Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 9 heures
Ce lundi 5 octobre, Frédéric Rozier, co-responsable de la gestion de portefeuille chez Mirabaud, s'est penché sur la surperformance du portefeuille grâce aux valeurs de croissance, et l'enjeu du contexte politique en Espagne pour Iberdrola, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:01BFM Bourses, vos placements, nos conseils sur BFM Business.
00:05Frédéric Rosier pour Mirabeau, l'un des trois co-gérants du portefeuille BFM Responsable.
00:09Bonjour Frédéric.
00:10Bonjour messieurs.
00:10Alors d'abord ce portefeuille, il surperforme sur la semaine, mais même depuis le début de l'année, ça commence
00:14à devenir spectaculaire.
00:15Oui, sans quatre points, sans les dividendes, puisqu'on ne comptabilise pas les dividendes.
00:21Donc on a une surperformance qui est très très forte du portefeuille, bien aidée aussi par les valeurs de croissance,
00:28qui depuis quelques temps font quand même un parcours assez exceptionnel, en tout cas un rebond pour certains et une
00:34progression toujours significative.
00:35Sur la semaine écoulée par exemple, Infineon à SML c'était un festival.
00:39Oui, là c'est à Tric, c'est...
00:43Infineon a gagné 14% sur la semaine, à SML plus 8.
00:46Typiquement Infineon, on a du yo-yo quand même sur ce titre-là, c'est vrai pour toutes les valeurs
00:53semi-conducteurs en Europe,
00:55Solitec, STM, qui ont connu un trou d'air.
00:58On était assez convaincus quand même de la force de rappel qu'on pouvait avoir sur ce secteur,
01:02et là ça part bien quand même pour avoir un vrai rebond marqué sur l'ensemble des secteurs de la
01:07croissance en Europe.
01:09Pas toutes, mais pour certaines.
01:10Ok, donc ces valeurs-là, on pense qu'elles ne sont pas du tout au bout du chemin de la
01:13hausse, on est bien d'accord.
01:14Non, elles ne sont même pas à la moitié.
01:16Oui, mais on dit la même chose régulièrement sur Schneider Electric,
01:18et regardez, ils annoncent une énorme acquisition aux Etats-Unis pour plus de 20 milliards.
01:21Cet après-midi, le titre perd 10% Schneider Electric.
01:25Oui, et ça nous fait réagir, typiquement, ça nous fait réagir parce que c'est une valeur...
01:30L'acquisition coûte excessivement cher, honnêtement,
01:33et les multiples qui sont retenus par Schneider, en termes de multiples débits de DA, c'est 23 fois.
01:38Alors il faut vraiment de la relution, il faut vraiment que ce soit une intégration verticale réussie pour créer la
01:43valeur.
01:43Et en plus, ils feront une augmentation de capital, ce qui va diluer les actionnaires.
01:46Oui, il y a quand même 22 milliards.
01:48Sans compter qu'en plus, le titre PTC s'est complètement écroulé ces derniers.
01:52Oui, oui, oui.
01:52Victime de la SAS.
01:54Oui, exactement.
01:55Alors après, l'avantage de cette société, c'est une société qui a de la récurrence de revenus.
02:00C'est 2,7 milliards, avec de la vraie récurrence de revenus.
02:03Donc ça offre une forme de visibilité pour le coup, et ça nous fait réagir parce que c'est un
02:07titre, vous savez,
02:08qu'on a acheté, qu'on a revendu, et pour nous, c'est un titre sur lequel on est acheteur.
02:12Schneider Electric, à moins 10 aujourd'hui, vous dites que c'est un point d'entrée ?
02:15Alors, je suis convaincu que le timing n'est pas tout à fait approprié,
02:19et je pense qu'elle va aller chercher un point bas, j'ai dans l'idée 260, 265.
02:25Malgré tout, on considère aujourd'hui qu'on sait qu'on a du mal à monitorer cette entrée
02:31au regard de nos rendez-vous qui sont hebdomadaires, et que le point bas, ça arrivera peut-être cette semaine.
02:36Mais pour le coup, oui, on va profiter de la...
02:38Donc demain matin, à l'ouverture, vous intégrer Schneider Electric au portefeuille BFM responsable ?
02:42En particulier, je dirais d'attendre un petit peu, mais pour nous, dans le cadre de notre gestion de portefeuille,
02:46on va l'intégrer.
02:47D'accord. Même s'ils rachètent un groupe spécialiste des logiciels industriels,
02:49et que le marché se demande si les logiciels existeront encore avec l'IA.
02:52Ce n'est pas un pari trop risqué à vos yeux ?
02:54Alors, on a vu que c'était faux.
02:55Pour le coup, il y a beaucoup d'intervenants qui ont montré que ça va de SAP,
03:00même d'AssoSystems récemment, ou Microsoft, qui nous prouvent quand même que ce n'est pas totalement vrai.
03:07Oui, il y a un risque. Il y a un risque parce qu'il va falloir peut-être revoir à
03:10la baisse ses ambitions,
03:11notamment de rachat d'actions, qu'il va y avoir une augmentation de capital,
03:14que le levier sur l'endettement va être relativement important.
03:17Malgré tout, la croissance sur Schneider est toujours présente.
03:20Et que finalement, lorsqu'on regarde ce poids de cette entreprise,
03:23c'est à peu près 6% de l'activité de Schneider,
03:26on pense que c'est une activité qui peut être relative à long terme,
03:29même si c'est vrai qu'il y a quand même un risque opérationnel non négligeable.
03:32Il y a quelques instants, dans USA Today, on en parlait avec nos invités,
03:36du jour, d'ailleurs, l'émission est disponible en podcast et en replay, je viens de vérifier.
03:39On parlait d'une opération potentiellement défensive,
03:42un peu comme Papin au Milan AC,
03:45on le rachète pour ne pas l'avoir en face au prochain match.
03:48Exactement, et puis ça vous ancre aussi aux Etats-Unis,
03:51ce qui n'est pas trop mal en ce moment avec la direction.
03:55Donc oui, honnêtement, je pense qu'il y a un vrai risque,
03:58parce que les synergies, pour que ce soit vraiment réductible,
04:00il faut quasiment faire 500 ou 600 millions derrière de cash flow.
04:03Donc il va falloir quand même y aller.
04:07Malgré tout, quand même, c'est une intégration verticale.
04:11Depuis le début de l'émission, ça fait deux avis positifs sur l'opération CDR électrique.
04:14Oui, mais vraiment, je répète, pour les investisseurs particuliers,
04:18attendez un petit peu, j'ai un point vers 260, 265, pas forcément maintenant.
04:23On change d'horizon, Iberdrola, énergie renouvelable,
04:26le titre a bien gagné, un plus 2,4% sur la semaine, cela dit.
04:30Un petit chouille de risque politique du côté de l'Espagne,
04:33avec une dissolution, élection générale, etc.
04:36C'est très difficile d'avoir un aspect politique,
04:38parce que, Iberdrola, il y a plusieurs enjeux.
04:40Il y a l'enjeu nucléaire, parce qu'on sait qu'il y a eu une prolongation,
04:43notamment sur une activité nucléaire, jusqu'en 2030,
04:46et que ça peut être un enjeu aussi, si il y a un changement de majorité.
04:51Il y a aussi un gouvernement qui a mis des surtaxes, vous vous souvenez,
04:53lorsqu'il y a eu cet envolée, notamment, de l'énergie.
04:56On a surtaxé les entreprises, notamment espagnoles,
04:59à 1,2% du chiffre d'affaires, pas du bénéfice,
05:02et donc, ça a été sujet à discussion.
05:04Il y a une surtaxe aussi, de hauteur de 7%,
05:07que paye Iberdrola depuis maintenant quelques années,
05:09qui arrive à l'extinction.
05:11Donc oui, c'est un enjeu politique, mais je dirais qu'après,
05:14vous savez, de la vision qu'on a, gauche-droite, sur l'énergie,
05:18à chaque fois, on se trompe sur la réalité des choses.
05:22Et le vrai enjeu, aujourd'hui, pour Iberdrola,
05:24c'est un groupe qui est international.
05:26Ils ont investi plus de 50 milliards ces dernières années,
05:29et majoritairement au Royaume-Uni et aux États-Unis.
05:32Donc les deux tiers des investissements ont été faits dans ces zones-là.
05:34Et finalement, c'est un groupe qui devient beaucoup plus international.
05:37Et l'enjeu, pour Iberdrola, d'un changement, par exemple, de majorité,
05:41pour une entreprise qui est maintenant sur l'énergie réglementée,
05:44moins sensible, je dirais qu'elle est beaucoup plus faible
05:46qu'elle n'a plus eu l'aide par le passé.
05:48Donc, législative anticipée annoncée en Espagne,
05:50effectivement, ce sera le 29 novembre.
05:52Pas d'impact sur Iberdrola, le deal gagne 0,7% même.
05:55Oui, tout à fait.
05:56Voir impact positif.
05:57Voir impact positif.
05:58Parce que les investissements étaient faits aux États-Unis
05:59et au Royaume-Uni aux deux tiers ces dernières années.
06:03Beaucoup plus international que par le passé.
06:05Dernière question, Air Liquide.
06:06Alors, Air Liquide est présente au portefeuille BFM responsable également.
06:09C'est leur capital marketé aujourd'hui.
06:11Ils annoncent 4 milliards d'euros de rachat d'actions
06:12et 5% de croissance annuelle du chiffre d'affaires.
06:14Vous sentez le petit discours accommodant par rapport à Elliot ?
06:18Il y avait une pression sur la direction.
06:20Vous savez, c'est les multiples comparables avec l'IN2 notamment.
06:23Et quand vous avez un actionnaire activiste qui dit que finalement,
06:27votre taux de marge n'est pas dans les standards,
06:31et notamment d'acteurs comme l'IN2,
06:33tout de suite, une communication qui vise à améliorer ce taux de rentabilité.
06:38Et au-delà de ce qu'on pouvait même imaginer avant le CMD,
06:41le capital market day,
06:42avec une ambition de croissance finalement de 5% annuelle,
06:45ce n'est pas non plus extraordinaire,
06:46mais par contre, tout se fait sur les BPA avec une croissance de 10% des BPA.
06:49Donc, ça fonctionne essentiellement bien sûr sur l'efficacité opérationnelle,
06:54sur l'amélioration de la marge,
06:55également l'effet relitif et le retour à l'actionnaire.
06:58Donc ça, c'est vraiment bénéfique pour l'entreprise.
07:00Elle nous a déjà gâtés par le passé.
07:03Elle va continuer à nous gâter,
07:04certainement par une activation de rachat d'actions
07:07et toujours cette distribution à l'actionnaire qui est toujours favorable.
07:10Frédéric, donc au garde d'air liquide dans le portefeuille BFM responsable ?
07:12Plus que jamais, et notamment si Elliot met encore la pression
07:14pour encore améliorer ce taux de marge
07:16qui, il est vrai, un peu décevant par rapport à ses paires.
07:19Une vingtaine de valeurs dans ce portefeuille BFM responsable,
07:21donc qui surperforme largement l'Eurostock 50,
07:23désormais depuis le début de l'année.
07:24Ça a été le cas aussi la semaine dernière.
07:25Merci beaucoup Frédéric Rosier,
07:27l'un des trois co-gérants,
07:27avec Guillaume Chalouin de l'UBAC AM
07:29et Stanislas de Bayancourt, Sycomore.
07:31Vous c'est Mirabeau.
07:32Merci.

Recommandations