la politique monétaire,
14:04c'est à peu près le message,
14:06qui était extrêmement dérangeant,
14:09on va dire.
14:10Et puis,
14:11il revient là,
14:12Jackson Hole,
14:12moins de,
14:13enfin,
14:14à peu près un mois après,
14:14même pas,
14:15avec un discours à nouveau,
14:16le même que la première fois.
14:18Qu'est-ce qu'il nous dit ?
14:19Qu'est-ce qui s'est passé
14:20entre le 31 juillet
14:21et Jackson Hole,
14:2224,
14:2327 août,
14:24pour le faire changer,
14:26comme ça,
14:27de commentaire ?
14:27Moi,
14:27c'est ça que je cherche,
14:28pour comprendre
14:29et essayer de mieux anticiper
14:32ce qui nous prépare.
14:33Est-ce que vraiment,
14:35on peut lui faire confiance ?
14:36Est-ce que,
14:37je pense que,
14:37avec une économie américaine
14:39qui tourne,
14:40grosso modo,
14:41allez,
14:42en glissement annuel,
14:43on est sur du 2,5%,
14:453% d'inflation plus,
14:47ça vous fait 6%,
14:48d'accord ?
14:496%,
14:50vous n'avez pas des taux directeurs
14:52à 3,5%,
14:53des taux directeurs
14:54à 3,5%
14:55ne sont pas crédibles,
14:56ils ne sont pas à la hauteur.
14:57Quand vous continuez comme ça,
14:59eh bien,
14:59vous créez de l'incertitude
15:00à moyen terme
15:01sur l'inflation américaine
15:02et,
15:03ou de la suspicion,
15:06de perte de crédibilité,
15:07parce que c'est vrai
15:07que les anticipations
15:08d'inflation,
15:09elles sont étonnamment
15:10très stables,
15:11sur les marchés,
15:12en tout cas,
15:12et ces primes de termes
15:15font monter les taux d'intérêt.
15:16Alors moi,
15:17je suis plutôt mal à l'aise
15:19avec l'argument
15:20que beaucoup utilisent,
15:21y compris Kevin Walsh
15:22en disant,
15:23ou les banquiers centraux,
15:25si on monte les taux directeurs,
15:28on va monter les taux à terme
15:29qui sont l'anticipation.
15:31Je ne pense pas.
15:32Je pense qu'il faut être très vigilant
15:33sur les politiques monétaires
15:34pour écraser les primes de termes
15:36et faire refuer,
15:37stopper cette émortie
15:39sur les taux longs.
15:40C'est très difficile.
15:42très difficile
15:43parce que tout le monde
15:45a des besoins de financement
15:47qui ont été bien détaillés.
15:50Et il y a des enjeux
15:52géopolitiques,
15:53géostratégiques
15:54qu'un banquier central
15:55qui est quand même
15:57au service de l'État
15:57dont il dépend
15:59doit avoir un peu en tête,
16:01même sans être complètement
16:02la marionnette
16:03de l'État en question.
16:06Mais je pense que ça passe par là.
16:08Et la question,
16:09est-ce qu'on va passer par là
16:11ou pas ?
16:11Je ne pense pas.
16:13Donc, j'ai toujours l'impression
16:14que quand même...
16:15Mais il va falloir
16:16qu'il monte ses taux d'intérêt.
16:18Je pense que quatre hausses
16:19des taux d'intérêt
16:19d'ici mars.
16:21C'est aujourd'hui,
16:22quelque part,
16:22j'ai envie de dire,
16:23le seul scénario crédible,
16:25entre guillemets,
16:26si on veut imaginer
16:27un président de Banque centrale
16:28qui s'ajuste
16:29au contexte conjoncturel.
16:30Donc, dès la réunion de septembre.
16:32Dès la réunion de septembre.
16:33Alors, j'ai sans doute faux.
16:34Peut-être.
16:35En fait, j'attends
16:36de voir septembre
16:37parce que, je vous dis,
16:39après trois interventions successives,
16:41on a eu trois discours,
16:42enfin, deux discours
16:44qui se sont constamment contredits.
16:46Et je pense que
16:47la question fondamentale
16:49qu'on doit se poser,
16:50c'est ce qui va tenir
16:50sur la durée.
16:51Parce qu'en réalité,
16:53je pense qu'il a une personnalité
16:55qui va lui empêcher
16:57de ne pas faire le job.
16:58Enfin, qui devrait l'empêcher
16:59de ne pas faire le job.
17:00Et s'il fait le job,
17:02est-ce que Donald Trump va...
17:03Bon.
17:05Je pense qu'on n'est pas...
17:06L'histoire est loin d'être finie.
17:08En tout cas, moi,
17:08je n'ai pas pris le message
17:09de Jackson Hole
17:11comme une certitude
17:12que ça y est,
17:13on pouvait lui faire confiance
17:13s'il allait faire le boulot.
17:15Parce qu'un chat est chaudé,
17:18je ne sais plus quoi.
17:19Wilfried, vos commentaires
17:21peut-être sur Jackson Hole
17:22et puis après,
17:23on pourra peut-être dire
17:24un mot de la BCE aussi
17:25avec Alain.
17:26Je pense que
17:27ce qui est marquant,
17:29c'est qu'en fait,
17:32dans chaque discours
17:33de Kevin Walsh,
17:33on essaie de trouver,
17:34ce qui n'est pas facile,
17:35je suis d'accord avec Véronique,
17:36ce n'est pas facile
17:37de trouver une ligne directrice.
17:39Mais la ligne directrice,
17:40c'est je gagne du temps,
17:40en fait, à chaque fois.
17:43Après, les arguments
17:44sont différents,
17:44mais on sent que Kevin Walsh
17:46veut changer la façon
17:47de faire de la Fed,
17:48il veut changer la méthodologie
17:49de la Fed,
17:50et il avait même estimé,
17:51alors il n'a plus trop reparlé,
17:53mais il avait même estimé
17:53qu'il allait changer
17:54la mesure de l'inflation
17:56telle qu'elle était considérée
17:57comme étant la mesure efficace
17:59pour déterminer
18:01la politique monétaire.
18:02Il ne voulait plus
18:04de cette fameuse
18:05inflation en BCE
18:07utilisée par la Fed
18:08jusqu'à Jérôme Powell.
18:10Il parlait d'un indicateur
18:11de la Fed de Dallas
18:12qui est le
18:13Mean Trimed Inflation,
18:15donc l'inflation
18:16en fait recalibrée
18:17où vous enlevez
18:18les éléments
18:18les plus forts
18:21et les éléments
18:21les plus faibles
18:22et c'est effectivement,
18:24puisqu'on n'a pas encore
18:24les chiffres du mois d'août,
18:26mais les chiffres
18:26du mois de juillet,
18:27ça fait plusieurs mois,
18:28d'ailleurs,
18:28ça fait six mois
18:28que les chiffres sont stables
18:30à 2,3%
18:31si vous regardez
18:31le Trimed Inflation.
18:33Donc si effectivement
18:33il considère
18:34que le Trimed Inflation
18:35c'est sa zone,
18:36à 2,3%,
18:37là,
18:38il n'y a pas vraiment
18:39le feu au lac.
18:40Ce qui est important,
18:41c'est qu'effectivement,
18:42il va être critique désormais,
18:44et je pèse mes mots,
18:45qui donne de la visibilité
18:46au minimum
18:47sur la méthodologie,
18:48pas nécessairement
18:49effectivement
18:49sur la forward guidance,
18:51je suis totalement d'accord
18:52sur le fait
18:52qu'il faut arrêter
18:53effectivement
18:53avec cette espèce
18:54de jeu un peu malsain
18:55entre les marchés
18:56où on dit,
18:57entre nous on le sait,
18:58on dit que finalement
18:58quand il y a plus 70%
18:59sur la probabilité
19:02de hausse de taux
19:03dans les marchés,
19:03ça veut dire
19:04que la Fed va le faire.
19:05C'est assez malsain,
19:06ça veut dire
19:06que ce sont les marchés
19:07qui dictent
19:07d'une certaine manière
19:08la politique de la Fed.
19:09Mais néanmoins,
19:10il faut être clair
19:11sur la méthodologie.
19:12Aujourd'hui,
19:12on n'est pas clair
19:13sur la méthodologie
19:13donc il va falloir
19:14qu'il clarifie
19:15assez rapidement
19:16sa façon de fonctionner,
19:17comment est-ce qu'il va animer
19:18son comité de politique monétaire
19:20sachant qu'on a quand même
19:21des élections très importantes
19:22qui arrivent,
19:22les mid-term,
19:24qui arrivent le 3 novembre
19:25et avec la possibilité
19:27quand même,
19:28aujourd'hui,
19:29quand vous regardez
19:29les sites de Paris,
19:31la possibilité
19:32que le parti républicain
19:33perde non seulement
19:34la majorité à la Chambre
19:36mais aussi,
19:36on est à 50-50 aujourd'hui,
19:39perde également le Sénat
19:39ce qui serait
19:40pour Donald Trump
19:41une claque
19:41considérable.
19:42Donc comment est-ce qu'il va
19:43articuler tous ces enjeux,
19:45l'enjeu économique,
19:46l'enjeu financier,
19:47l'enjeu politique,
19:47l'enjeu méthodologie ?
19:48Il va falloir assez rapidement
19:49qu'on ait des nouvelles.
19:51Je ne pense malheureusement pas
19:52qu'on aura encore
19:53beaucoup de clarifications
19:54en septembre
19:55parce qu'on est avant
19:56cette fameuse réunion
19:57de ces fameuses mid-term.
19:59Il faudra probablement
20:00attendre novembre.
20:01Oui,
20:01il y a une autre réunion.
20:02On va prendre notre mal en patience.
20:04Une autre réunion
20:05de politique monétaire
20:06en septembre,
20:07même avant,
20:08c'est celle de la BCE,
20:10une hausse des taux
20:11de 25 points de base
20:13est déjà totalement intégrée
20:15par le marché.
20:16Est-ce qu'il subsiste
20:18un doute,
20:18Alain ?
20:19Et est-ce que la vraie question,
20:21ce n'est pas plutôt
20:22de savoir
20:23s'il y aura d'autres
20:24hausses des taux
20:24d'ici la fin d'année ?
20:26Je voudrais justement
20:28en partie rebondir
20:29sur ce qui a été dit avant.
20:30C'est que du point de vue
20:31des banques centrales,
20:32je peux le dire par expérience,
20:34ce que redoutent
20:34les banques centrales,
20:35c'est deux situations.
20:36C'est soit le marché considère
20:38qu'elles réagissent trop tard
20:40et alors la partie longue
20:41de la courbe s'envole,
20:43soit le marché considère
20:45que la banque centrale
20:46est trop agressive
20:47et c'est plutôt
20:48la partie longue
20:49de la courbe
20:49qui s'écroule.
20:51Donc aujourd'hui,
20:52dans le cadre de la BCE,
20:53très clairement,
20:53ce qu'ils essayent de faire,
20:55c'est de stabiliser
20:58la partie longue
20:59de la courbe
21:00avec un discours rassurant
21:03qui est de dire
21:04entre guillemets,
21:05entre les lignes,
21:06on ne refera pas
21:07l'erreur de 2022
21:08parce que si on est aussi
21:09agressif aujourd'hui
21:10qu'en 2022,
21:11on crée une récession,
21:12donc on doit y aller
21:13par petits pas
21:14et la rhétorique,
21:17c'est de dire
21:18ce qu'on veut éviter,
21:19c'est les effets
21:20de second tour,
21:20c'est-à-dire
21:21cette auto-alimentation
21:22de l'inflation
21:22par une surenchère
21:24des salaires
21:26mais si vous regardez
21:27les minutes
21:29des réunions
21:29de la Banque Centrale Européenne,
21:31ils disent
21:31quand ces effets
21:34de second tour
21:34se manifestent,
21:35c'est trop tard,
21:35donc il nous faut
21:36un indicateur avancé
21:37et à tort
21:38ou à raison,
21:39ils disent
21:39l'indicateur avancé,
21:41c'est les anticipations
21:42d'inflation de court terme
21:43parce que si à court terme,
21:45les agents,
21:45les entreprises
21:47anticipent
21:47une plus forte inflation,
21:49tôt ou tard,
21:50on aura des augmentations
21:50de salaires.
21:51donc si on regarde
21:52ce qui s'est passé
21:53depuis le mois
21:53de juin et juillet,
21:55on a aujourd'hui
21:56un retournement
21:57des anticipations
21:58à un an
21:59des consommateurs,
22:00des prévisionnistes
22:01et du marché
22:03sur l'inflation
22:04en zone euro.
22:05D'accord.
22:06Aujourd'hui,
22:07très clairement,
22:08de notre point de vue,
22:09dans notre prévision,
22:10on ne voit pas
22:11un risque
22:12d'effet de second tour
22:13parce qu'on a
22:15un taux d'emploi
22:16qui baisse,
22:18on a des salaires
22:19qui sont modérés,
22:21mais en revanche,
22:22on a ces anticipations
22:23qui se retournent.
22:24Donc je pense
22:24que c'est acté,
22:25la hausse de 25 points
22:26de base en septembre.
22:27Là où je suis
22:28beaucoup plus prudent,
22:30c'est au-delà
22:30de septembre.
22:32Je pense qu'effectivement,
22:34toujours ce positionnement
22:35de l'inflation totale
22:36par rapport
22:36à l'inflation sous-jacente.
22:38Aujourd'hui,
22:38on a une inflation sous-jacente
22:40que nous,
22:41on prévoit
22:41à 2,4% cette année
22:43et 2,4% l'année prochaine
22:44avec une convergence
22:46de l'inflation totale
22:47à horizon 2027
22:50à la cible de la BCE.
22:51Et la rhétorique
22:52dans la nouvelle stratégie
22:53de politique monétaire,
22:54la BCE dit
22:55ce qui nous intéresse
22:56pour atteindre l'objectif,
22:58c'est le moyen terme,
23:00c'est-à-dire
23:01qu'on n'est pas sensible
23:02à un an,
23:03on regarde
23:03un horizon de trois ans.
23:04D'accord.
23:04Donc, nous,
23:06notre prévision,
23:07c'est qu'on aurait
23:08une hausse de taux
23:09en 25 points de base
23:10en septembre
23:11et puis plus rien
23:12au-delà du minimum
23:14de mi-2027.
23:16D'accord.
23:18Véronique,
23:19sur la BCE,
23:21est-ce que
23:23les chiffres d'inflation
23:24dont on a pris connaissance
23:25tout à l'heure
23:25en zone euro
23:27attestent un peu
23:27ce discours selon vous
23:29et qu'est-ce que
23:29vous en pensez ?
23:31Ils sont assez intéressants
23:31même si je n'ai pas eu
23:32le temps de regarder.
23:33Moi, j'aime bien avoir
23:34une lecture pays par pays
23:35sur un centre d'azones euro
23:36sous-jacents,
23:37machin, etc.
23:39Mais ce qui est assez intéressant,
23:42c'est qu'en l'occurrence,
23:42l'inflation totale a accéléré,
23:44c'était largement attendu,
23:46mais l'inflation sous-jacente
23:48a perdu un petit dixième.
23:50Et ça, c'est intéressant,
23:52ça peut quand même sonner
23:54aux oreilles des membres
23:55de la BCE.
23:56Je voudrais juste vérifier
23:58le détail
23:58parce qu'il y a aussi
24:00des petits aléas
24:02par pays,
24:03un petit peu de volatilité,
24:04c'est une fois,
24:05qui conduisent à pondérer
24:09le discours.
24:10Notre avis, nous,
24:11c'est que la BCE
24:12n'a aucune raison
24:14d'accepter
24:14dans le contexte actuel,
24:15c'est-à-dire
24:16des tensions persistantes
24:17sur les prix des matières premières
24:18et peut-être davantage
24:19encore à venir
24:20du côté du pétrole.
24:21Une économie
24:23qui est en voie
24:23d'amélioration
24:24avec la grande absente,
24:27l'Allemagne,
24:27qui reprend des couleurs.
24:29Des politiques budgétaires
24:31partout,
24:33très dépensières,
24:34je ne vais pas dire
24:35accommodantes,
24:36c'est un contexte
24:37un peu différent,
24:38dépenses militaires,
24:39etc.
24:41Un début d'amélioration
24:42des gains de productivité.
24:44Pour moi,
24:45si je chausse
24:46les chaussures
24:47de la BCE,
24:48avec une responsabilité
24:50première,
24:51maîtriser l'inflation,
24:52ça veut dire
24:52je ne peux pas m'autoriser
24:54d'avoir des taux
24:54d'intérêt réels
24:57inférieurs
24:57à ce qu'ils étaient
24:58avant le détroit d'Ormous.
24:59Donc,
25:01voilà,
25:01l'inflation me guidera
25:02d'ailleurs forcément
25:03parce qu'on a pas mal
25:04de volatilité,
25:05peut-être dans les tuyaux
25:06encore au niveau
25:06d'inflation,
25:07mais moi,
25:08ça nous conduit
25:10effectivement à envisager,
25:11comme pour la Fed,
25:12en l'occurrence,
25:134 hausses de taux
25:14en tout
25:14pour la BCE.
25:15Ce n'est pas violent
25:16quand on le dit au début
25:17comme ça,
25:17c'est énorme.
25:19Bon,
25:20maintenant,
25:20ça fait 100 points de base.
25:23Alors,
25:23pourquoi ?
25:24Parce qu'également,
25:25derrière,
25:25on a des perspectives
25:26conjoncturelles
25:27qui ne sont pas mauvaises.
25:28Donc,
25:29attention,
25:30s'il y a un coup de frein
25:30quelque part
25:32lié à tout un tas
25:33de possibilités
25:35aujourd'hui,
25:35malheureusement,
25:37sans doute
25:38qu'on ne pourrait avoir
25:40que 75 points de base.
25:41mais c'est quand même
25:42l'alignée,
25:43cette lecture
25:43d'une banque centrale
25:44qui n'a pas de raison
25:45aujourd'hui
25:45de maintenir
25:46des taux d'intérêt
25:47inférieurs à 1%.
25:51Et là,
25:51de la même manière,
25:53moi,
25:54j'aime bien la lecture
25:54convergence des taux
25:55vers la croissance
25:57nominale du PIB.
25:58On a un petit peu
25:59de marge encore.
26:00Il nous reste seulement
26:01deux minutes,
26:02le temps a filé très vite.
26:04On a peu de marge.
26:06On a parlé beaucoup
26:06de banque centrale
26:07aujourd'hui.
26:08Peut-être juste un mot
26:09pour finir avec vous,
26:10Wilfried,
26:11sur ce qu'on regarde
26:12au-delà de ça,
26:13là,
26:13pour cette rentrée
26:14pour septembre
26:15jusqu'à décembre,
26:16des secteurs peut-être ?
26:18En fait,
26:19il y a effectivement
26:20des éléments
26:21très importants.
26:22On a les taux d'intérêt,
26:23on en a beaucoup parlé.
26:24On a tout ce qui tourne
26:26autour de la technologie.
26:28C'est un élément
26:29très important des marchés
26:30et c'est un élément
26:32qui est également
26:33un élément macroéconomique,
26:34y compris en termes
26:35d'équilibre
26:37sur le marché obligataire.
26:39Et puis,
26:39il faut regarder également
26:40les matières premières.
26:41Et tout ceci
26:43se résout avec aussi
26:44parfois des volatilités
26:45de devises
26:46qui sont importantes.
26:46Donc ça,
26:47en fait,
26:47on a une rentrée,
26:48si je veux synthétiser,
26:49on a une rentrée
26:50un peu nuageuse,
26:51voire avec quelques neuées
26:52un peu à l'horizon.
26:53Il faut faire quand même
26:54attention parce qu'on s'approche
26:56sur pas mal de secteurs,
26:58de zones
26:59qui déclenchent
27:00des mouvements
27:01qui peuvent être
27:02des mouvements
27:02assez violents.
27:04On a parlé,
27:05Alain,
27:05on a parlé très brièvement,
27:06on a parlé
27:07des prix du pétrole.
27:08Il faut regarder effectivement
27:10les prix du gaz.
27:10Il faut regarder,
27:11moi je regarde
27:12les prix du diesel
27:13qui véritablement
27:14s'envolent.
27:14On a véritablement
27:15un sujet très important
27:17à la fois en Europe
27:18parce qu'on a un problème
27:18d'approvisionnement
27:19et aux Etats-Unis
27:20parce que même s'il y a
27:21moins de diesel
27:22aux Etats-Unis,
27:22ça touche des secteurs
27:23extraordinairement sensibles
27:25à la fois économiquement
27:25comme le transport,
27:26politiquement comme l'agriculture.
27:28Et donc ça,
27:29effectivement,
27:29il faut regarder.
27:31J'étais aux Etats-Unis
27:32il n'y a pas très longtemps,
27:34le prix du galon d'essence
27:36est un véritable sujet
27:37et le prix du diesel
27:38également est un véritable sujet
27:39parce qu'on voit
27:41qu'il y a des Etats
27:43très ruraux
27:44qui dépendent
27:44beaucoup du diesel.
27:46Donc attention à ça.
27:47Et donc voyons
27:48comment est-ce que
27:48aussi les devises
27:50vont bouger
27:50les unes par rapport aux autres.
27:51On a vu qu'on avait
27:52des interventions
27:52pour stabiliser le Yen,
27:54ça a moyennement marché.
27:55Est-ce qu'on peut avoir
27:56d'autres types d'interventions ?
27:58On sait que
27:59les grandes crises
28:01se déploient
28:03quasiment tout le temps
28:04par le biais des devises.
28:05Donc quand le marché
28:06des devises
28:08reste relativement stable,
28:09relativement équilibré,
28:10il ne se passe pas
28:10grand-chose de très grave.
28:12Surveillons ce marché-là,
28:13ça veut dire qu'effectivement
28:14pour l'instant
28:15le socle de l'économie mondiale
28:16reste solide.
28:17Attention,
28:18on est en train quand même
28:18de fragiliser pas mal de choses.
28:20Merci beaucoup.
28:21Wilfried Galland,
28:22vous êtes directeur stratégiste
28:24chez Montpensier Arbevel,
28:26Véronique Riche-Flores,
28:27présidente de RF Research
28:29et Alain Duré,
28:30chef économiste Europe
28:32de Natixis CIB.
28:34Merci beaucoup
28:34à tous les trois
28:35de nous avoir éclairés
28:36et puis merci à vous
28:38de nous avoir suivis.
28:40Demain,
28:40on se retrouve à midi 30.
28:42Demain,
28:42pour l'agenda,
28:43on regardera l'enquête ADP
28:44sur l'emploi privé
28:45pour le mois d'août,
28:46notamment aux Etats-Unis.
28:48A demain sur Bsmart.
28:56Sous-titrage Société Radio-Canada

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