- il y a 18 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00On est à 450 000 personnes mobilisées à travers tout le pays, 256 000 selon le ministère de l'Intérieur.
00:06Oui, dont 56 000 à Paris, 100 000 si on prend les chiffres des manifestants, Pauline nous a rejoints.
00:13On a aussi quelques manifestants casseurs qui sèment la pagaille aux abords de la place de la Nation à Paris.
00:22Ce sont pour l'instant les seuls incidents importants qu'on a pu constater tout au long de l'après
00:26-midi.
00:26Oui, parce que les cortèges avaient commencé ce matin en matinée dans plusieurs grandes villes et ça s'était globalement
00:31plutôt bien passé.
00:32Là, c'est le tout petit cortège de tête, là où habituellement s'agrègent des individus qui veulent semer le
00:38chaos.
00:38Effectivement, on a quelques scènes et pas mal de tensions.
00:40L'usage des grenades lacrymogènes, il y a quelques instants, autour de la place de la Nation, là où il
00:46va falloir donner les ordres de dispersion.
00:48Et il n'est que 16h51.
00:50Donc en fait, c'est là où ça va commencer à devenir un peu plus compliqué à gérer en maintien
00:54de l'ordre, puisque jusqu'ici ça se passait bien.
00:56Et là, il y a eu déjà quelques indications de casse de magasins notamment, des vitrines qui ont été cassées.
01:02On parle de 300 individus qui s'agrègent souvent dans des endroits très précis, à l'extrémité du cortège de
01:13tête.
01:13C'est là où on peut effectivement les identifier.
01:17Et c'est tout l'enjeu des forces de l'ordre à ce moment-là d'essayer de les neutraliser.
01:22On a un policier avec nous, Jérôme Jiménez, délégué du syndicat Alliance Police Nationale.
01:27Comment faire justement pour faire en sorte que ces 300 personnes qui perturbent la fin du cortège parisien soient neutralisées
01:34et que finalement la dispersion puisse se dérouler sans heurts ?
01:38C'est toute la difficulté. Déjà, on va remercier les services parce que si on identifie 300 personnes à peu
01:43près extrémistes et particulièrement difficiles,
01:47c'est le travail des renseignements généraux, des policiers en civile qui sont sur le terrain et qui font un
01:52comptage, si je puis dire, des éléments les plus radicaux.
01:56Et c'est un exercice très difficile et on marche sur des oeufs puisqu'ils sont mêlés, si je puis
02:02dire, à tous ces manifestants et lycéens.
02:05Donc les groupes sont un peu disloqués et c'est toute la difficulté, oui, en effet.
02:09On voit vos collègues qui se mettent en colonne et qui à un moment donné déclenchent un assaut, parfois pour
02:17interpeller directement un individu dans ce groupe.
02:20Alors les colonnes, ça peut être aussi pour protéger des zones.
02:22Tout à l'heure, il y a eu deux colonnes qui ont été mises en place, je ne sais pas
02:24si vous avez vu, sur ce fameux incendie sur la voie publique qui est une classique.
02:28Et l'idée première, c'est de sécuriser la zone pour deux choses.
02:31Un, les manifestants. Deux, l'intervention des sapeurs-pompiers, qu'elles puissent se faire dans les meilleures conditions.
02:37Donc on fait aussi des colonnes, si je puis dire, pour vraiment sécuriser des lieux hostiles ou l'intervention des
02:44sapeurs-pompiers.
02:44On va retrouver l'une de nos équipes qui est sur place, qui est Place de la Nation pour BFMTV.
02:50Et avec cette tension, on va dire sporadique, c'est-à-dire qu'il y a des moments qui sont
02:55un peu plus aigus que d'autres.
02:57Oui, et là, on est dans un moment calme où en fait, les CRS ont un petit peu reculé vers
03:00la Place de la Nation.
03:00Ce qui fait que le long cortège qui est parti tout à l'heure de la Place de la République,
03:04eh bien, essaye de rejoindre la Place de la Nation.
03:07Évidemment, bien sûr, comme tout le monde piétine, au bout d'un moment, ça fait une foule très compacte, c
03:10'est ce que vous voyez sur nos images.
03:12Et en fait, de temps en temps, eh bien, les CRS envoient des grenades de désencerclement.
03:18On entend des détonations. Il y a souvent des gaz lacrymogènes pour repousser la foule.
03:22Et puis après, eh bien, les CRS reculent et la foule, enfin les manifestants, en tout cas, avancent.
03:26Il y a eu un feu tout à l'heure au milieu de la route.
03:28Je vois les sapeurs-pompiers de Paris qui sont en train d'arriver, eux aussi, sur la place.
03:32Et ils sont en train d'être applaudis, d'ailleurs, ces pompiers.
03:35Vous voyez sur les images, ce n'est pas la même chose quand les CRS, eux, se déploient.
03:39Il y a des gens hostiles aux forces de l'ordre qu'on peut entendre, alors que les pompiers se
03:43font, eux, applaudir quand ils passent.
03:45On est en train d'arriver à la Place de la Nation.
03:47On voit encore un peu de gaz lacrymogène.
03:49Alors, je tiens à préciser que le cortège de la Place de la République s'est tenu dans le calme.
03:54C'était une manifestation avec des revendications étudiantes, lycéennes et des syndicats.
03:58Là, on n'est plus sur un profil un peu plus compliqué, avec beaucoup de gens masqués, notamment.
04:02Quelques dégâts qu'on peut peut-être apercevoir sur la gauche, notamment sur cette banque ici.
04:07On nous demande de temps en temps de baisser la caméra pour ne pas filmer.
04:10Là, vous voyez, on retombe sur une ambiance de manifestation.
04:13Mais c'est vrai que ça peut changer d'un moment à l'autre avec des mouvements de foule.
04:16Et c'est vrai que les manifestants ici sont plutôt jeunes.
04:19Donc, ces mouvements de foule, parfois, ce sont assez compliqués à contrôler ou anticiper.
04:23– Avec Louis Letoublon, qui est vice-président de l'association Les Lycéens,
04:26on est au cœur du cortège, on le voit à droite, qui se passe très bien.
04:30D'ailleurs, dans la majeure partie du pays, les manifestations sont plutôt bon enfants.
04:35Dommage qu'il y ait ces casseurs qui viennent s'agréger là, sur la fin du mouvement, Louis Letoublon ?
04:40– Oui, absolument. Moi, je dénonce la casse et finalement, toutes ces personnes qui, souvent n'étant pas lycéennes,
04:50viennent et finalement font que nos revendications ne sont pas écoutées derrière.
04:56– Ça décrédibilise le mouvement ?
04:58– Ça décrédibilise et puis surtout, ça occulte nos revendications.
05:03Ça fait qu'on en parle plus dans les médias.
05:07– On en parle aussi, on a entendu la réponse tout à l'heure de Sébastien Lecornu.
05:10– S'il n'y avait pas ces casse dans les manifestations, sûrement qu'on parlerait plus des revendications.
05:17– Et comme après les émeutes pour Naël, ils font le pari que c'est comme ça qu'ils arriveront
05:22à avoir...
05:22– Sébastien Lecornu qui accuse la France insoumise, ce sont ses propres termes,
05:27d'avoir le projet politique de bordéliser le pays.
05:30C'est ce que dit le chef du gouvernement.
05:32On va retrouver une des équipes de BFM TV sur place.
05:34Vous voyez les images sur la gauche.
05:36Ça se passe à bord de la place de la nation où nos équipes se trouvent.
05:40Et c'est bel et bien là qu'il y a le point de crispation.
05:44– Oui, d'ailleurs, il y a une nouvelle charge là.
05:47Il y a quelques secondes, vous entendez, il y a des grenades assourdissantes,
05:51des gaz lacrymogènes parce qu'il y a régulièrement des jets de projectiles envers les forces de l'ordre.
05:57Il y a d'ailleurs des projectiles partout au sol ici, place de la nation,
06:02des morceaux de mur en fait qui ont été bien formés il y a quelques heures maintenant
06:07par certains manifestants pour pouvoir justement les jeter sur les forces de l'ordre.
06:13On voit aussi des mortiers d'artifices.
06:15On voit des plots aussi qui sont jetés.
06:17Certains individuels ont également apporté des poubelles peut-être pour s'en servir.
06:21Voilà, les forces de l'ordre qui ripostent.
06:23Il y a du lacrymogène là.
06:25Mais les forces de l'ordre qui ripostent avec des grenades assourdissantes, du lacrymogène.
06:30On va se reculer un petit peu parce qu'on est en train justement de respirer ce gaz lacrymogène.
06:34Mais voilà, la situation qui est donc tendue et qui se crispe alors que le quartier principal
06:40est en train maintenant depuis quelques minutes d'essayer de filmer sur cette place de la nation.
06:44Mais donc il y a des centaines de personnes.
06:46Et on tient quand même à préciser que c'est quelques personnes qui jettent des projectiles.
06:49Il y a des centaines de personnes sur cette place de la nation.
06:51Mais la grande majorité des personnes qui sont là sont en fait spectatrices de ce qui est en train de
06:55se passer.
06:58On garde donc un oeil sur ce qui se passe sur ce côté de la place de la nation
07:02avec une réunion qui est prévue ce soir à l'Elysée.
07:05Donc le président de la République semble vouloir prendre les choses en main, Amandine Attalaya.
07:09Oui, il y a déjà eu des réunions de ce type.
07:11Mais ce soir, il sera autour de la table avec le Premier ministre, le ministre de l'Intérieur
07:14et le ministre de l'Éducation nationale.
07:18Il a d'ailleurs eu le président ce week-end.
07:20Il s'est entretenu avec le ministre de l'Intérieur et le ministre de l'Éducation nationale.
07:24Ils ont parlé non seulement de la gestion du maintien de l'ordre.
07:27Il leur a rappelé l'importance de la proportionnalité dans l'usage de la force publique.
07:32Et il y a un autre point sur lequel le président veut insister ce soir.
07:35C'est qu'il veut que le gouvernement apporte des réponses face à des revendications
07:39qui sont jugées en partie légitimes.
07:42Celles des lycéens.
07:43Pressure sur le gouvernement.
07:44Notamment des réponses sur les rythmes scolaires et le remplacement des preuves.
07:47On aurait pu attendre, Jonas Haddad, bonsoir.
07:51Les Républicains, porte-parole des Républicains et de Bruno Rotaillot.
07:54On aurait pu attendre du premier ministre qui l'appelle aussi à la reprise des cours.
07:57Alors étonnamment, ce n'est pas le cas puisqu'au contraire,
08:00il a annoncé une suspension des cours en fin de semaine.
08:03Donc les cours ne vont pas reprendre parce que dans les lycées,
08:05on va organiser des temps de démocratie interne.
08:08Ça vous fait sourire, Jonas Haddad.
08:10Ce qui m'étonne, c'est que globalement, les réponses qui sont données ne sont pas du tout à la
08:15hauteur de la dégradation de ce que c'est que notre école.
08:18Je rappelle quand même qu'avant ces manifestations, nous avons eu le pire classement PISA, un classement international,
08:25qui est une catastrophe pour le pays.
08:27Et la seule réponse qui est donnée, c'est soit la jeunesse alimentée par LFI
08:32qui décide de brûler, d'incendier, de frapper des policiers, de frapper des professeurs,
08:37ou le gouvernement qui fait des temps de concertation.
08:41On a l'impression d'être dans une mauvaise série South Park, objectivement.
08:45Alors qu'on est en train de décrocher,
08:47qu'on a globalement d'autres problèmes dans le pays quand même.
08:51On a d'autres problèmes et on se demande, est-ce qu'on avait besoin de tout ça ?
08:56Enfin, deuxième question, on se pose la question, qui va payer tout ça ?
08:59Parce que vous parliez tout à l'heure des régions.
09:01Il se trouve qu'à côté de mon porte-parole à Des Républicains, je suis vice-président de la région
09:04Normandie.
09:05Et j'ai fait le point aujourd'hui.
09:07Tout ça va nous coûter des millions d'euros.
09:09Qu'est-ce qui va vous coûter des millions d'euros ?
09:10Eh bien, toutes les dégradations qui ont été faites par les copains de M. Bali Bagayoko, de M. Léoman et
09:16de Mélenchon.
09:16En Normandie également ?
09:17Bien sûr, qui s'amuse à jouer à la guerre civile, alors qu'il y a des revendications qui sont
09:23légitimes.
09:23Est-ce que la région Normandie met suffisamment d'argent sur la table pour offrir des conditions dignes aux lycéens
09:30et aux collégiens ?
09:30Enfin, surtout aux lycéens, parce que c'est les lycées.
09:33La région Normandie, mais non seulement suffisamment d'argent,
09:35mais surtout étant donné l'hiver démographique que nous vivons actuellement.
09:38Il y a moins d'élèves aujourd'hui que ce qu'il y en avait par le passé.
09:42Donc on met le paquet.
09:43Quant au niveau national, c'est le premier budget de l'État.
09:47Donc à un moment, la question n'est pas de savoir s'il y a suffisamment de moyens,
09:50c'est de savoir comment ils ont été répartis.
09:52Et c'est vrai, ça en revanche c'est vrai, qu'ils ont été mal répartis depuis des années.
09:56Je cite souvent ce chiffre qui est incroyable.
09:59À l'occasion des deux mandats d'Emmanuel Macron,
10:01il y a 8 milliards d'euros qui ont été mis en plus sur l'éducation nationale.
10:04Saviez-vous que sur les 8 milliards en question,
10:067 milliards ont été donnés pour les retraités de l'éducation nationale ?
10:10– C'est normal, ils seront à la retraite.
10:11– Non mais ça veut dire…
10:12– Ils ont exercé, c'est logique aussi, de payer la pension.
10:15– Je ne dis pas l'inverse.
10:16– Ça ne va pas au final.
10:17– Je ne dis pas l'inverse, mais je dis que ça ne va pas dans la réalité des conditions
10:20lycéennes,
10:21alors que la réalité de ce que font les régions ou de ce que fait l'État,
10:24c'est de donner de l'argent.
10:25Donc il faut qu'on change le système, sinon on va arriver à des revendications qui sont légitimes.
10:30Et moi d'ailleurs, plutôt que voir des drapeaux palestiniens,
10:33de voir Aqab ou de voir des choses comme ça,
10:36j'aurais rêvé que sur les pancartes qui marquaient
10:38« Notre classement PISA est insupportable ».
10:41Là, on a LFI qui fait la France incendiaire
10:43et qui se mélange à des casseurs qui doivent être sanctionnés.
10:47Et juste, et j'en termine par là,
10:49qui doivent être sanctionnés, peu importe le fait qu'ils soient majeurs ou pas.
10:52Ce qu'on propose avec Bruno Retailleau, c'est que même s'ils n'ont que 15 ans,
10:56ils soient sanctionnés potentiellement comme des majeurs.
10:59– Il y a la loi Casseur-Payeur qui arrive au Sénat à la fin du mois d'août.
11:02– Voilà, l'excuse de minorité ne peut pas valoir dans ces cas-là.
11:06Est-ce que qui va payer tout ça ?
11:07– Gabriel, attendu, est-ce que la réponse du gouvernement est à la hauteur de ce qui se passe ?
11:10Donc on rappelle-le, Sébastien Lecornu annonce deux jours de démocratie interne
11:14dans les lycées à la fin de la semaine.
11:16Il promet de corriger sur Parc au sup.
11:19Il va voir aussi ce qu'on peut faire sur le remplacement des profs,
11:21qui est un problème récurrent chaque année.
11:23Est-ce que ça va calmer les choses ?
11:26– Non mais déjà, j'ai envie de dire, c'est tard,
11:28mais à ce stade, je me sens mesquin de le souligner.
11:30Vraiment, c'est-à-dire que la réaction de M. le Président arrive tardivement
11:32pour une crise très très importante.
11:35Vous savez, on parlait de contrats budgétaires,
11:37et une seconde avec vous, madame,
11:38et je me suis dit, on oublie très vite que les contraintes budgétaires de demain,
11:41c'est les renoncements de l'école d'aujourd'hui.
11:43Parce que concrètement, on va arriver dans des situations
11:44où l'intelligence humaine sera d'autant plus en compétition
11:48avec l'intelligence artificielle.
11:50Il nous faut avoir les jeunes les plus malins possibles
11:51pour faire le plus bel avenir qui leur reviendra.
11:55M. Haddad, vous citez souvent ce chiffre,
11:588 milliards en plus pour l'école, 7 milliards pour les retraites.
12:00Je sais d'où il vient, c'est moi qui l'ai publié sur Twitter,
12:01il a été vu 300 000 fois.
12:02C'est moi qui l'ai écrit.
12:03– Non, je voudrais vous citer.
12:05C'est juste ça, je le fais bien volontiers,
12:07je reconnais à Gabriel ce qui lui appartient.
12:08– Pire que mesquins, ce serait égocentrique.
12:10Non, ce n'est pas ça M. Haddad, c'est juste pour préciser.
12:11Mon chiffre, quand je l'ai calculé, je l'ai daté de 2006.
12:13Donc il y a un peu de Chirac, il y a un peu de Sarkozy
12:15et un peu de Hollande.
12:16C'est exhaustif.
12:17– Ça change quoi ?
12:19– Ça change que gauche et droite ont eu tort.
12:20Ce que je suis en train de vous dire,
12:21c'est qu'on a fait une erreur de société.
12:23Gauche et droite, on a un peu abandonné les enfants
12:24et c'est ce qu'on voit ici.
12:25Je voulais dire une chose de plus aussi.
12:27Est-ce que c'est assez ?
12:28Absolument pas.
12:28Le chiffre des 10 milliards, je ne sais même pas ce qui recouvrirait,
12:30si c'est que le bâti, effectivement c'est autre chose,
12:32mais fondamentalement, ce que les jeunes demandent,
12:33c'est une qualité de service.
12:34Et c'est ce qui importe.
12:35Sur le moment qu'on regarde à l'image,
12:37je comprends qu'on parle des 300 foules,
12:39des 300 pyromanes.
12:40Ok, pourquoi pas ?
12:41250 000, vous affichez 256 000.
12:43On a compris que c'est 4 à 5 stades de France.
12:45On a compris que c'est une manifestation
12:47où il n'y a pas de salariés ici,
12:48où il n'y a pas d'appel pour manifester pour les retraites.
12:50C'est juste partie des seuls lycéens.
12:53Pas tant de collégiens, soyons sérieux.
12:55Pas du primaire.
12:56Il y a finalement un pourcentage de jeunes
12:58qui se sont mobilisés ce jour-là,
12:59et puis des profs bien sûr,
13:00qui est colossal.
13:02Je ne sais pas ce qu'ils vont remporter,
13:03mais ils ont gagné la bataille aujourd'hui.
13:04C'est clair et net.
13:05Si on attend d'attendre 10 jours de plus
13:07que les choses se calment,
13:08et M. Jeffrey...
13:09Les vacances arrivent.
13:09Mais c'est ça, je vous la montre,
13:11soyez sérieux, il attend les vacances d'octobre,
13:13c'est pas...
13:13Et le mauvais temps.
13:15Paraît-il, paraît-il.
13:16Il fait rentrer les lycéens.
13:17Il fait rentrer les lycéens les deux jours
13:20pour faire de la démocratie interne.
13:22Vous n'y croyez pas, ces deux jours de démocratie interne ?
13:24Personnellement, je n'y crois absolument pas.
13:26Attendez, ça, ça intéresse ?
13:28C'est trois ou c'est deux ?
13:29Trois, justement, jeudi et vendredi.
13:31Moi, je pense qu'il faut une semaine.
13:32Je pense que ça vous arrangerait.
13:36Ça ferait que les lycéens arrêteraient de faire des blocus.
13:38Attendez, donc ça veut dire que vous n'appelez pas
13:39vos amis à participer à ces temps de démocratie interne ?
13:42Je pense que c'est une façon pour le gouvernement
13:45de faire rentrer les jeunes dans les lycées
13:46et d'éviter les blocus.
13:48Or, seuls les blocages...
13:49Vous avez l'impression de vous faire un peu endormir
13:51dans cette histoire avec ces temps de démocratie interne ?
13:53Bon, mais attends, c'est pas mal discuté.
13:54Je crois que les blocages, c'est une façon pour le gouvernement...
13:57Pardon, c'est une façon pour le gouvernement...
14:00De débloquer les lycéens.
14:01...d'arrêter les blocages et donc de faire perdre...
14:03Avant vrai, il va falloir quand même arrêter ce mouvement.
14:04De faire perdre aux lycéens le rapport de force.
14:09Lui, il va falloir à un moment donné retourner en cours.
14:12Quand le ministère donnera une réponse politique au mouvement.
14:14Pour l'instant, cette réponse, elle n'est pas la pour.
14:16Oui, mais il y a deux choses.
14:17Pour l'instant, non.
14:17C'est-à-dire qu'il y a l'immédiateté de votre action
14:19et vos attentes, Gabriel Lattension.
14:21Et puis après, il y a l'administration et la réponse amenée.
14:24Et malheureusement, des profs devant les lycéens,
14:28il y a 7,5 millions de lycéens en France, à peu près.
14:30Donc, ils ne vont pas arriver demain, quoi, les profs devant les lycéens.
14:32Apparemment, ça mettrait 8 jours.
14:34Ça mettrait 8 jours.
14:35Si dans 8 jours, ça s'arrête, on verra.
14:38Non, c'est 8 jours pour apporter une réponse.
14:39Attendez, comprenez, le malaise, c'est la qualité du service.
14:43C'est comme la croissance.
14:44La croissance, vous pouvez dire, on va avoir une politique qui est volontariste.
14:46C'est comme manipuler un gros paquebot.
14:48Ça va prendre très, très longtemps d'améliorer les choses.
14:50Si on veut une plus belle école, en réalité...
14:51Surtout qu'il y a une élection présidentielle derrière.
14:53Ils se battent pour qui, ces jeunes-là, en réalité ?
14:55Ils vont améliorer l'école de ceux qui seront là après eux.
14:57Parce qu'on va mettre du temps pour la réparer, cette école.
14:59Ça va mettre énormément de temps.
14:59Il faudra recruter des gens très bons.
15:01Il faudra recruter des gens qui auront fait de longues études,
15:02qui auront réfléchi à plein de choses.
15:03On va continuer cette discussion avec, vous le voyez, d'après le ministère,
15:08256 000 manifestants en France, 450 000 selon l'Union étudiante.
15:14Des incidents sporadiques en fin de manifestation du côté de la place de la nation
15:19avec toujours des éléments perturbateurs.
15:21On parle de 200 à 300 personnes qui viennent s'en prendre aux forces de l'ordre.
15:25Donc on va suivre la fin du mouvement avec nos équipes et avec nos invités.