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  • il y a 17 minutes
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00On va retrouver l'une des équipes de BFM TV qui est sur place, qui était du côté où on
00:04a vu une voiture s'embraser.
00:06Pour savoir si on est dans un moment là qui est plutôt tendu de nouveau.
00:11Je vous en prie, allez-y, allez-y.
00:20On a l'impression que ça se tend toujours avec les forces de l'ordre.
00:23Là on est place au bord.
00:27Oui absolument, on vient d'arriver devant la voiture qui a été brûlée, qui est complètement calcinée.
00:34Alors je ne sais pas si vous pourrez le voir sur les images, mais effectivement il y a beaucoup de
00:38tensions.
00:39Il y a d'un côté cette voiture, on nous a demandé de reculer en nous disant, les forces de
00:43l'ordre nous ont dit qu'elle pouvait à tout moment exploser.
00:45C'est pour ça que nous nous sommes mis à distance.
00:48Et de l'autre côté, il y a ce face-à-face entre les forces de l'ordre et les
00:52manifestants qui font face aux manifestants.
00:57Effectivement ça s'est tendu, nous venons de passer l'église de Saint-François-Xavier.
01:00Nous allions arriver sur la place des Invalides au niveau du Dôme des Invalides.
01:05Et vous avez ces tensions qui ressurgissent.
01:08Le cortège s'était bien passé et il y a eu déjà devant l'hôpital Necker, il y a quelques
01:14minutes de sa détention, des jets de gaz lacrymogènes,
01:18aussi des panneaux publicitaires qui ont été brisés en mille morceaux.
01:23Et vous voyez maintenant, c'est face-à-face entre manifestants et forces de l'ordre.
01:26Pour l'instant, il n'y a pas de violence à proprement parler.
01:29Mais voilà, en tout cas, on sent des tensions qui ressurgissent à notre arrivée au Dôme des Invalides.
01:35Voilà, et puis l'autre partie du cortège qui elle s'ébranle tout doucement et maintenant est du côté des
01:41Invalides qu'elle me rend.
01:42Je voudrais juste vous faire part d'une anecdote, je ne sais pas du tout pour charger la police,
01:46mais le chef opérateur de ce projet, de ce film, Retour au Collège, qui s'appelle Nicolas Zafirio,
01:51organisait un ciné-club à Bastille, un truc assez banal.
01:54Je crois que c'était jeudi.
01:56Et la séance commence et d'un coup, il voit affluer, je ne sais pas, 50, 80 lycéens complètement affolés
02:03qui fuyaient les charges de CRS et les gaz lacrymogènes.
02:07Je pense qu'il y a quand même, malgré tout, et j'imagine que votre métier est difficile, je ne
02:11le juge pas,
02:11il y a quand même, dans la répression du mouvement lycéen, quelque chose qui ne va pas.
02:15Je suis désolé.
02:17Non mais il n'y a pas de souci, monsieur, je vais vous répondre.
02:18En fait, c'est très simple.
02:19Et c'est ça, je pense, le gros, gros problème, c'est que quand vous avez face à des jeunes,
02:22c'est qu'en fait, il faut juste comprendre qu'en France, il y a des règles.
02:25On manifeste, là, on est en fin de manifestation.
02:26Mais c'est des enfants, quand même. Vous voyez ce que je veux dire ?
02:28Donc, en fait, parce que c'est des enfants, ils peuvent balancer des mortiers.
02:31Ce n'est pas des enfants, déjà.
02:32Parce que, voilà, si, ce ne sont pas des enfants.
02:34Non, attendez, parce que vous avez un peu les redabellades.
02:37Je vous réponds. En fait, le problème, monsieur, c'est que vous avez des règles en France.
02:41Voilà, c'est très simple.
02:42Pour qu'une manifestation se passe bien, moi, je le comprends, je suis syndicaliste.
02:45J'en ai fait des manifs, je pense, beaucoup plus que la moyenne.
02:48En fait, quand on vous demande de partir, on fait une sommation.
02:50On fait une deuxième sommation.
02:51Si vous ne partez pas, à ce moment-là, force doit reste à la loi.
02:55Vous, vous ne le comprenez pas ?
02:55Excusez-moi, je finis.
02:56Excusez-moi, s'il vous plaît.
02:58Merci.
02:59La problématique, c'est que si jamais on commence à dire, à laisser passer le désordre,
03:06enfin, si on ne fait pas régner l'ordre, c'est le désordre.
03:08Je comprends votre point de vue.
03:09Je comprends pour vous que ce sont des pauvres petits ados.
03:12Les gâts lacrymogènes.
03:13Oui, mais, monsieur, excusez-moi, 89 personnels d'établissement scolaire blessés.
03:17Excusez-moi, monsieur, je finis.
03:19809 policiers et forces de l'ordre blessés.
03:23215 étudiants lycéens blessés, en majorité par des actes d'individus qui étaient dans les cortèges.
03:28Voilà, donc moi, après, si vous voulez qu'on laisse faire, moi, je l'ai déjà dit.
03:31Quels sont vos moyens ?
03:32Le problème, c'est...
03:33Lycéens sans défense, je ne sais pas, je trouve ça...
03:36En fait, ils n'ont qu'à partir.
03:37C'est pour ça que je dis que c'est peut-être une responsabilité des parents.
03:39Moi, mon père et ma mère, ils m'ont appris qu'un policier te dit quelque chose, tu le fais.
03:43Quand il te dit de partir d'une manif, tu pars d'une manif.
03:45S'ils ne partent pas d'une manif, on fait usage de la force.
03:47Voilà, ils ne sont pas au-dessus des lois.
03:48Et vous n'avez pas de sentiment qu'il y ait une répression plus importante ?
03:50Regardez, on faisait des...
03:51Monsieur, je voulais vous raconter à vous.
03:53Alors moi, je vais vous donner des faits.
03:55Là, il y a 34 enquêtes IGPN qui sont ouvertes à l'heure où on se parle.
03:57Le mouvement dure depuis 15 jours.
03:59Il y a l'ancienne directrice de l'IGPN qui est venue ici sur ce plateau il y a quelques
04:02jours.
04:02L'inspection générale de la police nationale.
04:03Le beuve carotte.
04:04C'est la police des polices.
04:05Ce sont les enquêtes qu'on ouvre quand il y a effectivement suspicion de violence à l'égard des manifestants
04:09par les forces de l'ordre.
04:10Donc, il y a 34 enquêtes qui sont ouvertes aujourd'hui.
04:13Et pour vous donner une image, pendant les Gilets jaunes, qui ont duré plus de 6 mois, il y a
04:16800 enquêtes qui ont été ouvertes.
04:18Donc, voilà, je ne fais pas de ratio, je ne fais pas d'arithmétique.
04:20Simplement, gardons la mesure des choses.
04:2234 d'un côté et nous ne sommes qu'à 15 jours de durée du mouvement.
04:26Et on posait la même question à l'ancienne directrice de l'IGPN qui disait, attendez, les Gilets jaunes, c
04:30'était complètement différent.
04:32Bien sûr.
04:32C'est vrai qu'il y a eu des images qui ont choqué, des actes qui ont choqué, comme ce
04:37jeune qui a perdu une partie de sa main.
04:40Ce jeune qui a perdu ne porte pas plainte.
04:42En plus, il faut expliquer ce qui se passe à la place Vauban parce que malheureusement...
04:47Alors, il y a également des jeunes qui sont montés sur les statues et je pense que ça, c'est
04:50la raison pour laquelle ils se rapprochent aussi de ça parce qu'il y a quand même une mise en
04:54danger lorsqu'ils vont...
04:55Alors, c'est ironique un peu, mais alors du coup, là, c'est pas grave, en fait.
04:59C'est beau, c'est Paris, c'est magnifique.
05:01Il faut les laisser faire parce que c'est des enfants, c'est ça ?
05:03Ben, pas leur envoyer des gaz lacrymogènes, ouais.
05:05C'est parce qu'il y a plus de gaz lacrymogènes, ouais.
05:05C'est parce qu'il y a plus de gaz lacrymogènes, on a tous manifesté.
05:09Je cherche pas...
05:10Non, non, mais...
05:10Je cherche pas...
05:11Je dis ça parce que...
05:12Les policiers...
05:13Non, non, mais parce qu'on...
05:14Vous n'avez plus le droit d'utiliser de Grenadon.
05:17Voilà, c'est ce que j'allais dire.
05:18Alors, dès le départ, on n'avait pas le droit d'utiliser les LBD.
05:21Moi, j'ai les notes de...
05:22J'ai les demandes de direction.
05:25Oui, laissez-moi finir.
05:26Ben, la lacrymo, c'est pour se disperser.
05:28Elle tue pas, elle blesse pas, la lacrymo, ça fait...
05:30Oui, d'accord.
05:31Ça pique aux yeux.
05:32En attendant, il y a quand même un jeune qui...
05:35Vous matraquez déjà, donc, Lucas, ça y est pas de...
05:37Voilà.
05:38Non.
05:39Si, vous matraquez déjà.
05:40Non.
05:41Il y a, pour le coup, un certain nombre de preuves qui montrent que si, la police matraque...
05:45Quelle preuve ?
05:46Je vous invite à regarder un certain nombre de vidéos.
05:49Enfin, je veux dire, voilà.
05:49On est dans le monde, c'est TikTok, la référence, c'est pas à l'expérience.
05:53Ben, écoutez, si c'est un mode d'expression des jeunes, moi, je crois qu'il faut...
05:56Néanmoins, il n'y aurait pas de vidéos, il n'y aurait pas d'enquête...
05:58Alors, oui, je voudrais qu'on aille retrouver une de nos équipes pour essayer de comprendre
06:01ce qui se passe là, du côté de la place Vauban, où on a vu une charge,
06:04beaucoup de grenades lacrymogènes, que se passe-t-il ?
06:09Eh bien, écoutez, ce que l'on peut vous dire, c'est qu'il y a eu un mouvement de
06:12foule,
06:12parce qu'on a vu, eh bien, plusieurs gaz, plusieurs jets de projectiles et notamment, eh bien, de grenades.
06:19Finalement, toute la place Vauban s'est vidée d'un coup, mais pour le coup, c'était plutôt calme.
06:24On était sur une fin de manifestation, dans une bonne ambiance.
06:27Et là, forcément, il y a eu un mouvement de foule.
06:29Alors, tout le monde a un peu couru pour se mettre à l'abri.
06:31Certains ont reçu, notamment, du gaz lacrymogène dans les yeux.
06:34Et puis, la police, qui est toujours autant mobilisée autour de cette place Vauban
06:38et qui se rapproche, eh bien, des manifestants.
06:41Mais pour le coup, eh bien, pour l'instant, moment de légères tensions,
06:45alors que jusqu'à l'heure, eh bien, le cortège était plutôt calme
06:48et que tout se passait dans le plus grand des calmes.
06:51Il y a un premier mouvement de tension, donc, en cette fin de manifestation.
06:56Pour l'instant, eh bien, les manifestants restent d'un côté, la police reste de l'autre côté.
07:00Il n'y a plus trop de buries, plus trop de mouvements de foule,
07:03parce que c'est le risque, forcément, c'est les mouvements de foule.
07:06Mais là, pour l'instant, eh bien, ça a l'air d'être assez contrôlé.
07:11Vous disiez, Jean-Loup Bonamy, juste avant qu'on fasse un point sur ce qui se passe, là,
07:15qu'on n'avait pas affaire à des enfants, contrairement à ce que disait Antoine Frementhal.
07:19Ce n'est pas des enfants, pour vous, qui manifestent.
07:21Ce sont vos élèves ?
07:21Mes élèves ne sont pas des enfants.
07:23D'ailleurs, c'est la première chose que je leur dis.
07:25Et eux-mêmes seraient très mécontents si je leur disais que ce sont des enfants.
07:28Voilà, ce sont des adolescents, et justement, au collège, je veux bien encore que ce soit des enfants,
07:34et c'est d'ailleurs pour ça que personne ne tolère que les collèges soient bloqués,
07:38et donc que les collèges ne sont pas bloqués.
07:39On sait bien que ce sont des enfants.
07:41Mais au lycée, ils ont au minimum 14-15 ans, ils ont généralement 16, 17, 18 ans,
07:47donc ce ne sont pas des enfants.
07:49Ça ne veut pas dire que je justifie le fait qu'on leur tape dessus,
07:52mais franchement, dire que ce sont des enfants, c'est quelque chose qui me part à la fois.
07:56Certains responsables...
07:57C'est actuellement faux.
07:58C'est une formule, c'est une formule.
07:59Et eux-mêmes, quelque chose qu'ils reconnaissent dans le monde.
08:01Ce sont des mineurs, ils ont des droits de mineurs,
08:03ils n'ont pas les mêmes droits que les adultes.
08:05Oui, mais certains, dans sa politique, voudraient leur donner le droit de vote.
08:07Alors, il faut savoir, soit ils ont le droit de vote, soit ce sont des enfants.
08:10On peut vouloir leur donner le droit de vote, je pense qu'à partir de 16 ans, moi, c'est
08:12quelque chose...
08:13Alors, on avait la majorité pénale aussi à 16 ans.
08:16C'est un...
08:17Si vous voulez, c'est une balance qui doit être arbitrée entre les droits et les devoirs.
08:21C'est la base du droit.
08:22Je veux dire, actuellement, on a des mineurs qui ont des droits de mineurs.
08:26Oui, mais on n'a jamais eu le contrat.
08:28Vous savez, monsieur, le jeune homme qui est suspecté d'avoir frappé une policière,
08:34vous avez vu les images comme moi, il l'a insulté de PUTE,
08:37et il l'a bien frappé, il est suspecté, il sera jugé qu'en février.
08:41C'est-à-dire que le gars, il a frappé une policière,
08:44et puis il peut rester trois mois à la maison avec papa et maman.
08:47Voilà.
08:47Il sera jugé quand même.
08:48Il sera jugé, il sera jugé.
08:49C'est le processus judiciaire.
08:51Vous avez en face...
08:52Non, mais à un moment, moi, je veux bien à ce moment-là...
08:54Vous auriez aimé plus de comparution médiatique ?
08:56Si vous voulez, si on fait comme ça, il n'y a plus de police,
08:57il n'y a pas de problème.
08:59Si vous voulez nous mettre à l'arrière tout de suite, ça ne me dérange pas.
09:01Non, mais attendez, on est en train de parler d'une policière qui fait moins d'un mètre soixante,
09:05qui est lieutenant stagiaire,
09:06et vous, vous prenez ça, vous me dites, il va être jugé.
09:09Oui, il va être jugé, mais dans trois mois, c'est ce que je vous dis.
09:11Il est mineur, il a des droits, il va être jugé dans trois mois.
09:14Si ça avait été un adulte, j'espère qu'il aurait été en comparution immédiate
09:19que les mineurs ont des droits.
09:21Richard Verlund nous a rejoint.
09:22Bonsoir, Richard, journaliste, avec votre regard venu de Suisse,
09:26parce que vous étiez dans les manifestations pour regarder ce qui se passait.
09:29J'étais à La Nation tout à l'heure.
09:31Il y avait des débuts, ça commençait à chauffer.
09:33En fait, depuis ce matin, vous savez que La Nation,
09:34c'est un haut lieu d'affrontements,
09:37et notamment devant ce fameux lycée Hélène Boucher.
09:40Moi, ce qui me frappe, c'est que ces images,
09:42alors on va voir quel va être le développement,
09:43mais vous pouvez être sûr qu'elles seront demain la une de la presse internationale.
09:47Rappelons que ce qui s'est passé ces derniers jours,
09:49vous avez des journaux aussi importants que le Financial Times,
09:52le New York Times, le Wall Street Journal,
09:53qui tous ont fait la une à la fois sur la contestation lycéenne,
09:58sur le thème la jeunesse,
09:59au fond, la jeunesse française est en ébullition,
10:02et sur les violences policières.
10:04Et que dit cette presse internationale de la France et de ce mouvement ?
10:08Elle dit essentiellement deux choses.
10:10La première chose, c'est que le gouvernement ne trouve pas la réponse,
10:13et que c'est inquiétant,
10:14parce que justement, le gouvernement n'a pas de réponse,
10:16notamment, ça ramène à les caisses sont vides,
10:18le gouvernement ne peut pas répondre,
10:20y compris sur des revendications très matérielles,
10:22et quand même, et là je m'adresse à notre collègue policier,
10:25quand même, globalement,
10:26la presse internationale trouve que, dans cette affaire,
10:28les policiers français, en tout cas la première semaine,
10:30ont frappé fort,
10:32et qu'il y a eu des images de violences.
10:34Alors, elles étaient des deux côtés,
10:35elles étaient des deux côtés,
10:36mais quand même,
10:37ce n'est pas tellement l'habitude en Europe
10:39de frapper si fort sur des jeunes.
10:41Mais vous avez raison,
10:41vous dites une chose qui est très très importante,
10:43il y a eu beaucoup d'images.
10:44Tous les matins, je me lève,
10:45il y a un live de TikTok,
10:46mais la différence, c'est qui qui prend ces images-là ?
10:49C'est qui qui les diffuse dans les réseaux sociaux ?
10:51C'est les jeunes,
10:52ils font ce qu'ils veulent,
10:53mais nous, les policiers,
10:54s'ils ont arrivé à avoir des images,
10:55parce qu'on n'en a pas,
10:56la caméra qu'on a,
10:57on n'a pas le droit de l'utiliser,
10:58on n'a pas le droit d'utiliser les images
11:00qu'elle enregistre.
11:01Et bien sûr, évidemment,
11:02dans le cadre des violences urbaines,
11:04on ne peut pas attraper son bouclier
11:06et en même temps filmer.
11:07Donc forcément, oui,
11:08je suis d'accord avec vous
11:09que les images,
11:10elles sont très choquantes,
11:11et il faut savoir qu'à chaque fois
11:13que les collègues ont riposté,
11:14quand ça n'a pas été le cas,
11:15il y a une enquête qui est ouverte,
11:16à chaque fois qu'ils ont riposté,
11:18c'est parce qu'ils faisaient face
11:19à une agression.
11:20Mais monsieur, là,
11:25les lycéens qui sont dans la rue.
11:27Moi, vous citez à tort et à travers...
11:31Louis, pardon, on va s'arrêter
11:32parce qu'on va essayer
11:33de se rendre compte
11:34de ce qui se passe sur place.
11:35Oui, il y a des policiers
11:35qui sont à terre, là.
11:36Avec un regain d'affrontement, là,
11:38malheureusement,
11:39auquel on est en train d'assister,
11:40il y a même eu un policier
11:41qui a été blessé, évacué, je crois.
11:47Absolument, situation qui se tend
11:49de plus en plus du côté
11:50de la place Vauban
11:51avec plusieurs tirs de gaz lacrymogènes
11:53qui vient d'être lancé
11:54par les forces de l'ordre
11:55pour tenter de disperser
11:57les manifestants.
11:58Tout à l'heure,
11:58je vous parlais de cette ambiance
11:59plutôt festive
12:00qui n'aura duré
12:02que quelques instants
12:03parce que dès que la fin
12:04du deuxième cortège est arrivé,
12:06eh bien, ça s'est tendu
12:07avec plusieurs éléments perturbateurs.
12:10Des casseurs, vous les apercevez,
12:11qui sont cagoulés
12:12et qui ont envie d'en découdre.
12:14Il y a eu plusieurs affrontements,
12:16plusieurs échauffourées
12:16qui ont éclaté à plusieurs reprises
12:18avec les forces de l'ordre.
12:19Et là encore, vous les voyez,
12:20après avoir lancé
12:21des gaz lacrymogènes,
12:22eh bien, les manifestants,
12:24ce sont les casseurs,
12:25notamment, se sont dispersés
12:26et puis sont en train de revenir.
12:28C'est ce à quoi on assiste
12:29depuis tout à l'heure.
12:30Il y a quelques instants,
12:30on a pu apercevoir également
12:31un policier blessé
12:33qui a été escorté
12:33par quelques-uns
12:34de ses collègues.
12:35Voilà donc pour cette situation
12:37qui se tend de plus en plus
12:38ici à Place Vauban.
12:39Il faut dire qu'on a l'habitude
12:40dans ce genre de manifestation,
12:41c'est souvent à la fin
12:43de la mobilisation,
12:44à la dernière étape
12:45que les échauffourées éclatent.
12:46Et là encore, ça l'est.
12:48Vigilance aussi parce qu'ici,
12:49la fin de la manifestation,
12:50on est à Place Vauban,
12:51c'est un quartier très important.
12:53On n'est pas très loin
12:54des lieux de Ploufouvoir,
12:55on est à quelques centaines
12:56de mètres de l'Assemblée nationale,
12:57pas très loin aussi des ministères.
12:59On sait qu'il y a eu un appel
12:59qui a circulé sur les réseaux sociaux
13:01pour aller manifester,
13:03notamment du côté de Matignon.
13:05Voilà donc pour la situation,
13:06ça commence à se calmer,
13:08mais le calme ne peut durer
13:09que quelques instants.
13:10C'est ce à quoi on assiste
13:11depuis tout à l'heure,
13:12un moment d'accalmie
13:13et puis une reprise des tensions
13:14qui reprend quelques minutes après.
13:17Je voudrais que vous restiez avec nous
13:18pour qu'on arrive à comprendre ensemble,
13:20puisque vous êtes Place Vauban,
13:23pourquoi ça se dégrade ?
13:24C'est-à-dire qu'on voit
13:25un moment de calme,
13:27une atmosphère tranquille
13:29et puis d'un coup,
13:30une charge des policiers.
13:31C'est-à-dire,
13:31qu'est-ce qui fait
13:32que ça dérape à chaque fois ?
13:37Alors, il faut comprendre
13:37qu'il y avait deux cortèges.
13:39Le premier auquel j'ai assisté
13:40qui partait Place d'Italie
13:42en direction de Place Vauban
13:44et un autre Place d'Italie.
13:45Le deuxième cortège,
13:46on sait qu'il y a eu
13:47durant la mobilisation,
13:49quelques échauffourées
13:50avec les forces de l'ordre.
13:51Et puis,
13:52à l'arrivée finale,
13:53ici,
13:53sur cette place d'Italie,
13:55il faut comprendre
13:55qu'elle est très sécurisée.
13:57Il y a les forces de l'ordre
13:58positionnées
13:59à chaque intersection,
14:01à chaque rue adjacente.
14:02Et donc,
14:02les forces de l'ordre,
14:03bien les manifestants,
14:05notamment un groupe de casseurs
14:07qu'on a aperçus
14:08à la fin
14:08qui se cagoulent
14:09et qui vont se confronter
14:10face notamment
14:11aux forces de l'ordre.
14:12On a aperçu plusieurs jets
14:13de projectiles
14:15en leur direction
14:16et puis les forces de l'ordre
14:17qui rétorquent
14:18et qui répondent
14:19avec notamment
14:19ces gaz lacrymogènes
14:20pour tenter aussi
14:21de disperser
14:23les manifestants.
14:24Vous savez qu'il y a
14:24beaucoup de monde ici
14:25sur cette Place Vauban
14:26et là,
14:26vous voyez à l'instant
14:27nouveau des tirs de gaz
14:28lacrymogènes
14:29qui ont été lancés
14:31à destination
14:31de ces manifestants
14:32pour tenter
14:33de les disperser.
14:34Et c'est ce à quoi
14:35on assiste depuis tout à l'heure,
14:36ces scènes d'accalmie
14:37et puis on jette
14:38des gaz lacrymogènes
14:40pour disperser la foule
14:41et quelques instants
14:41et bien on revient
14:42face notamment
14:43aux forces de l'ordre.
14:45Voilà à quoi on assiste ici
14:46sur cette Place Vauban
14:47où la tension
14:47commence de plus en plus
14:49à monter.
14:50Voilà,
14:51c'est ça Antoine Fremental,
14:52tout le paradoxe
14:53de ce mouvement,
14:54c'est-à-dire qu'il y a
14:54les revendications
14:55que l'on entend,
14:56les seins concernant
14:57les locaux,
14:58concernant le manque
14:59de professeurs
14:59auxquels le gouvernement
15:00tente de répondre
15:01et puis dans chaque cortège
15:03et on le voit,
15:04il y a ces espèces
15:04de groupuscules
15:05qui viennent s'agglomérer
15:06et qui eux ne sont là,
15:07à mon avis,
15:08ils s'en fichent
15:08de savoir le remplacement
15:09des profs
15:10et l'état des lycées
15:10qui viennent s'agglomérer
15:12et uniquement
15:13pour s'affronter
15:14aux forces de l'ordre
15:14et qui gâchent du coup
15:16le mouvement.
15:16Oui,
15:16il y a un groupe
15:17de jeunes gens,
15:17désœuvrés,
15:18complètement perdus.
15:19Pour vous,
15:20c'est des désœuvrés
15:20et perdus ?
15:21Oui,
15:21je pense que vraiment,
15:22ce n'est pas des lycéens
15:24engagés du tout
15:24et on a vécu ça aussi
15:26quand on faisait
15:27des magnifiques étudiantes,
15:28il y avait des casseurs
15:29et voilà,
15:29c'était comme ça.
15:31Mais je pense que le fond
15:32du mouvement lycéen,
15:33la majorité des lycéens,
15:35ils savent pourquoi
15:35ils se battent,
15:36ils ont des revendications
15:37légitimes
15:38et voilà,
15:39et c'est malheureusement
15:39cassé par ces actes
15:41de violence
15:42qui sont effectivement
15:42consternants.
15:44On va rejourner sur place,
15:46pardon,
15:46Richard Verlis,
15:47je donne la parole
15:47dans un instant
15:48pour voir comment ça se développe
15:50parce qu'on voit bien
15:52effectivement,
15:53les deux cortèges
15:53distinguent,
15:54c'est-à-dire
15:54les policiers d'un côté
15:56et puis un petit groupe
15:57de casseurs de l'autre
15:58quoi en fait.
16:01Oui absolument,
16:02vous avez sur la droite
16:04de l'image,
16:05vous avez des forces
16:06de l'ordre avec,
16:07je ne sais pas si vous le voyez
16:08sur l'image,
16:09un canon à eau,
16:10peut-être qu'ils s'apprêtent
16:11à en faire usage
16:12les forces de l'ordre
16:13puisque face à eux,
16:14il y a effectivement
16:15des manifestants,
16:16il y a des échanges
16:16de pavés
16:17entre les deux groupes,
16:20des échanges de pavés,
16:21ça devient très tendu,
16:22même vraiment tendu,
16:23il y a aussi du gaz
16:25lacrymogène,
16:26il y a également
16:26un manifestant
16:27qui a été blessé,
16:29là vous voyez l'usage
16:30du canon à eau
16:31sur les manifestants
16:32pour tenter
16:33de les disperser,
16:37nous sommes tous
16:38en place Vauban
16:40et nous allons
16:41nous décaler un tout petit peu.
16:42vous êtes au cœur
16:43de ce qui se passe,
16:45ce n'est pas évident
16:46de tenir ce duplex,
16:48en tout cas on comprend bien
16:49que le canon à eau
16:49désormais est en action
16:51pour tenter,
16:51Réda,
16:52de faire évacuer
16:53cette place Vauban,
16:54c'est toujours la difficulté,
16:55c'est de disperser
16:57la fin de manif,
16:58ceux qui restent,
16:59qui devraient partir
16:59d'ailleurs,
17:00des ordres de dispersion
17:01sont donnés,
17:02mais malheureusement
17:03il y a ces affrontements
17:04en ce moment.
17:04En fait là,
17:05on commence un peu,
17:06si je puis dire,
17:07à respecter un peu
17:08la doctrine de maintien de l'ordre,
17:10c'est-à-dire normalement
17:10le premier niveau d'action
17:11c'est le bâton télescopique
17:14de défense,
17:14c'est-à-dire aller au contact
17:15et le deuxième niveau
17:16pour moins blessé,
17:18c'est le canon à eau,
17:19c'est ce qu'on revendique
17:19une idée.
17:20C'est efficace le canon à eau ?
17:21C'est très très efficace
17:22et ça blesse moins,
17:23mais le problème
17:24c'est qu'on n'en a pas partout
17:25et puis quand on parle
17:26des cinq manifestations,
17:27moi je valide à 100%,
17:28la problématique c'était
17:30devant les lycées,
17:31là où le pauvre petit gamin
17:33il a perdu sa main,
17:36là où l'individu avait perdu,
17:38a eu sa mâchoire fracturée,
17:40et bien on n'avait pas ça en fait.
17:41Et c'est ça que les gens
17:42ne comprennent pas,
17:42c'est qu'on n'avait pas les CRS,
17:43on n'avait pas les canons à eau.
17:44C'est pas vous qui décidez
17:45de mettre le canon à eau.
17:46Alors on va retrouver
17:46une équipe de BFM TV sur place
17:48parce qu'effectivement
17:49le canon à eau est entré en action.
17:54Et pourtant on en a,
17:55vous savez,
17:56on stocke le canon à eau.
17:58Oui voilà, le canon à eau
18:01est entré en action.
18:01Le canon à eau vient de s'arrêter
18:02là à l'instant.
18:05Le canon à eau est entré en action.
18:07Il y a quelques instants,
18:08j'ai assez puissant,
18:09on en a vu tout le long
18:10de ce cortège,
18:11de cette manifestation
18:12pour arriver jusqu'ici,
18:13jusqu'ici des canons à eau,
18:15c'est-à-dire que dans chaque rue adjacente
18:17il y avait des forces de l'ordre
18:18qui étaient là,
18:18qui faisaient barrage
18:19pour pas que ça parte
18:20dans les petites ruelles.
18:21Et des canons à eau
18:22pour repositionner ici,
18:24place Vauban.
18:24On vient de voir des cailloux,
18:25des projectiles en tout cas
18:26jetés vers les forces de l'ordre
18:28qui devraient donc répliquer
18:29avec des gaz lacrymogènes.
18:31En fait, ça se tend.
18:32Ici, place Vauban,
18:33les principaux organisateurs
18:34tout à l'heure ont remercié
18:35les manifestants.
18:36D'ailleurs, il y a un mouvement
18:37de recul là,
18:38juste après les pavés
18:39qui ont été jetés.
18:41Les manifestants
18:42qui sont en train de reculer.
18:43Alors, il y a beaucoup
18:44d'individus,
18:45personnes masquées désormais.
18:46Ici, on n'est plus vraiment
18:47sur les revendications
18:48de tout à l'heure.
18:49Un cortège qui s'est très bien passé
18:50d'ailleurs dans l'ensemble
18:51en tout cas de ce qu'on a pu voir.
18:52On aperçoit les lacrymogènes
18:54qui sont juste ici
18:55et qui sont parfois renvoyées
18:56vers les forces de l'ordre.
18:58Et cette épée fumée noire,
18:59alors il va falloir se couvrir
19:00aussi la bouche
19:01pour pouvoir continuer
19:02à vous parler
19:02et à vous raconter
19:03ce qu'il en est ici.
19:04Il va peut-être y avoir encore
19:05du canon à eau
19:07qui sera propulsé.
19:09Il y a beaucoup,
19:09beaucoup de forces de l'ordre
19:10place Vauban.
19:11Et manifestement,
19:13des personnes qui ont décidé
19:14de rester ici
19:15pour en découdre
19:16avec des jets de projectiles
19:17vers les forces de l'ordre.
19:19J'aperçois derrière la fumée
19:21les forces de l'ordre
19:22qui reculent.
19:22Voilà pourquoi vous entendez
19:23des cris de joie
19:25autour de nous
19:26et les manifestants
19:27qui avancent
19:27vers les forces de l'ordre
19:28qui reculent.
19:29C'est très mouvant.
19:30Parfois,
19:30la tension redescend d'un cran
19:32et puis tout à coup,
19:33ça remonte d'un coup.
19:35Là, je vous dis,
19:35je vois les lacrymogènes
19:36qui sont en train
19:37de se dissiper.
19:37Elles ont été renvoyées
19:38certaines vers les forces
19:39de l'ordre
19:40et les forces de l'ordre
19:40qui devraient peut-être
19:41en renvoyer.
19:42En tout cas,
19:42on voit sur les images
19:43en direct ici en ce moment
19:45le camion du canon à eau
19:47qui est en train de reculer
19:48peut-être pour se repositionner.
19:50En tout cas,
19:50il recule
19:50et c'est vécu ici
19:51que pour les manifestants
19:52comme une petite victoire.
19:54Ça n'a pas été très efficace
19:56jusqu'à présent
19:56parce que les manifestants
19:57sont toujours là.
19:58Peut-être qu'ils sont mouillés ?
20:00Non, le problème,
20:00c'est que vous avez fait...
20:01Du coup,
20:01le canon à eau a reculé.
20:02Non, mais vous avez à faire
20:03des profils qui sont très différents.
20:05C'est pas des jeunes désœuvrés, là.
20:07Alors ça,
20:08après chacun a sa vision.
20:09Moi, je ne sais pas
20:10qui se cache derrière chaque tagouille
20:11donc je ne vais pas juger.
20:12Je ne sais pas
20:12si c'est des Black Blocs.
20:14Je ne sais pas
20:14s'il y a des étudiants
20:15d'ultra-gauche.
20:16Je ne sais pas du tout.
20:17Moi, tout ce que je vous dis,
20:18c'est que d'habitude,
20:19on fait face à des gens
20:20qui sont beaucoup plus organisés
20:22et qui, au bout d'un moment,
20:23ben oui,
20:24quittent les lieux.
20:25Voilà, ben là,
20:25apparemment,
20:26ils ne veulent pas.
20:26Peut-être parce qu'ils sont mineurs
20:27comme le prévoient d'ailleurs.
20:29Donc c'est pour ça
20:29que là,
20:30il y a des charges
20:30pour aller...
20:32Visiblement,
20:32il y a d'autres CRS
20:32qui sont en approche.
20:33Oui, parce qu'à partir du moment
20:34où ça commence à rentrer
20:35dans les petites rues,
20:36pour nous,
20:36c'est beaucoup plus complexe
20:37à gérer
20:38parce que là,
20:38vous basculez en violence urbaine.
20:40Il vaut mieux avoir
20:40un gros groupe d'individus
20:42qui sont hostiles
20:42plutôt qu'une vingtaine
20:44de petits groupes
20:44qui se baladent dans Paris
20:45parce qu'à ce moment-là,
20:46vous risquez d'avoir
20:46des petites rues.
20:47Ça peut aller jusqu'à Châtelet
20:48ou Rivoli
20:49comme on a vu
20:49à une certaine époque
20:51pendant la réforme des retraites
20:52et les manifestations
20:52où là,
20:53ça devient pour nous
20:54très, très, très compliqué
20:55à gérer.
20:56Et là, pour le coup,
20:56l'image à l'international
20:58parce que là,
20:58ce sont les étrangers
20:59qui sont en vacances à Paris
21:00qui nous filmeront
21:01et qui ont plutôt
21:02une image très négative.
21:04Richard, vous dites
21:05à l'étranger,
21:06on regarde un peu éberlué
21:07ce qui se passe en France.
21:08Il y a quand même
21:09des mouvements,
21:09j'imagine aussi de jeunes,
21:11des manifestations
21:12parfois violentes ailleurs
21:13qu'en France,
21:14mais en Europe.
21:14Bien sûr qu'il y en a
21:15mais avec quand même
21:16deux différences.
21:17D'abord, en France,
21:18c'est la répétition.
21:19Avouez que quand même
21:19ça fait beaucoup.
21:21Ça fait beaucoup
21:22et en plus,
21:22c'est appelé,
21:23semble-t-il,
21:24à durer
21:24parce que s'il y a
21:24une mobilisation de ce type,
21:26on peut s'attendre
21:26à ce que ça reprenne
21:27et puis il y aura
21:28cette journée du 17 octobre
21:29que tout le monde redoute
21:31ou en tout cas
21:31ça suscite l'inquiétude.
21:33Et l'autre élément,
21:34c'est quand même
21:35cette impression,
21:36en France,
21:36je dis bien impression
21:37parce que je n'ai pas l'effet,
21:38que la situation
21:39n'est plus vraiment maîtrisée.
21:41C'est-à-dire que,
21:42voilà,
21:43c'est cette impression durable
21:45que par rapport
21:45aux autres pays européens,
21:48régulièrement,
21:49les forces de l'ordre,
21:50je ne dirais pas
21:50qu'elles sont débordées,
21:51mais elles se trouvent
21:52dans des situations
21:53où c'est tangent,
21:54si vous voulez.
21:55Autrement dit,
21:56est-ce que l'autorité
21:57tient encore ?
21:58J'ai l'impression
21:59d'être très grave
22:00en disant ça,
22:00mais je peux vous promettre
22:01que quand vous lisez
22:02les reportages
22:03de mes confrères et consoeurs
22:04ou quand vous les voyez
22:05présenter les nouvelles
22:06de la France à la télévision,
22:07il y a cette idée
22:08est-ce que la France
22:09n'est pas au bord
22:09d'une forme d'insurrection
22:10qui deviendrait incontrôlée ?
22:12Après,
22:12il faut peut-être aussi relativiser.
22:13C'est-à-dire que tous les jeunes,
22:15tous les lycéens
22:16ne sont pas dans la rue,
22:16tous les lycées
22:17ne sont pas bloqués.
22:18On parle beaucoup
22:18des blocages
22:19dans certains lycées,
22:19mais enfin,
22:20Jean-Lou Bonamie,
22:20vous l'avez dit tout à l'heure,
22:22il y a 90% des lycées
22:23qui fonctionnent normalement.
22:25Oui,
22:25qui fonctionnent normalement,
22:26mais il faut séparer deux choses.
22:28Il faut séparer la question
22:28du blocage des lycées
22:30avec des revendications
22:31qui peuvent être
22:32tout à fait légitimes
22:33et la question des violences.
22:35Écoutez,
22:35sur la question des violences,
22:37justement,
22:37sur le regard
22:38qu'on porte sur la France
22:39à l'international,
22:40ça fait quand même
22:41une drôle de série.
22:42Vous prenez les émeutes
22:43suite à la mort
22:44du jeune Naël.
22:45Ça a été assez court,
22:47mais ça a quand même été intense,
22:48c'est spectaculaire.
22:49Et donc,
22:50durant cette semaine,
22:51je crois que les dégâts
22:52ont été chiffrés
22:53à à peu près
22:54un milliard d'euros.
22:55Ensuite,
22:55vous avez les images
22:56qui ont fait le tour du monde
22:57du PSG,
22:58de la victoire du PSG.
22:59Ça a été à peu près
23:00150 millions d'euros
23:01de dégâts en une nuit.
23:03Là,
23:03vous avez ces images-là.
23:05On en est à 8,5 millions
23:06d'euros de dégâts
23:06en ligne de France.
23:07Voilà,
23:07et un lycée,
23:08la lycée Nelson Mandela
23:09qui a brûlé à Nantes.
23:10Moi,
23:11je vois,
23:11il n'y a aucun autre pays
23:14développé dans le monde
23:15où on voit
23:16ces émeutes
23:16et ces violences urbaines
23:17avec finalement
23:18toujours un peu
23:19le même schéma
23:19à répétition.
23:20Il n'y a aucun autre pays
23:21des États-Unis
23:22au Japon
23:23en passant par l'Espagne.
23:24Nous sommes les seuls
23:25à avoir un peu
23:26cette spécialisation
23:27dans la violence récurrente.
23:29Donc,
23:29il y a quand même
23:29bien un problème français.
23:30Nous sommes avec
23:31Manuel Echeliman,
23:32le maire des Républicains.
23:33Danyard sur scène,
23:34on est dans les Hauts-de-Seine.
23:35Bonsoir,
23:35monsieur le maire.
23:36Vous êtes à la fois
23:37en direct avec nous
23:37sur BFM TV.
23:39Vous suivez
23:40les images
23:41qui sont tournées
23:42par notre équipe,
23:43les équipes de BFM TV.
23:47Casseurs-Payeurs.
23:48Quand vous voyez ces images
23:49et que vous savez
23:50qu'il y a 8,5 millions
23:50d'euros de dégâts,
23:52quelle est votre réaction ?
23:54Oui,
23:54alors je ne dis pas seulement
23:55depuis aujourd'hui.
23:56Je vois que c'est effectivement
23:57devenu la mode
23:57un peu partout.
23:58Mais nous,
23:59on le pratique déjà
23:59depuis 10 ans
24:02sur Agnières.
24:02Comment on fait ?
24:03Avec les moyens.
24:04On émet un titre de recette.
24:06C'est-à-dire que d'abord,
24:06il s'agit d'identifier
24:09les fauteurs de troubles,
24:10ceux qui détruisent
24:12le mobilier public
24:14ou ceux qui salissent
24:15la voirie
24:16ou qui brûlent les poubelles
24:17comme on l'a fait récemment
24:18lors d'occupation
24:19devant les lycées.
24:21Et puis après,
24:22on émet un titre de recette.
24:24Et donc,
24:25c'est la trésorerie,
24:26c'est l'aspect fiscal.
24:28Et donc,
24:28il y a la trésorerie
24:31qui va percevoir
24:33auprès des familles
24:35quand on a affaire
24:36à des mineurs
24:36ou des délinquants
24:38eux-mêmes.
24:38voilà.
24:39Et les parts en paye ?
24:42Alors,
24:42on a eu un...
24:43Oui, oui,
24:44les parts en paye.
24:44Alors,
24:45bon gré, mal gré.
24:46C'est-à-dire qu'on a eu
24:46il y a quelques années,
24:47il y a une dizaine d'années,
24:48des bouches à incendies
24:50qui avaient été ouvertes,
24:51qui avaient été vandalisées.
24:52Et donc,
24:53on avait mis effectivement
24:54des titres de recettes
24:55par rapport à ça
24:56puisqu'il y avait eu
24:57beaucoup de dégâts.
24:58Et on avait récupéré
24:5915 000 euros
25:00parce qu'on avait estimé
25:02les dégâts
25:03à effectivement
25:04une certaine somme
25:05entre l'eau
25:05qui s'était déversée
25:06sur la voirie,
25:08le mobilier
25:08qui avait été abîmé,
25:10les équipes
25:10qui avaient fallu
25:11mobiliser
25:12pour nettoyer,
25:13remettre en état,
25:13tout ça.
25:14Donc,
25:15voilà,
25:15au final,
25:16au final,
25:17les gens payent.
25:18On n'est pas là
25:18pour tordre le coût
25:19des gens non plus.
25:20Donc,
25:20s'ils veulent un délai de paiement,
25:21ils ont un délai de paiement.
25:23Mais au final,
25:24il faut payer.
25:25Merci,
25:25M. le maire,
25:26maire les républicains d'Anière,
25:27Manuel Echilima.
25:28L'intendant,
25:28la tension est toujours en cours
25:29du côté de la place Vauban.
25:31On va retrouver
25:31l'une des équipes
25:32de BFMTV
25:33parce qu'on a vu
25:34le canon à eau
25:35entrer en action
25:36pour disperser
25:37non pas les manifestants pacifiques
25:39mais ceux qui sont
25:39en face à face
25:41avec les forces de l'ordre.
25:42Courez pas !
25:43Courez pas !
25:44Là,
25:44vous voyez une charge
25:45en direct.
25:46C'est pour ça que tout le monde
25:47est en train de reculer
25:48autour de nous.
25:51Les forces de l'ordre
25:51qui sont déjà
25:52en train de replier,
25:53qui ont jeté
25:53des gaz lacs hémogènes
25:54et vous voyez
25:55qu'il y a quand même
25:55pas mal de projectiles
25:56qui sont jetés
25:57sur les forces de l'ordre,
25:58des pavés,
25:59il y a eu des gaz lacrymogènes
26:01qui ont été jetés.
26:02Le canon à eau,
26:02il a reculé tout à l'heure
26:03et après en avoir fait usage
26:06contre les manifestants.
26:07C'est sûr que là,
26:08on n'est plus sur les manifestants
26:09qui avaient des revendications
26:10tout à l'heure pacifiques.
26:11On est avec des manifestants
26:12qui veulent en décour.
26:14Rien à voir avec le cortège
26:15tout à l'heure
26:15qui s'est déroulé
26:16plutôt dans le calme.
26:17On est place Vauban.
26:19Il y a beaucoup de gens
26:20qui sont en train
26:21de citer des projectiles
26:21sur les forces de l'ordre,
26:22les forces de l'ordre
26:23qui devraient donc revenir
26:24pour charger tout à l'heure.
26:26Vous voyez,
26:26c'est très sporadique.
26:27Là, même au niveau sonore,
26:28ça vient de redescendre
26:30d'un cran.
26:31C'est assez mouvant.
26:33Les manifestants sont assez agiles.
26:34Ça bouge un peu dans tous les sens.
26:35Vous voyez,
26:36c'est en train de se déplacer
26:36là un petit peu.
26:38Ah oui,
26:39alors là,
26:39je vais devoir mettre mon masque
26:40parce qu'il y a énormément
26:41de gaz lacrymogènes.
26:41Je pense que vous pouvez
26:42le voir sur les images.
26:43Ça prend à la gorge.
26:44D'ailleurs, c'est le but.
26:44C'est comme ça
26:45que les forces de l'ordre
26:46essayent d'éloigner
26:47les manifestants.
26:48Mais je vois qu'il y a déjà
26:49des manifestants
26:49qui essayent de revenir
26:50vers les forces de l'ordre
26:52avec des projectiles.
26:53Donc, c'est très mouvant.
26:54Et ça reste...
26:55C'est assez clairsemé,
26:56Place Vauban,
26:56mais c'est assez déterminé.
26:59Bataille rangée,
27:00donc, en ce moment,
27:00entre les casseurs
27:01et les forces de l'ordre
27:03Place Vauban.
27:03On est juste à côté
27:04des Invalides.
27:05On aperçoit d'ailleurs
27:06sur nos images
27:07le dôme des Invalides.
27:09La manifestation
27:10est censée être terminée.
27:11Donc, là,
27:12c'est le problème
27:13de ces gens
27:14qui s'attardent
27:15et qui veulent en découdre
27:16avec les CRS.
27:18Alors, cette violence,
27:19Jean Le Bonami,
27:19tout à l'heure,
27:20disait que c'était
27:20quand même assez spécifique
27:21à la France.
27:22Il faudrait quand même
27:22essayer de comprendre pourquoi.
27:24Cette violence récurrente.
27:24Cette violence récurrente,
27:25pourquoi, en France,
27:28ça se termine malheureusement
27:29souvent par la violence
27:30quand on a une manifestation
27:32avec des revendications
27:32tout à fait légitimes.
27:33Écoutez,
27:34je vais vous donner l'argument
27:35encore une fois
27:35qu'on le lit
27:37dans la presse internationale.
27:38Ça ne veut pas dire
27:39que c'est la vérité,
27:40mais parce qu'en France,
27:41la violence paye.
27:42La violence rapporte
27:43à la fin,
27:44jusqu'à maintenant,
27:45à chaque fois,
27:46le gouvernement a fini
27:47par faire des chèques.
27:47Ce qui n'est pas faux.
27:48Il a...
27:50Ils ont obtenu gamme cause.
27:5117 milliards.
27:52Les agriculteurs,
27:54quand ils cassent, etc.
27:55Et donc,
27:55il y a cette jurisprudence-violence
27:57qui fait que...
27:58Donc, il y a une responsabilité
27:59aussi du politique
28:00qui peut,
28:01au lieu d'attendre
28:02le dernier moment
28:02pour réagir,
28:03c'est-à-dire là
28:04où il y a de la violence
28:05de la casse
28:05et qu'on ne peut pas tenir,
28:07devrait peut-être...
28:08Je parle sous le trône à tous,
28:10mais est-ce que de facto
28:11la violence paye
28:12ou pas en France ?
28:13L'impression,
28:14c'est qu'elle paye en termes...
28:15Attention,
28:15pas de réforme,
28:17pas d'amélioration
28:17parce que regardez
28:18le délabrement
28:19ou en tout cas
28:20les problèmes
28:21dans l'éducation nationale
28:22qui poussent les lycéens
28:23dans la rue
28:23et qui sont réels.
28:25Mais de facto,
28:26à la fin,
28:26souvent,
28:27le gouvernement,
28:27ces dernières années,
28:28a fait des chèques.
28:29Alors, on a un autre...
28:30La colère,
28:31elle ne vient pas de n'importe où.
28:32La violence,
28:33elle ne surgit pas pour rien.
28:34Elle surgit parce que
28:35les gens sont très énervés,
28:37parce que...
28:37Et mine de rien,
28:39les lycéens,
28:40quand je discutais avec eux,
28:41ils étaient très en colère
28:43contre des bâtiments délabrés,
28:46des profs pas remplacés.
28:47C'est le sentiment
28:48d'un horizon
28:49complètement bouché.
28:50Et j'imagine
28:51que c'est comme ça
28:52pour chaque mouvement de révolte.
28:54C'était le cas aussi
28:54des gilets jaunes.
28:55Il y a un moment
28:55où quand on ne réagit pas,
28:57effectivement,
28:58on a l'impression
28:58que la dernière extrémité,
28:59c'est la violence, peut-être.
29:01Je me permets de rajouter
29:01que si on compare,
29:03par exemple,
29:03à ce qui s'est passé récemment
29:04en Espagne
29:05avec une crise du logement
29:07particulièrement intense,
29:09le gouvernement
29:10de Pedro Sanchez
29:11a prévu un plan
29:13de réponse
29:15qui, je crois,
29:16n'a pas pu passer
29:16parce que problème de majorité.
29:18Donc, il a dit
29:18qu'on dissout l'Assemblée.
29:20Donc, en réalité,
29:22les gouvernements
29:23répondent
29:23aux problèmes
29:24qui se posent
29:24dans les pays
29:25alors que là,
29:26actuellement,
29:27on a vu un mouvement
29:28qui, en France,
29:30n'a pas eu
29:31de réponse politique,
29:32n'a pas eu
29:33de réponse
29:34aux revendications
29:35pendant quelques semaines.
29:37Alors, il y a des chiffres
29:37qui viennent de tomber.
29:38Il n'y en a toujours pas, d'ailleurs.
29:39Attendez,
29:39ce sont les chiffres
29:40qu'on attendait
29:40du ministère de l'Intérieur
29:41sur la mobilisation
29:42de cet acte V.
29:45161 500 manifestants
29:47en France, Pauline.
29:49Donc, 41 000 apparaît.
29:50Oui, voilà.
29:50Source ministère de l'Intérieur.
29:52Évidemment,
29:52il y a un hiatus
29:53toujours entre ce qu'annonce
29:54le ministère de l'Intérieur
29:55et ce qu'annoncent
29:55les organisations syndicales.
29:56Il y a quand même
29:57un delta assez important aujourd'hui.
29:59Mais ça veut dire
29:59que c'est en recul
30:00par rapport à mardi dernier.
30:01Si on prend les chiffres
30:01de l'Intérieur,
30:02c'est moins que ce qui avait été avancé.
30:04Oui, parce que les organisateurs
30:05parlent de 460 000 manifestants
30:07de leur côté.
30:08Exactement.
30:08Mais en revanche,
30:09des images comme ça
30:10aussi violentes
30:12et aussi tôt
30:13parce qu'il n'est que 17h40.
30:14Je crois me souvenir
30:15que les jours précédents,
30:16c'était un peu plus tard
30:17dans les manifestations.
30:18Ce qu'on notait
30:19autour de la table aussi,
30:20c'est que les cortèges
30:20sont allés très vite
30:22cet après-midi.
30:23Du coup, prix de vitesse,
30:24la dispersion est plus tôt.
30:25Et en général,
30:26vous savez,
30:26c'est à la tombée de la nuit
30:27que ça se passe.
30:27Il n'est que 17h40,
30:29donc ça peut être assez long
30:30finalement.
30:31Il y a encore beaucoup de monde
30:32sur cette place.
30:33Juste simplement,
30:34il y a quand même
30:35une remobilisation
30:36par rapport à jeudi dernier.
30:37Jeudi dernier,
30:37on était à 71 000 personnes.
30:39On remarque peut-être
30:41qu'il y a eu un point d'or
30:42le mardi dernier,
30:43mais ça oscille
30:43et on est quand même bien reparti.
30:45Il y a aussi la difficulté
30:46de mobiliser tous les 3 jours.
30:48On va retourner sur place
30:50retrouver les équipes
30:50de BFM TV
30:52pour constater
30:53que c'est toujours
30:54ce jeu du chat
30:55et de la souris
30:56entre des casseurs
30:58et les policiers,
30:59si on peut employer
31:00cette expression
31:00un peu triviale.
31:07Oui, absolument.
31:08Situation qui se tend
31:10de plus en plus
31:10qui parfois devient
31:12même hors de contrôle.
31:13Pour vous expliquer
31:14ce qui est en train
31:14de se passer,
31:15ça fait plusieurs minutes
31:16maintenant que les forces
31:17de l'ordre
31:17que vous apercevez au bout
31:19tentent de disperser
31:20tant bien que mal
31:20la foule en tirant
31:21à plusieurs reprises
31:22des gaz lacrymogènes
31:23pour tenter de disperser
31:25et de faire fuir
31:26justement ces manifestants,
31:27notamment ces groupes
31:28de black blocs.
31:29Mais ça ne marche pas
31:30parce que quelques minutes
31:31après,
31:31ce qui risque une nouvelle fois
31:32de se passer,
31:33ce groupe violent
31:35se rapproche.
31:36Ça dénote tout simplement
31:38avec la manifestation
31:39qu'on a connue tout à l'heure
31:40qui s'est déroulée
31:40plutôt dans le calme
31:41dans une manière
31:42plutôt festive.
31:43Mais à la fin de ce cortège,
31:44une fois arrivé ici
31:44à Place Vauban,
31:45vous avez un groupe
31:47qui ressemble
31:48bien évidemment
31:48au black bloc
31:49cagoulé,
31:50vêtu de noir
31:51qui a envie d'en découdre
31:52avec les forces de l'ordre.
31:53Donc à plusieurs reprises,
31:54ils leur ont jeté
31:55des projectiles,
31:56il y a des pavés
31:57qui ont été déchaussés,
31:58des rues qui ont été jetées
31:59du mobilier urbain
32:00et la police
32:01qui arrêtoque
32:02avec du gaz lacrymogène.
32:03Le canon à eau
32:04qui a déjà été utilisé
32:05tout à l'heure
32:06pour tenter une nouvelle fois
32:07de disperser la foule
32:09mais preuve
32:09que ça n'a pas marché.
32:11Les manifestants,
32:11les casseurs,
32:12les black blocs
32:12sont toujours présents.
32:14Ils reculent
32:15de quelques mètres
32:16et puis quelques instants
32:17après se rapprochent
32:18et c'est ce qui risque
32:19une nouvelle fois
32:20de se passer.
32:20Vous apercevez justement
32:21ce canon à eau
32:22ainsi que les forces de l'ordre
32:23se rapprocher une nouvelle fois
32:25de cette place Vauban.
32:26Voilà,
32:26on a l'impression vraiment
32:27que la situation
32:28se tend de plus en plus.
32:29On est très loin
32:30de la mobilisation
32:31de tout à l'heure,
32:32très loin des revendications
32:33des lycéens.
32:33Là vraiment,
32:34il n'y a pas de doute,
32:35c'est un groupe de casseurs
32:36auquel on a affaire
32:38et qui provoque
32:39les forces de l'ordre
32:40et qui répondent
32:41avec le gaz lacrymogène
32:43et probablement
32:43peut-être une nouvelle fois
32:44ce canon à eau
32:46qui risque d'être utilisé
32:47pour tenter de disperser
32:48les manifestants,
32:50manifestations
32:50qui sont censées
32:51être terminées
32:52donc ici
32:53sur cette place Vauban.
32:55Reda Bellage,
32:56le problème c'est qu'il y a
32:57encore beaucoup de monde
32:57sur cette place Vauban.
32:59On n'a pas,
33:00ce n'est pas quelques dizaines
33:01d'individus
33:01donc ça peut effectivement
33:03prendre du temps.
33:04Pour l'instant déjà,
33:06c'est peut-être pour ça
33:07qu'on sort le canon.
33:08Moi,
33:08mes délégués me disent
33:09pour l'instant
33:10on a 11 blessés chez nous.
33:11On vient d'avoir la foi
33:12à l'instant.
33:13Donc ce qui est énorme
33:14et certains nous disent
33:15qu'on n'a jamais vu ça
33:17depuis mai 2023
33:18et avec les manifs
33:21contre la réforme des retraites.
33:23Je voulais revenir
33:23sur ce qui avait été dit
33:24parce que ça correspond
33:25un peu au plateau.
33:26Moi,
33:26je veux bien qu'on me parle
33:27de l'Espagne,
33:27il n'y a pas de problème.
33:28Paris gagne la Ligue des Champions
33:29en 2025,
33:31une trentaine de blessés
33:32dont 7 pompiers.
33:34Paris gagne la Ligue des Champions
33:35en 2026,
33:36plus de 200 blessés
33:36dans les forces de l'ordre
33:38et expression de joie.
33:40L'Espagne gagne
33:41la Coupe du Monde.
33:42Combien de policiers blessés ?
33:43Zéro.
33:43Combien de manifestations ?
33:44Zéro.
33:45Voilà,
33:45donc posez-vous
33:45les bonnes questions.
33:46Oui,
33:46on me disait
33:47qu'il y avait un problème
33:47en France.
33:48Voilà,
33:49avec la violence,
33:49un rapport à la violence
33:50qui est incroyable
33:51et ça ne vient pas forcément
33:53des forces de l'ordre.
33:54Non,
33:54parce qu'une victoire
33:55des Ligue des Champions,
33:56ce n'est pas une manifestation
33:57encadrée par les forces de l'ordre.
33:58A priori,
33:59c'est simplement un...
34:00Pourquoi c'est-il errant
34:01à la France,
34:02Jean-Louis Bonami ?
34:03Pourquoi cette violence
34:04chez certains ?
34:05Moi,
34:06je pense qu'il y a
34:07plein de raisons
34:08et que les énumérés
34:09toutes seraient
34:10beaucoup trop longues.
34:11Mais je pense...
34:12Faites une synthèse.
34:14Ce que je constate,
34:15c'est ce que j'appelle
34:16quand même
34:17la banlieueisation
34:19de la jeunesse.
34:20C'est-à-dire que
34:21certains codes,
34:22certaines pratiques
34:24qu'on voit
34:25dans les quartiers
34:27sensibles
34:27sont repris
34:28et sont copiés
34:29par des jeunes
34:30qui n'en sont pas issus.
34:31Vous dites raciste
34:32et classiste,
34:33monsieur ?
34:33Pas du tout.
34:34Si,
34:34si, monsieur,
34:35si,
34:36on voit très bien
34:37ce qu'il y a derrière.
34:38On voit très bien
34:38quoi ?
34:40De façon très explicite,
34:42c'est du mépris de classe.
34:44C'est vraiment...
34:44C'est marrant
34:45parce que c'était dit
34:46vraiment sur le ton
34:47de l'analyse
34:47et ce n'était pas du tout
34:48méprisant.
34:49Mais on peut faire
34:49une analyse tout à fait
34:50raciste et classiste.
34:52C'est possible.
34:53On peut faire
34:54un certain nombre de choses.
34:54on va le laisser terminer.
34:56Ce que je constate,
34:58c'est que des choses
34:58qui avant étaient cantonnées
35:00dans les émeutes
35:01de banlieue
35:02sont aux jeux
35:03comme le mortier.
35:04Par exemple,
35:05la pratique du mortier
35:05d'artifice
35:06qui est un grand classique
35:07des émeutes
35:08de banlieue.
35:09Et si vous écoutez
35:10les chansons de rap,
35:11ça revient très régulièrement.
35:12Vous écoutez Rof,
35:13par exemple,
35:14ça revient dans ses textes.
35:15Et donc,
35:16en fait,
35:16je vois que maintenant,
35:17le mortier d'artifice
35:18a quitté la banlieue
35:20et a quitté
35:20les émeutes
35:21de banlieue
35:22pour justement
35:24gagner
35:25les violences vicéennes.
35:27Justement,
35:27monsieur,
35:28le problème...
35:28Non,
35:28mais ce que je veux dire,
35:31ce n'est pas du tout
35:31une analyse classiste
35:33parce qu'en fait,
35:33que dans des émeutes
35:35urbaines des violences
35:36de banlieue,
35:36il y a des problèmes
35:37de mortier.
35:37Moi,
35:38je n'ai pas vraiment
35:38d'avis dessus.
35:39Mais qu'en fait,
35:39la petite bourgeoisie blanche
35:41qu'on voit devant
35:42les grands lyciers parisiens
35:43se mette pour se faire
35:44un frisson d'adrénaline
35:46à copier une banlieue
35:47qu'elle ne connaît pas,
35:48qu'elle ne fréquentera jamais
35:49et que dans le fond,
35:50elle méprise,
35:50c'est ça qui est raciste
35:51et classiste.
35:52C'est le petit bourgeois blanc
35:53d'ultra-gauche
35:54qui,
35:55pour copier une banlieue
35:56qu'il fantasme
35:57mais qu'il ne connaît pas,
35:58prend un mortier
35:59et tire sur la police avec.
36:00Sauf qu'il sait derrière
36:01que papa,
36:02maman le protège
36:03ainsi que son excuse
36:04de minorité
36:05alors qu'il y a moins
36:06de protection
36:06pour les jeunes des banlieues
36:07qui participeraient
36:08à des émeutes.
36:09Donc,
36:09ce n'est absolument pas
36:10raciste et classiste
36:11ou plutôt,
36:11c'est raciste et classiste
36:12contre les petits bourgeois blancs.
36:14Voilà.
36:14C'est que vous puissiez
36:15répondre dans un interne
36:16à Nathanel Combary
36:17qui est pris
36:18dans le conseil d'administration
36:19de Renouveau Lycéen.
36:19Mais enfin là,
36:20voilà,
36:21le canon à eau
36:21donne sa puissance
36:23en ce moment
36:23et les équipes de BFM TV
36:24peuvent le constater.
36:25on le voit sur les images.
36:29Oui,
36:30absolument.
36:31Vous voyez ce canon à eau
36:33qui est largement utilisé.
36:35Là,
36:35il a fait une petite pause.
36:35Vous voyez aussi
36:36le son des jets
36:38de LBD,
36:39de grenades.
36:39Il y a également
36:40des grenades lacrymogènes
36:41qui sont tirées.
36:42Ce canon à eau
36:43qui régulièrement
36:44balaie
36:45dans un rayon
36:46de 180 degrés
36:47un petit peu
36:48les alentours
36:49pour essayer
36:49de disperser
36:50les manifestants.
36:51Et donc,
36:51vous le voyez peut-être
36:52sur nos images,
36:53vous voyez ces manifestants
36:54qui se collent
36:55au mur des bâtiments
36:56pour essayer
36:56de se protéger
36:57de ce camion à eau
36:58parce qu'effectivement,
36:59les choses se sont tendues
37:01il y a environ
37:02une dizaine,
37:03une quinzaine de minutes.
37:04La manifestation
37:04se passait très bien
37:05dans le calme
37:06et dès que nous sommes arrivés
37:07aux abords
37:08de la place Vauban,
37:10tout s'est complètement tendu.
37:11Il y a ces affrontements
37:12sur les forces de l'ordre
37:13et les manifestants.
37:15Peut-être la présence
37:16de Black Blocs
37:17et effectivement
37:17beaucoup de jets de pavés.
37:19Vous entendez également
37:20les détonations,
37:21beaucoup de jets de pavés
37:22dans les deux sens
37:23des manifestants
37:24vers les forces de l'ordre
37:25et les forces de l'ordre
37:26qui répliquent
37:26avec des grenades lacrymogènes
37:28et l'usage du canon à eau.
37:29Vous voyez ces CRS
37:30qui ont les boucliers
37:32bien mis en avant
37:33pour essayer de se protéger.
37:34De l'autre côté,
37:34les manifestants
37:35qui sont masqués,
37:36qui utilisent
37:37le sérum physiologique
37:38parce qu'il y a
37:39beaucoup de gaz lacrymogène
37:40dans l'air.
37:40Il est très difficile
37:42de respirer.
37:43On a également vu
37:43tout à l'heure
37:44un manifestant
37:44qui semblait blessé
37:45avec une équipe médicale
37:46manifestante.
37:47Je pense des manifestants
37:48peut-être en école
37:49de médecine
37:50ou en soins infirmiers
37:51qui s'occupaient de lui.
37:52Donc voilà,
37:52effectivement,
37:53la situation
37:54ce temps ici
37:54place Vauban.
37:56Voilà les équipes
37:57de BFMTV,
37:58spectateurs
37:59de ce face-à-face
37:59entre la police
38:00et une partie
38:01des manifestants.
38:02Nathalie Combary,
38:03vous vouliez répondre ?
38:04Bien sûr.
38:04Moi, ces images
38:05que je vois,
38:06c'est des images
38:07qui sont absolument
38:07choquantes, évidemment.
38:08Il n'y a pas de sujet
38:09là-dessus.
38:10Maintenant,
38:10ce qu'on voit
38:11sur ces images,
38:11monsieur,
38:12c'est que ce ne sont pas
38:13des violences lycéennes.
38:14Ce sont des violences
38:15dans ce cas précis,
38:16urbaines.
38:16Et vous faites justement
38:20des violences
38:20qu'on peut constater
38:21malheureusement
38:22à chaque fin de manifestation.
38:23En faisant cet amalgame,
38:24qu'est-ce que vous faites ?
38:25Vous décritabilisez
38:26les lycéens dans la rue ?
38:27C'est pas ce que j'ai dit.
38:27J'ai pas fait l'amalgame.
38:28J'ai dit qu'il fallait
38:29distinguer les manifestations
38:31pacifiques
38:31et des revendications légitimes.
38:32Vous avez dit,
38:33justement,
38:34vous avez dit mot pour mot
38:35le terme de violence lycéenne.
38:36Ce ne sont pas aujourd'hui,
38:37je suis désolé,
38:37monsieur,
38:38les gens que nous voyons
38:39sur les images,
38:39ce ne sont pas des lycéens.
38:40Vous n'en savez rien ?
38:41Si, on le sait,
38:42parce que moi,
38:43je peux vous dire,
38:44on dialogue tous les jours
38:44à organisation
38:45avec des centaines de lycéens,
38:47des lycéens qui sont dans la rue,
38:48qui l'ont été aujourd'hui.
38:49Il y a aussi des lycéens.
38:50Vous vous trompez.
38:50Il y a peut-être des adultes.
38:52D'ailleurs,
38:52on voit des personnes
38:53qui n'ont plus beaucoup de cheveux.
38:54Donc, effectivement,
38:55ce sont des adultes.
38:57On voit,
38:57il y a sans doute
38:58les black blocs
38:58et des gens qui viennent
38:59et qui n'ont rien à faire.
39:00Mais il y a aussi des lycéens.
39:01C'est une minorité,
39:02évidemment,
39:02mais c'est une minorité.
39:03Et je trouve qu'en effet,
39:04je suis désolé, monsieur,
39:06mais vous êtes philosophe.
39:07Donc, justement,
39:07essayez au contraire
39:08de réfléchir
39:09et de philosopher
39:10sur les sujets
39:11qui sont intéressants.
39:12Je ne justifie en aucun cas
39:13les violences
39:14qu'on voit sur ces images,
39:15qui sont des violences
39:16qui sont déjà absolument scandaleuses,
39:18qui n'ont pas lieu d'être,
39:19qui, en parallèle,
39:20desservent la cause lycéenne.
39:21Mais essayons de comprendre,
39:23non pas de justifier,
39:24pourquoi de telles personnes
39:25en arrivent
39:26à un tel niveau de violence.
39:26Et en aucun cas,
39:27je le répète,
39:28je ne justifie leur violence.
39:29Et monsieur,
39:29simplement pour vous répondre
39:30sur les allégations
39:32que vous avez répétées
39:33autour du fait
39:34que de petits bourgeois blancs
39:36s'approprieraient
39:38les méthodes de...
39:40Des violences urbaines.
39:41Des violences urbaines.
39:42D'ailleurs,
39:43monsieur qui est policier
39:44semble confirmer
39:44de s'en sortir.
39:45Cette opposition
39:45que vous tentez
39:46des jeunesses
39:47ne marchera pas.
39:48La jeunesse est unie
39:50et actuellement,
39:51les jeunes ont simplement envie,
39:53je pense,
39:54de promouvoir
39:55un autre modèle de société
39:56et d'aller vers
39:57un avenir meilleur.
39:58Et je pense que,
39:59actuellement,
40:00ce qu'on voit,
40:01c'est des lycéens
40:02qui, peut-être,
40:03sont privilégiés,
40:04sûrement,
40:04et qui vont par solidarité
40:08aider des lycéens
40:09de banlieue
40:10qui, d'où sont partis
40:12le mouvement,
40:12on l'a vu.
40:13Oui, mais en plus,
40:14je suis d'accord,
40:15en fait,
40:15vous me faites dire
40:15des choses que je n'ai pas...
40:16On parle des violences.
40:17Je ne parle pas
40:18des manifestations.
40:19Oui, sauf que, monsieur,
40:20je ne parle pas
40:20des manifestations.
40:22On parle des violences
40:23et uniquement des violences.
40:25Alors, je suis d'accord
40:25avec vous que,
40:27et j'en parle souvent
40:28sur les plateaux
40:28depuis plus de deux ans,
40:30oui, le mode opératoire.
40:32Le mode opératoire,
40:33il a changé.
40:34Et oui,
40:34celui des violences urbaines.
40:35Vous plaise ou non,
40:35je suis désolé,
40:36moi, c'est un constat
40:36de policier.
40:38Jusqu'à preuve du contraire,
40:39je pense que je suis
40:39plus expérimenté là-dedans.
40:41Je suis peut-être
40:41moins bon en maths.
40:43En fait,
40:43le protocole qu'ils utilisent,
40:45c'est le protocole
40:45que nous,
40:49les violences urbaines,
40:50j'en ai fait beaucoup
40:51et je connais.
40:52C'est exactement,
40:53ils ont pris la méthode
40:55qui est utilisée
40:55dans les quartiers populaires
40:56quand on fait face
40:57à des individus.
40:58Je ne parle pas
40:58que c'est tous les lycéens.
41:00Tu en parles
41:01de ceux qui sont là.
41:02les individus là.
41:03C'est ce que je vous disais
41:04tout à l'heure.
41:04Ce ne sont pas des black blocs.
41:05Les black blocs,
41:06ils sont organisés,
41:07ils ont l'habitude.
41:08Ils passent par des réseaux.
41:09Là, en fait,
41:09c'est un melting pot
41:10de personnes
41:11qui sont sûrement en colère,
41:12de personnes qui vont
41:13s'y casser
41:14et qui veulent s'en prendre
41:16clairement aux forces de l'ordre.
41:18Maintenant,
41:18moi, j'ai vu,
41:19excusez-moi,
41:20ça c'est pour vous deux,
41:21j'ai été au lycée
41:22Paul-Éluard,
41:23j'étais désarmé,
41:25j'avais mon polo unité
41:26avec mes collègues,
41:27on était une vingtaine,
41:28on ne provoquait pas,
41:29laissez-moi finir,
41:29il y avait un cortège,
41:31voilà,
41:31tous les jeunes du cortège,
41:33ils criaient,
41:34tout le monde déteste la police.
41:35Dans votre monde,
41:36peut-être dans le monde actuel,
41:37c'est normal,
41:38dans votre esprit,
41:39dans l'esprit des jeunes,
41:40pour moi,
41:40ce n'est pas normal.
41:41Et je pense que la France,
41:42vraiment,
41:43moi,
41:43ça me fait mal,
41:44parce que je pense
41:44qu'on est vraiment
41:45en train de partir en sucette.
41:46Antoine Fromenthal.
41:47Oui,
41:47c'est un peu difficile
41:49de recentrer le débat,
41:50mais je trouve que
41:51le mouvement lycéen,
41:52c'est quand même
41:52la défense de l'école.
41:53Évidemment.
41:54Et c'est ça qui est important.
41:56Ça,
41:56je n'ai pas de problème avec ça,
41:57monsieur.
41:57C'est l'expression.
41:58Exactement.
41:59Il me pose un gros problème.
42:00Et moi,
42:00dans Retour au collège,
42:01j'ai voulu montrer
42:01que ça marchait.
42:03On a filmé le film
42:04il y a huit ans
42:04et on a fait une fin.
42:05On a fait une fin cet été
42:06pour montrer que
42:13ils ont tous trouvé
42:14leur chemin.
42:15Ils travaillent tous.
42:16C'est tous des gens
42:17bien dans leur peau.
42:18Yasmine,
42:19qui était l'élève
42:19la plus difficile,
42:21elle a dit à son principal,
42:22Christian Comès,
42:23qui est le protagoniste
42:23du film,
42:24merci.
42:25Grâce à vous,
42:25j'en suis.
42:26J'ai réussi ma vie.
42:27Si vous n'avez pas été là,
42:28j'aurais peut-être pris
42:29des chemins de traverse
42:30et je serais en situation d'échec.
42:32Voilà,
42:32c'est ça aussi qu'il faut dire.
42:33Ça marche,
42:33l'école publique.
42:34Il faut la soutenir.
42:35C'est pour ça aussi
42:35qu'il faut soutenir
42:36le mouvement lycéen.
42:37Et je n'ai rien
42:37contre les policiers.
42:39C'est juste que
42:40le cœur,
42:41c'est ça.
42:41Défendons le mouvement lycéen,
42:42défendons ses valeurs,
42:44défendons l'école publique
42:45parce que ça marche,
42:46que c'est beau.
42:47C'est ce qui fait
42:47qu'on est nous.
42:47Ça marche.
42:48C'est paradoxal.
42:49Si on est dans la rue,
42:50ça ne marche pas.
42:51C'est ce qui fait
42:52qu'on est nous
42:52et ça se fait
42:53qu'on est fiers
42:54d'être nous.
42:54Je suis désolé,
42:55l'école publique française,
42:56c'est quelque chose
42:56dont on est tous fiers
42:57au fond.
42:57Mais d'accord.
42:58Du coup,
42:59ça ne marche pas toujours.
42:59En ce moment,
43:07il faut s'interroger
43:07pourquoi en France
43:08ça se passe comme ça.
43:09Il y a quand même
43:09une réalité,
43:10c'est que dans tous les domaines
43:11et vis-à-vis de la jeunesse
43:13c'est particulièrement incandescent,
43:14c'est la culture
43:15de la confrontation en France.
43:17C'est toujours
43:17la confrontation.
43:19On n'est pas dans le compromisant.
43:19Regardez,
43:20revenons à la semaine dernière
43:21la prise de position
43:23du Premier ministre.
43:24Est-ce que le Premier ministre
43:25la semaine dernière,
43:26Sébastien Lecornu,
43:27a ouvert un chantier précis,
43:30a tendu la main
43:31aux organisations lycéennes
43:32de manière à ce qu'il n'y ait pas
43:33de deuxième manifestation ?
43:35Est-ce qu'il l'a fait ?
43:36Non.
43:36La réponse est qu'il ne l'a pas fait.
43:37Non, il s'en est pris
43:38à la France Insoumise.
43:38Donc à partir du moment
43:39où vous poussez toujours
43:41le mouvement social,
43:42quel qu'il soit,
43:43contre le mur,
43:44sur le thème
43:45« on va voir si t'es capable ou pas »,
43:47eh bien il y a un moment...
43:48En fait c'est toujours
43:48le pari du pourrissement en fait.
43:50On va retrouver les équipes
43:51de BFM TV sur place
43:52si tant est qu'elles arrivent
43:53à nous parler correctement
43:55parce que là,
43:56du côté de la place au banc,
43:57c'est noyé dans les lacrymogènes.
43:58Oui.
44:01Oui, effectivement,
44:02en fait on s'était déjà mis
44:03un petit peu en retrait
44:04pour vous montrer une image plus large
44:05ou qu'on n'était pas forcément
44:07juste à côté des manifestants
44:08qui étaient au contact
44:09tout près des forces de l'ordre.
44:11Et pourtant,
44:12il y a eu déjà de lacrymogènes
44:13beaucoup plus loin
44:14que les premiers.
44:15Donc on a dû courir en arrière.
44:17C'est pour ça que je suis essoufflée.
44:19Là, on est un peu plus loin.
44:20Le canon en haut,
44:20il est tout au bout
44:21de ces images.
44:22Et entre nous,
44:22vous avez les forces de l'ordre,
44:23les manifestants
44:24et un feu,
44:25manifestement un feu de poubelle
44:26sur la chaussée.
44:27Là, les manifestants
44:29sont en train
44:30de se remettre en ordre
44:31après ce mouvement de foule
44:32vers l'arrière.
44:33En fait,
44:33on est comme ça
44:34depuis le début
44:35de la fin de cette manifestation
44:36qui s'est terminée ici
44:39place Vauban.
44:40Et là,
44:40on est plutôt
44:41sur des profils
44:41de manifestants
44:42qui ont envie
44:42d'en découdre
44:43avec les forces de l'ordre
44:44qui se reçoivent
44:45des pavés,
44:45des bouteilles,
44:46un peu tout ce que
44:47les manifestants
44:48qui sont là
44:49leur jettent dessus.
44:50C'est pour ça
44:50qu'il y a eu déjà deux fois
44:51le canon en haut
44:52et beaucoup,
44:52beaucoup de gaz lacrymogènes.
44:55Ceux qui restent ici,
44:56effectivement,
44:56ce n'est pas vraiment
44:57le profil
44:57qu'on a pu voir
44:58tout l'après-midi
44:59sur le cortège
44:59qui est parti
45:00d'hôtels de ville.
45:01Des lycéens,
45:02des étudiants,
45:03des syndicats
45:03qui étaient là
45:03pour avoir des revendications
45:04que l'on connaît désormais.
45:06Plus de moyens
45:06pour les étudiants
45:07et les lycéens.
45:08Surtout,
45:09une convergence des luttes.
45:10Beaucoup ont appelé
45:11à manifester le 17 octobre
45:12et ceux qui sont là
45:13sont plus là
45:15pour en découdre
45:15avec la police.
45:17Il y a encore
45:17beaucoup de monde
45:17sur la place,
45:18vous pouvez le voir.
45:19Il y a un manifestant
45:19tout à l'heure
45:19qui m'assurait
45:20que les forces de l'ordre
45:21empêchaient les manifestants
45:22de sortir de la place.
45:24Impossible à vérifier
45:25mais ça voudrait aussi
45:27dire qu'il est difficile
45:28pour les manifestants
45:28de sortir,
45:29de s'extraire
45:30de cette place.
45:31Et donc,
45:31on a un jeu
45:32du chat et de la souris
45:33avec des moments de tension
45:33et puis après,
45:34ça redescend.
45:35Et là,
45:36vous voyez,
45:36les manifestants
45:36sont en train
45:37de se repositionner
45:38et c'est en train
45:38de se calmer
45:39en ce moment
45:39à l'heure où je vous parle.
45:41Ça ne reparte effectivement.
45:42Il y a un souci
45:43d'évacuation,
45:44c'est-à-dire
45:44que les forces de l'ordre
45:45barrent certaines rues
45:46pour empêcher de sortir
45:47Reda Belladge
45:48ou pas ?
45:48Pour répondre
45:49à ce que disent
45:49des manifestants ?
45:50L'objectif,
45:50c'est de garder le contrôle
45:51comme vous pouvez le constater
45:52comme ça a été le cas
45:53à Bastis.
45:53C'est compliqué.
45:54À Bastis,
45:55ce qu'on avait fait,
45:55c'est qu'on avait essayé
45:56de diviser le groupe
45:58des individus hostiles
45:59et celui des jeunes
46:00qui venaient manifester
46:03pacifiquement
46:03ou par du fait
46:04que l'effet de groupe
46:06faisait qu'ils devenaient
46:06un peu violents.
46:07On a essayé
46:07de les pousser
46:08vers la rue de Lyon
46:09pour qu'ils remontent
46:10Nation
46:10et pour reprendre le contrôle
46:12la problématique
46:12que vous avez.
46:13Si vous ouvrez
46:13toutes les rues,
46:14il suffit qu'il y ait
46:1610 groupes de 30 individus
46:18qui veulent dégrader.
46:19Vous allez vous retrouver
46:20avec 4 rues dans Paris
46:21où les voitures
46:23vont être brûlées
46:23ou des gens,
46:25comme on a vu
46:26sur certaines images
46:27lors de la finale
46:28de la Ligue des Champions,
46:29après la finale
46:29de la Ligue des Champions,
46:30des gens qui rentrent
46:30dans les appartements
46:31des gens.
46:32Donc en fait,
46:33notre travail,
46:33c'est de le faire régner
46:34dans l'ordre.
46:34Ils rentrent dans les appartements
46:35pour quoi faire ?
46:36Pour voler ?
46:36Je ne sais pas
46:37ce qu'ils ont fait
46:37mais on avait vu
46:38ces fameuses images,
46:42les gens étaient tranquilles
46:43chez eux.
46:43Et donc à un moment,
46:45nous on est un peu
46:45entre le marteau et l'enclume.
46:46Certes,
46:47c'est des jeunes en face
46:47mais il y a un moment
46:48où nous,
46:48on doit garder un maximum
46:49le contrôle
46:50et essayer de faire...
46:51Mais il y a un truc,
46:52on n'entend pas au mégaphone
46:54des ordres d'évacuation,
46:56de dispersion.
46:56Les sommations ont déjà
46:57été faites dès le départ.
46:59Vous n'avez pas vu
47:00cours de Vincennes ?
47:01Moi, je n'ai jamais vu
47:01des sommations
47:03qui durent une demi-heure
47:03dans ma carrière.
47:05On est au-delà de ça.
47:06On pourrait très bien de nouveau dire
47:11évacuer,
47:12terminer,
47:12etc.
47:13Avec des mégaphones.
47:14Oui, on peut aussi aller
47:15leur prendre la main,
47:16leur faire la bise,
47:17on peut faire plein de choses
47:18mais on est face
47:19à des individus
47:20qui sont hyper violents.
47:22Il y a juste un moment
47:22où la réponse,
47:23oui,
47:24on doit faire preuve
47:25usage de la force.
47:25Est-ce qu'il y a des interpellations
47:26qui sont menées
47:27pour essayer notamment
47:28d'interpeller les leaders ?
47:29Ce n'est pas la priorité.
47:30Si on arrive,
47:30on essaye
47:31mais vous avez vu les images...
47:32Il y a toujours des leaders
47:33et puis ceux qui suivent derrière.
47:34Vous savez,
47:35il y a eu beaucoup de violences
47:37à l'encontre des forces de l'ordre
47:38la semaine dernière
47:38et puis moi,
47:39j'ai dû commenter plus
47:40un coup de genou
47:41à vous de juger.
47:42Bien sûr,
47:43il y aura une enquête en cours
47:44mais on s'est plus focalisé
47:46sur un coup de genou
47:46d'un collègue
47:47qui a mis un coup de genou
47:48plus que sur tous les collègues
47:50qui ont été blessés.
47:50On va retourner sur place
47:52là toujours
47:53autour de cette place Vauban
47:55avec de nouveau
47:56une charge
47:58des policiers
47:58contre les casseurs.
48:05Oui,
48:05vous apercevez justement
48:06ces CRS
48:07qui arrivent pour charger
48:08effectivement
48:08et tenter de disperser
48:10la foule.
48:10Tout à l'heure,
48:11vous parliez effectivement
48:11de ces soucis d'évacuation.
48:13On va essayer de reculer
48:14parce qu'il y a plusieurs projectiles
48:15qui seront lancés
48:16à destination des forces de l'ordre
48:18et nous,
48:18on est proche d'eux.
48:19Tout à l'heure,
48:19vous parliez effectivement
48:20de ces soucis d'évacuation.
48:22de ce qu'on comprend ici,
48:23c'est qu'en fait,
48:24il y a une seule fortitude
48:25pour tenter de disperser
48:28la foule
48:29pour que les CRS
48:30puissent garder le contrôle
48:31et surtout parce qu'on est ici
48:32place Vauban,
48:33on est juste à côté
48:34de plusieurs ministères,
48:35notamment Matignon.
48:37Alors,
48:37ça va être compliqué de parler
48:38parce qu'il y a des gaz
48:39lacrymogènes
48:40qui sont attirés.
48:41Vous les voyez sur ces images.
48:43Il y a effectivement
48:44cette volonté
48:45de contrôler,
48:46d'éviter.
48:46Je vais vous laisser la parole
48:47parce que là,
48:48c'est compliqué de terminer.
48:49Vous voyez,
48:49avec ces gaz lacrymogènes
48:50qui sont...
48:50Mettez-vous de côté.
48:52Alors,
48:53il y a ça aussi
48:54dans la difficulté
48:55du lieu,
48:56c'est qu'on est,
48:57rappelons-le,
48:57place Vauban aux Invalides,
48:58dans le 7e arrondissement.
48:59Matignon n'est pas très loin.
49:00Le ministère de l'Éducation nationale
49:02qui se retrouve
49:05ces casseurs
49:06de ce côté-là.
49:07Donc,
49:08ça limite...
49:10On est limité.
49:11On ne peut pas utiliser
49:12les BPD.
49:13On ne peut plus utiliser
49:14les grenades assourdissantes.
49:15Il y a beaucoup de choses
49:16qu'on ne peut plus faire.
49:17Pour moi,
49:17on a désarmé la police
49:19pour réarmer les délinquants.
49:20C'est mon avis.
49:21Et donc,
49:21du coup,
49:22on fait avec les moyens du bord.
49:23C'est-à-dire
49:24le gaz,
49:26vous avez vu les charges.
49:27C'est-à-dire sur l'épuisement
49:29des casseurs
49:30qu'à un moment donné
49:30ils vont passer à autre chose.
49:31Oui, c'est exactement ça.
49:32Et puis surtout les gens
49:33parce qu'il ne faut pas oublier
49:34c'est que vous avez des gens ici
49:35qui ne veulent pas partir
49:36mais qui ne cassent pas
49:36et qui ne s'attaquent pas
49:37aux forces de l'ordre.
49:38Mais ces individus
49:38les utilisent comme boucliers.
49:40Un peu comme font
49:40les Black Bloc.
49:41Et c'est ça où...
49:42Après, c'est un long débat
49:43mais c'est là où
49:44les réseaux sociaux...
49:45On a une vue d'ensemble
49:47qui est assez intéressante
49:48avec là, sans doute,
49:49des manifestants
49:50qui veulent partir.
49:52Oui, parce que devant
49:53on voit les fourgons
49:54donc ça veut dire
49:54qu'ils ne peuvent pas sortir
49:55là à Redamilage.
49:56Ils ne peuvent pas sortir
49:57par où ils veulent sortir.
49:58Donc on est obligé
49:59de fluidifier
50:00en mettant
50:01qu'une sortie en place.
50:03Voilà.
50:03Donc c'est un peu compliqué
50:04pour nous.
50:04On essaie de faire
50:05avec les moyens du bord
50:06tout simplement.
50:07On va retrouver
50:08une de nos équipes
50:09sur place
50:10puisqu'on voit toujours
50:11qu'on a une tension
50:13récurrente là en ce moment.
50:17Oui, absolument.
50:18Je ne sais pas
50:19si vous le voyez
50:19sur nos images
50:20mais il y a un canon à eau
50:21qui vient d'être utilisé
50:23juste au fond
50:24sur nos images.
50:25On a eu un gros mouvement
50:26de foule
50:26parce qu'il y a eu
50:27beaucoup de jets
50:27de grenades
50:28qui diffusaient
50:29des gaz lacrymogènes.
50:30C'était très compliqué
50:31de voir quelque chose
50:32et de respirer normalement
50:34pendant un instant.
50:35Donc il y a eu
50:36un gros mouvement
50:36de foule
50:37des manifestants.
50:38Je ne sais pas
50:38si vous entendez
50:39également le bruit
50:39des grenades lacrymogènes
50:41qui explosent
50:42pour essayer
50:42de faire disperser
50:43ces manifestants.
50:44Mais effectivement
50:44vous le voyez
50:45il y a un cordon
50:47on va dire
50:47de manifestants
50:48qui fait face
50:49aux forces de l'ordre
50:49puisqu'effectivement
50:50il semblerait
50:52qu'on ne puisse pas
50:53sortir de ce côté
50:54de la rue
50:54où nous nous trouvons.
50:56Et de l'autre côté
50:57il y a effectivement
50:58la place Vauban
50:59qui est le théâtre
51:00des affrontements
51:01entre CRS
51:02entre forces de l'ordre
51:03et manifestants
51:04et Black Blocks
51:05depuis tout à l'heure
51:06avec beaucoup
51:07de grenades utilisées
51:08de grenades lacrymogènes
51:10des jets de pavés
51:11des pavés
51:11d'une taille
51:12assez importante
51:13également
51:13sur les forces de l'ordre
51:15qui se protègent
51:15avec leur bouclier
51:17et donc l'usage
51:18de ce canon à eau
51:19de façon répétée
51:20ce qui crée
51:22quelques scènes
51:23un petit peu de panique
51:24avec beaucoup de manifestants
51:25qui courent
51:26je ne sais pas
51:26si vous le voyez
51:27sur les images
51:28mais voilà
51:30effectivement encore
51:30beaucoup de tensions
51:31ici dans une rue
51:33perpendiculaire
51:34à la place Vauban
51:34et on voit
51:36sur cette image
51:36en hauteur
51:37et c'est intéressant
51:39d'analyser cette image
51:40c'est que quand même
51:40là on essaie
51:41de faire évacuer
51:42le plus rapidement possible
51:43les pacifistes
51:44si j'ose dire
51:45pour pouvoir isoler
51:47peut-être plus facilement
51:48les Black Blocks
51:49et là on les a contraints
51:51à évacuer
51:52par une rue
51:52oui exactement
51:54de toute façon
51:54vous savez
51:54il y a je crois
51:55il me semble
51:56quatre drones
51:57qui sont déployés
51:58donc il y a une visu
52:00au niveau de la salle
52:00de commande
52:01de la préfecture
52:01de police
52:03le PP
52:03c'est lui qui gère
52:05si je puis dire
52:05l'ensemble du maintien
52:06de l'ordre
52:06donc c'est lui
52:07qui donne les ordres
52:07s'il nous demande
52:08de tout ouvrir
52:09on ouvre tous
52:09s'il nous demande
52:10de mettre une seule sortie
52:12on met une seule sortie
52:12tout simplement
52:14oui c'est ça
52:14le problème là
52:16c'est qu'on est dans
52:16cette espèce
52:17en fait ça concerne
52:18combien de personnes
52:19150, 200 personnes
52:20300 personnes
52:21je pense que c'est
52:22un peu plus là
52:22plus là
52:23il y a un millier
52:24je pense au moins
52:25un millier qui veulent en découdre
52:26combien de policiers en face
52:27combien veulent en découdre
52:28oui
52:29là je pense que oui
52:30on est autour de ça
52:31700 milliers
52:31je ne sais pas les chiffres
52:32et en face
52:33combien de policiers en fait
52:34en général
52:35moi ce que je peux vous dire
52:36c'est que
52:37en moyenne
52:38sur des gros dispositifs
52:40des semaines compliquées
52:41on déploie à peu près
52:4240 compagnies de CRS
52:45après
52:45la semaine dernière
52:46on en a déployé
52:4854
52:49et aujourd'hui
52:49vous pensez qu'ils sont
52:50mille là
52:51c'est à peu près 80
52:52vous pensez qu'ils sont
52:52mille là
52:53et
52:55aujourd'hui
52:56on en a déployé
52:5749
52:57donc c'est vous dire
52:58que
52:58et du coup
53:00pour le coup
53:00je vous rejoins sur
53:01si je puis dire
53:02comment expliquer ça
53:03l'usage un peu
53:05peut-être des fois
53:06disproportionné
53:07où en fait
53:08vous avez des collègues
53:09ça fait trois semaines
53:10qu'ils n'ont pas vu
53:11leur famille
53:11et à Paris aussi
53:13pas que les CRS
53:14des collègues
53:14qui n'ont pas vu
53:15leur famille
53:15depuis trois semaines
53:16donc oui
53:16ou forcément
53:17au bout de
53:17sept
53:18huit heures
53:18alors attendez
53:19écoutez
53:19parce que là
53:20il y a un ordre
53:20de dispersion
53:49ça c'est les lycéens
53:50on vit dans un état
53:51de droit
53:52c'est du maintien
53:53de l'ordre
53:53on n'est pas dans
53:53de la violence urbaine
53:54on n'est pas en flagrant délire
53:55on n'est pas en prélinère
53:56on n'est pas en commission
53:57rogatoire
53:58maintien de l'ordre
53:58on fait une sommation
53:59on vous demande
54:00de quitter les lieux
54:00on fait deux sommations
54:01on vous demande
54:02de quitter les lieux
54:03si vous ne le quittez pas
54:04c'est prévu
54:05par la loi
54:06on peut faire usage
54:07de la France
54:07mais alors du coup
54:08est-ce que dans ce cas-là
54:09il y a peut-être
54:09dans ce cas
54:10si en effet
54:10c'est les règles
54:11et en effet
54:13la consigne
54:13qu'il faut respecter
54:14peut-être qu'il y a
54:15un problème
54:16dans la doctrine
54:17de l'état
54:18face à des lycéens
54:19non pas du tout
54:20mais je pense qu'à un moment
54:21il va falloir que
54:22tout le monde se pose
54:23autour de la table
54:24et explique comment ça doit fonctionner
54:25parce que pour le coup
54:26on a eu 7000 gardes à vue
54:28il me semble
54:28en trois semaines
54:29et que si on avait interpellé
54:31on aurait pu interpeller
54:32beaucoup plus de monde
54:33parce que je sais
54:34que les jeunes
54:34vous ne le comprenez pas
54:35mais c'est interdit
54:36de se masquer
54:36c'est interdit de bloquer
54:38imaginez-vous
54:39ils sont beaucoup masqués
54:40alors c'est des
54:41oui monsieur
54:42tout à fait
54:42je valide à 100%
54:44je valide à 100%
54:46moi je me masquais
54:48attendez je vous explique
54:48moi je viens de passer
54:49une manifestation
54:50je vais vous donner
54:50le point de vue des manifestants
54:51c'est Mathis Aversant
54:53qui nous a rejoint
54:54oui bonjour
54:54en fait moi ce que j'ai vécu
54:56aujourd'hui c'est une manifestation
54:57qui partait d'hôtel de ville
54:58avec des dizaines de milliers
55:00ça c'était le deuxième cortège
55:01celui qui était interdit
55:02le premier
55:02le deuxième
55:03non non c'était autorisé
55:04je ne sais pas d'où vient
55:04cette idée que le cortège
55:05était interdit
55:06il y avait un cortège déclaré
55:07l'autre n'était pas
55:08en fait il y avait deux cortèges
55:09déclarés
55:10je le sais
55:10je suis moi-même allé
55:11à la préfecture pour le déclarer
55:12le fait est qu'on a manifesté
55:19malgré les lacrymos
55:20malgré les charges
55:21on a pu avancer
55:23et ceux qui disent
55:23oui ça a été très calme
55:24dans l'ensemble toute la journée
55:25c'est juste maintenant
55:26depuis une heure
55:26parce qu'il y a des black blocs
55:27exactement ça
55:29je n'ai pas de problème avec ça
55:30les manifestants
55:30c'est pas les lycéens
55:32qui ont manifesté calme
55:34à 80%
55:35c'est les lycéens par contre
55:36qui sont envoyés par milliers
55:38aujourd'hui en interpellation
55:39en garde à vue
55:40qui ont des poursuit
55:41non pas par milliers
55:41c'est 6500 interpellations
55:43dont une écrasante majorité de mineurs
55:45donc de lycéens
55:47aujourd'hui la répression
55:48on peut parler des casseurs etc
55:49parce qu'on voit bien
55:50que le gouvernement
55:50il est en difficulté
55:51que le mouvement lycéen
55:52il a une énorme popularité
55:54donc maintenant on dit
55:55ah c'est plus les lycéens
55:55les casseurs
55:56c'est seulement une minorité
55:57mais au bout du bout
55:58qui se fait toujours réprimer
55:59c'est les lycéens
56:00et c'est les étudiants
56:01les lycéens sont toujours fermés
56:02pourquoi les lycées sont fermés
56:04dans ce cas
56:04pourquoi les universités
56:0592% qui sont ouverts
56:07des lycées
56:0892% des lycées sont ouverts
56:10des centaines de lycées
56:11sont toujours fermés
56:12oui sur 3700
56:13sont toujours fermés
56:13mais vous vous rendez compte
56:14c'est énorme
56:15depuis deux semaines
56:15et des universités
56:18le nombre d'universités fermées
56:19d'accord mais c'est deux choses
56:20il y a les blocages
56:21d'ailleurs on pourrait revenir
56:22sur le blocage
56:23parce que là aussi c'est interdit
56:24et d'ailleurs les forces de l'ordre
56:25n'interviennent plus
56:26pour débloquer les lycées
56:27on se débloque
56:28on débloque que sur instruction
56:30et pour la cagoule
56:31je vais vous répondre
56:31parce que c'est un pratique
56:32il y a plutôt les instructions
56:32de laisser faire
56:33la cagoule c'est pour le feu
56:35c'est inifugé
56:36donc monsieur ça vous plaît pas
56:38c'est pareil
56:38la cagoule que portent
56:39les forces de l'ordre
56:40on aura des cagoules aussi
56:41nous pour résister au feu
56:42mais vous n'avez pas le droit
56:43mais apparemment vous
56:44je ne sais pas si c'est NPA ou quoi
56:46vous faites ce que vous voulez
56:46vous n'avez pas vous à résister
56:48c'est ça je comprends pas
56:49c'est que vous mettez
56:49on n'a pas à résister
56:50comment vous pensez
56:51qu'on a réussi à aller
56:52à la zone
56:52la violence est légitime
56:54du côté des policiers
56:54pas du côté des manifestants
56:56elle n'est pas légitime
56:56non mais on voit que
56:57cette violence justement
56:58n'est légitime que quand elle
56:59est du côté du gouvernement
57:00que quand il s'agit
57:01d'écraser celles et ceux
57:02aujourd'hui qui essaient de manifester
57:04mais ils n'écrasent pas
57:05puisque vous avez manifesté
57:06toute la journée
57:06vous êtes contradictoire
57:08parce que vous même
57:09vous reconnaissez que toute la journée
57:13c'était pas seulement à l'arrivée
57:15on s'en est pris pendant toute

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