- il y a 2 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00Nous partons tout de suite à Lyon. On va revenir sur la mort de ce jeune militant de 23 ans
00:05identitaire,
00:06Quentin Deranque, qui a été tabassé et qui en est mort ce week-end à Lyon.
00:12À Lyon, où nous retrouvons Paul Conge, qui a suivi la conférence du procureur de Lyon.
00:18Bonsoir Paul. Que faut-il retenir ?
00:21Bonsoir Alain.
00:23Écoutez, s'il y a bien une chose qu'on retient de cette intervention, c'est que d'après le
00:26procureur,
00:26les coups subis par Quentin Deranque ont été tellement violents que même les médecins n'auraient pas pu le sauver
00:31ce soir-là.
00:32Jeudi, le militant nationaliste de 23 ans a donc été frappé à de très nombreuses reprises par 6 individus au
00:37moins,
00:37notamment à la tête d'après le procureur. Il a donc perdu connaissance et Quentin a mis la secourue.
00:42Eh bien à ce moment-là, Quentin Deranque avait apparemment déjà perdu toute notion de ce qui s'était passé.
00:47En rentrant de chez lui, son état s'est dégradé. Il a été pris en charge par les secours et
00:51il est mort à l'hôpital.
00:52Deux jours plus tard, l'autopsie a révélé la violence tragique des coups, lésions à la tête, traumatisme crânien majeur,
00:59fractures temporales, des lésions qui lui ont été fatales.
01:01Écoutez, Thierry Dran, le procureur de Lyon, il parle justement des résultats de cette autopsie.
01:05L'autopsie pratiquée ce matin par des experts médico-légaux sur Quentin Deranque a permis de déterminer
01:14qu'il présentait essentiellement des lésions à la tête, qu'il présentait un traumatisme crânio-encéphalique majeur en dehors de
01:25toute thérapie.
01:25Ce traumatisme était de surcroît associé à une fracture temporale droite.
01:30Et les experts concluaient que ces lésions étaient au-delà de toute ressource thérapeutique et mortelle à brève échéance.
01:42Voilà, et donc c'est vraiment cet état gravissime qui a poussé le procureur à requalifier les faits en homicide
01:47volontaire,
01:48c'est-à-dire qu'il retient l'intention de tuer chez ceux qui ont porté des coups à Quentin
01:51Deranque.
01:52Des auteurs donc qui sont en train d'identifier, dit le procureur, en se basant non pas sur des rumeurs,
01:56mais sur des éléments recueillis par des opérations de police.
01:59Un message adressé sans doute à ceux qui politisent cette affaire.
02:02Il demande en clair de laisser la justice faire son travail.
02:05Et puis quand on l'a questionné, il n'a pas confirmé l'implication de la mouvance antifasciste pour le
02:10moment dans cette agression.
02:12Communication extrêmement prudente donc tant que les auteurs n'ont pas été interpellés.
02:16Merci Paul Conge.
02:17Alexandra González, c'est vrai qu'on est resté un peu sur notre fin après la conférence du procureur.
02:22Pas d'interpellation, mais il y a des témoins entendus, une quinzaine.
02:26Il y a des vidéos aussi, il y a des images qui vont permettre sans doute aux enquêteurs d'identifier
02:30des auteurs qui étaient cagoulés, il faut le rappeler.
02:32Oui, il apporte quand même un certain nombre d'éléments, notamment sur le début, on ne connaissait pas les circonstances
02:38qui font démarrer tout ce qui a suivi ensuite.
02:42Et donc il a raconté qu'en fait il y a d'abord ce collectif Némésis, qui est donc un
02:47collectif classé à l'ultra droite, qui se décrit comme féministe,
02:51qui venait ce jour-là persurber la venue de l'eurodéputée de la France insoumise Rima Hassan à Sciences Po
02:58Lyon.
02:58Ces jeunes femmes étaient au nombre de sept, elles déploient une banderole, elles avaient fait venir, dit le procureur, une
03:05quinzaine d'amis,
03:06c'est le mot qu'il emploie, lui il ne parle pas de service d'ordre officiel on va dire,
03:11une quinzaine d'amis pour leur venir en aide si jamais à un moment la situation se tendait.
03:16Et parmi cette quinzaine de personnes, il y avait donc Quentin de Ranque.
03:22Il y a donc une première prise à partie lorsqu'elles déploient leur banderole, des personnes viennent jusqu'à elles,
03:29arrachent la banderole, étranglent l'une des jeunes filles et en mettent une autre à terre.
03:34Mais à ce moment-là, les autres militants qui étaient là pour les aider n'interviennent pas et le procureur
03:40ne qualifie pas les personnes qui viennent arracher la banderole,
03:43il ne politise pas ces personnes.
03:46Il ne dit pas qui c'est.
03:47Il ne dit pas qui c'est et il n'y a pas d'interpellation à ce moment-là.
03:52Et puis ensuite, quelques instants après, il va y avoir ce qui va conduire au lynchage de Quentin de Ranque.
03:59Il dit qu'à ce moment-là, il y a un groupe d'une vingtaine contre un groupe d'une
04:03vingtaine aussi,
04:04mais que très rapidement, ceux qui sont avec Quentin de Ranque prennent la fuite et se retrouvent seuls avec deux
04:10autres.
04:10Les coups pleuvent, il est à terre et puis finalement, il se retrouve seul quand même ses agresseurs prennent la
04:17fuite.
04:17Et à ce moment-là, il est donc déjà grèvement blessé.
04:20Alors, il ne cite pas le nom de la jeune garde.
04:22On en parle beaucoup de ce mouvement antifa qui est censé être dissous, mais il y a encore une décision
04:26du Conseil d'État qui doit tomber.
04:28Mouvement qui a été fondé notamment par Raphaël Arnaud.
04:30On va en parler dans un instant avec Nargis Hadji.
04:33Mais Paul Vannier, bonsoir.
04:35Les oreilles de la France insoumise sifflent depuis samedi.
04:37Vous êtes mise en cause directement par la porte-parole du gouvernement, Maude Bréjon.
04:41C'était ce matin chez nous.
04:43Écoutez.
04:44On vit de toute évidence d'un lynchage et les images que nous avons toutes et tous vues sont absolument
04:51insupportables.
04:52Il faut appeler un chat un chat.
04:53La France insoumise encourage depuis des années maintenant un climat de violence.
04:58La France insoumise a des liens avérés et assumés avec des groupes d'ultra-gauche extrêmement violents.
05:06Je pense par exemple à la jeune garde.
05:08Il y a donc vis-à-vis du climat politique, du climat de violence, une responsabilité morale de la France
05:15insoumise.
05:16Responsabilité morale de la France insoumise dans la mort de Quentin ?
05:20Une responsabilité morale de la France insoumise dans ce climat de violence exacerbé.
05:26Que répondez-vous à cette accusation ?
05:28D'abord, moi, je veux dire mon effroi à la vue des images du tabassage de Quentin.
05:33Je veux dire ma compassion pour sa famille et ses proches et ma condamnation la plus absolue de toute forme
05:38de violence.
05:39Aucune violence n'est tolérable, n'est acceptable.
05:41Et une fois cela étant rappelé, car la France insoumise a toujours assumé cette position dans le débat public.
05:47Et Jean-Luc Mélenchon d'ailleurs a, depuis des décennies maintenant, fait ce travail d'éducation politique
05:51pour indiquer aux plus jeunes, parfois qui peuvent être tentés, que la violence était un piège et qu'il ne
05:57fallait jamais y recourir.
05:59Je veux dire de façon la plus solennelle qui soit, que la France insoumise n'a aucune responsabilité dans la
06:04mort tragique de Quentin.
06:05Ni la France insoumise, ni Rima Hassan, qui est arrivée à l'IEP après ce tabassage.
06:11Ni Raphaël Arnaud, ni Raphaël Arnaud, qui ce soir-là était à l'Assemblée nationale, dans l'hémicycle, en train
06:16de voter.
06:17Ni le service d'ordre de la France insoumise, qui n'a eu aucun contact avec ces groupuscules fascistes.
06:21On parle beaucoup de cette jeune garde qui, semble-t-il, fait le service d'ordre de Rima Hassan, notamment
06:26à Lyon, lors de ce déplacement.
06:27Il n'y a que le service d'ordre de la France insoumise, qui fait le service d'ordre des
06:30personnalités de la France insoumise.
06:31Il n'y a pas de militants de la jeune garde ?
06:32La jeune garde, vous l'avez rappelé, est une organisation qui a été dissoute.
06:35Mais qui existe toujours visiblement.
06:37Je n'en sais rien.
06:37Elle n'a pas été dissoute complètement parce qu'il y a une décision du Conseil d'État.
06:40Elle est dissoute, mais l'organisation est dissoute.
06:42Il y a maintenant une enquête.
06:43Il y a un procureur qui s'est exprimé il y a une heure, qui, pour l'instant, n'a
06:46pointé aucune responsabilité.
06:48Il le fera, c'est l'évidence, dans les jours qui viennent.
06:50Et nous verrons à ce moment-là.
06:51Mais moi, je ne suis pas enquêteur.
06:52Et si la jeune garde est responsable, de près ou de loin, avec ce qui s'est passé, est-ce
06:57que vous couperez complètement les liens avec ce mouvement ?
06:59Je vais vous dire de façon très claire.
07:01Nous, la France insoumise, nous avons toujours soutenu et nous continuons à soutenir le mouvement antifasciste,
07:07dès lors qu'il est dans la pratique de l'autodéfense, dans une pratique non-violente.
07:11S'il y a des individus qui sont membres de l'ancienne jeune garde, qui sont associés aux images que
07:19chacun ici a vues,
07:21qui n'ont rien à voir avec de l'autodéfense, avec de la non-violence,
07:24bien sûr que nous condamnons ces actions et ces gestes qui sont inacceptables et révoltants.
07:29Vous connaissez Jacques-Élie Favreau ?
07:31Non.
07:31C'est l'un des collaborateurs parlementaires de Raphaël Arnault, qui est donc député LFI,
07:36qui siège avec vous à l'Assemblée, qui est le fondateur de la jeune garde.
07:40Jacques-Élie Favreau s'est vu interdire maintenant d'accès à l'Assemblée nationale.
07:44C'est ce qu'a dit la présidente de l'Assemblée nationale,
07:47en justifiant que son nom était cité par plusieurs témoins dans l'agression mortelle de ce militant nationaliste
07:53et que sa présence à l'Assemblée pouvait entraîner un trouble à l'ordre public.
07:57Vous comprenez ce qu'a décidé la présidente ?
07:59Ce que je sais, c'est que ce monsieur, par la voix de son avocat,
08:04a indiqué ce week-end qu'il se retirait de ses fonctions d'attaché parlementaire.
08:09Je vois que Mme Broun-Pivet devance l'enquête judiciaire.
08:13Et je veux lui dire, parce que si elle a le souci du trouble à l'ordre public
08:17et du bon fonctionnement de l'Assemblée nationale,
08:22je veux lui dire qu'il y a un collaborateur du Rassemblement national
08:24qui, ce week-end, sur les réseaux sociaux, a menacé de mort,
08:28a appelé à la mort d'une députée insoumise, Mme Sophia Chikirou,
08:31d'une eurodéputée, Rima Hassan, de plusieurs personnalités de la France insoumise.
08:34Et je constate que Mme Broun-Pivet, à cette heure, n'a pris aucune décision
08:38pour interdire l'accès à ce collaborateur d'un député du Rassemblement national au Palais Bourbon.
08:43Donc je me questionne sur la rapidité avec laquelle elle intervient.
08:47Je ne sais pas, en tout cas, elle a peut-être des éléments que je n'ai pas,
08:49mais elle intervient très rapidement pour l'un,
08:51et pour celui qui menace de mort une députée de la France insoumise, elle n'agit pas.
08:55Mais comment vous expliquez, juste pardonnez-moi,
08:57le fait qu'il ait pris les devants en se mettant en retrait, cet assistant parlementaire ?
09:01On s'interroge sur le fait qu'il ait cité, à plusieurs reprises, par des témoins.
09:05Qu'il aurait vu sur place ?
09:06Qu'il aurait vu sur place.
09:07Est-ce que vous avez des éléments à nous indiquer ce soir,
09:10quant à une éventuelle participation, peut-être de loin, ou une présence sur place ?
09:14Je n'ai aucun élément, je n'ai eu aucun contact avec lui,
09:18je n'ai pris que la connaissance de la déclaration de son avocat.
09:21Je constate que dans la presse, il est accusé par des militantes de Némésis,
09:24ce collectif d'extrême droite.
09:25Pour le reste, moi, je fais confiance au travail du procureur de la République.
09:28Alors, je voudrais qu'on regarde de près de quoi il s'agit lorsqu'on parle de cette jeune garde.
09:33Et c'est Nargis Hadji qui va nous raconter précisément qu'est-ce que ce groupe, en fait.
09:38La jeune garde antifasciste, c'est le nom complet de ce groupuscule d'ultra-gauche,
09:42créé il y a huit ans à Lyon, dans un contexte de multiplication d'agressions politiques
09:47entre militants d'extrême droite et militants d'extrême gauche.
09:50Le collectif se présente comme un groupe d'autodéfense,
09:53avec plusieurs objectifs affichés, empêcher les actions de groupes d'ultra-droite,
09:57sécuriser des manifestations, mais aussi occuper la rue par des collages, tractages
10:02ou encore des contre-rassemblements.
10:03Leur symbole, vous allez le voir, ce sont ces trois flèches contre,
10:07selon leurs propres termes, les réactionnaires, le nazisme et le stalinisme,
10:12à l'origine cinq fondateurs, dont Raphaël Arnaud,
10:16militant antifasciste lyonnais, député depuis 2024,
10:19et vous l'avez dit Olivier, Jacques-Eli Favreau, l'assistant parlementaire de Raphaël Arnaud.
10:24Après Lyon, le mouvement s'étend à Paris, à Lille, à Strasbourg ou encore à Montpellier.
10:30La structure reste informelle, pas d'adhésion officielle.
10:32D'ailleurs, je n'ai pas trouvé de site internet.
10:34Les autorités évoquent quelques dizaines de militants par ville,
10:37au total quelques centaines en France, selon les estimations du renseignement antérieur,
10:42mais aussi de différents travaux parlementaires.
10:45Nargis, est-ce que ce groupe existe toujours ?
10:48Eh bien, la réponse est un petit peu floue.
10:50Le 12 juin 2025, le gouvernement prononce la dissolution par décret.
10:54À l'époque, c'est Bruno Retailleau qui est ministre de l'Intérieur.
10:57Alors, j'ai retrouvé ce décret.
10:58Voici ce qui lit et dit.
11:00L'ensemble des branches locales sont régulièrement appliquées dans des faits de violence
11:03démontrant qu'il s'agit d'un mode d'action généralisé au sein de ce groupement.
11:08Dans la foulée est déposé un recours devant le Conseil d'État.
11:13Aujourd'hui, la situation est double.
11:14Juridiquement, l'organisation n'existe plus, mais dans les faits, d'anciens militants continuent d'agir en attendant la décision
11:20indéfinitive du juge administratif.
11:22– Merci. Et Jean-Luc Mélenchon a toujours défendu la jeune garde.
11:26Il se bat contre la dissolution de ce mouvement antifa. Écoutez.
11:29– Qui est une organisation alliée, liée au mouvement insoumis.
11:37Ce sont des jeunes antifascistes.
11:39Eh bien, M. Retailleau, profitez-en pour nous dire qu'on fait ces jeunes gens.
11:43À quel moment vous avez des actes à leur reprocher qui justifient qu'on les interdise ?
11:48Des jeunes gens qui détestent le fascisme. Eh bien, je leur donne raison.
11:50Et qui se mettent en rang par deux, par trois, par quatre pour protéger nos cortèges quand on vient nous
11:55taper dessus.
11:56Et qui interviennent dans les quartiers quand il y a des ratonnades.
11:59Bravo, jeunes gens. Continuez, jeunes gens.
12:03Et demain à Lyon, où il y aura la manif du 1er mai,
12:07j'appelle tous mes camarades, les insoumis, à aller se grouper derrière la bannière de la jeune garde
12:12pour dire « Nous n'avons pas peur ! Nous n'avons pas peur ! »
12:17– Voilà, ça c'était le 30 avril 2025.
12:20Donc la jeune garde est alliée et liée à la FI.
12:23C'est Mélenchon qui le dit, Olivier Vial.
12:25C'est vrai que la jeune garde fait partie de la France insoumise ?
12:30– En fait, c'est une des nouveautés de la jeune garde.
12:32Le mouvement antifa, c'est un mouvement qui est d'habitude nébuleuse
12:35avec des identités très locales, avec une vraie volonté d'autonomie.
12:40Et souvent, d'ailleurs, les groupes peuvent avoir des rixes entre eux.
12:42Mais la jeune garde, effectivement, Raphaël Arnaud, va créer une marque nationale
12:45et il va esthétiser la violence.
12:48Effectivement, entre 2018 et 2021, on va voir beaucoup sur les réseaux sociaux
12:54de combats, de sites d'entraînement.
12:58Et il va essayer de rendre la violence sexy, esthétique.
13:01Ça, c'est la première chose.
13:03Ça va être tellement impressionnant que, effectivement,
13:06Jean-Luc Mélenchon va très vite offrir à la jeune garde,
13:10ce qui est très nouveau, l'occasion de venir dans les universités de LFI.
13:14Alors que, et ça vient contredire à ce qui a été dit,
13:17on avait déjà des éléments.
13:19Raphaël Arnaud est condamné pour violences aggravées en 2022.
13:22Un autre militant de Lyon est condamné pour violences aggravées en 2020
13:26et pour apologé du terrorisme quelques mois plus tard.
13:30Donc, on avait ça et puis après, en 2024, on a huit militants de la jeune garde
13:36qui sont mis en examen pour une attaque antisémite en marge d'un meeting, là encore,
13:42de Rima Hassan où la presse relève qu'ils faisaient partie du service d'ordre de Rima Hassan à l
13:46'époque
13:46et ils ont été mis en examen pour violences contre un jeune de 15 ans.
13:50Donc, effectivement, il y avait quand même des faits.
13:52Je pense que c'est la vraie nouveauté.
13:53C'est que l'ultra-gauche violente a toujours existé,
13:56mais jusqu'à présent, il y avait une frontière hermétique entre eux et l'extrême-gauche,
14:00même l'extrême-gauche politique.
14:02Là, on a pour la première fois ouvert la boîte de Pandore
14:05et on a permis à cette violence politique de s'inscrire dans l'Assemblée nationale.
14:10Pour le moment, rappelons que la jeune garde n'a pas été citée à part le procureur,
14:13mais Laurent Nunes en a parlé, le ministre intérieur hier.
14:16Même si, en gros, on n'en parle pas dans cette affaire-là.
14:19En tout cas, la violence de la jeune garde est un mode, effectivement, d'action
14:22qu'ils ont depuis un moment.
14:24Et il y a des condamnations de leur membre.
14:27Il y a des condamnations.
14:29C'est absolument faux.
14:30Il n'y a pas des condamnations ?
14:30Ils n'ont pas été condamnés ?
14:32Raphaël Arnaud a été condamné.
14:34Dans des contextes défensifs, d'ailleurs,
14:36c'est ceux qui sont évoqués par Jean-Luc Mélenchon dans l'extrait.
14:38Pourquoi est-ce qu'il y a la jeune garde aînée ?
14:40Pourquoi ?
14:40À Lyon.
14:41Vous savez qu'à Lyon, depuis des années maintenant,
14:43l'extrême-droite pratique une violence
14:46qui empêche un certain nombre d'acteurs démocratiques
14:48d'être présents dans les facs publics.
14:49Donc, il faut répondre par la violence ?
14:52Il n'y a pas nécessairement la nécessité de se défendre.
14:54Et c'est la raison de la création de la jeune garde.
14:57Donc, Raphaël Arnaud a été condamné
14:59parce qu'il avait répondu à la violence ?
15:00D'ailleurs, je veux aller au bout du contexte lyonnais
15:04et des circonstances qui ont précédé le décès de Quentin.
15:07Parce que s'il y a la jeune garde,
15:09ou peut-être des membres de la jeune garde qui sont là,
15:12cette organisation qui a été dissoute,
15:14c'est parce qu'il y a la présence
15:16de ce collectif d'extrême-droite Némésis.
15:18Et moi, je pose une question,
15:20puisque nous sommes en train de chercher là
15:21à des responsabilités et parfois nous substituer
15:23à des enquêteurs.
15:24Pourquoi le ministre de l'Intérieur,
15:26qui était informé de la provocation
15:29que Némésis s'apprêtait à conduire ?
15:31Pourquoi la préfecture ?
15:32Inversion victime.
15:33Pourquoi les services de renseignement
15:34qui étaient tous informés
15:36de ce qui allait arriver ?
15:37Pourquoi n'ont-ils pas déployé
15:39des forces de police ?
15:40Mais elles étaient là ?
15:41Non, elles n'étaient pas là.
15:42Elles n'étaient ni devant l'IEU gris,
15:45ni ensuite dans les rues adjacentes
15:47où une rixe a lieu
15:48et où les forces de l'ordre
15:49auraient dû intervenir.
15:50Il y avait-il des policiers ?
15:51Donc moi, je dis qu'à Lyon,
15:53ce drame aurait pu être évité
15:55si le ministre de l'Intérieur
15:56avait pris ses responsabilités.
15:58Il était informé
15:59par les services de renseignement.
16:00Tout le monde sait
16:01que ce groupe d'extrême-droite
16:03identitaire Némésis
16:04est spécialiste en provocation.
16:07Pourquoi M. Nounès informé
16:08n'a-t-il pas déployé
16:09des forces de l'ordre
16:11pour empêcher ces provocations ?
16:12Je vais plus loin.
16:13Je vais plus loin.
16:14Quand il y a une manifestation...
16:15Donc en gros, si c'est...
16:16Elle est...
16:16C'est parce qu'il n'y a pas
16:17assez de policiers,
16:18c'est ce que vous dites.
16:18Quand il y a une manifestation,
16:20elle est déclarée à la préfecture.
16:21Est-ce que le rassemblement de Némésis
16:23était déclaré ?
16:24Si oui, a-t-il été autorisé
16:25ou interdit ?
16:26C'est scandaleux.
16:26S'il n'a pas été autorisé
16:28et qu'il a été interdit...
16:33Vous cherchez des responsabilités.
16:35Je les pointe toutes.
16:36Et notamment, c'est du lier
16:37qu'il aurait pu avoir
16:38plus de policiers pour intervenir.
16:39Ce n'est pas qu'une position
16:40de la France en soumise.
16:41Combien il y avait de policiers sur place ?
16:42Nous-mêmes, on s'est posé la question
16:44au service police-justice
16:45de savoir pourquoi,
16:46comme il y a eu plusieurs événements
16:48qui se sont succédés
16:50et qui ont conduit à ce lynchage
16:53et à la mort de Quentin de Ranc,
16:54pourquoi il n'y avait pas eu
16:55une intervention policière avant,
16:57en tout cas plus visible.
16:59On a posé la question
17:01et on nous répond
17:02qu'il y avait un dispositif policier
17:04déployé avec environ 25 agents,
17:0725 policiers,
17:08donc à la fois la BAC,
17:10des policiers qui font partie
17:11de ce qu'on appelle
17:12la compagnie départementale
17:13d'intervention en clair,
17:14on va dire que c'est l'équivalent
17:15de CRS,
17:17et il y avait des policiers
17:18du renseignement territorial
17:19qui, eux, sont en civil.
17:20Donc il y avait des policiers.
17:21Mais c'est assez peu,
17:22mais ça paraît assez peu
17:24par rapport...
17:26Par rapport à peut-être
17:27ce qui s'est passé.
17:28Pourquoi ils ne sont pas
17:28intervenants ?
17:28Attendez, attendez,
17:29Julien Aubert, vous réagissez.
17:32Pourquoi ?
17:32D'abord, l'assassinat
17:33de ce pauvre garçon
17:35n'est pas intervenu
17:36au moment de la manifestation.
17:39Je sens bien
17:39que Rima Hassan
17:40et les gens qui étaient
17:41à Sciences Po Lyon
17:42avaient peut-être peur
17:43de cette femme
17:43avec une banderole,
17:44que sa nécessité
17:45de déployer des CRS.
17:46Enfin, à un moment donné,
17:47ce qui est arrivé,
17:48c'est que vous avez
17:49une meute de gens
17:50qui sont venus s'en prendre
17:51à des femmes
17:52qui déployaient une banderole.
17:53C'est ça, quand même,
17:53le fait générateur.
17:54Il y a une jeune femme
17:55qui a été étranglée.
17:57Ensuite, je dirais,
17:58l'assassinat de ce pauvre,
18:00enfin, l'homicide
18:00de ce pauvre jeune homme
18:01n'a pas eu lieu sur place.
18:03Elle a eu lieu ensuite.
18:04C'est-à-dire, une fois,
18:05je dirais que ces gens
18:06se sont dispersés,
18:07le groupe est revenu
18:08pour s'attaquer
18:09à trois personnes
18:10en mode isolé.
18:11Mais pourquoi la police
18:11n'intervient pas
18:12à ce moment-là non plus ?
18:13C'est pas au même endroit.
18:14Visuellement, voilà.
18:14C'est à trois semaines.
18:15Mais c'est pas au même endroit.
18:16Puis troisièmement,
18:16excusez-moi,
18:17mais vous accusez la police,
18:19c'est quand même incroyable.
18:20C'est-à-dire qu'on a,
18:21de toute évidence,
18:23je comprends bien
18:24que vous disiez,
18:25vous avez fait votre enquête,
18:26vous êtes capable
18:26de nous expliquer ce soir
18:28qu'il n'y a aucun militant
18:30de la France insoumise
18:30qui se trouvait dans,
18:32je dirais,
18:33ce service d'autodéfense,
18:34entre guillemets.
18:35Parce que, pour moi,
18:36c'est quand même
18:36un service d'autodéfense
18:37qui fait des ratonnades.
18:38Enfin bon,
18:39passons sur les termes.
18:40Néanmoins,
18:41vous imaginez quand même bien
18:42que c'est ça,
18:43le vrai sujet.
18:44C'est-à-dire que vous ne pouvez pas
18:45vous dédouaner
18:45de votre responsabilité.
18:47On est dans la ville
18:47de la Jeune Garde.
18:48Vous êtes un militant LR.
18:50Vous avez déjà
18:51organisé des meetings
18:52ou des rassemblements.
18:53Vous savez qu'il n'est pas
18:54de la responsabilité
18:54des formations politiques
18:55d'assurer la sécurité
18:57dans le périmètre
18:58qui entoure l'événement.
18:59C'est la responsabilité
19:00des forces de l'ordre.
19:00– Mais moi, je n'ai jamais eu aucun mort.
19:01– Que fais-vous ?
19:02– Moi non plus, monsieur Overt.
19:03– Je n'ai participé à des dizaines.
19:04– Moi non plus,
19:04je n'ai jamais eu aucun mort.
19:05– Moi, je n'ai jamais vu
19:06le service d'ordre
19:07des Républicains
19:09embrigadé
19:09dans la moindre affaire
19:10de ce genre.
19:10– Mais c'est de la même façon
19:12pour celui de la France Insoumise.
19:13– Attendez, vous rigolez.
19:14– C'est pour ça que je vous dis
19:14qu'autour de cet événement,
19:17puisque les forces de l'ordre
19:18et la préfecture
19:19étaient informées
19:19de la provocation
19:20de ce groupuscule
19:21d'exemple de l'émésis,
19:22c'est la faute d'abord
19:24de ceux qui ont tapé.
19:24– Oui, ils sont-ils.
19:25– D'accord, c'est la faute
19:26de ceux qui ont tapé.
19:27– Qui sont-ils ?
19:28– Maintenant, il y a
19:29une responsabilité
19:30des autorités publiques
19:31à ne pas avoir assuré
19:32l'ordre public
19:34autour d'une manifestation,
19:39qui n'est pas tant
19:40et c'est celle du ministre
19:42de l'Intérieur.
19:42– Non, non, non.
19:42– C'est celle du ministre
19:43de l'Intérieur
19:43qui aurait dû déployer
19:45des forces de l'ordre
19:46en nombre suffisant
19:47pour garantir
19:48l'ordre public,
19:49la possibilité
19:50pour une eurodéputée
19:51de tenir une conférence
19:52et protéger
19:53les citoyens
19:54et les citoyens de l'Union.
19:54– Monsieur le député,
19:55les gens qui se sont attaqués
19:56à ce jeune homme,
19:58d'après vous,
19:58c'était des catholiques
19:59traditionnalistes ?
19:59– Je n'en sais rien, monsieur,
20:00je ne suis pas enquêteur.
20:01– Je n'en sais rien,
20:02je ne suis pas enquêteur.
20:03– Ils appartenaient
20:03à quel camp politique ?
20:04– Je n'en sais strictement rien,
20:05je ne suis pas enquêteur.
20:06– Ils n'en ont aucune idée.
20:06– Et d'ailleurs,
20:07peu m'importe,
20:08puisque toute violence
20:08est condamnable.
20:10Peu m'importe
20:10leur appartenance politique,
20:11puisque toute violence
20:12est condamnable.
20:12– En tout cas,
20:13ces mouvements,
20:14que ce soit à l'ultra-droite
20:16ou à l'ultra-gauche,
20:16sont très suivis
20:17par les renseignements.
20:19Certains, d'ailleurs,
20:19sont fichés S,
20:20c'est le cas de Raphaël Arnaud,
20:21mais il y en a d'autres.
20:22On a ces chiffres
20:23à vous communiquer.
20:26Côté ultra-gauche
20:33et environ 3 300 personnes
20:35liées à la mouvance
20:35ultra-droite,
20:36dont 1 300 fichés S.
20:38Marie Chantret,
20:40au-delà du drame de samedi,
20:42on voit bien
20:43que l'affaire est devenue politique,
20:45avec beaucoup de responsables,
20:46à commencer par Maude Bréjon,
20:47qui s'en prennent
20:48à la France insoumise.
20:49On est à 4 semaines
20:50du premier tour
20:51d'une élection,
20:52des élections municipales.
20:54Forcément,
20:54il y aura des conséquences.
20:55– Il y aura forcément
20:56des conséquences,
20:57notamment sur le plan local,
20:59d'éventuelles alliances
21:00possibles à venir
21:02à l'occasion du second tour
21:03et notamment de la position
21:05du Parti Socialiste,
21:07qui, à certains égards,
21:08au fur et à mesure
21:09que les jours s'écoulent,
21:11que le premier tour
21:12des élections
21:13le 15 mars prochain
21:14ne s'approche,
21:15eh bien,
21:15on voit la carte électorale
21:16bouger
21:17et que certains évoquent
21:18le fait que,
21:19possiblement,
21:20au gré
21:21de certains résultats électoraux,
21:23il serait possible
21:24de, eh bien,
21:25toper avec les insoumis
21:26localement.
21:27Ça suscite lire
21:29de certains
21:30au Parti Socialiste
21:31qui n'envisage pas
21:31une seconde aujourd'hui
21:32de revenir
21:33ce qu'a été
21:34le nouveau Front Populaire
21:36et les accords
21:36de ce type,
21:38mais pour certains
21:39au PS,
21:40ça reste toujours
21:41d'actualité.
21:42– Raphaël Glucksmann,
21:43ce matin,
21:43a pris la parole
21:44pour dire
21:45pas question
21:45de faire des alliances.
21:46– Exactement,
21:47à l'instar
21:47d'un certain
21:48François Hollande également,
21:50ancien président
21:51de la République.
21:52Juste vous dire
21:53sur la réaction politique,
21:55vous évoquiez
21:56la porte-parole
21:57du gouvernement,
21:58on évoquait aussi
21:59le garde des Sceaux,
22:00Gérald Darmanin,
22:00dans la bouche
22:01d'autres responsables
22:02politiques.
22:03On est aussi
22:04par ailleurs
22:04beaucoup plus prudent
22:05quant à pointer
22:06la responsabilité
22:07immédiate
22:08des Insoumis.
22:09Le chef de l'État
22:10lui-même a réagi
22:11sur ses réseaux sociaux,
22:13dénonçant cette violence,
22:14mais sans jamais
22:15citer le parti politique
22:17de Jean-Luc Mélenchon,
22:18la France Insoumise.
22:20Donc là aussi,
22:20dans la manière
22:21et dans les mots,
22:22parce que nous sommes aussi
22:23aux premières heures
22:24d'une enquête,
22:25on a vu ce qu'a dit
22:26le procureur ce soir
22:26extrêmement prudent,
22:28pas d'interpellation encore
22:29quand on profite
22:30l'exact de ces individus
22:31qui ont causé
22:32la mort de ce jeune Quentin.
22:34On sent encore aussi
22:35une forme de prudence,
22:37je ne sais pas,
22:38Alexandra,
22:38mais en tout cas,
22:39on attend de voir
22:40exactement
22:41qui sont ces individus,
22:42qui sont à l'origine
22:43de cette mort
22:45de Quentin 23 ans.
22:47– Mais on a entendu
22:48des politiques
22:49comme Bruno Rotaillot
22:49dire « c'est l'extrême-gauche
22:51qui tue »,
22:51on peut le dire ça ?
22:52– En tout cas,
22:53oui,
22:53parce que là,
22:54clairement,
22:55on sait que c'est
22:56cette nébuleuse-là.
22:57Aujourd'hui,
22:58si le procureur
22:59est aussi,
22:59je pense,
23:00prudent,
23:00c'est parce que
23:01pour garantir
23:02une interpellation
23:03d'autant de personnes,
23:05il faut être en mesure
23:06de pouvoir les identifier
23:08tous en même temps.
23:08Donc je pense
23:09qu'on a ça
23:10qui va se passer,
23:11mais clairement,
23:12la marque,
23:13les méthodes utilisées
23:14sont celles
23:15qu'on retrouve déjà
23:16depuis plusieurs
23:16mois
23:17dans cette mouvance-là.
23:18Donc l'extrême-gauche
23:19en France,
23:20historiquement,
23:20elle est non-violente.
23:21– Ah bon ?
23:22– Oui ?
23:23– Pas dans les années 60 ?
23:25– Justement,
23:27depuis les années 70,
23:28elle ne l'est plus.
23:28– Les brigades rouges.
23:31– Elle a rompu
23:32avec la violence.
23:32– Non, non,
23:33elle avait arrêté son...
23:34– Elle avait arrêté son...
23:35– Elle avait arrêté son...
23:35– L'affirmation
23:36qui consiste à dire
23:36que cette violence
23:38serait caractéristique.
23:39Elle est complètement fantaisante.
23:40– Mais est-ce qu'elle revient
23:40à cette violence ?
23:41– Non, elle ne revient pas.
23:42– Dans une radicalité
23:43qui s'exprime de tout bord d'ailleurs.
23:45– Les organisations françaises
23:46qui se revendiquent
23:46de l'extrême-gauche
23:47sont non-violentes.
23:48La France insoumise
23:49qui n'est pas une organisation
23:50de l'extrême-gauche
23:50est une organisation non-violente.
23:50– Son fondateur lui-même
23:51a été condamné pour violence.
23:53Il est député LFI aujourd'hui.
23:54Il est fiché S.
23:56– Mais vous mélangez tout.
23:57– Mais non, je ne mélange pas tout.
23:58– Je fiche S.
23:59C'est une décision administrative.
24:00– Il a été condamné
24:01pour violence, Raphaël Arnaud.
24:01– Ça n'est pas une décision judiciaire.
24:02– Mais Raphaël Arnaud
24:03n'a plus aucun lien
24:04avec la jeune garde
24:05qui, je le répète,
24:05est une organisation dissuée.
24:06Depuis qu'il est élu député,
24:08il n'avait plus
24:09ses fausses responsabilités
24:10au sein de la jeune garde
24:11depuis son assistant.
24:13– C'est la stricte réalité.
24:15– Il y a quelques mois.
24:16– J'ai bien compris
24:17que vous partiez
24:18à une opération très politicienne.
24:19– Pas pas, pas, pas, pas.
24:20– Celle de l'extrême-gauche
24:21qui vise à stigmatiser
24:23la France insoumise.
24:24– On peut vous répondre ?
24:25– Moi, je vais au bout.
24:27– Attendez.
24:27– Il termine et après vous répondez.
24:30– Qui vise à stigmatiser
24:31d'effacer la violence
24:33de l'extrême-droite.
24:34Car je vais le rappeler,
24:35dans ce pays,
24:36depuis 2022,
24:3712 personnes sont mortes
24:39sous les coups
24:39de groupuscules fascistes
24:41et d'extrême-droite.
24:42Et je ne vous ai jamais entendu,
24:44vous, monsieur, ni vous,
24:45pour condamner cette violence.
24:46Jamais.
24:47– Un mot sur Raphaël Arnaud
24:48qui aurait plus de lien
24:49avec la jeune garde ?
24:50– Par exemple,
24:51il y a à peu près un an,
24:52quand il y a eu
24:52des grandes manifestations
24:53en Angleterre,
24:54Raphaël Arnaud est parti
24:55en Angleterre.
24:56Et sur son Twitter,
24:57il l'a bien mis
24:57en mode jeune garde.
24:59Et effectivement,
24:59il a changé d'eux,
25:00il s'est mis en mode jeune garde.
25:01Ça veut bien dire
25:02que malgré tout,
25:02il est resté dans cette...
25:05– D'accord,
25:05on voit que vous avez des arguments.
25:06– Il n'a pas coupé
25:07tout à fait les liens.
25:08– Si son assistant parlementaire
25:10avait le linge propre,
25:11il ne se serait pas retiré.
25:12– Et il demande
25:13de la jeune garde.
25:14– Là encore,
25:14moi je ne suis pas enquêteur,
25:15mais dans ce cas-là,
25:16demandez à Marine Le Pen
25:17si l'assistant parlementaire
25:18du député RL
25:20qui menace de mort
25:21une députée insoumise
25:22doit être condamnée
25:23par la justice.
25:23– D'accord, mais attendez,
25:24ce n'est pas parce que
25:25vous avez des gens
25:26qui brûlent le feu rouge
25:29que vous devez autoriser
25:30ceux qui font du 150
25:31sur l'autoroute.
25:32Je suis désolé,
25:32ce n'est pas un argument.
25:33– Moi j'ai condamné
25:34ces violences, monsieur.
25:35– Merci, à tous.
25:35– Mais à l'heure qu'on vous
25:36virez à Raphaël Arnaud.
25:37– Vous aussi, allez au bout
25:38et condamnez
25:38la violence extrême droite.
25:40– On n'a pas de députés
25:41condamnés pour violences.
25:43– Pour beaucoup d'autres choses.
25:43– Merci à tous.
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