- il y a 12 minutes
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00Alors on va retrouver nos équipes sur place à Nation avec ces tensions toujours en fin de cortège.
00:09Oui exactement, alors que le cortège est arrivé il y a quelques instants désormais et vous le voyez,
00:15les gendarmes commencent à avancer, ils ont enfilé leur casque, ils commencent à avancer
00:20et à demander aux manifestants de quitter les lieux, c'est la fin de la manifestation,
00:24donc il y a des appels dans les mégaphones, il y a des échanges aussi parfois tendus d'hommes à
00:29hommes,
00:29j'allais dire entre les gendarmes et les manifestants qui voudraient sortir par le boulevard Voltaire
00:35mais ce n'est pas l'avenue désignée par les forces de l'ordre pour quitter les lieux,
00:39donc il y a un petit peu de tension forcément, mais surtout ce que je remarque ici,
00:42c'est qu'on vous montrait il y a encore quelques instants une queue de cortège très pacifique
00:46où il y avait des lycéens mélangés à des étudiants, mélangés à des adultes.
00:50Désormais à ce groupe plutôt homogène, très calme, s'agrègent de petits groupes d'individus qui courent ça et là,
00:58qui viennent justement des zones de la place de la nation qui est assez grande où il y avait des
01:03tensions
01:03et donc le groupe est beaucoup plus hétérogène et donc c'est évidemment dans ce moment-là qu'il peut
01:08y avoir de la tension
01:09parce que ces petits groupes d'individus masqués le plus souvent qui peuvent se mêler à la foule
01:14et bien peuvent provoquer du danger ou en tout cas une situation de tension là où il n'y en
01:18avait pas juste avant
01:19alors que vous le voyez, les gendarmes désormais avancent, donc ils arrivent vraiment au niveau de la place de la
01:23nation
01:25bouclier devant, bouclier apparent, vous le voyez il n'y a pas de véritable face à face
01:28c'est-à-dire que si on panote un petit peu sur la gauche, on voit que cette partie de
01:31la place est plutôt persemée
01:33ceux qui ont voulu partir ont pris une direction des avenues adjacentes
01:37regardent tout le point, on voit des jets de projectiles émanant d'une foule
01:43avec une charge, avec une charge à l'instant de gendarmerie pour disperser la place
01:50en direction justement du groupe d'où des jets de projectiles
01:56voilà une première charge, la charge se poursuit
02:00une charge à pied d'une automobile qui au milieu des gaz lacrymogènes
02:07qui tente de disperser le bloc compact qui jetait des projectiles
02:11on est sur la place de la nation et on est en queue de cortège qui se vide
02:17mais vous le voyez, il y a un face-à-face en train d'avoir lieu entre les gendarmes et
02:20certains manifestants
02:22voilà en fait, ils sont dans une stratégie de dispersion face à des petits groupes, c'est ça ?
02:26là, vos collègues ont sorti la matraque
02:28alors pourquoi ils ont sorti la matraque ?
02:29je pense, et j'en suis quasiment sûr, il vient d'avoir eu une interpellation
02:33et quand on interpelle, bien souvent le public aussi qui est aux abords est hostile
02:37donc il a fallu interpeller, exfiltrer, protéger
02:40et aussi éloigner, si je puis dire, toutes les personnes
02:44qui sont manifestement contre l'interpellation de la personne
02:48et que se passe-t-il, la personne interpellée, elle est emmenée où ?
02:51après, elle est emmenée dans un car, elle est placée ou pas en garde à vue
02:57et puis après, c'est une suite judiciaire
02:59elle est présentée très rapidement dans l'heure, je rappelle, c'est le code qui le prévoit
03:02un officier de police judiciaire, qui décide ou non de le placer en garde à vue
03:06alors Marie Chantré, on a entendu tout à l'heure notre représentant lycéen
03:10qui était avec nous, Louis Letoublon, appeler à une nouvelle journée de manifestation
03:13un acte 4, je dis, un acte 4, effectivement
03:15le gouvernement a-t-il commencé à apporter un début de réponse pour apaiser la situation
03:20sachant qu'il y a une réunion autour du président de la République ce soir, là en plus, en ce
03:23moment même
03:23effectivement, en fin de journée, ça n'a pas encore débuté
03:26autour d'Emmanuel Macron, le ministre de l'Intérieur, notamment
03:30son premier ministre Sébastien Lecornu
03:33particulièrement, on l'a vu, offensif et politique
03:35dans sa réponse dans l'hémicycle à l'Assemblée Nationale
03:39tout à l'heure, cet après-midi précisément
03:41réunion donc autour du président de la République
03:44d'une crise, je ne sais pas si cela a été abordé
03:47mais peut-être sous-estimée
03:49ou pas vue venir par le gouvernement
03:52le gouvernement qui sans doute a envisagé en cet automne des manifestations liées à la hausse des prêts du carburant
03:59peut-être la colère agricole aussi, après un été catastrophique pour des milliers d'exploitations agricoles
04:06mais peut-être pas l'ampleur et la mobilisation lycéenne en cet automne
04:11peut-être, peut-être
04:14déjà les projections n'étaient pas de cet ordre-là
04:16parce qu'ils ont minimisé les participations
04:18Marie, ce qui est étonnant
04:20c'est que Sébastien Lecornu, alors sans doute
04:21c'est bien sûr un choix politique
04:24cible la France insoumise
04:25mais finalement répond assez peu aux lycéens
04:28et à ceux qui sont dans la rue aujourd'hui
04:30parce qu'on annonce qu'on va
04:32corriger par cours sup
04:33qu'on va organiser en fin de semaine
04:35il n'y a plus de cours, donc suspension des cours en fin de semaine
04:38pour organiser un temps de démocratie interne
04:40pour certains établissements encore une fois
04:41dans certains établissements
04:43et que pour le reste on va voir ce qu'on va pouvoir faire
04:47sur notamment le non-remplacement des profs
04:49tout ça est assez flou
04:50en revanche Sébastien Lecornu est très précis
04:52lorsqu'il s'en prend à la France insoumise
04:53très politique je le disais en effet
04:55mais est-ce qu'il ne passe pas à côté quand même de ce mouvement
04:58certes la France insoumise peut-être récupère l'instrumentalisme
05:01mais il y a quand même 256 000 personnes qui étaient dans la rue aujourd'hui
05:04parce qu'on est peut-être aussi à l'acmé de cette crise
05:06et que n'importe quelle réponse apportée
05:09est peut-être balayée dans le moment que nous traversons aujourd'hui
05:12meilleur exemple, vous en parliez
05:14cette demi-journée, ce temps de démocratie interne
05:17qui, on le voit politiquement même du point de vue des syndicats enseignants
05:22est particulièrement mal reçu
05:25des proviseurs, des syndicats de proviseurs le disent
05:27parlent d'irrespect, de cacophonie
05:30selon certains syndicats
05:31qui considèrent aujourd'hui que ce n'est pas du tout la bonne solution
05:34Bruno Retailleau, lui, patron des républicains
05:37candidat à la présidentielle
05:38considère que c'est même cédé finalement
05:40et ce n'est absolument pas la bonne solution
05:43et la réponse apportée
05:44Il ne répond pas au désordre par la calinothérapie
05:46mais par plus d'autorité
05:47Et tout à l'heure notre lycéen
05:49il voyait finalement une stratégie
05:51pour faire revenir les jeunes en cours
05:53et que les choses finalement en restent là
05:56donc il ne voulait pas tomber dans le panneau en quelque sorte
05:58Patrick Vignal, est-ce que la réponse de l'exécutif est bonne ou pas ?
06:01Vous savez, on a un pays qui ne veut poudrières
06:04on pensait tous que ça serait le carburant
06:06qui serait l'étincelle
06:07ou les agriculteurs
06:09tout le monde a été surpris
06:10ça c'est le premier point
06:11je pense que le deuxième point
06:12ce n'est pas la peine de dire que les filles sont les méchants
06:15et qu'ils veulent récupérer
06:1640% de nos jeunes ne votent pas
06:18il y a une jeunesse qui a peur de la crise écologique
06:21il y a une jeunesse qui vous dit
06:22l'intelligence artificielle ça va prendre mon métier
06:25comment je vais faire
06:26il y a un problème avec les enseignants
06:28et j'ai écouté ce monsieur d'ailleurs hier
06:30et je partage sa philosophie
06:33je veux dire, je pense que oui
06:34on est passé de 48 milliards d'euros
06:36à 64 milliards d'euros d'éducation
06:38mais en fait
06:39et moi le premier, j'en prends ma part
06:40je ne vais vous parler que de retraite
06:42l'avenir c'est les jeunes
06:44Vous vous admettez que vous avez un peu oublié les jeunes ?
06:46Oui, c'est pas qu'on a oublié les jeunes madame
06:49mais c'est qu'il y a trois jeunesses
06:50il y a la jeunesse des beaux quartiers
06:52c'est qu'ils ont des parents
06:53qui ont la chance de faire des études
06:55de faire des stages à l'étranger
06:56il y a la jeunesse des quartiers populaires
06:58où des fois c'est de l'entre-soi
07:00des ghettos de pauvres et des ghettos de riches
07:02et il y a une jeunesse qui veut casser
07:04voilà ces trois jeunesses
07:06et je comprends que pour la police
07:08ça peut être très compliqué
07:09parce qu'en plus ce sont des jeunes
07:11c'est bête à dire
07:12mais des agriculteurs, leurs tracteurs
07:14des solides et des bottes de paille
07:15là c'est des gamins
07:16donc imaginez
07:17est-ce que Sébastien Lecornu répond précisément
07:20à ce malaise, cette colère qui s'exprime aujourd'hui dans la rue ?
07:23Monsieur Truchot, venez chez moi, vous verrez
07:26il y a des quartiers populaires où on a fait de l'entre-soi
07:28dans les roues
07:28dans les roues, la maternelle, le collège, le lycée
07:32je vous donne un autre exemple
07:33c'est quand qu'on va changer le fonctionnement de ce pays
07:36les départements, les collèges, les régions, les lycées
07:39il est temps de tout remettre à plat Olivier Truchot
07:41il est temps, mais depuis 10 ans
07:42pourquoi vous n'avez pas commencé ?
07:44je veux dire, pourquoi ?
07:45ça fait 30 ans qu'il y a du déni
07:46vous ne pouvez pas dire
07:48à chaque fois que vous envoyez ça sur les 30 ans
07:50il y a 10 ans sur 30 ans
07:51il y avait quand même de quoi ingérer
07:52non, je ne suis pas d'accord avec vous
07:53je ne suis pas d'accord avec vous
07:55on a augmenté le budget
07:57sauf qu'on l'a augmenté pour 3 milliards
07:59pour les ASH
08:00l'handicap, on était la honte de l'Europe
08:03et qu'on a, et monsieur pourra dire
08:05parce que j'ai bien écouté
08:07et j'apprécie
08:07vous avez aussi augmenté certains profs
08:09on a augmenté les profs
08:10mais le vrai débat Olivier Truchot
08:12c'est ce qui me gêne
08:13c'est qu'on est attaqué des proviseurs
08:15et des enseignants
08:16ça n'est jamais arrivé
08:18c'est un problème d'autorité ça
08:19mais c'est pas que l'autorité
08:21moi je veux bien
08:23je veux bien écouter Bruno Rotailleux
08:25mais moi je n'ai pas envie d'envoyer des policiers tout le temps
08:27ils ont autre chose à faire
08:28quand un prof se fait lâcher
08:30oui, il faudrait mieux envoyer des policiers
08:31mais bien sûr
08:336 milliards de narcotrafic
08:35là il faut qu'ils soient là de nos policiers
08:36nous sommes avec Diana Badiob
08:37qui est députée des Yvelines
08:38vous êtes parante du Parti Socialiste
08:40bonsoir
08:40soutien d'Olivier
08:41vous êtes prof aussi
08:42dans le civil
08:43prof en lycée professionnel
08:45dans le civil
08:45je suis enseignante depuis
08:46vous avez manifesté aujourd'hui
08:47vous auriez pu être avec lui
08:48vous étiez
08:48j'y étais avec ma fille
08:49et il faut continuer ?
08:51je ne sais pas s'il faut continuer
08:53parce que ce n'est pas mon mouvement
08:54c'est celui des lycéens
08:56et je ne veux pas me l'accaparer
08:57vous savez ce matin
08:58vous avez déjà un acte 4 jeudi
08:59ce matin moi j'étais
09:01devant le lycée François Vion au Mureau
09:03c'était mon lycée
09:04c'est le lycée de mes deux filles
09:06ça s'est très bien passé
09:08ils ont même fait un communiqué
09:09pour remercier les forces de l'ordre
09:10d'avoir été présents
09:12pour sécuriser
09:13parce qu'en fait
09:13on leur a expliqué
09:14que la violence
09:16n'avait pas sa place
09:17et qu'ils avaient des revendications
09:19légitimes
09:19et qu'il fallait les écouter
09:20ce qui s'est passé
09:20c'est que vendredi
09:21avec le maire des Mureaux
09:22nous les avons reçus
09:23et quand on a vu que ça chauffait
09:25on s'est rendu devant le lycée
09:27les forces de l'ordre étaient là
09:29et on est venu
09:30on est allé les saluer
09:31on leur a dit
09:31on arrive
09:32apparemment il y a des éléments extérieurs
09:34on vient dire aux jeunes
09:35que c'est pas le cas
09:36vous savez ce matin
09:36quand on est arrivé
09:37les forces de l'ordre
09:38j'ai salué monsieur le commissaire
09:40ils étaient à distance
09:41ils ont dit
09:43on leur fait confiance
09:44on sait que
09:44rien ne s'est passé
09:45c'est à dire qu'on est resté
09:46de 8h30 à 10h30
09:47pas d'éléments extérieurs
09:48qui sont venus non plus
09:49pas d'éléments extérieurs
09:49ils sont venus
09:50parce qu'ils se sont mis justement
09:52aux entrées
09:52en tampon
09:53tout s'est très bien passé
09:55on a distribué du thé
09:56du café
09:56des viennoiseries
09:57aux forces de l'ordre
09:58tout s'est très bien passé
09:59donc moi
10:00en fait
10:00à un moment donné
10:01je crois que
10:02ça ça devrait être
10:03si qu'il se passe
10:04partout
10:05et majoritairement
10:06c'est comme ça
10:06que ça se passe
10:07le problème qu'on a
10:08c'est qu'on a
10:09mais bien sûr que non
10:11mais bien sûr que non
10:11et je suis la première
10:12à condamner
10:13les violences
10:15les violences
10:16et les dégradations
10:17n'ont pas lieu d'être
10:18et justement
10:19elles masquent
10:20les revendications
10:21légitimes de nos jeunes
10:22moi ce que je dis
10:23c'est que
10:24on ne peut pas
10:25dans un mouvement
10:26qui a une telle ampleur
10:28ne passer que son temps
10:29qu'à parler
10:30de la casse
10:31et de la dégradation
10:32et effectivement
10:33il y a un vrai sujet
10:35mais moi
10:35je veux qu'on entende
10:37ce que nos jeunes
10:37ont à nous dire
10:38c'est ce qu'on a fait
10:39tout à l'heure
10:40en en étant
10:41à l'intérieur du cortège
10:42il y avait qu'un représentant
10:43des lycéens aussi
10:44qui était avec nous
10:45mais on va retrouver
10:46l'un de nos envoyés spéciaux
10:47parce qu'en fait
10:48on voit bien
10:48qu'on a deux situations
10:50distinctes
10:50on a le gros du cortège
10:51qui continue d'arriver
10:52place de la nation
10:53où ça se passe très bien
10:54et puis on a la place
10:56de la nation
10:56avec des mouvements
10:58de tension sporadique
10:59alors où en est-on
11:00là maintenant ?
11:05Alors là
11:05il y a les CRS
11:06qui depuis
11:07quelques minutes
11:08ont formé
11:09une grande ligne
11:11pour essayer
11:11de vider
11:12cette place
11:13de la nation
11:13il y a toujours
11:14plusieurs centaines
11:15de personnes
11:16sur cette place
11:16de la nation
11:16où depuis environ
11:17plus de deux heures
11:18on observe
11:19on assiste
11:20à des scènes
11:21d'affrontements
11:22en fait
11:22c'est vraiment
11:23le jeu du chat
11:23et de la souris
11:24il y a des manifestants
11:25des personnes
11:26en tout cas
11:26qui jettent
11:27des projectiles
11:28sur les forces
11:29de l'or
11:29des forces
11:30de l'or
11:30de riposte
11:30en chargeant
11:32en jetant
11:32des grenades
11:34assourdissantes
11:34des grenades
11:34de désencerclement
11:35du gaz lacrymogène
11:37et là désormais
11:38on voit que la stratégie
11:38a un petit peu changé
11:39depuis quelques minutes
11:40vous voyez sur ces images
11:41les CRS
11:42qui forment une ligne
11:43et qui chargent
11:44régulièrement
11:44pour repousser
11:46les personnes
11:47qui sont toujours
11:47sur place
11:48et qui pourraient être
11:49hostiles
11:49mais surtout
11:50pour essayer
11:51de vider
11:51cette place
11:53de la nation
11:53du côté de là
11:54où on se trouve
11:54on a l'impression
11:55qu'il y a un petit peu
11:55moins de monde
11:56mais on entend
11:56beaucoup de bruit
11:57de l'autre côté
11:58de la place
11:58de la nation
11:58alors ce qu'on se demande
11:59c'est est-ce que
12:00ces personnes
12:00ne se sont pas juste
12:02déplacées de l'autre côté
12:02de la place
12:03est-ce qu'elle est vraiment
12:03en train de se vider
12:05en tout cas
12:05on voit les CRS
12:07qui sont toujours là
12:08et qui continuent
12:10les opérations
12:11de chargement
12:12pour essayer
12:13de disperser la foule
12:14et vider
12:15cette place
12:16de la nation
12:18justement
12:19question qu'on va poser
12:20dans pratique
12:21à Dominique Griset
12:21qui vient de nous rejoindre
12:22parce qu'on voit
12:23des projectiles
12:24des cailloux
12:24notamment
12:25des pierres
12:25qui ont été
12:26elles viennent d'où
12:26ces pierres
12:27on a vu tout à l'heure
12:28des images
12:29je ne sais pas si
12:29on pourrait les revoir
12:30on voyait des CRS
12:33qui couraient
12:34et le long d'un mur
12:36donc ce sont
12:37vous savez
12:37des revêtements
12:38sur les immeubles parisiens
12:40pardon
12:41des revêtements
12:42sur les immeubles parisiens
12:43il y a de la pierre
12:43et puis il y a un revêtement
12:44qui ressemble un peu
12:45à l'épaisseur
12:45d'une plaque de marbre
12:47mais c'est un ciment
12:48enfin c'est un ciment
12:50et ce sont des plaques
12:51donc ils les cassent
12:52et ça fait des morceaux
12:54et tous ces morceaux
12:55sont autant de projets qu'ils
12:57qu'on va lancer ensuite
12:58sur les forces de l'ordre
12:58alors on voit que
12:59place de la nation
13:00rappelons que la manifestation
13:01parisienne est terminée
13:03l'idée c'est de maintenant
13:05organiser la dispersion
13:06il y a quelques éléments
13:07qui veulent en découdre
13:09avec les forces de l'ordre
13:10donc il y a eu des tensions
13:11là ça se calme à nouveau
13:13c'est à dire que petit à petit
13:14on essaie de resserrer
13:16les tours en quelque sorte
13:17Jérôme Jiménez
13:17pour qu'il n'y ait plus personne
13:18sur cette place
13:19et que tout le monde rentre chez soi
13:20l'objectif c'est d'en finir
13:21avant qu'il fasse nuit
13:22avant qu'il fasse nuit
13:23et d'en finir le plus tôt possible
13:25pour éviter
13:26comme je vous le disais
13:27tout à l'heure
13:27de travailler de nuit
13:28ce qui rend aussi
13:30la situation
13:30beaucoup plus complexe
13:31sur place
13:31avec des surveillances aériennes
13:34qui sont plus possibles
13:36et voilà
13:37donc oui
13:37on va essayer
13:38de disperser cette foule
13:39il reste encore
13:40quand même
13:40beaucoup de monde
13:41et dans l'outil
13:43et Dominique a raison
13:44de le préciser
13:44il est récurrent
13:45pour les casseurs
13:47je ne parle pas
13:47dans leur sac à dos
13:50et dans leurs outils
13:51il est très courant
13:52de les voir arriver
13:54avec des marteaux et autres
13:55parce que
13:56ou on casse du bitume
13:58ou on casse du bâtiment
13:59pour faire des galets
14:01et des projectiles
14:01sur les forces de l'ordre
14:03on va aller à Strasbourg
14:04retrouver l'une des équipes
14:05de BFM TV aussi
14:06parce qu'on focalise
14:07sur la manifestation parisienne
14:10qui était la plus importante
14:10mais il y a eu
14:11des dizaines de cortèges
14:12partout en France
14:13qui sont globalement
14:14bien passés aussi
14:15mais à Strasbourg
14:16il y a un petit point de tension
14:17en fin de manifestation
14:18en ce moment
14:19à l'heure où on se parle
14:20c'est souvent
14:22oui exactement
14:23nous sommes
14:24sur le boulevard
14:25de la Victoire
14:26pour vous situer
14:27la fac est juste
14:27sur notre droite
14:28juste sur la droite
14:29du cordon de CRS
14:30que vous voyez sur ces images
14:31effectivement des points de tension
14:32c'est à dire qu'à partir
14:33de cette heure là
14:34la manifestation n'est plus déclarée
14:36elle s'est terminée
14:37aux alentours
14:37de 16h40
14:39sur la place
14:40de la République de Strasbourg
14:41et là voilà
14:41les CRS
14:42qui dispersent
14:43les quelques centaines
14:44200 peut-être
14:45même encore
14:45jeunes étudiants
14:47qui restent
14:47sur ce boulevard
14:49de la Victoire
14:50usage de gaz lacrymogène
14:51usage de tir de LBD
14:53on a par ailleurs
14:54assisté à un tir
14:55de LBD
14:56et la balle
14:57la munition
14:58a ricoché
14:59sur la mâchoire
15:00d'un jeune
15:01on n'a pas pu voir
15:02vraiment cet acte
15:03nous avons vu
15:03le policier tirer
15:04effectivement
15:04et plusieurs personnes
15:06sont venues nous interpeller
15:06nous montrant la photo
15:07du jeune
15:08qui a été blessé
15:09voilà
15:09plusieurs donc
15:10tirs de LBD
15:11plusieurs tirs de cailloux
15:12donc aussi
15:12à l'encontre des CRS
15:13ça se marque un petit peu
15:15à la culotte
15:15mais ça reste très tendu
15:16dans l'aérométropole
15:17de Strasbourg
15:18alors direct de Strasbourg
15:20les équipes de BFLTV
15:21pour ceux qui nous rejoignent
15:22maintenant
15:22on va quand même reprendre
15:23un peu les chiffres
15:24de la journée
15:25voir comment ça s'est passé
15:27alors il y a les chiffres
15:28bien sûr des organisateurs
15:29ça c'est un grand classique
15:30il y a les chiffres aussi
15:31qui sont donnés
15:31par le ministère de l'Intérieur
15:33donc si l'on se fie
15:34à l'union étudiante
15:35on est à 450 000 personnes
15:37à travers tout le pays
15:38250 000 en France
15:40256 000 pour être précis
15:42selon la place Beauvau
15:44avec un cortège
15:45de 50 000 personnes
15:47à Paris
15:47globalement
15:48des manifestations
15:49qui sont bien placées
15:50il y a été
15:50les lycéens
15:52les étudiants
15:53rejoints aussi
15:54par une partie
15:55des représentants syndicaux
15:57et quelques responsables politiques
15:58notamment Jean-Luc Mélenchon
15:59qui était dans le cortège parisien
16:01tout à l'heure
16:01à l'Assemblée Nationale
16:02Sébastien Lecornu
16:03a essayé d'apporter des réponses
16:05à ce mouvement
16:05Diana Badiop
16:07vous étiez
16:07vous députée
16:08des Yves-Vines sur place
16:10est-ce qu'elles sont
16:11satisfaisantes
16:12les réponses
16:12de Sébastien Lecornu
16:13qui va organiser
16:14en fin de semaine
16:15dans les lycées
16:16il n'y aura pas de cours
16:16mais un temps
16:17de démocratie interne
16:18il a promis
16:19de corriger
16:20ce qu'on peut corriger
16:21sur Parcoursup
16:22et de voir
16:23ce qu'on peut faire
16:23également
16:23sur les profs
16:25non remplacés
16:26je trouve que ça arrive tard
16:28et puis c'est surtout
16:29que
16:31ce sont
16:32ce sont des
16:32des mesures
16:33qui ne
16:34en fait
16:35qu'on ne peut pas chiffrer
16:36ou
16:36enfin c'est pas concret
16:38c'est à dire que
16:39très bien
16:39on va leur donner la parole
16:40moi j'aurais préféré
16:42que
16:42dès le début
16:43on dise aux jeunes
16:44vos revendications
16:45sont légitimes
16:46on va organiser des temps
16:47on va vous écouter
16:48au lieu de cela
16:49on a quand même
16:50un ministre de l'Intérieur
16:51qui a dit
16:52allons-y
16:53je n'ai pas de
16:54de consignes
16:55de retenue
16:56je trouve que c'est
16:57où on nous parle
16:58de la loi
16:59anti-casseurs
17:00nos jeunes
17:01pour l'immense majorité
17:02ce ne sont pas des casseurs
17:03ce sont des jeunes lycéens
17:05qui se sentent perdus
17:06moi ils me parlent
17:07de Parcoursup
17:07effectivement
17:08c'est très anxiogène
17:09ils ne savent pas
17:10On ne peut pas supprimer
17:11Parcoursup ?
17:11Non mais si on ne peut pas
17:12le supprimer
17:13en tout cas
17:14les ministres successifs
17:15nous disent que
17:15eux-mêmes ne savent pas
17:17comment fonctionne
17:18Parcoursup
17:19comment est-ce qu'on peut
17:20confier
17:20l'avenir de nos enfants
17:21à un logiciel
17:23dont on ne sait pas
17:23comment ils attribuent
17:25les places
17:26Vous savez moi
17:26depuis que je suis députée
17:28les 15 premiers jours
17:30voire le premier mois
17:30les gens me sollicitent
17:32parce que
17:32leurs enfants ne sont pas
17:33affectés
17:34alors qu'ils ont eu
17:35leur bac
17:35mais ils ne sont toujours
17:36pas affectés
17:37et donc on passe
17:38des coups de fil
17:39en préfecture
17:39au rectorat
17:40etc.
17:41pour essayer de les affecter
17:42vous imaginez le stress
17:44et l'anxiété
17:45que ça génère
17:46les emplois du temps
17:47où vous avez
17:48des journées
17:49à rallonge
17:49pour beaucoup
17:50de nos jeunes
17:51et puis il y a aussi
17:52le fait de
17:54le matériel
17:55il y a beaucoup
17:56d'endroits
17:56où on a un vrai
17:57problème de matériel
17:58et moi je m'interroge
17:59aussi c'est
18:00pourquoi est-ce qu'on
18:01n'interroge pas
18:01non plus
18:02les régions
18:03notamment Valérie Pécresse
18:04je rappelle que
18:05la compétence
18:05Il y a des régions
18:06qui sont aussi dirigées
18:06par la gauche
18:08Oui mais j'ai dit
18:09toutes les régions
18:10il faut leur poser
18:11la question
18:11de pourquoi
18:14quelle est leur responsabilité
18:15dans les revendications
18:17Valérie Pécresse
18:17elle vous répond
18:17parce qu'elle l'a dit
18:18elle a mis en place
18:19un plan de rénovation
18:20très important
18:21le problème c'est que
18:22si j'ai bien compris
18:22tous les lycées
18:23ont vieilli en même temps
18:24on les avait un peu
18:24tous construits
18:25au même moment
18:25il faut les moderniser
18:27et donc c'est beaucoup d'argent
18:29vous savez très bien
18:30qu'en France
18:30pour refaire quelque chose
18:32ça prend des années
18:33Oui mais il y a
18:34C'est Notre-Dame
18:34on arrive à faire plus vite
18:35mais c'est plus compliqué
18:36Moi je vais vous dire
18:37une chose très simple
18:38il y a aussi tout cet argent
18:40qui est déversé
18:41dans l'enseignement privé
18:42je ne parle pas
18:43des dotations obligatoires
18:44mais qui sont au-delà
18:45de l'obligatoire
18:46qui sont versées
18:47notamment par Valérie Pécresse
18:48et donc du coup
18:49quand elle fait ce choix là
18:50c'est aussi
18:51Il y a des Français
18:52qui confient aussi
18:52Il n'y a pas de soucis
18:53mais je dis
18:54sur la partie obligatoire
18:55Plus d'argent public
18:55au lycée privé
18:56Non mais
18:57sur la partie obligatoire
18:59moi je veux bien
18:59qu'on donne de l'argent
19:00de toute façon
19:01on paye de toute façon
19:02les enseignants
19:03pour les trucs sous contrat
19:04et c'est très bien
19:04parce que ça nous permet
19:05de garder une maîtrise
19:06de ce qui se passe
19:07dans ces établissements
19:09mais au-delà
19:10de la part obligatoire
19:11moi je ne suis pas d'accord
19:12je trouve que
19:13l'argent public
19:14doit aller aux établissements
19:15Chard Consigny
19:16succès pour cette mobilisation
19:19lycéenne étudiante
19:20mais il y avait aussi
19:20les parents
19:21des professeurs
19:22finalement il y a eu
19:23assez peu de tensions
19:24simplement en fin de cortège
19:25à Paris
19:25et ce chiffre
19:26256 000 manifestants
19:28en France
19:29selon le ministère de l'Intérieur
19:30Succès
19:31si on peut parler
19:32de succès
19:33en voyant ces images
19:34qui moi
19:35à mon sens
19:36ne sont pas tellement
19:37un succès
19:37pour la France
19:38en tout cas
19:38je pense que c'est surtout
19:41un succès
19:41pour la gauche
19:42et que c'est un mouvement
19:44très largement créé
19:47instrumentalisé
19:48et noyauté
19:48par la gauche
19:50je pense
19:50ça me paraît
19:52assez évident
19:52entre Mélenchon
19:53qui donne des espèces
19:55d'onctions
19:55dans les cortèges
19:56qui embrasse
19:57ses militants
19:59sur la tête
20:01Ségolène Royal
20:01qui vient
20:02haranguer
20:03les jeunes
20:04lycéens
20:05on voit bien
20:05qu'on est quand même
20:06dans une espèce de
20:07mais au-delà
20:08de la récupération politique
20:08il n'y a pas un front
20:09quand même
20:10de colère
20:11de revendication
20:12assez juste
20:13non
20:14honnêtement
20:14je ne le pense pas
20:16et je pense
20:17que ces jeunes
20:18ne mesurent pas
20:19la chance qu'ils ont
20:20d'être au collège
20:21et au lycée
20:22en France
20:22c'est qu'il n'y a aucun
20:23pays dans le monde
20:24qui
20:24ils disent qu'ils n'ont
20:25pas les moyens
20:25de travailler
20:27correctement
20:27qu'ils travaillent trop
20:28qu'ils travaillent mal
20:29alors que les programmes
20:30soient mal faits
20:31que les agendas
20:32soient mal faits
20:33ça bien sûr
20:33tout le monde le dit
20:34il manque des profs
20:36mais c'était quand
20:37la dernière fois
20:38que vous êtes allé
20:38dans un établissement
20:39vous savez
20:41j'ai un père
20:41qui a été
20:42professeur de français
20:43pendant une partie
20:43de sa carrière
20:44non mais là
20:45dernièrement
20:46c'était dernièrement
20:47c'était dernièrement
20:48donc n'essayez pas
20:49ça ne marchera pas
20:50évidemment que les agendas
20:52peuvent changer
20:53et d'ailleurs
20:53c'est la même gauche
20:55qui ne veut pas
20:56qu'on change
20:56les emplois du temps
20:57qui vient aujourd'hui
20:58faire semblant
20:59d'être aux côtés
21:00des jeunes
21:00alors que c'est elle
21:01qui leur bourre
21:01les agendas
21:02bien sûr
21:02moi je suis pour un programme
21:04à l'américaine
21:05avec des cours le matin
21:06et du sport l'après-midi
21:07ça implique
21:09d'allonger un peu
21:11le temps scolaire
21:12de réduire peut-être
21:13un peu les vacances
21:13de faire travailler
21:14plus les enseignants
21:14et les syndicats de profs
21:15sont contre
21:16donc voilà
21:17et c'est la gauche
21:18qui instrumentalise
21:19les syndicats de professeurs
21:20les lycéens
21:22on a ce pouvoir
21:23les syndicats d'enseignants
21:26sont traditionnellement
21:27de gauche
21:27la députée
21:28mais gauche
21:28syndicat de professeurs
21:29c'est un pléonasme
21:30si vous voulez
21:31donc carrément
21:32pour moi
21:32madame et professeur
21:33et député
21:34et bien voilà
21:34socialistes
21:35et socialistes
21:35comme on dit
21:36quand on a un quadruple
21:37pléonasme
21:38je ne sais pas
21:40mais voilà
21:40extraordinaire
21:41mais voilà
21:42une belle incarnation
21:43de ce qui plombe
21:44notre pays
21:45de vérité
21:46alors que
21:48moi j'ai au moins
21:50je pense
21:51la décence
21:52de penser
21:52que les jeunes
21:53ont leurs propres revendications
21:55qui ne sont pas manipulés
21:57vous savez pourquoi
21:58on ne les entend pas
21:59parce que vous avez
21:59des personnes comme vous
22:00qui disent que
22:01de toute façon
22:01ils n'ont pas le droit
22:02de revendiquer
22:03parce qu'en fait
22:04ils ne peuvent pas penser
22:05par le même
22:05je vous interromps un instant
22:06Charles s'il vous plaît
22:08on va retourner sur place
22:10voir l'un de nos reporters
22:11parce qu'on a vu
22:12que la brave M
22:13venait d'être déployée
22:14place de la nation
22:20oui tout à fait
22:21il y a quelques minutes
22:23alors on les voyait
22:23un petit peu plus tôt
22:24dans l'après-midi
22:25elle était sur place
22:26cette brave M
22:28mais elle restait
22:28on va dire
22:29en retrait
22:30jusqu'à maintenant
22:31c'était les CRS
22:32qui chargèrent
22:34qui essayaient
22:35de vider
22:36cette place de la nation
22:37d'essayer d'éloigner
22:39cette foule
22:40ces personnes
22:41encore hostiles
22:42envers les forces
22:43de l'ordre
22:43on voit que
22:44la brave M
22:44est entrée
22:45sur la place de la nation
22:46il y a quelques minutes
22:46pour l'instant
22:47ça se passe dans le calme
22:48mais forcément
22:49ça a un petit peu
22:50tendu
22:51la situation
22:52ils ont fait
22:53une entrée
22:53qui a été tout de suite
22:54remarquée
22:54par les manifestants
22:56qui se sont
22:57automatiquement
22:58rapprochés
22:58de la brave M
23:00voilà
23:00il y a un chargement
23:02en ce moment même
23:03de la brave M
23:04sur la place de la nation
23:06justement
23:06je vous disais
23:06parce qu'il y a
23:07des manifestants
23:08qui se rapprochaient
23:09de plus en plus
23:12pour se rapprocher
23:14de la brave M
23:14voilà
23:14ils sont hués
23:16et les forces
23:17de l'ordre
23:17qui depuis
23:18quelques dizaines
23:19de minutes
23:20en tout cas
23:20essayent de faire
23:21des opérations
23:22de chargement
23:24dispersent
23:24pour essayer
23:26cette place de la nation
23:27mais il y a toujours
23:28énormément de monde
23:30sur la place
23:32voilà
23:32donc on suit bien sûr
23:33toujours avec les équipes
23:34de BFM TV
23:35ce qu'on a l'impression
23:36des derniers soubresauts
23:38peut-être
23:38pour l'espérer
23:39c'est vidé
23:39place de la nation
23:40Jérôme Jiménez
23:40c'est vidé
23:41tout à l'heure
23:41sur vos images
23:42on avait quand même
23:43je pense encore
23:44beaucoup de spectateurs
23:45qui étaient présents
23:46et débadeaux
23:46parce qu'on aime bien
23:47assister à ces scènes
23:48il y en a certains
23:48ils s'en font plaisir
23:50mais je pense que là
23:50le noyau dur qui reste
23:52je pense que c'est peut-être
23:52aussi les éléments
23:54les plus radicaux
23:54et c'est peut-être aussi
23:55pour ça que vous voyez
23:56sur vos images
23:57l'intervention des Braves Mike
24:00non pas des Braves Mike
24:01mais des effectifs
24:02de la Brave
24:03pour répondre
24:03il y a des actions violentes
24:05il y a des actions violentes
24:07avec leur casque blanc
24:08eux vont être
24:10tout simplement
24:11qu'est-ce qui clignote là
24:12qu'est-ce qu'on voit clignoter
24:13Jérôme Jiménez
24:14et Dominique Rizet
24:15sur les boucliers
24:15c'est le bouclier
24:16le police
24:16parce que pareil
24:17ils commencent à faire nuit
24:18simplement
24:19c'est des points de repère
24:21c'est des points de reconnaissance
24:22ça c'est les effectifs boucliers
24:24d'accord
24:25parce que là effectivement
24:25il y a moins de monde
24:26mais Patrick Vignal
24:29vous entendez ce que disaient
24:29madame Diop
24:30et Charles Consigny
24:33on a raté quelque chose
24:34avec la jeunesse
24:34on n'a pas su répondre
24:35écoutez on est passé
24:36on est passé d'une dépense
24:37par élève
24:37de presque 6 000 euros
24:39aujourd'hui
24:39à 14 000 euros
24:40le résultat
24:41c'est qu'on a encore
24:42des enseignants
24:43qui ne sont pas présents
24:43les vétustés des établissements
24:45c'est 65 ans
24:46de moyenne
24:47premier point
24:48et madame la députée
24:49je vais prendre ma part
24:50j'ai été élu en 2012
24:52sous le gouvernement
24:53de François Hollande
24:54on n'a pas augmenté
24:55l'éducation
24:56vous êtes d'accord
24:57vous avez recruté
24:58il y a eu recrutement de profs
24:59François Hollande
25:00il y a eu des recrutements
25:01je pense qu'en fait
25:02on s'est trompé
25:04je pense que vraiment
25:05et je vais être clair
25:06on s'est concentré
25:07sur les retraités
25:08je vous rappelle
25:10que ça part de François Mitterrand
25:11moi j'étais ravi
25:12j'étais sur la comédie
25:13en 81
25:13de dire Mitterrand a gagné
25:15mais la retraite à 60 ans
25:17ça nous a planté ça
25:18parce que dans la retraite
25:19à 60 ans à l'époque
25:20il n'y avait pas
25:21ni la natalité
25:22ni le logement
25:23de la durée de la vie
25:24et on la paye
25:25moi j'ai envie de travailler plus
25:26parce que je veux
25:27que mes enfants
25:28puissent avoir
25:28un accès
25:29à l'éducation
25:30et M. Consigna Pator
25:32en Allemagne
25:33ça démarre à 8h
25:34ça finit à 13h
25:35l'après-midi
25:36c'est sport, culture, théâtre
25:37il faut changer ça madame
25:39mais il faut les enfants
25:40je vous rappelle
25:40et vous avez raison
25:41je vous rappelle
25:42qu'on avait tenté
25:43une réforme des rythmes scolaires
25:44à laquelle j'ai participé
25:45je vous rappelle
25:46que lorsque nous avons fait
25:47une semaine de 5 jours
25:49qui répondait plus
25:50aux besoins de l'enfant
25:52les enseignants
25:54et j'en prends ma part
25:55ont été les premiers
25:56à dire qu'ils ne voulaient pas
25:57les parents ne voulaient plus
25:59d'avoir des cours
26:00le samedi matin
26:01parce qu'ils voulaient partir
26:01un week-end
26:02c'est pas ça
26:02c'est que quand vous êtes
26:03dans des gardes alternés
26:04ils voulaient récupérer
26:05leur enfant
26:05le vendredi soir
26:07parce qu'en termes
26:07d'organisation familiale
26:10c'était pas possible
26:11alors que moi je pense
26:13qu'effectivement
26:14cette semaine des 5 jours
26:16était la bonne chose
26:17parce que ça allégeait
26:19les emplois du temps
26:19aujourd'hui
26:20le problème
26:21c'est qu'il faut tenir compte
26:22non seulement des besoins
26:24de nos jeunes
26:24mais aussi des exigences
26:26de celles et ceux
26:27qui travaillent
26:28dans les équipes éducatives
26:29qui vous disent
26:30moi aussi
26:30j'ai une vie familiale
26:32à combiner
26:32c'est pareil
26:33pour les médecins
26:36qui ne consultent plus
26:37par exemple
26:37le week-end
26:38ou à domicile
26:39donc il y a des nouvelles
26:41données
26:41qu'il faut prendre en compte
26:43et le problème
26:44c'est qu'on ne répond pas
26:45pour bien comprendre
26:48la situation sur place
26:49en souhaitant
26:50qu'il n'y ait pas
26:50de nouveaux incidents
26:51et que ça ne dérape pas
26:52on va retrouver
26:52l'une des équipes
26:53de BFM TV
26:54du côté de la place
26:54de la nation
26:55parce que comme nous l'expliquait
26:56Jérôme Jiménez
26:57du syndicat de police alliance
26:59il y a une nouvelle unité
27:00qui entre en action
27:01c'est la brave
27:03au moment où elle se fait
27:05elle-même caillasser
27:06c'est ça ?
27:09Oui tout à fait
27:10la brave
27:11donc vous voyez
27:11sur ces images
27:12ce sont ces policiers
27:13qui gardent leur casque
27:15de moto
27:17lorsqu'ils sont
27:17en intervention
27:18pourquoi ?
27:18parce que cette unité
27:19doit pouvoir
27:20se déplacer
27:21très rapidement
27:23sur un point
27:24de tension
27:24pour disperser
27:27et réduire
27:28un moment de tension
27:28donc il y a deux unités
27:29de la brave M
27:30que vous voyez
27:30ici sur la place
27:31de la nation
27:32les pompiers
27:32que vous voyez
27:33ce n'est pas parce
27:33qu'il y a un départ de feu
27:34c'est que chaque unité
27:34de la brave M
27:35est accompagnée
27:35de deux pompiers
27:36pour justement
27:37eux aussi à moto
27:38intervenir
27:39et éteindre un incendie
27:39en cas de besoin
27:41donc là ils viennent
27:41de procéder
27:42à une interpellation
27:43juste devant notre caméra
27:45donc c'est exactement
27:46leur rôle
27:47contribuer avec les CRS
27:49qui sont eux plus statiques
27:51contribuer à disperser
27:53les manifestants
27:54à prendre un petit peu
27:54en étau
27:55alors qu'est-ce que ça veut dire ?
27:56ça veut dire resserrer
27:57le cercle
27:58des forces de l'ordre
27:59pour que les forces de l'ordre
28:01puissent prendre possession
28:02petit à petit
28:02de la place de la nation
28:03et évacuer
28:04vers les artères
28:06périphériques
28:06les manifestants
28:07donc les brave M
28:08servent à cela ici
28:09c'est-à-dire qu'ils accélèrent
28:11ils contribuent à l'accélération
28:12de la dispersion
28:13grâce à leur mobilité
28:14alors vous le voyez
28:15ils font de petites incursions
28:16sur la place
28:17ils interpellent
28:18ou ils dispersent
28:19et puis ils reviennent
28:20ils reviennent
28:22ensemble
28:22alors qu'il y a un petit mouvement
28:23de foule
28:23autour de nous
28:24c'est aussi provoqué
28:25par ces mouvements
28:26des forces de l'ordre
28:27qui parfois
28:28charge en courant
28:28et donc ça provoque
28:29évidemment
28:31beaucoup d'agitation
28:33autour
28:33voilà ce qu'on peut dire
28:34le face-à-face
28:35s'est un petit peu calmé
28:36c'est-à-dire qu'il y avait
28:37des jets de projectiles
28:37en leur direction
28:38il n'y en a plus
28:39depuis qu'on a commencé
28:40à vous raconter
28:41ce qui se passe ici
28:42mais vous le voyez
28:43il y a toujours
28:43cette entreprise
28:44de dispersion
28:45effectuée par les forces de l'ordre
28:47voilà avec des petits moments
28:48de confusion aussi
28:50que l'on voit
28:50en rappelant
28:51que la manifestation
28:53est terminée
28:53voilà c'est fini
28:54c'est le temps de la dispersion
28:55mais Charles Consigny
28:56dit Sébastien Lecornu
28:58pour essayer d'apaiser
28:59la situation
28:59a annoncé la suspension
29:00des cours en fin de semaine
29:01il veut un temps
29:02de démocratie interne
29:04c'est ce qu'il a dit
29:05dans les établissements scolaires
29:07vous êtes d'accord
29:07avec ce temps
29:09de la discussion
29:09et de la démocratie interne ?
29:11mais oui ça je pense
29:11qu'il a raison
29:12parce que
29:13comme je l'ai dit à l'instant
29:14on n'entend pas
29:15les revendications
29:16des lycéens
29:17on entend des petits bouts
29:18de choses par-ci par-là
29:19qui ne sont pas très claires
29:20alors il y a
29:22Parcoursup
29:22qui ne marche pas
29:23ça tout le monde
29:24le sait de longue date
29:25j'en ai entendu
29:27certains qui se plaignaient
29:28de ne pas percevoir
29:28de salaire
29:30pour leurs études
29:31j'en entendais d'autres
29:32qui disaient
29:33il manque une chaise
29:33dans la classe
29:34c'est un peu court quand même
29:35pour faire un tel
29:36un tel barouf
29:38donc moi je serais curieux
29:39effectivement
29:40de voir ce qui va ressortir
29:42de ce
29:42dialogue
29:43qui me paraît
29:44de très bonne loi
29:45les lycéens ont l'impression
29:46qu'en fait
29:47c'est une façon
29:47de les faire revenir
29:48dans leurs établissements
29:50et d'étouffer l'histoire
29:51ils sont assez méfiants
29:53ils n'ont peut-être pas tort
29:55libre à eux
29:56de faire ce temps
29:57de dialogue
29:58et de retourner d'urgence
29:59sur les barricades
30:00juste après
30:01moi j'aimerais bien aussi
30:03entendre
30:04pardon
30:04c'est un peu de droite
30:05comme propos
30:06mais j'aimerais bien entendre
30:07ceux qui ne manifestent pas
30:08je pense qu'il y en a
30:09un certain nombre aussi
30:10ceux qui voudraient aller en cours
30:11qui ne sont pas forcément
30:13ultra pressés d'aller en cours
30:14quand on est lycéen
30:15mais qui en tout cas
30:16ne manifestent pas