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  • il y a 16 minutes
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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00:00Le Premier ministre va prendre la parole d'ici quelques minutes, nous le suivrons en direct sur BFM TV.
00:07Anthony Lébos, c'est Ruth Varennes, c'est-à-dire à côté de l'hôtel de Matignon pour BFM TV.
00:11Que prépare le chef du gouvernement ?
00:16Eh bien, il prépare une prise de parole multicrise.
00:19Sébastien Lecornu va s'exprimer dans une bonne vingtaine de minutes maintenant.
00:23Depuis Matignon, face caméra, face aux Français, c'est en fait le format d'expression fétiche
00:27de Sébastien Lecornu lors des moments de crise, des crises multiples, des crises nombreuses.
00:34Il y aura plusieurs thématiques qui vont être abordées par Sébastien Lecornu dans quelques instants sur BFM TV.
00:39Évidemment, le sujet des manifestations et revendications lycéennes, mais aussi le prix du carburant, toujours très élevé.
00:45La crise agricole aussi.
00:46Et puis, la situation budgétaire et financière de la France.
00:50Matignon nous dit qu'il y aura un très gros volet qui sera consacré au sujet de l'électricité et
00:55du carburant.
00:55Il y aura des annonces sur ces deux sujets, celui de l'électricité et du carburant.
01:01En revanche, y aura-t-il des annonces sur le sujet des lycées ?
01:04Rien n'est moins sûr.
01:05Vous verrez, nous a même dit Édouard Geffray, le ministre de l'Éducation, qu'on a croisé il y a
01:09quelques heures ici à pied,
01:10à côté de l'hôtel de Matignon.
01:12Ce qui est certain, c'est qu'on comprend que le temps des décisions sur la question des lycées n
01:16'est pas encore venu.
01:17C'est encore le temps de la consultation, du dialogue.
01:19C'est d'ailleurs ce qu'a demandé Emmanuel Macron hier soir à l'Élysée face à son Premier ministre.
01:26Les revendications lycéennes, la parole lycéenne est précieuse et elle doit être entendue.
01:30C'est aussi ce qu'a écrit ce matin Sébastien Lecornu,
01:33qui se félicitait de la mise en place d'une plateforme de consultation.
01:36Sauf que les lycéens attendent des actes, des réponses et de l'argent sur la table.
01:41C'est ce que m'écrivait aussi ce matin un représentant syndical.
01:44Déjà depuis plusieurs jours, Sébastien Lecornu et le gouvernement ont tenté de s'engager sur un certain nombre de priorités,
01:51sur la rénovation du bâtiment scolaire ou encore sur le remplacement des profs absents
01:55ou encore même sur l'accompagnement médico-social.
01:58Pour l'instant, ce n'est pas suffisant pour les responsables syndicaux
02:01qui attendent tout simplement de l'argent sur la table.
02:05Du reste, Sébastien Lecornu a promis de premières décisions avant la fin octobre.
02:09Mais tout cela, évidemment, dans un contexte budgétaire extrêmement serré et extrêmement contraint.
02:15Merci à Tony Lebows avec Pierre-Louis Créter en direct de l'hôtel de Matignon pour BFM TV,
02:19ce qui va nous emmener à une édition spéciale, bien sûr, consacrée à l'intervention
02:23dans maintenant 18 minutes du chef du gouvernement.
02:26On parlait de Sébastien Lecornu.
02:27Les représentants lycéens et étudiants qui ont été reçus par le ministre de l'Éducation nationale
02:33demandent désormais à être reçus par Sébastien Lecornu lui-même, le Premier ministre.
02:38Ils estiment qu'ils n'obtiennent rien du ministre et maintenant il va l'aller au-dessus.
02:41Alain Duhamel, bonsoir.
02:43L'enjeu de l'intervention de Sébastien Lecornu ce soir, et laquelle précisément ?
02:49C'est mettre fin à cette crise icienne ?
02:51Alors mettre fin, je suis un petit peu sceptique.
02:54Mais disons donner des réponses.
02:57Ce ne sera pas forcément les bonnes réponses, ce ne sera certainement pas toutes les réponses,
03:01mais au moins donner les réponses, ce qui est quelque chose qui ressemble à un dialogue,
03:05pas simplement à des invectives d'un côté et des silences de l'autre.
03:10Jusqu'à présent, il y a quand même eu trop de silence du côté gouvernemental.
03:14Est-ce que le Premier ministre ne gère pas bien cette crise jusqu'à présent ?
03:17Alors on dit, je ne sais pas, Bruno Jeudy, Marie Chantret, bon confirme au Père,
03:21on dit qu'il s'est fait un peu remonter les bretelles par Emmanuel Macron hier.
03:24En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'Emmanuel Macron avait envie
03:28qu'il y ait quelqu'un qui parle avec les étudiants et les lycéens,
03:32et de façon compréhensible, c'est-à-dire pas simplement un peu de technique,
03:36ou bien des négociations discrètes,
03:39mais qui donne le sentiment de mettre des propositions sur la table
03:43et de donner l'impression d'écouter et de comprendre les lycéens.
03:49Ce qui, soit dit en passant, n'est pas toujours la chose au monde la plus facile.
03:52Bruno Jeudy, on ne peut pas dire que Sébastien Lecornu
03:55occupe nos écrans matin, midi et soir.
03:57Je crois que c'est depuis l'été, il n'avait toujours pas parlé au français.
04:00Donc là, il est obligé de se forcer, en fait, pour s'exprimer et parler publiquement.
04:05J'ai l'impression que c'est un homme de l'ombre
04:06et qu'il a du mal à venir au devant des caméras
04:09pour s'exprimer directement au français, expliquer ce qui se passe.
04:12Et là, il y a une crise ICN, mais il y a aussi effectivement
04:14le problème des carburants, de l'énergie et la crise agricole qui couve.
04:18Alors, Sébastien Lecornu, il a son style,
04:20il a un style de communication qui lui est propre
04:23et qui, effectivement, n'est pas de se présenter
04:26devant des caméras de télévision matin, midi et soir.
04:28Ni devant des journalistes.
04:29Si, il le fait devant les journalistes,
04:31mais il a une double stratégie qui est d'abord de parler,
04:34surtout devant l'Assemblée, la représentation nationale à l'Assemblée.
04:37Ensuite, il aime bien décrypter son action
04:40avec des journalistes dans son bureau,
04:43ce qu'il fait très régulièrement.
04:44On l'a encore vu, nous, vendredi avec d'autres confrères.
04:47Donc, il le fait assez régulièrement.
04:49Et sinon, il fait quelques interviews présécrites.
04:51C'est vrai que ça change avec tous ses prédécesseurs
04:53depuis au moins une bonne dizaine d'années.
05:00Après, sur la crise, là, c'est vrai que moi,
05:02la fin de semaine dernière, j'avais trouvé,
05:05j'avais dit et écrit que ce serait difficile pour lui
05:08de rester comme ça, laisser, donner des instructions,
05:11parce qu'il a mis deux de ses ministres en avant.
05:13Le ministre de l'Éducation nationale, évidemment,
05:15et le ministre de l'Intérieur.
05:18Mais on voit bien que la progression,
05:21la propagation de la crise, j'ai envie de dire,
05:23va sans doute l'obliger à prendre la parole,
05:26ce qu'il va faire dans quelques minutes.
05:30Après, prendre la parole, c'est bien,
05:32mais faut-il encore avoir des choses à dire ?
05:34Et c'est vrai que Sébastien Lecornu,
05:35il n'aime pas s'exprimer
05:37quand il n'a pas de choses vraiment précises à dire.
05:39Et il faut reconnaître que sur cette crise-là,
05:41qu'il n'a pas vu vraiment venir,
05:43pour une personne d'ailleurs,
05:44il a plutôt préparé et tenté de désamorcer la crise agricole,
05:48il a plutôt essayé d'amortir la crise des carburants,
05:53ils avaient surveillé de près les étudiants,
05:56et finalement, ce sont les lycéens
05:58qui sont venus perturber sa rentrée politique.
06:03Sa spécialité, c'est la parole rare.
06:06La question d'aujourd'hui, c'est
06:08est-ce que ce sera une parole pleine
06:10ou une parole vide ?
06:12– Quand elles sont rares, il faut mieux qu'elles soient importantes.
06:14– C'est ce que je veux dire, c'est ce que je veux dire.
06:17– Donc ce sera à suivre en direct sur BFMTV.
06:19Loïc Chenet-Girard est président d'Hiver-le-Gauche
06:21de la région Bretagne.
06:22Vous avez vu le Premier ministre cet après-midi,
06:25vous étiez en réunion avec lui,
06:27c'est un Premier ministre qui est conscient
06:29qu'il y a une espèce de crise générale
06:31qui couvre, il vous en a parlé,
06:33à vous les élus locaux justement ?
06:35– Effectivement, les présidents de région,
06:38nous étions tous présents à ce temps d'échange,
06:40qui était un temps d'échange pour partager les constats
06:43mais que l'on connaît,
06:44et pour redire la responsabilité des régions
06:46qui est de construire, d'entretenir les lycées.
06:49– Visiblement, vous ne l'avez pas fait ça.
06:50– Je conteste cela, nous mettons beaucoup d'argent.
06:53– Je ne sais pas, quand j'entends les jeunes dans la rue,
06:54ils me parlent de rats, de fuite d'eau,
06:57il fait trop chaud l'été, il fait trop froid l'hiver.
07:00– J'en ai aussi, y compris dans ma région, des difficultés.
07:02J'ai fait un sondage auprès de 9000 jeunes il y a un an.
07:059000 jeunes il y a un an dans les lycées bretons.
07:07Ils notaient à 7 sur 10 la qualité des lycées.
07:10Et aujourd'hui, ils seraient tous dégueulasses.
07:13À un moment donné, il faut raison garder.
07:15Il y a des endroits où il y a des difficultés.
07:16Depuis que je suis président de la région,
07:17j'ai mis 1 milliard d'euros sur les lycées de la région
07:19dont je suis président, la Bretagne.
07:20– Alors pourquoi ils nous disent qu'ils sont dans de mauvaises conditions ?
07:22– Et il en reste 1 milliard à mettre dans les années qui viennent.
07:241 milliard pour pouvoir être aux normes partout,
07:27sur le chaud, sur le froid, sur le handicap, sur les risques d'alimentaire.
07:31– Parce qu'on a pris du retard,
07:32on a pris du retard sur la rénovation des lycées ?
07:34– Mais nous adoptons nos travaux aux capacités budgétaires.
07:36Et c'est ce que nous avons tous dit au Premier ministre.
07:38C'est qu'on ne peut pas dans le même temps dire aux régions
07:40de mettre plus d'argent et dans le même temps dire
07:42vous allez baisser vos recettes au fur et à mesure des années.
07:45– Ce qui est prévu dans ce budget d'ailleurs.
07:46– Nous perdons des recettes, on va en perdre encore l'année prochaine.
07:49Et il faudrait que nous mettions plus d'argent sur les lycées.
07:51Il y a des incohérences.
07:52Donc nous on demande de la stabilité et de la visibilité.
07:56On ne dit pas qu'il faut mettre plus d'argent.
07:58On sait qu'on n'aura pas plus d'argent.
07:59mais au moins de la stabilité pour qu'on puisse emprunter et construire.
08:03– Mais ça met combien de temps de rénover un lycée ou de construire un lycée ?
08:06Parce qu'il y a aussi ce problème en France.
08:08C'est qu'on met beaucoup de temps à lancer des chantiers.
08:11Sauf quand c'est Notre-Dame.
08:12Parce que là on fait fi des normes et des lois.
08:15Mais je crois que c'est beaucoup plus long pour un lycée.
08:18– D'abord il y a un temps de concertation et de débat avec les élèves, les profs,
08:21tous ceux qui vivent dans un établissement pour savoir par quoi on attaque les choses.
08:25Ça peut prendre un peu de temps ça déjà.
08:26De la démocratie locale au sein d'un lycée.
08:27Nous sommes élus de la République, les élus locaux, et on débat avec nos concitoyens.
08:31Une fois qu'on dit le go, généralement c'est 3 ans.
08:34Généralement c'est 3 ans.
08:35– Entre le go et la fin des travaux ?
08:37– Entre le go et la fin des travaux, c'est 3 ans.
08:39Après si on construit un lycée neuf, c'est plutôt 5 à 6 ans.
08:42– Rénovation, c'est plutôt 3 ans.
08:46– Et ça coûte combien de construire un lycée ?
08:48– Pour qu'on comprenne bien, ça coûte combien de construire un nouveau lycée ?
08:50– Entre 30 et 60 millions d'euros en fonction de la taille du lycée,
08:53en fonction des spécialités que vous mettez à l'intérieur.
08:55Un lycée maritime chez moi ou un lycée agricole chez moi, il y a des spécificités.
08:59Un lycée général ou un lycée technique, c'est encore différent.
09:01– Est-ce que la complexité administrative est un frein ?
09:06Est-ce qu'il faudrait pouvoir aller plus vite aujourd'hui et simplifier ou pas ?
09:09– Je crois qu'encore une fois, le pire problème pour nous, c'est l'instabilité budgétaire.
09:14– On change les règles chaque année.
09:17– Et 6 mois après, on change les règles.
09:18Là, on nous annonce moins de crédits sur l'aventissage que nous avons définitivement perdu
09:22ou sur la formation professionnelle qui venait à alimenter les lycées.
09:26Parce que quand on fait un plateau technique dans un lycée, on accueille des lycéens,
09:30mais on accueille aussi des apprentis ou des étudiants.
09:32Tous ces sujets-là génèrent une complexité.
09:34– Et vous avez dit quoi, Sébastien Lecornu ?
09:35Est-ce qu'il vous a dit qu'ils allaient vous garantir un budget suffisant pour construire ou rénover des
09:40lycées ?
09:41– Il a donné acte que les régions avaient pris largement leur part l'année dernière
09:45au-delà de notre part dans la dette de l'État.
09:48Au-delà de notre part.
09:49Donc, ce n'est pas une promesse, mais c'est au moins une écoute.
09:53Et il est clair que si nous voulons être capables tous en France,
09:56de l'île de France à la Guyane en passant par la Bretagne,
09:59réaliser les projets que nous avons à faire,
10:00il faut des moyens constant à minima.
10:02– Oui, mais en même temps, il faut rassurer les marchés financiers
10:04qui nous prêtent de l'argent de plus en plus chère.
10:05– C'est pour ça que je parle de moyens constants sur ce sujet de la jeunesse.
10:08Cette jeunesse, il faut entendre ce mal-être.
10:11– C'est une priorité pour vous ?
10:12– C'est à mon sens la priorité absolue que de préparer les jeunes de demain
10:15à devenir des citoyens.
10:16Vu la situation dans laquelle nous sommes, on a bien besoin d'eux.
10:19Donc, il faut les écouter et ne pas leur raconter de bêtises.
10:21C'est-à-dire que quand je vais dans un lycée et que j'annonce
10:23qu'on va décaler d'un an, deux ans, telle ou telle rénovation
10:26parce qu'on n'a pas d'argent, je n'ai pas de huée.
10:28On discute, on échange.
10:29Je peux avoir des agacements, mais ils sont capables de discuter
10:32à partir du moment où on se pose autour de la table.
10:34– Charles, que doit dire Sébastien Lecornu ce soir ?
10:37– Ça va être compliqué pour lui.
10:40– Au revoir.
10:41– Non, mais je pense qu'il va dire un truc banal sur le thème
10:47« nous concertons, nous écoutons, nous allons agir ».
10:53C'est son bilan tout ça, parce qu'il est le dépositaire du macronisme
10:59au fond, au bout de dix ans.
11:01Moi, ça m'intéresse ce que dit monsieur le vice-président de la région.
11:05– Il est président, il est président.
11:06– Excusez-moi, excusez-moi.
11:07– N'ayons pas peur des mots.
11:08– Excusez-moi, mais il y a tellement d'organes administratifs,
11:13mais autant pour moi.
11:15C'est que moi, je pense que le cœur du problème,
11:18c'est la prospérité économique.
11:19Et en fait, en France, on n'arrête pas de se faire des nœuds au cerveau
11:22sur ce qui ne marche pas.
11:23L'école ne marche plus, la justice ne marche plus,
11:26l'armée ne peut pas nous défendre, l'hôpital est en lambeaux, etc.
11:31Mais parce qu'on est un pays qui n'est pas prospère économiquement.
11:34Et si on avait un peu plus de croissance économique,
11:37si on était un pays un peu moins à gauche, cher monsieur,
11:41je pense qu'on aurait un peu plus de moyens pour tout ça.
11:44– Vous trouvez que le pays est à gauche depuis dix ans ?
11:45– Oui, quand même, quand on prend les chiffres,
11:49quand on prend la manière dont la France est organisée,
11:52je pense qu'on est assez à gauche.
11:53Et donc, en fait, j'ai le sentiment aussi qu'on paye,
11:56au fond, notre paupérisation.
11:58Et quand on se plaint, oui, d'un bâtiment public
12:00– La France s'appauvrit, en fait.
12:02– En réalité, c'est la paupérisation du pays qui a lieu.
12:05Et les petits Français…
12:06– Vous voudrez confier la rénovation des lycées au privé ?
12:09– Ce n'est pas ça, c'est que les petits Français
12:11regardent des séries américaines.
12:12Et honnêtement, de plus en plus, c'est un autre monde.
12:15De l'autre côté de l'Atlantique, CRC…
12:18– C'est sûr que les universités américaines…
12:20– Épantiment, évidemment.
12:21– Ça coûte 50 000 dollars par an.
12:23– Oui, mais dit-on là-dessus.
12:27Voilà, ça coûte 50 000 dollars par an.
12:29Donc tout ça a un coût, et ça veut dire qu'il faut
12:31qu'on crée des richesses pour ça.
12:33Et en France, on ne crée plus de richesses,
12:34on ne crée plus que des taxes.
12:35– Marie Chantret, pourquoi le Premier ministre
12:37a décidé de répondre plus largement aux crises actuelles
12:42que traverse la France ?
12:43Il aurait pu se focaliser sur les lycéens,
12:45mais Anthony Lebosse nous expliquait
12:46qu'il voulait aussi parler beaucoup de l'énergie.
12:48C'est vrai que c'est un problème,
12:49parce que tous les prix vont exploser,
12:51et pas seulement ceux du carburant,
12:54l'électricité, le gaz.
12:55Il veut parler également de la crise agricole qui couvre.
12:58Pourquoi ?
12:59– Et au rayon des annonces, c'est de ce côté-là,
13:02vers ce volet-là, qu'il faudra se tourner,
13:04se concentrer sans doute ce soir.
13:05– Il y aura plus d'annonces sur les carburants
13:06que pour les lycéens ?
13:07– Les carburants, l'électricité aussi,
13:09les prêts de l'électricité à la veille de l'hiver,
13:12et sans doute beaucoup moins du côté des attentes lycéennes.
13:16– Donc ils risquent d'être frustrés, ces lycéens.
13:18– En tout cas, on ne devrait pas,
13:20ou ils ne devraient pas aller plus loin
13:22de ce qu'il a pu expliquer hier dans l'hémicycle
13:25à l'Assemblée nationale,
13:27avec notamment ces cahiers de doléances numériques
13:29qui ont été ouverts.
13:3130 000 environ témoignages leur sont remontés.
13:34Ils attendent d'avoir un peu plus encore de remontées
13:38pour en faire une synthèse un peu plus précise.
13:41– Pourquoi ? Parce qu'on estime du côté du gouvernement
13:44que la crise lycéenne masque sans doute d'autres crises
13:48que l'on a déjà ici beaucoup évoquées,
13:50que sont celles du pouvoir d'achat et des prix des carburants
13:53qui n'ont…
13:54– Donc on veut désamorcer la convergence des luttes ?
13:56– Sans nul doute, désamorcer,
13:57ou en tout cas anticiper ce que pourrait être la suite.
14:01On sait dans le calendrier demain et le round 4
14:04des manifestations lycéennes auxquelles pourraient se joindre
14:07d'autres participants.
14:08Et puis il y a le 17 octobre.
14:10Le 17 octobre, on ne sait pas exactement ce que ça pourrait donner,
14:13mais effectivement, dans l'agenda et du côté des forces de l'ordre,
14:16on se dit que ça pourrait être une journée de manifestation
14:20particulièrement puissante.
14:21Et ça revient aussi en boomerang,
14:23dans la tête aussi du Premier ministre,
14:26peut-être d'avoir sous-estimé,
14:27ou de ne pas avoir eu suffisamment de signaux
14:29quant à cette crise lycéenne
14:31et la manière dont elle a atterri ces derniers jours dans les Français.
14:35– C'est le président de la République qui a dit maintenant
14:36à Sébastien Lecornu,
14:37« Monsieur le Premier ministre, il faut y aller maintenant ? »
14:39– Je pense que ça a joué, oui, sûrement.
14:42Mais moi ce qui me frappe,
14:43c'est que toutes les demandes à Sébastien Lecornu sont
14:46« on veut plus d'argent ».
14:48Et on n'en a pas.
14:50– Je suis parlé de stabilité.
14:51– On n'en a pas.
14:52– Je veux dire, le budget est totalement étriqué
14:57et le prochain budget, il est ficelé.
15:02– Dont la discussion a démarré.
15:03– Donc, il y a forcément une incommunicabilité
15:07entre ce qui est demandé,
15:09puisque c'est d'ailleurs logique.
15:11Les lycéens disent qu'il faut plus de crédit,
15:13plus de classe, plus d'équipement,
15:15plus de professeurs, etc.
15:17Et puis il y a un gouvernement qui dit
15:18« mais moi je n'ai pas d'argent ».
15:19– Mais ce n'est pas paradoxal pour le Premier ministre
15:21ce soir de faire une réponse globale
15:24en évoquant, enfin,
15:26en voulant désamorcer une convergence des luttes
15:27avant même qu'elle n'ait commencée, Alain Duhamel ?
15:31C'est pas un peu…
15:31– C'est l'idée, je pense.
15:34Il a envie de faire un pouding
15:36avec tous les problèmes qui se posent.
15:38Et il se dit que s'il fait un gros pouding,
15:40peut-être que ce qui se dira demain
15:42spécifiquement sur les lycées,
15:44bien sûr ça apparaîtra…
15:45– Ça peut être indigeste le pouding aussi.
15:48– Ah bah oui, c'est même souvent assez mauvais.
15:51– Regardons ce que disaient les Français,
15:53par exemple, sur les revendications
15:55et contestations des lycéens.
15:57Eh bien le gouvernement est-il à l'écoute ?
15:59Les Français disent non, 65%.
16:01Donc là, Sébastien Lecornu et Bruno Jeudy,
16:03il va falloir qu'ils répondent à ces interrogations.
16:07– Pardon, mais nous avons les lycéens, là,
16:10que vous avez aperçus devant les grilles tout à l'heure.
16:12– Qui veulent voir Sébastien Lecornu.
16:13– Qui sont avec nous.
16:14Nous sommes avec Sabrine Carbach,
16:17porte-parole de l'Union étudiante,
16:18et Riyad Rani, président de l'Union syndicale lycéenne.
16:22Bonsoir, jeunes gens.
16:23Merci d'être avec nous en direct sur BFM TV.
16:26Donc maintenant, vous dites, ça suffit.
16:27Vous voulez voir le Premier ministre lui-même
16:30et lui poser sur la table à Matignon vos revendications,
16:33si j'ai bien compris, c'est ça ?
16:34– C'est bien cela,
16:37puisque M. le ministre de l'Enseignement supérieur
16:39n'a pas su nous répondre.
16:40Il nous a répété les éléments de langage
16:42qui sont maintenant répétés depuis deux ans,
16:44à savoir, ce n'est pas ma faute,
16:46c'est la faute du ministère untel.
16:48Sur la question des APL, par exemple,
16:50pour rappel, il a supprimé les APL pour les étudiants étrangers
16:52et il préconise de les supprimer pour 200 000 étudiants supplémentaires.
16:55Ce qu'il nous a répondu, c'est le ministère du Logement.
16:57Sur toutes les questions, c'est la même chose.
16:58Sur Parcoursup, quand on lui dit,
16:59nous, ce qu'on veut, et on n'arrêtera pas
17:01tant que Parcoursup ne sera pas supprimé
17:02tant qu'on ne chargera pas de système,
17:04ce qu'il nous dit, c'est qu'il va rendre ça plus transparent.
17:09Mais on sait déjà comment on se fait sélectionner,
17:10on n'a pas besoin qu'on nous apprend de la vie.
17:12Donc, puisque M. le ministre a l'air d'être un irresponsable,
17:17qui n'est pas responsable de cette politique,
17:18alors on demande de rencontrer le vrai responsable de ces politiques,
17:21à savoir M. Lecornu.
17:23– Alors, oui, jusqu'à présent...
17:24– Exactement la même situation avec...
17:27– On a exactement la même situation avec le ministre de l'Éducation nationale,
17:31avec qui on a posé les 10 propositions que vous pouvez retrouver sur 10mesures.fr
17:36et signé cette plateforme revendicative,
17:38où, en fait, il ne nous a pas répondu,
17:41il ne nous a donné aucune solution concrète
17:43pour remédier à la situation des lycées et des universités.
17:48– Alors, il y a un sondage élabble que nous publions ce soir.
17:52On a interrogé les Français sur cette crise pour BFM TV
17:55et une majorité de Français approuvent votre mobilisation,
17:58celle des lycéens.
18:0072% estiment même que les revendications des lycéens mobilisés sont légitimes.
18:05Mais en même temps, les Français regardent les images de violences
18:08et estiment que les violences commises notamment par certains manifestants
18:14contre le personnel éducatif ou contre les policiers,
18:17cela, c'est inadmissible.
18:18Alors, c'est à 89% pour le personnel éducatif, 85% pour les policiers.
18:23Comment vous réagissez à ces chiffres ?
18:25– On estime avoir répondu largement sur tous les plateaux à cette question,
18:30à savoir que notre stratégie, c'est l'organisation.
18:31Vous l'avez très bien vu hier en manifestation,
18:33il n'y a pas eu de débordement.
18:34Les seuls débordements qu'il y a eu, c'est quand même,
18:36pour rappel, la police qui a attaqué le cortège de tête,
18:39le cortège de tête où il y avait Riadrani, moi-même,
18:41et Sophie Binet, par exemple.
18:42Donc, nous, ce qu'on dit, c'est qu'on s'organise par les blocus,
18:46par la manifestation, par aller convaincre les gens
18:48et que le reste, oui, c'est déplorable.
18:51Et on comprend les violences parce que les violences qu'on se prend,
18:53c'est tous les jours, c'est celles des gouvernements
18:55qui font des coupes dans l'enseignement supérieur,
18:57qui font des coupes dans l'éducation.
18:58C'est ça, la vraie violence et c'est ça qu'il faut rappeler.
19:00Quand on a quand même, il y a deux jours, un lycéen de 15 ans,
19:0415 ans quand même, c'est être un enfant qui se fait exploser la main.
19:07Quand on a un autre qui se fait exploser la mâchoire,
19:09je suis désolée, la violence, elle vient d'un côté,
19:11elle est très forte puisqu'il y a un deux poids, deux mesures.
19:13On n'est pas du tout sur les mêmes armes.
19:15Le gouvernement a décidé d'abandonner l'utilisation des grenades à son dissent.
19:19La violence sociale qui est infligée à des milliers de jeunes précaires
19:27où on voit ses parents galérer à remplir le frigo,
19:31à mettre le plein dans la voiture
19:33et que tout augmente sauf les salaires
19:35et qu'on leur vend l'école comme le lieu de l'émancipation
19:37et que quand ils arrivent à l'école,
19:38ces rêves et cette idée que l'école est lieu d'émancipation s'effacent
19:43parce que oui, on a un plafond qui nous tombe sur la tête
19:45et on n'a pas de preuve devant nous.
19:46Alors oui, où est la violence aujourd'hui ?
19:50Mais vous avez entendu que le gouvernement
19:53a suspendu l'utilisation des grenades assourdissantes.
19:56Les policiers ne pourront plus les utiliser dans les prochains jours.
19:59C'est une bonne chose ?
20:01C'est déjà un bon départ,
20:04mais il faudrait qu'ils interdissent aussi la LBD.
20:07Il faudrait que M. Nunez arrête d'appeler à...
20:10Enfin, parce que quand même,
20:11une déclaration très provocatrice hier en disant
20:13qu'il ne s'excuserait pas auprès des familles
20:15et qu'il a appelé à n'avoir aucune intransigeance envers les lycéens.
20:19Et puis, par ailleurs, M. Le Corneau,
20:20envers les casseurs, envers les casseurs.
20:24Excusez-moi, excusez-moi, excusez-moi.
20:27La seule annonce qu'il fait dans sa lettre,
20:29c'est de dire qu'on va accélérer la loi sur les casseurs payeurs
20:32en supprimant les APL pour leurs parents.
20:34Voilà, c'est ça la réponse à la colère sociale.
20:36Et donc, nous, ce qu'on dit, c'est qu'il fait un jeu très dangereux,
20:38qu'il attise la colère.
20:39Et que c'est pour ça qu'on continuera à se mobiliser,
20:41notamment demain, partout en Ile-de-France,
20:43partout dans le pays.
20:44Et on se rejoint à 15h, place de la Bastille,
20:47pour prendre la Bastille, les camarades.
20:50Alors, justement, demain, nouvelle journée de mobilisation.
20:53L'acte 4.
20:54C'est l'acte 4.
20:54Qui sera à vos côtés, alors ?
20:56Vous, les lycéens, les étudiants ?
20:59Qui vous a appelé à vous rejoindre ?
21:04Écoutez, les enseignants et les enseignantes nous rejoignent.
21:07Hier, j'ai vu beaucoup de Français et Françaises,
21:10et de citoyens et citoyennes,
21:11venir parce qu'ils ont été choqués par la violence
21:13qu'on inflige à la jeunesse de ce pays,
21:15avec des brassards blancs.
21:16Alors, oui, il y aura encore du monde.
21:18Moi, j'ai vu des cheminots, j'ai vu de tout.
21:20Et ça, c'était beau à voir.
21:21Et malheureusement, je trouve que ces images
21:23n'étaient pas assez relayées,
21:24qu'on ne montrait que des images de feu de poubelle,
21:26ce qui est bien triste.
21:28Par contre, oui, là, je tiens à m'adresser
21:30aux lycéens et lycéennes, aux étudiants et étudiantes,
21:32aux enseignants et enseignantes.
21:33Nous sommes proches de la victoire.
21:35On ne lâche rien.
21:36On continue à se mobiliser.
21:38Rendez-vous demain.
21:39Rien ne nous arrêtera.
21:41Il n'y aura pas 10 milliards.
21:41Voilà, le temps qu'il n'y aura pas 10 milliards
21:43posés sur la table.
21:44Et j'invite tout le monde à aller sur le site
21:4810mesures.fr et signer la plateforme revendicative.
21:50Oui, mais justement, vous demandez 10 milliards.
21:52Vous êtes conscient aussi qu'aujourd'hui,
21:54la France est dans une situation budgétaire compliquée.
21:57Ces 10 milliards, on ne les a pas forcément.
21:59Enfin, c'est ce que dit le gouvernement.
22:02Qu'est-ce que vous répondez ?
22:04C'est ce qu'il dit.
22:05En tout cas, le ministre de l'Enseignement supérieur
22:09nous a dit qu'il allait demander à Matignon
22:11les 10 milliards, qu'il était d'accord,
22:12qu'il fallait de l'investissement,
22:13mais que ce n'était pas de son ressort.
22:15En attendant, nous, ce qu'on dit,
22:16c'est que le gouvernement est capable
22:17de trouver 400 milliards pour l'armement,
22:20pour envoyer au pas la jeunesse,
22:22mais par contre, pour investir dans ce qui est censé être
22:24la base d'une société qui fonctionne,
22:26à savoir l'éducation et l'enseignement,
22:27ben là, il n'y a plus d'argent.
22:28C'est quand même une situation très, très grave.
22:30C'est quand même...
22:33Restez avec nous, parce que...
22:35Oui, il y a Charles Consigny qui voulait réagir.
22:37Écoutez, vous pourrez débattre avec lui.
22:38Moi, je trouve que ces deux jeunes gens
22:41sont très sympathiques,
22:42ils se prennent très au sérieux,
22:43mais c'est le propre de la jeunesse.
22:45Ils sont dans un combat aussi.
22:46On est tous passés par là,
22:48et je ne veux pas être moi-même antipathique.
22:50Vous êtes sérieux, peut-être,
22:51ou condescendant,
22:52parce que quoi qu'on dise de toute façon
22:54par rapport à des jeunes,
22:55on est forcément un connard,
22:57un fasciste, un vieux con, etc.
22:59Donc, si vous voulez, je m'applatsis devant...
23:00Non, non, c'est vous qui dites ça.
23:01Mais si vous considérez comme un fasciste,
23:04c'est vous qui êtes responsable de ces propos, monsieur.
23:06Nous, on n'a jamais dit que vous étiez un fasciste.
23:08Nous, ce qu'on dit, c'est que ce gouvernement,
23:10il est irresponsable.
23:11Ce gouvernement, c'est des irresponsables.
23:13Et on le dit avec une légèreté.
23:15Et on appelle d'ailleurs tous les lycéens et les lycéennes
23:16et les étudiants et les étudiantes à venir manifester.
23:19Mais si vous vous considérez comme un fasciste,
23:20c'est votre responsabilité, monsieur.
23:2410 milliards au doigt mouillé, comme ça ?
23:26Allez les gagner, les 10 milliards.
23:27Faites-les, les 10 milliards.
23:29Créez-les, les 10 milliards.
23:3010 milliards, ce sont des revendications qui sont chiffrées.
23:32Ce sont des revendications qui sont chiffrées.
23:34Et les milliards, ils existent.
23:35On marche sur la tête, monsieur Consigny.
23:36Eh bien, le jour où vous créerez 10 milliards, on en parlera.
23:38Vous savez, on est dans un pays où il faut la répartition des richesses.
23:41Répartition des richesses.
23:42Il faut faire cotiser celles et ceux qui ne cotisent pas assez.
23:44Les cadeaux aux grandes entreprises, monsieur Consigny,
23:46ça vous en parlait ?
23:47Parce que dans le budget de l'éducation nationale,
23:49il y a 200 millions d'euros qui sont donnés aux grandes entreprises
23:52pour prendre des stagiaires.
23:54Et aujourd'hui, on voit qu'il n'y en a pas qui ne font pas de stagiaire.
23:54Mais ils ne sont pas donnés, c'est des exonérations de taxes.
23:56Vous voyez, c'est déjà de l'argent économisé.
23:58La taxe Zucmane.
24:07Excusez-moi, nous, on est des pauvres étudiants.
24:10On est des pauvres étudiants et lycéens qui n'avent pas conscience.
24:12On ne sait pas, on ne connaît pas les chiffres.
24:13Mais par contre, en face, on a un gouvernement,
24:15un ministère qui est censé connaître ses chiffres,
24:17qui est censé trouver de l'argent.
24:18Et dans ce cas-là, en ce moment, il ne fait rien.
24:20Donc les responsables, ils sont là, ils sont en venus.
24:23Et puisque monsieur le ministre a l'air de ne pas pouvoir prendre nos décisions,
24:26alors ce qu'on dit, c'est que nous, on veut un rendez-vous à...
24:28Si j'étais élu, je ne vous lâcherais pas un centi.
24:29Monsieur Consigny, votre...
24:32Oui, vous allez la relâcher, c'est normal.
24:35La politique, c'est les Républicains,
24:36qui répètent depuis plusieurs jours sur les plateaux
24:38que le seul droit des lycéens, c'est d'aller en cours
24:40et se taire et d'aller s'asseoir devant un prof.
24:42Sauf que pour s'asseoir, il faut avoir une chaise et un prof.
24:44Or, écoutez, vos leçons, gardez-les pour vous
24:46et on se gardera bien à notre place.
24:48Je ne vous fais pas de leçons, je trouve que vous demandez la lune.
24:50Évitez le mépris envers la jeunesse.
24:51Et vous êtes très militant, c'est idéologue.
24:54Vous êtes en train de faire des leçons.
24:55On est trop bêtes, on est trop bêtes, monsieur.
24:57Attendez, parce que c'est toujours la bonne excuse.
24:59Vous utilisez toujours les mêmes arguments.
25:01C'est assez inquiétant, il faut changer de disque peut-être, monsieur Consigny.
25:03Vous avez le même disque que Mélenchon, excusez-moi,
25:06il y a zéro créativité dans votre disque.
25:07On peut passer à une autre question, monsieur Consigny.
25:09Ça fait 30 ans qu'on entend ce disque.
25:11On a passé assez de temps avec vous.
25:12Alors justement, Riyad, Sabrine, Riyad, il y a Alain Duhamel.
25:18Alain Duhamel, vous en avez eu d'autres, des mouvements lycéens.
25:20On a d'ailleurs rappelé tout à l'heure avec Raphaël Grabli,
25:23il y en a eu beaucoup ces 30 ou 40 dernières années.
25:25On parlait de la réforme de Vaquet, qu'on testait dans la rue.
25:27On a parlé aussi du CPE, ça c'était Dominique de Villepin,
25:31alors Premier ministre, un contrat pour les jeunes,
25:33avec beaucoup de jeunes dans la rue.
25:35Est-ce que ce mouvement lycéen ressemble aux autres
25:37ou est-ce qu'il est spécifique à notre époque ?
25:40Je crois que les mouvements lycéens que j'ai connus,
25:43depuis 1968 en tout cas, ne se ressemblent pas les uns les autres.
25:48Chacun a son style très différent.
25:51Chacun s'est caractérisé.
25:54Par exemple, en 1968, c'était des affrontements
25:59qui étaient des affrontements violents,
26:01avec des morts et avec des charges de CRS effrayantes.
26:05Elles avaient lieu en bas de chez moi.
26:10Je n'en perdais rien et franchement, ça faisait peur.
26:13Il faut se rappeler qu'à ce moment-là,
26:17contre des étudiants et contre des lycéens,
26:19le général de Gaulle envisageaient de faire se rapprocher l'arme blindée.
26:24C'était bon.
26:25Alors évidemment, aujourd'hui, Dieu merci,
26:28ça paraît quand même très pacifique.
26:31Il y avait eu 7 morts et plus de 2000 blessés à l'époque.
26:34Oui, c'était effrayant.
26:36C'était insurrectionnel.
26:37La chance, c'est qu'il y avait un préfet de police très intelligent
26:39qui était Grimaud, qui a empêché...
26:41Allez-y, mademoiselle.
26:42Si je peux me permettre.
26:44Oui, oui, si je peux me permettre quand même.
26:46Le nombre de violences policières,
26:48elles sont très très fortes.
26:49Et la dernière fois qu'il y a eu un épisode aussi répressif,
26:51ce n'est même pas en mai 68,
26:52c'est en 1961,
26:54lors de la guerre d'indépendance de l'Algérie,
26:55quand il y a eu des milliers d'Algériens dans la Seine.
26:57Donc quand même, on assiste à un épisode répressif.
26:59Non, non, non, c'est pas vrai.
27:01C'est ce que vous dites, c'est faux.
27:05C'est faux.
27:06C'est pas nous les journalistes,
27:08c'est vous qui êtes censés faire votre travail.
27:11C'est pas une preuve d'intelligence
27:12de refuser de reconnaître qu'on vient de dire une bêtise.
27:16Excusez-moi,
27:17là c'est vous qui êtes en train de faire manquer
27:20de prendre l'intelligence,
27:21puisque c'est des chiffres qui existent.
27:23Non, mais excusez-moi.
27:25C'est très pacifique.
27:28Non, mais s'il vous plaît,
27:30on est là pour discuter.
27:31Si je ne peux pas parler,
27:33ça va être compliqué.
27:33Allez-y.
27:34En tout cas,
27:35quand vous dites aujourd'hui que c'est pacifique,
27:37mais qu'on a un élève à Tours,
27:39allez expliquer à la famille de cet élève à Tours
27:41qui a été éborgné par un tir de LBD.
27:43Allez expliquer à la maman de Eden
27:45que son fils aujourd'hui a perdu l'entierté de ses dents
27:48et est traumatisé.
27:49Allez expliquer à la famille de ce jeune de 15 ans
27:51qui a la main explosée aujourd'hui.
27:52Allez leur expliquer que c'est pacifique
27:54et qu'on n'a pas une police violente.
27:56Aujourd'hui, on a une police violente.
27:57On se plaint à longueur de temps
27:59que les jeunes ne s'engagent pas,
27:59ne s'expriment pas,
28:00mais quand ils s'expriment,
28:01le pouvoir la réprime.
28:03C'est ça qu'il faut retenir.
28:04Et du coup,
28:04je ne peux pas te laisser dire ça.
28:06Là, on vous écoute.
28:07Bon, là, on vous écoute
28:09et tout le monde souhaite
28:10que ce soit pacifique
28:11et personne n'a envie
28:13qu'il y ait des blessés, évidemment.
28:15Heureusement, d'ailleurs.
28:16Pardon, si on peut faire un petit rappel historique.
28:17Des deux côtés.
28:18Mademoiselle,
28:18si on peut faire un petit rappel historique,
28:20vous avez allusion aux événements de Sharon.
28:22Il y a eu neuf morts.
28:23Donc, fort heureusement,
28:25on n'en est pas là.
28:27Fort heureusement,
28:27qu'il y ait des critiques
28:28à apporter vis-à-vis de la police,
28:30c'est une chose.
28:31Après, il y a des comparaisons historiques
28:32qui ne sont pas forcément les bonnes.
28:34Il a permetté simplement de dire
28:35que vous étiez dans l'erreur
28:36en faisant les comparaisons
28:37avec les événements d'Algérie
28:39où on était en guerre,
28:40effectivement,
28:41avec ce qui s'est passé aujourd'hui.
28:43C'est beaucoup plus violent
28:43que mai 68.
28:44Et heureusement que c'est plus pacifique.
28:45à un événement qui est plus violent,
28:47c'est à ce moment-là.
28:48Mais oui, heureusement,
28:49on ne s'en est pas dans les mêmes proportions.
28:51La police continue à envoyer...
28:52Non, non, non.
28:54Mais non.
28:54Ce n'est pas comme ça
28:55qu'on ne s'est passé.
28:56On n'est pas sur les mêmes proportions.
28:56Mais bon,
28:57je pense que ce débat
28:58la tourne en rond
28:59parce que de toute façon,
29:00vous avez tous votre envie
29:00de trancher sur ce plateau.
29:01Et je vous propose
29:02qu'on parle un petit peu
29:03des revendications.
29:04Mais on vous a donné la parole
29:05sur les revendications.
29:06Vous aviez dit...
29:07Demain, 15h,
29:08place de la Bastille,
29:08les camarades.
29:09Voilà.
29:09Merci d'avoir...
29:10On vous attend nombreux et nombreuses.
29:1215h, place de la Bastille.
29:12Rendez-vous demain,
29:1315h, place de la Bastille.
29:15Merci à vous deux.
29:15Merci d'avoir été avec nous
29:17tous les deux.
29:18Vous avez exposé vos revendications.
29:2010 milliards,
29:20vous avez entendu.
29:2210 milliards.
29:23Chapeau.
29:24Voilà,
29:24c'est ce que voudraient
29:26ces étudiants,
29:26j'imagine,
29:27pour rénover notamment
29:28les lycées.
29:29C'est ce que vous demandez,
29:30vous les régions,
29:30ces 10 milliards,
29:31vous les voulez
29:31pour continuer à rénover
29:33les établissements
29:34dont vous avez la gestion
29:36et c'est-à-dire les lycées ?
29:37Vous avez les régions
29:37depuis trois ans
29:39qui participent à l'effort
29:40avec des réductions de budget,
29:42avec des réductions de personnel.
29:43Et nous savons que l'année 27,
29:44ce sera la même chose.
29:45Ce que nous demandons,
29:46c'est de la stabilité
29:47et de la visibilité
29:48pour pouvoir investir.
29:49Mais est-ce que les 10 milliards,
29:51vous les voulez ?
29:52On adorerait avoir 10 milliards,
29:53avoir 50 milliards,
29:54avoir 100 milliards,
29:55mais à un moment donné,
29:55il faut être responsable
29:56dans la période
29:56et avoir la capacité
29:58de réaliser nos travaux
29:59en plan pluriannuel.
30:00Ça chiffre en milliards
30:01d'euros dans nos territoires
30:02et que notre effort
30:05soit proportionnel
30:06à la part de la dépense publique
30:08que nous représentons.
30:08Et par ailleurs,
30:09pour sortir de la situation
30:10dans laquelle nous sommes aujourd'hui,
30:12il va falloir un débouché.
30:13Le débouché, c'est quoi ?
30:13C'est dialoguer,
30:14mais plutôt dans les territoires.
30:16Les maires ont commencé
30:17à réunir les lycéens
30:18dans nos territoires.
30:20On rencontre...
30:21Oui, mais moi,
30:21j'entends beaucoup de lycéens
30:22qui me disent
30:23tout ça, c'est pour nous endormir.
30:25Les réunions,
30:25les temps démocratiques citoyens...
30:28Le sujet de la rénovation d'un lycée,
30:29ça se passe dans un territoire,
30:30ça ne se passe pas à Paris.
30:31Loïc Genest-Girard a raison.
30:32La vérité, c'est que
30:34c'est partagé
30:35entre l'État
30:38une des revendications
30:40des lycéens,
30:41ce que j'ai entendu,
30:42c'est que c'est
30:43en gros la rénovation
30:44des lycées.
30:45La rénovation des lycées,
30:46c'est M. Loïc Genest-Girard
30:48en Bretagne,
30:48c'est Mme Pécresse
30:49en Ile-de-France.
30:49Oui, mais c'est là
30:50le problème aussi
30:50de notre système,
30:51c'est-à-dire qu'à la fois
30:52ils se plaignent du bâti,
30:53mais ils se plaignent aussi
30:54de l'emploi du temps,
30:55et là, c'est le ministère
30:56de l'Éducation nationale,
30:57ils se plaignent
30:57du non-remplacement des profs.
30:59Ça, ce sont les rectorats,
30:59donc en fait,
31:00c'est compliqué.
31:01Non, non, il y a
31:02l'Éduc-NAT et les régions.
31:04Point.
31:04Il n'y en a pas 36,
31:05c'est pas si compliqué que ça.
31:06Si vous permettez-moi
31:06de vous dire qu'on met
31:07trois fois plus d'argent par an
31:09que lorsque c'était l'État
31:10qui gérait les lycées.
31:11C'est pas si compliqué que ça.
31:14En 1990,
31:14c'est à peu près
31:15le même mouvement.
31:17J'ai regardé vraiment,
31:17j'ai bien relu toute cette période.
31:19En 1990,
31:19c'est à peu près
31:20le même mouvement.
31:20Ça commence en Seine-Saint-Denis.
31:22Les revendications
31:23portent sur le bâti,
31:24portent sur les emplois du temps
31:25et portent sur les remplacements
31:26des profs.
31:27À l'époque,
31:28après bien des semaines,
31:29ça se termine par un milliard et demi
31:30à l'époque
31:33de l'équivalent d'euros.
31:34Et qui était au pouvoir
31:35à ce moment-là ?
31:36François Mitterrand
31:37qui était au pouvoir
31:38avec un gouvernement socialiste.
31:40Ça se termine comme ça.
31:40Il l'avait reçu.
31:41C'est bien là
31:42où il avait reçu
31:43ce qui n'avait pas plu
31:44à Lionel Jospin
31:45parce qu'il court-circuitait
31:47un peu son Premier ministre.
31:47Il court-circuitait
31:48un peu son Premier ministre.
31:48Non, non, non.
31:49Il court-circuitait
31:50son Premier ministre
31:51qui était Michel Rocard
31:52et son ministre de l'Éducation nationale
31:54qui était Lionel Jospin.
31:55En recevant les lycées étudiants.
31:57Est-ce que ça pourrait se terminer comme ça ?
31:58Est-ce qu'Emmanuel Macron
31:59pourrait dans les prochains jours
32:01recevoir une délégation
32:03s'il trouve que ça ne va pas
32:05Vous dites pour dire quoi, c'est ça ?
32:06Pour dire quoi, encore une fois ?
32:08Le sujet, c'est...
32:08Déjà pour le symbole.
32:10Si c'est le président qui reçoit,
32:11c'est plus fort.
32:11Parce que les 35 par classe,
32:12ça, ça pose un vrai sujet.
32:14Il y a une décroissance
32:14du nombre d'élèves en France.
32:15Il y a une décroissance
32:16du nombre d'élèves en France.
32:17Il ne faut pas faire décroître
32:18le personnel éduc-nate
32:20plus vite que la décroissance des enseignants.
32:21Si on se retrouve à 35 par classe,
32:23ça ne fonctionne pas.
32:24Et puis le sujet de Parconsup,
32:25ça a été évoqué avec M. Blancard
32:27tout à l'heure,
32:27qui génère...
32:28Oui, il défend son système.
32:30Je ne dis pas qu'il faut
32:31tout mettre à la poubelle.
32:32Il faut entendre
32:33ce que disent nos jeunes.
32:34Il faut entendre
32:34cette crise de la jeunesse
32:35et trouver des lieux de dialogue.
32:37Et les lieux de dialogue,
32:38vous m'excuserez,
32:39ce n'est pas seulement à Paris,
32:40c'est bien dans les territoires
32:42qu'on peut discuter avec les jeunes.
32:43L'idée aujourd'hui
32:45de recevoir par le président
32:47une délégation
32:48ou des syndicats lycéens de jeunes
32:50ne fait pas partie...
32:52Aujourd'hui ?
32:52Aujourd'hui.
32:53Je rappelle qu'Emmanuel Macron
32:54avait placé son deuxième quinquennat
32:56sous le signe de la jeunesse.
32:57Absolument.
32:57C'est assez cruel
32:59de terminer par une révolte des lycéens.
33:04Charles ?
33:04Non, moi ce que je trouve...
33:05Vous faites la moue
33:06quand notre président de région
33:07parle de dialogue.
33:08Parce que ce que je...
33:09Vous êtes contre le dialogue ?
33:10Non, oui.
33:11Ce que je trouve effarant,
33:13si vous voulez, oui,
33:14parce qu'on appelle dialogue
33:15la soumission et l'abdication.
33:18Pour vous, dialogue,
33:19c'est soumission et l'abdication ?
33:20Non, mais ce que je trouve...
33:20On va tout lâcher,
33:21c'est ça qu'on a redouté ?
33:23Ce qui est incroyable quand même,
33:25c'est leur niveau d'endoctrinement.
33:27On a l'impression
33:27qu'on a payé une...
33:29qu'on a mandaté une IA...
33:31Non, mais c'est des jeunes engagés,
33:32mais ça peut toujours existé.
33:32Pour parler comme Mélenchon.
33:34Oui, non, mais reprendre à ce point-là
33:36faire un tel bingo
33:36de tous les éléments de langage
33:38de l'extrême-gauche,
33:39moi, je suis désolé,
33:40je trouve ça inquiétant.
33:41Ce n'est pas très nouveau quand même.
33:44On parlait de 68.
33:47Je rêverais de jeunes plus originaux,
33:49si vous voulez.
33:50J'aimerais bien qu'ils soient moins...
33:51Non, mais Charles,
33:52l'histoire se répète à chaque fois.
33:53En 98, c'était pareil.
33:54A chaque fois, c'est...
33:55Devaquet, que Francis,
33:56c'était aussi des jeunes
33:57qui ont fini au Parti Socialiste.
33:58Ensuite, ce qui me choque...
34:00Pardon de faire...
34:01Ça se soumit aujourd'hui.
34:02Pardon d'être le con
34:04de droite de service,
34:05mais ce qui me choque,
34:06c'est qu'ils tiennent
34:07tous ces milliards pour acquis.
34:08C'est-à-dire,
34:09ah oui, oui,
34:09on veut 10 milliards.
34:12Combien ils vont ?
34:12Quelle richesse compte-t-il créer,
34:14exactement ?
34:15Entre deux réunions
34:17à l'UNEF ?
34:18Ils apprennent,
34:18pour l'instant,
34:19ils sont étudiants.
34:19Oui, oui.
34:20Je ne suis pas sûr
34:21que les créateurs...
34:22Ils sont en formation, l'ensemble.
34:23Je ne suis pas sûr
34:23que les créateurs de richesses
34:24de demain,
34:25ceux grâce auxquels
34:26on donnera 10 milliards
34:27pour l'université,
34:29je ne suis pas certain
34:30qu'ils soient syndiqués
34:31à l'UNEF.
34:32Vous voyez ?
34:32Quand je vois le parcours
34:33des gens qui ont été
34:34à l'UNEF...
34:3710 ans après,
34:37ils peuvent changer.
34:38La prise en otage
34:42de notre pays.
34:4210 ans après,
34:43ils peuvent être ministre.
34:44Oui, mais ces forces d'inertie,
34:46tous ces gens
34:46qui nous coulent vers le bas
34:48pendant que quelques-uns
34:49essayent,
34:50tant bien que mal
34:50à la sueur de leur front,
34:52de garder ce pays
34:53sur leur dos,
34:54moi, ça m'épuise.
34:55On va retourner
34:56Rue de Varennes retrouver
34:57Anthony Lébos
34:58pour BFM TV
34:58près de l'hôtel de Matignon
34:59avant l'intervention
35:00du Premier ministre.
35:03Voilà,
35:04et on attend effectivement
35:05l'intervention
35:05du Premier ministre
35:06Sébastien Lecornu.
35:07Sans doute,
35:08quelques minutes
35:09de retard.
35:10Matignon nous avait indiqué
35:11une prise de parole
35:11aux alentours de 18h45.
35:13Ce sera légèrement décalé,
35:16mais prise de parole
35:17en tout cas avant 19h
35:18de Sébastien Lecornu.
35:19Ça se passera
35:21depuis l'hôtel de Matignon,
35:23face caméra,
35:24face aux Français.
35:25Encore une fois,
35:25c'est un format d'expression
35:26qu'on avait déjà vu
35:27ces mois précédents
35:28depuis que Sébastien Lecornu
35:29est Premier ministre,
35:30face caméra,
35:31face aux Français,
35:31notamment sur les questions
35:33de la crise agricole
35:34ou les questions
35:34de la crise budgétaire.
35:36Sébastien Lecornu
35:37qui va s'exprimer
35:37donc dans quelques instants.
35:39Va-t-il répondre
35:40à cette colère
35:42des lycéennes
35:43et des lycéens ?
35:43A-t-il d'ailleurs
35:44peut-être écouté
35:46ce débat
35:46qu'il y a eu en plateau
35:47il y a quelques instants
35:48entre nous
35:49et notamment
35:51les représentants
35:52des lycéens,
35:52des lycéens
35:53qui demandent justement
35:54de rencontrer
35:55Sébastien Lecornu
35:56le Premier ministre,
35:57Sébastien Lecornu,
35:58qui ces derniers jours
36:00a tenté en quelque sorte
36:02de calmer la colère,
36:03d'apaiser cette colère
36:05des lycéens
36:05avec un premier acte
36:06notamment le week-end dernier
36:07avec cette lettre
36:08qu'il avait envoyée
36:08où il avait fixé
36:09un certain nombre
36:10de priorités,
36:11où il avait dit
36:11qu'il allait ouvrir
36:12un certain nombre
36:13de chantiers
36:13sur le remplacement
36:15des profs absents,
36:16sur la rénovation
36:16du bâti scolaire,
36:18sur l'accompagnement
36:19médico-social
36:20ou encore même
36:20sur les rythmes scolaires.
36:22Et puis hier aussi
36:23à l'Assemblée nationale
36:24à l'occasion
36:25des questions
36:26au gouvernement,
36:26il avait notamment indiqué
36:27que sur le sujet
36:28de l'orientation
36:29et sur ce sujet brûlant
36:31qu'est Parcoursup,
36:32il était plutôt ouvert
36:33à corriger les choses
36:34qui pouvaient être corrigées.
36:36D'ailleurs ce matin
36:37sur BFM TV,
36:38le ministre
36:38de l'Enseignement supérieur
36:39a dit qu'il pouvait
36:40y avoir justement
36:41des évolutions
36:42sur le sujet
36:42de Parcoursup.
36:44En tout cas,
36:44les revendications
36:45l'ICN sont celles-ci.
36:4610 milliards d'euros
36:47sur la table.
36:48Sébastien Lecornu,
36:48dans le cadre
36:49de l'exercice budgétaire,
36:50avait annoncé
36:50une hausse
36:51du budget
36:52de l'éducation nationale
36:53de 1 milliard 2.
36:54Va-t-il annoncer
36:55davantage de milliards
36:56ce soir
36:57lors de son allocution ?
36:58Nous verrons,
36:59vous verrez.
37:00C'est d'ailleurs
37:00ce que nous a répondu
37:01Edouard Jeffrey,
37:02le ministre de l'Éducation.
37:03En tout cas,
37:04ce qui est certain,
37:04c'est que cette intervention
37:05de Sébastien Lecornu
37:06à suivre dans quelques instants
37:08sur BFM TV
37:09ne concernera pas
37:10uniquement le sujet
37:11des lycées.
37:12C'est une prise de parole
37:12en quelque sorte
37:14multicrise.
37:14Il y aura bien sûr
37:15la situation des lycées
37:16qui sera abordée
37:17mais aussi le sujet brûlant
37:18des prix du carburant
37:20et sur ce sujet,
37:21Matignon nous indique
37:22qu'il y aura des annonces
37:23sur le carburant
37:24et sur l'électricité.

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