- il y a 5 mois
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00Générique
00:00Avant d'en venir à la politique, la dernière minute de l'actualité nous emmène du côté de Marseille, dans la cité phocéenne,
00:17où il y a eu Boris Karlamov, aujourd'hui un homme qui a été tué par des policiers, il avait des couteaux à la main, que s'est-il passé précisément ?
00:25Oui, les filles se sont donc déroulées peu avant 15h, nous sommes dans le premier arrondissement de la cité phocéenne, à deux pas du Vieux-Port,
00:31il y a donc un individu qui était armé de deux couteaux et d'une barre de fer sur la voie publique, court Belsunce,
00:38et cet individu a été menaçant envers ces policiers qui ont donc ouvert le feu à plusieurs reprises.
00:46C'est une scène en deux temps, puisqu'avant cela, ce même individu est soupçonné d'avoir poignardé au moins trois personnes dans un hôtel.
00:54L'une de ces victimes se trouve toujours dans un état d'urgence absolu, tout de suite un périmètre de sécurité qui est toujours en place,
01:01vous le voyez grâce aux images d'Anne Boise, avec donc des policiers qui sont toujours présents sur les lieux.
01:07A noter que le procureur de la République de Marseille, Nicolas Besson, a été rapidement dépêché sur place,
01:12il devrait prendre la parole dans les toutes prochaines minutes pour nous faire donc un premier état des lieux.
01:19Mais voilà au moins trois personnes blessées, dont une en urgence absolue, après une rixe dans un hôtel.
01:23L'assaillant qui a donc été abattu par les forces de l'ordre.
01:26Alors il y a des vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux, où on voit cet assaillant menaçant,
01:32avant d'être neutralisé, comme on le dit, mortellement par balle par la police.
01:36On est à deux pas du vieux port.
01:38Oui absolument, on est à côté du tramway, il y a sur une place où il y a de nombreux fast-foods.
01:44Et justement cet assaillant, il se trouve donc sur ce cours-là.
01:47Et on le voit donc sur ces vidéos reculer face aux policiers qui le mettent en joue.
01:52Au moins quatre policiers qui le mettent en joue.
01:54Et à un moment, l'assaillant semble-t-il lève ses mains avec les deux couteaux à la main.
02:00Et c'est à ce moment-là que les policiers ouvrent le feu.
02:03Il se trouve alors sur la terrasse d'un kebab.
02:06Donc plusieurs policiers qui ont donc tenté de le neutraliser.
02:11Avant cela, je le rappelle, cette scène qui s'est déroulée dans un hôtel
02:13où cet homme est donc soupçonné aujourd'hui d'avoir poignardé plusieurs personnes.
02:17Alors il y a un couteau d'utilisé.
02:19Est-ce que c'est un acte terroriste, un règlement de compte, une rixe ?
02:22Alors pour l'instant, nous n'avons aucune information sur un éventuel acte terroriste.
02:26Quoi qu'il en soit, le procureur de Marseille, Nicolas Besson, est sur place.
02:29On devrait en savoir davantage d'ici quelques minutes à l'occasion de sa toute première prise de parole.
02:34La parole de Nicolas Besson, on va le rappeler, est assez rare.
02:38On n'a peu l'habitude de l'entendre, surtout sur une scène en dehors de son tribunal judiciaire.
02:43Mais les faits sont graves, effectivement.
02:45On est au cœur de Marseille avec cet homme qui poignard trois personnes qui sont blessées.
02:50La police qui le neutralise, le tue.
02:52Mathieu Vallet, vous êtes avec nous, un député européen Rassemblement National.
02:55Encien policier ?
02:56Est-ce que vous avez des informations supplémentaires ?
02:57Eh bien écoutez, moi je salue les policiers de Marseille qui ont agi avec courage et rapidité
03:04pour protéger d'éventuelles autres victimes en plus de celles que vous évoquez.
03:08Moi j'ai vu qu'il y avait plusieurs personnes blessées au couteau.
03:11On a invité à mon avis un bain de sang et des drames supplémentaires grâce à l'intervention règle de ces policiers.
03:15Moi je ne dirais pas que la police tue.
03:16La police a neutralisé un suspect au couteau.
03:18Alors j'ai vu que dans Frontier, le média, il y avait une publication sur cet individu
03:22qui serait tunisienne avec un titre de séjour valide
03:24et qui serait connu des services de renseignants,
03:27donc suivi par nos services d'enseignement qui font un travail que dingue.
03:28Il y a des inscriptions au TAJ, il faut expliquer ce que c'est que le TAJ.
03:31C'est le traitement des antécédents judiciaires en fait.
03:33Quand vous faites l'objet d'une procédure policière ou gendarmesque,
03:36il y a une trace qui est gardée dans les fichiers de policiers de gendarmes de marines
03:39de manière à ce que s'il y a une autre enquête
03:41ou s'il y a besoin de savoir à qui en affaire les policiers et les gendarmes,
03:44il puisse y avoir une traçabilité des enquêtes et des infractions
03:46qui ont été présumées reprochées sous le contrôle du procureur de la République dans notre pays.
03:50Voilà, donc moi je salue effectivement ces policiers
03:53qui tous les jours font face à un sauvagement et à des actes de marre-parce dans le territoire national.
03:56Si les policiers ont tiré et l'ont touché mortellement,
04:00ça veut dire qu'ils étaient dans une situation où malheureusement il n'y avait plus d'autre choix.
04:03Vous savez, moi j'ai fait des formations au tir et des formations qu'on appelle des TDI,
04:07aux techniques de défense d'interpellation qui sont enseignées en école de police
04:09et dans les centres de formation en police lorsqu'on est sur le terrain.
04:12Au couteau, ça peut aller très vite, il n'y a pas de geste réglementaire de l'individu pour vous attaquer
04:17et il faut préserver la vie des policiers et la vie de nos concitoyens.
04:21Donc face à un couteau, évidemment que c'est difficile de neutraliser, d'interpeller le suspect
04:26sans avoir recours à des armes létales et non létales.
04:28Il peut parfois avoir l'utilisation du taser, sauf que là on voit sur la vidéo,
04:31qui nous sert évidemment, qu'il est très excité, qu'il agite le couteau dans tous les sens
04:35et que les policiers ont un dixième de seconde pour prendre la bonne décision,
04:38c'est-à-dire celle qui va permettre d'éviter qu'il y ait d'autres victimes en plus de celles que vous avez déjà évoquées.
04:42– Maurice, des précisions ?
04:43– Oui, preuve que la situation est prise très au sérieux par le ministère de l'Intérieur.
04:46Nous apprenons à l'instant que Bruno Rotaillot va prendre la direction de Marseille
04:50pour se rendre à l'Evêché, qui est un des plus gros commissariats de la ville.
04:53Il est attendu ce soir à l'Evêché à 20h30, information qu'on vient d'avoir.
04:57Donc voilà, c'est la preuve que les faits sont pris très au sérieux par le ministère de l'Intérieur.
05:00– Et lorsque les policiers fassent un individu, ils sont sur les images,
05:05les renseignements qu'on peut avoir deux ou trois, il n'y a pas moyen à ce moment-là de…
05:09– Je sais que ça se joue une fraction de seconde, mais de viser le bas du corps,
05:13les jambes pour le neutraliser plutôt que de viser le haut du corps, c'est pour ça.
05:17– En fait, à la marche, je vais faire très simple.
05:19La légitime défense, l'article 122-5 du Code pénal est très simple, c'est un tir de réaction.
05:23Quand vous avez un tir de pression, c'est-à-dire que vous commencez à viser,
05:26que vous commencez à avoir un temps suffisamment long pour pouvoir viser une partie du corps,
05:30c'est que vous n'êtes plus dans la réaction.
05:31Et donc vous n'êtes plus dans ce qu'on appelle une défense instantanée face à une agression actuelle et réelle.
05:36Donc non, le policier a son arme en main et la principale priorité,
05:40c'est de neutraliser ce suspect de manière à ce qu'il ne fasse pas de victime,
05:43en l'occurrence supplémentaire.
05:44Quand il n'a pas encore fait de victime et qu'il a un couteau,
05:46en l'occurrence, oui, ils peuvent essayer d'autres moyens.
05:50Et je termine juste sur ça, l'article que l'extrême-gauche veut supprimer,
05:52le 435-1 du Code de sécurité intérieur, pardon d'être un peu pompeux sur les articles,
05:56mais c'est un article qui permet dans le cadre d'un périple meurtrier
05:58ou dans le cadre d'un individu qui agresse plusieurs individus
06:01de pouvoir permettre aux agents d'utiliser la force en qui est de nouvelles victimes.
06:05Donc si on supprime cet article, c'est ce fameux article
06:06que critique l'extrême-gauche pour les refus d'obtempérer,
06:09on ne permettra plus demain aux policiers de faire face à des assaillants-couteaux,
06:11à des terroristes qui font un périple meurtrier
06:12et qui permettent aujourd'hui aux agents, pour les protéger juridiquement,
06:15de neutraliser ces individus.
06:16Là, on a une attaque au couteau.
06:18On sait qu'aujourd'hui, d'attaques terroristes se font au couteau.
06:22Principalement, depuis plusieurs années.
06:23Depuis d'ailleurs 2015, principalement les attaques terroristes d'autres pays
06:27se font au couteau.
06:27Les deux policiers à Manianville, c'était au couteau.
06:30Les différentes attaques militaires au Louvre, c'était au couteau.
06:32Oui, le couteau est devenu la première armée qui était terroriste.
06:34On ne sait pas si pour l'instant le parquet antiterroriste sera saisi.
06:37Oui, bien sûr, en part générique.
06:39Le fait d'apprendre que Bruno Retailleau, aux mises intérieures,
06:41se rende sur place, on est sans doute au-delà d'une simple rixe
06:45ou règlement de compte.
06:47Malheureusement, à Marseille, il y en a beaucoup.
06:49Les mises intérieures ne se déplacent pas à chaque fois.
06:51Non, mais je vais laisser le ministre de l'Intérieur aller évidemment sur place.
06:54Et à l'issue, j'imagine qu'il fera une communication.
06:56En tout cas, il faut soutenir ces policiers et ces gendarmes
06:58qui font un travail de fou, notamment dans la capitale faussienne à Marseille.
07:02Je rappelle que la Cour des comptes, qui a rendu un rapport
07:04sur l'état de défense de sécurité intérieure à Marseille,
07:06évoque que la délinquance de voie publique à Marseille
07:08et le fait d'un individu sourdé interpellé par les services de police
07:11dans la société étrangère.
07:12Donc, il faut aussi dire les choses.
07:14Moi, je suis un politique.
07:15Et aider les policiers et les gendarmes,
07:16et même la justice à mieux lutter contre les voyous,
07:18c'est de nommer les mots.
07:20Et donc, la Cour des comptes, qui est attachée à aucun parti politique,
07:23disait qu'un individu sourdé interpellé
07:25dans la délinquance de voie publique à Marseille
07:26n'a son été étrangère.
07:27Donc, ça aussi, lutter contre l'immigration irrégulière,
07:29lutter contre celles qui font des victimes chez nous
07:31et qui ne viennent pas de chez nous,
07:32les expulser, c'est une priorité que M. Retailleau
07:34a bien du mal à appliquer.
07:35C'est pour ça que moi, je ne suis pas contre M. Retailleau.
07:37Je suis pour qu'on protège les victimes.
07:39On va aller à Marseille retrouver Alexis Puyette
07:41qui est en direct pour BFMTV,
07:43puisque vous êtes sur place, Alexis,
07:44dans ce quartier qui a été bouclé.
07:48Est-ce que vous avez des éléments supplémentaires à nous donner ?
07:52Écoutez, ce que je peux vous dire,
07:55c'est qu'on attend le procureur de Marseille, Nicolas Bessin,
07:58qui devrait s'exprimer dans quelques minutes.
08:00On l'aperçoit au loin, à quelques mètres,
08:02de ce kebab où a eu lieu tout à l'heure
08:05ces tirs de policiers qui ont donc abattu
08:08cet assaillant, cet homme.
08:11Donc, pour le moment, vous voyez,
08:12tout le quartier est bouclé.
08:14Il y a un dispositif policier très, très important.
08:16Vous les voyez sur ces images d'Anne Boisis.
08:18Donc, on est vraiment en plein centre-ville de Marseille,
08:20court Belzins, à quelques mètres du Vieux-Port.
08:23Et il y a beaucoup, beaucoup de badauds
08:25tout autour dans ce quartier complètement bouclé.
08:28Et donc, sur les faits,
08:28tout s'est passé un petit peu avant 15h,
08:31où donc cet homme, cet assaillant,
08:34a porté des coups de couteau
08:35sur au moins trois personnes.
08:37Et puis ensuite, ça s'est passé dans un hôtel,
08:39à quelques mètres d'ici,
08:40toujours dans le quartier de Belzins.
08:41Il est ensuite reparti à pied,
08:44s'est dirigé vers la gare Saint-Charles.
08:45Et puis ensuite, les policiers l'ont intercepté ici,
08:48sur ce cours Belzins.
08:50Et donc, ont tiré à plusieurs reprises,
08:52mortellement tiré sur cet individu.
08:55Et vous apercevez la tente blanche
08:57sous laquelle repose la dépouille de cet assaillant
09:00et la police scientifique
09:01qui travaille pour essayer de recueillir
09:03des éléments pour l'enquête.
09:05Voilà ce que je peux vous dire.
09:06On attend évidemment la déclaration de Nicolas Besson,
09:09le procureur,
09:09qui va nous donner des éléments factuels
09:11pour mieux comprendre ce qui s'est passé.
09:13Alexis, sur l'image de BFM TV,
09:16on voit effectivement cette enseigne,
09:19Istanbul City.
09:20Et c'est justement devant ce commerce
09:23que l'homme,
09:25celui qui avait poignardé trois personnes,
09:27a été neutralisé, tué par la police.
09:29Oui, absolument.
09:33C'est vraiment devant cet établissement,
09:36Istanbul City,
09:37que vous apercevez.
09:38Visiblement, il sortait de ce kebab.
09:41Et c'est à cet endroit-là
09:42que les policiers l'ont intercepté
09:43et qu'ont eu lieu ces tirs.
09:45Donc, plusieurs reprises, je vous le disais,
09:47qui ont touché mortellement cet homme
09:51dont on sait peu de choses pour le moment.
09:53Ce que je peux vous dire,
09:53c'est que visiblement,
09:54il y a donc au moins trois personnes blessées,
09:57dont un dont le pronostic vital est engagé.
10:00Et voilà, on va avoir plus d'éléments
10:03tout à l'heure avec le procureur.
10:04Et puis, ce que vous disiez tout à l'heure,
10:06on attend aussi évidemment
10:07le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau,
10:09qui s'exprimera tout à l'heure,
10:10qui viendra donc aller vacher
10:11l'hôtel de police de Marseille.
10:13Donc, comme vous le disiez,
10:14une affaire prise au sérieux,
10:15très au sérieux par les autorités.
10:17– Voilà, donc, avec ces images d'Anne Boisise.
10:20Mais si on reprend simplement
10:21le déroulé des faits, Boris Karlamov,
10:24c'est-à-dire, d'abord, il y a eu cette rixe
10:26où il faudra savoir ce qui s'est passé
10:27dans un hôtel, et c'est ensuite
10:30que le signalement de l'homme
10:31a été donné aux policiers.
10:33– Oui, absolument.
10:34Cette rixe, elle se déroule peu avant 15h.
10:36Nous sommes donc dans un hôtel.
10:37Il y a un homme qui est donc soupçonné
10:40d'avoir poignardé au moins trois personnes.
10:43On ignore les motifs qui ont conduit à cette rixe.
10:46Il y a eu un différent particulier
10:48pour expliquer le geste de cet homme.
10:50Trois personnes poignardées au moins
10:52et une personne qui se trouve dans un état grave
10:54puisqu'elle est en urgence absolue.
10:55Cet homme, il va descendre de cet hôtel.
10:58Il va donc descendre sur la voie publique.
11:00Et là, on ignore concrètement
11:01s'il va faire des allers-retours ou non.
11:03Quoi qu'il en soit, il va se retrouver
11:04face à un équipage de policiers,
11:06au moins quatre policiers.
11:08Lui est en possession de deux couteaux
11:10et d'une barre de fer.
11:11Et sur des vidéos témoins,
11:12on le voit faire face aux policiers
11:14qui le tiennent en joue.
11:16Il y a un moment où il va être
11:17plusieurs policiers.
11:18Plusieurs policiers, au moins quatre policiers
11:19qui le mettent en joue.
11:21Et là, l'homme va, comme semble-t-il,
11:23brandir ses deux couteaux.
11:24Et c'est à ce moment-là
11:25que les policiers vont ouvrir le feu
11:27pour le neutraliser.
11:29Il va donc décéder
11:30suite à cette neutralisation.
11:32C'est des policiers de la BAC ?
11:33Alors, c'était des policiers
11:34avec le brassard police,
11:35des policiers en civil.
11:37Est-ce qu'il s'agit là
11:37d'effectifs de la BAC ?
11:39Visiblement, tout semble croire que oui,
11:42mais ils étaient plusieurs
11:43donc à le mettre en joue.
11:45Mais on va rappeler, voilà,
11:46qu'avant cela, il y a donc une rixe
11:47dans un hôtel
11:47qui est, semble-t-il,
11:48le point de départ de tout cela.
11:50Dernière information
11:51que Mathias Tesson
11:52est en mesure de nous confirmer,
11:53le parquet national antiterroriste
11:55est à ce SAD en observation,
11:57c'est-à-dire qu'il est en train
11:57d'étudier les faits
11:59et qu'à tout moment,
12:00même dans les prochaines heures,
12:01dans les prochains jours,
12:02s'il le souhaite,
12:02il peut se saisir des faits.
12:04Quoi qu'il en soit,
12:05c'est M. Besson, Nicolas Besson
12:06et le parquet de Marseille
12:06qui sont pour l'instant aux manettes
12:08et le procureur
12:09qui ne devrait pas tarder
12:09à s'exprimer sur BFM TV.
12:12Mais ce sont les hommes de la BAC
12:13qui interviennent comme ça,
12:14qui sont en patrouille
12:15sur la voie publique
12:16à qui on signale
12:17ce qui se passe.
12:18En fait, la brigade
12:18d'entrée criminalité,
12:19en l'occurrence,
12:20là, oui,
12:20c'est des policiers de la BAC,
12:21il y avait aussi des policiers
12:22de la police au frontière
12:23et en fait,
12:24la brigade d'entrée criminalité
12:25fait partie du deuxième niveau.
12:26Vous savez que depuis
12:27les attentats du Bataclan
12:28le 13 janvier 2015,
12:30Bernard Cazeneuve,
12:30le ministre de l'Intérieur
12:31de l'époque,
12:31avait en place
12:32ce schéma national d'intervention.
12:33C'est ce schéma
12:34qui prévoit trois niveaux.
12:34Le premier niveau
12:35qui sont tous les policiers intervenants.
12:37Le deuxième niveau,
12:37ce sont les BAC.
12:39Ce sont une partie
12:40de certains gendarmes
12:40qui permettent d'intervenir
12:41sur des terroristes.
12:42Le troisième niveau,
12:43c'est la BRIPP,
12:44la brigade de recherche
12:45d'intervention
12:45de la préfecture
12:45de police de Paris
12:46et le RAID et le GGN
12:47qui, eux,
12:48interviennent,
12:48comme on l'a vu,
12:49dans les situations extrêmes
12:49comme à Darmata-Anguel,
12:50comme à l'hyper-cachère
12:51de la porte de Vincennes
12:52en janvier 2015
12:53ou encore dans le Bataclan
12:54en novembre 2015.
12:56Voilà.
12:56Donc là,
12:56les policiers de la BAC
12:57font partie des unités
12:58de deuxième niveau
12:59formées et spécialisées
13:01dans la lutte
13:01contre les terrorismes
13:02ou les actions violentes.
13:03Vous pouvez le voir
13:04sur vos écrocs.
13:05C'est pour ça que
13:06supprimer la BAC,
13:07c'est enlever une jambe
13:08à la police
13:08et ne pas permettre
13:09de neutraliser,
13:10d'intercepter ces suspects.
13:11Puis je rappelle que
13:12là, on a des policiers
13:13qui font des sommations
13:14et qu'ils ne répondent pas
13:15à ces sommations.
13:15Je reprends les propos
13:16de leurs journalistes
13:17et que les policiers
13:18ont fait feu
13:18parce que visiblement,
13:19c'était le dernier recours
13:19pour protéger des vies
13:20et également leur vie.
13:22Alors, d'autres responsables
13:23politiques sont avec nous
13:23autour de la table
13:24puisque dans un instant,
13:25on va parler politique
13:26des grandes manœuvres
13:27notamment à Matignon
13:29mais aussi à l'Élysée.
13:30Mais Mathieu Lefebvre,
13:31vous qui avez travaillé
13:31d'ailleurs au ministère
13:32de l'Intérieur,
13:32vous êtes député
13:33ensemble pour la République,
13:34une nouvelle attaque
13:34au couteau.
13:35Pour l'instant,
13:35on ne sait pas précisément
13:36pourquoi l'homme
13:37a poignardé ses victimes.
13:39En tout cas,
13:39une chose est sûre,
13:40c'est qu'aujourd'hui,
13:41il est mort,
13:42il a été neutralisé,
13:43tué par la police.
13:44Peut-être que c'est
13:46une affaire de terrorisme.
13:47Pour l'instant,
13:47il faut être prudent.
13:48Bruno Rotaillot
13:48va aller sur place.
13:49Bruno Rotaillot
13:49est attendu sur place.
13:50Ce procureur doit prendre
13:51la parole d'ici quelques minutes.
13:52Une réaction à Mathieu Lefebvre ?
13:54Je voudrais d'abord
13:55avoir un mot de soutien
13:56évidemment pour les victimes
13:57de cette attaque ignoble
13:59et un mot de soutien
14:00aux policiers
14:01qui sont intervenus
14:02parce que quand on intervient,
14:04qu'on est policier
14:05dans des situations
14:05de grands dangers,
14:07de graves menaces
14:08pour leur propre intégrité,
14:09il faut avoir
14:10la preuve de beaucoup de sang-froid
14:11et de beaucoup de courage
14:12et assassiner un homme
14:14pour éliminer le danger.
14:16C'est toujours évidemment
14:17un traumatisme pour eux.
14:18Je voudrais penser à eux
14:20et dire
14:21que tout sera mis en œuvre
14:22évidemment pour que
14:23la sérénité revienne à Marseille.
14:25Je salue la décision
14:26du ministre de l'Intérieur
14:27de se rendre.
14:27C'est une attaque d'ampleur
14:28et la raison de s'y rendre.
14:29Mais tous ces gens
14:30qui se promènent
14:32entre guillemets
14:32avec des couteaux,
14:33les attaques aux couteaux,
14:34il y a ce jeune de 16 ans
14:35qui vient d'être tué
14:36à coup de couteau
14:37par un autre jeune de 13 ans.
14:38C'est tous les jours
14:39en fait
14:39qu'on a des victimes
14:42tuées
14:43par des hommes
14:45qui se baladent
14:46avec des couteaux.
14:47Vous savez,
14:48dès 2020
14:48quand Gérald Darmanin
14:49est devenu ministre de l'Intérieur,
14:50il a parlé d'ensauvagement
14:51de la société.
14:52La société est aujourd'hui
14:53de plus en plus violente
14:54avec des gens
14:54qui n'hésitent pas
14:55à passer à l'acte.
14:56Il va falloir évidemment
14:57qu'on éclaircie
14:57ce qui s'est passé
14:58avec cette personne.
14:59Mais il y a des gens
15:00qui se radicalisent
15:01en 24 heures,
15:02en une nuit
15:02et qui deviennent
15:03extrêmement violents.
15:04Donc ça interroge
15:05évidemment sur les motivations
15:06et ça interroge
15:07sur ce qui est en train
15:08de devenir notre société.
15:09Mais en tout état de cause,
15:10il faut que le calme
15:11revienne à Marseille
15:12et il faut aussi
15:13que nous soyons
15:13toutes et tous
15:14aux côtés de nos forces
15:19que la police tue.
15:20La police protège
15:21et elle continue
15:21à bien le faire.
15:22Agnès, c'est vrai,
15:23vous vouliez réagir également ?
15:24Oui, absolument.
15:25Dire évidemment
15:26que je pense aux victimes
15:28et à leur famille
15:29et que ne faisons pas
15:31comme si on découvrait la lune.
15:33Aujourd'hui,
15:33il y a une véritable dérive
15:34très violente de la société
15:36et une violence endémique
15:37qui touche
15:38tous les territoires.
15:39Et en effet,
15:40nous sommes du côté
15:41des policiers.
15:42La police nous protège
15:43et nous devons protéger
15:44la police.
15:45Et je pars du principe
15:46qu'il n'a pas eu
15:48d'autre choix
15:49visiblement que de tirer.
15:51Légitime défense,
15:52évidemment.
15:53Et voilà,
15:54je vois bien
15:55la réaction
15:56de Bruno Retailleau,
15:57c'est action-réaction
15:58et qu'il s'est immédiatement
15:59rendu sur place.
16:00Je pense évidemment
16:01à la France insoumise
16:01qui disait qu'il faut
16:02désarmer la police,
16:03qu'il faut supprimer la BAC.
16:04Et on voit encore une fois
16:05la légèreté avec laquelle
16:07la stratégie
16:08de la France insoumise
16:10est tout simplement
16:11de désarmer la police
16:12dans des conditions
16:13qui sont inacceptables
16:14et on en a encore une fois
16:15la preuve sous les yeux.
16:16On va avoir
16:19le procureur
16:19qui doit parler
16:20dans un instant
16:22pour faire le point
16:23sur l'enquête.
16:23On nous dit
16:24que c'est imminent,
16:24c'est l'histoire
16:25de la monsieur Besson
16:25qui est en train
16:26d'arriver vers la caméra
16:27d'Anne Boisise.
16:29C'est le procureur
16:30de la République de Marseille.
16:31Qui ne prend pas
16:31souvent la parole.
16:32Non, il a une parole
16:33assez rare.
16:34Lorsqu'il s'exprime,
16:35c'est toujours
16:35dans un cadre très officiel,
16:36dans sa bibliothèque
16:37du tribunal judiciaire
16:38de Marseille.
16:40Notamment sur les affaires
16:41de stupéfiants.
16:42Absolument,
16:42lorsqu'il fait son bilan
16:43sur le narco-banditisme
16:44chaque année
16:45pour faire le décompte
16:47entre guillemets
16:47des narcomicides
16:48à Marseille.
16:49On n'a peu l'habitude
16:49de voir une expression
16:50de la part de monsieur Besson
16:51directement sur le terrain.
16:53Est-ce qu'il faut y voir
16:54là un signe de gravité
16:55sur les faits
16:56qui se sont donc déroulés ?
16:57Pour que ce soit clair,
16:58Boris Karlamo,
16:58sur la droite de l'image,
16:59on voit ce restaurant
17:02qui s'appelle
17:03Istanbul City
17:04avec juste devant
17:05une tente blanche.
17:07Absolument.
17:07La tente blanche,
17:08c'est là où sans doute
17:09est le corps de l'homme
17:10qui a été...
17:10Oui, c'est là où
17:10le corps de l'homme
17:12a été retrouvé.
17:13Il y a donc
17:14de la police scientifique
17:16qui est en train
17:16de procéder
17:16aux premières constatations.
17:18On s'approche de nos caméras.
17:19On va donc pouvoir
17:20l'écouter
17:20et comprendre
17:21ce qui s'est passé
17:22à Marseille
17:22cet après-midi.
17:23Attendez un instant.
17:25Vous me dites...
17:26Un peu plus par là,
17:28s'il vous plaît.
17:28Un peu plus près ici.
17:30Pour les micros,
17:31je suis très bien.
17:32Ouais, super.
17:34Attends.
17:35Non, attendez un instant.
17:39Bonjour.
17:40Comme tenu de l'émotion
17:41provoquée par les événements,
17:42je vous fais un point de presse
17:43très rapidement
17:44après la survenance
17:47des faits
17:47qui est naturellement
17:49c'est les enquêtes judiciaires
17:50qui sont en cours
17:51d'être diligentées
17:53qui permettront
17:53d'apporter des éléments
17:55avec plus de certitude.
17:56C'était les éléments
17:57préalables
17:57que je voulais indiquer
17:59avant de commencer
18:00ce point de presse.
18:0114h45 aujourd'hui.
18:04Un individu de nationalité
18:07tunisienne
18:07en situation régulière
18:09sur le territoire national
18:10qui, logé dans un hôtel
18:14du quartier de Belzance,
18:16a été expulsé de cet hôtel
18:18puisqu'il ne payait pas
18:19son loyer.
18:20C'est ce qui ressort
18:21a priori
18:22des premiers éléments
18:23des investigations.
18:24Il revient aujourd'hui
18:25dans cet hôtel.
18:27Il monte immédiatement
18:28au premier étage
18:29de cet hôtel
18:30se rend dans la chambre
18:31qu'il occupait
18:32avant d'en être expulsé
18:34et portait
18:35un coup de couteau
18:38au flanc
18:39d'un colocataire
18:41de la personne
18:42qui occupait
18:43cette chambre.
18:44Cette personne
18:45a été prise en charge
18:47par les marins pompiers.
18:49Elle est hospitalisée
18:50dans un état
18:51d'urgence absolue.
18:53Il descendait
18:54et regagnait
18:55le rez-de-chaussée
18:55de l'hôtel
18:56où il portait
18:58immédiatement
18:59un ou plusieurs coups
19:00de couteau.
19:00C'est l'enquête
19:01qui permettra
19:02de le déterminer
19:03sur le gérant
19:05de l'hôtel.
19:06Puis sortait
19:07dans la rue
19:07et poursuivait
19:08le fils du gérant
19:10de l'hôtel
19:10qu'il poignardait
19:12au niveau du dos.
19:13Le gérant
19:14et le fils
19:15du gérant
19:15sont actuellement
19:17hospitalisés
19:18mais dans un état
19:19d'urgence relative.
19:21Donc leur jour
19:22a priori
19:22ne serait pas
19:24en danger.
19:25Il va poursuivre
19:26son périple criminel
19:28en se rendant
19:28dans un snack
19:29situé à proximité
19:30où il y a
19:30le patron
19:32et un certain nombre
19:32d'employés.
19:34Et là,
19:34il va essayer
19:35de porter
19:36des coups de couteau
19:37particulièrement
19:38sur le gérant
19:38mais également
19:39très vraisemblablement
19:41et c'est l'enquête
19:42qui pourra
19:42le déterminer
19:43en essayant
19:45de blesser
19:45d'autres personnes
19:47se trouvant
19:48dans ce snack.
19:49Puis ensuite,
19:50mise en fuite
19:51très vraisemblablement
19:52par les clients
19:53de ce snack,
19:54qu'il va poursuivre
19:55son périple
19:56et se retrouver
19:57courbe-elsance
19:58où là encore,
20:00il semblerait
20:01qu'à l'aveugle,
20:03il tente de porter
20:06des coups
20:07à des personnes présentes
20:09et notamment
20:09deux personnes
20:10vont être blessées
20:13au niveau facial
20:15en recevant
20:16des coups
20:17de matraque
20:18puisqu'il était
20:18porteur
20:19de deux couteaux
20:20mais également
20:21d'une matraque.
20:22une patrouille
20:24de police
20:25patrouillant
20:26quartier
20:27de Belzance
20:27va intervenir.
20:31Les fonctionnaires
20:31de police,
20:32là aussi,
20:32ressortent
20:33des premiers éléments
20:34d'exploitation,
20:35des témoignages
20:35mais également
20:36des caméras
20:37de vidéosurveillance
20:38qui sont
20:38particulièrement claires.
20:40Les fonctionnaires
20:41de police
20:42vont lui demander
20:43de jeter ses armes.
20:46Ils n'obtent
20:46en paire pas
20:47et ils vont faire
20:51usage de leurs armes
20:53que ce soit
20:53du taser
20:54ou de leur pistolet
20:55automatique
20:56et ils vont
20:56le neutraliser.
20:58L'auteur
20:59de ce périple
21:00criminel
21:00décèdera
21:01malgré les tentatives
21:02de réanimation
21:03du SAMU
21:04et des sapeurs-pompiers
21:05à 15h26.
21:07J'ai saisi
21:11la police judiciaire
21:14des faits
21:17contre
21:18cette personne,
21:20du chef
21:21de tentative
21:22d'homicide
21:23volontaire
21:23par rapport
21:24à toutes les victimes
21:25qu'il a faites
21:26durant son périple
21:27criminel
21:28mais également
21:29de tentative
21:30d'homicide
21:30volontaire
21:31sur fonctionnaires
21:33de police,
21:33sur personnes dépositaires
21:35de l'autorité publique
21:36puisqu'il semblerait
21:37et je parle
21:37sous toute réserve
21:39mais des premiers
21:40éléments de l'enquête
21:41qu'il se serait
21:42précipité
21:43vers eux
21:44plutôt que de
21:45rendre ses armes.
21:48Et puis
21:48j'ai saisi
21:49l'IGPN,
21:52l'Inspection Générale
21:53de la Police Nationale
21:54suite à l'usage
21:56des armes
21:56et la neutralisation
21:57de cet auteur.
21:59Je les ai saisis
22:01d'une enquête
22:02du chef
22:03d'homicide
22:04volontaire
22:05suite au coup
22:07de feu
22:07qui ont été
22:08portés
22:09pour le neutraliser.
22:12À ce stade
22:12nous avons donc
22:13cinq victimes
22:14dont une
22:15dans l'état
22:16est assez critique
22:18et nous avons
22:19notre auteur
22:21qui est décédé
22:22à 15h26.
22:25Cette personne
22:26était connue
22:27des services
22:28de police
22:29et de justice.
22:31Je vous remercie.
22:31Est-ce que
22:32l'astralion
22:32a crié
22:32à la Ouagbar ?
22:33S'agissant
22:36du mobile
22:37il a
22:40effectivement
22:41proféré
22:41un certain
22:42nombre
22:42de paroles
22:44et nous sommes
22:45en cours
22:46de vérification
22:47vous imaginez bien
22:48nous sommes
22:49en peine
22:49en train
22:50d'entendre
22:50les témoins
22:51pour apprécier
22:52s'il a
22:53effectivement
22:53prononcé
22:54ou non
22:54à la Ouagbar
22:55il est trop tôt
22:56à ce stade
22:57pour le confirmer
22:58mais nous y travaillons
23:00et naturellement
23:01vous serez informés
23:03dès que
23:04les éléments
23:05pourront être
23:06stabilisés
23:07avec certitude.
23:08Merci.
23:08Le périple a duré
23:09combien de temps ?
23:1015h26
23:10la fin
23:11et le début ?
23:13Merci.
23:17Vous venez
23:17d'entendre
23:18Nicolas Besson
23:19le procureur
23:20de Marseille
23:21revenir donc
23:21sur ce qui s'est passé
23:22cet après-midi
23:23dans le quartier
23:24Balzins
23:25Boris Karlamov
23:26avec cette volonté
23:28de tuer
23:30de la part
23:30de l'assaillant
23:31qui l'aimait ensuite
23:32été neutralisé
23:33par la police
23:33tout a donc démarré
23:34dans un hôtel
23:35du cours Balzins
23:36Oui
23:36volonté de tuer
23:37à l'aveugle
23:38et de manière gratuite
23:40ce sont les mots
23:40du procureur
23:41Nicolas Besson
23:42les faits se sont donc
23:43déroulés
23:43peu avant 15h
23:44il y a donc
23:45un individu
23:46de nationalité tunisienne
23:47en situation régulière
23:49qui logeait
23:50dans un hôtel
23:51du premier arrondissement
23:53de Marseille
23:53et ce dernier
23:54a été expulsé
23:55pour des impayés
23:56de loyers
23:58cet individu
23:59descend
24:00remonte
24:00dans la chambre
24:01qu'il occupait
24:01il y a donc
24:02dans cette chambre
24:02son colocatelon
24:03le procureur de Marseille
24:05et il va porter
24:06plusieurs coups de couteau
24:07à cette personne
24:08il va redescendre
24:09se diriger vers
24:10la réception
24:10de l'hôtel
24:12là il y a le gérant
24:13de cet hôtel
24:13et ça va être encore
24:14le même mode opératoire
24:15il va poignarder
24:16à plusieurs reprises
24:17cette personne
24:18il va aller
24:19dans la rue
24:20et il va prendre en chasse
24:21cette fois-ci
24:22le fils du gérant
24:23de l'hôtel
24:25qu'il va également
24:26blesser
24:27il va se réfugier
24:28dans un snack
24:29le snack
24:29justement
24:30que vous voyez
24:30à droite
24:31de l'image
24:32avec la tente blanche
24:34juste devant
24:35où travaille
24:35la police technique
24:36et scientifique
24:37cet individu
24:38va donc déambuler
24:39dans la rue
24:40le procureur
24:41parle
24:41il y a un périple
24:44meurtrier
24:45et lui
24:46il évoque
24:46à l'aveugle
24:47et de façon
24:47gratuite
24:48il tente de porter
24:49des coups de couteau
24:49à deux personnes
24:50au hasard
24:51dans la rue
24:53au total
24:53il y a donc
24:54cinq victimes
24:55cinq personnes
24:56qui ont été blessées
24:57dont une qui se trouve
24:58en urgence absolue
24:59c'est le colocataire
25:00qui se trouve
25:01en urgence absolue
25:02et compte à l'assaillant
25:03et bien
25:04on va le rappeler
25:05il a été donc neutralisé
25:06par les policiers
25:08qui sont intervenus
25:09devant ce kebab
25:10Istanbul City
25:11voilà
25:11devant ce kebab
25:13avec la tente blanche
25:14c'est là où bien
25:15il a été neutralisé
25:15par plusieurs coups de feu
25:16venant d'au moins
25:17quatre policiers
25:18il y a donc
25:19on en sait plus
25:20sur le profil de cet homme
25:21je le disais
25:21tunisien
25:22situation régulière
25:23connu des services
25:24de police
25:25et de justice
25:26et désormais
25:26deux enquêtes
25:27bien distinctes
25:28qui sont donc ouvertes
25:29par le procureur
25:30de Marseille
25:30Jean-Christophe Couville
25:31policier nous a rejoint
25:32donc il y a un fait déclencheur
25:33cet homme ne payait pas son loyer
25:34il est expulsé
25:35il semble se venger
25:37sur le gérant
25:37le fils du gérant
25:38et puis derrière
25:39il bascule dans autre chose
25:40il a l'air qu'il veut
25:41faire le plus grand nombre
25:42de victimes
25:43et c'est pour ça
25:44que les policiers
25:44n'ont pas d'autre choix
25:45de l'abattre
25:46parce qu'il n'obtent
25:48perd pas tout simplement
25:49bah oui
25:50vous savez quand vous arrivez
25:50sur une scène
25:51justement
25:52vous ne connaissez pas
25:54ni l'avant
25:54ni l'après
25:55mais vous arrivez
25:56vous voyez un homme
25:57avec un couteau
25:57vous lui demandez
25:58de poser son couteau
25:58il n'obtempère pas
25:59et moi j'ai vu des images
26:00aussi sur les réseaux sociaux
26:01où il va vers le policier
26:02avec le couteau
26:03pour le poignarder
26:04effectivement
26:04on est en état légitime défense
26:06et on neutralise la personne
26:07il n'y a pas le choix
26:08on n'a pas fait le stage Avenger
26:10nous on fait ce qu'on nous donne
26:12mais on avait un homme
26:13qui a été pris de folie meurtrière
26:14en quelque sorte
26:14vous ne pouvez pas
26:15en fait vous ne pouvez pas
26:15aller au corps à corps
26:16avec un homme comme ça
26:17il n'y a que votre arme à feu
26:18qui peut vous sauver
26:19c'est votre cordon ombilical
26:21avec votre vie
26:22sachant qu'il y a du monde autour
26:24il faut faire attention
26:25il y a du monde
26:25on sait qu'il y a eu déjà
26:26un périple meurtrier
26:27parce que vous prenez aussi
26:28d'entrée des informations
26:30il y a des gens qui crient
26:31enfin moi ça m'est arrivé une fois
26:32de fixer comme ça quelqu'un
26:34cinq blessés en tout
26:35ben oui oui
26:36je peux vous dire
26:36que vous avez un effet tunnel
26:37où vous ne voyez que la personne
26:38d'ailleurs vous ne voyez même pas
26:39ce qui se passe à côté
26:40et vous faites réellement
26:41une fixation
26:43sur cet individu
26:44et en fait
26:45votre seul but à vous
26:46c'est de le neutraliser
26:47qu'il pose son couteau
26:48déjà dans un premier temps
26:49et si après effectivement
26:50il n'obtente pas
26:51de vous protéger
26:52de protéger les autres citoyens
26:53alors on ne sait pas
26:54si le parquet antiterroriste
26:56sera saisi
26:57pour l'instant
26:58il est en observation
26:59c'est ça Boris ?
26:59oui absolument
26:59cela veut dire qu'il est en étude
27:01des faits que le parquet de Marseille
27:03lui ont remonté
27:03il peut se saisir à tout moment
27:04il peut se saisir dans les prochaines heures
27:06comme dans les prochains jours
27:07c'est une procédure classique
27:09en attente donc d'avoir
27:10des éléments supplémentaires
27:11qui justifieraient
27:12ou non que le parquet
27:13national antiterroriste
27:14se saisisse
27:14sachant que le procureur l'a bien dit
27:16c'est le début de l'enquête
27:17absolument
27:17il y a des vidéos
27:18il y a des témoins
27:19donc on va savoir précisément
27:20quelles étaient les motivations
27:22de cet homme
27:23a-t-il dit des choses
27:24a-t-il crié une revendication
27:26ou autre
27:27pourquoi a-t-il basculé
27:28dans cette folie meurtrière
27:29et Bruno Rotaillot
27:30est attendu également
27:31sur place du ministre de l'Intérieur
27:32il avait des antécédents
27:33il était déjà connu
27:34il était déjà connu
27:34des services de police
27:35et de justice
27:36en situation régulière
27:37sur notre territoire
27:38alors qu'il est de nationalité étudiante
27:39vous parlez de Bruno Rotaillot
27:40oui le ministre de l'Intérieur
27:41qui est attendu à 20h30
27:43à l'évêché
27:43dans le plus gros commissariat
27:44de la cité fosséenne
27:45c'est le signe bien
27:46que la place Beauvau
27:47prend très au sérieux
27:48les faits qui se sont déroulés
27:50cet après-midi
27:51donc sans doute
27:52avec une prise de parole
27:53peut-être conjointe
27:55de la part du ministre de l'Intérieur
27:57et du procureur Nicolas Besson
27:58pour avoir les tout derniers éléments
27:59dans cette affaire
28:00mais l'enquête
28:00elle ne démarre qu'à peine
28:02deux enquêtes
28:03la première qui est menée
28:04par la police judiciaire
28:05pour tentative d'homicide volontaire
28:07et tentative d'homicide volontaire
28:08sur personne dépositaire
28:09de l'autorité publique
28:10à savoir donc les policiers
28:11qui ont mis en joue
28:12cet individu
28:13cet après-midi
28:14dans ce premier arrondissement
28:15et puis une deuxième enquête
28:16là aussi classique
28:18cette fois-ci menée par l'IGPN
28:19concernant donc
28:21la neutralisation
28:21de cet individu
28:22par ces policiers
28:24qui sont donc intervenus
28:26cet après-midi
28:27pour le neutraliser
28:28nous sommes avec Stéphane Rabier
28:30il est sénateur d'hiver droite
28:31de Marseille
28:32il est en direct avec nous
28:33bonsoir monsieur le sénateur
28:35bonsoir
28:36quelle est votre réaction
28:37après cette attaque au couteau
28:39et l'assaillant
28:40qui a été tué
28:41par les forces de police
28:42directs
28:43dans le placeur
28:44de Marseille
28:44écoutez
28:46mon premier mot
28:48ma première réaction
28:49sera en direction
28:50des policiers
28:52je n'ai qu'un seul mot
28:54à leur dire
28:54moi je ne déclenche pas
28:55d'enquête
28:55parce que ce que j'entends
28:56ce que j'observe c'est que
28:58les premières enquêtes
28:59c'est en direction
29:00des policiers
29:01pour savoir
29:02si vraiment
29:02ils ont utilisé
29:03leurs armes
29:04comme il le fallait
29:05quand il le fallait
29:06bon il y a des témoins
29:08je pense que cette enquête
29:09sera quand même
29:09vite bouclée
29:10et qui permettra
29:11de conclure
29:13que ces policiers
29:14ont agi
29:15évidemment comme
29:16ils devaient le faire
29:16avec son froid
29:17et détermination
29:19ils ont permis
29:20à Marseille
29:21d'être débarrassés
29:22d'une ordure
29:25d'une ordure
29:26quelles que soient
29:26ses motivations
29:27cinq personnes
29:29qui ont été blessées
29:30dont une grièvement
29:31donc félicitations
29:32à ces policiers
29:33qui ont accompli
29:35leur mission
29:35maintenant
29:37écoutez
29:37moi
29:38des informations
29:39qui viennent à mes oreilles
29:39qui restent à vérifier
29:41c'est
29:42j'allais dire la motivation
29:43on me dit que
29:45ce sinistre individu
29:46aurait hurlé
29:47à la Ouagbar
29:48en tout cas
29:49ce qui est confirmé
29:51par votre propre enquête
29:53c'est que c'est un étranger
29:55certes en situation
29:56régulière
29:57mais
29:57de façon
29:59récurrente
30:00et trop souvent répétée
30:02à des
30:03rapports avec la police
30:06et la justice
30:06connus
30:07de façon
30:08très défavorable
30:09il venait d'être
30:10expulsé
30:11de l'hôtel
30:12et il s'en est pris
30:13donc au gérant
30:14à son colocataire
30:16au gérant
30:16et au fils du gérant
30:17et avant de s'en prendre
30:18ensuite à des personnes
30:19rencontrées au hasard
30:20Oui mais ce n'est pas
30:22de son hôtel
30:22qu'il aurait dû être expulsé
30:23c'est de France
30:24qu'il aurait dû être expulsé
30:25Oui mais il était
30:25en situation régulière
30:27monsieur le député
30:28monsieur le sénateur
30:29sénateur
30:30mais c'est pas grave
30:31moi ce que je sais
30:32c'est que même
30:33lorsqu'un étranger
30:34en situation régulière
30:36enfreint les lois
30:37de l'hospitalité
30:38du pays
30:39qu'il a accueilli
30:40en
30:41comment dire
30:43en se rendant coupable
30:45de divers faits
30:47délictuels
30:48ou criminels
30:49et bien il doit être expulsé
30:51c'est ce que nous faisons
30:52tous chez nous
30:53lorsque vous recevez
30:54quelqu'un chez vous
30:55et qu'il vous saccage
30:56votre appartement
30:56votre maison
30:57vous le mettez
30:58vous le mettez dehors
30:59et bien c'est
30:59cet individuel
31:00on ne sait pas précisément
31:01pourquoi il avait été condamné
31:02donc c'est toujours
31:03après de dire
31:05qu'il fallait l'expulser
31:06on ne savait pas
31:07on ne sait pas exactement
31:07quelles étaient
31:08ses condamnations
31:08Peu importe
31:10peu importe
31:11à partir du moment
31:12où un étranger
31:13en situation régulière
31:15enfreint notre loi
31:16de l'hospitalité
31:17et bien il doit être expulsé
31:19et non pas bénéficié
31:21d'un permis de séjour
31:22qui je crois courait
31:23jusqu'en 2022
31:23Monsieur le sénateur
31:24le ministre de l'Intérieur
31:26Bruno Rottonio
31:27doit se rendre sur place
31:28ce soir
31:29sa présence
31:29est importante
31:30à Marseille
31:31pour faire le point
31:32sur ce qui s'est passé
31:32Écoutez, on n'a pas besoin
31:35de Monsieur Rotaillot
31:36qui va faire une énième promesse
31:39de durcissement
31:40de réponse graduée
31:42on n'a pas besoin de lui
31:43je crois qu'on a une police
31:44à Marseille
31:45qui est extrêmement efficace
31:47professionnelle
31:48on n'a pas besoin
31:49d'un petit numéro
31:50de Monsieur Rotaillot
31:51voilà
31:51malheureusement
31:52cet acte
31:53qui s'est produit
31:55aujourd'hui à Marseille
31:56vient s'ajouter
31:57à une longue série
31:59à travers le pays
32:00et y compris à Marseille
32:02je rappelle qu'il y avait eu
32:03un attentat islamiste
32:04en 2017
32:05Laura et Morane
32:06à l'origine
32:07un Tunisien
32:08en situation irrégulière
32:09lui qui avait revendiqué
32:11une action islamiste
32:13et terroriste
32:14et puis des attentats
32:15déjoués
32:16à Marseille
32:17Marseille qui reste
32:18une plaque importante
32:20du développement
32:21de l'islamisme
32:22et du terrorisme
32:24donc on n'a pas besoin
32:24de Monsieur Rotaillot
32:25pour des promesses
32:26qu'il ne tiendra
32:27de toute façon pas
32:28Merci Monsieur le Sénateur
32:30Ravier
32:31Sénateur d'Hiver
32:31Droite des Bouches-Duron
32:32Merci d'avoir été
32:34en direct avec nous
32:34sur BFM TV
32:35Néanmoins Mathieu Lefebvre
32:36on voit quand même
32:37une fois de plus
32:37la violence
32:38qui se manifeste
32:39dans cette ville
32:40avec cet homme
32:41qui au départ
32:42est expulsé d'un hôtel
32:44prend un couteau
32:45décide de se venger
32:46et ensuite
32:46de poignarder
32:47le maximum de personnes
32:49sur son passage
32:50heureusement
32:51les policiers
32:51ont stoppé
32:52cette folie
32:54ce périple meurtrier
32:55on a un problème
32:56avec les couteaux
32:57on a un problème
32:57avec la délinquance
32:58on a un problème
32:59Stéphane Ravier dit
33:00même s'il était
33:01il avait une situation
33:03tout à fait légale
33:04il aurait dû être expulsé
33:07puisqu'il avait déjà été condamné
33:08On a un problème
33:09avec ces publics dangereux
33:10qui n'ont que faire
33:11de la vie humaine
33:12et pour qui la vie
33:13est un jeu vidéo
33:14voilà avec quoi
33:15on a un problème
33:16maintenant moi je suis heureux
33:17qu'on ait une police
33:17qui réagit extrêmement rapidement
33:19avec beaucoup de courage
33:21et on a aussi un problème
33:22peut-être
33:23à l'effet de l'Ironthine
33:24mais de santé mentale
33:25dans ce pays
33:26il y a objectivement
33:27beaucoup de personnes
33:28qui mériteraient
33:29d'être traitées
33:30et qui ne le sont pas
33:31il faut encore faut-il
33:32le diagnostiquer
33:33mais ce devait être
33:34une grande cause nationale
33:35c'est extrêmement important
33:36qu'on puisse progresser
33:37en ce sens
33:37Vous avez entendu ce qu'est
33:39du sénateur Ravier
33:40il a dit
33:40on n'a pas besoin
33:41du numéro de claquette
33:42de monsieur Retailleau
33:44sur place
33:45C'est très insultant
33:46pardon
33:46là-dessus c'est très insultant
33:48ce ministre de l'Intérieur
33:48représente l'ordre
33:49et la sécurité des Français
33:50représente aussi
33:51les policiers
33:51et les gendarmes
33:52le Rassemblement National
33:53peut pas d'un revers de main
33:54Non non je dis bien
33:57mais le sénateur Ravier
33:58ne peut pas
33:59d'un revers de main
34:00dire que
34:00Mais la présence
34:01du ministère de l'Intérieur
34:01elle sert à quoi précisément ?
34:02Elle est très importante
34:03d'abord pour aller féliciter
34:05les forces de l'ordre
34:06et aussi pour rassurer
34:07la population
34:08et elle dit aussi
34:09le besoin d'ordre
34:11et de sécurité
34:11pour la ville de Marseille
34:12je crois que monsieur Ravier
34:13ferait mieux
34:14objectivement de venir
34:15accueillir le ministre de l'Intérieur
34:16plutôt que de critiquer
34:16sa présence
34:17Voilà le problème
34:18avec Stéphane Ravier
34:18c'est que très très vite
34:19il tombe dans la politique
34:20politicienne
34:21On sait très bien
34:22que Bruno Retailleau
34:23ait l'obsession
34:24du Rassemblement National
34:26Pourquoi ?
34:26Parce que 60%
34:28Oui enfin c'est pareil
34:29il est sur reconquête
34:31Mais quand on dit
34:33l'RF
34:34C'est un délu de sa droite
34:36Ils le savent très très bien
34:37en fait
34:38que 60%
34:40de votre électorat
34:41fait confiance
34:42à Bruno Retailleau
34:43comme ministre de l'Intérieur
34:44parce qu'il incarne en effet
34:45l'autorité
34:46la fermeté
34:46et la clarté
34:47sur tous ces sujets
34:48régaliens
34:49et donc forcément
34:50ça dérange
34:51parce que
34:52il faut dire aussi la vérité
34:54il ne peut pas renverser
34:55la table en 9 mois
34:56Bruno Retailleau
34:56il n'a pas de baguette magique
34:58on ne peut pas
34:59depuis 15 ans
35:00il y a une forme
35:00de laxisme judiciaire
35:01répondre à toute
35:03cette demande séculaire
35:04et notamment
35:05sur une révolution pénale
35:06que nous appelons
35:07de nos voeux
35:07donc oui
35:08il n'a pas de baguette magique
35:09Ah mais moi
35:10c'est vrai
35:11moi je ne suis pas
35:12de la popole
35:12là on a des policiers
35:14méritants
35:15qui devraient être décorés
35:15pour leur action héroïque
35:17au service des Français
35:17Bruno Retailleau
35:17se rend à leur chevet
35:18Très bien
35:19mais moi je ne le conteste pas
35:20il représente la République
35:21et le ministère de l'Intérieur
35:22et pardon de le dire
35:23mais moi je représente
35:24le Rassemblement National
35:25je suis le porte-parole
35:26donc notre position
35:26elle est très claire
35:27on défend les policiers
35:28on a même proposé
35:28la présomption
35:29de légitime défense
35:30moi ce que je ne reproche pas
35:31M. Retailleau
35:31c'est de ne pas pouvoir faire
35:32en 9 mois
35:33ce qui n'a pas été fait
35:33en 40 ans
35:34je reproche qu'il fasse
35:35beaucoup d'effet de manche
35:35beaucoup de parole
35:36et pas beaucoup d'actes
35:37et à l'Assemblée
35:37votre groupe
35:38Madame Évrin
35:39c'est qu'on a proposé
35:40les peines planchers
35:41pour les récidivistes
35:41les peines minimales
35:42vous parlez de l'accès judiciaire
35:43pour les agresseurs de policiers
35:45même la présence
35:46de légitime défense
35:46on voit encore une fois
35:47que là ça serait nécessaire
35:48vous ne l'avez pas voté
35:49par sectarisme
35:50donc je m'attendais
35:51à plus de courage politique
35:52M. Lefeb non plus
35:55je voudrais lui dire
36:00qu'il est dans la plurie
36:00j'ai commencé par le soutien
36:01le répressif ne suffit pas
36:04et puis vous savez
36:05c'est facile pour le Rassemblement National
36:07parce qu'en fait
36:07le paradoxe
36:08c'est qu'ils n'ont jamais
36:08exercé de responsabilité
36:09on ne leur demande que ça
36:10donnez-nous les clés du pouvoir
36:11et ça c'est votre meilleur atout
36:13c'est votre meilleur atout
36:14on ne demande que ça
36:16on ne demande même une dissolution
36:17pour que ce soit les français
36:18qui nous donnent mandat
36:19D'accord
36:19Stéphane Ravier dit
36:20c'est la démocratie
36:21il était certes
36:22en situation régulière
36:24mais il avait déjà été condamné
36:25et parce qu'il avait été condamné
36:27il aurait dû être expulsé
36:28ben oui
36:29évidemment
36:29et c'est tout le problème
36:31de cet impulsibilisme juridique
36:33contre lequel Bruno Retailleau
36:34se bat justement
36:36il avait forcément
36:38des raisons
36:39il y a la CEDH
36:39vous savez
36:40tout le problème aujourd'hui
36:41c'est que la CEDH
36:42s'immisce dans la politique
36:43migratoire de la France
36:45et donc c'est tout un sujet
36:46et quand on dit
36:47qu'il y a une forme
36:48d'impossibilisme juridique
36:49c'est justement
36:50ce qui fait qu'aujourd'hui
36:51il est resté sur le sol
36:52sur le sol français
36:53Alors on va reprendre
36:54le déroulement des faits
36:56avant de continuer
36:57de vous faire réagir
36:57bien évidemment
36:58cette attaque au couteau
36:59à Marseille
36:59d'ailleurs les faits
37:01tels qu'ils ont été décrits
37:02il y a quelques minutes
37:03par le procureur
37:04ensuite nous retournerons
37:05dans la cité Focéenne
37:06Un individu de nationalité
37:10tunisienne
37:11en situation régulière
37:12sur le territoire national
37:13qui logeait dans un hôtel
37:17du quartier de Belzance
37:18a été expulsé de cet hôtel
37:22puisqu'il ne payait pas
37:23son loyer
37:23il revient aujourd'hui
37:24dans cet hôtel
37:26il monte immédiatement
37:27au premier étage
37:28de cet hôtel
37:29se rend dans la chambre
37:31qu'il occupait
37:31avant d'en être expulsé
37:34et portait
37:34un coup de couteau
37:37au flanc
37:38d'un colocataire
37:40d'une personne
37:41qui occupait
37:42cette chambre
37:43il descendait
37:44et regagnait
37:45le rez-de-chaussée
37:46de l'hôtel
37:46où il portait
37:48immédiatement
37:49un ou plusieurs coups
37:50de couteau
37:51c'est l'enquête
37:51qui permettra
37:52de le déterminer
37:53sur le gérant
37:55de l'hôtel
37:56puis sortait
37:57dans la rue
37:58et poursuivait
37:58le fils du gérant
38:00de l'hôtel
38:01qu'il poignardait
38:02au niveau du dos
38:03voilà
38:04nous allons retourner
38:04à Marseille
38:05c'est Alexis Pluyette
38:05qui est sur place
38:06vous êtes à proximité
38:07du quartier
38:07on le voit
38:07devant ce kebab
38:09Istanbul City
38:10c'est là qu'a été tué
38:11l'assaillant
38:12dans un quartier
38:13qui est toujours bouclé
38:13par les forces de l'ordre
38:14Alexis
38:14oui absolument
38:18toujours bouclé
38:19par les forces de l'ordre
38:19vous voyez ce dispositif
38:21très important
38:22et vous voyez
38:23cette tente blanche
38:24sous laquelle repose
38:25toujours
38:25la dépouille de l'assaillant
38:27la police scientifique
38:28qui est en train
38:29de travailler
38:30pour essayer de recueillir
38:31des éléments
38:31pour l'enquête
38:32et beaucoup
38:33beaucoup de monde
38:34des badauds
38:34tout autour de ce quartier
38:35on est en plein centre-ville
38:36de Marseille
38:37vraiment à quelques mètres
38:38du Vieux-Port
38:39et donc vous le disiez
38:40le procureur de la République
38:42qui s'est exprimé
38:42il y a quelques minutes
38:43qui est revenu
38:43sur ce périple meurtrier
38:45de l'assaillant
38:46un Tunisien
38:47en situation régulière
38:48connu de la police
38:50il a fait 5 blessés au total
38:51et il avait une volonté
38:52de tuer à l'aveugle
38:53c'est ce qu'a dit
38:54le procureur
38:55on l'entendait à l'instant
38:56il est reparlé
38:57de cet assaut
38:58qu'il a donné
38:59dans cet hôtel
39:01où il a blessé
39:02son colocataire
39:03le gérant
39:04puis son fils
39:05ensuite il s'est réfugié
39:06dans un restaurant
39:09dans un kebab
39:09à quelques mètres d'ici
39:11et il a blessé
39:12deux autres personnes
39:13et puis enfin
39:13la fin de ce périple meurtrier
39:15ici
39:15devant ce kebab
39:17Istanbul City
39:17où là
39:18les policiers
39:19l'ont intercepté
39:20l'ont mis en joue
39:21il s'est montré menaçant
39:22il s'est avancé vers eux
39:22et là les policiers
39:23ont fait feu
39:24à plusieurs reprises
39:25il a été mortellement touché
39:27voilà ce qu'on peut dire
39:28une dernière précision
39:29il aurait proféré
39:30des paroles
39:30mais pour le moment
39:31le procureur dit
39:32qu'on est en phase
39:33de vérification
39:34avec des témoignages
39:35pour essayer de savoir
39:36précisément
39:37ce qu'a dit l'assaillant
39:39avant d'être donc
39:40mortellement touché
39:41par la police
39:41Maxi Puyette
39:43à Marseille
39:43pour BFMTV
39:44Jean-Christophe Couvy
39:45vous êtes policier
39:46ce qui veut dire que
39:47ce genre de scène
39:49les policiers
39:50sont de plus en plus
39:51confrontés
39:51quasiment quotidiennement
39:52mais ces comportements
39:53erratiques
39:54couteau à la main
39:55arme blanche à la main
39:56il faut réagir très vite
39:57vous n'avez pas le choix
39:58de toute façon
39:59encore une fois
39:59quand on intervient
40:01on doit déjà protéger
40:02les citoyens
40:02et se protéger soi-même
40:03et puis après
40:04effectivement
40:05on nous enseigne ça
40:07aussi à l'école de police
40:08dans les gestes techniques
40:09d'intervention
40:10pour neutraliser une personne
40:11on ne peut pas aller
40:12au corps à corps
40:13avec une personne
40:13qui a un couteau
40:14ce n'est pas possible
40:14on n'est pas équipé pour
40:15on voit bien qu'entre guillemets
40:17le taser
40:17parce que c'est un pistolet
40:19à impulsion électrique
40:20ne marche pas systématiquement
40:22non plus
40:22et puis après
40:23c'est dans une fraction
40:24de seconde
40:24et là
40:25le policier
40:26qui est justement
40:27qui est en protection
40:27de ses autres collègues
40:28fait l'usage de l'arme
40:29parce que c'est conforme
40:30à la loi
40:31et c'est conforme
40:31à ce qu'on nous apprend
40:32merci
40:33nous avons fait le point
40:34sur cette attaque à Marseille
40:35on y reviendra
40:36dans la deuxième partie
40:36de l'émission
40:37bien sûr
40:37mais dans un instant
40:38la politique
40:40les formations
40:40qui se sont succédées
40:41aujourd'hui
40:42dans le bureau
40:43de François Bayrou
40:44le président de la république
40:45lui-même
40:45qui a enjoint
40:46les chefs de gouvernement
40:47de travailler
40:49avec le parti socialiste
40:49mais pas avec
40:50la France insoumise
40:51et pas avec
40:52le Rassemblement national
40:53donc on va faire le point
40:54sur les différentes
40:55déclarations du jour
40:57les prises de position
40:58à suivre avec nos invités
40:59à suivre
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