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  • il y a 17 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:07Générique
00:11Qu'est-il arrivé à Liana, 11 ans, disparu et vu pour la dernière fois avec un homme de 41
00:16ans, père d'une amie à elle ?
00:17C'était à la sortie de son collège de Florence dans le Gers en fin de semaine dernière.
00:22L'homme, Vincent Vantinghem, est en train d'être présenté devant un juge, donc en ce moment même.
00:28– Exactement, présenté devant un juge en vue d'une éventuelle mise en examen,
00:32parce que la procureure de la République d'Oche a communiqué ce matin en disant qu'il existait des charges
00:37suffisantes
00:38pour justifier l'ouverture de cette information judiciaire et d'envisager cette mise en examen.
00:42Alors il faut bien préciser que cet homme de 41 ans avait déjà vu sa garde à vue prolongée de
00:4624 heures
00:47parce qu'il donnait des explications jugées incohérentes, voire imprécises.
00:52Là encore, ce sont les mots de la procureure d'Oche.
00:54On le rappelle, vendredi après-midi aux alentours de 15 heures, il a été vu par un témoin au volant
00:59de sa voiture
00:59avec l'adolescente de 11 ans à ses côtés.
01:02Alors lui, il dit l'avoir déposé à proximité de la piscine, à un kilomètre environ de son collège.
01:07Mais évidemment, les enquêteurs ont des doutes aujourd'hui sur sa version,
01:10d'autant plus qu'on a appris depuis qu'il connaissait bien Liana parce que c'était une amie de
01:17sa fille,
01:17qu'il l'avait accueillie chez lui pour une soirée pyjama au début de l'année scolaire,
01:21et surtout qu'il se rendait, qu'il la voyait quasi tous les jours au collège
01:25où il livrait un goûter à la jeune fille.
01:27Donc voilà où on en est aujourd'hui avec cette présentation devant un juge d'instruction.
01:31Reste à savoir s'il a fourni d'autres explications lors de sa garde à vue
01:34ou s'il va le faire lors de cette présentation face au juge.
01:37Nous sommes avec l'avocat des parents de cet enfant de 10 ans et demi, François Roujou de Boubet.
01:43Bonsoir, merci d'être avec nous.
01:45Qu'attendez-vous de cet après-midi qui paraît essentiel
01:49puisque le suspect numéro un est présenté au juge d'instruction ?
01:54Bonsoir. Alors évidemment, la première chose qu'on peut dire,
01:57c'est que c'est absolument terrible ce qui arrive
01:59et que c'est à peu près la pire chose qui puisse arriver à des parents.
02:02Nous, ce qu'on attend aujourd'hui, c'est que l'instruction commence
02:06et qu'on puisse enfin demander la copie du dossier
02:08parce qu'à l'heure actuelle, nous avons certaines déclarations de chacun un peu éparses.
02:12Nous avons ce qui est dit dans la presse, nous avons les déclarations de mes clients
02:15mais à aucun moment nous n'avons eu accès au dossier vu que l'enquête est secrète.
02:19L'ouverture d'une instruction nous permettra d'avoir accès au dossier,
02:21de voir ce qui a été fait, de voir aussi ce qui peut-être n'a pas été fait
02:24et nous permettra de demander des actes peut-être supplémentaires.
02:28Les parents connaissaient le père de cet ami de Liana
02:33qui l'a fait monter à bord de son véhicule.
02:36Qu'est-ce qu'ils en disent ?
02:38Alors, ce qu'ils en disent, vous savez, on est dans le Gers,
02:40tout le monde se connaît, le Gers c'est petit,
02:42Florent c'est encore plus petit,
02:44donc dire que c'est une connaissance, oui, c'est une connaissance
02:47parce qu'ils se sont vus à la sortie du collège,
02:49parce qu'ils se sont vus dans le cadre des activités de la cité, en réalité.
02:54Après, dire qu'ils se connaissent, qu'ils sont amis, non, ils ne sont pas amis.
02:58Ils avaient quelques doutes suite à cette fameuse soirée,
03:01donc vous savez parler, la soirée pyjama.
03:02Après, une fois que la petite Liana a raconté ce qui avait été fait,
03:08des gestes qui auraient été perçus comme déplacés,
03:11en tout cas un comportement qui n'est pas approprié,
03:13à ce moment-là, les parents ont stoppé tout contact.
03:15Mais tout contact, pourquoi ? Parce que c'est un homme qui était connu justement
03:19pour ces gestes déplacés ou qui avait une réputation de quelqu'un de peu correct ou pas du tout ?
03:26Non, pas du tout. C'est juste qu'à partir du moment où on a un doute sur les agissements
03:30de quelqu'un sur ses enfants,
03:32on arrête tout contact. C'est ce que ferait tout bon parent.
03:35Mais comment se fait-il alors que Liana s'est trouvée dans son véhicule ?
03:40C'est toute la question qui se pose et seul le dossier pénal auquel on n'a pas encore accès,
03:44je le répète,
03:45seul le dossier pénal permettra peut-être de nous le dire, ou en tout cas la déclaration d'une mise
03:50en cause.
03:50– Ça veut dire que les parents ne savaient pas que Liana devait être prise en charge par le père
03:55de son ami ?
03:57– Non, bien sûr que non. Toute la question est de savoir encore une fois,
04:01comment, dans quelles conditions elle est sortie du collège, s'il y a eu des autorisations,
04:06s'il y a eu une prise en charge par cette personne, et comment est-ce qu'elle s'est
04:10retrouvée dans sa voiture ?
04:10Et ça, malheureusement, on ne le sait pas encore.
04:13– Vous restez avec nous, Maître, on va écouter justement un extrait du témoignage de la mère de Liana.
04:19– Oui, elle le connaissait, elle a fait une soirée pyjama en début d'année scolaire chez Sophia, qui est
04:26sa meilleure amie.
04:26Elle nous avait dit qu'il s'était amusé à lui faire des chatouilles, qu'il avait, en gros, qu
04:31'il avait pas mal joué avec elle.
04:32Donc forcément, on a demandé si ça avait été plus loin.
04:35Elle nous a regardé un peu choquées, sans trop comprendre de quoi on parlait.
04:39Donc elle m'a dit que non, enfin, il avait juste joué avec elle, comme un papa jouer avec sa
04:44fille, quoi.
04:44Liana, donc, qui descend du bus pour aller dans le collège, le voyait tous les matins.
04:50Il amenait des goûters à Liana tous les jours.
04:53Si c'est quelqu'un qu'elle connaît, oui, elle serait capable de monter dans la voiture s'il lui
04:57aurait proposé de la ramener à la maison.
04:58Et je pense que c'est ce qui s'est passé, oui.
05:02Ça fait deux nuits qu'elle n'est pas là, c'est la fête des mères aujourd'hui.
05:05Bien sûr que c'est horrible, horrible ce qui se passe.
05:09Je rêve que d'une chose, c'est qu'on la retrouve et que j'ai le droit à mon
05:15câlin de fête des mères, comme tous les ans.
05:18Laquelle, nous sommes avec le lieutenant-colonel Erwann Coiffard, porte-parole de la Gendarmerie nationale,
05:23pour parler avec vous du dispositif qui est mis en place.
05:25Justement, quel est-il dans son ensemble, ce dispositif de gendarmerie ?
05:28Alors, on a un très gros dispositif.
05:31Je laisserai le porte-parole le détailler.
05:34Hier, on avait 130 enquêteurs sur place.
05:36Encore aujourd'hui, 70 avec des équipes synophiles, un hélicoptère, des motocrosses,
05:40pour aller justement dans les endroits peut-être un peu moins faciles d'accès.
05:44On a aussi des plongeurs qui ont sondé les points d'eau.
05:47Et puis, on le voit, c'est un dispositif qui ne faiblit pas, même au contraire, qui monte en puissance.
05:51Il est renforcé le dispositif, bonsoir.
05:53Bonsoir, bonsoir.
05:54Oui, il est renforcé.
05:55Pas évident de prendre la parole après l'intervention de cette maman.
05:58On est comme tout le monde, des êtres humains, père ou mère.
06:02Donc, on est touché.
06:03L'agent Amory, elle se doit d'apporter des réponses à cette maman.
06:05Et donc, depuis les premières heures, c'est une montée en puissance d'un dispositif qui est conséquent.
06:10Vous avez les gendarmes locaux qui sont immédiatement engagés.
06:13Et comme il a été évoqué, vous avez des moyens qui viennent pour répondre à des problématiques liées au terrain.
06:18Donc, vous avez potentiellement des points d'eau à fouiller.
06:21Donc, ça engage des plongeurs.
06:22Vous avez des chiens qui vont vous permettre de suivre des pistes.
06:25Vous avez un volume important, même d'hélicoptères, qui va être déployé.
06:28Et de cette façon, on quadrille un terrain, une zone, à la lumière des renseignements que l'on a,
06:33qui nous permet de continuer à monter en puissance.
06:34On dépasse la centaine de gendarmes qui est engagée.
06:37À l'heure où je vous parle, c'est un escadron de gendarmes immobiles supplémentaires qui arrive.
06:40Donc, c'est déjà plus de 70 gendarmes supplémentaires sur ce dispositif.
06:43Pourquoi ? Parce qu'on va attaquer également des fouilles d'endroits qui sont beaucoup plus difficiles d'accès,
06:48avec de la végétation qui est dense.
06:49Et c'est la raison également pour laquelle nous travaillons sur l'aspect technique.
06:54L'Institut de recherche criminel de l'Agent Amory a récupéré le véhicule du mise en cause sur le plateau
06:58technique.
06:59Il y aura des investigations qui seront faites avec des analyses.
07:01Après trois jours de disparition, est-ce qu'il arrive qu'on retrouve vivant l'enfant ?
07:06Tout est possible.
07:07Tout est possible.
07:08Nous, notre objectif, c'est d'avoir le plus d'éléments possibles,
07:10de les apporter à la justice en même temps qu'on essaie de retrouver, il y en a.
07:13Parce qu'il y a l'analyse du véhicule, l'analyse des vêtements des suspects.
07:17Je pense qu'on va regarder son portable.
07:18Enfin, tout va être passé au crible aussi.
07:19Vincent Ventignet.
07:20Oui, devant le domicile du principal suspect, on a vu aujourd'hui,
07:25notamment grâce à Jean-Wilfried Forkest, un autre correspondant dans le secteur,
07:27des scellés, c'est-à-dire que les enquêteurs sont déjà investigués au domicile.
07:32On peut imaginer qu'il y a eu des saisies, évidemment, de téléphones portables ou de tablettes
07:36pour voir les différentes connexions.
07:37On va regarder le véhicule.
07:40On va regarder aussi les caméras de vidéosurveillance.
07:42Je l'ai dit au tout début de mon intervention.
07:44Il a été vu par un témoin au volant avec l'IANA et ça a été confirmé par des images
07:48de vidéosurveillance.
07:49Donc, on va essayer de suivre les caméras.
07:51Peut-être n'y en a-t-il pas énormément, mais au moins pour essayer de voir ce qui s
07:55'est passé à partir de ce vendredi 15h.
07:56Maître, vous qui êtes l'avocat des parents, est-ce que vos clients gardent espoir ?
08:03Bien sûr.
08:04Bien sûr qu'ils gardent espoir.
08:05C'est tout ce qui leur reste.
08:07On n'a pas retrouvé de corps.
08:09On n'a pas retrouvé de traces pour l'instant de la petite Liana.
08:12La seule chose qui reste, c'est l'espoir.
08:14Ils doivent se rattacher à cet espoir.
08:16Ils sont d'une dignité absolue.
08:19Absolue, ils ont le comportement qu'il faut.
08:21Ils ont la colère, bien sûr, de ne pas savoir, la tristesse de l'incompréhension.
08:26Mais ils gardent un espoir sans faille.
08:29En espérant que le suspect qui, donc rappelons-le, est présenté cet après-midi au magistrat instructeur, parle, s'explique.
08:37Oui, ça, ça appartenait à mes confrères de le dire.
08:39Mais oui, en espérant qu'il parle, alors s'il cite effectivement, il y a toujours la prévention d'innocence
08:46qui reste en lice dans ce genre de dossier-là.
08:50Mais on espère qu'il apportera quelques éléments qui permettront, oui, de trouver Liana.
08:55Merci, Maître Rougeau de Boubet.
08:57Merci d'avoir été avec nous pour avoir fait Vincent Rantingam un point sur l'enquête sur la disparition de
09:01Liana.
09:02Le suspect numéro 1 est donc en train d'être présenté devant un juge d'instruction à Agen.
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