00:00Avec vous Pauline Romain, chef du service police-justice de BFMTV, on va faire le panorama de la journée.
00:04Voir précisément combien d'actions, ce qui s'est passé, les interpellations, etc.
00:09Alors là, on a plus de 900 actions qui ont été répertoriées aujourd'hui, seulement aujourd'hui, sur l'ensemble
00:14du territoire.
00:14Et ça, ce sont des sources sécuritaires qui nous le disent.
00:16Ce qui est intéressant, c'est qu'on apprend comment est-ce que ce mouvement est né.
00:21Ça a commencé le 18 septembre de manière assez modeste à Créteil, dans le 94, devant le lycée Saint-Exupéry.
00:26A l'origine, c'était un mouvement de grève assez banal et habituel.
00:30La classe n'était pas assez pourvue en professeurs.
00:32Et le lendemain du mouvement de grève des professeurs, des lycéens sont venus en soutien bloquer le lycée.
00:37Il y avait 200 lycéens et il y avait une véhémence inhabituelle.
00:40Ensuite, il y a eu une contagion à plusieurs établissements du 94.
00:44Puis l'exercice s'est déployé en Seine-Saint-Denis, à Bas-Bruits, puis dans les Hauts-de-Seine.
00:49Et aujourd'hui, ce qui est intéressant, et ce que notent mes sources sécuritaires,
00:53c'est qu'il y a eu une bascule du mouvement entre hier et aujourd'hui.
00:56Avant, on avait affaire à des lycéens avec des mots d'ordre de nature lycéenne.
01:00Alors, vous savez que les revendications, elles sont disparates.
01:02Ça peut être la qualité de la nourriture à la cantine, le nombre de chaises, l'état des locaux, etc.
01:06Interlection du portable aussi.
01:07Absolument, ça revient régulièrement.
01:08Mais maintenant, on a plus des syndicats étudiants qui appellent à soutenir la mobilisation,
01:14avec une capacité de mobilisation bien supérieure.
01:17Et on a une grosse échéance, c'est mardi.
01:19Parce que la journée de mardi, il y a une marche, une manifestation de la jeunesse.
01:23Ça peut être compliqué avec des collectifs d'extrême gauche.
01:26On peut connaître des incidences, disent ces sources sécuritaires.
01:30Mais surtout, ce qui est intéressant, c'est que c'est un phénomène de violence urbaine, nous dit-on, avec
01:35les lycées.
01:36Mais maintenant, ça se déplace dans les centres-villes, avec d'autres cibles que les lycées.
01:41Des pompiers, des professeurs qui sont visés, des chauffeurs de bus.
01:45Et c'est peut-être ça, la nature, la nouveauté du mouvement.
01:50Il y a un profil type de ceux qui sont dans la rue ?
01:54Oui, il y a trois profils qui se dégagent.
01:55Il y a d'abord le profil politisé avec des revendications sociétales politiques.
01:58On les a entendus à nos micros, ceux qui sont dans les syndicats.
02:01Et ils arrivent assez bien à élaborer.
02:03C'est souvent d'ailleurs contre le gouvernement.
02:06Il y a une masse de lycéens qui se trouvent dans l'opportunité de ne pas aller en cours, de
02:09déambuler.
02:10Et c'est ça qui crée cet effet masse.
02:12Et puis il y a les perturbateurs, les extérieurs au lycée.
02:15Ça, c'est les plus embêtants parce que c'est les plus dangereux, si je puis dire.
02:19Et ils peuvent ensuite créer énormément de trouble.
02:21Vous avez parlé de... On va sur d'autres sites, des chauffeurs de bus ?
02:25Chauffeurs de bus.
02:26Des pompiers.
02:26Des pompiers.
02:27Vous avez vu le camion qui a été incendiaire à Marseille.
02:29Et surtout les professeurs.
02:30Les professeurs qui sont ciblés en qualité de professeurs,
02:33qui sont poursuivis, qui sont molestés, qui sont agressés.
02:35Ça, c'est nouveau quand même, M. Gaudon.
02:37Même s'en prendre à des chauffeurs de bus, des pompiers, pourquoi ?
02:40Mais déjà, hier, il y avait un bilan de 119 blessés avec les enseignants et aussi des lycéens.
02:45Donc déjà, on était dans la violence à l'encontre des enseignants
02:48ou des directeurs d'établissements notamment.
02:50Plus les policiers qui sont tirés au mortier d'artifice.
02:52Ça aussi, ça fait partie des nouveautés,
02:54notamment dans des revendications ou des manifestations type lycéens.
02:58Mais je le redis, il y a des professionnels du chaos qui jouent effectivement de la situation,
03:04qui manipulent aussi la jeunesse
03:06et qui, eux, savent très bien naviguer pour notamment exposer les jeunes
03:10et puis évidemment s'enfuir pour éviter d'être interpellés.
03:13Bien sûr que ça, c'est la problématique d'aujourd'hui.
03:17Madame la députée, messieurs, dames, les députés,
03:20parce que maintenant, il faut aussi des réponses politiques.
03:22Arthur Delaporte pour le Parti Socialiste
03:24et Charlotte Parmenté-Lecoq, députée Horizon du Nord avec Édouard Philippe.
03:27Comment on répond à cette colère lycéenne et aussi à ces violences lycéennes ?
03:34Je crois qu'il y a vraiment deux choses, en fait.
03:36C'est-à-dire que d'un côté, on a des jeunes, des lycéens
03:39qui ont un mouvement de revendication qui est légitime.
03:42On a le droit de manifester en France
03:44et de demander de nouvelles conditions d'enseignement.
03:50Alors, dans ces revendications, il y a certainement à prendre et à laisser,
03:53mais on a le droit de manifester et de faire des revendications.
03:57Mais de l'autre côté, on a des personnes qui ne sont pas là
04:00pour manifester pour le profit des lycéens.
04:02Ils sont là pour casser, ils sont là pour brûler,
04:04ils sont là pour mettre à mal la République.
04:06Et le plus grave dans tout ça, c'est que tous les élus que nous sommes
04:13devraient soutenir les forces républicaines,
04:15les forces de l'ordre, et à commencer aussi par l'éducation nationale.
04:19Et aujourd'hui, on a des élus, ceux de la France insoumise,
04:21et je pense notamment au maire de Saint-Denis,
04:23qui, eux, se mettent du côté de la violence.
04:26Et je crois que là, c'est très grave.
04:28Ça envenime aussi cette situation.
04:32Est-ce qu'il faut aussi responsabiliser les parents ?
04:34Parce que, pardon, on parle de mineurs pour la plupart du temps.
04:37Mais je crois que ça témoigne surtout d'une chose,
04:38c'est que la France insoumise a vraiment la violence dans son ADN.
04:42C'est quelque chose qu'on a dénoncé déjà plusieurs fois,
04:44qui se manifeste encore là aujourd'hui,
04:46et qui occulte complètement et le message de ces lycéens
04:50et également la responsabilité que peuvent avoir effectivement les parents.
04:54Et je crois qu'il y a des jeunes qui se retrouvent un petit peu embarqués
04:56au milieu de ces casseurs et au milieu aussi des manifestants,
05:01qui peut-être créent aussi des débordements
05:03sans exactement savoir où ils sont.
05:06Ils sont jeunes, ils peuvent être aussi très manipulables.
05:09Et là où c'est très grave, c'est qu'on est un mouvement politique
05:11qui encourage ça.
05:13Bien sûr, on a vu aujourd'hui bon nombre d'endroits en France
05:16avec des élus de la France insoumise devant les barricades.
05:18On a vu par exemple...
05:20Émeric Caron.
05:20Émeric Caron.
05:21On a vu le député LFI Thomas Porte.
05:24Mathilde Panot.
05:25Je crois notamment se mettre face à des policiers
05:28qui avancent avec leur bouclier en essayant de faire dégager le blocage.
05:31Et il est là, sain de son écharpe tricolore.
05:32Mais ça n'a rien d'étonnant parce que c'est leur comportement.
05:35C'est leur comportement habituel.
05:36Ce sont des fauteurs de trouble.
05:37Bien sûr, bien évidemment.
05:39Vous êtes député, vous êtes élu.
05:41Est-ce que vous pourriez aller vous mettre aux côtés des lycéens aujourd'hui ?
05:44Je vais vous dire, c'est ce que j'ai fait ce matin.
05:46J'étais ce matin aux côtés des lycéens.
05:48J'ai été discuter avec eux.
05:50Avec votre écharpe ?
05:52Alors, je n'avais pas mon écharpe.
05:52Mais pour les encourager ?
05:53Non, j'ai sorti mon écharpe à un moment
05:55quand il y a eu des jets de lacrymo
05:57qui ont mis un brouillard
05:59parce que je voulais pouvoir être identifié dans ce brouillard.
06:01Mais sinon, moi, j'y suis allé de façon...
06:04J'avais été contacté par des lycéens
06:06qui m'ont dit, venez, on va échanger demain matin.
06:08Est-ce que vous voulez venir nous voir ?
06:10J'ai dit, bien sûr, je serai présent
06:11parce que je réponds quand on me sollicite.
06:13Et on a discuté de sujets de fond.
06:15Et je n'ai pas vu ni des casseurs
06:17ni des gens qui veulent mettre à mal la République.
06:19J'ai vu des citoyens, des citoyens en devenir
06:21qui sont inquiets pour le devenir de leur école.
06:23Voilà ce que j'ai vu.
06:24Alors, évidemment, que vous avez toujours
06:27quelques individus qui cherchent autre chose.
06:30Mais ce n'est pas la grande masse
06:32de ceux qui étaient là ce matin.
06:33Ceux qui sont là, ils disent, en fait,
06:35on a des emplois du temps à trous
06:36qui nous font des journées à rallonge.
06:38Ils nous disent, on a des lycées qui débordent
06:41et des salles de classe où on est 35 par classe
06:43et on peut bien suivre.
06:44Enfin, voilà, je suis désolé.
06:46Mais c'est ça la réalité aussi de ce qu'ils nous ont dit.
06:48Et je crois que, et ce que je leur ai dit aussi,
06:50le problème, c'est que ces images de violence,
06:53ces images de feu de poubelle,
06:54elles sont plus fortes que le message qui est envoyé.
06:58Il y a des professeurs qui ont été maltraités, tapés.
07:04Ce matin, moi, je n'ai ni vu le professeur.
07:05C'est plus violent qu'à feu de poubelle.
07:06Je parle de là où j'étais.
07:07Je l'ai dit ce matin.
07:09Leurs messages ne peuvent plus être entendus.
07:10Ils sont passés maintenant au second plan.
07:12On a intérêt à garder, vous avez intérêt,
07:15à garder un mouvement pacifique.
07:15– Est-ce qu'il ne faut pas lancer un appel au calme à ce coup ?
07:17– Bien évidemment.
07:17– Moi, je l'ai dit, et par ailleurs, ils l'entendent.
07:21Mais vous le savez, c'est très compliqué
07:23de maîtriser des dynamiques de foule.
07:25Parce que quand vous avez même 90 ou 95 ou 99 %
07:29de ceux qui sont là, qui sont dans un objectif pacifique,
07:31il suffit de quelques illuminés pour tout à coup faire tout flamber.
07:35– Non, non, je vous le dis.
07:36– Illuminés, de personnes qui ont envie d'en découvrir.
07:39– Je pense qu'ils sont pertinemment ce qu'ils font.
07:40– Oui, mais évidemment.
07:41– Quand ils visent précisément, facilement.
07:43– Moi, je ne dédouane pas et je n'ai aucun problème.
07:45– Oui, en disant illuminés, c'est comme s'ils étaient responsables.
07:47– Excusez-moi, je peux dire ce que vous voulez,
07:48de casseurs, fauteurs de troubles, etc.
07:49– Mais ils sont responsables de leurs actes.
07:51– Alors, oui, ils sont responsables.
07:52– Un illuminé n'est pas responsable de son acte.
07:53– Ça dépend, déjà, ils sont responsables de leurs actes,
07:55ça dépend de leur âge, ça dépend, ce sont des mineurs.
07:57Donc, il y a aussi des systèmes de responsabilité pénale spécifique.
07:59Mais, le sujet n'est pas là.
08:01– Le sujet n'est pas là.
08:03– Dans la vie de votre collègue socialiste,
08:05Johanna Roland, à Nantes, vous avez un lycée
08:07qui a 12 ans d'âge et qui a tout le hall du plan.
08:15– C'est des violences, c'est ce que vous voulez.
08:17– Mais les premiers qui vont en pâtir, ce sont les lycéens.
08:19– À un moment, on ne va pas détruire son outil de travail.
08:20– Donc, il ne faut pas les défendre, ces gens-là.
08:22– On ne va pas détruire l'outil, même si on conteste l'État,
08:25les lycées, et quand on dit que les lycées sont en ruine,
08:28on ne va pas aller détruire son propre lycée, voilà.
08:30Donc, c'est le message que moi, je porte.
08:32C'est un message à la fois d'affaissement,
08:33mais c'est aussi une responsabilité première du gouvernement.
08:37– Mais que pensez-vous des députés ?
08:38– Ce n'est pas la première fois qu'il y a des mouvements lycéens.
08:41Par contre, moi, je trouve que la gestion du gouvernement,
08:43qui a été, dès le début, sur un discours martial et répressif,
08:46au lieu d'être sur un discours compréhensif et de dialogue,
08:48ça a contribué à attiser des tensions.
08:50Il faut attendre demain pour que le ministre reçoive les syndicats lycéens.
08:53Comment ça se fait ?
08:54Comment ça se fait que, dès le lendemain,
08:56ils n'étaient pas déjà convoqués par le ministre de l'Éducation ?
08:58– Monsieur Niccoli, vous voyez lever les oeufs au ciel ?
08:59– Oui, parce qu'on le dit depuis tout à l'heure,
09:02mais là, ça a même dépassé les établissements scolaires.
09:04Madame, tout à l'heure, expliquait que même les chauffeurs de bus
09:06pouvaient être touchés, que maintenant, ça part dans les centres-villes.
09:14Et qu'il y a plus qu'une ambiguïté avec une partie de la France insoumise
09:18qui dit qu'ils soutiennent également sur la forme.
09:25Donc moi, j'apprécie ce discours plus responsable.
09:27Mais tout à l'heure, on avait une représentante d'un syndicat étudiant
09:29qui a refusé de condamner ces violences.
09:31Mais je vais juste rappeler que tous les mouvements, justement,
09:35ces dernières années ont été pourris par l'extrême-gauche.
09:38Quand vous aviez, par exemple, la réforme des retraites,
09:42vous avez eu plusieurs dizaines de policiers qui ont été blessés.
09:46Quand vous aviez…
09:47C'est quoi ?
09:48– Non, non, c'est bon.
09:49Vous parlez des gens de la France insoumise,
09:51on les voit aujourd'hui dans les rassemblements.
09:53– Et tout ça a un coup humain.
09:56Je rappelle Naël qui avait été encouragée aussi par les émeutes suite à…
09:59La mort de Naël qui avait été encouragée par des élus de la France insoumise.
10:02C'est un milliard d'euros, par exemple, pour l'État,
10:06dont plus de 700 millions pour les assurer.
10:10– La mort de Naël n'a pas été encouragée par la France insoumise.
10:12– Si, si, si, la fin justifie les moyens d'Alma Dufour.
10:14– Non, mais désolé, ce n'est pas les insoumis qui ont eu Naël.
10:16– Nous n'appellerons pas au calme.
10:18Il y a plusieurs…
10:18M. Guiraud qui a dit ça, M. Mélenchon a dit ça.
10:20– Ce n'est pas les insoumis qui ont eu Naël, c'est un peu compliqué de…
10:22– Comment ?
10:22– Vous avez dit la mort de Naël a été encouragée par la France insoumise.
10:25– Les émeutes ont été encouragées.
10:26Quand Alma Dufour dit la fin justifie les moyens,
10:28et ça a blessé plus de 700 policiers.
10:31– Moi, je peux vous dire une chose.
10:31– Non, mais M. Delaport, il y a un problème dans votre camp par rapport à la violence.
10:35Et je ne parle pas du Parti socialiste,
10:36même si on peut les dire, parce que le Parti socialiste factise,
10:40justement, avec la France insoumise,
10:43et une partie de LV qui défend la déshumilissance civile,
10:45comme à Sainte-Solines,
10:46comme à chaque fois, aujourd'hui, qu'il y a des regroupements,
10:49où je parlais de la réforme des retraites,
10:50où je parlais des Gilets jaunes,
10:51qui était un mouvement populaire, populaire à la base,
10:55et qui ensuite a été totalement chapoté par l'extrême-gauche,
10:58et qui a conduit à des émeutes qui ont disqualifié le mouvement.
11:02– J'en ai marre de ces discours indiscriminés
11:04qui disent les uns appellent à la violence
11:06et les autres appellent à la défense de la République.
11:07– J'ai dit une partie, j'ai mesuré chaque mot que j'ai dit.
11:09– Non, non, mais je vais vous dire, par exemple,
11:10cet après-midi, j'étais avec Riyad Rani.
11:11Il est représentant responsable de l'union syndicale ICN.
11:15Qu'est-ce qu'il nous raconte ?
11:16Il nous dit, évidemment, que l'on condamne toutes ces formes de violences.
11:19Évidemment que l'on appelle à des manifestations pacifiques.
11:22C'est ce que disent les représentants des lycéens.
11:24Donc, moi, je n'ai pas entendu…
11:25– Vous avez entendu tout à l'heure ?
11:26– Enfin, pour répondre à votre question.
11:27– Vous étiez là, monsieur Delaporte ?
11:28– Je suis désolé, ce n'est pas une représentante…
11:30– Elle est porte-parole du principal syndicat étudiant.
11:32– Non, non, mais ce n'est pas des représentants des lycéens.
11:34Et moi, je le dis à un moment,
11:35il ne faut pas instrumentaliser cette colère légitime des lycéens
11:38qui voient leur horizon bloqué.
11:39Parce que, en fait, c'est Parcoursup
11:41qui les a projetés dans un avenir incertain.
11:43– C'est bien ce que fait LF, et malheureusement, c'est un détriment des lycéens
11:45puisqu'ils ne peuvent pas être entendus.
11:47– Ces revendications, ça fait des années,
11:49madame Charlotte Parmentier-Lecoq,
11:51que nous les portons.
11:52La suppression de Parcoursup,
11:53l'investissement dans l'éducation nationale,
11:55le fait de revoir de fond en comble
11:57les établissements scolaires.
11:58mais vous avez participé à cet échec
11:59et diminué le nombre d'apprentis entre deux minutes.
12:02– Donc, à un moment, moi, je le dis,
12:03je comprends la colère des lycéens.
12:05– Allez.
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